La Nation Bénin...
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Malgré les injonctions adressées par la Fifa au Comité de normalisation (Conor), le Congrès électif du nouveau Comité exécutif de la Fédération béninoise de football n’a pas eu lieu mercredi 4 mai dernier. C’est ce que les émissaires qu’elle a, de concert avec la Caf, dépêchés au Bénin, ont pu constater avant de reprendre leurs vols dans la soirée du mercredi dernier. Désormais, le Bénin n’a plus le destin de son football en mains.
Depuis mercredi 4 mai dernier, il est évident que le Bénin et son football ont donc décidé d’engager un bras de fer avec la Fifa. Ils ont choisi de passer outre les injonctions de l’instance faîtière du football mondial qui leur a demandé d’organiser impérativement à cette date, le Congrès électif du Comité exécutif de la Fbf, sous peine d’être sanctionnés.
Confiant qu’ils s’exécuteront, la Fifa avait, pour la circonstance, dépêché deux émissaires au Bénin. Il s’agit de Constant Omari Sélémani, membre du Comité exécutif de la Fifa et Me Prosper Abéga, président de la Commission d’Appel de la Caf. La Fifa l’avait déjà fait pour la rencontre initialement prévue le 4 avril dernier. Comme ce fut malheureusement le cas à l’époque, les deux émissaires ont constaté que l’élection du nouveau Comité exécutif de la Fbf n’a, une nouvelle fois, pas eu lieu, pour la simple raison que l’ordonnance N°43/2016 du 1er avril 2016 du président par intérim du Tribunal de première instance de Porto-Novo, n’a pas été rapportée. Dans sa décision, le juge demandait au Conor de suspendre jusqu’à nouvel ordre l’organisation du Congrès électif du Comité exécutif de la Fbf programmé pour les 3 et 4 avril derniers. Cette décision est toujours en cours, malgré l’existence d’un arrêt principe de la Cour suprême en 2012, qui fait office de jurisprudence en la matière.
En effet, de report en report, l’audience qui devrait permettre de vider le dossier, n’a jamais eu lieu.
Et pourtant, la Fifa, dans sa correspondance du 27 avril dernier adressée au président du Conor, Me Rafoiu Paraïso et signée par son secrétaire général par intérim, Markus Kattner, a fait un certain nombre de mise en garde au Bénin. « En ce qui concerne la décision du Tribunal de première instance de Porto-Novo, nous vous rappelons que les articles 14 et 19 des Statuts de la Fifa demandent aux associations membres de gérer leurs affaires de façon indépendante et sans l’ingérence d’aucun tiers. Dès lors et si le Congrès électif ne peut pas se tenir le 4 mai 2016 pour cette raison ou pour toute autre intervention externe à la Fbf, le cas sera référé aux instances compétentes de la Fifa afin de suspendre la Fbf », avait averti l’instance qui gère le football sur le plan mondial.
L'UNAMAB dans le débat
Mais comme pour s’inviter dans le débat, c’est le Bureau exécutif de l’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab), qui s’est mis à rappeler à la Fifa que « … La justice, sans discrimination de pays, en ce qu’elle est une vertu et un rempart contre l’arbitraire, ne peut être soumise au bon vouloir d’une association sportive… ». L’Unamab invitera ensuite le Conor à se conformer sans délai à ladite ordonnance, demandant au gouvernement « … de se démarquer de cette pratique rétrograde et attentatoire à l’image de notre démocratie, qui consiste à s’opposer à l’exécution des décisions de justice ou à se conformer de façon sélective à celle-ci… ».
Quand bien même, il revient au Bénin de faire de son football ce qu’il aura voulu, tous les regards sont désormais tournés vers la Fifa. Après le compte-rendu que lui feront ses émissaires, elle avisera du sort du football béninois.
Avant de quitter le Bénin, mercredi 4 mai dernier en direction de Zurich par un vol d’Air France, Constant Omari et Prosper Abéga ont eu une séance de travail avec les membres du Conor. Ils étaient ensuite au cabinet du ministre en charge des Sports, Oswald Homéky. Pour éviter une suspension du Bénin, il a fait un plaidoyer à l’endroit des deux émissaires afin que la Fifa soit disposée à accorder un délai de grâce au pays. Ce qui lui permettra de finir les négociations qu’il a commencées avec toutes les parties en conflit. « Nous avons hérité d’une situation conflictuelle très avancée entre les différents acteurs et nous avons entrepris, sans grand bruit, de les rencontrer dès les premières heures de notre prise de fonction. Nos discussions avec chacune des parties ont été très fructueuses et je peux vous assurer que nous parviendrons à la réunification de la famille du football. Notre souhait est que la Fifa, bien qu’étant en droit de nous sanctionner comme annoncé, nous accorde un délai de grâce pour finaliser la médiation déjà en cours », aurait-il confié, selon certaines sources, à ses hôtes.
Espérons qu’il a été entendu par les deux émissaires de la Fifa. Toujours est-il que certains acteurs de la famille du football béninois craignent déjà la sanction et ses retombées négatives. D’autres l’appellent de tous leurs vœux. Selon eux, elle permettra au Bénin de mettre le temps à profit pour procéder à d’importantes réformes à la base au niveau de son football. Une préoccupation légitime n’est-ce pas ? Seulement, une fois suspendu, ce n’est pas facile de réintégrer à nouveau la Fifa. C’est par le point où tout a été arrêté, qu’il faut reprendre. Ainsi, à quoi aurait servi le bras de fer, si ce n’est pas pour servir la cause de quelques individus et non les intérêts du football béninois. ?

C’est le mercredi 4 mai dernier, que le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), Adam Boni Tessi et les conseillers ont, par la voix de leur rapporteur, le conseiller Rosette Bessou Houngnibo, exposé les décisions retenues dans le cadre des procédures de candidatures devant conduire à la sélection de nouveaux responsables à la tête des différents organes de presse de service public.
Quatre décisions majeures sont issues des travaux qui ont connu la participation des conseillers de la Haac et de leur président, Adam Boni Tessi. Elles émanent des attributions, du règlement intérieur de ladite institution.
Les deux premières décisions déterminent les procédures de sélection des directeurs des organes de presse publique. Il s’agit, d’une part, de la décision N?16-040/ Haac du 04 mai 2016, portant détermination de la procédure de sélection des candidats pour les propositions à nomination au poste de directeur général de l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip) et d’autre part de la décision N?16-042 / Haac du 04 mai 2016, portant détermination de la procédure de sélection des candidats pour les propositions à nomination des candidats à divers postes dans les organes de presse de service public. Cette décision détermine les procédures devant aboutir par proposition, à la nomination par le chef de l’Etat en Conseil des ministres, aux divers postes. Ces postes concernent, pour l’Office de radiodiffusion et télévision du Bénin (Ortb), le secrétaire général, le directeur de la radiodiffusion nationale, le directeur de la télévision nationale et le directeur de la station régionale de Parakou. Pour ce qui est de l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip), le poste à pouvoir est celui du directeur de publication du quotidien "La Nation".
Il y a aussi la décision N°16-041/Haac du 04 mai 2016 portant appel à candidatures pour les propositions à nomination au poste de directeur général de l'Office national d'imprimerie et de presse (Onip).Toutes ces décisions comprennent la publication des postes à pourvoir, le profil des candidats, les pièces à fournir et le délai de dépôt des dossiers. La sélection des candidats comprend quant à elle deux phases. Il s’agit de la phase d’étude des dossiers et de la présélection par l’assemblée des conseillers des dossiers de candidatures et enfin, de celle de l’entretien avec les présélectionnés devant l’assemblée des conseillers. Les trois noms retenus par poste, seront transmis au chef de l’Etat à titre de propositions pour nomination. La clôture de la date des dépôts des dossiers de candidatures est fixée au lundi 23 mai prochain à 18 heures au siège de la Haac.
Le président Adam Boni Tessi a félicité les conseillers pour le travail accompli et rappelé qu’au cours des prochains jours, des décisions seront prises par rapport aux autres organes de service public qui ne sont pas touchés par lesdites décisions. Il a, pour finir, rassuré les candidats que leurs dossiers seront examinés en toute transparence.

Vu les prestations de la presse béninoise au cours des dernières élections, la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) a saisi l’occasion de la Journée internationale de la liberté de la presse, édition 2016, pour la féliciter et la convier davantage au professionnalisme surtout face aux défis du numérique. C’était mercredi 4 mai dernier au siège de l’institution à Cotonou, en présence d’un parterre d’hommes des médias, de conseillers et du président Adam Boni Tessi.
« Depuis un an, la presse béninoise a traversé de durs moments, mais elle a su heureusement les affronter avec beaucoup de courage et accomplir beaucoup de prouesses», a reconnu le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), Adam Boni Tessi, dans son allocution. Ceci, en référence aux élections législatives d’avril 2015, aux élections municipales et locales de juin 2015 et à l'élection présidentielle de mars 2016. «L’opinion publique a aimé et fortement apprécié les prestations des journalistes nationaux dans leur manière de traiter l’information en ces moments délicats d’où nous sommes sortis collectivement victorieux», s’est-il réjoui. Il a salué également l’initiative ayant abouti aux Journées Médias Bénin du groupe Elan médias et la distinction, par l’Observatoire de la déontologie et de l’éthique dans les médias (Odem), des organes et professionnels des médias. Pour lui, ces deux actions témoignent de la prise de conscience de plus en plus accrue que les professionnels des médias ont de leur rôle aux côtés de leurs lecteurs, auditeurs et téléspectateurs.
Le triomphe de la paix et de la fraternité à l’issu des différentes élections a été aussi possible grâce aux actions concertées des organisations des professionnels des médias et de la Haac, l’organe de régulation par excellence des médias. Ce qui a valu à cette dernière, les félicitations de la Francophonie, de l’Union Africaine (UA), de l’Uémoa, de la Cédeao, du Conseil de l’Entente et de l’Union Européenne, a indiqué Adam Boni Tessi.
Mais au-delà de cette performance, des défis restent et attendent la presse béninoise, notamment celui du numérique qui amène à réfléchir sur trois axes. Il s’agit de : «la liberté d’information en tant que liberté fondamentale et droit humain ; la protection de la liberté de la presse contre la censure et une surveillance excessive et la garantie d’une sécurité du journalisme en ligne et hors ligne», souligne le président de la Haac en mentionnant que les deux premiers axes sont en train d’être réalisés au Bénin. A propos du troisième, il note que quoiqu’en ébullition, le monde médiatique est décidé à affronter victorieusement les défis en la matière. Le Bénin ne doit pas rester à la traine. Il doit s’adapter à l’environnement technologique et médiatique moderne par la maîtrise des textes fondamentaux du journalisme, du Code de l’information et de la communication du 20 mars 2015 ainsi que la loi n°2014-22 du 30 novembre 1994 sur la radiodiffusion numérique et médiatique moderne.
Adam Boni Tessi ne se réjouit pas, toutefois des six points gagnés par le Bénin dans le classement de Reporters sans frontières (78e) vu que le Bénin était premier en Afrique au début des années 2000 et 50e au plan mondial. «Nous sommes non seulement descendus de notre piédestal mais nous sombrons d’année en année», a-t-il déploré.
«Accès à l’information et aux libertés fondamentales : c’est votre droit». En rappelant ce thème de la Journée, le conseiller chargé de la Commission des relations publiques et de la communication de la Haac, Félix Adimi a invité la presse à affronter avec courage ses difficultés quotidiennes et surtout, à faire preuve de responsabilité. Parlant de difficultés, Franck Kpochémè, président de l’Upmb, a relevé le défaut de diligence de la Haac dans la prise en compte de certaines de leurs priorités dont l’accès aux sources d’information. «Quelles dispositions la Haac a prises pour recevoir les plaintes des professionnels des médias en cas d’obstruction à l’accès à l’information et de les traiter diligemment dans les délais prescrits par le Code de l’information et de la communication ?», s’est-t-il adressé à l’institution de régulation. Par ailleurs, il demande à ses confrères d’assainir leurs publications sur les réseaux sociaux tout en exigeant du nouveau régime, « qu’il fasse la migration de l’analogique au numérique»?

Le gouvernement s’est réuni, mercredi 4 mai dernier, en Conseil des ministres au Palais de la Marina. Plusieurs décisions ont été adoptées, en l’occurrence la prise du décret portant création d’une nouvelle structure type des ministères.
La Rupture s’invite inexorablement dans l’administration béninoise. Fait majeur du changement de paradigmes, l’adoption d’une nouvelle structure type des ministères, mercredi 4 mai dernier, en Conseil des ministres. Du compte rendu qu’il fait des travaux du Conseil, le ministre d’Etat, secrétaire général de la Présidence indique qu’il est question d’une revue intégrale des attributions, un redimensionnement des structures ainsi que de l’innovation dans la procédure de nomination. Ainsi, il informe que les nominations à des postes de gestion et de contrôle seront effectuées par appel à candidatures. Les cabinets ministériels seront resserrés et certains postes supprimés aux fins d’apporter plus d’efficacité dans la gouvernance. Le ministre d’Etat annonce par exemple que les postes de direction des ressources humaines et direction des ressources financières et du matériel ont été fusionnés en un seul poste de direction de l’administration et des finances.
«La nouvelle architecture des ministères traduit une volonté de mieux coordonner l’action gouvernementale, de prévenir les dysfonctionnements, de renforcer les systèmes de contrôle, d’asseoir une gouvernance efficace et une éthique au sein de l’administration. Il s’agit de concevoir un nouveau modèle administratif qui élimine le clientélisme mais en harmonie avec le modèle politique et administratif qui découle de la vision du chef de l’Etat», assure Pascal Irenée Koupaki. La mise en application du nouveau format des ministères devra s’étaler sur plusieurs mois. En attendant, les ministres ont été autorisés à procéder à des nominations pendant la période de transition.
Le dossier énergétique a fait l’objet d’une communication en Conseil, aux dires du ministre d’Etat. Comme mesures immédiates pour juguler la crise, le gouvernement a décidé de dégager 5,2 milliards de francs CFA pour assurer la location des groupes électrogènes auprès de deux fournisseurs jusqu’au 31 juillet prochain. Le Conseil ambitionne de parvenir à 0 délestage à partir de décembre 2016 et d’assurer une autonomie énergétique complète du pays à partir de décembre 2018, avec à la clé la mise en place d’une puissance installée de 350 Mw.
Au titre de la campagne cotonnière 2015-2016, 19,5 milliards de francs CFA ont été dégagés pour rembourser des dettes aux producteurs. «Cette somme doit être réglée sans délai, pour garantir le bon démarrage de la campagne cotonnière 2016-2017. L’Etat va s’assurer de la destination finale des fonds», insiste Pascal Irenée Koupaki.
Le gouvernement s’est également penché sur l’érosion sur la côte Est de Cotonou. Il envisage la construction de nouveaux ouvrages de protection pour soulager les peines des populations riveraines. Un nouveau décret abroge le décret portant création de l’Agence nationale des Grands Travaux.

Le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (Mica), Lazare Sèhouéto, a rendu mardi 3 mai, une visite au personnel de la Société nationale de commercialisation des produits pétroliers (Sonacop). C’était en présence du directeur général de ladite société Iréné Agossa et du secrétaire général du syndicat des travailleurs à la Sonacop, dans l’une des salles aménagées pour la circonstance.
«Qu’est-ce qui se passerait si la Sonacop disparaissait ?». C’est la question sur laquelle le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Lazare Sèhouéto a invité les uns et les autres à méditer mardi 3 mai, lors de son passage à la Société nationale de commercialisation des produits pétroliers. Il a insisté qu’il n’est venu que pour rencontrer le Conseil d’administration de la Sonacop, but qu’il n’était pas convaincu d’atteindre sans pouvoir dire ses salutations au personnel de la société. Selon Lazare Séhouéto, il s’agit là d’une simple mais profonde marque de sympathie à travers laquelle l’occasion est saisie pour essayer de répondre à sa question introductive. A ce sujet, il reste encore beaucoup à faire à la Sonacop, selon lui. « Ça ne va pas totalement, mais ce n’est pas encore tard», précise-t-il. Et c’est justement pour cette raison, qu’il s’est par la suite entretenu avec le Conseil d’administration de la Sonacop. Un entretien à la fin duquel, aucun message n’est officiellement livré. Le ministre a néanmoins tenu à révéler au personnel qu’il sera reçu par le président Patrice Talon, ce mercredi 4 mai dans l’espoir d’un meilleur devenir de la société en matière d’approvisionnement régulier en produits pétroliers, impératif indispensable au bien-être des citoyens du Bénin.
Au terme des propos du ministre, les responsables de la Sonacop notamment le directeur général et son adjoint ainsi que le secrétaire général du Syndicat de ladite société ont remercié longuement le ministre pour ce geste.
Iréné Agossa, directeur général de la Sonacop, a aussi rappelé qu’une audience lui avait déjà été accordée par le ministre en prélude à la présente visite. Au ministre Lazare Sèhouéto qui remerciait les personnes présentes, des expressions visibles de satisfecit se sont affichées sur les visages des participants. «Quel que soit l’effort à déployer, mes travailleurs vous sont disposés », a indiqué le secrétaire général du syndicat des travailleurs de la Sonacop avant de conclure qu’ils attendent vivement les actions du ministre en faveur du développement de la société ?

Une délégation du Front des organisations nationales de lutte contre la corruption (Fonac) a rencontré, mardi 3 mai, le ministre en charge du Cadre de vie et du Développement, José D. Tonato. Ils ont eu une séance d’échanges sur des questions relatives aux nouveaux engagements, les défis ainsi qu’à la nouvelle vision de ce département ministériel.
L’amélioration du cadre de vie des populations préoccupe le Front des organisations de lutte contre la corruption. C’est pour cela qu’une délégation de cette organisation a eu, en début de matinée du mardi 3 mai à Cotonou, une séance d’échanges avec le nouveau patron en charge du Cadre de vie et du Développement durable. «La rencontre a porté sur un certain nombre de questions relatives à l’organisation de ce département ministériel, l’intérêt qu’il y a à suivre les textes, à mettre les hommes qu’il faut aux places qu’il faut pour obtenir des résultats tangibles», a indiqué le président du Fonac, Jean-Baptiste Elias. Occasion également pour pour réaffirmer au ministre, sa disponibilité en tant que spécialiste en matière de passation des marchés publics pour accompagner son département et ses structures sous tutelle afin que soient réglés les nombreux problèmes de gouvernance au sein des marchés publics. Au cours des échanges, il s’agissait aussi d’envisager la possibilité de voir ensemble avec le ministère, les dispositions à prendre pour éviter les trafics importants de ressources forestières du pays. «Nous avons expliqué au ministre l’existence de la convention que le Fonac a signée avec les USA pour lutter contre la criminalité transnationale organisée. Il y a, entre autres, la criminalité environnementale qui concerne ce département», a révélé le président Jean-Baptiste Elias. En d’autres termes, c’est son expertise que le Fonac est allé offrir au ministre pour que les deux structures puissent travailler la main dans la main pour le bonheur des populations, afin que les multiples problèmes d’érosion côtière, les problèmes d’environnement, de réchauffement climatique et autres puissent trouver des solutions adéquates dans le pays.
La particularité du ministère
«C’est un ministère pour lequel la veille citoyenne, le contrôle de l’action publique, sont fondamentales, c’est pourquoi, nous avons saisi avec beaucoup de bonheur et de disponibilité, l’offre du Fonac à nous accompagner pour que nous ayons régulièrement le retour de notre action sur le terrain», a confié le ministre José Tonato visiblement satisfait des échanges. Puis, il n’a pas tari d’éloges vis-à-vis du Fonac et du rôle qu’il joue dans le pays depuis plusieurs décennies en matière de lutte contre la corruption et de l’assainissement des pratiques de gestion dans le pays.
Appréciant à sa juste valeur les propositions venant du Fonac, José Tonato révèle la particularité de son département, en ce sens qu’il concerne le cadre de vie au niveau macro mais surtout le cadre de vie individuel de chaque Béninois. «C’est un ministère qui fait la synthèse de l’action gouvernementale sur l’amélioration de la vie des Béninois. C’est le ministère où se ressent l’impact. Quand les Béninois ne sont pas à l’aise dans leur cadre de vie, quelles que soient les autres interventions faites ailleurs, c’est difficile», laisse entendre le ministre José Tonato. Il évoque la complexité de la mission du fait des secteurs qu’il regroupe : développement urbain, habitat, et urbanisme, aménagement du territoire et de l’environnement y compris tous les défis et enjeux liés aux changements climatiques aujourd’hui. En tout cas, le premier responsable de ce département en est conscient. «Nous avons notre organisation sur le terrain mais nous savons que le Fonac est très organisé. Il couvre le territoire et c’est un peu comme un partenariat qu’on met en place pour travailler ensemble dans le cadre de l’amélioration du cadre de vie des Béninois. Nous avons parlé des choses qu’il faut faire bien en amont : améliorer et assainir un peu la chaine de la dépense publique et de l’acquisition des biens», a conclu le ministre?

Le ministre du Développement, Abdoulaye Bio Tchané a présidé mardi 3 mai, une séance de travail avec une délégation française conduite par le secrétaire d’Etat auprès du ministre français des Affaires étrangères, du Développement international et de la Francophonie, André Vallini. Ladite séance a porté sur les questions de coopération entre le Bénin et la France.
Une semaine après la visite du président de la République, Patrice Talon à Paris, une délégation française séjourne actuellement en terre béninoise. Conduite par le secrétaire d’Etat auprès du ministre français des Affaires étrangères, du Développement international et de la Francophonie, André Vallini, elle a eu une séance de travail au ministère du Développement mardi 3 mai. Pendant une heure d’horloge environ, la partie béninoise représentée par le ministère du Développement, le ministère des Affaires étrangères, le ministère de l’Economie et le ministère de l’Enseignement secondaire, a échangé avec la délégation française dont l’ambassadeur de France près le Bénin.
Selon le ministre du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, il a été question lors de ces échanges, de la coopération entre les deux Etats puis de la situation économique du Bénin. Aussi, ont-ils abordé les défis et les solutions que mettent en œuvre le Bénin pour rogner au mieux le terrain de la pauvreté. Le soutien de la France est acquis, à en croire Abdoulaye Bio Tchané. «Ça a été une rencontre utile, constructive et fructueuse», a déclaré André Vallini, satisfait des échanges avec la partie béninoise.
Les changements climatiques, l’agriculture, le renforcement des capacités sont, selon André Vallini, autant de domaines dans lesquels la France entend accompagner le Bénin. Pour lui, cette visite au Bénin, est la suite logique de la rencontre il y a une semaine à Paris des présidents béninois et français. Tout ceci, a-t-il dit, va en faveur du renforcement de la coopération entre le Bénin et la France qui est au beau fixe.
La séance de travail devrait être suivie de la signature d’un accord relatif au projet de soutien à l’enseignement secondaire. Cette signature n’a plus eu lieu en raison d’un problème d’ordre administratif. Le ministre du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, se veut quand-même serein. «La signature aura lieu dans quelques jours», a-t-il assuré. Et pour André Vallini, le projet est acquis. «Ce problème ne remet pas en cause le projet», rassure-t-il.

Le secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et du Développement international de la République française, chargé du Développement et de la Francophonie, a lors de sa visite au Bénin du 2 au 4 mai effectué des descentes dans des structures et s’est également entretenu avec les autorités béninoises. Après avoir été reçu en audience par le président de la République, André Vallini et sa délégation ont pris part à Cotonou, à un dîner avec le ministre des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci.
Deux jours durant, une mission française au Bénin conduite par le secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et du Développement international de la République française, chargé du Développement et de la Francophonie, André Vallini, a permis de passer en revue les relations entre le Bénin et la France. Conformément au programme établi, André Vallini a visité des structures appuyées par la coopération française. Il s’agit de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (Enam) et de l’Office central de protection des mineurs (Ocpm). Aussi, le secrétaire d’Etat s’est-il entretenu avec le ministre du Développement. A cette séance, il a été question de l’accompagnement du Bénin par la France dans quelques projets d’urgence de développement. Cela permettra de signer bientôt l’accord de financement du projet Soutien à l’Enseignement secondaire (Sens), dont le coût global est de 10,5 milliards de Fcfa. Ce projet a pour but d’améliorer les conditions d’accueil des élèves du secondaire et de renforcer les capacités de pilotage de l’enseignement secondaire.
André Vallini et sa délégation ont été également reçus en audience par le président de la République. Les deux parties se sont félicitées de la qualité des relations qui lient leurs pays, que ce soit aux plans politique, économique ou socio-culturel. Dans la soirée du mardi, la délégation française a été conviée à un diner officiel avec quelques autorités béninoises. Pour le ministre des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci, ce diner s’inscrit dans la « pure tradition africaine et typiquement béninoise». Avant l’ouverture du dîner, André Vallini a tenu à dire toute sa satisfaction de la visite qu’il vient d’effectuer au Bénin. Comme on le dit, déclare-t-il, «l’Afrique est l’avenir du monde» et je viens de le découvrir à travers les choses que j’ai vues sur place. André Vallini a également promis dès son retour à Paris, d'œuvrer pour défendre les dossiers du Bénin en attente.
Actualités 04 mai 2016

Le président de la République Patrice Talon a eu, mardi 3 mai au Palais de la Marina, un entretien avec André Vallini, secrétaire d’Etat français chargé du Développement et de la Francophonie. Au menu, le renforcement de la coopération au développement entre le Bénin et la France.
La visite du chef de l’Etat, il y a quelques jours à l’Elysée, dégage déjà une bonne suite pour le renforcement de la coopération au développement entre la France et le Bénin. André Vallini, secrétaire d’Etat français chargé du Développement et de la Francophonie en séjour depuis lundi dernier au Bénin, s’est entretenu ainsi avec le président de la République Patrice Talon sur des sujets d’urgence pour le nouveau patron du Palais de la Marina. « Nous avons évoqué le renforcement de l’Aide au développement, qu’il s’agisse de l’aide structurelle en matière d’énergie à moyen et long termes, notamment l’énergie solaire, qu’il s’agisse d’aider le Bénin à honorer ses engagements dans les mois qui viennent en matière de finances publiques», souligne le secrétaire d’Etat français. Autre sujet au menu, les questions de sécurité, en l’occurrence la nécessité pour les deux Etats de renforcer la coopération dans le domaine des renseignements. «Il est évident aujourd’hui que nous devons renforcer la coopération et la coordination entre nos services de renseignement. Il faut que les services de renseignements des pays européens coopèrent davantage avec les pays africains comme le Bénin», insiste-t-il.
André Vallini informe par ailleurs que le chef de l’Etat est revenu sur le renforcement des compétences pour impulser une dynamique d’efficacité à l’administration béninoise. «Le président Talon a beaucoup d’idées pour moderniser la gestion publique du Bénin. Il espère s’appuyer sur des experts de haut niveau qui pourraient appartenir à la diaspora franco-béninoise et être intéressés par l’idée de venir appuyer de façon temporaire le Bénin à prendre un nouveau départ», conclut-il.
Plusieurs ministres ont pris part à cette audience, en particulier le ministre d’Etat, secrétaire général de la Présidence, Pascal Irénée Koupaki, le ministre d’Etat en charge du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni ainsi que le ministre des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci.

En prélude à la Journée internationale de la liberté de presse ce jour mardi 3 mai, le comité du creuset «Elan médias» a tenu une séance d’échanges entre les journalistes toutes catégories confondues sur la première édition des Journées Médias Bénin. Cette rencontre a eu lieu à la Maison des médias Thomas Mègnassan, vendredi 29 avril dernier.
« Donner un nouvel élan à la profession du journalisme au sein des médias », c’est l’objectif que vise le creuset ‘’Elan médias’’ en initiant les Journées Médias Bénin qui est à sa première édition. Ces journées sont célébrées pour marquer d’une autre pierre, la célébration de la Journée internationale de la liberté de presse, édition 2016.
Pour Jislaine Adimi Agbozo, journaliste à l’Office de radiodiffusion et télévision du Bénin (Ortb) et membre de «Elan médias», il faut rompre avec la routine afin de marquer cette commémoration internationale qui se tient le 3 mai de chaque année. Il est donc temps qu’au sein de la corporation, les journalistes puissent se donner une nouvelle marque car, «le 3 mai est la journée la plus précieuse pour les professionnels des médias », a-t-elle poursuivi. Les Journées Médias Bénin constituent alors une occasion de retrouvailles entre acteurs des médias, une occasion pour le public de découvrir les professionnels des médias qu’il entend parler, qu’il voit mais qu’il ne connait pas réellement.
Cette célébration permettra également au public de venir découvrir les étapes de la production de l’information. Josué Mèhouénou, journaliste à La Nation et membre de «Elan médias» de son côté, a affirmé que les Journées Médias donneront plus de vivacité et d’ambiance à la fête du 3 mai. Journées Médias Bénin rassemblent tous les clubs qui existent au sein des hommes de médias. Et ce sera une occasion pour les confrères de réfléchir, d’élaborer et de partager les connaissances, les bonnes pratiques. Une initiative que André Dossa, aussi membre de «Elan médias», n’a pas manqué de saluer. Selon lui, ce projet vient à point nommé dans un milieu médiatique où il n’existe pas un creuset d’échanges qui rassemble tous les professionnels des médias pour réfléchir sur l’évolution de la corporation. Cette initiative qui a intégré les différents clubs de presse permettra au public de savoir qu’au-delà des différentes associations de professionnels, les hommes de médias se battent pour leur propre épanouissement intellectuel. Il a déploré le fait que tous les acteurs de médias ne se soient pas mobilisés pour cette même cause. Par ailleurs, il se donne espoir car dit-il, «il n’est pas encore tard. Nous pouvons toujours mobiliser les clubs à nous rejoindre et participer aux Journées Médias Bénin ».
Une rencontre festive riche en activités
Plusieurs activités sont prévues pour meubler cette rencontre festive. Selon les membres de «Elan médias», le public est roi. « Nous allons faire découvrir au public les démarches que nous menons pour aboutir à un article de presse ou à un documentaire audiovisuel à travers le Village des médias », a affirmé Jislaine Adimi Agbozo. Au Village des médias, il y aura des animations spéciales. Les professionnels des médias seront sur scène pour jouer à l’inverse leurs rôles habituels. « Les professionnels qui ont l’habitude de soumettre le peuple à un questionnaire, seront à ce moment les invités du public », a-t-elle ajouté. Le Village des médias connaîtra des animations culturelles et artistiques, des projections de films documentaires et des expositions des photographies des œuvres des journalistes.
« Divers échanges animés par des anciens en matière du journalisme sont programmés pour rendre les journées des médias plus extraordinaires», a attesté Josué Mèhouénou. Il a également levé un coin de voile sur les grands débats et autres activités programmés pour rendre plus intéressante les Journées Médias. Il s’agit entre autres du débat grand public avec le journaliste Soulé Issiaka sur le thème ‘’Revue de presse en langues nationales entre exigences professionnelles et satisfaction du public’’, qui a eu lieu lundi 2 mai à 15h. Du débat animé par les présidents de l’Upmb, Franck Kpochémè, de l’Odem, Guy Constant Ehoumi, le journaliste Georges Amlon, la directrice générale par intérim de l’Onip, Reine Azifan sur le thème ‘’Médias et pouvoirs politique et financier : quelle cohabitation pour préserver la liberté de presse’’, ce mardi 3 mai. ‘’B to B’’, une occasion pour permettre au public de découvrir l’avant et l’après d’une émission. Pour clore les Journées Médias Bénin, «Elan médias» propose une soirée de réjouissance pour tous les professionnels des médias, vendredi 6 mai prochain. ?