La Nation Bénin...
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Elle s’annonce belle, grande et inédite, la saison 2 du festival « Nuit poétique » qui célèbrera à Cotonou le 9 juillet prochain les grandes voix de la poésie béninoise. En prélude à cette foire de la poésie placée sous le signe de l’engagement, l’écrivain poète-dramaturge Jérôme-Michel Tossavi, initiateur dudit projet revient ici sur les objectifs de cette initiative.
La Nation : Vous êtes porteur d’un projet audacieux de célébration des valeurs poétiques dans notre pays, «Nuit poétique». Quel but visez-vous en rêvant d’une telle nuit ?
Jérôme-Michel Tossavi : La «Nuit poétique» est d’abord une quête à la consécration des grandes voix de la poésie béninoise qui ont fait et continuent de faire la gloire de la littérature de notre pays. C’est une nuit au cours de laquelle des poètes de toutes les générations-vivants ou morts- sont ressuscités, revisités et immortalisés à travers des lectures-spectacles, des distinctions, des dédicaces et des ventes de recueils de poésies. L’idée, toute simple, qui se cache derrière cette ambition est de redonner à la poésie en voie de disparition dans les cœurs toutes ses lettres de noblesse. Elle permet aussi à la nouvelle génération de prendre connaissance du répertoire existant de la poésie d’ici et d’ailleurs. La première édition, qui a été une édition-test, s’était passée purement au plan national compte tenu de nos moyens limités. Mais vu la forte demande que nous enregistrons, nous ouvrons cette deuxième édition au plan international. Et déjà, plusieurs poètes internationaux comme nationaux frappent à nos portes. C’est en ce sens que cette nuit se différencie des autres à travers son caractère féérique plein de charmes et de suspens. Au cours de cette nuit, nous ne célébrons pas des poètes mais nous célébrons des valeurs en encens de myrrhe et de l’or. Voilà pourquoi le casting pour la participation à cette nuit est rigoureux. On ne franchit pas le seuil de cette nuit de tous les rêves si on ne jouit d’un pur-sang de poésier parolier de tous les cabanons. Néanmoins, la nuit ne perd rien de son caractère de festin populaire où la scène s’adresse à tout public passionné de l’art et des belles lettres.
A bien entendre, la nuit répond au vœu d’être le marché populaire des diseurs de pensées justes et immortelles. Quel acquis direct générera ce projet à court, moyen et à long termes si sa tenue est régulière et bénéfique pour le pays voire pour le continent ?
Elle permettra d’être un carrefour des rencontres annuelles autour des pensées poétiques. A court terme donc, la «Nuit poétique» se muera en un festival international à l’instar du Fitheb où nous accueillerons des poètes de tous les horizons et de tous les cabanons. Pour ce faire, nous ambitionnons, à moyen terme, de mettre en place la première résidence internationale des poètes à Sékou (à quelques encablures de Cotonou) pour accueillir en résidence de création poétique des poètes confirmés au plan mondial. Le site de cette résidence existe et nous attendons les bonnes volontés pour la mise sous terre de sa première pierre qui ne va plus tarder. Les bénéficiaires de cette résidence seront les porte-parole de la «Nuit poétique» au plan international en même temps que cette résidence servira de vitrine pour ce grand rendez-vous annuel de la poésie du monde. Nous aurons donc à asseoir à long terme un réseau solide et puissant d’éditeurs, d’auteurs, de libraires, de bibliothécaires, de lecteurs tous spécialisés en poésie. Mais nous ne pouvons mener seuls ce combat. Voilà pourquoi par le biais de ce projet, nous lançons un vibrant appel à toutes personnes morales partageant les mêmes rêves que l’Association «Mignon-Tourbillon» que j’ai l’honneur de diriger.
Quel public faudra-t-il alors dans la nuit du 9 juillet prochain pour enfourcher la trompette de la poésie de tous les engagements
Je rêve d’un Cotonou, capitale de la poésie mondiale et je voudrais par le biais de l’Association « Mignon-Tourbillon » et l’Institut français sortir la grande artillerie poétique du Bénin à travers un spectacle vivant des corps-poèmes choisis à partir de la génération de Paulin Joachim jusqu’à Daté Atavito Barnabé-Akayi en passant par Mahougnon Kakpo, Afoutou Jean-Marc-Aurèle pour ne citer que ceux-là. J’invite le public à méditer sur cette nuit qui s’annonce avec couleurs et ferveur ¦
Propos recueillis par Josué F. MEHOUENOU
Culture 03 juin 2016

Les professionnels de l’art oratoire, notamment du conte et du conte théâtralisé qui s’interrogent sur les lendemains de ces arts ont moins de souci à se faire. Une pépinière d’acteurs est en cours de formation dans les écoles et s’outille déjà pour prendre la relève.
Depuis le 30 mai dernier, et ce, jusqu’au 8 juin prochain, l’association «Scène universelle» organise un atelier de formation à l’intention des élèves du Complexe scolaire et internat St Romaric d’Akassato, tous passionnés par cet art oratoire. Ceci, grâce au projet d’initiation à la présentation du conte dans une mise en scène théâtrale conduite par l’association «Scène universelle». Cet atelier fait suite à un précédent qui avait déjà permis de poser les bases pour la suite de cette aventure à laquelle les apprenants de l’établissement, du moins ceux concernés, se donnent à cœur joie. L’atelier prend en compte, en outre, des mises en scène de petits sketchs contés et est dirigé par le comédien conteur Soulemane Laly. L’exercice, suivi de près par le fondateur de l’établissement, Abraham Godonou se déroule plutôt à sa satisfaction. Déjà, il rêve que l’aventure se poursuive au-delà du projet et s’étale sur une longue durée afin qu’il y ait à la fin de chaque trimestre une petite représentation de conte théâtralisée. Une proposition bien accueillie par le président de l’association «Scène universelle», Patrick Gbaguidi.
Selon ses explications, il s’agit d’un atelier comptant pour les activités de la phase II du projet d’«initiation à la présentation du conte dans une mise en scène théâtrale» financé par le Fonds d’aide à la culture. Il est question pour ladite association, non seulement de ramener le conte à l’école afin que l’art oratoire ne s’éteigne, mais aussi de travailler à la diffusion de l’art du conte, informe Patrick Gbaguidi. Le projet a pour cible prioritaire, les élèves et les jeunes. A compter de la rentrée prochaine, d’autres apprenants issus d’autres écoles devront en bénéficier.
«Nous avons envie de former parce que le conte est en train de disparaître. Nous avons voulu que l’art du conte soit revu dans un contexte plus actuel. Et c’est pour ça qu’on l’a voulu sur une mise en scène théâtralisée pour attirer plus facilement du monde», confie l’initiateur. Un travail pour une renaissance du conte sous une nouvelle forme, explique-t-il, en rappelant que la première phase qui s’est déroulée en 2015 a permis d’apprendre aux élèves les notions élémentaires du conte et du théâtre. «Nous avons notamment enseigné la prise de parole, comment dire un texte de théâtre, comment se déplacer sur la scène et quelques petites techniques de théâtre et de diction de conte», ajoute-il ¦

Les informations faisant état de la suppression de la mesure de gratuité de la césarienne en vigueur au Bénin sont inexactes. Une telle option n’a jamais été envisagée par le gouvernement, a laissé entendre la directrice de l’Agence en charge de l’exécution de cette mesure sociale, jeudi 2 juin au cours d’un point de presse.
Aucune initiative n’a été prise dans le sens de la suppression de la gratuité de la césarienne. Dr Raïssatou Ami-Touré, directrice de l’Agence nationale de gestion de la gratuité de la césarienne (Angc) face aux médias jeudi 2 mai pour un point de presse s’est plainte d’«informations erronées distillées dans l’opinion publique» et qui évoquent «une prétendue suppression de la gratuité de la césarienne». Selon ses explications, il s’agit d’une «décision qui n’a jamais été prise ni envisagée par le gouvernement». Bien au contraire, indique-t-elle, «le gouvernement du président Patrice Talon compte plutôt poursuivre la mesure de gratuité de la césarienne» et cela est «d’ailleurs bien inscrit dans son programme de société à l’instar de bien d’autres questions sociales auxquelles il attache de prix». Elle en a profité pour rassurer les populations et les femmes en particulier ainsi que les responsables d’hôpitaux agréés aussi bien publics que privés, «qu’aucune suppression de cette mesure salvatrice n’est nullement envisagée».
Et s’il subsiste actuellement quelques difficultés, notamment le non-paiement des redevances de l’agence au titre du dernier trimestre 2015 aux hôpitaux agréés, cela est liée, selon la directrice de l’Angc à d’autres contraintes budgétaires. Mais, assure-t-elle, «tout est mis en place afin que dans les jours à venir, ces hôpitaux soient remboursés». Pour ce qui est de l’appui du gouvernement, il est total, certifie Dr Raïssatou Ami-Touré pour qui, l’Exécutif est plutôt prêt «à assumer toutes les exigences liées à la gratuité de la césarienne tout au long de son quinquennat».
Pour rappel, la mesure de gratuité de la césarienne est mise en application depuis le 1er avril 2009 et consiste, pour l’Etat béninois, à payer un montant de 100 000 FCFA aux hôpitaux agréés pour chaque césarienne réalisée aux femmes dans le cadre de cette politique de gratuité. 48 hôpitaux sont agréés sur toute l’étendue du territoire national et depuis le début de l’initiative au 31 décembre 2015, 162 745 césariennes ont été réalisées. Au titre de l’exercice budgétaire 2016, le gouvernement a octroyé la somme de 2 900 000 000 FCFA à l’Ancg pour faire face aux charges des césariennes attendues.

Ayant passé 6 mois à la tête de la direction générale de la police nationale, Didier Atchou, a passé, jeudi 2 juin, le témoin à son successeur Idrissou Moukaïla. La cérémonie de passation de service présidée par Sacca Lafia, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, a eu lieu devant l’Ecole nationale de la police à Cotonou.
Les policiers du Bénin doivent désormais reconnaître leur chef en la personne du contrôleur général de police Idrissou Moukaïla. La passation de service qui a consacré son entrée officielle en fonction s’est déroulée au cours d’une cérémonie écourtée par une pluie inattendue.
Conscient qu’il n’y a de richesse que d’homme, le contrôleur général de police Idrissou Moukaïla, nouveau directeur général de la Police nationale, a révélé que sa priorité, c’est le réarmement moral de la troupe face au malaise au sein de la corporation. «Si je n’arrive pas à recréer l’ambiance, on peut mettre tous les moyens, la sécurité ne peut pas être au rendez-vous », a-t-il soutenu.
Avant le nouveau directeur général de la Police nationale, Barnabé Amagbégnon, secrétaire général du Syndicat national de la police du Bénin (Synapolice-Bénin), a perçu à travers la nomination du nouveau directeur général, l’ouverture d’une autre page dans la vie de l’institution. Faisant le point des acquis, il a retenu que Didier Atchou, directeur général sortant, a contribué à baisser la tension au sein de la famille. De même, sous sa direction, la police a bénéficié de la signature de plusieurs décrets. Mais il a regretté que ces textes soient « retirés par le gouvernement » de la Rupture. Aussi n’a-t-il pas manqué de solliciter l’intervention du nouveau directeur général pour que le gouvernement revienne sur ce retrait. Pour lui, le système sécuritaire du pays est menacé par des sans foi ni loi et au même moment, les agents de police se plaignent de mauvaises conditions de vie et de travail. Le moral, a-t-il dit, est bas. Malgré ce tableau peu reluisant, il a assuré que ses camarades sont prêts à accompagner la nouvelle direction générale pour faire régner dans le pays la sécurité. Pour ce faire, il a plaidé pour que les commissariats des zones reculées soient dotés de moyens et que soient organisées des séances de recyclage au profit du personnel en général.
Comme pour rassurer le syndicaliste, Didier Atchou a plutôt préféré parler de suspension de décrets qui ne signifie nullement leur retrait ni leur annulation. Très porté sur le symbolisme, il a noté que nommé le mercredi 15 novembre 2015, il a été relevé de ses fonctions le mercredi 15 mai 2016. Même constat pour la prise de fonction qui tombait le mercredi 2 décembre 2015 et il rend le tablier le jeudi 2 juin 2016. « C’est une véritable grâce parce que tout est en harmonie », a-t-il fait savoir soulignant que les six mois passés à la tête de la police n’ont pas été sans difficultés. Enumérant ses réalisations, il a noté la délivrance gratuite de la carte d’identité professionnelle aux policiers, le rattrapage de deux ans d’arriérés d’avancement. Sous son commandement, la Police a participé aux travaux de finalisation des 29 avant-projets de décrets d’application de la loi 2015-20 portant statut spécial des personnels de sécurité et assimilés, le renforcement du parc automobile, des gilets et pare-balles ont été commandés et seront livrés dans quelques jours, etc ?

Fin de calvaire pour les Béninois de l’extérieur en difficulté de renouvellement de leurs pièces d’identité, notamment le passeport. Le gouvernement vient de décider de l’envoi de missions dans les pays concernés pour satisfaire leurs demandes.
Le gouvernement déploie dans les prochains jours, des missions conjointes d’agents consulaires et du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique dans plusieurs pays pour aider les Béninois de l’extérieur en difficulté de renouvellement de leurs pièces d’identité, à se faire enregistrer en vue de l’établissement desdites pièces. Le Conseil des ministres du mercredi 1er juin s’est penché sur cette préoccupation et l’annonce de cette nouvelle qui devrait apaiser les inquiétudes de la diaspora béninoise a été faite par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci. Dans une déclaration faite aux médias mercredi 1er juin, le patron de la diplomatie béninoise s’est réjoui de cette option prise par le gouvernement. En effet, depuis le 1er janvier dernier, la réception de tout dossier de renouvellement de passeport ordinaire au profit des Béninois de l’extérieur a été suspendue. Une mesure justifiée par l’obligation pour le Bénin, de se conformer aux normes de l’Organisation de l’Aviation civile internationale (Oaci) en matière de document de voyage sécurisés.
«Nos compatriotes ont raison de s’inquiéter du fait du retard que nous mettons à leur établir des pièces d’identité sécurisées et des passeports biométriques. Cette question a été prise au sérieux par le gouvernement qui a décidé de l’envoi de missions … aux fins d’établir ces passeports biométriques qui vont permettre aux compatriotes de sortir de la clandestinité ou de l’illégalité dans laquelle cette situation les plonge depuis quelques mois», a expliqué le ministre des Affaires étrangères. Selon lui, il s’agit d’une mesure diligente et les missions concernées se rendront dans les pays à forte concentration de Béninois résidents. Des instructions ont été données dans ce sens par le chef de l’Etat, assure-t-il. Les personnes affectées à cette mission travailleront en dehors des heures de travail et même les week-end pour «ne pas interférer négativement sur la disponibilité» des Béninois demandeurs de pièces d’identité dans leur pays de résidence.
En plus de mettre les Béninois de la diaspora en règle et à l’abri d’éventuelles représailles dues à l’indisponibilité de pièces d’identité valides, ces mesures prises par le gouvernement, analyse le ministre Aurélien Agbénonci, permettront de sécuriser le passeport béninois. Il est arrivé, fait-il observer, à «des services de police internationaux d’arrêter des personnes qui circulaient avec des passeports dits béninois alors qu’il n’étaient pas Béninois ». Face à de telles situations et eu égard à la montée du terrorisme et de toutes formes de délinquance, l’Oaci a amené ses Etats membres «à prendre des dispositions pour l’établissement de pièces d’identité sécurisées qui tiennent compte de la biométrie, où l’on prend les empreintes photo avec des paramètres techniques qui limitent totalement la fraude », poursuit le ministre des Affaires étrangères. Mais depuis le 31 décembre 2015, le moratoire accordé au Bénin à cet effet a pris fin. Les «mesures très limitées accordées» à certains Béninois de la diaspora sur son instruction ont aussi perdu leur effet. Ce qui oblige donc le Bénin, insiste le ministre Aurélien Agbénonci, à agir avec diligence pour la protection de ses citoyens.
D’autres mesures attenantes prises par le Conseil des ministres
Le Conseil des ministres du mercredi 1er juin qui s’est penché sur la situation des Béninois de l’extérieur, relativement à la délivrance de leurs pièces d’identité a également pris une série de mesures dont la finalité est de conformer le pays aux exigences de l’Oaci.
La première concerne la création d’un service national de gestion de la certification de signature d’authenticité des documents biométriques et de la clé publique pays de l’Oaci. La seconde, telle que présentée par le ministre d’Etat, secrétaire général à la présidence de la République, Pascal Irénée Koupaki au cours de son point de presse propose que le service national ainsi créé soit directement rattaché à la présidence de la République. Tertio, les membres du gouvernement ont réaffirmé « la compétence exclusive du ministère des Affaires étrangères dans la délivrance des passeports diplomatiques et de service ». Puis, le Conseil a décidé de faire installer des équipements nécessaires dans les ambassades et consulats pour saisir les données biométriques nécessaires à l’établissement de passeports biométriques à Cotonou et de les retourner par valise diplomatique aux demandeurs. Aussi, la fabrication des carnets de passeports se fera-t-elle désormais au Bénin. JFM
Actualités 02 juin 2016

Le Hadj 2016 a été lancé officiellement mercredi 1er Juin au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération. Entouré de ses collègues en charge de l’Intérieur et des Transports, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération et coordonnateur national du Hadj, Aurélien Agbénonci, a réaffirmé l’engagement du gouvernement à réussir le pèlerinage à la Mecque édition 2016.
Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci et ses collègues dont celui de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Sacca Lafia, et des Infrastructures et des Transports, Hervé Hêhomey, rassurent les pèlerins de Hadj 2016. En présence des groupes de convoyage de ces pèlerins à la Mecque, ils ont procédé, mercredi 1er juin au lancement officiel dudit Hadj.
A la cérémonie de lancement, le chef de la diplomatie béninoise Aurélien Agbénonci a remercié ses collègues ministres et l’équipe du Secrétariat permanent du Hadj pour le travail déjà fait dans le cadre des préparatifs de cette cérémonie. Il a également salué la présence des responsables de convoyage des pèlerins à la Mecque, qui ont effectué le déplacement d’hier et qui sont regroupés dans des structures faitières, le Conseil national de coordination du Hadj au Bénin (CONACO) et la Fédération béninoise des organisations de convoyage de pèlerins à la Mecque (FéboHaj).
Après le ministre en charge des Affaires étrangères coordonnateur du Hadj, chaque ministre sectoriel a donné des précisions sur l’état des préparatifs du Hadj 2016.
Les vaccins déjà disponibles
Pour le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique Sacca Lafia, l’établissement des passeports a déjà démarré pour les potentiels pèlerins sur toute l’étendue du territoire national. Tandis que son collègue en charge des Infrastructures et des Transports Hervé Hêhomey a rassuré que toutes les dispositions seront prises, au niveau de son département ministériel, pour veiller au bon convoyage des compatriotes.
Pour sa part, le Secrétaire permanent du Hadj, Abdoulaye Zimé, a informé l’assistance que le ministère de la Santé a déjà pris toutes les dispositions le concernant. Ainsi donc, les vaccins indispensables pour le pèlerinage à la Mecque sont-ils entièrement disponibles.
Le ministre des Infrastructures et des Transports a lancé, au cours de la cérémonie, l’ouverture des plis concernant le recrutement d’une compagnie aérienne devant rendre une prestation de qualité aux pèlerins. les deux propositions d’offres retenues seront soumises à un comité technique ad’hoc composé d’experts de l’aviation civile et du ministère de l’Economie et des Finances, une évaluation sera faite sous 48 heures.
Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération et coordonnateur national du Hadj, a souligné que la signature du cahier des charges liant les convoyeurs à l’Etat béninois sur le lancement du Hadj interviendra avant la fin de la semaine. La tournée nationale de sensibilisation sur le Hadj édition 2016, quant à elle, informe le ministre, est annoncée pour démarrer demain vendredi.
Pour mettre un terme à la cérémonie de lancement, Aurélien Agbénonci a rassuré que dans le cadre du Nouveau départ, le convoyage des pèlerins à la Mecque se fera dans la plus grande transparence. « J’invite d’ores et déjà la trentaine de groupes de convoyage et les deux structures faitières à se mettre en ordre de bataille pour qu’ensemble, nous relevions le défi d’un pèlerinage à la Mecque 2016 réussi», souhaite-t-il ?

Le Parlement et le gouvernement semblent trouver un terrain d’entente par rapport à la polémique née suite à l’arrêté interministériel relatif au retrait des garde-corps gendarmes et policiers aux députés au profit des militaires seuls réservés pour cette mission républicaine.
En exécution de cette décision, les députés concernés ont été obligés depuis le mardi 31 mai dernier de libérer leurs gardes-corps gendarmes et policiers. Mais ils ne resteront pas sans garde-du-corps pendant longtemps. Puisque le commandant militaire de l’Assemblée nationale, leur a envoyé une autre correspondance pour leur demander de garder leurs gardes-du-corps policiers et militaires jusqu’à nouvel ordre. En attendant certainement que l’arrêté querellé soit revu. Cette lettre de rétropédalage du commandant militaire du Parlement fait suite à l’audience que le président de l’Assemblée nationale a accordée quelques heures plus tôt, à son invitation, au ministre chargé de la Sécurité publique, Sacca Lafia et à son collègue chargé de la Défense, Candide Azannaï. L’affaire était au cœur des échanges. Les deux parties semblent donc trouver un début de compromis pour taire la polémique au sujet de cette question ?
Th. C. N.
Actualités 02 juin 2016

Les changements climatiques se révèlent aujourd’hui comme une menace potentielle à laquelle il faut opposer des remèdes dont le reboisement. Instituée en 1985 par feu général Mathieu Kérékou, la Journée nationale de l’arbre célébrée chaque 1er juin en est à sa 32e édition cette année. Le lieutenant Charles Kpokpoya, est agent des eaux et forêts et chef division de la promotion du reboisement à la Direction générale des forêts et ressources naturelles (Dgfrn). Il parle ici des acquis du Bénin quant à cette journée et surtout, du reboisement dans les grandes villes en proie à l’urbanisation sauvage comme Cotonou.
Le lieutenant Charles Kpokpoya réfute l’opinion selon laquelle il n’y a pas d’arbres à Cotonou. Il préfère répondre qu’il y a des arbres mais mal répartis. «Certaines avenues sont bien reboisées tandis que d'autres artères sont nues», dénonce-t-il. «Trottoirs, sols et allées dallées, pas de place prévue aux arbres dans la construction des voies», déplore-t-il. Et pour illustrer la réalité, il évoque l’avenue Jean-Paul II qui conduit à la zone du port. Charles Kpokpoya pense que cette allée devrait être verdoyante. Hélas !« Nous avons planté plusieurs fois là mais les plants meurent. Et pour cause ! Le diagnostic a révélé que le sol était bétonné. Alors malgré votre volonté vous êtes bloqué», a-t-il regretté.
La foresterie urbaine est défaillante au Bénin. Pour la réaliser, il faut un plan d’urbanisation qui s’y penche. Certes, un Comité habilité est disponible et regroupe des experts de la Soneb, de la Sbee, des travaux publics, des télécommunications, etc…, informe Charles Kpokpoya. Le but, dit-il, est «d’éviter de tuer les arbres parce que ça aura dérangé un tuyau de la Soneb ou un poteau électrique de la Sbee». Malheureusement, les paroles sont peu accompagnées d’actes et les textes restent parfois à leur stade de théorie, note-t-il. Raison pour laquelle, il suggère que « les décideurs prennent le taureau par les cornes ».
Plantons et entretenons
Il urge de donner une place de choix à la foresterie urbaine. Cela interpelle aussi le lotissement. Car, «les gens s’installent avant le lotissement », constate- t-il. «Plantons et entretenons des arbres pour mieux vivre demain ». C’est le thème d’exhortation qui va accompagner les opérations de plantation d’arbres ce jour, 1er juin comme à l’accoutumée.
Face au problème crucial de changement climatique aux effets pervers tant sur la pluviométrie que sur la biodiversité, le lieutenant Charles Kpokpoya imagine ce que serait devenu le Bénin si ladite journée ne fut pas instituée. Selon lui, cette journée a permis au pays de gagner sur les plans comportemental, écologique et socio-économique.
« Dès novembre et décembre, il y a des écoles, communes, départements, Ong et autres structures qui se mettent à préparer la journée de l’arbre», se réjouit-il. Le Bénin gagne ainsi par la prise de conscience des populations sur l’importance de l’arbre. Ceci lui «permet de bénéficier de leurs bienfaits écologiques», indique Charles Kpokpoya.
Par ailleurs, « l’arbre nourrit ceux qui s’occupent de sa production », déclare le lieutenant selon qui, des dizaines de citoyens, de pépiniéristes vivent de l’arbre. « On fait des recettes qu’on verse au trésor public », a-t-il souligné avant de soutenir que « l’arbre est le plus gros partenaire de l’homme ».
143 611 612 plants mis en terre
A ce jour, selon les données statistiques fournies par Charles Kpokpoya, entre 1985 et 2015, 143 611 612 plants environ ont été mis en terre sur une superficie de 147 665 ha. L’ensemble est constitué par des bois d’œuvre, de service, etc. dont beaucoup sont déjà arrivés ou ont dépassé même leur âge d’exploitabilité.
Comme il ne suffit pas seulement de planter des arbres, il urge de veiller par ailleurs à leur santé qui est primordiale. «Les populations doivent savoir qu’un arbre détérioré constitue un préjudice pour notre vie, qu’un arbre mutilé est quelque chose de moins pour la qualité de la vie», avertit-il. Pour cette édition, il souhaite que le président Patrice Talon mette la première plante en terre. Cela motive les populations qui se disent « je vais faire le geste que le président de la République a fait». Et si le geste est effectivement fait, hommage sera rendu à feu Mathieu Kérékou qui, «en bon prophète a initié cette journée, remède contre la ruine de notre écosystème»¦

La présidence de la République organise depuis mardi 31 mai, un atelier de 48 heures sur la stratégie de développement de l’économie numérique au Bénin à l’horizon 2021. La vision du gouvernement de faire des Technologies de l’information l’un des piliers essentiels du développement national prend ainsi corps. Le chef de l’Etat y croit, et l’a rappelé à l’ouverture des travaux avant de promettre par ailleurs que les moyens pour y arriver ne feront pas défaut.
Plus qu’un simple atelier, la rencontre qui mobilise depuis le mardi 31 mai à Cotonou, des membres du gouvernement, des experts, des acteurs publics et privés du domaine des Technologies de l’information et de la communication (Tic) marque le début du processus de transformation numérique du Bénin. Ceci, dans l’optique de la vision du chef de l’Etat qui est de faire du Bénin, la plate-forme numérique de l’Afrique de l’Ouest à l’horizon 2021 et de faire des Tic, le principal levier du développement économique. Pour cela, il sera nécessaire de faciliter l’émergence des entreprises numériques, élaborer un cadre juridique propice à leur création et à leur développement et déployer des partenariats public-privé propres à assumer leur stabilité de façon pérenne.
L’atelier permettra aussi, selon Claude Borna, chargé de mission auprès du président de la République, «de discuter, de challenger et de s’entendre sur la vision stratégique du numérique pour le Bénin». Pour permettre à chaque acteur de jouer le rôle qui est le sien, la rencontre se penchera également sur la création d’un écosystème, assure-t-elle.
Les indicateurs indispensables pour mesurer cette nouvelle vision du développement économique, les axes stratégiques et les leviers à actionner pour agir rapidement, obtenir le succès, de même que les compétences indispensables constituent également des éléments dont accouchera cet atelier de 48 heures. Claude Borna garde ainsi l’espoir qu’au terme de la rencontre, la trentaine de participants deviendra des «ambassadeurs du numérique» au profit du Bénin.
Optimiste, le chef de l’Etat espère beaucoup de cet atelier. Patrice Talon dit attendre de cette rencontre, l’identification des initiatives majeures et les possibilités pour y arriver. «Je compte sur vous pour nous soumettre une stratégie pour partir de presque rien du tout et arriver à tout ce qu’il convient d’avoir pour une économie numérique… Je sais que mon pays est capable de réaliser ce que vous allez nous proposer d’ambitieux et de réaliste», indique le chef de l’Etat.
Selon le président Patrice Talon, le Bénin ne restera pas en marge du développement prodigieux que connaît l’économie numérique, qu’il qualifie de «meilleure». Il existe un potentiel significatif et une forte demande de services numériques à saisir, soutient le président de la République. Son ambition, dévoile-t-il, c’est de positionner le Bénin comme la porte numérique de l’Afrique de l’Ouest à l’horizon 2021. «C’est possible», dit-il, révélant ainsi que son objectif, «c’est de doter le Bénin d’un environnement numérique avec l’accès de tous à l’internet haut débit, à la télévision et à la téléphonie de qualité».
Démystifier la culture numérique
Les outils pour y arriver, le président de la République les entrevoit à travers la création d’entreprises numériques de toutes tailles permettant la création d’emplois, un cadre juridique propice à la dynamique de l’économie numérique et au développement du partenariat public-privé, la promotion du patrimoine et de la culture par l’utilisation des nouvelles technologies…
Eu égard aux mutations qui s’opèrent à un rythme assez important dans le secteur, Patrice Talon propose aux participants à l’atelier Ennov Bénin 2021, d’aider son pays à vite agir, afin de disposer d’une stratégie numérique nationale ambitieuse et pragmatique.
L’environnement politique et économique du pays s’y prête fort bien, martèle le ministre d’Etat chargé du Plan et du développement, Abdoulaye Bio Tchané. «Nous voulons réformer l’ensemble de l’économie béninoise et mettre l’économie numérique au service de cet ensemble», indique-t-il. Le ministre d’Etat mise sur cette option pour la réduction de la pauvreté, faisant remarquer que les atouts et des opportunités pour inverser la tendance actuelle (37% de Béninois vivant en deçà du seuil de pauvreté) existent.
Confiant lui aussi, le ministre Abdoulaye Bio Tchané prédit des perspectives très heureuses pour le Bénin à partir du numérique qu’il suggère de mettre au service du développement tout court.
Invité à se prononcer sur les enjeux et les défis à relever pour l’économie numérique au Bénin, Rafiatou Monrou, ministre en charge du secteur dira que le gouvernement souhaite que le numérique serve de levier pour booster tous les secteurs vitaux. «Nous voulons bâtir au Bénin un écosystème robuste» via une stratégie pragmatique, réaliste et réalisable, poursuit-elle.
Les travaux de l’atelier prennent fin ce jour après une série de présentations et de travaux ateliers et son succès, avait annoncé le président Patrice Talon à l’entame des travaux, reposera sur l’intelligence collective des participants, pour la plupart des sommités des Tic et du numérique et l’approche participative. L’autre avantage que le Bénin tire de l’atelier Ennov, c’est qu’il aura la chance de s’inspirer des exemples et modèles pour la plupart réussis de certains pays dont des délégués prennent part aux travaux. «Nous voulons comprendre et développer une approche propre aux spécificités du Bénin», affirme Claude Borna.

Depuis mardi 30 mai et ce jusqu’à ce jour mercredi 1er juin, se tient à Cotonou un forum national de plaidoyer sur la promotion du partenariat public-privé sur la santé sexuelle et reproductive et la planification familiale des adolescents et jeunes au Bénin. C’est une initiative de l’Ong Ceradis soutenue par Plan international Bénin en collaboration avec l’ambassade des Pays-Bas près le Bénin.
L’Ong Ceradis poursuit son combat d’avant-gardiste en matière de plaidoyer pour la promotion de la santé de reproduction en faveur de la jeunesse. C’est dans ce sens que s’inscrivent les assises dont les travaux ont démarré mardi 30 mai et dénommées «Forum national de plaidoyer sur la promotion du partenariat public-privé sur la santé sexuelle et reproductive et la planification familiale des adolescents et adolescentes et jeunes au Bénin».
Ce qui est important pour les organisateurs, c’est la nécessité pour le gouvernement de respecter les engagements pris lors de la rencontre internationale d’Addis-Abeba en 2013 générée en fait par ce qu’il est convenu d’appeler «le partenariat de Ouagadougou pour la PF 2011». Au nombre de ces engagements pris par le Bénin, précisent-ils, figure au point 7 ce que l’Ong Ceradis considère comme une problématique capitale : «rendre gratuit d’ici 2025 l’accès aux méthodes modernes de contraception dans les formations sanitaires publiques pour la couche des adolescents et jeunes».
Intervenant à la cérémonie d’ouverture, dans la matinée d’hier, le directeur exécutif de Ceradis Nourou Adjibadé a rappelé l’importance de la jeunesse dans le développement d’un pays pour en venir à la conclusion que les investissements dans la santé de la reproduction sont nécessaires pour exploiter le potentiel de la jeunesse. Puis, il cite le document portant politique de gratuité : «L’accès à l’information, et aux services de santé reproductive permet aux adolescents d’éviter les grossesses non désirées et de prévenir le VIH et des infections sexuellement transmissibles. Les informations et les services de planification familiale peuvent aider les adolescents à retarder leur première grossesse jusqu’à ce qu’elle soit physiquement, psychologiquement et socialement préparée à procréer», insiste-il.
Nourou Adjibadé ajoute que l’incidence financière induite par toute mesure de gratuité requiert de la part de l’Etat des efforts supplémentaires. Il importe que le secteur privé commercial s’y associe. C’est ce qu’il convient d’appeler l’autre point capital de l’engagement, qui est : « Rendre effectif la collaboration entre le secteur public et celui privé en vue d’atteindre les objectifs relatifs à la santé de la reproduction et la planification familiale des adolescents et des jeunes»
Procédant à l'ouverture des travaux, Dr Gaston Ahounou représentant la direction de la santé de la mère et de l’enfant a expliqué que ce sont justement ces deux engagements qui justifient la tenue du présent forum sur la santé de la reproduction et la planification familiale des adolescents et des jeunes. Il insiste sur le partenariat public privé précisant que l’entreprise de par son rôle dans la société est un acteur majeur des mécanismes de solidarité. Il cite un rapport sur les statistiques sanitaires mondiales en 1998 dans lequel l’OMS décrit le partenariat public-privé comme «un moyen de réunir une série d’acteurs en vue d’atteindre un objectif commun qui est d‘améliorer la santé des populations en se fondant sur des rôles et des principes définis d’un commun accord».
Pour lui, les entreprises sont donc des acteurs indispensables puisqu’elles apportent les solutions et les moyens qui vont permettre de satisfaire les engagements qui contribuent à la définition de la solidarité». Il ajoute que la volonté d’investir provient de la responsabilité sociale des entreprises.
Pour leur part, aussi bien le représentant de Plan international Bénin Roland Djagaly que le directeur de la jeunesse et de la vie associative Michel Olou, ils ont insisté sur le rôle de la jeunesse dans le développement d’un pays avant d’ajouter que l’objectif visé ne pourra être atteint qu'à travers une la collaboration étroite avec les jeunes?