La Nation Bénin...
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La ville de Cotonou fait régulièrement face au phénomène de l’inondation. Quand viennent à s’imposer leurs périodes, les grandes pluies ont parfois exposé au grand jour, les déchets enfouis dans les profondeurs de la ville. Une situation préoccupante pour le bien-être des populations qui oblige la mairie à ne pas rester indifférente. Pourtant les caniveaux défient toujours et encore.
Des camions sillonnant et stationnant sur des voies principales ou encore dans des vons pour procéder au désengorgement des trous jonchés de déchets. C’est l’image que renvoie la question de curage des caniveaux à Cotonou. Activité importante pour la ville, il participe de la réduction des déchets et du maintien de l’environnement dans la propreté. Cette activité a pour principal objectif de lutter contre la menace que constitue l’inondation. S’inscrivant dans le cadre du programme initié à cet effet, Cotonou en campagne contre les inondations (3Ci), le curage des caniveaux dans la capitale économique envisage de ce fait de soigner et conserver l’image du cadre de Cotonou, la vitrine du Bénin.
Selon Tiburce Folly Sègbédji, agent du service d’assainissement des voies urbaines, chef section des ouvrages neufs, «le curage vient libérer les conduits souterrains de leurs déchets et faciliter le drainage des eaux usées vers la berge lagunaire». Deux types de caniveaux existant impliquent deux manières de pratiquer le curage, à en l’en croire. Les caniveaux primaires nécessitent une utilisation d’outils mécaniques et techniques perfectionnés. Quant aux caniveaux secondaires, ils requièrent des ouvriers qui travaillent manuellement avec des pelles comme principal moyen de nettoyage. La première forme est souvent présente sur les grands axes routiers pendant que la deuxième concerne les vons de quartiers et petites zones. A ce sujet, ont déjà été ciblés cette année, les collecteurs primaires situés d’une part devant le Complexe scolaire protestant à Gbéto et à Sikècodji d’autre part. Les collecteurs secondaires du 7è arrondissement de Cotonou ont également fait l’objet du curage. Les travaux se poursuivent dans ce sens pour bientôt parcourir tous les arrondissements, aux dires du chef section des ouvrages neufs.
Les difficultés sont énormes
L’assainissement des caniveaux, confie Tiburce Folly Sègbédji, est continuel en ce sens qu’il se fait tous les ans suivant trois phases. D’abord, la phase préventive consiste en un curage avant la saison pluvieuse. Pendant la période des pluies, les agents chargés de ce travail se font plus proches de la population à travers leur suivi des caniveaux qui ont déjà été curés mais qui nécessitent des touches particulières. La dernière phase est celle qui intervient après les pluies, au cours de laquelle les agents examinent les résultats de leurs actions dans le but de remettre les rues en bon état de praticabilité.
«Etant dans le mois de mars, nous sommes actuellement à la première phase dudit assainissement», a-t-il ajouté. Celui-ci poursuit que c’est dans l’optique de prévenir la saison pluvieuse et d’éviter d’éventuels cas d’inondation.
Incivisme
A l’endroit de ceux qui pensent que la mairie ne joue pas réellement son rôle, Tiburce Folly Sègbédji insiste sur l’insuffisance de collaboration de la population. Selon lui, les citoyens font souvent preuve d’incivisme en ce qui concerne le nettoyage des caniveaux et de leurs cadres de vie. «Combien de cafétérias, de bars, de bonnes dames ne voyons-nous pas aux abords des trottoirs réservés aux piétons et aux caniveaux ?», s’interroge-t-il.
Par ailleurs, «le propriétaire d’une habitation étant en voyage, il nous a été interdit d’avoir accès à la palissade qui en constitue la devanture afin de faire notre travail ; c’est déplorable », indique-t-il. Le curage devient encore plus difficile quand on sait que des puisards et des latrines ont pour débouchés les caniveaux. La population a besoin de sensibilisation, insiste-t-il. «Imposer aux Béninois, le civisme » est l’une des solutions que propose cet agent pour rendre accessible les trottoirs et les espaces qu’occupent les caniveaux.

Une délégation de la Cour populaire suprême de Chine est en visite d’étude jeudi 21 avril, à la Cour suprême à Porto-Novo. C’était une occasion de partage d’expériences entre les deux institutions judiciaires toutes engagées pour la promotion du droit et de la justice.
Conduite par le grand juge Jiannan Zhang, la forte délégation de la Cour populaire suprême de Chine a eu droit à une séance de travail avec le président de la Cour suprême du Bénin, Ousmane Batoko. La séance a été élargie aux animateurs des différentes structures de la haute juridiction notamment les trois chambres, le parquet général et le greffe.
La visite d’étude a été une occasion pour les hôtes de la Cour suprême de s’informer de l’expérience du système judiciaire du Bénin. Ils ont suivi à cet effet une brève présentation de la Cour suprême béninoise à travers sa composition, son organisation, son fonctionnement et ses attributions. Cette présentation a été faite par Rodrigue Aboua, auditeur à la Chambre administrative et assistant du secrétaire général de la Cour suprême. Il a présenté la Cour suprême comme la plus haute juridiction de l’Etat en matière administrative, judiciaire et des comptes de l’Etat. C’est une juridiction de cassation qui connaît des affaires pourvues devant elle et venant des juridictions du fond en l’occurrence les Cours d’appel qui ont chapoté aussi les tribunaux de première instance.
Rodrigue Aboua a expliqué comment fonctionne ce système à trois de la justice béninoise. Il n’a pas manqué de préciser que la Cour suprême reste la seule institution compétence pour juger des litiges administratifs et aussi du contentieux des élections communales, municipales et locales. Elle est d’ailleurs à sa troisième expérience en matière du contentieux électoral après 2002, 2008 et 2015. Pour les élections de 2015, la haute juridiction a été saisie de plus de 1800 recours, informe Rodrigue Aboua.
L’auditeur à la Chambre administrative a été de temps en temps appuyé dans sa présentation par le président Ousmane Batoko qui a expliqué que la Cour suprême du Bénin s'est inspirée elle-même du système judiciaire français. Il a fait part à ses hôtes de l’ambition que nourrissent les autorités béninoises de rapprocher davantage la justice des justiciables pour la promotion du droit et des libertés.
Abreuvée de l’expérience judiciaire béninoise, la délégation chinoise par la voix du grand juge, Jiannan Zhang a aussi partagé avec l’assistance les réalités de la Cour populaire suprême de Chine. On retient de la communication du juge chinois que la Cour populaire suprême de Chine, à quelques dissemblances près, n’est pas loin de la Cour suprême du Bénin surtout en ce qui concerne son organisation et ses attributions.
En effet, la Cour populaire suprême de Chine est la plus haute juridiction chinoise présente dans les 32 provinces du pays. C’est la seule institution judiciaire qui connaît les affaires ayant fait l’objet d’appel. A ce titre elle est l’instance judiciaire supérieure qui vient après les cours de second niveau limitées dans les communes et au nombre de 413, les cours locales installées dans les districts des régions chinoises et au nombre de 3129 ; et enfin les tribunaux spéciaux qui se retrouvent au bas de l’échelle limités dans les petits districts des régions. On en dénombre 6 284 tribunaux spéciaux chinois. Le personnel de l’ensemble des quatre instances judiciaires chinoises est estimé à 355 mille agents dont 104 mille magistrats, explique le juge Jiannan Zhang. Des statistiques qui montrent toute l’importance de la population et de la superficie de la Chine.
A la suite de cette présentation chinoise, l’assistance a suivi une communication sur le thème : « L’éthique professionnelle et le régime disciplinaire des magistrats » présentée par Innocent Avognon, conseiller à la chambre judiciaire de la Cour suprême et secrétaire général du Conseil supérieur de la magistrature. Ces différentes présentations ont été suivies de débats à bâtons rompus pour leur meilleure compréhension par l’assistance.
Le président de la Cour suprême et le chef de la délégation chinoise ont été tous satisfaits de la séance de travail qu’ils espèrent ouvrira les voies du renforcement des liens de coopération entre les deux institutions judiciaires. Une délégation de la Cour suprême du Bénin est d’ailleurs attendue très prochainement en Chine pour aller toucher du doigt les réalités judiciaires chinoises.

Le ministre des Sports, Oswald Homeky, a rencontré dans l’après-midi du jeudi 21 avril, les journalistes sportifs. La rencontre qui tient lieu de prise de contacts et en même temps de séance de travail, s’est déroulée au ministère des Sports.
Le nouveau ministre des sports, Oswald Homeky, s’est lancé comme défi de mettre toutes les disciplines sportives sur orbite. C’est cette vision qu’il a voulu partager avec les animateurs de la presse sportive.
De ces partenaires du ministère du sport, comme il entend les considérer désormais, Oswald Homeky attend une contribution pour le décollage du sport au Bénin. Il leur a exposé ses actions présentes et futures afin de solliciter leur accompagnement. Le ministre entend d’abord réaliser une pacification de toutes les fédérations sportives, pour relancer ensuite toutes les disciplines sportives. Ce qui sous-entend la formation, le financement massif à toutes les disciplines et la promotion de l’excellence. Toutes choses difficiles, selon le ministre des Sports, sans l’accompagnement de la presse sportive.
Il a appelé les journalistes à rester neutre, en dépit de leurs affinités avec les responsables des fédérations sportives. Pour Oswald Homeky, il faudra nécessairement éteindre tous les foyers de tension et unir tous les acteurs au sein des fédérations sportives en crise. Et sur ce chantier, le ministre dit avoir déjà pris la mesure de la situation.
Les conditions de travail des reporters sportifs peu reluisantes sont bien connues du ministre des Sports. Pour cela, il promet apporter du sien afin de tirer parti des journalistes qui selon lui, peuvent beaucoup apporter au sport béninois. Dans le partenariat qui s’établit désormais entre les reporters sportifs et son ministère, il sera aussi question de les accompagner pour qu’ils puissent être à la hauteur des attentes. A en croire le ministre, des formations seront organisées à leur intention ainsi que des accompagnements d’autres natures.

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération Aurélien Agbénonci a installé dans son département ministériel un Comité de transition pour définir les grandes orientations de la diplomatie béninoise à la lumière du Programme d’actions du gouvernement. C’était au cours d’une cérémonie qui s’est déroulée lundi 18 avril dernier au sein dudit ministère.
La diplomatie béninoise aura bientôt de nouvelles orientations. Sur l’initiative du nouveau patron des lieux, Aurélien Agbénonci, un Comité de transition a été installé à cet effet lundi dernier. Ce comité a pour mission de définir les grandes orientations de la diplomatie béninoise à la lumière du Programme d’actions du gouvernement.
« Le Comité de transition qui a un rôle consultatif, a pour mission de définir les grandes orientations de la diplomatie béninoise, à la lumière du Programme d’actions du gouvernement. A ce titre, le Comité est chargé de procéder à un état des lieux de l’action diplomatique au cours des dix dernières années, passer en revue l’organisation et le fonctionnement du ministère tant à la Centrale que dans les postes diplomatiques, proposer les éléments de restructuration du ministère à la lumière de sa nouvelle mission et suggérer les grandes lignes de la politique extérieure du Bénin». C’est la mission assignée par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération à ce Comité qui comporte douze membres.
Pour Aurélien Agbénonci, le Comité de transition dispose de quinze jours pour proposer des mesures spécifiques à adopter en termes de modalités et critères de désignation des Chefs de mission diplomatique, des postes consulaires et autres représentants plénipotentiaires. Les membres du comité auront également à réfléchir sur la rénovation du nouveau bâtiment du ministère, la redistribution des espaces de travail en tenant compte de la réintégration de l’ancien bâtiment dans le patrimoine du ministère. Ils ont aussi à charge de penser au dispositif de sécurité à mettre en place pour l’accès à l’enceinte et aux bâtiments du ministère y compris l’annexe; à la définition des attributions, de l’organisation et du fonctionnement des services internes et externes du ministère; à l’état des lieux du processus d’élaboration du Plan stratégique du ministère.
Trouver des solutions pratiques
Le nouveau ministre des Affaires étrangères et de la Coopération a instruit les membres du Comité pour redéfinir les grandes lignes d’une politique de communication du ministère, de réexaminer le projet de Guide du protocole en vue de sa validation par le Conseil des ministres, réfléchir sur la protection des Béninois à l’Extérieur, et penser à comment exploiter la disponibilité des Béninois de l’Extérieur pour leur contribution aux efforts de développement économique et social du pays. Aurélien Agbénonci a insisté sur le placement des cadres dans les Organisations internationales.
«Nous sommes flattés et honorés d’être associés à ce chantier hautement stratégique que vous a confié le chef de l’Etat. C’est vraiment une idée lumineuse que d’avoir associé aux fonctionnaires et aux anciens fonctionnaires, des compétences venant d’autres horizons », a souligné le président du comité l’ambassadeur Jacques Adandé. Pour lui, il est vrai que 15 jours, c’est suffisant. Mais ce n’est pas suffisant, dit-il, pour des raisons évidentes qu’il n’est pas utile de rappeler à la cérémonie d’installation du Comité. « Disons plutôt que nous avons 15 jours pour faire un beau costume, pas le plus beau costume», a dit Jacques Adandé.
Pour le diplomate à la retraite et président de l’Association des ambassadeurs et ministres plénipotentiaires à la retraite (AMPR), il est évident que, ce que recherche le chef de la diplomatie béninoise, à travers ces 15 jours d’intenses activités, ce n’est pas décrocher la lune, mais avoir des solutions pratiques et immédiatement applicables pour que le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération joue au mieux sa partition pour le Nouveau départ. ?

Le débordement de la mer menace les habitants des quartiers Jak, Akpakpa-Dodomè, Donaten et Siafato de Cotonou. Contraintes à l’abandon de leurs maisons et autres propriétés, les populations appellent l’Etat au secours pour freiner la mer dans son élan dévastateur et aussi pour assainir leur cadre de vie infesté par les ordures.
« Nous avons connu beaucoup de problèmes face à l’érosion côtière. Plusieurs appartements et maisons sont engloutis par la mer et la population est en errance actuellement», confie désemparé le chef quartier Donaten, Auxibe Ahoudji. Ces mots résument la souffrance des populations qui, face au débordement de la mer, sont obligées de tout abandonner pour trouver refuge à Sèkandji, Ouidah, Ekpè, Pahou, Djèffa, etc, parfois même auprès de parents et proches.
Tout en reconnaissant l’importance du travail qui avait été fait, notamment l’installation des épis sans lesquels Donaten et environs seraient déjà totalement engloutis par la mer, le chef quartier trouve que ces travaux présentent des insuffisances. Par exemple, au lieu que les épis soient érigés tout le long de la côte, il n’y a eu que des zones ciblées qui en ont bénéficié, relève-t-il. C’est pourquoi, selon lui, « il faut procéder urgemment à des corrections au niveau des épis parce qu’actuellement, il y a une zone de stabilité, mais nous sommes toujours sous le coup de la menace de l’érosion». Donc deux problèmes fondamentaux subsistent. Celui des sinistrés à recaser et celui de l’érection d’un nouvel épi entre l’épi 0 et l’épi 1 pour opérer la correction entre les deux. «Si on érige les épis, ça va casser les vagues et nous allons gagner du terrain sur la mer», poursuit Auxibe Ahoudji en insistant sur la reprise des travaux. Il a rappelé que les sinistrés sont ceux qui ont été déplacés de Tokpa lorsqu’on a voulu ériger le marché. Donc, ils ont été délocalisés de Tokpa pour Donaten.?
La gestion des ordures pose problème
L’autre difficulté à laquelle sont confrontées les populations est liée aux ordures et à la gestion des excrétas. Les ordures viennent des quartiers environnants pour échouer soit dans la mer, soit dans les rues environnantes. En tant que chef quartier, Auxibe Ahoudji n’entend pas utiliser ses ressources personnelles pour régler les problèmes de salubrité publique. Raison pour laquelle il invite les structures sanitaires de l’Etat à jouer leur rôle. « Ils n’ont qu’à venir nous aider. Tout le monde dit que c’est le problème du chef quartier. De quel budget ont-ils doté le chef quartier pour qu’il puisse résoudre ces problèmes-là ?», ironise le chef quartier.
L’autre situation que l’on pourrait inscrire sur le même registre concerne la gestion des puisards et autres latrines qui débordent et dégagent des odeurs fétides. Sur la question, Auxibe Ahoudji estime qu’il y a d’abord un travail qui a été mal fait au niveau de ces latrines. « Les puisards ne respectent pas les normes. Comme dans une zone marécageuse, l’eau remonte chaque fois, on a beau curer ces puisards-là, ils se remplissent facilement. Donc, il faudrait récurer en mettant de la ‘’skalyte’’ », suggère le chef quartier. Il a aussi déploré l’indisponibilité d’un budget consacré à l’assainissement des côtes.
Le combat de Doris Alapini contre la mer
Doris Alapini se bat chaque jour pour empêcher que la mer ne lui arrache le restaurant Neuer Biergarten dont elle assure la gestion. Ce combat lui revient cher. Elle déclare avoir recours à des gens pour récupérer manuellement le sable marin que les vagues viennent déposer nuitamment. De plus, elle commande des granites de Dassa (dont le prix du camion s’élèverait à 1 200 000 francs CFA environ) pour ériger des murs de protection. Mais elle ne se décourage pas malgré la furie que lui opposent les vagues. A ce sujet, son indignation contre les travaux d’extension du port est vive. Pour elle, ce sont ces travaux qui ont dressé la mer contre le quartier qui est dangereusement menacé de disparition. Ce qu’elle ne digère pas surtout, c’est que les responsables n’aient pas tenu compte de leurs études. « Il fallait tenir compte aussi de nos études et on fera une coordination », a-t-elle martelé. Pis, « ils n’ont pas fait les 4 brise-lame recommandés pour protéger le quartier des retombées de l’extension du port. Et pourtant, les cadres ont validé le projet au ministère de l’Environnement », fustige-t-elle. « Ils nous ont foutus en l’air, oubliant que nous avons fait des prêts. Ici, j’ai perdu à peu près une quarantaine de mètres et derrière moi, il y avait une trentaine. J’ai des constats d’huissier. Chaque jour, je mesurais. Maintenant, ils ont fait leurs travaux et on ne peut plus dormir dans le quartier », se plaint-elle stoïquement. Selon elle, les habitants sont trop faibles pour lutter seuls contre la mer en furie. « Il faut impérativement que l’Etat nous vienne en aide », insiste-t-elle.
Sur le sujet, dans le cadre d’une visite des journalistes de l’Uemoa qui ont fait, le 6 janvier dernier, une descente sur le site du projet "Protection de la côte à l’est de l’épi de Siafato," Philippe Registre Zounmènou, coordonnateur du projet, en avait exposé la consistance à ses hôtes ainsi que les tenants et aboutissants. Selon ses explications, le projet visait à installer neuf ouvrages de protection pour sécuriser les infrastructures socio-économiques et les riverains situés dans son emprise. Ces ouvrages sont constitués de 8 épis de protection et d’un mur de revêtement. Les épis sont espacés d’environ 1 km, ce qui couvre le linéaire total de 8 km.
Le constat fait sur le terrain, selon Philippe Registre Zounmènou faisait état d’une vitesse d’érosion moyenne annuelle d’environ 10 m. Depuis qu’on a installé les ouvrages, il est constaté l’engraissement de sorte que le niveau de reconstitution de la plage peut atteindre 100m. Ce qui montre avec évidence les résultats palpables et l’efficacité du projet.
Toutefois, le responsable du projet n’a pas occulté ses conséquences qui portent sur l’engloutissement de toutes les infrastructures qui sont dans le périmètre touché. Il a fait remarquer que près de 4 à 5 complexes hôteliers ont été déjà engloutis sans oublier de souligner que plusieurs milliers de ménages se sont dispersés et ont déménagé de la zone et que les activités socio-économiques ont été détruites. Le Bénin a aussi perdu beaucoup de terrains.
Le phénomène ne touche pas uniquement ce segment de la côte béninoise, selon ses commentaires. Le problème s’observe, a-t-il retenu, avec acuité au niveau de la côte située entre Hillacondji et Grand-Popo qui fait l’objet en ce moment, d’une étude technique approfondie?
Par Didier Pascal DOGUE & Bonaventure AGBON (stagiaire)
Environnement 21 avr. 2016

Passionné de football et membre de la diaspora béninoise en France, Mounirou Daouda traine sa bosse dans le milieu du sport roi depuis plusieurs années. Et son credo comme il aime à le rappeler est d’aider la jeunesse et principalement promouvoir celle de son pays en Europe. Dans cette interview, il nous parle de la compétition des jeunes dénommée du Tournoi international des centres de formation de football (TIC2F) qu’il organise actuellement à Cotonou et qui regroupe une douzaine d’équipes de la sous-région.
La Nation : Comment est née l’idée d’organiser ce tournoi de football ?
Mounirou Daouda : L’idée est venue du fait qu’il y avait une absence totale de ce genre de tournoi au Bénin. Il fallait donc qu’on fasse quelque chose. C’est pourquoi nous avons initié cette compétition, pour permettre aux jeunes des centres de formation de se mesurer entre eux et de jauger en même temps leurs niveaux.
La compétition est actuellement à sa 6e édition. Mais que peut-on en retenir?
Elle a grandi en maturité. Si c’était un enfant, à six ans, on peut dire qu’il a commencé par marcher. Aujourd’hui, le tournoi est reconnu dans le monde entier. La preuve, des experts du football sont présents. Ils sont venus simplement parce qu’ils en ont entendu parler. Ils ont vu des éléments sur le tournoi et m’ont confié après l’ouverture, qu’ils assistent à une fête formidable. Je leur ai répondu que le meilleur reste à venir le dimanche prochain. Puisque ce sera la finale avec la présence des autorités. Ça nous permettra, en même temps, de voir toutes les équipes ensemble et de les récompenser.
Pour cette 6e édition, quelles sont les équipes en compétition?
Pour cette édition, nous avons vu grand. Nous avons sept équipes de la sous-région qui sont présentes. Il y a le Kozaf, tenant du titre qui vient du Burkina-Faso. Nous avons aussi, deux équipes du Togo, une du Nigeria, une du Ghana, une qui est arrivée de la Côte d’Ivoire et une équipe mixte du Nigeria et du Ghana. Cette année, exceptionnellement, nous avons fait appel à une équipe de l’Afrique centrale, notamment du Cameroun pour rehausser le niveau de la compétition. Le Cameroun n’est plus à présenter au niveau du football mondial. L’objectif est de voir le niveau de ces jeunes par rapport à celui des nôtres ici au Bénin. Il y a cinq équipes qui ont été retenues après un tour préliminaire qui a eu lieu en décembre dernier. Il s’agit d’Alodo Sport, de Divinité suprême, de Bénin foot académie, d’Abi Sport et de Best Academy. Et je suis déjà satisfait parce qu’on assiste à des spectacles de grande qualité. Les scores sont très serrés. On a suivi les conseils de nos experts de l’année dernière. Un brassage a été effectué pour avoir une compétition de qualité.
Des experts ont été aperçus dans les gradins?
Exact, ils sont présents. Nous avons Japhet Ndoram, qu’on ne présente plus sur le continent africain. Il est un ancien de Nantes et a fait aussi les beaux jours de Monaco. C’est un très grand joueur tchadien qui s’est mis aujourd’hui dans l’événement. Il est un parrain de cet événement parce que, après avoir vu le projet, il y a adhéré. Il est accompagné de Lamine Badiane, un journaliste reconnu sur le plan mondial. Ce sont des gens qui ont adhéré à notre projet et qui ont décidé, depuis l’année dernière, de venir nous soutenir chaque fois. Il y a aussi José Anigo qu’on ne présente plus. Directeur de recrutement de l’Olympique de Marseille pour l’Afrique, il est là aujourd’hui pour détecter des pépites. Il y aura aussi des représentants du Football Club de Rennes ce jour, avec notre compatriote Eric Atta qui est le responsable du recrutement au niveau de cette équipe. Il sera dans les tribunes ce jeudi 21 avril, pour voir ce qu’il y a de meilleurs et de talentueux parmi nos jeunes. L’objectif, comme il l’a laissé entendre, c’est d’arriver à dénicher de belles perles pour l’autre côté de la Méditerranée.
Qu’en est-il des enfants que vous aviez sélectionnés l’année dernière ?
Effectivement, deux joueurs avaient été détectés par l’Olympique de Marseille. Ils ont reçu des convocations avec une prise en charge totale pour effectuer l’essai. Malheureusement, ces jeunes, au moment d’arriver à l’aéroport, ont accusé une heure de retard. Ils ont raté le vol. Avec les clubs professionnels de football en Europe, ce sont des erreurs qui ne se pardonnent pas. J’ai joué ma partition en essayant de les mettre en vitrine pour que les experts les recrutent. Le reste, c’est à voir avec leurs dirigeants. C’est pourquoi aujourd’hui, nous avons sensibilisé la plupart des responsables de ces centres de formation. S’ils ont de bons joueurs, ils doivent déjà commencer à réunir leurs papiers, parce qu’à n’importe quel moment, on peut les retenir. Si vous avez une perle, vous devez le reconnaître. Parlant des pièces, il s’agit surtout des passeports par exemple. Son établissement peut prendre jusqu’à deux mois parfois alors qu’il y a la convocation qui demande que le joueur concerné débarque rapidement. Les responsables ont tous compris que pour réussir ensemble, chacun doit y mettre du sérieux.
Comment préserver les acquis et aller de l’avant ?
Mon souhait est de voir l’Etat béninois s’impliquer dans l’organisation de ces genres de compétition. Il nous faut son accompagnement. Tout seul, on n’arrive à rien. Ensemble, nous réussirons à soulever des montagnes. Si le gouvernement prend conscience aujourd’hui que ce genre d’événement permet à la jeunesse de montrer ses talents, je pense qu’on peut y arriver. Le Bénin est connu sur le plan politique. Mais, pourquoi ne pas continuer à travailler pour qu’il le soit aussi dans d’autres domaines comme le sport ? Je vais également profiter de cette occasion, pour demander aux sponsors de nous accompagner. Si on veut que le football béninois rayonne en Afrique et dans le monde, il faut que les sponsors adhèrent à ce genre de projet. Avec un peu de moyens, on peut accompagner. On est ouvert à toutes les propositions.
Sports 21 avr. 2016

Le Département américain de la Justice organise, du mardi 19 au vendredi 22 avril à Cotonou, un séminaire au profit des procureurs, juges et officiers de police judiciaire du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Nigeria et du Togo. Portant sur le thème « Coopération transfrontalière : Endiguer la criminalité le long du corridor Abidjan-Lagos », ce séminaire constitue un espace d’échanges et de recherche d’une solution coopérative contre la criminalité transfrontalière sur l’axe Abidjan-Lagos.
Les actes criminels le long du corridor Abidjan-Lagos concernant le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Nigeria et le Togo préoccupent ces pays et leurs partenaires. C’est pour y trouver une solution concertée que s’organise un séminaire sur la question de la criminalité sur cet axe de la sous-région ouest-africaine et réunissant les acteurs de la justice de ces cinq pays.
Dans son mot de bienvenue, Lucy Tamlyn, ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique près le Bénin, rappelle que le corridor Abidjan-Lagos représente l’un des principaux axes économiques de l’Afrique de l’Ouest. Cet axe draine plus de 65% des activités économiques de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) liées au commerce, au transport et au transit, poursuit-elle. Toutefois, elle déplore que sur cet axe prolifèrent aussi des activités criminelles et illicites telles que le «trafic des drogues illicites et autres produits de contrebande en direction et en provenance des marchés étrangers». Le corridor Abidjan-Lagos est également le circuit du mouvement des fonds issus de la vente de ces produits à des organisations terroristes. «Ces activités représentent une menace réelle pour la stabilité de même qu’elles fragilisent l’ensemble des efforts visant à consolider la paix ainsi que le développement de cette région», souligne Lucy Tamlyn avant de faire savoir que la situation requiert une solution coopérative. Car, souligne-t-elle, aucune nation ne peut seule débarrasser le monde de ceux qui troublent la paix et la quiétude.
Pour endiguer ce mal sur cet axe, elle préconise que «les pays doivent se doter d’outils nécessaires à une compréhension rapide et facilitée du système juridique» de leurs voisins. De même, les pays se doivent d’échanger sur les meilleures pratiques devant conduire à des enquêtes efficaces, des poursuites et instructions pertinentes afin d’aboutir à des jugements efficients. S’agissant du contenu du séminaire, elle dira que l’accent sera mis sur des exercices pratiques pour encourager la collaboration, l’identification et l’exploration des meilleures pratiques concrètes et pragmatiques. Attirant l’attention sur la complexité du phénomène, Lucy Tamlyn révèle que l’interconnexion entre le crime transnational organisé et les groupes terroristes est une source supplémentaire d’inquiétude.

Les membres du bureau directeur de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb) se sont prononcés sur des questions d’actualité nationale d’importance. C’était au cours d’une réunion ordinaire tenue mardi 19 avril à la Bourse du Travail à Cotonou.
La réunion ordinaire du bureau directeur de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb) tenue mardi 19 avril est la première de l’année en cours. Elle se tient, selon les responsables, à un tournant important du Bénin et mérite toujours des prises de décisions et de position hardies. L’objectif est de poursuivre le combat pour la justice sociale et surtout pour parvenir à la satisfaction des revendications des travailleurs.
Le secrétaire général de la Cstb, Paul Essè Iko a rappelé qu’au cours de la dernière élection présidentielle, sa confédération a appelé ses militants à s’opposer à la recolonisation et à la continuité de la mal gouvernance. Il a affirmé que la rupture devrait se poursuivre par la mise en place d’un dispositif de bonne gouvernance qui permette la lutte contre le chômage, la précarité de l’emploi, le bradage du patrimoine public et pour le relèvement des conditions de vie des travailleurs. Une bonne gouvernance qui, selon Paul Essè Iko, doit signifier la rupture d’avec le système de placement et des nominations clientélistes.
Le secrétaire général de la Cstb dit comprendre l’insatisfaction et les critiques de ses collègues contre le premier gouvernement du président Patrice Talon. Ce gouvernement, dira-t-il, comporte des hommes et femmes connus comme des éléments clé du système d’impunité, de pillage et de bradage des entreprises publiques et d’oppression des travailleurs. Aussi, a-t-il affirmé que le système de placement avec les nominations partisanes est toujours et encore en œuvre. Il a cité en exemple les dernières nominations à la Direction des examens et concours et au Centre national de sécurité routière (Cnsr).
Paul Essè Iko a salué la suspension des derniers concours jugés frauduleux et exige la poursuite du processus pour situer les responsabilités de ces fraudes et la sanction des auteurs. Il apprécie également la suspension du processus de privatisation annoncée et souhaite que l’on fasse entendre raison aux travailleurs de Bénin Télécom SA.
Pour qu’il y ait un pouvoir à leur profit, le secrétaire général de la Cstb a demandé à ses collègues de mettre en place partout des comités pour la rupture, contre la continuité des anciennes pratiques de placement, de décisions anti- sociales, anti-constitutionnelles et répréhensibles.
Aussi, leur a-t-il rappelé qu’il y a d’importants dossiers de revendications matérielles qui restent à défendre pour la satisfaction dans tous les secteurs de la vie nationale¦

Reconduit à la tête de la Cour suprême, Ousmane Batoko a officiellement pris fonction mardi 19 avril pour le compte de son second et dernier mandat de cinq ans. La cérémonie s’est déroulée au siège de la haute juridiction à Porto-Novo, devant plusieurs personnalités, des parents et amis de l’heureux du jour.
Ousmane Batoko prend à nouveau les rênes de la Cour suprême pour la mandature 2016-2021. Il s’est à nouveau confortablement installé depuis mardi 19 avril dans son fauteuil conformément au décret n°2016-40 du 10 mars 2016 consacrant le renouvellement de son mandat à la tête de la plus vieille institution judiciaire, juridictionnelle de cassation et en charge de la jurisprudence.
Très certain, le président Ousmane Batoko a fait savoir que sa reconduction pour un second et dernier mandat réside surtout dans le bilan élogieux de la Cour suprême au cours de la mandature 2011-2016. Il est revenu sur quelques points saillants de ses réalisations dont la finalité est la modernisation de la Cour suprême et l’amélioration des conditions de vie et de travail de ses animateurs. La réalisation la plus importante sur laquelle Ousmane Batoko a mis l’accent est la mise en ligne désormais de tous les arrêts rendus par la Cour suprême. Ce qui donne plus de visibilité à l’institution. Il a remercié tous ceux ou celles qui lui ont permis d’atteindre ces résultats. Il place son second mandat sous le même sceau, à savoir contribuer à faire bouger les lignes pour une justice de qualité et rendue dans un délai raisonnable. A cet effet, le président de la Cour suprême compte poursuivre ses actions de modernisation au cours de son nouveau mandat. Il n’oublie pas les autres défis de l’institution tels que la reddition des décisions de justice dans un délai raisonnable, la lutte contre la corruption et autres déviances dans le secteur judiciaire au Bénin.
Mais avant son intervention, c’est le secrétaire général de la Cour suprême, Victor Adossou, qui au nom de tout le personnel de la haute juridiction, a félicité Ousmane Batoko pour cette confiance renouvelée dont il a bénéficiée de la part du chef de l’Etat. Il voit plutôt à travers ce renouvellement non seulement la prime à l’esprit de rigueur qu’incarne le président Ousmane Batoko mais aussi ses qualités exceptionnelles d’ardent défenseur de la cause du droit et son leadership tant au plan national qu’international pour plus de droit et de justice dans la cité. A l’en croire, au cours des cinq dernières années, le président Ousmane Batoko a réussi à faire bouger les lignes pour la consolidation de la démocratie et de l’Etat de droit au Bénin. Le secrétaire général de la Cour suprême pense que ce nouveau mandat doit être placé sous le signe de la continuité et de la rupture. Continuité dans la consolidation des acquis et la promotion des valeurs initiées sous le précédent mandat. Et rupture d’avec toutes les pratiques qui arrièrent la justice béninoise qui doit redorer son blason. Le secrétaire général de la Cour suprême a réitéré la disponibilité de tous les acteurs notamment le personnel magistrat et non magistrat de la haute juridiction à accompagner Ousmane Batoko pour faire de ce nouveau mandat un franc succès.
Deux nouveaux présidents de Chambres installés
Aussitôt après sa cérémonie de prise de fonction, le président de la Cour suprême a posé son premier acte. Ousmane Batoko a procédé à la cérémonie de prestation de serment de deux nouveaux présidents de Chambres au niveau de la haute juridiction. Il s’agit de Amélie Assionvi Amousou et Maxime Akakpo promus présidents respectivement des chambres judiciaire et des comptes de la Cour suprême. Ils avaient été nommés récemment par le chef de l’Etat sur proposition du président de la Cour suprême. Les deux présidents de chambres sont entrés depuis mardi 19 avril dans la plénitude de leurs fonctions.
Th. C. NAGNONHOU

Le Conseil municipal de Porto-Novo est soucieux d’une meilleure prise en charge sanitaire des populations de la ville. C'est dans ce cadre que le maire Emmanuel Zossou a visité, mardi 19 avril, plusieurs centres de santé de la ville pour s’enquérir de leur état des lieux et voir comment agir pour remédier aux difficultés.
Cinq étapes ont meublé mardi 19 avril, la tournée de la délégation du Conseil municipal de Porto-Novo pour toucher du doigt l’état des infrastructures sanitaires. Elle était aux centres de santé d’Accron, de Zèbou, d’Oganla, de Foun-Foun, d’Attakè et à l’Antenne départementale de la transfusion sanguine de l’Ouémé-Plateau. Le maire Emmanuel Zossou était accompagné de son premier adjoint, Jocelyne Zinsou et du médecin-coordonnateur de la zone sanitaire Porto-Novo-Aguégués-Sèmè-Podji, Dr Rodrigue Kohoun.
Selon l’autorité municipale, c’est la première fois que son équipe depuis son installation descend dans les centres de santés de la ville pour toucher du doigt les conditions non seulement de travail du personnel sanitaire mais aussi de prise en charge des patients. Ce volet fait partie intégrante aussi des missions des conseils municipaux. C’est pourquoi, après les questions de mobilité humaine, d’hygiène et d’assainissement, il a décidé de descendre sur le terrain pour s’attaquer au volet sanitaire qui constitue une autre priorité pour son équipe municipale. Mais il se dit déçu par ce qu’il a constaté. Il a constaté que les centres de santé de la ville sont des bâtiments en ruine. Beaucoup courent le risque de l’effondrement si rien n’est fait pour remédier à la situation. Sur les 14 centres de la ville, à peine six répondent aux normes dont quatre en état de bon fonctionnement, note Emmanuel Zossou. Sinon tout le reste des bâtiments sont en ruine parce que datant pour la plupart des temps coloniaux. Il en veut pour preuve le cas du bâtiment du centre de santé d’Oganla encore appelé CM situé non loin de la place Bayol. Ce centre qui est un héritage de la colonisation et de l’ex-Office national de Pharmacie (ex-Onp) est dans un état de vétusté très avancée. Le souci de la mairie est de rénover ces infrastructures pour le bien-être des populations et aussi du personnel sanitaire, souligne le maire Emmanuel Zossou. Il souhaite d’ailleurs que le ministre de la santé visite ces centres de Santé qui ne sont pas dignes d’une ville capitale. Il promet d’ailleurs de demander incessamment une audience à l’autorité ministérielle pour faire le plaidoyer afin que quelque chose soit faite pour changer tant soit peu l'état des centres de santé de la ville. Le même plaidoyer sera étendu en direction du ministre de l’Economie et des Finances pour que des ressources financières soient dégagées pour la rénovation de ces centres. Le maire se réjouit tout de même d’avoir trouvé un personnel sanitaire qui donne le meilleur de lui-même malgré ses conditions pénibles de travail. Ce que reconnaît aussi le médecin-coordonnateur de la zone sanitaire Porto-Novo-Aguégués-Sèmè-Podji. Dr Rodrigue Kohoun trouve également très déplorables l’état des infrastructures sanitaires de la ville qui sont pour la plupart invivables. Il loue l’initiative du maire Emmanuel Zossou pour son engagement en faveur de la réhabilitation des centres de santé de la ville. Il souhaite que d’autres acteurs ou personnes de bonne volonté se joignent à l’équipe municipale pour que dans un cadre organisé des actions soient posées pour améliorer les conditions de travail des agents et celles de prise en charge des populations.
Santé 20 avr. 2016