La Nation Bénin...
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Que faire face à la situation actuelle dans le secteur des arts et de la culture au Bénin pour mettre un terme à la crise, mais aussi poser les balises d’une gouvernance exemplaire des fonds alloués au Fonds d'aide à la Culture. La problématique alimente bien de débats depuis peu. Et la plate-forme Wanilo, devenue pionnière dans la dénonciation ces dernières semaines a tôt fait d’officialiser certaines suggestions.
On doit à la plate-forme Wanilo, et sans doute aussi à la volonté de l’actuel ministre en charge de la Culture, Ange N’koué, les mesures conservatoires appliquées au secteur des arts et de la culture, notamment au fonctionnement du Fonds d’aide à la Culture (Fac). Née de la révolte et de la contestation d’une frange d’acteurs culturels, dépités du fonctionnement des instances de financement du secteur culturel, la plate-forme Wanilo s’est érigée en une force d’opposition et de propositions. «Nos actions consistaient à faire arrêter le processus d’élection, consulter les acteurs sur la question d’amélioration du fonctionnement du fonds et enfin faire des propositions pour des réformes profondes de transparence, de crédibilité et d’impact du fonds», synthétisent ses responsables. Pour l’instant, la revendication majeure portant sur l’arrêt du processus de désignation des administrateurs du Fac est déjà un acquis. Depuis le 7 juin dernier, ledit fonds a basculé dans un vide juridique et bien malin qui pourrait présager de la suite du processus, surtout que jusque-là le ministre en charge de la Culture, dont l’intervention est très attendue, n’en dit mot.
Pour sa part, la plate-forme Wanilo, «après plusieurs investigations et consultations, a conclu que laisser passer le renouvellement des membres du Conseil d’administration serait entretenir ou encourager une mauvaise gouvernance qui s’érige en principe de gestion du Fonds d’aide à la Culture».
«Pour collecter des propositions, nous avons conduit une série de consultations publiques. La première méthode consiste à organiser des forums publics sur les propositions pour un meilleur fonctionnement du fonds. Ensuite, il a été mis en place une adresse électronique sur laquelle les acteurs ont envoyé des propositions quelle que soit leur situation géographique », détaille le document de synthèse rendu public par l’organisation au terme de son processus de consultation. Au total, 157 artistes et acteurs culturels représentant toutes les disciplines artistiques, bénéficiaires ou non-bénéficiaires du Fonds d’aide à la Culture, 24 acteurs culturels de la diaspora, ont pris part à l’opération qui s’est soldée par une série de propositions visant à faire changer la donne dans le secteur culturel. ?
Que veut Wanilo ?
Selon la vision et les objectifs de la plate-forme Wanilo, le secteur culturel béninois doit connaître un processus de démocratisation directe. L’opération « Un acteur culturel, une voix » sera la première revendication phare de cette association pour faire obstacle au mode de désignation des administrateurs. « Dans le contexte actuel où la crédibilité et l’effectivité des associations et fédérations d’artistes sont remises en cause, nous proposerions de procéder à une cartographie du secteur et au recensement par discipline, par métier et par catégorie des acteurs et des organisations du secteur. Ce travail de recensement doit se baser sur le statut de l’artiste en République du Bénin », suggère Wanilo. En dehors des exigences relatives au processus électoral et la candidature, les responsables de l’organisation formulent aussi des propositions pour un meilleur fonctionnement de l’outil de gestion des ressources du secteur.
Les administrateurs de type nouveau attendus dorénavant au sein du Conseil d’administration du Fac auront l’obligation de rendre compte une fois par an à leur base et le mandat du Conseil d’administration ne dépassera pas deux ans renouvelables une fois. S’agissant de la direction générale du Fonds d’aide, elle doit être un instrument technique de régulation, d’accompagnement et de facilitation et avoir la possibilité de faire des propositions au CA. Elle doit, pense la plate-forme Wanilo, «organiser le suivi et l’évaluation des projets financés et, par l’entremise d’un cabinet d’étude, établir les outils et canaux d’évaluation et de suivi uniformes et consensuels pour tout le secteur ». Aussi, doit-elle mesurer chaque année l’impact du financement sur le secteur et sur l’économie nationale et publier des bulletins statistiques. Quid des montants alloués aux acteurs et aux structures ? A ce niveau, Wanilo dresse un éventail très large de propositions dont la finalité permettra de renforcer la dépendance de l’acteur culturel et le financement des initiatives culturelles, loin de toutes tentatives de corruption avec des impacts sur le secteur et sur l’économie.
La liste n’est pas exhaustive et ce travail conduit par une équipe de coordination, avec à sa tête, Espéra Donouvossi, consultant, opérateur et administrateur culturel, Giovanni Houansou, acteur culturel et comédien et bien d’autres experts à divers niveaux de la chaîne culturelle, selon nos investigations, devrait déjà être aux mains du ministre Ange N’koué et de ses collaborateurs. Pour la plate-forme Wanilo, la mise en application de ses propositions, avec l’appui de tous les acteurs culturels suffirait à concrétiser la volonté du président Patrice Talon, tel que mentionné dans son projet de société à savoir « Mettre en place une véritable politique de soutien aux vocations et talents artistiques ».

Il a été procédé, mardi 7 juin à Cotonou, au lancement officiel du Rapport national sur le développement humain (RNDH) 2015. La cérémonie était placée sous l’égide du ministre d’Etat en charge du Développement Abdoulaye Bio Tchané et du représentant résident du Pnud par intérim Odile Sorgho-Moulinier
«Agriculture, sécurité alimentaire, développement humain au Bénin ». C’est le thème de la 10è édition du rapport national sur le développement humain. Dans son adresse à la cérémonie de lancement, à Cotonou, le représentant résident par intérim du Pnud, Odile Sorgho-Moulinier a souligné qu’au regard des nombreuses menaces auxquelles le Bénin doit faire face en la matière, le choix de ce thème vient à point nommé et vise à approfondir les interrelations entre l’agriculture, la sécurité alimentaire et le développement humain. Elle précise que ledit Rapport est le produit final d’un long processus entre les diverses parties prenantes. «Le sujet abordé dans le rapport a été retenu conjointement par le Pnud dans une approche participative avec l’inclusion des Organisations de la Société civile. C’est le fruit du travail de recherche assidue, du dévouement, des conseils, des contributions et du soutien de nombreuses autres personnes», insiste-t-elle.
Après avoir rappelé l’importance que revêt l’institutionnalisation des rapports nationaux sur le développement par le Pnud à travers le monde, Odile Sorgho-Moulinier souligne que pour son institution, lesdits rapports représentent d’importants piliers de son travail de soutien aux gouvernements et aux Etats en matière de politique et de stratégies de développement. A cet effet, ajoute-t-elle, « l’objectif principal de ces rapports est d’informer le public et de relancer des actions qui contribueront à résoudre les problèmes de développement humain les plus préoccupants»..
Synthèse d’investigations
Pour le représentant résident par intérim du Pnud, les RNDH contribuent aussi de façon significative à renforcer la capacité statistique et analytique nationale, et constituent un média important permettant d’atteindre les buts fixés par la communauté internationale dans le cadre des ODD.
Les RNDH sont des rapports nationaux, non seulement parce qu’ils s’élaborent dans le pays mais aussi parce qu’ils constituent la synthèse d’investigations diverses qui concilient différentes sensibilités présentes dans le pays. « Une fois reliés aux mécanismes de coopération de développement, les RNDH constituent une base analytique pour la formulation de programmes de soutien aux pays et à leurs gouvernements afin d’accélérer le progrès du développement humain».
Odile Sorgho-Moulinier dit avoir foi que le rapport contribuera à stimuler un débat public de haut niveau sur l’urgence à relever les défis qu’impose la planification du développement, prenant en compte la sécurité humaine. Car, selon les analyses du rapport, le Bénin doit concentrer ses efforts sur des stratégies qui mettent l’homme au centre de l’action, qui mettent l’être humain à l’abri du besoin, qui le libèrent de la peur, qui lui offrent enfin la possibilité et l’opportunité de vivre dignement et aussi longuement que possible. Le rapport soutient également que si l’agriculture est bien pensée et sous-tendue par des politiques et stratégies adéquates, elle ne manquera pas d’impacter positivement les populations aux moyens économiques et sociaux contribuant ainsi au développement humain.
Les assurances du gouvernement
Pour le ministre en charge de l’Agriculture, Delphin Koudandé, le rapport mérite d’être salué parce que le Bénin vit une situation paradoxale en ce sens que son agriculture qui entraîne tous les autres secteurs économiques est confrontée à d’énormes défis. Elle est restée à l’étape embryonnaire sans pouvoir contribuer suffisamment à la création de la valeur ajoutée nationale. «C’est fort de ce diagnostic que le régime du Nouveau départ a opté pour, entre autres visions, d’investir pour une agriculture de grande envergure». Une vision qui ne pourra être réalisée que par la prise de certaines mesures clés dans chacun des sous-secteurs agricoles. Il a cité les axes majeurs fixés pour opérationnaliser cette vision, avant d’assurer que le gouvernement entend faire des miracles pour qu’à l’horizon 2021 le pays soit réellement dans une situation de souveraineté alimentaire et nutritionnelle.
Procédant au lancement officiel dudit rapport, le ministre en charge du Développement, Abdoulaye Bio Tchané a laissé entendre que le Rapport vient confirmer la nécessité de faire du Bénin le grenier de l’Afrique de l’Ouest. Il a également dit la gratitude du gouvernement à l’ensemble des acteurs qui ont contribué à la réalisation dudit Rapport.?

La commune de Bassila a, à partir de ce mardi 7 juin, un nouveau maire en la personne de Abou Bakari Gomina de l’Alliance pour un Bénin triomphant (Abt). Il remplace Arouna Riliwanou à ce poste à l’issue de la reprise de l’élection du maire, de ses adjoints et des chefs d’arrondissement comme décidé par la Cour suprême à la suite d’un recours formulé par l’alliance Abt.
Abou Bakari Gomina a remporté le duel qui l’a opposé mardi à Mamam Yaya, un autre militant de l’Alliance pour un Bénin triomphant dans l’élection du maire de la commune de Bassila à la suite de la recevabilité par la Cour suprême du recours de cette formation politique au lendemain de l’élection de Arouna Riliwanou des Forces Cauris pour un Bénin émergent (Fcbe).
Une fois le bureau d’âge du conseil communal installé, Issaka Moussa Yaya, chargé de mission du préfet des départements de l’Atacora et de la Donga, s’est retiré des lieux, lui laissant le soin de conduire le processus. Ce qui a été fait avec l’élection de Abou Bakari Gomina, directeur de la radio Kouffè Fm de Bassila par dix voix contre sept pour son challenger du jour. Il remplace donc Arouna Riliwanou qui aura passé moins d’une année à la tête de la commune.
Abou Bakari Gomina aura donc la mission de présider aux destinées de sa commune en concrétisant le projet de société de l’alliance qui l’a porté à ce poste. Il estime qu’il faille œuvrer pour la réduction de la pauvreté et la création de la richesse sans occulter le social pour contribuer au bien-être des communautés. Tablant sur l’amenuisement des ressources forestières dans la commune avec son corollaire d’insécurité, le nouveau maire confirme que sa vision est l’alternative pour une jeunesse désemparée. La promotion de l’agriculture, du maraîchage, de l’apiculture, de la filière anacarde, de l’élevage, de l’éducation ainsi que la construction de centres de santé constituent autant de priorités qu’il a inscrites dans son projet pour impulser le développement dans la commune.
Recours en grâce d’un candidat malheureux
Depuis la campagne pour les élections communales, le tout nouveau maire a affiché ouvertement son ambition de présider le conseil communal de Bassila mais les résultats proclamés par la Céna le 15 juillet 2015 mettront un terme à son rêve. Au moment où l’alliance Abt espérait disposer de la majorité ce sont les Forces cauris pour un Bénin émergent qui lui dament le pion en arrivant en tête des élections avec 9 voix contre 8. L’arrondissement de Manigri où l’alliance comptait obtenir trois sièges sur les quatre en jeu ne lui en donnera que deux. Ce qui donnera lieu à diverses manifestations de protestation et d’échauffourées auxquelles ne mettra fin que l’élection de Arouna Riliwanou, le 30 juillet 2015. Commence alors une bataille juridique avec un recours formulé devant la Cour suprême. L’alliance ABT estime qu’elle devrait se faire octroyer trois sièges dans l’arrondissement de Manigri au lieu des deux à lui concédés. Une requête que la Cour suprême a jugée recevable. La majorité a changé désormais de camp et la configuration s’en trouve modifiée. S’ensuit une autre requête pour la reprise des élections du maire, de ses adjoints et des chefs d’arrondissement conformément aux dispositions de l’article 400 alinéa 2 du code électoral. L’installation du conseil communal ayant été jugée, elle, conforme à la loi.
Actualités 08 juin 2016

Transmis au Parlement depuis le 23 mars 2006, le projet de loi portant statut du barreau en République du Bénin est enfin en examen à l’hémicycle. L’étude du texte composé de 247 articles a démarré mardi 7 juin à l’Assemblée nationale sous l’œil vigilant du ministre en charge de la Justice, Joseph Djogbénou et d’une délégation d‘avocats conduite par le Bâtonnier Cyrille Djikui.
Régi jusqu’ici par une loi qui date de 1965, le barreau béninois se dote bientôt d’une nouvelle législation. L’étude du projet de loi déposé à l’Assemblée nationale depuis le 23 mars 2006 a démarré et est en étude depuis mardi 7 juin. Selon le rapport de la Commission chargée des Lois lu par le rapporteur Orden Alladatin, les textes qui régissent le barreau béninois comportent aujourd’hui des insuffisances notoires qui s’expliquent par l’évolution de la société.
En effet, d’une dizaine d’avocats en 1965 se justifiant par les tribunaux près la seule Cour d’appel de Cotonou, le barreau béninois en compte aujourd’hui 210 membres. Ainsi, la profession d’avocat a pris une ampleur considérable au fil des années. C’est dans ce cadre que, suite aux recommandations des états généraux de la justice, l’Etat béninois s’est donné comme tâche prioritaire, la révision du statut du barreau, informe-t-il. L’objectif de cette révision est d’assurer la sécurité juridique des justiciables, la crédibilité de la corporation des avocats, afin de parvenir à une justice accessible à tous, efficace et transparente. C’est tout l’intérêt de la réforme législative portée par le projet de loi portant statut du barreau de la République du Bénin transmis à l’Assemblée nationale le 23 mars 2006. Depuis cette date, deux règlements relatifs à la profession d’avocat ont été édités par l’Uémoa et entrés en vigueur. Il s’agit du règlement relatif à la libre circulation et à l’établissement des avocats ressortissants de l’Union au sein de l’espace Uémoa du 25 juillet 2006 et du règlement relatif à l’harmonisation des règles régissant la profession d’avocat dans l’espace Uémoa du 25 septembre 2014. Ces règlements étant des normes communautaires, ont été pris en compte dans l’étude du projet de loi. Ce qui a entraîné une refonte du projet tel qu’envoyé à l’Assemblée nationale par le gouvernement en 2006, a expliqué la Commission chargée des Lois.
Lors du débat général, les députés se sont tiraillés sur le lieu du siège de l’Ordre des avocats du Bénin. Certains députés ont souhaité que ce soit à Cotonou, son lieu actuel. D’autres députés ont trouvé utile que le siège soit transféré dans d’autres villes du Bénin notamment à Porto-Novo, la capitale du Bénin qui abrite déjà la Cour suprême. Mais au finish, il sera retenu que le siège soit basé à Cotonou avec possibilité pour le barreau de le transférer dans d’autres villes.
Les députés Claudine Prudencio et Patrice Nobimè, pour leur part, ont insisté dans leurs interventions sur la nécessité de corser dans la loi les sanctions contre les avocats indélicats.
Rosine Vieyra Soglo se voudra avocate de ses collègues en toge noire. Selon elle, il y a des brebis galeuses dans tous les corps. La dame de fer de la Renaissance du Bénin invite la plénière à reconnaître tout de même les efforts des avocats qui travaillent énormément et font de l’assistance judiciaire gratuite aux populations pauvres. Elle a félicité Me Hélène Aholou Kèkè, la présidente de la Commission chargée des Lois sous la 6e législature qui avait beaucoup travaillé ce texte.
Cette réforme législative est une exigence nationale qui permettra au Bénin non seulement de se mettre en phase avec plusieurs autres textes tels que le Code de procédure pénale mais aussi une exigence des règlements communautaires de l’Uémoa relatifs à l’organisation de la profession d’avocat. Il est important pour le Bénin de se mettre en conformité avec les exigences de ces textes, a insisté Joseph Djogbénou, ministre chargé de la Justice qui renseigne que les députés n’auront pas une grande manœuvre d’amendements du projet de loi d’autant que les indications de délais, les règles de discipline et les conditions d‘admission à la profession d’avocat sont entre autres déjà réglées par les règlements de l’Uémoa.
Il faut souligner que l’examen du texte de 249 articles se poursuit demain à l’Assemblée nationale¦
Maurice Katotcha Chabi prend siège au Parlement
Le suppléant du député démissionnaire Jacques Yempabou appelé à d’autres fonctions, Maurice Katotcha Chabi a été officiellement installé mardi 7 juin. Il a été invité à siéger en lieu et place du titulaire du siège par le président de l’Assemblée nationale. « Mes impressions sont bonnes. Tout est bien qui finit bien. C’est ma première séance plénière et c’est la première fois que je participe à ce genre de débats parlementaires. Mais comme on le dit, c’est en forgeant qu’on
devient forgeron. Je pense donc qu’avec le temps, je vais devenir un
bon député pour voter les lois devant soulager les peines des populations et contrôler
l’action du gouvernement », a confié à la presse Maurice Kato- tcha Chabi qui se réclame de la Majorité présidentielle.
Th. C. N.

Les membres du jury de la première édition du challenge Miss littérature ont fini par mettre un terme au suspens le week-end dernier en publiant la liste des candidates retenues à l’issue de la première phase. Elles seront au total dix adolescentes à s’affronter pour dégager au finish la plus méritante.
Par ordre de mérite, les moyennes des dix candidates présélectionnées dans le cadre du concours national de compte rendu de lecture Miss Littérature s'établissent entre 16 et 12,16. Et c’est Jeanne Kinhoun qui s’est imposée devant les autres candidates avec une moyenne de 16 sur 20 à l’issue de la première étape de sélection. Elle est suivie par ordre de mérite de Murielle Hounwedo (15,16), Cica Charlène Odounlami (14,26), Oriane Todan (14,25), Océane-Maria Adjovi (14,16), Gloria Dègbogbahoun (13,66), Floricia Kouton Godonou (13,50), Mochébolatan Akadiri (12,50). Les deux dernières places, soit la neuvième et la dixième reviennent à Reine-Maria Donouvossi et Josiane Gougbe qui ont obtenu toutes deux, la moyenne de 12,16.
«Nous rencontrons les filles demain mercredi 8 juin au Centre de promotion de l’Artisanat pour préciser le roman imposé. Ensuite, nous profiterons de cette séance pour faire prendre leurs mesures par l'habilleur. L'esthéticienne-coiffeuse aussi viendra voir les visages et se projeter sur les coiffures. Nous ferons les tirages au sort pour les numéros de passage. Trois ou quatre jours avant la finale, nous ferons une mise au vert des candidates dans un hôtel », précise Carmen Toudonou, présidente du comité d’organisation au sujet de la suite de la compétition.
Au-delà de l’évènement Miss littérature, le challenge des écrivains et gens de lettres mobilisés autour de cette initiative est de redonner le goût de la lecture aux jeunes afin qu’ils ne s’écartent pas davantage des vertus des livres et des lettres. « Nous estimons qu’il ne suffit pas d'affirmer que les jeunes ne lisent plus, que le niveau des jeunes est en baisse constante. Il faut surtout agir. Susciter la saine émulation», explique Carmen Toudonou. Il est à préciser que le concours Miss littérature est une compétition de compte rendu littéraire ouverte aux jeunes filles âgées de 16 à 22 ans ¦

La création du ministère du Plan et du Développement dans le gouvernement en place depuis le 06 avril 2016, est une opportunité pour le Bénin, de réformer son système national de planification : c'est-à-dire le cadre organisationnel de la planification, ses processus, ses techniques et les arrangements institutionnels entre les différents intervenants.
Mon précédent article publié dans la Nation n° 6499 du mardi 31 mai et dans le n°6500 du mercredi 1er juin 2016, plaidait déjà pour le retour du Bénin aux plans nationaux de développement. Mais restaurer les plans ne suffirait pas à renforcer les capacités de gestion du développement du Bénin. Il faudrait en plus, réformer tout le système national de planification en stabilisant son cadre organisationnel et en standardisant ses techniques.
Les systèmes de planification dépendent du contexte économique, social et environnemental national, des caractéristiques de l’État planificateur et surtout de ses capacités de gestion ainsi que des thèses contemporaines de l’économie du développement. Dans cette perspective, une réforme du système national de planification du Bénin requiert de :
1) changer de modèle de développement et opter pour un modèle plus éclectique;
2) recentrer le rôle de l’État dans la gestion du développement en faisant du plan et du marché, les principaux instruments d’allocation des ressources ;
3) assurer la cohérence temporelle des actions publiques en valorisant la prospective;
4) adapter les instruments de planification à un contexte en pleine mutation et en élaborant un Plan national de développement durable (PNDD) pour la période 2017-2021;
5) définir une stratégie de financement du développement basée sur un bilan de la Table Ronde de Paris et orientée vers la mobilisation de financements alternatifs à l’APD (fondations philanthropiques, BRICS , fonds de la diaspora, fonds environnementaux, fonds arabes, notamment); et
6) institutionnaliser la fonction planificatrice autour d’une loi-cadre et une commission nationale de planification.
Changer de modèle de développement
Les modèles de développement se basent sur les concepts, les théories et les pratiques de l’économie du développement, sur les faits stylisés et la recherche empirique pour préconiser des voies à suivre pour surmonter les obstacles aux progrès économiques, sociaux et environnementaux dans les pays en développement.
Les planificateurs béninois des années d’avant 1990, comme d’ailleurs dans le tiers monde, ont tenté à travers les plans qu’ils élaboraient d’appliquer les principales théories de l’économie du développement ainsi que les stratégies y relatives. Fortement inspirés par le décollage de Rostow , le dualisme des Lewis et le structuralisme de R. Prebish, Samir Amin et al., ils ont fait des choix stratégiques qui se sont avérés par la suite inopérants. Des stratégies de développement autocentré aux industries «industrialisantes» en passant par l’industrialisation par substitution des importations, les planificateurs ont tout essayé mais le constat d’échec est le même partout.
Le bilan de plus d’un demi-siècle de gestion du développement met ainsi en exergue les limites des modèles appliqués ainsi que des schémas de croissance sous-jacents. Ni le libéralisme du début des indépendances, ni le socialisme de l’ère révolutionnaire, ni le consensus de Washington qui a inspiré le modèle d’ajustement structurel, encore moins les stratégies de lutte contre la pauvreté, n’ont favorisé une augmentation substantielle de la croissance du PIB pour améliorer les conditions de vie. Ils n’ont pas non plus apporté un gain de productivité suffisant pour opérer la transformation structurelle de l’économie, ni une compétitivité accrue susceptible de mettre le pays sur la voie de l’émergence.
Aujourd’hui encore les thèses sur le développement foisonnent. Entre 1990 et l’an 2000, le développement s’est vu affublé de nouveaux qualificatifs : développement durable et développement humain, notamment. De même, les concepts comme l’émergence et la croissance inclusive figurent en permanence sur l’agenda actuel du développement. Cependant ces théories et autres paradigmes ne doivent pas faire l’objet d’une application aveugle. Ils doivent être appropriés et mis en œuvre en tenant compte du contexte national.
En conséquence, la conception du SNP doit chercher, au regard des réalités spécifiques du pays, à identifier les points forts de chacun de ces référentiels pour en faire une application judicieuse. La finalité est d’éviter d’enfermer le SNP dans des dogmes, des idéologies et autres effets de mode. Il s’agit plutôt de rechercher dans ce foisonnement de théories et paradigmes, des éléments intéressants permettant d’opérer le choix d’un modèle éclectique susceptible d’être appliqué avec succès aux défis nationaux de développement.
Recentrer le rôle de l’État
Face aux défis qui se posent au pays au plan démographique, social, économique et environnemental, l’État est appelé à jouer un rôle central dans la gestion du développement.
Ce rôle par le passé a été vertement décrié en ce qu’il a conduit à un interventionnisme hypertrophique, causé les déséquilibres financiers du milieu des années 80 et conduit à l’ajustement structurel et à son cortège d’austérités. Aujourd’hui, les bonnes pratiques enregistrées dans les pays ayant opéré avec succès leur transformation structurelle, enseignent que le rôle de l’État dans l’économie pour être efficace, doit être recentré.
Il y a trois manières d’opérer ce recentrage : (i) consolider l’environnement institutionnel en place; (ii) doter l’État des instruments appropriés de gestion du développement ; et (iii) renforcer ses capacités.
La consolidation de l’environnement institutionnel
Un environnement institutionnel propice à la gestion du développement par l’État suppose un leadership éclairé, de solides fondations politiques, des processus décisionnels participatifs, une prise en compte de l’intégration régionale.
Le leadership éclairé est incarné par des gouvernants engagés, crédibles et compétents. Asseoir de solides fondations politiques, signifie de consolider les bases démocratiques du pays, l’Etat de droit et les libertés fondamentales. Le degré d’implication des divers autres acteurs : secteur privé et société civile dans la prise de décision, renforce l’appropriation nationale et améliore la qualité de la gouvernance. Cela suppose une administration compétente, professionnelle et impartiale, qui assure la mise en œuvre efficace des politiques publiques.
L’intégration sous-régionale et régionale joue un rôle important dans les échanges et les investissements directs étrangers. Elle est donc une réalité à prendre en compte dans la consolidation de l’environnement institutionnel.
Il est à espérer que les réformes politiques et institutionnelles inscrites à l’agenda du présent quinquennat viennent renforcer le cadre global de gestion du développement et améliorer l’économie politique des réformes en faisant émerger une classe d’acteurs politiques crédibles et compétents, désireux de doter le pays d’une vision de développement; capables d’anticipation et de réformes; porteurs d’idéaux de changement; attentifs aux préoccupations des populations et sachant communiquer et persuader.
Les instruments appropriés de gestion du développement
L’État doit disposer de trois (3) principaux instruments pour jouer efficacement le rôle central qui lui est dévolu dans la gestion du développement à savoir : le marché, le plan et des politiques publiques appropriées.
Les bonnes pratiques enseignent que l’État peut valablement utiliser le marché non seulement comme un mécanisme d’allocation de ressources mais aussi comme un instrument.
Mais le marché livré à lui-même ne saurait opérer spontanément les changements structurels qu’exige le développement. C’est pour cela que l’État doit recourir, aux côtés du marché, au plan comme un instrument d’intervention dans une perspective de complémentarité et d’efficacité accrue dans la gestion du développement.
Cette perspective exige que l’État se dote de politiques publiques à même d’assurer la stabilité macroéconomique, de promouvoir une croissance vigoureuse et inclusive, de garantir une fourniture adéquate des biens publics et des services collectifs aux populations, de créer les bases d’une transformation structurelle durable de l’économie.
Le renforcement des capacités de l’État
L’État doit disposer de capacités suffisantes pour se doter de politiques publiques pertinentes, efficaces et efficientes. La gouvernance économique, la gouvernance financière, le suivi et l’évaluation sont les domaines clés dans lesquels, l’État doit être renforcé pour favoriser la mise en place d’un système de planification opérant au service du développement.
Ainsi, les services de l’administration publique aux différents niveaux doivent être capables, en matière de gouvernance économique : (i) de conduire des réflexions stratégiques, (ii) d’assurer la gestion macroéconomique, (iii) de concevoir et d’exécuter les politiques, programmes et projets de développement, et (iv) de mettre en œuvre les réformes (structurelles et institutionnelles) ; en matière de gouvernance financière, : (v) d’observer la discipline budgétaire; (vi) d’assurer l’efficacité de l’allocation budgétaire ; et (vii) de garantir l’efficience de l’exécution budgétaire ; en matière de suivi et d’évaluation : (ix) d’assurer la disponibilité de données actuelles et une bonne qualité des flux d’informations ; (x) de produire dans les délais requis et régulièrement, des indicateurs fiables et aptes à rendre compte des progrès accomplis dans l’atteinte des objectifs fixés ; (xi) de conduire des évaluations sur la performance des politiques ; (xii) d’utiliser les résultats de ces évaluations pour éclairer la prise de décision.
Assurer la cohérence temporelle de l’action publique
La nature et l’impact attendus de l’action publique nécessitent de la part des décideurs des choix temporels cohérents. Ils doivent décider de ce qu’il faut faire dans le court terme pour atteindre des objectifs de moyen terme. Dans le même temps, pour concrétiser la vision nationale de long terme, ils doivent aussi décider de ce qui est à faire à moyen terme. Le temps est donc une variable clé en matière de planification et tout système national de planification doit reposer sur un cadre temporel cohérent.
La première dimension temporelle à considérer dans le SNP est d’abord l’année. C’est au cours de l’année que l’État met en œuvre son budget qui est l’expression financière de sa politique. Conformément à la loi de finances, il doit collecter les impôts et taxes, mobiliser les ressources extérieures et exécuter les dépenses publiques de fonctionnement et d’investissements. Il doit également faire face à la conjoncture. Même si elle se réalise au cours de l’année, l’action de l’État doit s’inscrire dans la durée et de manière cohérente d’une période à une autre. Les choix budgétaires doivent ainsi se faire en référence aux stratégies globales et sectorielles élaborées sur le moyen ou long terme.
La deuxième dimension temporelle à considérer dans le SNP est le court terme qui pourrait aller d’un an à trois ans. A court terme, l’État doit procéder aux allocations budgétaires pluriannuelles tout en assurant les équilibres financiers internes et externes du pays. L’État agit dans ce cas à travers la politique économique avec comme finalité la stabilité macroéconomique c’est-à-dire un niveau jugé soutenable pour l’économie, d’un ensemble de variables macroéconomiques clés. La stabilité macroéconomique est un facteur déterminant pour les investissements et la croissance. Elle conditionne l’efficacité des actions à moyen terme.
La troisième dimension temporelle à considérer dans le SNP est le moyen terme qui pourrait être une période de 4 ou 5 ans. A moyen terme, l’État doit veiller à prendre en compte les retombées de certaines interventions initiées dans le court terme. Il en est ainsi, par exemple, des coûts récurrents des investissements réalisés et qui doivent être intégrés dans la planification. A moyen terme, il y a aussi à prendre en compte les actions publiques dont la mise en œuvre va au-delà du court terme. C’est le cas des grands projets d’infrastructures qui requièrent des études techniques (pré-faisabilité, faisabilité,…), des études environnementales et des études de rentabilité (financière et économique). Toutes ces actions de nature pluriannuelle doivent être judicieusement programmées en fonction de leur degré de maturité, dans une perspective de moyen terme pour s’assurer de leur réalisation.
La quatrième dimension à considérer dans le SNP est le long terme qui pourrait être considéré comme la période au-delà de 5 ans. A long terme, quel que soit le rôle que le marché est appelé à jouer, l'État continuera d’exercer un certain nombre de missions (stabilisation, allocation, redistribution) qui peuvent difficilement lui être contestées et qui lui imposent d'anticiper les tendances lourdes de l'évolution économique et sociale.
Par Sylvain Théodule DEGBE*
Actualités 07 juin 2016

A l’unanimité moins une abstention, les députés ont adopté le projet de loi portant autorisation d’adhésion à la Convention internationale de Kyoto, révisée et adoptée en juin 2009 par les Etats Parties pour la simplification et l’harmonisation des régimes douaniers révisés. L’adoption est intervenue en présence du ministre chargé de l’Enseignement supérieur, Odile Attanasso, représentant son collègue de l’Economie et des Finances.
L’accord d’adhésion à la convention internationale de Kyoto, révisée et adoptée en juin 2009 par les Etats parties, dans le cadre de la simplification et l’harmonisation des régimes douaniers adopté lundi 6 juin par l’Assemblée nationale est une exigence de l’Union économique et monétaire ouest-africaine. La première convention est entrée en vigueur depuis 1999. L’autorisation d’adhésion du Bénin est attendue depuis plusieurs années. Le Togo l’a fait en 2014. Et le Bénin est le dernier pays de l’espace Uémoa à adhérer à cette convention qui se révèle un outil efficace qui boostera l’administration douanière.
En effet, selon la commission des Finances et des Echanges qui a présenté le rapport sur le dossier, l’accord a pour objectifs entre autres d’éliminer les disparités entre les régimes douaniers et les pratiques des parties contractantes qui peuvent entraver le commerce international et les autres échanges internationaux, d’apporter une contribution efficace au développement du commerce et de ces échanges en simplifiant et en harmonisant les régimes douaniers et les pratiques douanières et en favorisant la coopération internationale. A ce titre, la convention de Kyoto révisée encourage la facilitation des échanges et les contrôles efficaces, grâce aux dispositions légales qui énoncent en détail, l’application de procédures simples mais efficaces et de nouvelles règles de mise en œuvre obligatoire pour toutes les parties contractantes. Aussi, cette adhésion permettra-t-elle à l’économie béninoise de tirer beaucoup de bénéfices notamment l’agrément attestant les normes internationales en vigueur, la possibilité de participer à l’élaboration des normes futures, la possibilité de s’impliquer davantage dans les négociations commerciales et la possibilité de bénéficier des activités relatives au renforcement des capacités.
Importantce de la Convention
La convention de Kyoto révisée permettra enfin d’espérer une libération plus rapide des marchandises et une diminution conséquente des coûts pour les entreprises.
Tout en reconnaissant l’importance de la convention, les députés ont néanmoins manifesté quelques inquiétudes. Abdoulaye Gounou a voulu savoir par exemple si le gouvernement est vraiment prêt pour faire face aux réformes qu’induira la mise en vigueur de cette convention au Bénin. Mieux, les dispositions et les mesures d’accompagnement qui sont prises pour faciliter l’avènement de cette convention. Sinon Abdoulaye Gounou dit craindre un marché de dupe et un déchantement dans la mise en œuvre de cette convention internationale. Les mêmes inquiétudes ont été partagées par Adam Bagoudou, Gildas Agonkan et Rosine Vieyra Soglo. Leur collègue Valentin Djénontin est revenu aussi sur les difficultés commerciales du Bénin avec le Nigeria notamment au Port et sur les parcs de vente de véhicules d’occasion. Une situation qui entraine la baisse drastique des recettes douanières. Lesquelles informations ont été confirmées par le représentant du ministre de l’Economie et des Finances. Dans les réponses du ministre Odile Attanasso, les recettes douanières établissent pour le compte du premier trimestre de l’année 2016 une baisse de 24, 576 504 650 FCFA par rapport aux prévisions. Cette tendance est due à la baisse de l’importation de 20 produits dont le riz, l’huile et les bonneteries pourvoyeurs de recettes au port de Cotonou. Le gouvernement est en train de prendre des mesures pour juguler tant soit peu la situation. Il en est de même à propos de la baisse du trafic dans le secteur des véhicules d’occasion où des réformes sont en cours pour éradiquer notamment les faux frais qui contribuent à la baisse du volume de vente, a appuyé le ministre des Travaux publics et des Transports, Hervé Hèhomè. ?

Le Groupe de la Banque sahélo-saharienne pour l’investissement et le commerce (BSIC) dispose désormais d’une Société de gestion et d’intermédiation (SGI). L’assemblée générale constitutive de cette société a eu lieu vendredi 3 juin dernier à Cotonou sous la présidence effective du président directeur général du groupe Ali Omar Almoktar avec la présence des directeurs généraux des différentes filiales installées dans plusieurs pays d’Afrique.
La Banque sahélo-saharienne pour l’investissement et le commerce (BSIC) s’implante davantage sur le territoire national du Bénin. C’est l'implantation qui a motivé la visite au Bénin en fin de semaine dernière du président directeur général du Groupe de la Banque Ali Omar Almoktar et à la tête d'une délégation. Une visite qui a deux objectifs. Le premier, rencontrer les autorités béninoises pour discuter avec elles du Groupe de la BSIC et surtout des financements que le groupe peut apporter au Bénin. Le deuxième objectif s’inscrit dans le cadre de la tenue de l’assemblée générale constitutive de la SGI du groupe, une assemblée générale qui a mobilisé les directeurs généraux des filiales installées dans la quinzaine de pays d’Afrique.
En effet, installée dans quatorze pays d’Afrique, la BSIC entend contribuer à l’intégration de ces pays avec le renforcement de ses filiales. Selon le président directeur général, le Groupe entend contribuer au développement économique et social des Etats de la Communautés des Etats sahélo-sahariens (CEN-SAD), à travers le financement des secteurs porteurs de croissance et la fourniture des services bancaires propres à faciliter les échanges commerciaux.
Après avoir énuméré, vendredi dernier, les activités que le Groupe de la BSIC mène dans les différents pays où la banque est installée, le président directeur général a rappelé ses domaines d’intervention. Il s’agit des domaines de l’agriculture, des transports, des communications, des Bâtiments et travaux publics (BTP), l’énergie, la micro finance, etc…
Donner les moyens aux filiales
Ali Omar Almoktar sera appuyé par le directeur du Département crédit du Groupe de la banque, Noomen Hadiji qui souligne qu’en créant la Société de gestion et d’intermédiation, l’objectif du groupe est de contribuer au renforcement des filiales afin qu’elles aient les moyens nécessaires pour financer de gros projets de développement dans leurs pays respectifs.
Au Bénin, la Banque sahélo-saharienne pour l’investissement et le commerce (BSIC) a obtenu son agrément en 2002 pour démarrer ses activités en 2004. Elle dispose aujourd’hui de 12 agences et entend dans les prochaines semaines ouvrir deux autres agences à Abomey-Calavi et à Bohicon.
Selon le directeur général de la BSIC-Bénin, Thierno Mamoudou Diallo, le soutien des opérateurs économiques à la BSIC-Bénin est une œuvre citoyenne. Et en cela, la BSIC-Bénin a une approche de développement, de la collaboration à long terme avec les entreprises ; une prise en charge des besoins de l’entreprise et de ses collaborateurs à travers la signature de conventions.
Pour Thierno Mamoudou Diallo, la BSIC-Bénin est soucieuse de la nécessité de bancariser l’économie et travaille activement à cela en favorisant les conditions d’accès à ses services. Elle apporte une contribution significative, selon lui, au développement du secteur financier béninois.
Comme projets phares au Bénin, la BSIC entend finaliser la construction du siège social de la filiale à l’instar des autres pays où elle est implantée ; développer des produits innovants et adaptés au marché ; rapprocher un réseau, articulé et synchronisé entre les pays limitrophes d’implantation et capable de faciliter les échanges régionaux ; puis associer les acteurs économiques au capital de la banque. ?

Suspendu depuis mardi 10 mai, le Bénin n’a pu livrer son match de la 5e journée des éliminatoires de la CAN Gabon 2017 face à la Guinée Equatoriale, dimanche 5 juin au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou. Informées par le Conor, de la rétractation de l’ordonnance par laquelle le juge du Tribunal de première instance de Porto-Novo interdisait la tenue du congrès électif de la Fédération béninoise de football (Fbf), la Fifa et la Caf ont décidé du report de cette rencontre au dimanche 12 juin prochain. Mais ce report est conditionné par l’élection du nouveau Comité exécutif de la fédération avec les candidatures, au plus tard, samedi 11 juin prochain.
Sous le coup d’une suspension de la FIFA depuis le 10 mai, les Ecureuils, à deux doigts de se qualifier pour la phase finale de la CAN Gabon 2017, ont de justesse bénéficié d’une chance inouïe de ne pas voir leur match de la 5e journée des éliminatoires de cette compétition purement et simplement annulé. Ce qui, pour l’instant, leur évite de ne pas connaître le même sort que leurs petits frères juniors qui, disqualifiés, n’ont pu affronter leurs homologues des Chevaliers de la Méditerranée de la Libye, lors du 2e tour des éliminatoires de la CAN U-20, Zambie 2017.
En effet, à travers sa correspondance du vendredi 3 juin dernier adressée à toutes les parties concernées par le match qui devrait opposer le Bénin et la Guinée Equatoriale, dimanche 5 juin au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou, la Caf, en se référant à la Fifa, a décidé de son report au 12 Juin prochain. Sa décision a été confirmée par le bureau du Conseil de la Fifa à l’attention duquel la situation du football a été soumise, vendredi 3 juin dernier. Il y a d’abord le Tribunal de première instance de Porto-Novo qui, mercredi 1er juin dernier, a rapporté son ordonnance qui interdisait la tenue du congrès électif de la Fédération béninoise de football (Fbf). La qualifiant d’interférence dans la gestion d’une association faisant partie de ses membres, la Fifa en avait fait de sa rétractation et du congrès électif, ses grandes exigences, avant toute levée de sa suspension. A l’ordonnance rapportée, il faudra ajouter le plaidoyer que le ministre des Sports Oswald Homéky a adressé à la Fifa, suite au conclave qu’il a eu avec les différents camps protagonistes dans la crise. Ce qui a permis au bureau du Conseil de la Fifa de procéder, samedi 4 juin dernier à Zurich en Suisse, à «la levée conditionnelle de la suspension du Bénin». En témoigne la correspondance de l’instance faîtière du football mondial adressé, samedi 4 juin dernier au président du Conor, Me Rafiou Paraïso.
A travers les deux courriers de la Caf et de la Fifa (voir leurs fac- similé), un délai de grâce a donc été accordé au Bénin qui aura l’occasion de jouer son match contre la Guinée Equatoriale, dimanche prochain. Ce sera à la seule condition que le nouveau Comité exécutif de la Fbf soit connu au plus tard samedi 11 juin. Si ce n’est pas le cas, menace la Caf, ce match comptant pour le groupe C de ces éliminatoires sera purement et simplement annulé et la Commission d’organisation de la CAN statuera.
Pour le Conor, démarre désormais une véritable course contre la montre. Me Rafiou Paraïso et les membres de son comité auront à tout mettre en œuvre afin que l’élection ait lieu avant samedi 11 juin prochain

Suite à sa nomination comme directeur des renseignements et des enquêtes douanières le jeudi 2 juin dernier, Jacques Yempabou vient de renoncer à son mandat de député au profit de son nouveau poste. Sa renonciation intervient à un moment où l’Assemblée nationale devrait connaître ce lundi 6 juin de l’examen de son dossier relatif à la demande de démission d’office du député accusé par la Cour constitutionnelle d’avoir cumulé deux mandats électifs. Avec cette nouvelle donne, le dossier tombe définitivement de lui-même et sera classé sans suite.
Le dossier Jacques Yempabou dont la procédure de démission d’office a été enclenchée par la Cour constitutionnelle qui accuse le député à travers sa décision DCC N° 15-249 d’avoir cumulé en plus de son mandat de parlementaire celui de conseiller communal à Kérou en violation de la loi électorale, est en débat ce jour à l’Assemblée nationale. La commission des Lois, de l’Administration et des Droits de l’Homme saisie de l’affaire au fond présente son rapport sur l’affaire. Lequel rapport aurait pu être prêt le jeudi 2 juin dernier. Mais la commission avait demandé une rallonge de quelques jours ; le temps d’achever les investigations. Le président de la commission chargée des Lois, Alexis Agbélessessi avait fait part à la plénière la nécessité pour elle d’entendre le préfet de l’Atacora-Donga et le requérant devant la Cour constitutionnelle. Ce qui permettrait à la commission de donner sa position en toute connaissance de cause. Elle devrait proposer aux députés d’adopter dans tel ou tel sens, c’est-à-dire d’entériner soit la demande de démission d’office ou de la rejeter. Et c’est en cela que la plénière de ce lundi 6 juin, devrait être décisive sur ce dossier en souffrance depuis plus de trois mois au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Elle est attendue pour fixer définitivement le député accusé. Mais cette séance plénière fatidique ne pourra plus connaître du fond du dossier. Et pour cause ! il y a eu de nouvelle donne dans l’affaire. Depuis le jeudi 2 juin dernier, le dossier a évolué. Le député Jacques Yempabou est nommé directeur des renseignements et des enquêtes douanières à la direction générale des Douanes par le ministre de l’Economie et des Finances sur proposition du directeur général des Douanes.
La porte de sortie
Ce colonel des Douanes abandonne ainsi son siège de député pour son nouveau poste. Il l’a d’ailleurs signifié à travers sa lettre de démission qu’il a adressée vendredi 3 juin dernier au président de l’Assemblée nationale. Cette nomination constitue pour le député élu sur la liste AND une porte de sortie honorable d’autant que ce serait une humiliation pour lui si ses collègues décidaient de le sortir ce jour de l’hémicycle pour donner une suite favorable à la décision de la Cour constitutionnelle. Il en sera plus question désormais. Mieux, la nomination de Jacques Yempabou ne fait pas que du bien à l’intéressé. Elle fait aussi du bien à la commission chargée des Lois et même à l’ensemble des députés qui semblait être embarrassée d’avoir à juger et décider du sort d’un de leurs collègues. « Ce qui n’est pas bon, c’est que nous donnons l’impression de faire obstruction à une décision de la Cour constitutionnelle. Ça m’embarrasse, ça m’embête. Malgré toute la sympathie que j’ai pour notre collègue Jacques Yempabou, ça m‘embête de paraître comme le président qui favorise l’obstruction à une décision de la Cour constitutionnelle. Comprenez-moi aussi », disait lundi 30 mai dernier le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji. La nomination de l’accusé qui écourte toute la procédure parlementaire à son encontre apparait donc comme un ouf de soulagement pour toute l’Assemblée nationale. Le retour de Jacques Yempabou pour la Douane fait tomber le dossier. Le rapport de la commission chargée des Lois à la séance plénière de ce lundi 6 juin sera sans objet. Les députés ne pourront pas opiner utilement sur le dossier. L’affaire court le risque d’être rabattue et classée sans suite au Parlement. Le siège vacant de Jacques Yempabou sera désormais occupé par son suppléant Maurice Chabi Katoucha qui voit ainsi la porte de l’hémicycle s'ouvrir grandement pour lui. Ce dernier devrait être d’ailleurs le plus heureux de cette nomination suivie de démission de titulaire de siège. Il va poursuivre les trois ans de mandat du député. Ainsi donc, terminus tout le monde descend, pourrait-on dire dans le dossier de demande de démission d’office de Jacques Yempabou définitivement clos. ?
Politique 06 juin 2016