La Nation Bénin...



Résultat pour : mmoga vender monedas Visité Buyfc26coins.com. Todo perfecto, desde el pago hasta la entrega..QZkn

Nouvelles

Dialogue interreligieux et interculturel: Les travaux du symposium de mai 2015 restitués aux acteurs du Sud-Bénin

Porto-Novo a abrité lundi 20 juin l’atelier de restitution et de vulgarisation aux acteurs de l’Ouémé-Plateau et de l’Atlantique-Littoral des conclusions des assises du symposium international de lancement de l’Initiative de dialogue interreligieux et interculturel qui s’est tenu à Cotonou du 26 au 28 mai 2015. La rencontre a connu la participation des confessions religieuses, des chefs traditionnels et d’acteurs de la Société civile.

Informer les confessions religieuses et les chefferies traditionnelles des départements du Bénin et les organisations de la Société civile impliquées dans la recherche de paix sur le déroulement des travaux du symposium international de lancement de l’Initiative interreligieux et interculturel qui s’est tenu à Cotonou du 26 au 28 mai 2015. Tel est l’objectif de l’atelier de restitution et de vulgarisation aux acteurs de l’Ouémé-Plateau et de l’Atlantique-Littoral des conclusions des assises du symposium international de lancement de l’Initiative interreligieux et interculturel. Une quarantaine de participants a pris part à l’atelier de dissémination. La rencontre de Porto-Novo se veut la première d’une série qui conduira demain le secrétariat permanent de ce projet à Lokossa pour le compte de Mono-Couffo et du Zou-Collines et Natitingou le vendredi 24 juin prochain pour les acteurs de la région septentrionale du Bénin. Il s’est surtout agi ce lundi pour les organisateurs de présenter et de commenter aux participants le Manifeste issu du symposium dans ses grandes décisions, de lever un coin de voile sur le plan d’actions qui sous-tend le volet national du projet, de revenir sur les grandes recommandations de l’atelier de relance des 26 et 27 mai derniers. Aussi, les participants ont-ils été entretenus sur les modalités pratiques de mise en œuvre du volet national du programme et convaincus de mettre sur pied la structure départementale au niveau de l’Ouémé-Plateau de l’Initiative africaine d’éducation à la paix et au développement par le dialogue inter-religieux et interculturel.

Selon Eugène Gnimassou, coordonnateur de cette Initiative conduite par le Centre panafricain de prospective sociale (Cpps) à Porto-Novo, ce programme vise surtout à renforcer le vivre ensemble au sein de la société béninoise en dépit des différences confessionnelles qui la caractérise. Ce qui passe par la réalisation des petits projets et autres initiatives de développement pour garantir un monde de paix et stable, note-t-il.

Actualités 21 juin 2016


Constructions d’infrastructures scolaires: L’école en danger dans la commune de Kandi

L’un des défis que doit relever le gouvernement de la Rupture aujourd’hui est la construction d’infrastructures scolaires. Elles sont insuffisantes par endroits et inexistantes dans certaines régions du pays. Les quelques rares efforts fournis par le gouvernement et les partenaires techniques et financiers sont sabotés par certains entrepreneurs. C’est le cas dans l’arrondissement de Sonsoro où on observe des chantiers abandonnés depuis deux ans dans les écoles de Kama et Bêkounta.

L‘école primaire publique de Bêkounta créée en 2011, n’a que deux hangars décoiffés faits de branchages comme salles de classe pour accueillir des élèves des classes de CI au CM1. Au point où certaines classes sont jumelées pour permettre aux enfants de cette nouvelle école de suivre tous les cours.

A l’école primaire publique de Kama créée en 2007 dans le même arrondissement, il n’y a qu’un bâtiment à peine tenable et en partie décoiffée qui fait office de salle de classe. Là dedans sont entassés cent vingt-deux (122) élèves. Dans cette école qui manque de tout, le directeur n’a pu respecter les textes qui exigent de recruter pour communautaires que des stagiaires normaliens. Car, la situation géographique de l’école n’a pu favoriser un tel recrutement. Personne ne veut aller dans cette école éloignée et perdue dans la brousse.
Pour permettre aux élèves d’étudier dans de meilleures conditions, le gouvernement a pu obtenir un financement sur fonds FCB-PME pour la construction d’un module de trois salles de classes et des latrines dans chacune de ces deux écoles. Les travaux de construction ont été confiés à une entreprise de la place.

Des chantiers abandonnés

Depuis 2014, cette entreprise a abandonné les travaux sans avertir les deux directeurs des écoles et les associations de parents d’élèves. Les bâtiments sont exposés aux intempéries et risquent de se détériorer. Selon les directeurs de ces écoles, les travaux devraient prendre fin au bout de trois mois. Or, depuis deux ans, ils ont été abandonnés sans raisons précises. Pour ce qui est des latrines, l’entreprise a creusé les fosses, mais le reste est abandonné.
Le même entrepreneur aurait pris cinq chantiers dans la seule commune de Kandi, le cinquième chantier lui a été déjà arraché pour les mêmes raisons. Pendant ce temps, les élèves continuent de prendre les cours dans des hangars, exposés au soleil et à la pluie.
«Il y a cinq mois, il est venu nous promettre de reprendre les travaux, depuis ce temps plus de ses nouvelles », a rappelé le directeur de l’EPP Bêkounta, Zimé Djibril. Chose curieuse, l’un des employés de cette entreprise est devenu enseignant communautaire dans l’école.
«Nous sommes découragés, car l’entrepreneur nous a dit qu’il attend l’arrivée du nouveau président pour reprendre les travaux, mais depuis que le nouveau président a été élu, nous ne l’avons pas encore vu alors que nos enfants n’ont pas de salles de classe pour étudier», se désole le président de l’Association des parents d’élèves de l’Epp- Kama, Bio Bodé Guinnirou. Ce dernier entend réunir bientôt les membres de son bureau pour aller voir le maire de Kandi afin de s'enquérir les dispositions à prendre pour l’achèvement des travaux.
A Kadjèrè, c’est la mairie de Kandi qui n’a pu honorer sa promesse de construire une salle de classe, alors que les parents d’élèves ont déjà mis à disposition le sable devant servir à la construction. Actuellement les enfants occupent une salle de classe faite de bambou et une autre qui tient presque. La conséquence de cette situation est que les parents ont retourné beaucoup d’enfants à la maison en attendant qu’il y ait de salles pouvant les accueillir.

Education 21 juin 2016


Examen du baccalauréat session unique de juin 2016: Les épreuves écrites lancées officiellement à Abomey-Calavi

Depuis lundi 20 juin, les 115 322 candidats au baccalauréat session unique de juin 2016 planchent pour la phase écrite sur toute l’étendue du territoire national. C’est dans la commune d’Abomey-Calavi que Marie-Odile Attanasso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a procédé au lancement officiel des épreuves. Elle est accompagnée de son collègue de l’Enseignement secondaire, Lucien Kokou.

C’est le collège catholique Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus sis à Abomey-Calavi, qui a eu le privilège d’abriter la cérémonie de lancement de cet examen pour le compte de l’année 2016.

Après une concertation avec le chef centre et ses collaborateurs pour s’assurer que tout est prêt, Marie-Odile Attanasso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a fait un tour dans certaines salles de composition pour prodiguer des conseils aux candidats et leur doper le moral. Notamment, elle les a sensibilisés en indiquant que les épreuves ne sont qu’une évaluation sur les notions apprises en classe au cours de l’année scolaire. Cette phase des conseils passée, elle a attendu 8h à l’horloge signalée par la sirène du centre d’examen pour procéder au lancement officiel des épreuves écrites du baccalauréat 2016. C’est la salle A1 qui a été choisie pour cet exercice marqué par la distribution des épreuves de français.

Le choix d’un collège privé

A l’issue du lancement, elle a indiqué que le choix d’un collège privé intervient pour montrer que ce ne sont pas seulement les établissements publics qui sont retenus pour un tel exercice. Le partenariat public-privé dans le secteur éducatif doit être renforcé pour un enseignement de qualité, a-t-elle souligné. A l’endroit des promoteurs d’établissements privés, elle a indiqué que lorsque les installations d’un établissement répondent aux normes de sécurité, il pourrait être érigé en centre d’examen. A cet effet, elle a exhorté les fondés d’établissements privés à offrir un meilleur cadre d’études aux apprenants pour la qualité de l’enseignement. Elle a enfin encouragé tous les acteurs impliqués dans l’organisation de cet examen à faire preuve de rigueur à toutes les étapes de l’examen pour renforcer la crédibilité du baccalauréat béninois et pour que le pays demeure le quartier latin de l’Afrique.
Selon Kokou Georges Badotodé, chef centre, ils sont 500 candidats inscrits pour composer dans ce centre et 20 salles sont prévues pour les abriter. Ils sont tous de la série D, a-t-il précisé.

Flux des candidats

Aucune donnée chiffrée n’étant disponible au moment du lancement, le chef centre n’a pu fournir de précision sur le nombre de candidats présents ou absents.
C’est le flux des candidats qui a préoccupé Lucien Kokou, ministre des Enseignement secondaire, technique et de la formation professionnelle. A ce sujet, il a relevé que la majorité des candidats se retrouve dans les séries de l’enseignement général. Cela montre, selon lui, que le système éducatif souffre d’un manque d’orientation. Pour corriger cette situation, Lucien Kokou a fait savoir que les réformes en vue dans le secteur seront d’une grande importance. «L’enseignement technique et professionnel est délaissé pour défaut d’orientation», a-t-il répété, soulignant que les créneaux porteurs sont l’agriculture, les métiers manuels et les technologies.
Il faut noter qu’au niveau national, un effectif de 115 322 candidats dont 37 916 filles se sont inscrits pour la session 2016 du baccalauréat et composent dans 419 centres.

Education 21 juin 2016


Sortie des élèves de la promotion "Théodore Holo" de l’Enam: L’excellence célébrée, les récipiendaires face à la vie professionnelle

Le vice-recteur de l’Université d’Abomey-Calavi chargé des Affaires académiques et de la Recherche, Maxime da Cruz, a présidé vendredi 17 juin la cérémonie solennelle de sortie des élèves de la promotion "Théodore Holo" de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (Enam). C’était en présence du représentant du parrain, en la personne de son directeur de cabinet Ambroise Mèdégan, du directeur de l’école, Epiphane Sohouénou et des personnalités invitées pour la circonstance.

« On façonne les plantes par la culture et les hommes par l’éducation ». C’est par cette affirmation que le directeur de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (Enam), Epiphane Sohouénou a planté le décor de la double cérémonie qui s’est déroulée vendredi dernier : la sortie solennelle des promotions 2016 de l’Enam et le lancement du programme d’éducation au civisme, à la citoyenneté et à la démocratie.

Ils sont au total 644 récipiendaires répartis dans environs 15 spécialités à avoir reçu leurs parchemins. Mais ce sont les plus méritants qui les ont reçus, vendredi dernier des autorités pour les efforts déployés.
Pour Epiphane Sohouénou, la cérémonie de sortie peut être décryptée en quatre questions. De quelle promotion s’agit-il ? De quel modelage ont-ils bénéficié? Pourquoi une cérémonie de sortie ? Et pourquoi un parrain ?
Les heureux du jour, rappelle Epiphane Sohouénou, ont reçu une formation théorique de type universitaire doublée d’une dimension pratique. Ainsi, le diplôme conçoit-il, n’est pas une fin en soi, mais il faut toujours viser plus loin. Selon le directeur de l’Enam, la formation à l’Enam est perfectible, cependant il faudra renforcer le dialogue avec les clients et réformer les programmes.
Ainsi, la cérémonie de sortie est tout sauf un effet de mode. Car, elle permet de célébrer l’excellence et consacre la fin de plusieurs années de sacrifice. Parce que la fin de toute formation mérite d’être célébrée, relève Epiphane Sohouénou. « Qui sème dans les larmes moissonne dans la joie », souligne encore le directeur pour qui un parrain constitue un exemple, un exemple d’éducation, de réussite professionnelle éclatante et d’engagement. Ce qui lui permet de rappeler la devise de l’Enam qui est "Se former pour mieux servir".
Parlant de réussite, le représentant du parrain Ambroise Mèdégan a déclaré qu’on ne peut ne pas être fier du travail qui s’abat et des résultats qui s’y obtiennent. «L’Enam est une prestigieuse école dont la renommée n’est plus à établir ; comment ne pas se réjouir des efforts qui s’y font par ceux qui nous ont succédé pour maintenir le flambeau toujours plus haut ? », S’est-interrogé le représentant du parrain.

Un élément de motivation

Pour Ambroise Mèdégan, l’Etat attend la preuve de leur compétence professionnelle. Il les a exhortés à partout promouvoir l’idéal de l’Enam qui est de former pour servir.
Le vice-recteur Maxime da Cruz dont l’intervention s’est inscrite dans la même logique que celle du représentant du parrain pense que la célébration de l’excellence comporte plusieurs avantages. «C’est un élément de motivation ; lorsque les efforts sont au rendez-vous, les résultats sont toujours bons », fait-il remarquer. Ainsi, cette cérémonie qui est la fin d’un processus marque également le début d’une nouvelle étape, a également relevé le vice-recteur qui a souhaité aux récipiendaires une brillante carrière.
Ce que ne boudent pas Jovincio Kpèhounsi, porte-parole des récipiendaires et ses pairs. «Ceux qui rentrent dans la vie vous saluent», déclare-t-il. Ils viennent d’acquérir, soutient-il, le droit de monter dans d’autres arènes, pour le combat de la vie professionnelle, la vie citoyenne et la vie tout simplement. «Le parchemin ne suffit pas pour faire le chemin, mais le chemin professionnel commence par un parchemin », retient-il.
Jovincio Kpèhounsi a foi en la jeunesse de leur sang et en la force de leur esprit qui leur fera gagner le pari du parchemin, car ont-ils tous retenu « l’attestation de diplôme n’est pas une attestation de travail mais bien l’attestation d’une capacité à résoudre des problèmes ».
La cérémonie solennelle de sortie des promotions 2016 de l’Enam a été précédée du lancement du programme d’éducation au civisme, à la citoyenneté et à la démocratie. C’est justement dans ce cadre que l’écrivain Reine Oussou a délivré une communication sur le civisme et la citoyenneté. Elle a convié les participants à aimer la patrie et à s’attacher à tout ce qui valorise le Bénin. Son exposé sur l’hymne national et l’exercice pratique de la chanson qui s’en est suivi a édifié l’assistance sur ce chef-d’œuvre du regretté abbé Gilbert Dagnon¦

Education 20 juin 2016


Examen du baccalauréat session unique de juin 2016: 115 322 candidats attendus dans les centres de composition

Après leurs jeunes frères du CEP et du BEPC, c’est au tour des candidats à l’examen du baccalauréat de plancher. Les épreuves démarrent ce jour lundi 20 juin sur toute l’étendue du territoire national pour les épreuves écrites dont le lancement officiel sera fait par Marie-Odile Attanasso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique à Abomey-Calavi.

Durant trois jours, les candidats au baccalauréat sont appelés à rendre compte de leurs acquis au cours de l’année scolaire 2015-2016 et les épreuves ont démarré ce jour.
Pour cette session, ils sont un effectif total de 115 322 candidats dont 37 916 filles répartis dans 149 centres de composition contre en 2015 un effectif de 116 865 candidats pour 146 centres. Cette année, trois nouveaux centres ont été ouverts au collège catholique Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus d’Abomey-Calavi, au collège d’enseignement général de Natitingou et à celui de Zakpota.
Quant au nombre de candidats par type de série, il faut noter que 107 696 candidats sont inscrits dans les séries de l’enseignement général à savoir A1, A2, B, C et D. Au niveau de l’enseignement technique, 7 454 candidats sont attendus et sont dans les séries E, F1, F2, F3, F4, G1, G2 et G3 alors que l’enseignement professionnel ne compte que 172 candidats répartis dans les filières Eau et Assainissement. Au regard de ces statistiques, Marie-Odile Attanasso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a relevé les faibles effectifs au niveau des enseignements technique et professionnel. Aussi a-t-elle indiqué que cette situation caractérisée par la tendance des apprenants vers l’enseignement général doit interpeller tous les acteurs du système éducatif. Selon elle, le Bénin a besoin de jeunes diplômés surtout de l’enseignement technique et professionnel.
Le lancement officiel des épreuves sur le plan national se fera par Marie-Odile Attanasso au collège catholique Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus à Abomey-Calavi

Education 20 juin 2016


Non exécution de l’ordonnance relative à la suspension du congrès de la FBF : L’Unamab condamne l’attitude du gouvernement

L’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab) était en assemblée générale extraordinaire vendredi 17 juin dernier à Cotonou. Au terme de ses travaux, elle condamne l’inexécution de l’ordonnance rendue le 9 juin dernier par le tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo.

En effet le 9 juin dernier, le tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo a pris une ordonnance demandant la suspension de la tenue du congrès électif du comité exécutif de la Fédération béninoise de football prévue le vendredi 10 juin dernier. Malgré cela, «le Comité de normalisation (Conor) avec l’appui des forces de sécurité publique a organisé ledit congrès électif suspendu ». Les magistrats estiment alors que « le gouvernement n’a rien fait pour l’exécution de cette décision ». Ce qui, à leurs yeux, constitue une violation de la disposition de la Constitution du 11 décembre 1990. Ils parlent de «mépris pour le principe de la séparation des pouvoirs».
L’Unamab saisit cette occasion pour prendre à témoin l’opinion publique nationale et internationale sur « le risque de dérive que recèle le comportement du gouvernement et le met en garde contre toute tentative de remise en cause des décisions de justice». L’Unamab demande par conséquent au gouvernement de prendre sans délai les mesures idoines afin que l’ordonnance bafouée produise son plein et entier effet».
Précisons que le congrès interdit a bel et bien eu lieu. Au terme de ses travaux, Anjorin Moucharafou a été élu président de la Fédération béninoise de football.

Sabin LOUMEDJINON

Actualités 20 juin 2016


Descente du chef de l’Etat à la Sucobe: La tension sociale apaisée, la productivité relancée

Sucobe, la rescapée des unités de productions agricoles béninoises d’antan va mal. Assujettie à une tension perpétuelle entre son organe dirigeant et ses travailleurs, l’ex Société sucrière de Savè (3S) devenue Société complant du Bénin (Sucobe) peine à honorer l'espoir suscité. Et c’est pour faire naître cet espoir que le président de la République Patrice Talon y a effectué une visite, vendredi 17 juin dernier. Il y a échangé avec les acteurs pour faire baisser la tension en vue de rendements meilleurs.

Pour sa première sortie officielle à l’intérieur du pays depuis son investiture, le président de la République Patrice Talon a choisi de descendre sur le site de l’ex Société sucrière de Savè (3S) aujourd’hui Société complant du Bénin (Sucobe). Tout un symbole, pour matérialiser son attachement à cette unité, mais en général au secteur privé. Cette visite n’avait donc rien d’anodin et tout porte à croire que Sucobe aussi en avait besoin.

Créée il y plus de trente ans et confiée à des investisseurs privés chinois avec location gérance libre depuis 2003, la société malgré son potentiel est confrontée à de nombreuses difficultés avec pour charpente, des tensions sociales. L’arrivée du président de la République a été vécue comme un soulagement. Zhou Kaïming, directeur général de la Sucobe y a vu la preuve d’une attention et d’un attachement à son unité de production, tandis que Julien Attolou, secrétaire général du Syndicat des travailleurs du sucre et de l’alcool (Syntrasa) la peint comme le début d’une nouvelle ère au sein de la société.

Tension… revendications

C’est d’ailleurs au secrétaire général du Syntrasa que reviendra la responsabilité de présenter au chef de l’Etat, les raisons de la tension qui sévit en permanence en ces lieux.
La crise a une origine et une raison, justifie Julien Attolou qui souffle au président Patrice Talon que « malgré la prospérité de cette société industrielle, la masse ouvrière ne jouit pas convenablement de ses efforts et est soumise à la servitude». Plusieurs revendications insatisfaites «malgré les multiples séances de travail tenues à cet effet sont à la base des mécontentements et soulèvements des travailleurs et affectent dangereusement l’ambiance normale et la paix sociale dans la société», poursuit le porte-parole des travailleurs. Lesquelles revendications, une vingtaine environ portent entre autres, sur la discussion et l’adoption du projet de convention collective, la régularisation de la situation du personnel retraité à la Caisse nationale de la sécurité sociale, la régularisation de la situation des ex-apprentis titulaires du Bepc et du Bac, le règlement de la disparité salariale, la généralisation des rappels liés aux primes de risque et de salissure… A cela s’ajoutent le non remboursement des frais médicaux aux ayants droit et l’assistance aux travailleurs éplorés, l’amélioration des moyens de transport du personnel, l’assainissement du site et des locaux de façon permanente, la réaménagement et la dotation de l’infirmerie en produits pharmaceutiques, la déclaration des saisonniers à la Cnss, l’application du statut agro-alimentaire de la société, la nomination et l’installation dans un bref délai d’un administrateur du travail…
« La mission chinoise et les travailleurs consentent beaucoup d’efforts et de sacrifices pour faire prospérer cette unité de production très chère au Bénin et au Nigeria. Nous saluons les efforts fournis par cette mission pour le rayonnement de cette société et le paiement régulier des salaires. Il en est de même pour les multiples efforts consentis en vue de la disponibilité de matière première qu'est la canne à sucre», admet tout de même Julien Attolou.
Résoudre la tension qui sévit au sein de la société reviendrait à améliorer son rendement, pense le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Lazare Sèhouéto. Selon lui, les revendications des travailleurs sont connues. Pis, il est souvent arrivé, indique-t-il, que des situations deviennent tendues au point où la violence verbale et physique s’en mêle. Toute chose qui, regrette le ministre, «ne sont pas de nature à assurer la quiétude indispensable pour que la production se fasse et que l’entreprise contribue au développement de Savè et du pays». Puis, Lazare Sèhouéto note qu’il y a «un manque d’informations au niveau des produits de l’entreprise, au point où beaucoup de suspicions légitimes ou non sont véhiculées».
Quelques chiffres ont été néanmoins apportés par Julien Attolou et font état de ce que 310 travailleurs contractuels officient au sein de la Sucobe qui produit du sucre et de l’alcool à 90 degrés. « Ces trois dernières années, la production du sucre a chuté du fait des aléas climatiques. Mais il y a quatre ans, nous avons atteint au moins vingt mille tonnes. Pour l’alcool, cette année, nous sommes déjà à quatre-vingt mille litres», a-t-il révélé. Pour ce qui est de la clientèle de la société, elle est aussi bien locale qu’étrangère.

Douze mois de trêve sociale

Depuis la réhabilitation de cette société et sa mise en location gérance libre, il y a treize ans, c’est la toute première fois qu’un chef de l’Etat y met les pieds, ont reconnu travailleurs et dirigeants. Un exercice que le président Patrice Talon dit accomplir avec émotion. «Il y a trente ans, quand j’ai commencé mes activités de jeune entrepreneur et de jeune commerçant, les 3S ont été mes terres d’expérience et d’épreuves dans le domaine. J’ai tellement rêvé de voir mon pays grandir quand j’ai découvert ce complexe il y a trente ans … j’ai tellement rêvé de voir autant de 3S dans mon pays que trente ans après, c’est le cœur serré et avec beaucoup de tristesse que je viens constater avec vous que 3S n’a pas progressé, mais non seulement cela, le Bénin n’en a pas connu d’autres», déclare le président de la République. Il en a profité pour rappeler sa vision dans le domaine. Une vision qui voudrait, au regard de l’énorme potentiel agricole dont dispose le pays, que l’ensemble des Béninois puisse s’épanouir et s’enrichir. «On peut être un grand pays en choisissant d’être essentiellement agricole. Nous avons l’ambition de diversifier nos sources mais nous allons commencer par développer ce qui est notre potentiel évident… Si nous avons l’ambition d’œuvrer pour faire bouger notre pays, nous pouvons commencer par l’existant», insiste le chef de l’Etat. Pour ce qui concerne sa démarche en direction de la Sucobe, elle est inclusive.
Le président Patrice Talon dit ne pas dissocier les travailleurs des dirigeants qui constituent à ses yeux un seul et même ensemble. «Je sais qu’il faut protéger tout le monde et contribuer à faire grandir tout le monde», indique-t-il à ce propos. Toute chose qui sera traduite dans les actes à travers les échanges successifs qu’il a eus avec l’organe dirigeant de la Sucobe avant de s’entretenir exclusivement avec le personnel béninois. Une sorte de séance de vérité au cours de laquelle, le chef de l’Etat a exprimé ses attentes à ces derniers.
« Ensemble, tout le monde peut trouver son compte. Je voudrais prouver que nous pouvons renouer avec le rêve ancien et vous remercier pour avoir fait perdurer le rêve. Ce lieu aurait pu devenir un musée, mais vous avez au prix de beaucoup de sacrifices, tenus. Je vous adresse mes félicitations et mes reconnaissances. Je voudrais féliciter nos partenaires chinois qui ont eu le courage de prendre les choses en main et qui ont tout fait pour que la maison reste debout. Ma prière et ma volonté, c’est que dans les temps à venir, la vie soit meilleure», a confié le président de la République. Il est reparti des lieux après avoir plaidé pour plus de diplomatie dans les revendications et obtenu de l’ensemble du personnel de la Sucobe, un dégel et une trêve sociale de douze mois au cours de laquelle les difficultés posées trouveront des solutions. Sur place, quelques-unes des doléances des travailleurs ont trouvé des solutions à la grande satisfaction de Julien Attolou et de ses pairs ?

Actualités 20 juin 2016


Assemblée nationale: La loi uniforme sur le contentieux des infractions adoptée par les députés

Le Bénin s’est doté désormais d’une loi uniforme sur le contentieux des infractions à la règlementation des relations financières extérieures. Le projet de loi a été adopté jeudi 16 juin par les députés à l’Assemblée nationale, en présence du gouvernement représenté par le ministre chargé des Finances, Romuald Wadagni. Les travaux ont été dirigés par le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Eric Houndété.

Composé de 49 articles subdivisés en six titres, la loi uniforme sur le contentieux des infractions à la règlementation des relations financières extérieures adoptée, jeudi 13 juin, par les députés, est d’importance capitale. En effet, l’adoption de cette loi permettra de renforcer l’efficacité de la législation en la matière, de prendre en compte les tentatives d’infractions et les incitations à l’infraction surtout en ce qui concerne la définition de la réglementation des relations financières extérieures. Il consistera aussi à renforcer les bases légales nécessaires à l’accomplissement de la mission des agents de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bcéao) dans la constatation des infractions à la règlementation des relations financières extérieures. Mieux, ce texte de loi permettra au Bénin de distinguer les sanctions applicables aux personnes physiques et celles encourues par les personnes morales, d’uniformiser l’application des sanctions à l’encontre de l’ensemble des établissements de crédit dans l’espace Uémoa, en raison du rôle spécifique qu’ils jouent dans les économies. Il y a aussi le souci de préserver les conditions de stabilité financière. Cette loi contribuera par ailleurs à assurer une mise en œuvre effective des mesures coercitives en vue d’améliorer l’efficacité globale du dispositif de rapatriement des recettes d’exportation et d’amener l’ensemble des acteurs économiques et financiers à fournir aux autorités, les informations requises pour l’accompagnement de leurs missions.
Selon le rapport de la Commission parlementaire chargée des Finances, cette loi initiée au niveau des Etats de l’espace Uémoa viendra compléter et corriger les insuffisances au niveau de la législation en la matière dans les pays de l’Union. En effet, les lois en matière de contentieux des infractions à la réglementation en vigueur au niveau des Etats de l’Uémoa avaient été élaborées dans un contexte où le contrôle des changes prédominait à l’échelle internationale. Ces lois présentent des inadéquations au regard des évolutions intervenues tant au plan externe qu’interne, note le rapport. En fait, l’évaluation de la mise en œuvre des anciennes lois relatives aux contentieux des infractions au contrôle des changes a mis en exergue des préoccupations relatives à l’interprétation et à l’application de certaines dispositions, notamment celles portant sur la constatation des infractions et leur répression. Il est prévu à l’encontre des personnes morales coupables d’infractions outre des sanctions pécuniaires, des peines visant la restitution ou la cessation d’activités. Ce qui n’est pas normal, a fait savoir la commission pour justifier le bien fondé du projet de loi communautaire. Il a été également noté l’absence des sanctions explicites à l’encontre des intermédiaires habilités (banques agréées de charge manuelle) et des entreprises (commerciales et industrielles) en cas de refus de communication des informations requises par les autorités chargées de veiller au respect des dispositions de la règlementation des relations financières extérieures. D’où l’avènement de cette loi uniforme qui prend en compte les faiblesses des textes existants en matière de contentieux des infractions à la règlementation des relations financières extérieures.

Quelques inquiétudes

Avant d’adopter le texte à l’unanimité, les députés ont soulevé quelques inquiétudes notamment l’intérêt pour le Bénin de se doter de cette loi communautaire et l’applicabilité des dispositions de la loi surtout les sanctions relatives aux infractions qui sont pour la plupart trop sévères. « Je ne vois pas l’intérêt de cette loi pour le Bénin et surtout nos citoyens. C’est vrai nous devons respecter la législation internationale en matière de transactions financières mais si cela doit permettre d’enrichir les grandes puissances, ce n’est pas la peine», relève André Okounlola. Sa collègue Rosine Vieyra Soglo va plus loin en déclarant que le FCFA ne rapporte rien au pays. « L’Euro vaut 650 FCFA. Mais le FCFA ne vaut rien et ne rapporte rien au pays…. La France vit grâce à l’Afrique occidentale française (Aof) », indique la doyenne d’âge des députés de la septième législature.
Le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni a apporté des réponses aux députés pour tenter de dissiper leurs inquiétudes. Il leur a fait toucher du doigt l’utilité de cette loi uniforme qui sera en définitive adoptée à l’unanimité des parlementaires présents et représentés.

Actualités 17 juin 2016


Examen du baccalauréat de juin 2016: Le ministre Marie-Odile Attanasso rassure les candidats

Après sa visite à l’Office du baccalauréat, Marie-Odile Attanasso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a fait une déclaration pour doper le moral aux candidats, aux parents d’élèves et exhorter les superviseurs et surveillants à jouer leur partition de façon convenable.

En cette veille du baccalauréat de 2016 qui démarre lundi 20 juin, Marie-Odile Attanasso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, s’est adressée aux 115 322 candidats pour les rassurer.

Selon elle, le baccalauréat n’est pas un concours mais juste un devoir surveillé pour évaluer les candidats sur ce que les professeurs leur ont enseigné au cours de l’année scolaire. «Vous ne devez donc pas avoir peur des épreuves. Elles sont à votre protée», a-t-elle dit aux candidats avant d’indiquer son souhait de voir un grand nombre réussir. Elle n’a pas manqué de faire un clin d’œil aux parents à qui elle a demandé de « prendre soin de leurs enfants ». Notamment, elle a insisté sur la vérification des kits d’examen dans le sac des candidats, à savoir la carte d’identité, la convocation et autres. Les parents ne doivent pas non plus oublier de mettre les enfants en confiance.
Quant aux autres acteurs du baccalauréat, elle les a encouragés à « davantage d’ardeur au travail afin de maintenir le label et la crédibilité de l’examen». A cette occasion, elle n’a pas manqué de saluer la cohésion qui règne entre les acteurs du système éducatif et a souhaité qu’elle perdure et soit sauvegardée. « L’école béninoise forme un ensemble, un corps, un tronc à plusieurs branches », a caricaturé Marie-Odile Attanasso.
Par ailleurs, elle n’a pas omis de dénoncer, voire de mettre en garde les établissements privés qui « font de la sous-traitance » alors qu’ils ne sont pas autorisés. Plus grave encore, certains chefs de ces établissements retiennent les convocations des candidats, les empêchant ainsi d’aller composer et d’autres tronquent le cycle régulier de formation des apprenants. «Je les mets en garde de la manière le plus énergique. Les responsables d’établissement qui seront épinglés pour le baccalauréat 2016 subiront les rigueurs de la loi », a-t-elle averti.
En outre, parcourant les statistiques, elle a souligné que sur les 115 322 candidats, ils sont seulement 7454 dans l’enseignement technique (E, F1, F2, F3, F4, G1, G2 et G3) et 172 dans l’enseignement professionnel (filière Eau et Assainissement) et le gros lot, à savoir 107 696 relève de l’enseignement général. Selon elle, les faibles effectifs au niveau des enseignements technique et professionnel doivent interpeller tous les acteurs du système éducatif. Pour la cohérence du système, a-t-elle fait savoir, l’enseignement général devait permettre d’accéder à des études supérieures longues, l’enseignement technique à des études supérieures courtes et l’enseignement professionnel à une insertion directe après le baccalauréat. Toutefois, a précisé Marie-Odile Attanasso, la porte de l’enseignement supérieur est ouverte aux meilleurs élèves de l’enseignement technique.
Cette déclaration du ministre en charge de l’Enseignement supérieur fait suite à une descente qu’elle a effectuée à la direction de l’Office du baccalauréat.

Descente à la DOB

Cette visite lui a permis d’être informée par le directeur de l’Office du baccalauréat, Alphonse da Silva, du niveau des préparatifs de cet examen qui démarre lundi 20 juin.
Faisant le point à la délégation, Alphonse da Silva a assuré que tout est fin prêt pour le baccalauréat session de juin 2016. Il en veut pour preuve les comptes rendus qui lui sont parvenus des départements du pays. Dans les détails, les travaux confidentiels se sont déroulés normalement, le convoyage des cantines est déjà fait en toute sécurité en commençant par les départements éloignés. Quant aux superviseurs, a-t-il poursuivi, ils sont des responsables. 115 322 candidats sont attendus, un chiffre en baisse par rapport à 2015. Cela s’explique, selon lui, par les mesures prises pour empêcher les inscriptions frauduleuses. Les candidats composeront dans 149 centres dont trois nouveaux sont créés au Collège d’enseignement II de Natitingou, de Za-kpota et au Collège catholique Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus à Abomey-Calavi.
L’Office du baccalauréat a prévu pour les centres de composition et de centres de correction 298 superviseurs y compris les superviseurs spéciaux. Les chefs centres sont au nombre de 300, avec plus de 8250 surveillants. Les cantines contenant les épreuves sont au nombre de 300.
Au regard des explications à elle fournies, Marie-Odile Attanasso s’est visiblement montrée satisfaite. Toutefois, elle n’a pu s’empêcher d’exhorter tous les acteurs mobilisés autour de l’organisation du baccalauréat à jouer convenablement leur partition pour les épreuves de ce premier diplôme universitaire qui devront se dérouler dans de bonnes conditions. Notamment, elle les invitera à faire preuve de rigueur à tous les niveaux pour que le baccalauréat béninois soit toujours crédible.?

Education 17 juin 2016


Carnet noir : Le monde culturel pleure Ambroise Beahènou

Seules les œuvres de Ambroise Beahènou, plus connu sous son nom d’artiste « Akouedjo » parleront désormais pour lui. Depuis jeudi 16 juin, ce jeune comédien et acteur culturel a répondu à l’appel de Dieu.

C’en est fini pour le jeune Akouedjo ! Ambroise Beahènou est parti à jamais. Depuis jeudi 16 juin dernier, date de sa disparition, les acteurs culturels pleurent un des leurs. Un jeune et talentueux comédien qui savait égayer le public. Révélé par la comédie et plusieurs créations d’humour et de fou-rire, le jeune acteur s’est avéré au fil du temps comme une pièce essentielle avec laquelle plusieurs compagnies ont composé. Il passera ainsi très vite au cinéma, y restera longtemps, sans pour autant perdre sa passion pour la comédie. Sa bosse, Ambroise Beahènou l’aura roulée un peu partout et a fait parler de lui aussi bien au niveau des créations dans lesquelles il était sollicité que les siennes. Avec la compagnie Semako wobaho, il va se révéler davantage. Raison pour laquelle, la plupart de ses ex-compagnons joints, à la suite de la nouvelle de son décès, n’ont pu vraiment opiner. Ils sont unanimes pour admettre que c’est une valeur sûre de la comédie et du cinéma au Bénin qui s’est éteinte.

C’est donc fini. D’Akouedjo, l’homme qui savait faire rire, on parlera désormais au passé. Son talent et ses astuces, il les a emportés avec lui, suite à une très courte maladie qui ne lui a laissé la moindre chance. Salut l’artiste ! ?

Culture 17 juin 2016


1995 - 2245