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Nouvelles

Non déclaration de biens à la fin de leur fonction au gouvernement: Les onze ministres de Boni Yayi qui ont violé la Constitution (Décision Dcc 16-137 du 08 septembre 2016)

La Cour constitutionnelle,

Saisie d'une requête du 02 mai 2016 enregistrée à son secrétariat le 03 mai 2016 sous le numéro 0847/054/REC, par laquelle monsieur Serge Roberto Prince Agbodjan forme un recours contre plusieurs ministres du gouvernement et membres du cabinet de l’ancien président de la République, monsieur Thomas Boni Yayi, pour «méconnaissance ... des articles 3 de la loi n° 2011-20 du 12 octobre 2011 portant lutte contre la corruption et autres infractions connexes en République du Bénin, 52 et 35 de la Constitution.» ;

Vu la Constitution du 11 décembre 1990 ;
Vu la loi n° 91-009 du 04 mars 1991 portant loi organique sur la Cour constitutionnelle modifiée par la loi du 31 mai 2001 ;
Vu le règlement intérieur de la Cour constitutionnelle;

Ensemble les pièces du dossier ;

Ouï le professeur Théodore Holo en son rapport;

Après en avoir délibéré,

Contenu du recours

Considérant que le requérant expose: « ... En se fondant sur le rapport de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (ANLC) sur la déclaration de patrimoine des membres du gouvernement, des institutions, des cadres des ministères et organismes d’Etat de 2011 à 2016 (point actualisé au 31 janvier 2016), il est indiqué que:

1- Présidence de la République

- Le chef de l’Etat a procédé le 21 avril 2006 et le 06 septembre 2011 à la déclaration de son patrimoine à l’entrée en fonction;
- le directeur adjoint de cabinet du président de la République n’a pas fait de déclaration de patrimoine à l’entrée en fonction;
- l’ex directrice de cabinet du chef de l’Etat n'a pas fait sa déclaration de patrimoine à la sortie de fonction ;
- l’actuel directeur de cabinet du chef de l’Etat n’a pas fait sa déclaration de patrimoine à l’entrée en fonction;
- le chef de cabinet du président de la République et son adjoint n’ont pas fait de déclaration de patrimoine à l'entrée en fonction;
- le directeur du cabinet militaire du président de la République et son adjoint n’ont pas fait de déclaration de patrimoine à l’entrée en fonction.

2- Gouvernement

- Le Bénin a connu dans la période du 28 mai 2011 au 18 juin 2015 (date de constitution de l’actuel gouvernement), soixante-neuf (69) ministres;
- sur les vingt-huit (28) ministres de l'actuel gouvernement du 18 juin 2015, seul un (01) ministre (Madame Nadine Dako Tamadaho) a déclaré son patrimoine à l’entrée en fonction;
- sur les 18 ministres sortants de l’avant dernier gouvernement (août 2014 - juin 2015), dix (10) ministres (El Hadj Azizou ISSA, Marie- Laurence Sossou Sranon, Christian Sossouhounto, Jean G. Gbèto Dansou, Raphaël Edou, Antonin Emmanuel Dossou Sourou, Barthélémy Kassa, Natondé Aké, Kouagou Eric N'da et Dorothée Akoko Kindé Gazard) ont fait la déclaration de leur patrimoine à la sortie de fonction à la date du 31 janvier 2015 ;
- douze (12) ministres n'ont pas déclaré leur patrimoine à la fin de leur fonction : Benoît Assouan Comlan Dègla, Blaise O. Ahanhanzo-Glèlè, Fatouma Amadou Djibril, Lambert Koty, Max Barthélémy Ahouêkê, Safiou Idrissou Affo, Isidore Gnonlonfoun, Marcel Alain de Souza, Martine Françoise A. Dossa, Nassirou Bako Arifari, Simplice Dossou Codjo et Françoise A. Assogba ;
- deux (02) ministres n’ont fait aucune déclaration (ni à l’entrée ni à la sortie de leur fonction) : Katé Sabai et Sofiatou Onifadé Babamoussa. » ; qu’il poursuit :
« Il ressort de la lecture du rapport de l'Autorité nationale de lutte contre la corruption ... que certaines autorités de notre pays se refusent de se conformer aux dispositions pertinentes de nos lois et de notre Constitution... En effet, selon l'article 52 de la Constitution ... "Durant leurs fonctions, le président de la République et les membres du gouvernement ne peuvent par eux-mêmes, ni par intermédiaire rien acheter ou prendre en bail qui appartienne au domaine de l'État sans autorisation préalable de la Cour Constitutionnelle dans les conditions fixées par la loi.
Ils sont tenus, lors de leur entrée en fonction et à la fin de celle-ci de faire sur l'honneur une déclaration écrite de tous leurs biens et patrimoine adressée à la chambre des comptes de la Cour suprême.
Ils ne peuvent prendre part aux marchés de fournitures et aux adjudications pour les administrations ou institutions relevant de l'Etat ou soumises à leur contrôle". L'article 35 de la même Constitution indique que "Les citoyens chargés d'une
fonction publique ou élus à une fonction politique ont le devoir de l'accomplir avec conscience, compétence, probité, dévouement et loyauté dans l'intérêt et le respect du bien commun".
La lecture combinée de ces dispositions constitutionnelles fait ressortir que les membres du gouvernement sont tenus, lors de leur entrée en fonction et à la fin de celle-ci, de faire sur l'honneur une déclaration écrite de tous leurs biens et patrimoine adressée à la chambre des comptes de la Cour suprême. Mais, force est de constater que certains membres du gouvernement, notamment, monsieur Katé Sabaï et madame Sofiatou Onifadé Babamoussa, n'ont pas cru devoir respecter cette disposition constitutionnelle à la date de la sortie du rapport de l'Autorité nationale de lutte contre la corruption (ANLC). C’est également le cas des douze (12) ministres qui n'ont pas pu déclarer leur patrimoine à la fin de leur fonction. Il S'agit de : Benoît Assouan Comlan Dègla, Blaise O. Ahanhanzo-Glèlè, Fatouma Amadou Djibril, Lambert Koty, Max Barthélémy Ahouêkê, Safiou Idrissou Affo, Isidore Gnonlonfoun, Marcel Alain de Souza, Martine
Françoise A. Dossa, Nassirou Bako Arifari, Simplice Dossou Codjo et Françoise A. Assogba»;
Considérant qu'il conclut:
« ... Au vu de tout ce qui précède, nous vous prions de déclarer contraire aux articles 3 de la loi n° 2011-20 du 12 octobre 20 Il portant lutte contre la corruption et autres infractions connexes en République du Bénin, 52 et 35 de la Constitution ... , le comportement de :
- deux (02) ministres du président Boni Yayi, monsieur Katé Sabaï et madame Sofiatou Onifadé
Babamoussa qui n’ont fait de déclaration de patrimoine ni à l’entrée ni à la sortie de leur fonction ;
- douze (12) ministres du président de la République, à savoir, messieurs Benoît
Assouan Comlan Dègla, Blaise O. Ahanhanzo-Glèlè, Lambert Koty, Max Barthélémy Ahouêkê, Safiou Idrissou Affo, Isidore Gnonlonfoun, Marcel Alain de Souza, Nassirou Bako Arifari, Simplice Dossou Codjo et mesdames Martine Françoise A. Dossa, Fatouma Amadou Djibril et Françoise A. Assogba qui n’ont pas déclaré leur patrimoine à la fin de leur fonction,
- du directeur de cabinet, du directeur adjoint de cabinet, du directeur du cabinet militaire, du chef de cabinet du président de la République, monsieur Yayi Boni, qui n'ont pas fait de déclaration de patrimoine à l'entrée en fonction ...» ;
Considérant qu'il joint à sa requête une copie du rapport de l'Autorité nationale de lutte contre la corruption (ANLC) ;

Instruction du recours

Considérant qu’en réponse à la mesure d'instruction diligentée par la haute juridiction, le président de la Cour suprême fait tenir à la Cour une liste établie par le président de la chambre des comptes faisant le point des déclarations de patrimoine effectuées par les membres du gouvernement du président de la République, monsieur Thomas Boni Yayi, avec la précision que les personnes dont les noms n'y figurent pas n'ont pas procédé à la déclaration de leur patrimoine ni à l'entrée ni à la fin de leur fonction ;

Analyse du recours

Considérant que le requérant demande à la haute juridiction de déclarer contraire aux articles 3 de la loi n° 2011-20 du 12 octobre 20 Il portant lutte contre la corruption et autres infractions connexes en République du Bénin, 35 et 52 de la Constitution le comportement de certains ministres et membres du cabinet du président Thomas Boni Yayi, qui, pour certains, n'ont pas procédé à la déclaration de leur patrimoine ni à l'entrée ni à la fin de leur fonction, pour d'autres, ont procédé à cette déclaration seulement au début de leur fonction;

Sur la violation de l'article 3 de la loi n° 2011-20 du 12 octobre 2011 portant lutte contre la corruption et autres infractions connexes en République du Bénin

Considérant que l'appréciation du comportement des personnes mises en cause au regard de l'article 3 de la loi n° 2011-20 du 12 octobre 20 Il relève d'un contrôle de légalité; que la Cour, juge de la constitutionnalité et non de la légalité, ne saurait en connaître; qu'en conséquence, il échet pour elle de se déclarer incompétente de ce chef;

Sur la violation des articles 35 et 52 de la Constitution

Considérant que les articles 35 et 52 alinéas 1 et 2 de la Constitution disposent respectivement: «Les citoyens chargés d'une fonction publique ou élus à une fonction politique ont le devoir de l'accomplir avec conscience, compétence, probité, dévouement et loyauté dans l'intérêt et le respect du bien commun»; «Durant leurs fonctions, le président de la République et les membres du gouvernement ne peuvent par eux-mêmes, ni par intermédiaire rien acheter ou prendre en bail qui appartienne au domaine de l'État sans autorisation préalable de la Cour constitutionnelle dans les conditions fixées par la loi.
Ils sont tenus, lors de leur entrée en fonction et à la fin de celle-ci de faire sur l'honneur une déclaration écrite de tous leurs biens et patrimoine adressée à la chambre des comptes de la Cour Suprême» ;
Considérant que l'article 52 sus-cité de la Constitution ne met en cause que le président de la République et les membres du gouvernement; que les membres du cabinet du président de la République ne sont donc pas concernés;
Considérant qu'il ressort des éléments du dossier, notamment de la réponse du président de la Cour suprême à la mesure d'instruction de la Cour, que monsieur Katé Sabaï et madame Sofiatou Onifadé Babamoussa, anciens membres du gouvernement, n’ont pas procédé à la déclaration de leur patrimoine ni à l'entrée ni à la fin de leur fonction; que messieurs Max B. Ahouêkê, Nassirou Bako Arifari, Blaise Ahanhanzo Glèlè, Marcel de Souza, Benoît Dègla, Simplice Dossou Codjo, Isidore Gnonlonfoun, Lambert Koty et madame Fatouma Amadou
Djibril, bien qu'ayant procédé à la déclaration de leur patrimoine à l'entrée de leur fonction, n'y ont pas procédé à la fin de celle-ci; que ce faisant, ils ont violé l'article 52 de la Constitution; que cependant, ces défauts de déclaration de patrimoine ne sauraient s'analyser comme une violation de l'article 35 de la Constitution;
Considérant que madame Françoise Abraoua Assogba et Monsieur Safiou Idrissou Affo ont procédé à la déclaration de leur patrimoine aussi bien au début qu'à la fin de leur fonction; que la déclaration de patrimoine de fin de fonction a été faite par chacun d'eux respectivement les 02 novembre 2015 et 31 mars que la déclaration de patrimoine de fin de fonction a été faite par chacun d'eux respectivement les 02 novembre 2015 et 31 mars 2016 ; que dès lors, il y a lieu de dire et juger qu'ils n'ont pas violé la Constitution;
Considérant que madame Françoise Martine Dossa, de son côté, a procédé à la déclaration de son patrimoine à la fin de sa fonction le 31 mai 2016; que cette déclaration, intervenue postérieurement à l'introduction du présent recours, le prive de son objet; qu'il y a lieu de dire - et juger qu'à l'égard de Madame Françoise Martine Dossa, la requête sous examen est devenue sans objet;

Décide

Article 1er. Mesdames Sofiatou Onifade Babamoussa, Fatouma Amadou Djibril et messieurs Katé Sabaï, Max B. Ahouêkê, Nassirou Arifari Bako, Blaise Ahanhanzo Glèle, Marcel de Souza, Benoît Dègla,
Simplice Dossou Codjo, Isidore
Gnonlonfoun, Lambert Koty ont violé l’article 52 alinéas 1 et 2 de la Constitution.

Article 2. La présente décision sera notifiée à monsieur Serge Roberto Prince Agbodjan, à mesdames Sofiatou Onifadé Babamoussa, Fatouma Amadou Djibril et messieurs Katé Sabaï, Max B. Ahouêkê, Nassirou Arifari Bako, Blaise Ahanhanzo Glèlè, Marcel de Souza, Benoît Dègla, Simplice Dossou Codjo, Isidore Gnonlonfoun, Lambert Koty et publiée au Journal officiel.

Actualités 22 sept. 2016


Recours contre la presatation de serment du chef de l'Etat: La Cour constitutionnelle déboute le réquérant

La Cour constitutionnelle,

Saisie d'une requête du 06 avril 2016 enregistrée à son secrétariat le 07 avril 2016 sous le numéro 0711/037 bis/REC, par laquelle monsieur Irénée Adjé forme un recours en inconstitutionnalité du serment prêté le 06 avril 2016 par le président de la République élu, monsieur Patrice Athanase Guillaume Talon;

vu la Constitution du 11 décembre 1990 ;
vu la loi n° 91-009 du 04 mars 1991 portant loi organique sur la Cour constitutionnelle modifiée par la loi du 31mai 2001 ;
vu le règlement intérieur de la Cour constitutionnelle;
Ensemble les pièces du dossier;
Ouï madame Marcelline-C. Gbèha Afouda en son rapport;
Après en avoir délibéré,

Contenu du recours

Considérant que le requérant expose: «Faisant suite à la prestation de serment du président de la République élu, à l'issue des résultats définitifs de l’élection présidentielle de mars 2016 par votre ministère, ce mercredi 06 avril 2016, au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo, je viens ... déposer un recours pour violation du serment.
En effet, le président de la République élu, durant sa prestation de serment, a déclaré: "Devant Dieu, les mânes de nos ancêtres ..."alors que la Constitution ... en son article 53 évoque le membre de phrase : "... les mânes des ancêtres". Le président de la République élu a donc mal lu le serment ...
Je sollicite qu'il plaise à la Cour de déclarer nul ce serment et de le faire reprendre conformément au libellé de l'article 53 de la Constitution» ;

Instruction du recours

Considérant qu'en réponse à la mesure d'instruction de la Cour lui demandant de rapporter la preuve de ses allégations, le requérant Irénée Adjé écrit:
«••• Les preuves matérielles des allégations par moi avancées ... se résument en des preuves d'ordre jurisprudentiel et en des preuves d'ordre audiovisuel ...
Dans un sens large, la preuve désigne l'établissement de la réalité d'un fait ou de l'existence d'un acte juridique.
A) Sur le plan de l'existence d'un acte juridique:
- ... il convient de relever ... que de jurisprudence constante et depuis l'année 1990... plusieurs prestations de serment ont eu lieu, notamment, après chaque élection présidentielle;
- ... l'élection présidentielle de 1996 fut la prestation de serment la plus riche en enseignement en ce sens que... le président de la République élu, Mathieu Kérékou, n’avait pas prononcé le groupe de mots" Les mânes des ancêtres" ;
- ... la haute juridiction a déclaré le serment du président élu Mathieu Kérékou le 04 avril 1996 non conforme à la
Constitution par décision DCC 96-17 du 05 avril 1996 en ce qu'il s'agit d'une "formule sacramentelle indivisible" qui "ne saurait donc subir une quelconque modification et doit être prononcée dans son intégralité";
- ... une formule sacramentelle ... ne doit subir ni modification, ni transformation, ni remplacement de mots ... ce qui suppose une lecture fidèle au sens du libellé du serment prévu à l'article 53 de la Constitution;
-... cette lecture faite par le président de la République élu, Patrice Athanase Guillaume Talon, n’est pas conforme à celle prévue par la Constitution,… ;
- …, tous les autres présidents de la République élus de l’ère du renouveau démocratique ont respecté fidèlement le libellé du serment..., ou contraints de le reprendre en cas de modification de leur propre chef";
- ", le président de la République élu Patrice Athanase Guillaume Talon, lors de sa prestation de serment du 06 avril 2016, a déclaré: "Devant Dieu, les mânes de nos ancêtres … , " au lieu de "Devant Dieu, les mânes des ancêtres ,., ", violant ainsi la formule sacramentelle indivisible , .. ;
- ." ce faisant, le président de la République élu Patrice Athanase Guillaume Talon en évoquant "les mânes de nos ancêtres" a modifié la formule sacramentelle en prononçant "de nos" au lieu de "des" ... ;
- .,. il y a alors lieu de déclarer que le serment du président de la République élu Patrice Athanase Guillaume Talon ... est contraire à la Constitution, ce qui implique sa reprise dans les termes exacts du libellé de l'article 53 de la Constitution.» ;
Considérant qu'il poursuit:
«B) Sur le plan de rétablissement de la réalité des faits:
- ... le 06 avril 2016, la chaîne de radiodiffusion et de télévision du Bénin (ORTB) a relayé en direct la cérémonie d'investiture du président de la République élu
Patrice Athanase Guillaume Talon;
- ... avant d'inviter le président de la République élu à lever sa main droite pour réciter le serment ..., le directeur du protocole d'Etat ... a enjoint le président de la République élu Patrice Athanase Guillaume Talon de regarder le président de la Cour constitutionnelle dans les yeux avant de lire le serment. .. ;
- ,.. cette invite du directeur du protocole d'Etat a semé une détente de "rire" de très courte durée en direct à la télévision;
- ... dans cet élan, après ce laps de temps, le président de la République élu Patrice Athanase Guillaume Talon a levé la main droite pour prester le serment prévu .,. en témoigne l'élément audiovisuel que le requérant met à la disposition de la Cour après l'avoir obtenu par tous les moyens de droit;
- ... le requérant prie la haute juridiction à obtenir d'autres éléments audiovisuels ou sonores publiés ... après la cérémonie
de prestation de serment aux fins de s'assurer de la matérialité des faits et de juger vraies les allégations du requérant;
- .,. il y a alors lieu de demander à la haute juridiction de déclarer le serment du président de la République élu Patrice Athanase Guillaume Talon contraire au libellé prévu à l'article 53 de la Constitution ... et ... il sied de faire reprendre ce serment conformément à ... l’article 53 ...» ;
Considérant que le requérant joint à sa réponse une «version numérique de l'élément audiovisuel de la prestation de serment» ;

Analyse du Recours

Considérant qu'aux termes de l'article 53 de la Constitution :
« Avant son entrée en fonction, le président de la République prête le serment suivant:
"Devant Dieu, les Mânes des Ancêtres, la Nation et devant le Peuple béninois, seul détenteur de la souveraineté;
Nous ... , président de la République, élu conformément aux lois de la République jurons solennellement
- de respecter et de défendre la Constitution que le Peuple béninois s'est librement donnée;
- de remplir loyalement les hautes fonctions que la Nation nous a confiées;
- de ne nous laisser guider que par l'intérêt général et le respect des droits de la personne humaine, de consacrer toutes nos forces
à la recherche et à la promotion du bien commun, de la paix et de l'unité nationale;
- de préserver l'intégrité du territoire national;
- de nous conduire partout en fidèle et loyal serviteur du peuple.
En cas de parjure, que nous subissions les rigueurs de la loi".
Le serment est reçu par le président de la Cour constitutionnelle devant l'Assemblée nationale et la Cour suprême. » ; qu'il découle de cette disposition que le serment, tel que fixé par la Constitution, est une formule sacramentelle indivisible, qui doit donc être prononcée dans son intégralité et de sorte à ne pas modifier la substance même dudit serment, c'est-à-dire, ce qu'il a d'essentiel;
Considérant que le requérant allègue que la formule du serment telle qu'elle a été lue par le président de la République Patrice Athanase Guillaume Talon n'est pas conforme à celle prévue par l'article 53 de la Constitution; qu'il produit à l'appui de cette affirmation un CD Rom;
Considérant que le CDRom à lui seul ne peut être considéré comme un élément de preuve; que néanmoins, il ressort de son visionnage que le président de la République nouvellement élu, monsieur Patrice Athanase
Guillaume Talon, en lisant le serment, a lu «les mânes de nos ancêtres» en lieu et place de « les mânes des ancêtres», ce qui corrobore les affirmations du requérant;
Considérant toutefois, qu'à supposer même établies lesdites affirmations, la substitution du pronom personnel «nos» à l’adjectif «des» dans la formule du serment telle que libellée à l'article 53 de la Constitution n'entache en rien la substance même, c'est à dire, l'essentiel de ce serment, contrairement à la situation produite en 1996 où le président de la République Mathieu Kérékou a nettement et sans détours omis le membre de phrase «les Mânes des Ancêtres», modifiant ainsi de façon substantielle la formule du serment; que dès lors, le serment prêté par le président de la République élu, monsieur Patrice Athanase Guillaume Talon, le 06 avril 2016, ne saurait être considéré comme non conforme à la Constitution; qu'en conséquence, il échet pour la Cour de dire et juger que le serment prêté le 6 avril 2016 par monsieur
Patrice Athanase Guillaume Talon, Président de la République, n'est pas contraire à la Constitution;

Décide

Article 1er : Le serment prêté le 6 avril 2016 par monsieur Patrice Athanase Guillaume Talon, président de la République, n'est pas contraire à la Constitution.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à monsieur Irénée Adjé et publiée au Journal officiel.

Actualités 22 sept. 2016


Resserrement de la carte scolaire et nouveaux critères de recrutement des apprenants: L’ordonnance de la Rupture pour sauver l’école béninoise

Après moult conjectures, les usagers de l’école béninoise sont désormais fixés non seulement sur la date de l’effectivité de la rentrée, mais également sur les mesures envisagées pour une ambiance apaisée, facteur d’un meilleur rendement, au cours de l’année académique 2016-2017. Lesdites mesures ont fait l’objet de deux communications, mercredi 21 septembre à la préfecture de Lokossa, au cours des assises de la Conférence administrative des départements du Mono et du Couffo.

Des sujets prévus, mercredi 21 septembre, pour le compte de la Conférence administrative du Mono et du Couffo pour le mois en cours, la prochaine rentrée scolaire et académique aura dominé les débats. C’est d’abord le directeur en charge des secteurs des Enseignements maternel et primaire pour la région (Mono et Couffo), Patrice Kohoundé, qui a tenu en haleine l’assise en levant un coin de voile sur les mesures prises au plan national pour sauver l’école béninoise. Desdites mesures, il ressort que la rentrée des classes sera effective, le lundi 3 octobre prochain. Et qu’il est entendu que les apprenants de tous les ordres d'enseignement tant du public que du secteur privé devront recevoir les toutes premières leçons dans leurs cahiers. Pour que cet objectif ne se réduise à une vue de l’esprit, l’accent est mis sur l’obligation d’observer la période de la pré-rentrée. Cette période, allant du lundi 26 septembre au vendredi 30 septembre 2016, indique le directeur départemental de l’Enseignement maternel et primaire (Ddemp), est celle au cours de laquelle devront s’achever, entre autres activités, les recrutements d’apprenants, l’aménagement des établissements et l’assemblée générale des parents d’élèves ,puis la cérémonie de lancement public de la rentrée.

L’année 2016-2017 démarrera donc sur des chapeaux de roue, les mutations des enseignants étant déjà une réalité et certains directeurs d’écoles déchargés pour être convertis en collaborateurs dans d’autres établissements. C’est le cas, précise le Ddemp, de ceux qui avaient assumé la charge des écoles ayant obtenu 00% de réussite au dernier examen du Certificat d’études primaires (Cep), session de juin 2016. Concernant le resserrement de la carte scolaire, aucune école n’est supprimée, retient-on. Toutefois des groupes pédagogiques sont fusionnés dans certains établissements. Ce qui, selon Patrice Kohoundé, a permis de dégager au plan national plus de 3 000 enseignants supplémentaires. A sa suite son homologue en charge de l’Enseignement secondaire alerte, quant à lui, d’une pénurie de plus de 4 000 enseignants à combler au niveau des départements du Mono et du Couffo. Un besoin qui se trouve bien au-delà de l’effectif du personnel administratif désormais retourné à la craie. Mais le gouvernement, informe les deux communicateurs, en est bien conscient et a prévu de nouveaux recrutements d’enseignants après la rentrée.

Paiement des primes

Concernant la motivation du personnel déjà en place, il est annoncé le paiement des primes de rentrée au sortir de la journée de réflexion prévue pour le jeudi 29 septembre prochain. Les deux directeurs assurent également que des décrets de jouissance des avantages liés au statut particulier des enseignants est en train d’être pris. Toutes choses concédées en contrepartie d’une année académique apaisée au Bénin, révèlent-ils.
Au plan local, au sujet de la réfection des salles de classe décoiffées, le Ddemp dit avoir entrepris des démarches (qu’il entend intensifier) en direction des mairies afin que celles-ci engagent les travaux utiles à cet effet. Cette compétence étant désormais dévolue, à la faveur du processus de la décentralisation, aux communes. Et pour obtenir davantage leur implication dans la gestion du système scolaire, le Ddemp envisage de les sensibiliser une fois encore sur leur participation à l’occasion des assises du Conseil départemental prévues pour se tenir mercredi 5 octobre prochain.
A l’endroit de la Conférence administrative, Patrice Kohoundé a souhaité également rendre compte périodiquement de l’état du système éducatif de la région au sein de la Conférence administrative départementale dès la prochaine rentrée des classes.
Du reste, il faut retenir que pour le compte de la prochaine rentrée, l’accès aux collèges et lycées est dorénavant subordonné non seulement au Cep mais également à la moyenne d’admission en classe de 6e. Cette mesure vise, selon quelques explications, une gestion rationnelle des flux au niveau des établissements publics. Dans le même sens, il est interdit de recruter dans une autre école, les apprenants exclus pour insuffisance de résultats?

Actualités 22 sept. 2016


Préservation de la couche d’ozone: Gouvernants et acteurs jouent leur partition

L’état actuel de la couche d’ozone préoccupe aussi bien les gouvernants que les sachants. Yvette Gauthé, épouse Boko, point focal national suppléant ozone au ministère du Cadre de vie et Codjo François Dédji consultant ozone approché, à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de préservation de la couche d’ozone le 16 septembre dernier, préopinent sur le sujet et dévoilent des efforts consentis aussi bien au plan national qu’international pour mieux la préserver.

« Aujourd’hui on remarque des trous dans l’ozone qui est une sorte de parapluie qui nous protège contre les rayons ultra-violets du soleil. S’il y a des trous, ça veut dire que ces rayons peuvent traverser et nous atteindre », a expliqué Yvette Gauthé, épouse Boko, point focal national suppléant ozone au ministère du Cadre de vie et du Développement durable. Si ces rayons nous atteignent, poursuit-elle, cela a des conséquences sur notre santé, celle des animaux et sur l’environnement. On peut donc dire que la couche est menacée, apprécie-t-elle.
« Cette menace tire sa source de nos comportements. Il y a certaines substances en l’occurrence les fluides frigorigènes surtout qui détruisent la couche d’ozone », relève le point focal national suppléant ozone. Au nombre de ceux-ci, on compte les chlorofluorocarbones communément appelés CFC. En dehors de ça, il y a aussi les hydro-chlorofluorocarbones (HCFC 22 ou R22). Ces fluides, selon elle, s’utilisent dans la climatisation et pour certaines chambres froides. Il y a aussi des hydrofluorocarbures, informe-t-elle, qui ne détruisent pas la couche d’ozone mais contribuent plutôt au réchauffement climatique.
Les hydrofluorocarbures constituent selon Yvette Gauthé, épouse Boko, une substance nantie d’un pouvoir de réchauffement très élevé. Etant donné que c’est la Convention de Vienne sur l’élimination des substances appauvrissant la couche d’ozone qui a identifié cette substance, le protocole de Kyoto et celui de Montréal veillent à son élimination, explique-t-elle. Les discussions sont, informe-t-elle, en cours et à Kigali au mois d’octobre prochain, il se tient une convention des parties pour décider du sort de cette substance pour réduire son impact sur les changements climatiques.

Eliminer les hydrofluorocarbures

« Le Bénin a ratifié le protocole de Montréal mais au niveau national, nous avons des arrêtés interministériels. Il y a même un décret qui réglemente l’importation des fluides frigorigènes et des équipements contenant ces fluides », révèle Yvette Gauthé Boko. Il y a également, selon elle, la stratégie même d’élimination des différentes substances qui appauvrissent la couche d’ozone. Laquelle stratégie, relève le point focal national suppléant ozone s’inscrit dans un programme global décidé par la communauté internationale. Actuellement, le programme suit son cours et vise l’élimination des substances comme les hydrofluorocarbures. Au niveau national, poursuit-elle, nous disposons du calendrier national d’élimination desdites substances. Ledit calendrier vise la diminution progressive de ces substances. « Nous devons contrôler l’entrée de ces substances sur notre territoire de même que les techniciens qui manipulent ces substances au niveau des équipements de froid et climatisation », insiste-t-elle aussi.
Concrètement sur le terrain, explique Yvette Gauthé Boko, nous contrôlons les fluides frigorigènes et leur qualité au niveau des boutiques de vente. « Nous travaillons avec la douane pour renforcer le cordon douanier par rapport à l’importation de ces fluides. Cette mesure vise la réduction de la vente illicite des fluides frigorigènes. En dehors de ça, nous organisons à l’endroit des frigoristes des sensibilisations pour leur expliquer comment ces équipements qui utilisent les fluides contribuent à la destruction de la couche d’ozone », indique-t-elle poursuivant ses explications. Ainsi, relève-t-elle, il est également organisé des formations pour les exhorter à l’utilisation de nouveaux gaz qui n’ont pas d’impact sur la couche d’ozone.

Appel à l'endroit des utilisateurs

Au total, récapitule Yvette Gauthé Boko, il y a la sensibilisation, la formation, le contrôle sur le terrain de la qualité des fluides frigorigènes. « L’appel que je lance va à l’endroit des utilisateurs. Nous qui manipulons les équipements qui utilisent ces substances, nous devons les abandonner au profit des équipements modernes, c’est cher à l’achat mais on gagne en consommation d’énergie parce que ça a une efficacité énergétique très avérée », exhorte-t-elle. Un appel qui est train d’avoir des échos favorables auprès des techniciens et acteurs utilisateurs des fluides frigorigènes. La preuve, c’est la création le 15 septembre dernier, d’une association nationale.
En somme, à en croire François Codjo Dédji, consultant ozone, il s’agit d’un creuset qui va rassembler tous les frigoristes pour élaborer des normes pour le respect des engagements pris. Selon lui, la couche d’ozone était gravement malade entre temps, mais de nos jours, il est appréciable qu’elle commence par se réformer. « Ceci grâce aux médias, aux efforts que déploie le ministère du Cadre de vie, au soutien des Partenaires sociaux et économiques comme le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNE) qui fait beaucoup parce qu’il déploie les moyens pour former nos jeunes frères frigoristes et nous », se réjouit le consultant.
Nous devons prendre les mesures adéquates dès maintenant, s’engage-t-il, pour éliminer les substances comme le R22 réputé pour sa nocivité. « On nous demande d’aller progressivement de sorte que jusqu’ en 2030, le R22 sera définitivement éliminé. Actuellement, on parle de la réduction, et l’importance de nos préoccupations c’est d’expliquer aux techniciens que d’ici peu, le gaz-là sera éliminé d’où il ne faudrait plus importer les appareils qui en contiennent», souligne-t-il?

Prendre des précautions

Aujourd’hui, explique François Codjo Dédji, il existe déjà certains gaz que nous utilisons comme le R410A. «Ce gaz n’est pas nocif à la couche d’ozone mais il réchauffe dangereusement la planète. Son remplacement est également programmé. Bientôt, on va l’éliminer aussi», révèle le consultant. On continue d’abord avec le R22, indique François Codjo Dédji avant de l’éliminer petitement. « Nous disposons déjà des hydrocarbures qui ne réchauffent pas la planète et qui ne détruisent pas non plus la couche d’ozone mais qui sont inflammables », précise le consultant ozone avec des nuances sur les réserves prises à ce sujet. « Il faudra prendre assez de précautions pour pouvoir les utiliser. Il faudra organiser beaucoup de formations pour les artisans. On continuera par les former jusqu’à ce que la mayonnaise prenne », explique le consultant ozone. D’ailleurs, rappelle-t-il, la dernière fois, il y a eu un atelier de formation à Kpondéhou sur les nouveaux hydrocarbures qui doivent être utilisés désormais. « Il y aura bientôt sur le terrain, les équipements de climatisation conçus en hydrocarbure. Il est donc nécessaire de mettre sur pied un creuset qui va obliger tout le monde à suivre des formations qui seront soldées par une certification », indique François Codjo Dédji qui rassure qu’on ne sera plus autorisé à faire n’importe quoi. « Cela y va de l’intérêt de l’individu même qui travaille et de l’économie nationale parce que quand vous ne maitrisez pas ce que vous êtes en train de faire, le danger est là. Vous pouvez être atteints, causez de dégâts et le client qui est avec vous connaitra des pertes.
« C’est pourquoi il est indispensable aujourd’hui que nous ayons une association qui va élaborer des normes que nous devons tous respecter. Nous allons certifier les artisans et tous ceux qui interviennent dans le domaine », insiste le consultant ozone.
La certification, explique François Codjo Dédji ne veut pas dire diplôme. « Vous pouvez être docteur sans être certifié. La certification vise à prouver réellement que vous maitrisez ce que vous faites et désormais avec l’association mise sur pied, plus personne ne pourra exercer cette fonction s'il n’est pas certifié ». Ainsi, selon le consultant ozone, la certification aura des niveaux. Il y a des gens qui n’ont pas beaucoup étudié. Ceux-là seront certifiés compte tenu de leur niveau d’étude. Leurs interventions sur le terrain auront donc de limites. On peut être certifié pour faire l’entretien, le dépannage, la conception?

Environnement 22 sept. 2016


journée internationale de la paix: Œuvrons pour la quiétude, donnons la joie à Parakou!

La ville de Parakou n’est pas restée en marge de la commémoration, mercredi 21 septembre, de la journée internationale de la paix placée cette année sous le thème « Objectifs du développement durable, composante de la paix ».

« Ensemble, l’espérance est possible. Alors bâtissons la paix, donnons la joie !», c’est l’appel lancé à cette occasion par le Centre international des droits humains et de la solidarité universelle (Centre Univ) depuis la cité de Kobourou. Dans la déclaration lue par Ouzoulifatou Bio Faï, responsable des services centraux du centre, il est rappelé que la paix se définit comme l’état de tranquillité, de quiétude et de calme. Mais la définition réelle de la paix, s’empresse-t-elle de préciser, est « l’harmonisation heureuse de nos différences ». La paix est la condition sine qua non pour le bonheur du genre humain et sans elle, aucun développement n’est possible, insiste-t-elle. Et pour avoir la paix, il faut la justice, l’implication de tous les acteurs dans les activités de prévention et d’éducation à la paix.
Instituée en 1981 par l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies et établie comme journée de cessez-le-feu au 21 septembre depuis 2001, la journée internationale de la paix a pour but de participer à la construction d’un monde sans violence, mener les activités de sensibilisation du public sur les sujets liés à la paix. L’édition 2016 a trois principaux objectifs : mettre fin à la pauvreté, protéger la planète terre, garantir la prospérité à tous les êtres humains, indique Ouzoulifatou Bio Faï. A l’en croire, pauvreté, faim, diminution des ressources naturelles, dégradation de l’environnement, raréfaction de l’eau, maladie, corruption, racisme, xénophobie, compromettent la quiétude et la sérénité sociale. Il importe donc d’œuvrer à relever ces défis en vue de faire du monde un havre de paix, tout en promouvant le mieux-être pour tous, le dialogue, la diversité des opinions, l’acceptation de l’autre et le respect mutuel, le libre échange, la libre circulation, la liberté des cultes.

Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori

Actualités 22 sept. 2016


Journée internationale de la paix: Message du Secrétaire général de l'ONU

Chaque année, à l’occasion de la Journée internationale de la paix, l’Organisation des Nations Unies invite les belligérants du monde entier à déposer les armes et à observer un cessez-le-feu de 24 heures. La valeur symbolique d’une journée sans combats nous rappelle de façon opportune que les conflits peuvent et doivent prendre fin.

Mais la paix ne se réduit pas à une simple trêve. Elle implique de bâtir à l’échelle mondiale une société dont les membres vivent à l’abri de la pauvreté et bénéficient tous de la prospérité, une société où tous grandissent ensemble, unis par la solidarité de la grande famille universelle.
Cette année, le thème de la Journée fait la part belle aux 17 Objectifs de développement durable, qui sont les piliers de la paix. En effet, la ruée vers des ressources limitées est souvent à l’origine des conflits. Nous devons nous appuyer sur le Programme de développement durable à l’horizon 2030 pour empêcher que de tels conflits éclatent en faisant en sorte que personne ne soit laissée pour compte.
Lorsque les 193 États membres de l’Organisation des Nations Unies ont adopté à l’unanimité les 17 Objectifs de développement durable en septembre dernier, leur message était clair.
Le développement durable est essentiel pour l’instauration d’une paix durable, et le respect des droits de l’Homme en est la condition préalable. Nous devons protéger la planète, notre lieu de vie commune et ce n’est qu’en œuvrant de concert que nous pourrons la rendre sûre pour les générations à venir.
Nous pouvons tous être les hérauts du développement durable et faire connaître le Programme 2030 et les objectifs de développement durable. Nous pouvons aussi tous demander à nos dirigeants de rendre compte de ce qu’ils font pour tenir les engagements qu’ils ont pris pour l’avenir.
Tous ensemble, mobilisons-nous en faveur de la dignité et de l’égalité de tous les êtres humains, ainsi que d’une planète plus verte, en veillant à ne laisser personne de côté.
Célébrez la Journée internationale de la paix en vous faisant le champion des objectifs de développement durable.

Actualités 22 sept. 2016


Journée internationale de la paix: Les Béninois invités à sauvegarder le vivre ensemble

A l’instar du monde entier, le Bénin a célébré, mercredi 21 septembre, la Journée internationale de la paix. Portant sur le thème «Objectifs du développement durable, composantes de la paix», les manifestations au niveau national conduites par le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) en partenariat avec la Coalition nationale pour la paix (Cnp) et le Centre panafricain de prospective sociale (Cpps) se sont déroulées au palais des Congrès à Cotonou.

Pays de paix, le Bénin doit le demeurer à travers la coexistence, le vivre ensemble, le dialogue interreligieux, la bonne gouvernance. Toutes choses que le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) et ses partenaires considèrent comme facteurs de paix.

Au nom de la Coalition nationale pour la paix (Cnp), Fatoumata Batoko Zossou, a souligné que les Nations Unies ont lié les 17 Objectifs de développement durable à la paix. Au regard de cette démarche, elle a soutenu que les conditions de la paix sont : la bonne gouvernance, la sécurité alimentaire, la santé, l’éducation, l’assainissement et la protection de l’environnement, l’observance des comportements appropriés pour réduire le réchauffement climatique et les inégalités entre les sexes, l’accès de tous à un travail décent, l’autonomisation de la femme et de la fille, etc. Aussi a-t-elle reconnu le mérite des Nations unies de ressortir l’interrelation entre les Odd et la paix. Les 16 composantes des Odd sont toutes choses qui doivent contribuer à créer l’harmonie dans les familles et dans la société. Mais comment y parvenir? est-elle demandée. Et en guise de propositions, elle a suggéré des approches. « Nous devons pousser le gouvernement à planifier une réelle révolution et amener nos compatriotes à adhérer à cette révolution. Il faut identifier des synergies d’actions pour nourrir et assurer la croissance et l’enracinement des Odd dans notre quotidien », a-t-elle avancé.
En tant que promoteur du projet « La paix par un autre chemin », Albert Tévoédjrè, directeur du Centre panafricain de prospective sociale, a attiré l’attention sur l’inquiétude permanente dans laquelle vivent toutes les familles du monde aujourd’hui. « On ne sait pas si l’enfant sorti pour l’école le matin, rentrera le soir. On ne sait si rentré dans un train, on ne sera pas trucidé par un coup de couteau. On ne sait pas ce qui peut vous arriver dans une rue à Kinshasa ou ailleurs. Nous sommes tous menacés», a-t-il mentionné.

Un autre chemin pour atteindre la paix

Mais pour lui, la solution militaire n’est pas la meilleure. Car, a-t-il soutenu, ce n’est pas en mettant un soldat derrière chaque citoyen que le problème sera résolu. C’est le vivre ensemble qui est la solution. Dès lors, il a indiqué qu’il faut apprendre à vivre ensemble. «La paix est possible si nous apprenons à coexister», a-t-il insisté avant de dévoiler que ce qui divise souvent les humains, ce sont les religions, les convictions, les croyances. Ainsi, a démontré Albert Tévoédjrè, le chemin qui permettra de vivre quelque chose de commun, c’est le développement. Il s’agit des œuvres qui permettent à la population de mieux vivre son adhésion au vivre ensemble. C’est le cas du centre de santé de Kpoguidi dont la pose de la première pierre a eu lieu récemment et qui servira toutes les religions. Par ailleurs, il a invité l’assistance à signer la pétition qu’il a lancée.
Siaka Coulibaly, coordonnateur résident du Système des Nations Unies et représentant résident du Pnud au Bénin, a précisé que la journée internationale de la paix proclamée en 1981 par l’assemblée générale des Nations Unies, vise à commémorer et à renforcer les idéaux de paix parmi les nations et les peuples. Au titre de cette édition, le secrétaire général des Nations Unies fait appel aux gouvernements et aux citoyens du monde entier pour se concentrer sur les Odd, a-t-il signalé en faisant allusion au thème retenu. A travers ce thème, l’Onu entend privilégier le développement pour maintenir la paix. De façon concrète, il a indiqué que « l’instauration de la paix implique que les droits de l’Homme soient respectés, que le développement humain soit privilégié et qu’une éducation à la non-violence, au développement, au dialogue et à la médiation soit renforcée ».
Au nom du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, le directeur de cabinet William Comlan a relevé que le développement durable comporte la dimension écologique, la dimension économique, et la dimension humaine et sociale. Pour lui, les deux premières dimensions dépendent de la dernière qui fournit la sensibilité, les valeurs, compétences humaines et sociales et les choix qui rendent possibles le développement durable. Pour ce faire, l’éducation à la paix devrait faire partie intégrante de l’éducation au développement durable. Quant au Bénin, il dira qu’il est un pays à tradition de paix que les citoyens et les gouvernants doivent s’efforcer de pérenniser¦

Actualités 22 sept. 2016


Passation de charges suite à la destitution du maire de Parakou: L’intérimaire Ibrahim Chabi Mama annonce «un nouveau départ»

Le premier adjoint au maire de Parakou, Ibrahim Chabi Mama, assure désormais l’intérim du maire Souradjou Karimou Adamou déchu de ses fonctions lundi dernier à l’issue d’un vote de défiance (20 voix pour et 5 contre). La passation de charges a eu lieu mardi dernier sans tambour ni trompette, en attendant l’élection d’un nouveau maire et ce, conformément à l’article 53 de la loi n°97-029 du 15 janvier 1999 portant organisation des communes en République du Bénin.

En prenant les rênes de la municipalité, l’intérimaire a félicité le maire sortant pour avoir tenu parole en conduisant à terme le processus de sa destitution. « L’acte qui vient d’être posé, l’a été au nom du développement de la ville de Parakou et sera à coup sûr le déclic d’un autre processus qu’est celui du Nouveau départ à la mairie de Parakou», assure Ibrahim Chabi Mama, enseignant de profession et chef du 3e arrondissement à la mandature précédente.

Le maire intérimaire dit mesurer à sa juste valeur l’immensité de sa mission et prend l’engagement de bien la conduire jusqu’à la convocation (sous quinzaine après constat de la vacance du poste du maire par le préfet) de la session devant constater l’élection du nouveau maire. Le fonctionnement des différents services de la mairie ayant pris un coup ces dernières semaines du fait de la crise, il a saisi l’occasion pour inviter les autres adjoints au maire, les chefs d’arrondissement, les directeurs techniques et chefs service de la mairie à véritablement reprendre service.
Pour rappel, les conseillers ont retiré leur confiance au maire de Parakou, Souradjou Karimou Adamou, après un peu plus de treize mois de gestion qualifiée de « solitaire, opaque et peu respectueuse des normes » par ses détracteurs. Ces derniers ont engagé la procédure le 30 août dernier avec le dépôt d’une motion de sa destitution, marquée par l’échec de la conciliation entreprise par le préfet du Borgou entre les dix-neuf signataires de la motion et les autres.

Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori

Politique 22 sept. 2016


Audiences à la Cour suprême: Plusieurs délégations chez Ousmane Batoko

Le président de la Cour suprême s’est entretenu mercredi 21 septembre à son cabinet à Porto-Novo, avec plusieurs délégations venues vers lui pour des préoccupations diverses et variées.

Les doléances des Béninois de l’extérieur et les problèmes du patronat de la presse ont été les deux sujets débattus mercredi 21 septembre par le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko avec ses hôtes. La première personnalité reçue en audience a été Alfred Idohou, secrétaire général mondial du Haut conseil des Béninois de l’extérieur (Hcbe). Celui-ci effectuait hier une visite de courtoisie pour présenter à Ousmane Batoko le nouveau bureau de l’association. Il dit avoir saisi l’occasion pour recevoir les sages conseils du président de la Cour suprême pour la réussite du mandat. Aussi, Alfred Idohou a-t-il fait part au président Ousmane Batoko des difficultés de l’association. Lesquelles difficultés sont surtout, selon lui, d’ordre administratif.

En effet, à en croire le secrétaire général du Hcbe, l’association est une institution créée par décret présidentiel. Mais jusqu’ici rien n’est fait pour lui permettre de mériter cette considération. Alfred Idohou est allé solliciter l’appui du président de la Cour suprême pour que la place du Hcbe soit respectée dans le concert des autres institutions de la République. «Les Béninois de la diaspora sont des ambassadeurs du Bénin à l’extérieur qui œuvrent aussi pour le développement du pays de par le reste du monde», souligne Alfred Idohou.
A sa suite, le président Ousmane Batoko a échangé avec une forte délégation du nouveau bureau du Conseil national du patronat et de l’audiovisuel du Bénin (Cnpa Bénin). Celle-ci est conduite par son président Basile Tchibozo. La délégation est allée partager avec le président de la Cour suprême les problèmes auxquels sont confrontés les promoteurs d’organes de presse au Bénin. Il s’agit notamment de la défiscalisation des médias, le problème de suppression des contrats avec les organes de presse par le gouvernement, l’aide de l’Etat à la presse privée qui est passée de 300 millions de FCFA de 1997 à 350 millions sous le régime du président Boni Yayi malgré l’existence d’un relevé de Conseil des ministres en date de 2007 qui prévoit son augmentation progressive. A tous ces problèmes, la délégation ajoute plusieurs autres difficultés tels que les avantages que confère la carte de presse de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC) validés en Conseil des ministres et dont n’en bénéficient pas jusqu’ici les professionnels des médias. La situation du journal «Le Béninois libéré» suspendu par la HAAC et dont l’affaire est pendante devant la Cour suprême n’a pas été occultée.
Relativement à ce dernier point, le président de la Cour suprême, aux dires de Basile Tchibozo, aurait rassuré la délégation. Selon lui, les choses évoluent. Dès octobre prochain, les conseillers de la Cour vont statuer sur le dossier pour fixer les deux parties en conflit. Ousmane Batoko aurait martelé que le droit sera dit.
Le président Ousmane Batoko aurait été admiratif par rapport aux autres doléances. Il a donné des conseils au bureau du Cnpa-Bénin et a promis de les évoquer auprès du président Patrice Talon lors de la prochaine rencontre des présidents des institutions de la République.

Actualités 22 sept. 2016


Journée internationale de la Paix: Le message du médiateur de la République du Bénin

Le monde entier célèbre ce mercredi 21 septembre, la Journée internationale de la Paix. A l’occasion, le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun a délivré un message de paix à l’endroit du monde entier en général et du peuple béninois en particulier. Voici la teneur du message :

Le message du médiateur de la République du Bénin

Mesdames, Messieurs, Chers citoyens du Monde, Chers Compatriotes
«La paix soit avec vous !
Le 21 septembre 2016, la communauté internationale commémore la Journée internationale de la Paix.
L’homme, cet être doué d’intelligence, pourquoi doit t-il se battre, se combattre, se livrer la guerre avant de se rendre compte qu’il doit faire la paix ? Et la vivre ? L’homme cet être intelligent et sociable, pourquoi ne peut –il pas comprendre qu’en recherchant le développement, c'est-à-dire son développement, il aboutit nécessairement à la paix ?
C’est certainement face à ces interrogations et face à d’autres questions que les Nations Unies ont retenu cette année le thème : « Objectifs du développement durable, composante de la Paix ». Ainsi, la recherche éclairée, la satisfaction des besoins fondamentaux de l’homme doivent nous conduire sur des pistes de vrai développement qui ne peuvent qu’être que celles de la paix. Il est donc indispensable que nous nous y engagions fermement et totalement.
Le médiateur de la République dont la mission est, entre autre, la réconciliation et la paix, se doit de s’impliquer fermement dans ce «combat» pacifique et salvateur pour l’homme, car c’est le seul combat qui vaille parce qu’il nous amène à travailler ensemble pour des actions de développement dans la concorde et la solidarité.
La journée internationale de la Paix donne ainsi l’occasion de réfléchir sur les enjeux et défis à relever pour faire de notre monde un havre de paix. C’est pourquoi, le médiateur de la République nous convie tous à la mobilisation générale en faveur de la paix, et encourage tous les acteurs pour qu’ils « bandent » leurs énergies afin que les sociétés humaines vivent dans la quiétude et la sérénité sociales. Dans tous les cas, la paix comme on le dit n’est pas un vain mot, mais un comportement que les hommes doivent suivre et surtout respecter pour le bien de tous. Et comme l’UNESCO rappelle à notre attention, « la guerre prenant naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes qu’il faut élever les défenses de la paix »
Vive la Journée internationale de la paix,
Vive la communauté internationale au service de la paix,
Vive la communauté nationale au service de la paix,
Vive le Bénin,
Vivons dans la paix et elle sera avec nous !
Je vous remercie !»

Actualités 21 sept. 2016


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