La Nation Bénin...
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D’après la nomenclature des métiers de l’artisanat béninois définie le 29 décembre 2003, plusieurs activités ont été enregistrées sous l’artisanat. Le secteur plus large de par l’effectif des artisans, devait bénéficier d’une politique structurelle efficace pour accroitre le chiffre d’affaires des artisans et mieux contribuer au Produit intérieur brut (PIB).
Sur les 10 millions de Béninois, plus de 3 millions sont des artisans ayant leur carte d’appartenance au Collectif des artisanats et à la Chambre interdépartementale des métiers. «Au Bénin, après l’agriculture et le commerce, c’est l’artisanat qui vient en 3e position et contribue à l’accroissement du Produit intérieur brut», explique Benoît Sakou, le président de la Confédération des artisans du Bénin (Cab). Selon un rapport de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa), «l’artisanat contribue de 10 à 20 % au PIB des pays membres», poursuit-il.
Au Bénin, les chiffres devant permettre de jauger l’importance de l’artisanat dans son processus de développement économique datent de 2002.
En effet, « il ressort du recensement général de la population et de l’habitant de 2002 que l’artisanat contribue à hauteur de 13% au PIB », a rappelé le président de Cab. Ainsi, tous attendent les résultats définitifs du dernier recensement général pour être à nouveau situé.
D’après le décret n°2003-569 du 29 décembre 2003 portant approbation de la nomenclature des métiers de l’artisanat au Bénin, l’artisanat est composé de 11 branches d’activités. Lesquelles sont subdivisées en des corps de métiers puis en des métiers, décrit Félix Chabi, chef service commercial, de promotion et de l’encadrement des artisans du Centre de promotion et de l’artisanat (CPA). Pour lui, le secteur aujourd’hui, est bien structuré et a de la valeur. C’est dans cet ordre d’idées que Benoît Sakou, président de la Confédération des artisanats du Bénin (CAB) précise qu’il existe trois types d’artisanat : l’artisanat de service, l’artisanat de production et l’artisanat d’art. Ces différents types d’artisanat forment 310 métiers».
Les Béninois préfèrent consommer les produits chinois importés au détriment des meilleurs produits fabriqués au Bénin puisque le secteur manque de réformes et d’encadrement.
Les artisans pour leur part ne sont guère satisfaits du fruit de leur métier. Nouhoun Coumaré, vendeur des objets en argent, or et en perle estime que son métier le nourrit. « Depuis un moment, nous avons remarqué l’absence des visiteurs, une absence qui crée une mévente », confie-t-il. Même les étrangers qui leur rendaient visite a-t-il souligné, ont disparu. Or, certains camarades révèle-t-il, sont enregistrés et payent des taxes.
Jossé Kpadonou sculpteur des objets d’art quant à lui déclare que depuis quelques années rien n’évolue et l’Etat ne s’intéresse plus à leurs activités. «Or, le tourisme à travers ce métier peut facilement contribuer au développement du pays», fait-il remarquer. Mais l’artisanat, regrette-t-il, est laissé pour compte. C’est pourquoi, les artisans se cherchent.
Le président de la Confédération des artisans du Bénin, Benoît Sakou, n’étant pas surpris de ces propos, ajoute que de façon globale, le secteur de l’artisanat ne se porte pas au mieux de sa forme. Puisqu’il y a plusieurs personnes qui sont obligées d’associer leur travail à d’autres activités. D’autres sont obligés d’abandonner le métier appris au détriment d’autres activités. Une situation qui amène les différents acteurs à tout soumettre aux autorités pour de nouvelles réformes. Mais pour le moment, c’est une désolation totale dans les rangs de ces acteurs qui attendent beaucoup des nouveaux gouvernants surtout qu’on a désormais rattaché à l’industrie et au commerce, l’artisanat.

Le secteur culturel béninois a besoin de réformes. L’actualité du Fonds d’aide à la culture ces derniers jours suffit à elle seule pour s’en convaincre. Mais jusque-là, très peu d’acteurs donnent de la voix à travers des propositions concrètes à même d’aider à inverser la tendance. Pourtant, ce ne sont pas les hommes pour le faire qui manquent. En tout cas, le professeur Albert Bienvenu Akoha est partant pour des contributions.
La gestion faite du Fonds d’aide à la culture n’est pas de nature à permettre au secteur culturel de mieux se porter. Les financements allouées, de l’avis du professeur Albert Bienvenu Akoha sont trop insignifiants. Celui-ci parle alors de saupoudrage pour peindre cette situation qu’il juge préjudiciable au secteur. Enseignant mais aussi grand acteur culturel, il est le directeur du Conservatoire de danses cérémonielles et royales d’Abomey, créé en 1996 par un groupe d’intellectuels d’Abomey avec pour ambition la sauvegarde et la redynamisation de ce précieux patrimoine. Mais c’est beaucoup plus en sa qualité de membre du Conseil national des arts et de la culture (Cnac) qu’il s’est prononcé, il y a quelques jours, sur les maux du secteur culturel béninois.
Selon lui, c’est une loi qui prescrit la création du Fonds d’aide à la culture. La même loi a associé à la création de cette structure, une autre qu’est le Conseil national des arts et de la culture. Il revenait donc selon ses explications, à l’Exécutif, de créer ces structures pour conduire le développement culturel du Bénin dans l’esprit et la lettre de la loi. Ce qui n’a pas été le cas. Dans la pratique, observe-t-il, on a d’abord créé le Fonds en 1992), puis le Cnac en 2002. Soit une décennie entre les deux structures, qui, de son avis, porte entorse à leur fonctionnement respectif. Or, le législateur aurait souhaité les voir travailler en synergie. Ce que propose alors le professeur Albert Bienvenu Akoha c’est d’abord une vulgarisation de la loi portant charte culturelle en République. Laquelle, malgré son importance, est très peu connue des acteurs culturels et même de ceux qui sont censés agir au nom du secteur. Or, estime-t-il, si cette charte qui est une émanation de la Conférence nationale était bien appliquée, cela constituerait déjà un début de solution.
En sus, il voudrait que le Cnac soit dépoussiéré. Ceci, au regard de son importance. Le Conseil national des arts et de la culture, il faut le dire, est une structure consultative, de réflexion et d'orientation du ministère en charge de la Culture, elle est restée sans vie depuis 2002 où elle a été installée. La raison de cette maldonne, analyse le professeur Albert Bienvenu Akoha, c’est qu’on a laissé des administratifs y prendre les premiers rôles. La vivifier, pense-t-il, permettra de réorienter le secteur culturel et par ricochet, mettre un frein aux nombreuses distorsions qui plombent l’envol du secteur culturel béninois.

Les secrétaires généraux de cinq centrales et confédérations syndicales sont montés au créneau, mardi 10 mai, pour se prononcer sur trois points : la gestion calamiteuse de la Société nationale de commercialisation des produits pétroliers (Sonacop), la mauvaise gouvernance à La Poste du Bénin et la violation des libertés syndicales par le secrétaire général du ministère en charge des Mines.
« Sur la situation de la Sonacop, la gestion est totalement calamiteuse ; les directeurs qui se sont succédé l’ont plongée dans l’agonie. Le dernier est venu lui porter le coup de grâce », a déploré Noël Chadaré, secrétaire général de la Confédération des Organisations syndicales indépendantes du Bénin qui a planté le décor de la conférence de presse. Il n’approuve pas qu’on ait retiré les tickets valeurs depuis et que les travailleurs ou populations qui les ont déposés ne soient pas encore entrés en possession de leurs dûs.
Sur le même sujet, le secrétaire général de la Confédération générale des travailleurs du Bénin, Pascal Todjinou a rappelé que déjà en 2006, la Sonacop avait demandé aux clients de ramener les tickets et que cette fois-ci, il faut que les choses soient tirées au clair. « Je suis fâché contre ce directeur général qui nous a grugés ; je veux avoir tout de suite et maintenant mes tickets valeurs ; ça ne peut pas rentrer dans pertes et profits », exige-t-il.
Pour sa part, Dieudonné Lokossou, secrétaire général de la CSA-Bénin estime que le peuple béninois est en face de hauts faits de mauvaise gestion et de corruption active. Pour lui, ce qui se passe à la Sonacop est grave. Les syndicats souligne-t-il, ne sont pas opposants mais veulent que la gestion des dossiers et des sociétés soit transparente. C’est pourquoi, il s’est réjoui que le gouvernement ait fait preuve de salubrité publique en supprimant les Organismes non constitutionnels budgétivores. Il est temps, selon lui, que les responsables de la mauvaise gestion à la Sonacop ou dans les autres sociétés répondent de leurs actes. «J’ai honte parce que je suis de la Sonacop ; j’ai beaucoup de documents qui illustrent la mauvaise gouvernance (et il cite les contrats de marchés de carburant et de lubrifiants en exhibant lesdits documents). Les orateurs expliquent qu’ils ne se tairont pas tant que ça tournera mal. «Nous ne nous arrêterons pas seulement à cette conférence de presse ; nous passerons à l’assignation si le gouvernement ne fait pas vite», a menacé Dieudonné Lokossou qui retient que cela servirait de leçon aux autres directeurs généraux qui ne gèreraient pas bien les affaires qu’on leur aurait confiées.
En ce qui concerne La Poste du Bénin, Noël Chadaré a souhaité qu’on y trouve un modus vivendi pour empêcher son directeur général de mettre une muselière au syndicat qu’il s’emploie à humilier et à ridiculiser. Là-dessus, Pascal Todjinou trouve qu’il n’est pas normal de vouloir créer la rébellion dans les rangs des organisations syndicales.
Sur le directeur général de La Poste qui distribue des mises à pied lorsque certains travailleurs trouvent à redire sur sa gestion, le secrétaire général de la CGTB pense qu’il y a matière à réflexion.
Autres sujets
Par rapport au ministère de l’Energie, le secrétaire général de la COSI-Bénin désapprouve le secrétaire général dudit ministère qui privilégie un syndicat au détriment d’un autre. Cette attitude n’est pas conforme aux conventions de l’Organisation internationale du travail. Ce faisant, il a violé selon lui, les libertés syndicales.
Par ailleurs les secrétaires généraux des centrales et confédérations syndicales présents à la conférence estiment que le Bénin doit la survie de sa démocratie à la veille des travailleurs ainsi qu’à la contribution des animateurs des médias. Par conséquent, ils n’acceptent pas que le gouvernement ait mis sur pied une commission pour les réformes politiques sans penser à eux. Ils plaident également que pour les mêmes raisons, la presse et la Société civile dignes du nom fassent également partie de la même commission. Pascal Todjinou plébiscite comme Organisations de la Société civile devant faire partie desdites commissions, les ONG Alcrer et/ou Fonac. Celles-là sont débarrassées de manteaux politiques.
Sur un autre registre, les secrétaires généraux auraient bien voulu faire partie de la commission qui est chargée de faire la lumière sur les concours frauduleux. Pascal Todjinou pense que les centrales qui se sont engagées dans des combats citoyens, défendent les droits des parents d’enfants qui n’ont pas les moyens de soudoyer les gens. « Nous ne sommes pas contre ceux qui ont travaillé et qui ont du mérite mais nous nous battons pour l’égalité de chance pour tous», a relevé Pascal Todjinou.
Christophe Dovonon de la Centrale des syndicats du privé de l’informel du Bénin (CSPIB) a embouché la même trompette que ses prédécesseurs qui n’entendent pas que la gestion sous le Nouveau départ soit entachée des mêmes travers que sous le gouvernement précédent. ?

La configuration politique de la 7e législature est en recomposition totale. Une vingtaine de députés ont déposé mardi 10 mai leurs démissions de leurs groupes parlementaires. Il s’agit du groupe parlementaire « République et démocratie » composé de 10 députés et présidé par Rachidi Gbadamassi.
Il a connu sept démissions dont le président Rachidi Gbadamassi lui-même. Celui-ci serait en pleine tractation pour recréer un autre groupe parlementaire. L’autre groupe parlementaire qui a aussi saigné est celui baptisé « République et Solidarité nationale » présidé par Barthélémy Kassa. Il a perdu trois députés sur ses 10 membres. Le dernier groupe parlementaire concerne « République, Paix et Progrès » dirigé par Octave Houdégbé fort de neuf députés. Il a enregistré deux démissions. Aucun des trois groupes parlementaires n’a pu survivre après la cascade de démissions. Ils ont tous volés en éclats. Ce qui donne ainsi l’imminence de la recomposition de la configuration politique de l’Assemblée nationale. Laquelle est induite par l’alternance au sommet de l’Etat avec l’élection du président de la République, Patrice Talon. Les cartes politiques devraient être redistribuées au Parlement pour clarifier l’échiquier parlementaire avec la majorité d’un côté et la minorité d’un autre. ?
Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Actualités 11 mai 2016

Le deuxième secrétaire parlementaire quitte désormais le bureau de l’Assemblée nationale. Alexis Agbélessessi a déposé sa lettre de démission mardi 10 mai sur la table du président de l’institution parlementaire, Me Adrien Houngbédji.
Ça va chauffer demain à l’Assemblée nationale avec la séance plénière qui connaîtra de la reprise des élections au niveau des postes vacants au sein des commissions techniques dont surtout celle chargée des Lois. Un vote qui fait sortir les grandes stratégies politiques. Le deuxième secrétaire parlementaire Alexis Agbélessessi vient d’annoncer les couleurs. Le magistrat à la retraite a démissionné mardi 10 mai de son poste. Une première depuis le renouveau démocratique. Il a déposé sa lettre de démission sur la table du président de l’Assemblée nationale. Cette démission intervient à un moment où l’Assemblée nationale est en pleine tractation pour la reprise des élections des membres du bureau de certaines commissions techniques de l’Assemblée nationale dont celle chargée des Lois, de l’Administration et des Droits de l’Homme. Cette commission névralgique pour le Parlement est décapitée depuis quelques mois avec le départ de son président Joseph Djogbénou promu ministre chargé de la Justice et de son vice-président, Michel Bahou élu maire de la commune d’Akpro-Missérété. L’organe traverse depuis lors de sérieuses difficultés de fonctionnement. La commission tourne presque au ralenti puisque le travail ne repose désormais que sur le 2e rapporteur, l’honorable Abdoulaye Gounou. Les instances dirigeantes du Parlement ont décidé désormais de mettre fin à ces vacances pour remettre cette commission au travail. La conférence des présidents de l’Assemblée nationale s’est réunie à cet effet dans la matinée du mardi 10 mai au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Elle a décidé de programmer une séance plénière demain. Celle-ci aura à connaître en marge de ses travaux de l’élection du bureau de cette commission. Le vote aura lieu à l’interne de la commission. Des indiscrétions renseignent depuis quelques jours que le deuxième secrétaire parlementaire, Alexis Agbélessessi serait pressenti pour prendre la présidence de la Commission chargée des Lois en remplacement de Joseph Djogbénou. Sa démission vient confirmer, en attendant que les choses soient on ne peut plus claires, ces rumeurs. L’honorable Dakpè Sossou serait quant à lui pressenti pour faire son entrée au bureau en lieu et place du premier secrétaire parlementaire sortant, à en croire les mêmes sources. Les dés seraient déjà jetés pour les deux hommes politiques, soutiens de premières heures du président Patrice Talon lors de la présidentielle passée. A travers le choix du magistrat Alexis Agbélessessi, la majorité parlementaire aurait ainsi préféré un praticien du droit au théoricien Abdoulaye Gounou qui avait à un moment donné les faveurs des pronostics. Mais ce jeu de chaises musicales ne manquera pas de faire bouillonner la séance plénière de ce jour. D’autant que si l’élection du président de la commission des Lois et des autres postes se feront à l’interne, celle du premier secrétaire parlementaire est du ressort de la séance plénière, siège des hauts calculs politiciens. ?
Actualités 11 mai 2016

La Commission qui a pour mission de vérifier la régularité des concours de recrutement des agents de l’Etat organisés au titre de l’année 2015 est officiellement installée. La cérémonie qui a eu lieu, mardi 10 mai à l’Infosec de Cotonou, a été présidée par le ministre du Travail et de la Fonction publique, Adidjatou Mathys.
Les lauréats des concours suspendus sauront à quoi s’en tenir d’ici 45 jours au plus. La Commission chargée de vérifier la régularité desdits concours a en effet pris fonction mardi 10 mai. Ses membres ont été officiellement renvoyés à leur mission qui ne devrait durer que 45 jours avec des rapports à mi-parcours par quinzaine au président de la République. La mission de cette commission consiste essentiellement à la vérification de la régularité des concours de recrutement des agents de l’Etat organisés au titre de l’année 2015 dans tous les corps de l’Etat notamment de l’administration centrale des Finances, de la Douane, des Impôts, du Trésor, de la Justice, de l’Enseignement, de la Jeunesse et des Sports. Et comme l’indique le décret n° 2016-284 du 3 mai 2016 portant constitution de la commission, la mission de vérification se décline en plusieurs tâches. Il s’agira de réunir tous les textes relatifs à l’organisation desdits concours de recrutement des agents de l’Etat. De même, la commission aura à décrire toutes les étapes de la procédure suivie par tous les acteurs dans le cadre de la gestion des concours de recrutement concernés. Il faudra également auditionner les différents acteurs impliqués dans la chaîne de l’organisation des recrutements et rencontrer tous ceux qui ont connaissance des cas d’irrégularités en vue de leur prise en compte. L’identification des cas de fraudes éventuelles et la réunion des éléments de preuve sont également des tâches à accomplir par la commission en vue de situer les responsabilités.
Au terme des travaux de la commission, des recommandations et des suggestions seront formulées au gouvernement pour la suite à donner auxdits concours. La mise en place de cette commission répond, selon le ministre du Travail et de la Fonction publique, Adidjatou Mathys, à la promesse du chef de l’Etat au point 4 de son projet de société, de «redynamiser et moderniser l’administration publique». Et le choix porté sur les personnes de la commission pour mener les investigations, est d’après Adidjatou Mathys, une marque de confiance du gouvernement pour leurs expériences avérées du management de l’administration publique ainsi que leur probité morale et les valeurs intellectuelles remarquables qu’ils incarnent. «Le peuple béninois a les regards tournés vers vous et vous n’avez pas le droit de décevoir ses attentes», a averti le ministre.
Actualités 11 mai 2016

Les examens professionnels du Certificat élémentaire d’aptitude pédagogique (CEAP) et du Certificat d’aptitude pédagogique (CAP), option Enseignement maternel et primaire ont démarré depuis le lundi 18 avril dernier dans les départements de l’Atacora et de la Donga. Pour qui connaît les pratiques qui ont cours dans le cadre du déroulement de ces examens, les appels aux comportements vertueux de la Direction des Examens et Concours semblent enrhumer le système de corruption.
«Il est interdit aux candidats d’organiser des réceptions encore moins de faire ripailles à l’endroit des commissions d’examens, tout comme ils ne doivent pas leur offrir des présents ni des enveloppes. En un mot la corruption en ces périodes d’examens est formellement réprimée », rappelle Albert N’da, secrétaire général de la Direction départementale des Enseignements maternel et primaire, pour montrer combien les autorités accordent du prix à rompre avec les actes de corruption lors du déroulement des examens professionnels du CEAP et du CAP.
A l’instar des chefs des circonscriptions scolaires de Kouandé et de Kérou qui ont été épinglés et sanctionnés l’année dernière, les indélicats, précise-t-il, subiront les rigueurs de la loi 2011-20 portant lutte contre la corruption et autres infractions connexes en République du Bénin. Dans le cas d’espèce, c’est l’ordonnance 73 portant lutte contre les fraudes dans les examens qui est applicable.
Les pratiques de corruption longtemps décriées pendant la période des examens professionnels du CEAP et du CAP au Bénin résisteront-elles à ces mesures de la Direction des Examens et Concours engagée à assainir le cadre organisationnel desdits examens depuis 2013 suite à l’ampleur prise par le phénomène ?
Tout porte à le croire, selon Joseph Azantchémè, chef service des Enseignements maternel et primaire. Du moins jusqu’à l’entame de la deuxième semaine de la phase pratique des examens professionnels du CEAP et du CAP dans les départements de l’Atacora et de la Donga. « Il est vrai que depuis le démarrage de ces examens, des prétendus faits de corruption nous sont rapportés mais je pus vous dire qu’aucun de ces cas n’est encore avéré. Quoiqu’il soit difficile d’enrayer du jour au lendemain de telles pratiques il convient néanmoins de souligner que le phénomène est en recul. Nous avons foi que les mentalités vont évoluer et que ne seront admis au CEAP et au CAP que les candidats méritants. Plus besoin de soudoyer tel membre d’une commission pour espérer réussir », note-t-il, tout optimiste.
Ainsi, en prélude au démarrage de ces examens, une délégation de la Direction des Examens et Concours s’est fait le devoir de parcourir les départements aux fins de sensibiliser les acteurs à la base. Pour ce qui concerne les départements de l’Atacora et de la Donga, c’est précisément le 22 mars 2016 que ces derniers ont été entretenus par les cadres de cette direction sur les instructions relatives au déroulement des examens et les comportements que les inspecteurs des Enseignements maternel et primaire membres de commission d’examen sont censés avoir dans le cadre de ces examens.
Au total, c’est 1913 candidats dont 890 provenant du département de la Donga et 1023 de l’Atacora qui sont concernés par ces examens au titre de cette année.
Ces pratiques qui discréditent
Les examens professionnels donnaient lieu à toutes sortes de pratiques de corruption qui ont fini par jeter le discrédit sur les inspecteurs. Pour Dieudonné Bangana, chef service des Examens et Concours de la Direction départementale des Enseignements maternel et primaire, les nombreuses plaintes reçues de candidats quant aux rançonnements des membres des commissions d’examens ont tôt fait d’alerter les autorités sur les actes de corruption en cours lors du CEAP et du CAP. « Il y a des enseignants réputés pour leur absentéisme et qui savent qu’ils peuvent compter sur la fraude pour réussir à ces examens et en paient le prix. Ces candidats indélicats et leurs complices ne sont plus appelés à s’illustrer aussi négativement car ils sont passibles de sanctions graves », confie-t-il, tout en admonestant les intermédiaires que sont souvent les directeurs d’écoles. Des libéralités et autres présents sont offerts aux membres des commissions qui pouvaient à l’époque faire jusqu’à trois ou quatre examens par jour. « C’est devenu une tradition. Offrir des cadeaux aux membres des commissions d’examens est systématique », s’offusque-t-il.
Des candidats à l’approche de ces examens épargnent de l’argent ou sollicitent l’aide de leurs parents ou proches et parfois de parents d’élèves pour faire face aux dépenses relatives à ces pratiques.
Si d’aucuns saluent les décisions en cours pour assainir l’organisation des examens professionnels bien d’autres restent dubitatifs, arguant que des subterfuges pourraient relancer autrement ces actes. Certains n’excluent pas que des réceptions soient faites dans des résidences à l’abri des regards indiscrets ou que des enveloppes ne soient glissées aux inspecteurs dans la stricte intimité.
Déjà les instructions données par la Direction des Examens et Concours font état de ce que les jurys d’examen doivent fonctionner en pool afin d’éviter que le président soit le même inspecteur pour tous les candidats de la circonscription scolaire. Aussi rappelle-t-on que chaque jury d’examen est autonome et souverain. Aucune pression d’où qu’elle ne vienne ne doit influencer les décisions d’une commission d’examen et cette dernière se doit d’être impartiale. Par ailleurs, il est retenu qu’un même inspecteur ne peut présider qu’un seul examen du CAP par jour et un examen du CEAP par demi-journée.
Ces examens se dérouleront jusqu’au 22 juillet prochain puis interviendra une pause pour cause de vacances scolaires. Ils reprendront à partir du 15 octobre prochain pour prendre fin à la fin du mois de novembre.
Il est à noter également que cette année, avec le nombre écrasant de candidats, beaucoup d’inspecteurs à la retraite ont été sollicités. ?

A l’occasion de la commémoration de la Journée de l’Europe, la Délégation de l’Union Européenne au Bénin a organisé à Cotonou lundi 9 mai, une fête. Par le truchement de cette célébration à laquelle ont pris part, une délégation gouvernementale du Bénin, des chefs de missions diplomatiques et beaucoup d’autres personnalités, le chef de la Délégation de l’UE a rappelé les domaines d’appui de son institution au Bénin.
Le 9 mai commémore la concrétisation du projet européen ; celui de la création de l’Union Européenne. Pour célébrer l’événement, la Délégation de l’Union Européenne au Bénin a convié les chefs de missions diplomatiques, les membres du gouvernement et autres autorités et personnalités à une fête qui a eu lieu dans la soirée du lundi 9 mai. A cette occasion, le chef de la Délégation de l’Union Européenne au Bénin, Josep Coll est revenu sur la coopération entre le Bénin et l’Union Européenne ainsi que les domaines d’intervention de l’UE au Bénin en insistant sur les priorités des années à venir. « La question de la bonne gouvernance constitue la pierre angulaire de notre appui pour les 5 prochaines années», a dit Josep Coll pour présenter ce qu’il appellera, contrat de bonne gouvernance. Selon l’ambassadeur, l’UE tient à la disposition du Bénin un appui important au budget de l’Etat et des autorités décentralisées. Cet appui ne se déclinera pas ou très peu sous forme de projets mais aura pour modalité l’aide budgétaire. « Cette modalité est basée sur la confiance en la capacité et la fiabilité de l’administration», affirme-t-il.
Par la même occasion, Josep Coll rappelle la collaboration entre l’UE et le Bénin ces dernières années. Les valeurs partagées qui guident la coopération de l’UE avec le Bénin est, selon Josep Coll, la démocratie et les droits de l’Homme. Cette coopération est entrée dans une nouvelle ère avec le 11e Fonds européen de développement (Fed) en vigueur depuis 2014. Dans le programme indicatif national, l’UE a prévu appuyer la bonne gouvernance, l’énergie, l’agriculture et la société civile. Et pour que continue cette coopération, le gouvernement devra restaurer la confiance à travers la lutte contre la corruption qui est à l’avis de Josep Coll, « le terrorisme des bonnes consciences ». Il a cité à titre illustratif le scandale dans l’affaire PPEAII et d’autres faits de l’administration qu’il a qualifiés d’inacceptables.
Le chef de la délégation gouvernementale à cette fête, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, a salué la coopération entre le Bénin et l’UE. Aussi a-t-il rappelé les défis qu’ensemble doivent relever le Bénin et l’UE avant de prendre l’engagement au nom du Bénin pour parfaire la coopération Bénin-UE.?

Les doyens, vice-doyens des facultés de médecine de l’Afrique de l’Ouest ainsi que d’autres responsables intervenant dans le secteur de la santé, sont en conclave du 9 au 11 mai à Cotonou. Leurs assises portent sur la responsabilité sociale des facultés de médecine dans la sous-région.
Analyser, proposer des initiatives liées à la responsabilité sociale des facultés de médecine, c’est entre autres le but des assises qui se tiennent à Cotonou et réunissent les cadres intervenant dans le domaine de la santé.
Selon certains spécialistes, la responsabilité sociale, c’est d’abord et avant tout d’assumer les conséquences de ses actes à court et à long termes. Quelle est alors celle des facultés de médecine en Afrique de l’Ouest? C’est autour de cette problématique que s’associent certains acteurs de la sous-région.
En intervenant à la cérémonie d’ouverture des travaux, le représentant de l’Oms au Bénin, Pierre M’pele Kilibou, a insisté sur l’impact des facultés sur les populations. Il a affirmé que cela fait l’objet de préoccupation pour l’Oms. Les facultés de santé sont de haut lieu du savoir, de la connaissance et de la recherche, du donner et du recevoir. Elles doivent envisager la réconciliation entre les enseignants, les étudiants, et la société dans laquelle ils vivent, enseignent ou font leurs recherches. Il ajoute que ces facultés doivent se prescrire la mission de contribuer à répondre aux défis de la santé de chaque société où elles se trouvent. «Une contribution qui ne peut se réaliser que si le partenariat et les synergies sont mutuellement bénéfiques pour le système», souligne t-il
Pierre M’pele Kilibou a ensuite révélé qu’en Afrique, le constat général sur la santé reste en deçà des espérances. De nombreux pays ont raté l’atteinte des Omd pour la santé, précise t-il, fondant néanmoins un nouvel espoir dans l’Objectif du Développement durable pour la santé, afin que d’ici à 2030 les pays africains aient accès aux soins et aux services de santé de qualité abordable pour envisager la couverture universelle. « C’est parce qu’il y a espoir que, toute initiative noble allant dans ce sens doit faire l’objet d’une attention particulière alors que la responsabilité sociale en santé doit être exploitée au mieux pour contribuer au développement sanitaire», a-t-il insisté.
Pour sa part, le représentant du ministre en charge de la Santé, le docteur Christian Chaffa, a fait remarquer que les assises se tiennent dans un contexte de réorganisation du système de santé du pays pour une couverture sanitaire plus efficace. Puis, il a rappelé les nombreux dysfonctionnements pour lesquels le gouvernement veut être appuyé par les institutions de formation des personnels de santé, la collaboration avec le Conseil national hospitalo-universitaire et les autres acteurs du développement pour entreprendre des réformes aux travers de négociations sociales avec le personnel de santé, le renforcement des plateaux techniques, des formations sanitaires, l’analyse d’un partenariat public-privé en faveur de la population. «Etre socialement responsable, c’est être comptable devant la société des actions que l’on entend mener en sa faveur », a indiqué le représentant du ministre de la Santé.
Il sera appuyé respectivement par le représentant du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Médenou Daton, ainsi que le vice-recteur de l’Uac, Maxime da-Cruz qui ont soutenu le bien-fondé de l’initiative et ont exhorté à l’aboutissement d’un travail de qualité à la fin des travaux.

Le rapport biannuel du Fonds monétaire international (Fmi) sur les perspectives économiques régionales a été lancé, vendredi 6 mai dernier, à l’Ecole nationale d’économie appliquée et de management (Eneam), à Cotonou. C’était en présence des fonctionnaires au plus haut niveau du département Afrique du Fonds, des chercheurs ainsi que des étudiants des universités publiques du Bénin.
Après une longue période de croissance, l’Afrique subsaharienne connait des difficultés économiques, indique le nouveau rapport biannuel du Fonds monétaire international (Fmi). Et pour cause, les multiples chocs qui frappent la région, ne sont pas de nature à faciliter l’accroissement du taux de croissance. Le rapport présenté par le directeur adjoint du département Afrique du Fmi, Roger Nord, montre que la croissance économique baisse à 3,5% en 2015, son plus bas niveau depuis 15 ans. En 2016, elle devrait ralentir encore et s’établir à 3 %, c’est-à-dire nettement en recul par rapport aux 6% enregistrés en moyenne au cours de la décennie écoulée, et à peine plus que la croissance démographique.
La chute des cours des produits de base en a été à l’origine. Ainsi, les pays exportateurs du pétrole comme le Nigeria, l’Angola et autres se sont heurtés à de grandes difficultés économiques en raison de la chute du cours du pétrole qui reste leur principale ressource d’exportation.
Perspectives
La chute des cours a aussi pénalisé les pays exportateurs de produits de base non énergétiques, tels que l’Afrique du Sud, le Ghana et la Zambie.
Par ailleurs, des pays comme l’Ethiopie, le Malawi et le Zimbabwe ont connu une rude sécheresse qui constitue un frein à la production agricole. Même si de nombreux pays ont été frappés par les chocs extérieurs, leurs impacts sur l’économie, varie d’un pays à l’autre. La Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Kenya, pays importateurs du pétrole et d’autres pays à faible revenu s’en sortent mieux. Ils ont connu une croissance de 5% ou plus. Les perspectives immédiates d’un grand nombre de pays d’Afrique subsaharienne restent difficiles certes, mais les perspectives de croissance à moyen terme de la région demeurent favorables. Autrement dit, beaucoup de pays d’Afrique subsaharienne disposent de potentialités énormes pour faire accroître leurs économies.
Face aux difficultés économiques particulières, le Fmi suggère une meilleure mobilisation des recettes internes et une augmentation de la compétitivité des économies. Il va falloir que ces pays varient leurs sources de revenus en comptant moins sur les ressources naturelles. Il faudra également investir dans les infrastructures, la santé, l’éducation, l’agriculture et l’énergie.
L’événement qui a connu la présence des professeurs de différentes universités, des étudiants et du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, ne s’est pas seulement limité au lancement du rapport.
A la fin de sa présentation, il y a eu une discussion. Elle a permis aux participants de mieux cerner les perspectives économiques régionales qu’offre ce rapport du Fmi ?