La Nation Bénin...



Résultat pour : mmoga vender monedas Visité Buyfc26coins.com. Todo perfecto, desde el pago hasta la entrega..QZkn

Nouvelles

Fête de la Tabaski 2016: Double peine pour les vendeurs de bétail

A quelques jours de la fête de la Tabaski, il y a très peu d’affluence auprès des vendeurs de bétail. Déjà frappés par la chute de la clientèle en provenance du Nigeria, ils font également face à une timide demande au plan local.

Site de vente de bétail d’Ekpè. Chaque véhicule stationné est rapidement assailli par les marchands. «Ici, ici, ici. Tu en veux pour combien? Je vais te faire un bon prix». Ces propos qui fusent de toutes parts, traduisent le désarroi sur place. Le bétail s’étend à perte de vue mais la clientèle se fait rare. Il faut donc user de toutes les approches pour intéresser les passants. Parfois, aller jusqu’à la persécution. «Vraiment, rien ne va cette année. Je n’ai pas encore vendu une seule bête depuis le matin. D’ailleurs, je ne sais même pas encore ce que moi-même je vais manger», fait savoir Ismaïla Fataï, à la mi-journée. Pour ce vendeur de chèvres assis près de son bétail, le Naïra, monnaie nigériane est le coupable tout désigné.

En effet, la proximité avec de pays, avait favorisé l’écoulement des moutons pour les vendeurs béninois. Insatisfaits chez eux, les Nigérians venaient régulièrement s’approvisionner au Bénin.
Mais en juin dernier, la monnaie nigériane a été dévaluée. Pis, le voisin de l’Est est en récession depuis le 31 août 2016. De fait, les propriétaires de cheptel accusent le coup à Cotonou. A en croire Omar, les Nigérians ont préféré s’approvisionner chez eux cette année. «Ils trouvent les prix trop chers ici», ajoute-t-il. Le même refrain est repris par un autre vendeur. Corde enroulée autour du cou, Adnane Adéléké se faufile entre les bêtes à la recherche du client. Pour ce jeune entremetteur également, la situation est difficile. Les clients qu’il a l’habitude d’aider à marchander le prix des moutons contre un pourboire, se font attendre. Pareil pour cette vendeuse d’eau pour bétail, qui va d'un point de vente à un autre avec sa bassine sur la tête, sans être interpellée. Les vendeurs d’herbes non plus ne sont épargnés. Regards inquisiteurs devant les étalages, ils admirent les passants, en attendant un probable acheteur. «C’est toute la filière autour de la vente de bétail qui a pris un coup», assène Adnane Adéléké.

Faible demande au plan local

«Le Nigeria est en difficulté, mais la situation économique ici aussi n’est pas des meilleures», révèle Achirou Zoul. Fraîchement arrivé sur le site en provenance de Porto-Novo, ce trentenaire trouve les prix des bêtes relativement moins chers par rapport à l’année écoulée. Il en profite tout de même pour amoindrir au maximum avec le vendeur, le coût du mouton désigné. Ce dernier ne le lui accorde pas. «Certains s’attendent à ce qu’on brade les moutons à cause de la situation au Nigeria. Il n’en sera rien. Nous allons rester ici jusqu’au dernier jour», se rassure-t-il, sous les vrombissements incessants des bus. A un rythme soutenu, ces derniers déchargent le bétail en provenance du Burkina Faso, du Niger, sans le moindre empressement de la clientèle.
«L’année dernière, même avec l’argent, c’était difficile d’acheter des moutons. Cette fois-ci, les moutons sont là mais il manque de ressources», déclare Moutaïrou, venu avec sa famille. Malgré cela, beaucoup trouvent toujours les coûts exorbitants. «C’est le pays. Tout est verrouillé. Il n’y a pas d’argent», lance un passant. Pour s’assurer de dépenser peu, d’aucuns attendent les derniers instants de la fête de Tabaski pour approcher les moutons. Cela peut expliquer par ailleurs, aux dires de plusieurs personnes rencontrées sur place, le peu d’engouement actuellement à Ekpè. Après avoir indiqué qu’il n’avait pas de moutons à 30 000 Fcfa, Wahab use de philosophie pour ferrer un client. «Tout est question de chance. Entrez et faites le tour du marché. Vous pourriez trouver de mouton à votre guise». Le beuglement un peu plus loin d’un bœuf, semble lui dire niet.

Par Cheik Farid AKELE et Rosemonde ATCHADE (Stags)

Actualités 08 sept. 2016


Rencontre internationale sur la sécurité: Des experts africains renforcent leurs capacités

Le Bénin accueille, depuis mardi 6 septembre à Cotonou, un séminaire de haut niveau sur la gestion des ressources de sécurité en Afrique. Organisé par le Centre d’études stratégiques de l’Afrique (Cesa), il réunit environ 60 fonctionnaires militaires et civils de 16 pays africains. Il a été ouvert par le ministre de la Justice, Joseph Djogbénou, représentant son homologue des Affaires étrangères.

Passer au scanner la gestion des ressources de la sécurité de l’Afrique, est la vision du Centre d’études stratégiques de l’Afrique (Cesa) pour le séminaire international ouvert mardi 6 septembre à Cotonou. « La gestion judicieuse des ressources du secteur de la sécurité disponible en Afrique de l’Ouest est à la fois critique et urgente. Les pays sont confrontés à des défis relatifs à la génération, l’attribution et la gestion des ressources du secteur de la sécurité », note Dr. Raymond Gilpin, doyen des affaires académiques du Cesa, dès l’entame de l’atelier. Les raisons de cet état de chose incluent, indique-t-il, la faiblesse des institutions, les contraintes de capacité, la surveillance inadéquate et le manque de transparence. Le décor ainsi planté, les participants issus du gratin civil et surtout militaire du Bénin, du Burkina Faso, du Cap Vert, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée Conakry, de la Guinée Bissau, du Liberia, du Mali, du Niger, du Nigeria, du Sénégal, de la Sierra Leone, de Sao Tomé-et-Principe et du Togo, s’installent de plain-pied dans le programme.

Offensive intellectuelle

Pour le ministre de la Justice, Joseph Djogbénou, représentant le ministre des Affaires étrangères, le présent atelier vient à point nommé dans un contexte où les Etats ouest-africains confrontés aux menaces sécuritaires de tout genre, s’activent depuis plusieurs années à trouver de nouveaux paradigmes susceptibles de contribuer à mieux cerner la problématique. Cela participe, selon lui, à trouver de meilleurs modes de gestion de financement pour lutter efficacement contre l’insécurité. « Il n’y a pas de droit à la vie sans celui de la sécurité », précise-t-il.
En présentant le tableau de triple fragilité – étatique, écologique, socio-démographique – qui amenuise la sécurité dans les pays subsahariens, Joseph Djogbénou affiche son optimisme quant à la teneur des recommandations du séminaire pour une élévation de la sécurité, partie intégrante du développement de l’Afrique. En procédant à l’identification des lacunes politiques, institutionnelles et de capacités sécuritaires de l’Afrique, le séminaire vise plusieurs objectifs dont, entre autres, l’amélioration des capacités des fonctionnaires civils et militaires pour une meilleure conception et mise en œuvre des budgets du secteur de la sécurité, l’adoption des meilleures pratiques de gestion avec un contrôle démocratique efficace et la promotion de débats éclairés sur les politiques relatives à l’allocation et l’utilisation des ressources nationales. Aux dires des organisateurs, l’atteinte de ces buts repose sur la stimulation de la pensée novatrice dans les domaines de l’élaboration des politiques, l’efficacité des processus et la recherche pratique.
Selon Lucy Tamlyn, ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique (USA) au Bénin, l’organisation du séminaire survient en droite ligne avec les efforts en cours du gouvernement américain pour soutenir la professionnalisation du secteur de la sécurité de l’Afrique, spécialement la gestion efficace et transparente des ressources de sécurité. « C’est un appui conséquent aux orientations indiquées dans la stratégie de sécurité nationale des USA », renseigne la diplomate. « Comprendre les tendances en Afrique de l’Ouest », « les principaux enjeux en matière de gestion des ressources du secteur de la sécurité » et « vers des stratégies efficaces et durables », sont les modules prévus au menu du séminaire qui prend fin, vendredi prochain?

Actualités 07 sept. 2016


Conseil national du travail: La hiérarchisation des salaires minima comme point d’orgue

Adidjatou Mathys, ministre du Travail, de la Fonction publique et des Affaires sociales a officiellement ouvert, mardi 6 septembre à l’Infosec, la première session ordinaire du Conseil national du travail (CNT) au titre de l’année 2016. La hiérarchisation des salaires minima constitue le point d’orgue de cette assise à laquelle ont également pris part, les travailleurs et le Conseil national du patronat (CNP-Bénin).

Le point inscrit à l’ordre du jour de la session du CNT est d’autant plus important que la non-revalorisation des salaires hiérarchisés pénalise, selon le ministre Adidjatou Mathys, les employeurs des villes et campagnes du Bénin. En effet, la situation est demeurée telle, malgré le relèvement du Salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig) de 31 625 à 40 000 F CFA depuis 2014. « Les employeurs, de ce fait, ne disposent pas d’un référentiel subséquent pour asseoir une politique salariale conséquente et empreinte de justice », a-t-elle ajouté.
Dieudonné Lokossou, secrétaire général de la Confédération des syndicats autonomes du Bénin (CSA-Bénin) et porte-parole du groupe des travailleurs pour la circonstance, a souhaité que les débats aboutissent effectivement à des solutions idoines afin que les bénéficiaires de cette mesure jouissent enfin de leurs droits. Il a en outre appelé à la vigilance du ministre et des responsables du patronat par rapport aux employeurs qui refusent d’appliquer à leurs employés, le Smig relevé de même que les salaires hiérarchisés.
Constant D. Migan, porte-parole du CNP-Bénin a rassuré les participants, de la disponibilité du patronat à accompagner tous les efforts concernant l’amélioration des conditions de vie et de travail des employés au Bénin. Les partenaires sociaux ont par ailleurs, évoqué la charte nationale sur le dialogue social signé le 30 août dernier, comme gage de leur bonne foi à instaurer avec le gouvernement, une atmosphère paisible?

Actualités 07 sept. 2016


Forum sur l’école béninoise: La CSTB préoccupée par la ruine du système éducatif

Face à ce qu'elle qualifie de ruine de l’école au Bénin, la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (CSTB) a organisé, mardi 6 septembre à la Bourse du Travail à Cotonou, un forum. Portant sur le thème « Face à la ruine constatée de l’école béninoise, quelles solutions adéquates pour en sortir ? », la rencontre débouchera sur des recommandations pour corriger les dysfonctionnements identifiés.

La situation de ruine de l’école béninoise interpelle la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (CSTB). Elle fait dire à son secrétaire général, Paul Essè Iko, que « L’école est ruinée, elle est foutue et nous sommes foutus ».

Procédant à l’ouverture du forum, Paul Essè Iko, secrétaire général de la CSTB et président du comité d’organisation, peint l’état actuel de l’école. « L’école est complètement détruite avec des classes sans maîtres, des enseignants coupés de leurs cultures et de leurs milieux, privés de leurs langues de communication et incapables de s’exprimer et d’agir », relève-t-il. Ainsi, de l’enseignement maternel au supérieur en passant par le primaire et le secondaire, les enseignants manquent du minimum, non seulement pour leur survie mais aussi pour le travail. Mettant l’accent sur l’enseignement supérieur, il fera savoir qu’il est touché de plein fouet par une crise et une faculté entière est frappée de l’invalidation de l’année universitaire avec 21 étudiants radiés pour cinq ans.
Selon lui, ce tableau sombre fait dire à certains que la faute incombe aux parents d’élèves qui auraient failli à l’éducation de leur progéniture. Reconnaissant l’importance du rôle des parents dans la réussite des apprenants, Paul Essè Iko entrevoit un préalable. A ce sujet, il préconise qu’il faille que la culture et la langue du milieu des parents soient prises en compte dans l’enseignement dispensé à l’enfant. De même, soutient-il, il faut aussi faciliter l’implication des parents d’élèves dans le cursus scolaire. De ce fait, le programme ne doit pas les isoler.
Dans la présentation de la typologie des autres facteurs à la base de l’échec scolaire, Paul Essè Iko rapporte qu’il s’agit de l’administration de l’école, des programmes inadaptés et abêtissants, les enseignants mal formés, la mauvaise gestion, le manque d’enseignants.
Face à cette situation, il précisera que la rencontre a pour mission de réfléchir sur les programmes exécutés, la qualité et la quantité des enseignants et leurs conditions de vie et de travail, les problèmes d’infrastructures scolaires et universitaires. Mais l’école privée n’échappera pas aux réflexions, assure Paul Essè Iko convaincu que le système est unique. Aussi invitera-t-il les participants à poser un bon diagnostic et à trouver de bonnes solutions pour sortir l’école de son coma?

Actualités 07 sept. 2016


Festival international des danses et percussions du Bénin : Les innovations majeures de la cinquième édition

Après quatre éditions successives auréolées de succès, le Festival international des danses et percussions aura lieu, pour la cinquième fois consécutive dans les tout prochains jours avec une programmation alléchante et de nombreuses innovations.

Le Bénin peut tirer de nombreux profits de la position du premier responsable de la troupe « Les as du Bénin », investi depuis peu, président Afrique des organisateurs de festival de danse dans le monde et dont le siège se trouve en Corée. Cette place, Stanislas Dègbo compte bien l’occuper, mais entend surtout faire profiter aux troupes de danse de son pays, tous les avantages que cela peut procurer. C’est ce qui justifie, explique-t-il, le choix fait par lui et son comité d’organisation, de revoir le calendrier de déroulement du Festival international des danses et percussions qu’il organise depuis cinq ans. Cette année, selon Stanislas Dègbo, pour le compte de la cinquième édition, une pause sera marquée pour donner de nouvelles orientations au festival et accroître les chances des troupes qui y participent à diffuser leurs spectacles de danse un peu partout sur le continent. Habituellement organisée au mois de décembre, l’édition 2016 s’organisera en septembre. Ce qui permettra, indique Stanislas Dègbo, de soumettre aux assises internationales des organisateurs de festival de danse, les dossiers des troupes béninoises et de les faire participer à la sélection des troupes qui feront le tour du monde en diffusant leurs créations.

Ce réaménagement leur est parvenu après les quatre précédentes éditions qui ont vu la victoire des ensembles artistiques Ashakata de Porto-Novo, Oshala de Godomey, Tonassé et Océan. Au lieu de lancer la procédure habituelle pour sélectionner les troupes devant prendre part au Festival international des danses et percussions, il a été question cette année de rappeler les gagnants des quatre premières éditions pour les mettre en compétition. Une manière, précise Stanislas Dègbo de jauger leur niveau de compétitivité et de s’assurer que ces danseurs continuent d’être en phase avec les exigences de leur art. L’issue de la compétition, à l’en croire, sera toute bénéfique pour le vainqueur qui fera tourner des spectacles de danse d’abord dans les pays de la sous-région, ensuite au plan africain puis enfin, dans le monde.
L’autre innovation sur laquelle insiste Stanislas Dègbo, c’est le choix des thématiques de création. « Chaque année, on a le plaisir de mettre en compétition des spectacles de danse créés à partir de thème librement choisi par les groupes. Mais ce sont les spectacles thématiques qui intéressent désormais les groupes. Comme le théâtre, un spectacle de danse doit développer un thème. Pour encourager les groupes à travailler dans ce sens, nous avons voulu marquer », explique-t-il. Cette option selon cet acteur averti du milieu de la danse permettra de rendre plus compétitives les danses béninoises. Et s’il y tient autant, c’est, dit-il, pour éviter que le Bénin qui coordonne les activités de la zone Afrique des organisateurs de festival dans le monde, ne fasse pas piètre figure à l’occasion de ses sorties à l’extérieur. Le week-end prochain, pour le compte de la cinquième édition du Festival international des danses et percussions, c’est la commune d’Abomey-Calavi qui sera à l’honneur avec de nombreuses attractions. D’ici là, le festival s’ouvrira aux troupes étrangères qui ne cessent d’en faire la demande?

Culture 06 sept. 2016


Journées béninoises de l’Evaluation: Evaluer pour changer les conditions de vie des populations

Le ministre d’Etat, secrétaire général de la Présidence a procédé, lundi 5 septembre, à l’ouverture de la 4e édition des Journées béninoises de l’Evaluation. La réflexion vise à faire de l’évaluation des politiques publiques un instrument pour changer les conditions de vie des populations.

La composante suivi-évaluation est assez souvent noyée dans les documents de projet, la pratique évaluative étant la chose la moins partagée au Bénin. Les journées béninoises de l’évaluation ont engagé le processus de revalorisation de la fonction évaluative, pour en faire un réel outil d’aide à la décision. La 4e édition de ces journées s’est ouverte lundi 5 septembre sur le thème « Utilisation des résultats des évaluations pour changer les conditions de vie des populations ». « Cette édition doit apporter des éléments de réponses à certaines questions à savoir comment utiliser les résultats de l’évaluation, quelle planification pour une meilleure utilisation des résultats, quelles stratégies de dissémination des résultats ? », soutient Abdoulaye Gounou, directeur général de l’Evaluation. Il se réjouit de ce que les réflexions des présentes journées se tiennent dans un contexte marqué par l’adoption des Objectifs du développement durable 2030, l’élaboration d’un nouvel agenda gouvernemental pour les cinq prochaines années. Ce nouveau contexte devra induire un renouvellement des nouveaux instruments d’évaluation. « L’évaluation doit influencer la formulation des politiques publiques en fournissant des données probantes pour éclairer les choix des décideurs », assure-t-il.

Siaka Coulibaly, représentant résident du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) est très à l’aise lorsqu’il s’agit d’apprécier l’importance de l’évaluation dans la conduite des politiques publiques. « Pour nous, agences des Nations Unies, l’utilisation des résultats de l’évaluation est partie intégrante de notre travail de tous les jours », soutient-il. Il souligne aussi que le thème retenu s’insère bien dans les Objectifs du développement durable. La conférence, poursuit Siaka Coulibaly, offre ainsi l’occasion d’échanger sur les cadres d’évaluations pertinentes sur certains sujets d’importance de l’agenda 2030, en l’occurrence, l’équité, le genre, le développement durable, la lutte contre la pauvreté. Il encourage les pouvoirs publics béninois à promouvoir davantage la culture évaluative. « Lorsque l’évaluation est mieux utilisée, elle conforte la gestion axée sur les résultats. Et pour réussir, il est important que les conclusions et recommandations des précédentes conférences soient mises en œuvre », insiste-t-il, plaidant pour le vote d’une loi sur l’évaluation des politiques publiques.
Pour avoir inspiré l’organisation des Journées nationales de l’Evaluation en 2008, Pascal Irénée Koupaki, ministre d’Etat, secrétaire général de la Présidence, est mieux placée pour apprécier l’impact de la pratique évaluative sur la gouvernance. C’est ainsi qu’il confie que les premières mesures d’évaluation du fonctionnement de l’administration béninoise ont permis de faire passer de 430 à 280 le nombre de directions pour une économie de 100 milliards de francs CFA. Pour lui, l’évaluation des politiques publiques est un facteur de développement incontournable dans les pays africains confrontés à de réels problèmes de gouvernance. S’il se félicite d’un parcours appréciable du Bénin dans cet exercice, Pascal Irénée Koupaki estime que le pays a encore du chemin à faire pour instaurer la culture évaluative dans la gouvernance à tous les étages. Et de préciser : « Nous avons fait des progrès dans l’institutionnalisation de l’évaluation mais l’utilisation des résultats reste encore un défi». Mais ce qui conforte le ministre d’Etat dans l’avenir de la fonction évaluative est la prise de conscience des bénéficiaires des politiques publiques. «Les populations ne sont plus dans l’ignorance des politiques, au contraire elles déplorent la faible qualité dans la gestion des programmes, leur conscience s’éveille et commence à exiger des comptes », alerte-t-il. Il invite alors la réflexion à faire en sorte que l’évaluation ne se limite plus à la qualité du rapport, ni à sa complexité mais se mue en un instrument efficace de gouvernance pour changer les conditions de vie des populations?

Actualités 06 sept. 2016


Conciliation au sujet de la crise au Conseil communal de Parakou: Les dissidents déterminés, le préfet tout optimiste

Convoqué pour lundi 5 septembre, le conciliabule en vue de l’aplanissement des divergences au sein du Conseil municipal de Parakou a effectivement eu lieu. Signataires et non signataires de la motion de destitution du maire n’accordent pas leurs violons ; mais les échanges augurent d’un bon dénouement, espère le préfet.

Les deux camps opposés au sujet de la destitution annoncée du maire de Parakou ont pris langue dans l’après-midi du lundi 5 septembre. Sous l’égide du préfet du Borgou, Moussa Djibril Maman Cissé, les pourparlers ont duré un peu plus d’une heure à huis clos, mais avec une présence remarquable des policiers dans la cour de la préfecture à Parakou.

En effet, un comité de conciliation de trois membres présidé par le préfet, est mis sur pied conformément au décret 2005-376 du 23 juillet 2005 pour procéder à toutes auditions pouvant aboutir à la conciliation.
« Les échanges ont été fructueux et empreints de convivialité et de courtoisie. Nous n’avions pas mieux à espérer », se réjouit le préfet à l’issue de la rencontre. « Seulement, il faut souligner que les signataires de la motion sont quelque peu restés campés sur leurs positions ; il n’y a pas eu trop d’ouvertures », regrette-t-il. « Le débat est ouvert par l’autorité. Nous avons dit nos griefs. Pour le moment, chacun est cramponné à sa position. Le processus ira jusqu’à son terme », confirme Samou Séïdou Adambi, au nom des dissidents.
Mais le préfet du Borgou ne désespère pas pour autant. Il dit compter sur la disponibilité affichée par les signataires de la motion de destitution à poursuivre les négociations et espère que ceux-ci fassent plus de concessions. Il souligne qu’il s’agit d’une première rencontre qui ne sera pas la dernière. «Nous espérons que les deux camps puissent répondre toujours à notre invitation afin que les divergences qui ont cours présentement au niveau du Conseil municipal puissent être aplanies et que les conseillers fassent face aux défis de développement de la ville qui se dressent devant eux », laisse entendre Moussa Djibril Maman Cissé.
« Il nous reste encore une douzaine de jours et on verra... Une réconciliation, ça peut échouer comme ça peut réussir... Nous sommes tous des frères sans exception ; ce n’est pas la guerre. Le dialogue se poursuit. Au nom de l’amour que nous avons pour cette ville, nous allons œuvrer à ce qu’elle décolle ; c’est pour ça que la population nous a élus », admet Samou Séïdou Adambi.
A noter que les conseillers du camp du maire à savoir : le maire Souradjou Karimou Adamou lui-même; le chef du 1er arrondissement, Razak Abdou Amadou, et les conseillers Idrissou Alassane et Razack Mama, sont sortis en premier de la salle de conférences de la préfecture. Ils n’ont pas voulu s’ouvrir à la presse, malgré l’insistance des journalistes. Le camp des dix-neuf conseillers dissidents qui ne démordent pas, étaient représentés à l’occasion par le premier adjoint au maire Ibrahim Chabi Mama ; le 3e adjoint au maire Judicaël Houndin ; le chef du 2e arrondissement, Idrissou Sylla et le conseiller Samou Séïdou Adambi?

Actualités 06 sept. 2016


Professionnalisation des systèmes financiers décentralisés: Le Consortium Alafia renforce les capacités des agents de crédit

L’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés, Consortium Alafia, organise depuis, lundi 5 septembre au CPILD à Cotonou, une formation à l’intention des agents de crédit de ses structures membres. Sanctionnée par un examen d’évaluation qui donne droit à un diplôme professionnel en microfinance, cette formation est prévue pour durer 13 jours.

La professionnalisation des systèmes financiers décentralisés (Sfd) membres, à travers le renforcement des capacités de leurs agents, tient beaucoup à cœur au Consortium Alafia. Etant donné que l’activité de la microfinance est un métier, il va falloir nécessairement que l’on forme ceux qui l’exercent. « Nous voulons que ceux qui exercent cette activité soient des professionnels. Des acteurs bien imprégnés des questions de la microfinance et qui arrivent à contourner ou à gérer les risques, puis à poser des actes respectant le cadre règlementaire et permettant de satisfaire les clients », a indiqué le directeur exécutif du Consortium Alafia, Ignace Dovi. Il veut aussi que les Sfd soient des professionnels parce que, estime-t-il, leurs activités connaissent des évolutions et présentent de nouvelles facettes. Ainsi, va-t-il falloir que leurs acteurs s’adaptent aux nouvelles réalités.
Pour le directeur exécutif du Consortium Alafia, les structures de microfinance doivent être organisées en respectant le cadre règlementaire. Ce qui, selon lui, exige l’encadrement de leurs promoteurs. « Ils doivent être accompagnés par leurs associations pour la mise en place des structures respectant le cadre légal », insiste Ignace Dovi. Les acteurs que sont les responsables, gestionnaires et autres, de ces institutions de microfinance (Imf), sont aussi appelés à être aguerris et outillés. D’où cette formation au profit de 20 agents de crédit et donnant droit à un diplôme professionnel en microfinance, après un examen d’évaluation. Commencée lundi 5 septembre à Cotonou, elle est organisée par le Consortium Alafia en partenariat avec le Centre de la formation de la profession bancaire (CFPB) basé en France.

Pour davantage de professionnalisme

Les participants suivront 7 modules. Ils auront à découvrir le cadre règlementaire de l’activité de microfinance et l’environnement économique dans lequel ils travaillent. S’agissant de la gestion de la clientèle, ils apprendront à aborder les clients, à écouter et à analyser leurs besoins, à leur donner véritablement satisfaction et à les protéger. D’autres modules programmés pour leur formation, s’est réjoui le directeur exécutif Ignace Dovi, porteront sur le montage des dossiers de crédit, l’analyse de la demande d’un crédit, les garanties, les sûretés qu’un Imf peut prendre dans le cadre l’exercice de ses activités. Suivront ensuite, l’étude des actes uniformes de l’Ohada relatifs aux procédures simplifiées de recouvrement. Les agents de crédit auront, en effet, à examiner les bonnes stratégies en matière de recouvrement, l’éducation financière de la clientèle. Tous ces modules sont regroupés dans 5 unités de formation qui concernent entre autres, le développement des opérations de microfinance, la mise en place et le suivi du financement et l’optimisation de l’activité.
Prévue pour durer 13 journées, la formation vise à développer les connaissances générales et spécifiques des agents de crédit. C’est pour un exercice rigoureux et performant de leur métier, face à des clients qui les sollicitent pour créer ou développer leurs entreprises. Outre favoriser l’évolution professionnelle de ces agents sur des critères de compétences, cette formation leur permettra de savoir instruire et gérer professionnellement les dossiers de crédit, selon les meilleures pratiques en microfinance. Enfin, elle les aidera à savoir analyser les risques inhérents à l’activité de crédit des Sfd. L’obtention du diplôme professionnel en microfinance fera d’eux, a fait remarquer Ignace Dovi, des agents de crédit performants en ce qui concerne leur métier, mais aussi dans leurs relations avec la clientèle et leurs supérieurs.
Après les agents de crédit, ce sera au tour des chefs ou directeurs d’agence de bénéficier aussi d’une formation sanctionnée par un diplôme, a rassuré le directeur exécutif du Consortium Alafia. Il a exhorté les participants à l’assiduité et au travail consciencieux pour réaliser un taux de réussite de 100%.

Economie 06 sept. 2016


Montée d’eau sur le bassin béninois du fleuve Niger: L’alerte rouge donnée par Sacca Lafia

Le ministre de l’Intérieur et de la sécurité publique, Sacca Lafia a fait, lundi 5 septembre, un point de presse sur la situation qui prévaut dans la plupart des localités du Nord qui enregistrent selon les prévisions, des cumuls pluviométriques excédentaires. C’était pour donner l’alerte rouge par rapport auxdites indications et sensibiliser les populations concernées sur la conduite à observer pour qu’il n’y ait pas de dégâts. Il était entouré pour la circonstance du représentant résident du Pnud au Bénin, Siaka Coulibaly et des cadres des institutions impliquées dans la gestion de la situation qui prévaut.

« Le niveau d’eau relevé ce jour lundi 5 septembre 2016 est de 860 cm, contre une norme d’alerte de 850 cm, … toutes choses qui indiquent que le niveau d’alerte initialement à l’orange dans les communes de Karimama et de Malanville est donc officiellement passé au rouge ». Voilà les termes du point de presse du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique Sacca Lafia. Des termes qui illustrent bien que les localités concernées se trouvent dans une situation inquiétante. Des données qui troublent évidemment la quiétude des autorités et celle des populations.

En effet, c’est depuis samedi 3 septembre dernier que la cellule interinstitutionnelle de prévision et d’alerte du projet Système d’alerte précoce Bénin (SAP-Bénin) a informé le ministre d’une brusque montée des eaux sur le bassin béninois du fleuve Niger. Une telle situation, souligne Sacca Lafia, présente des risques pour les populations riveraines des localités concernées. «J’invite donc les populations de ces communes à prendre toutes les mesures appropriées afin d’éviter tout drame», exhorte-t-il. Il invite les populations à s’éloigner des berges, à protéger les animaux et les cultures si possible.
Outre cette situation d’inondation, Sacca Lafia a rappelé l’avènement ou l’imminence des cas de maladies hydriques notamment le choléra dans certaines communes à savoir Cotonou, Sô-Ava, Zè, Abomey-Calavi, Allada, Savalou, Dassa et Sèmè-Podji.
Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique a donc ordonné en sa qualité de président de la plate-forme nationale de réduction des risques de catastrophes et d’adaptation aux changements climatiques à l’Agence nationale de protection civile un certain nombre d’actions. Il s’agit d’organiser des sensibilisations avec les points focaux des départements en associant étroitement le ministère de la Santé, les pairs éducateurs, les secouristes et tous autres partenaires oeuvrant dans le domaine de la réduction des risques de catastrophes.
Les préfets des départements ainsi que les maires sont aussi instruits pour veiller à l’organisation de ces campagnes de sensibilisation et d’évacuation des populations.
«Il est donc fait appel à la vigilance de chacun et de tous pour traverser sans victime cette période critique de l’année 2016 », a-t-il déclaré pour finir.

Actualités 06 sept. 2016


Unité nationale et développement national équilibré: Les défis à relever par les partis politiques selon la Caunab

L’Association "Convergence d’actions pour l’unité nationale du Bénin" (Caunab) a organisé dimanche 4 septembre, à Cotonou, une rencontre citoyenne d’échange sur le thème, "Partis politiques, unité nationale et développement équilibré : quels défis à relever ?". C’était en présence de plusieurs personnalités politiques et administratives.

«Faire avancer la réflexion sur la construction de l’unité nationale et sur les tâches qui en résultent». Telle est selon le président de l’association «Convergence d’actions pour l’unité nationale du Bénin» (Caunab), Adékpédjou Sylvain Akindès, la tâche à laquelle sont conviés les participants à la rencontre citoyenne organisée dimanche 4 septembre. Cette rencontre a regroupé des jeunes, des femmes, des Organisations de la société civile, des représentants de partis et personnalités politiques ainsi que ceux des institutions de l’Etat.

Pour Adékpédjou Sylvain Akindès, les contraintes politiques des dirigeants ne sauraient attiédir l’élan des membres de la Caunab. Car souligne-t-il, «le combat pour la cohésion du Bénin est au-dessus des considérations contingentes qui, parfois peuvent conduire à ne pas voir plus loin que le temps du pouvoir passager que l’on détient». Il plaide pour des actions avec la patience de celui qui plante un arbre. Ce dernier dit-il, sait qu’il ne saurait pousser au rythme idéal.
Le président de la Caunab souligne que le planteur pose son acte avec la certitude que d’autres, en même temps que lui et après lui, continueront à arroser le plant mis en terre pour que cet arbre donne l’ombre sous lequel leurs compatriotes pourront s’abriter. «Il leur faut cependant faire le maximum possible humainement pour tirer profit du présent et ne pas négliger les possibilités même les plus infimes qu’il offre», relève Adékpédjou Sylvain Akindès. Telle est la philosophie de l’action citoyenne à laquelle les participants à la rencontre ont été invités à adhérer.
Deux panels ont été prévus pour cerner les enjeux auxquels les citoyens sont confrontés. Le premier porte sur le régime des partis politiques pour déceler les faiblesses qui constituent des freins à l’engagement en faveur du vivre-ensemble des Béninois dans la paix et la concorde nationales. Il a été question à cet effet, de mettre en lumière les pesanteurs sociologiques à la base de cette situation d’essoufflement des efforts pour bâtir des partis politiques capables d’animer réellement la vie politique béninoise, de présenter et de faire élire un candidat directement issu de leurs rangs et disposant d’une équipe préparée à conduire harmonieusement la destinée du pays.
Pour Adékpédjou Sylvain
Akindès, c’est d’une analyse objective de ces réalités que pointeront les solutions consensuelles à la faiblesse actuelle du régime des partis politiques au Bénin.
Le deuxième panel a abordé la volonté naturelle de se mobiliser pour le développement de son "patelin". La solution pour un développement national équilibré, relève le président de la Caunab, réside dans une politique adaptée de décentralisation. «Une telle politique si elle pouvait permettre que les populations de tous les recoins du pays bénéficient des fruits de la croissance, de l’action du pouvoir central pour mesurer les déséquilibres existants et programmer dans le temps leurs résorptions progressives mais certaines, cela ne pourrait qu’avoir des effets heureux sur la cohésion nationale et le sentiment d’appartenir à un pays uni pris comme un héritage commun à tous, à entretenir et préserver de la violence».
Des sujets, rassure le président de la Caunab, qui ont été confiés à des intervenants choisis en fonction de leurs compétences, expériences et capacités à prendre du recul sur les contingences ponctuelles et les engagements politiques personnels.

Politique 05 sept. 2016


1978 - 2244