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Nouvelles

Gratuité de la césarienne au Bénin: Un guide des bonnes pratiques de gestion en élaboration à Grand-Popo

Des cadres du secteur de la santé et des représentants du Programme d’appui à la santé maternelle et infantile (Pasmi) sont en conclave pour cinq jours afin de répertorier les pratiques à promouvoir en vue d’améliorer la gestion de la gratuité de la césarienne. Le top des travaux a été donné mardi 19 avril à Grand-Popo, par le ministre de la Santé, Alassane Séidou en présence de la directrice de l’Agence française de développement (Afd), Catherine Bonnaud.

Seconde étape d’un parcours entamé depuis deux ans, l’atelier en cours à Grand-Popo vise à recenser et à décrire toutes les conditions nécessaires pour une meilleure gestion de la gratuité de la césarienne, rappelle le ministre de la Santé Alassane Séidou. Les conditions retenues au regard des normes éditées par l’Organisation mondiale de la Santé, a-t-il précisé, seront consignées dans un document pour servir de guide et sur bien d’autres supports de vulgarisation (affiches, dépliants, etc.). Pour le ministre Alassane Séidou, «la gratuité de la césarienne est capitale et sa promotion pertinente».

En effet, lancée le 1er avril 2009, la mesure de la gratuité de la césarienne mise en œuvre dans une cinquantaine d’hôpitaux agréés connait, chaque année, une augmentation de 3 000 bénéficiaires, selon les statistiques présentées hier, par Dr Raïssatou Ami-Touré, directrice générale de l’Agence nationale de gestion de la gratuité de la césarienne. Le recours à ce mode d’accouchement pris en charge par une subvention de l’Etat, dira-t-elle, a permis d’améliorer la santé de la mère et de l’enfant en obtenant certaines balances positives comme la réduction drastique de la mortalité maternelle et néonatale.
Aussi le ministre Alassane Séidou a-t-il assuré qu’il est opportun de disposer dans nos hôpitaux d’un répertoire des bonnes pratiques à harmoniser tel un outil permettant d’améliorer la qualité des opérations effectuées dans le cadre de la gratuité de la césarienne.
Le même enthousiasme a été observé du côté de Catherine Bonnaud, directrice de l’Agence française de développement (Afd), partenaire impliqué dans le financement de la gratuité. Saluant la volonté de la partie béninoise à élaborer une boussole pour assurer une gestion efficace et efficiente de la mesure, elle a mis un accent particulier sur la nécessité de sa vulgarisation, une activité qu'elle a d’ailleurs promise d’accompagner.
Les soutiens de l’Afd à la gratuité de la césarienne évalués à près de 6 milliards francs Cfa découlent de l’engagement de la France à œuvrer depuis 2009 pour l’amélioration de la santé de la mère et de l’enfant. Ce financement, indique Catherine Bonnaud, a donné lieu au Bénin, au Programme d’appui à la santé maternelle et infantile (Pasmi) lequel se décline en quatre volets d’intervention. Il s’agit de la recherche de la qualité de la césarienne et de la réanimation néonatale, l’accessibilité financière, la planification familiale et une meilleure prise en compte des politiques de population dans les différents secteurs du développement.
Notons qu’en prélude à cette séance de travail ouverte hier, des praticiens de huit hôpitaux agréés avaient été commis pour investiguer pendant cinq jours,au cours de la première étape, en vue de repérer aussi bien des données encourageantes que celles préoccupantes liées à la mise en œuvre de la mesure de la gratuité. Et c’est de cette moisson d’informations, confrontée aux normes de l’Organisation mondiale de la Santé, seront extirpées les bonnes pratiques à promouvoir. Les professeurs Sosthène Adisso et Eugène Zounmènou ont été désignés pour diriger le présidium devant conduire, pendant cinq jours, les travaux de Grand-Popo.?

Santé 20 avr. 2016


Réformes annoncées au Fonds d’aide à la culture: Quel sort pour la vache à lait des acteurs culturels béninois ?

Lundi 18 avril, le corps électoral culturel était attendu aux urnes pour la désignation des administrateurs (artistes) du Fonds d’aide à la culture (Fac). Mais il n’en a rien été. Aucun déploiement pour un processus électoral déjà étouffé dans l’œuf, depuis le 13 avril dernier, par le ministre en charge de la Culture. Mais jusqu’où ira-t-il ? De quoi sera faite l’après-suspension ?

«Nous constatons avec beaucoup de regrets la création tous azimuts des fédérations sans but précis, sans vision clairement définie et juste dans un but électif. Entre octobre et décembre 2015, plus d’une trentaine de fédérations ont été créées et parfois, une seule discipline artistique compte déjà plus de 16 fédérations. Sur le terrain, ces fédérations sont inaptes, donc inexistantes et d’autre part, que leurs dépositaires sont de moins en moins crédibles». Plus qu’une simple affirmation, ces mots sonnent comme une déclaration de guerre et sont à la base de la mise en quarantaine du processus devant conduire à l’élection des administrateurs (artistes) du Fonds d’aide à la culture et pour laquelle, plusieurs milieux et acteurs culturels se sont préparés. Ils étaient même prêts pour la compétition. Mais il n’en sera rien.

Dans le dos de leurs intentions, sera érigée la plate-forme Wanilo. Une organisation totalement inattendue qui, à travers une campagne tout feu, toute flamme, va faire couler le navire de ceux qui sont considérés comme les fossoyeurs de la culture béninoise. «Des chômeurs» disent certains, qui n’ont pour seule moyen de vivre que le milliard culturel et qui se graissent à loisir sur le dos du contribuable béninois à travers de pseudos projets culturels jugés sans impacts sur le secteur. Contre cette race d’acteurs, il s’en est trouvé une poignée de personnes, non sans audace, qui ont pris la ferme résolution de leur rendre la vie dure. Espéra Donouvossi, Giovanni Houansou et compagnie vont s’élever telles des pancartes pour faire ombrage au renouvellement des mandats de ceux qui se font pompeusement appeler «Administrateurs», ou encore contre l’élection de nouveaux gens de la même catégorie.

Que faire maintenant ?

Personne ne vendait chère la peau frêle de la plate-forme Wanilo avec son slogan «Un acteur culturel, un vote ». Pourtant, à l’arrivée, c’est grâce à elle que les élections attendues lundi 18 avril ont été suspendues par le nouveau ministre en charge de la Culture. C’est vrai que l’autorité n’indique pas clairement que sa décision est motivée par le combat des acteurs de Wanilo. Mais une chose est sûre, elle est la seule organisation opposée aux élections. L’arrêté N°098/MTC/CTJ/CTC/PCA-FAC/SA signé le 13 avril dernier par le ministre Ange N’koué n’apporte même pas de précisions à cet effet. Il abroge tout simplement celui N°082/MCAAT/DC/SGM/CTJ/CTC/PCA-FAC/SA du 1er avril 2016 signé de Paul Hounkpè, son prédécesseur.
Combien de temps durera la suspension décidée par le ministre ? Qu’adviendra-t-il des élections ? Quel sort réserve-t-on au Fac dès lors que le mandat de l’actuel Conseil d’administration viendra à terme ? Combien de temps faut-il pour faire la lumière et relancer le fonctionnement du Fac ? Quel sort pour les nombreux projets en attente ? Voilà autant de questions qui attendent des réponses, face à ce qu’on pourrait qualifier aujourd’hui de crise au sein du Conseil d’administration du Fac.

Des réformes

La plupart des acteurs culturels, du moins les plus lucides, s’accordent de plus en plus à reconnaître que ce fonds a besoin de réformes urgentes, rejoignant ainsi la vision de l’actuel ministre de tutelle qui, dès les lendemains de sa nomination, a clairement indiqué que le Fac figure en lettres capitales sur sa liste des structures sous sa tutelle à réformer. Selon Gilles Bachirou Coffe, directeur du Fonds d’aide à la culture, l'entité dont il a pris les rênes il y a six mois manque de plusieurs outils de gestion. Le Fac ne disposait ni d’une vision clairement définie, encore moins d’un axe stratégique, de plan stratégique, ni de manuel de procédures…
L’écrivain Florent Couao-Zotti le qualifie de vache à lait pour paresseux et intrigants. « Boni Yayi a pensé contenter les artistes en augmentant de façon si spectaculaire le fonds, mais la culture de la corruption qui gangrène le milieu a transformé ce guichet en vache à lait pour paresseux et terrain d’expérimentation pour intrigants et apprentis sorciers. Autant la cagnotte s’est considérablement enflée, autant les projets culturels financés par l’institution ont baissé en qualité », condamne-t-il dans une chronique récemment publiée et relayée sur sa page facebook. Si on s’en tient aux explications de l’auteur, par ailleurs, expert au sein de l’institution, il se passe des choses peu catholiques au sein du Fac.
« Tous les projets que j’ai jugés non viables, peu pertinents, pour ne pas dire mauvais, que d’autres collègues experts ont noté de la même façon, se sont retrouvés régulièrement en haut de l’affiche, sélectionnés et financés. D’ailleurs, lesdits projets, comme tant d’autres, ont rarement connu d'heureux aboutissement. Pas de suivi, ni d’évaluation. Et dans presque tous les secteurs, les mêmes constats d’échecs s’imposent à vue: des performances sont annoncées, mais jamais réalisées; des résidences de création sont financées, mais jamais organisées; des initiatives sont soutenues, mais jamais elles n’ont vu le jour...», dénonce Florent Couao-Zotti ?

Culture 19 avr. 2016


Acquisition de compétences chez les déscolarisés: Nécessité d’autres parcours éducatifs

L’objectif numéro 3 de l’Education pour tous (EPT) à l’horizon 2015 engage les pays à œuvrer pour l’expansion de la scolarité formelle. Au-delà, ces pays doivent également répondre aux besoins éducatifs des jeunes et des adultes n’ayant pas eu la chance de poursuivre leurs études dans l’éducation formelle. Pour cette cible, d’autres parcours éducatifs sont prévus.

Une deuxième chance existe toujours pour les jeunes et les adultes n’ayant pas achevé l’éducation formelle ou même n’en ayant pas eu la chance. A chaque pays, son expérience pour permettre à cette catégorie d’acquérir des compétences.

Au Bénin, c’est la couche des adolescents déscolarisés et non scolarisés des 10 à 17 ans qui bénéficie depuis 2012 d’un programme intitulé « Programme de cours accélérés » (PCA). Il s’agit de l’école de la deuxième chance pour rattraper le train de l’éducation. Il est l’équivalent du cycle primaire pour l’obtention du Certificat d’études primaires (CEP) après un cours de 3 ans pour les 10-14 ans et de 2 ans pour les 15-17 ans. L’objectif de cette initiative est de transmettre aux bénéficiaires qui sont des adolescents exclus de l’école le savoir et les compétences pour réussir dans la vie active et sur le marché de l’emploi. «La création du PCA résout un problème éducatif et social», apprécie Isabelle Bardem, représentante résidente adjointe de l’Unicef au Bénin à l’occasion du lancement de la quatrième édition du PCA en décembre 2015 à Bopa. Soulignant les bienfaits du programme, elle indique que sa mise en œuvre a permis aux adolescents livrés à eux-mêmes et n’ayant aucune perspective d’avenir d’échapper à la catégorie des personnes vulnérables. De 2012 à 2016, le PCA est expérimenté dans 47 communes qui abritent les 96 centres. Les centres PCA sont animés par 200 enseignants qui encadrent 9000 apprenants, fait savoir Isabelle Bardem. Au Certificat d’études primaires session de juin 2015, le PCA a enregistré 195 admis sur les 249 candidats ayant effectivement composé, soit un taux de réussite de 78,31%, annonce-t-elle pour apprécier les performances du programme.

Réintégrer les enfants non-scolarisés

Au Bangladesh, ce sont les programmes du Conseil de réhabilitation et d’assistance bangladais (Brac) qui ont été mis en œuvre en faveur de cette catégorie. Selon le rapport 2015 de suivi de l’EPT, ils ciblent les enfants non-scolarisés pour tenter de les réintégrer dans le système de l’enseignement primaire et les préparer à entrer au cycle secondaire. Ces programmes comportent des rencontres de suivi avec les enfants, les tuteurs, les enseignants et les comités d’école avec une assistance financière aux apprenants issus de milieux pauvres et ayant atteint la dernière année du cours primaire. Les programmes ont eu du succès même s’il faut reconnaître que certains apprenants, à cause de la pauvreté, ne parviennent pas à achever le cycle primaire. «Plus 97% des élèves de dernière année du primaire participant au Brac poursuivent des études dans l’enseignement secondaire formel », relèvent les rédacteurs du Rapport EPT 2015. De même, les Brac encouragent les enfants à intégrer des clubs dans lesquels diverses activités leur sont proposées. Ils peuvent apprendre à lire, à pratiquer du sport ainsi que des activités culturelles. Ils ont également la possibilité d’acquérir des compétences nécessaires dans la vie courante et celles nécessaires à la subsistance. En outre, les programmes Brac ont récemment lancé une initiative en faveur des adolescents ayant rompu avec l’école. Dénommée « Skills Training for Advancing resources », cette initiative les encadre pour développer des compétences leur permettant d’accéder au marché du travail?

La formation professionnelle et d’épanouissement personnel
L’Inde dispose de deux programmes destinés aux déscolarisés. D’une part, il s’agit du programme de l’Institut national d’enseignement ouvert (NIOS). Ce programme dispense des programmes de formation de base ouverts aux élèves de la tranche 14 ans et plus. La formation consiste en des cours leur conférant les niveaux des classes des 3e, 5e et 8e du système éducatif formel indien et des diplômes correspondants. Les bénéficiaires ont également droit à des programmes de formation de type professionnel et d’épanouissement personnel. Selon le Rapport de l’EPT 2015, ces programmes conduisent les apprenants à l’obtention des diplômes du premier cycle et du 2e cycle de l’enseignement secondaire. Mieux, le NIOS offre un large éventail de choix de matières scolaires et professionnelles. Ce qui confère une grande flexibilité aux élèves pour affronter les examens. Par ailleurs, le NIOS dispose aussi d’environ 4000 centres d’études dont la gestion est confiée à des établissements agréés et de près de 2000 établissements professionnels agréés. Soulignant les progrès réalisés, le rapport note, selon les statistiques publiées en 2011, un effectif de 2,2 millions d’élèves. «L’institut NIOS est souvent considéré comme la plus grande organisation de formation ouverte dans le monde », relèvent les experts en guise d’appréciation de l’ampleur et de la qualité des offres qu’il propose.
D’autre part, la deuxième initiative de l’Inde a pour cible spécifique les jeunes filles et les femmes restées en marge du système éducatif. Dénommée la Pratham Open School of Education (POSE), cette initiative vise à donner aux bénéficiaires la chance d’achever leur scolarité. Ce programme démarré en 2011 est expérimenté actuellement dans sept Etats. Grâce à un système d’internat, il est dispensé aux filles et aux femmes bénéficiaires d'une formation élémentaire de trois mois concentrée sur les notions de base. L’objectif, c’est de les doter de ces notions de base en guise de rattrapage afin qu'ils soient prêts pour rejoindre le programme des études secondaires. Mais avant les études secondaires, la formation aboutit à une présélection à travers un examen pour désigner les candidats aptes à aborder la deuxième phase. La POSE développe également d’autres aspects tels que l’épanouissement de la personnalité. Elle met l’accent sur le renforcement des compétences générales couvrant « l’expression orale, la confiance et l’aptitude à exposer ses idées ». Selon les experts, le but visé est « de mieux préparer les élèves à entrer dans la vie active et à avoir une bonne situation dans la société ».
Au niveau de la Thaïlande, c’est un Plan d’actions national de l’EPT qui est mis en œuvre indépendamment du Plan national pour l’éducation. Ce dispositif vise à la fois l’alphabétisation des adultes, l’éducation de base et l’éducation permanente des adultes. En termes de cible, note le Rapport de l’EPT 2015, il s’adresse aux personnes défavorisées ainsi qu’aux individus n’ayant pas la possibilité de suivre un enseignement formel. Au sein de cette catégorie, on peut mentionner les prisonniers, les enfants de rue et même les ressortissants thaïlandais vivant hors du territoire. La mise en œuvre de ce dispositif éducatif aura permis l’intégration de l’alphabétisation et de l’enseignement primaire dans un large réseau de services éducatifs. Ainsi, cela a généré des centres de formation à distance, de formation sur les lieux de travail et d’apprentissage communautaire, sans oublier la mise en commun des ressources au sein du système scolaire formel, indiquent les experts ?

Education 19 avr. 2016


Assainissement de la ville de Cotonou: Les rues du quartier Agla et environs toujours en proie à l’inondation

Malgré les mesures prises l’année dernière pour améliorer le niveau des infrastructures et atténuer les impacts négatifs sur l’environnement résultant des inondations dans la région du grand Nokoué, la rue du marché Adjaha-Bar le Terminal dans le 13e arrondissement est toujours en proie à l’inondation. A chaque saison pluvieuse, les riverains et usagers de cette rue qui desserre deux arrondissements encaissent les dérives de la stagnation de l’eau. Mécontents, ils appellent les autorités municipales et le pouvoir central, à la prise de dispositions urgentes en vue de mettre fin à leurs souffrances.

Longeant le côté gauche des rails, la rue du marché Adjaha-Bar le Terminal dans le 13e arrondissement est impraticable. Les eaux des premières pluies de la semaine dernière ont stagné rendant l’accès des maisons, petits ateliers et boutiques, écoles, marchés de la zone difficile. Traversant la majeure partie des zones marécageuses, cette rue n’a pas bénéficié d’un aménagement et se retrouve dans un état de dégradation avancé. Les usagers qui se frayent un chemin pour passer avec leurs motocyclettes, sont obligés de mettre pieds en l’air, risquant quelque fois de tomber dans l’eau à cause des «nids de poule».
«Les grandes pluies n’ont pas encore commencé et déjà l'inondation provoque des dommages. Le maire de la ville de Cotonou, Léhady Vinagnon Soglo a récemment fait une descente ici pour voir l’état de la rue mais depuis nous n’avons rien remarqué comme travaux pour assainir la zone», se désole Donatien Houéto, un riverain. Bientôt, estime-t-il, la pluie sera fréquente et il urge que les autorités trouvent une solution à la situation. Pour David Bidi Mahuton, habitant du quartier, «les autorités ont été élues pour assurer le bien-être de la population, mais elles sont incapables de trouver des solutions à leurs problèmes».

Les explications du chef quartier

Selon le chef du quartier d’Agla-Finafa, Henri Salomon, cette rue pavée avait été mal construite dès le départ. C’est pour cela que les caniveaux n’arrivent plus à drainer l’eau. Même avec les travaux d’assainissement qui ont été faits pour rehausser le niveau des pavés, rappelle-t-il, l’eau n’arrive pas à bien circuler. «Nous avons tenu plusieurs réunions avec le maire et les chefs d’arrondissement pour la construction de la seconde rue afin de soulager tant soit peu la peine des populations mais depuis rien de concret n’est fait. Les activités de construction de la nouvelle rue devaient démarrer depuis le 15 décembre 2015, mais rien n’a commencé encore», explique-t-il. C’est pourquoi, il exhorte la maire et le nouveau gouvernement du président Patrice Talon à tout mettre en œuvre pour le démarrage effectif des travaux d'assainissement.
Selon Arcadius Takalla secrétaire administratif du 13e arrondissement, «à chaque saison des pluies, la mairie de Cotonou mène des activités pour assainir les différentes zones souvent inondées pour éviter la stagnation des eaux sur les rues ». Comme on le constate sur la rue du marché Adjaha-Bar le Terminal. Il ajoute que la mairie ne dispose pas de moyens financiers conséquents pour construire des infrastructures d’assainissement.

Les travaux du PUGEMU attendus

«En ce qui concerne le problème de cette rue, c’est un dossier que gère l’Etat central à travers le projet ‘’étude d’impact environnemental et plan d’action de réinstallation du projet d’aménagement, d’assainissement de la rue Fidjrossè-Godomey gare», rappelle-t-il. C’est donc en réponse aux conséquences causées par des inondations que le gouvernement a sollicité et obtenu le montage et la mise en œuvre du Projet d’urgence de la gestion environnementale en milieu urbain (Pugemu) avec le soutien financier de la Banque mondiale. Pour lui, tout était déjà fin prêt pour le démarrage du projet dans cette zone. Il regrette que du fait du récent processus électoral, le démarrage des travaux ait connu un léger retard. D’ici la fin du mois d’avril, affirme-t-il, les activités devront commencer pour le bonheur des populations.
Notons que ce projet vise également à aménager le marché Adjaha sur site propre pour éviter son débordement sur la voie publique, réhabiliter les chemins de fer en cours et enfin dégager les populations habitant des marécages qui sont des exutoires naturels pour le drainage.

Par Charnok GBAGUIDI et Ronie Floride AGAMMA (stagiaires)

Environnement 19 avr. 2016


Interdiction d’utilisation des postes téléviseurs dans l’administration publique: Le civisme comme mesure d’accompagnement

Le gouvernement de l’ère du Nouveau départ a tenu mercredi 13 avril dernier sa toute première séance de Conseil des ministres. Au nombre de ses décisions prises figure l’interdiction d’utiliser désormais des postes téléviseurs dans l’administration publique. Une décision diversement appréciée dans l’opinion

Les feuilletons à sensation, des matches de football ou leurs résumés, les débats télévisés ou autres émissions sur les chaînes de télévision ne pourront plus être des moyens de distraction dans les bureaux de l’administration publique béninoise. Ainsi en a décidé le tout premier gouvernement du président Patrice Talon lors de sa première réunion en Conseil des ministres mercredi 13 avril dernier. Une décision qui entre en droite ligne avec les principes de la Rupture. Laquelle Rupture propose que l’on abandonne les vieilles mauvaises habitudes.

Cette décision a l’avantage de participer à ce que tous les citoyens de ce pays ont toujours souhaité sans que ne se manifeste réellement sa volonté de changer quelque chose dans ses habitudes. Sans avoir les qualités de médecins et n’ayant pas forcément appris les grandes théories de gestion de l’administration publique, chacun des compatriotes a fait le diagnostic: les maux dont souffre l’administration publique béninoise résident en sa lourdeur, prescrivent-ils. Déçus qu’ils ont été, chaque fois qu’une préoccupation les a conduits dans l’un quelconque des secteurs de l’Administration publique de leur pays. Au finish, les beaux discours ont conduit à l’expression «administration de développement» que beaucoup ont prise et ont claironnée. Mais n’était-ce juste pas pour la forme ?
Qu’est-ce qui a changé dans l’administration publique béninoise, si ce ne sont le clientélisme, l’affairisme, la corruption, la paresse qui s’y sont installés impunément au point de la gangrener ?
Opter pour une administration sans poste téléviseur dans les bureaux ne va certainement pas tout résoudre. Toutefois, cela dénote déjà d’une volonté de faire avancer les choses. Il y a de l’économie à faire pour le pays par rapport aux milliers de postes téléviseurs acquis pour et au nom de l’administration publique et qui sont parfois surfacturés. Cela réduira, sans conteste, le coût de la consommation électrique déjà difficile à contrôler avec les lampes laissées allumées dans les bureaux durant la nuit et autres climatiseurs qui ronronnent sans cesse, même si parfois l’occupant du bureau est absent.

Le patriotisme comme bréviaire

Désormais les fans des feuilletons n’auront plus les yeux rivés sur les écrans de télévision et pourront désormais mieux s’occuper des usagers de l’administration publique. Ceux-là pour qui ils sont là, et sans qui ils ne pourront justifier leurs salaires mensuels. On espère et on croise les doigts que chacun prendra comme bréviaire le patriotisme afin que la décision n’émousse en personne la volonté de faire avancer le pays. Les petits ruisseaux faisant les grandes rivières, ce sont les actions individuelles de chaque citoyen qui feront avancer le pays; le nôtre : ces 112.600 km2 que les Béninois ont en commun.
Si la décision fait couler aujourd’hui beaucoup d’encres et de salives, il y a lieu de ne pas perdre de vue qu’il y a encore quelques années sous le régime Kérékou II, pareille décision avait été prise concernant les appels téléphoniques. Le gouvernement a décidé de l’interdiction d’utiliser les téléphones de l’administration publique pour appeler les GSM. Qui, aujourd’hui, conteste que cela n’a pas fait son effet? Les résultats espérés n’ont-ils pas été atteints ?
Certes beaucoup de compatriotes diront que ces décisions ne pourront pas suffire à elles seules pour atteindre l’objectif. Celui qui est décidé à ne pas travailler peut s’accrocher à son téléphone. Les androïdes aujourd’hui en vogue peuvent faciliter une promenade sur les réseaux sociaux. Mieux, les nouvelles technologies ont cet avantage d’offrir aujourd’hui la possibilité de regarder la télévision sur les ordinateurs. Il suffit juste d’avoir la connexion internet. C’est dire donc qu’outre l’interdiction, il faut tabler beaucoup plus sur le patriotisme. Faire comprendre aux Béninois que c’est le pays qui compte. On n’aura pas besoin de mettre un gendarme derrière chaque agent de l’administration publique pour l'amener à faire son travail.
Pour le reste tout est question de volonté et de patriotisme. Il faut donc travailler à cela : promouvoir le civisme, et le pays se portera mieux.

Actualités 19 avr. 2016


Appui suisse aux organisations socioprofessionnelles: Du matériel roulant et informatique pour booster la productivité agricole

La direction du Développement et de la Coopération suisse au Bénin (DDC) a procédé, lundi 18 avril à Parakou, à une remise de matériel roulant et informatique aux organisations socioprofessionnelles des producteurs et des éleveurs du Borgou et de l’Alibori. Cet appui s’inscrit dans le cadre du programme Pasder 2 et vise à améliorer la productivité agricole et pastorale.

Deux véhicules 4x4 Prado, trente motocross Yamaha tout terrain munies de casques, douze ordinateurs portatifs, dix-huit ordinateurs de bureau, six photocopieurs, six vidéoprojecteurs et douze imprimantes à couleur, c’est l’important lot de matériel remis hier à l’Union régionale des producteurs (URP) et l’Union départementale des organisations professionnelles des éleveurs de ruminants (Udoper) du Borgou-Alibori. D’un coût global de 108 millions de francs CFA, ces véhicules et équipements informatiques sont acquis sur financement de la Coopération suisse par le consortium Swisscontact-Lares chargé d’assurer la supervision et la gestion de la phase 2 du Programme d’appui au secteur du développement rural (Pasder 2).

La Coopération suisse entend ainsi renforcer l’accompagnement de ces organisations socioprofessionnelles (OSP) dans la mise en œuvre de leurs plans stratégiques afin qu’elles offrent des services adéquats à leurs membres. L’organisme étend ses réalisations à six nouvelles communes du Borgou-Alibori à savoir Kandi, Ségbana, Bembèrèkè, Nikki, Pèrèrè et Sinendé, portant à dix les communes bénéficiant directement des appuis du programme après celles de Banikoara, Gogounou, Kalalé et N’dali prises en compte dans la première phase. « L’objectif visé est de s’assurer que les planifications financières et opérationnelles des différents partenaires du Pasder 2 soient mises en œuvre à bon escient et prendre connaissance des engagements des parties prenantes », précise Alidou Salihou-Mamadou, chargé de programme et directeur résident suppléant de la DDC.
«A travers ce geste, preuve tangible du respect des engagements du consortium et de la Coopération suisse, nous espérons que les fruits tiendront la promesse des fleurs et qu’il y ait effectivement l’amélioration de la productivité des exploitations familiales paysannes, cibles privilégiées du Pasder, de la zone d’intervention du programme», souhaite Christiane Dèhouè, chef de file du consortium Swisscontact-Lares.
Au nom des bénéficiaires qui ont procédé à la signature des bordereaux de remise, Djéga Démon, président de l’Udoper, a exprimé sa gratitude à l’endroit du donateur et pris l’engagement ferme de faire un bon usage du matériel reçu pour que soient atteints les résultats escomptés.

Un engagement aux côtés des producteurs

«La Coopération suisse vient une fois encore prouver son attachement au développement socioéconomique de notre pays et particulièrement des départements du Borgou et de l’Alibori », se réjouit le représentant du préfet, Maré Abdoulaye. A travers la première phase du Pasder intervenue entre 2012 et 2015, se souvient-il, plusieurs infrastructures agro-pastorales ont été réalisées dans les communes bénéficiaires : complexes de magasins, micro-barrages, hangars de vente des produits d’élevage, ateliers de transformation de manioc en gari, de production de pierre à lécher, etc. Par ailleurs, 85 promoteurs ont bénéficié de subventions à hauteur de 150 millions de francs CFA pour leurs microprojets. A ce jour, indique Alidou Salihou-Mamadou, le Pasder a accompagné les OSP à recruter 125 agents d’accompagnement et permis d’acquérir 68 motos dont les 30 de la phase 2 remises hier, quatre véhicules 4x4 sans oublier le mobilier et le matériel informatique. Pour cette deuxième phase du programme, poursuit le directeur résident suppléant de la DDC, le montant global prévu se chiffre à 5,643 milliards de francs CFA, soit au total 9,393 milliards de francs pour les engagements financiers pris par la DDC pour le compte des deux phases.
Le représentant du maire de Parakou plaide que les quatre autres communes du Borgou à savoir Parakou, Tchaourou, Malanville et Karimama non encore impactées, soient prises en compte prochainement dans le programme.

Actualités 19 avr. 2016


Rencontre entre le président du Bénin et son prédécesseur à Abidjan: Patrice Talon -Boni Yayi la paix des braves !

Le président de la République du Bénin Patrice Talon et son prédécesseur Boni Yayi ont passé la journée du lundi 18 avril à Abidjan en Côte d’Ivoire en présence des présidents Alassane Dramane Ouattara de la Côte d’Ivoire et Faure Gnassingbé du Togo. Pour quel but ? Développement du Bénin ou réconciliation ?

Qu’est ce que l’ex-président de la République du Bénin Boni Yayi et son successeur Patrice Athanase Guillaume Talon se sont-ils dit en présence des présidents de la Côte d’Ivoire Alassane Dramane Ouattara et du Togo, Faure Gnassingbé à Abidjan en Côte d’Ivoire lundi 18 avril ? La question préoccupe les Béninois. Car, entre les deux présidents, ce n’était pas la lune de miel durant le processus électoral qui a conduit Patrice Talon au palais de la Marina au terme du scrutin présidentiel de mars dernier.

En effet, Boni Yayi et Patrice Talon collaboraient en cordiale entente depuis l’élection du premier à la présidence de la République depuis 2006. Mais leurs relations seront brouillées après la présidentielle de 2011 quand le président Boni Yayi aurait demandé à Patrice Talon de l’aider à réviser la Constitution du 11 décembre 1990 pour lui permettre d’accéder à un troisième mandat. N’ayant pas adhéré à cette demande, les problèmes entre les deux personnalités ont commencé par là. C’est ainsi que les affaires de tentative d’empoisonnement et de coup d’Etat sont survenues après les crises autour du dossier Programme de vérification des importations (PVI) nouvelle génération et du coton.
La dégradation des relations entre les deux ont fait que Patrice Talon a été obligé de quitter le pays pour se réfugier à Paris en France. Le dossier empoisonnement et tentative de coup d’Etat porté devant les tribunaux n’ont pas donné les résultats escomptés par le président Boni Yayi. C’est-à-dire ramener au pays son ex-ami Patrice Talon. Tout le monde était là quand le président Boni Yayi à la veille d’une fête de l’indépendance a déclaré qu’il pardonnait à Patrice Talon et Olivier Boko qui ont été cités nommément dans le dossier avec leurs prétendus complices qui étaient en prison au Bénin. Pour tous les Béninois, le dossier était clos. Mais erreur ! Il fallait attendre la veille de l’élection présidentielle de mars 2016 pour se rendre compte que les querelles entre les deux hommes étaient encore vraiment d’actualité.
La pré-campagne, la campagne et la période électorale ont été une occasion pour les deux camps de montrer à la face du monde que ça n’allait pas du tout entre l’ex-président et celui qui devient aujourd’hui son successeur. Des invectives par ci, des propos désobligeants par là. Et quoi encore?
Le président Boni Yayi ne voulait pas du tout voir son ennemi juré au palais de la Marina comme président de la République. Si c’est le cas, les rumeurs avaient annoncé qu’il a déclaré qu’il ne lui passerait jamais le pouvoir. Mais l’autre de son côté travaillait pour qu’élu, il donne une autre orientation de la gestion du pays. C’est dans cette ambiance que Patrice Talon a eu l’onction du peuple béninois pour prendre le pouvoir au terme du scrutin du 20 mars dernier. Investi, peut-il gérer le pouvoir en gardant toujours ses relations tendues avec son prédécesseur ? Toute la question est là.
En faisant l’option de gérer le pays dans l’unité nationale, le président Patrice Talon sera dans l’obligation de se réconcilier avec ceux qui hier étaient ses ennemis. Et la rencontre avec son prédécesseur à Abidjan en Côte d’Ivoire s’inscrit certainement dans cette logique.
Le voyage du nouveau président du Bénin n’étant pas un déplacement officiel, les Béninois sont en droit de se demander ce qu’il peut aller discuter avec Boni Yayi si ce n’est pas pour la réconciliation. Et les déclarations des quatre présidents au cours de cette rencontre en disent long.

Les déclarations

«C’est une joie pour moi d’accueillir mes frères. Nos pays sont membres du Conseil de l’Entente. Nous faisons de sorte à renforcer la coopération entre nos États. Je voudrais dire au président Patrice Talon que nous sommes fiers de son parcours et dire à Boni Yayi que le Bénin est entre de bonnes mains avec le président Patrice Talon», a déclaré le président de la Côte d’Ivoire Alassane Dramane Ouattara. Au président du Togo Faure Gnassingbé, il affirme que c’est un immense plaisir pour lui de le recevoir. Car, la rencontre du lundi 18 avril, indique-t-il est une rencontre d’amitié et de fraternité.
Pour sa part, le président Boni Yayi a remercié les autres présidents pour la journée passée ensemble. «Nous avons échangé conformément à l’esprit qui prévaut dans la sous-région. Les présidents Alassane Ouattara et Faure Gnassingbé viennent de poser un acte fort», se réjouit Boni Yayi qui a renouvelé ses félicitations à Patrice Talon pour sa brillante élection. «Il y avait cette complicité entre mon frère Patrice et moi. J’ai eu l’occasion d’appuyer mon frère dans sa mission qui est de faire du Bénin un pôle de croissance. Nous étions des amis et nous le demeurons dans l’intérêt du peuple béninois et de notre sous-région», a réitéré l'ancien président Boni Yayi. Il a ajouté que Dieu aide Patrice Talon à réussir son mandat avant de souligner que le président Alassane Ouattara appuyé par le président Faure Gnassingbé joue un rôle de leadership.

Les assurances de Patrice Talon

En ce qui le concerne, le président du Bénin, Patrice Talon a remercié les présidents Faure Gnassingbé et Alassane Ouattara pour le soutien dont il a bénéficié. «Le temps que nous venons de passer ensemble est un témoignage de leur leadership. Je fais le serment à Boni Yayi d’être un bon président et je rassure que je donnerai le meilleur de moi-même pour garantir au Bénin et à toute la sous-région une bonne ambiance de solidarité et de paix», rassure le président Patrice Talon. Pour lui, les intrigues de la compétition politique ne prendront pas le pas sur le devoir d’œuvrer pour la paix.
Le président de la République du Togo Faure Gnassingbé, après avoir remercié Alassane Ouattara pour son initiative a salué les deux frères du Bénin qui ont su s’élever et démontrer que la perception qu’on pouvait avoir d’une mésentente n’a rien à voir avec la réalité. « Ils ont démontré que ce qui compte c’est le Bénin», conclut-il¦

Actualités 19 avr. 2016


Miss Bénin 2016 / Phase régionale Alibori-Borgou: Nathalie M’Pinti et Elodie Suanon qualifiées pour la finale

Elodie Suanon et Nathalie M’Pinti représenteront respectivement l’Alibori et le Borgou à la phase finale du concours national de beauté Miss Bénin 2016. Elles sont sacrées miss départementales dans la nuit du samedi 16 avril dernier à Parakou à l’issue d’une soirée élective sobre gâchée quelque peu par la pluie.

Nathalie M’Pinti, 24 ans, taille : 1m68 pour un poids de 54 kg, étudiante en 2e année de journalisme, est élue miss Borgou 2016. Elle a pour première et deuxième dauphines respectivement Monique Sacramento (24 ans ; 1m72) et Pauline Seydo (20 ans ; 1m75). Fatoumatou Salifou, Falilatou Mora et Idiatou Sètamou étaient également de la partie.

La Miss Alibori 2016 répond au nom d’Elodie Suanon. Agée de 21 ans, elle a une taille de 1m70. Henriette Hangnanmey (23 ans ; 1m82) déjà nominée l’année dernière, conserve son écharpe de 1ère dauphine de Miss Alibori. Félicité Layo Ladoké (23 ans ; 1m76) est élue deuxième dauphine au détriment de Jacqueline S. Wandji revenue après avoir occupé cette position l’année passée, d’Amena Bio Sabi Daphia et Sophiath Ali également candidates.
Les trios gagnants de ces élections régionales Alibori-Borgou de la 22e édition du concours Miss Bénin ont été désignés dans la nuit du samedi à dimanche 17 avril à l’annexe de l’Institut français à Parakou. Les choix du jury sont intervenus après un premier passage de présentation générale suivi de trois parades des candidates. Lors de la première parade, les beautés ont défilé en tenue traditionnelle avec en ligne de mire le sourire, la maîtrise du rythme et l’originalité de la tenue comme critères. La deuxième s’est déroulée en tenue dite olympique ou de plage ou encore « tenue de vérité », à l’abri des flashes des téléphones, smartphones et autres cameras amateurs. En tenue de soirée pour la troisième et dernière parade, les miss ont été confrontées au redoutable exercice d’art oratoire à travers lequel elles devraient dire devant l’assistance ce que leur inspire le thème « Enfant de la rue ». Elles se sont débrouillées comme elles peuvent. Une fois encore, cette épreuve a révélé quelques tares et carences en matière de culture générale et d’élocution chez certaines candidates. Celles-ci, au-delà de leur charme physique, n’ont pas su puiser les ressources nécessaires en elles pour dompter les regards hagards et convaincre avec un argumentaire solide l’auditoire, les membres du jury et les spectateurs qui ont effectué le déplacement malgré la grande pluie de la soirée.
Nathalie M’Pinti et Elodie Suanon se sont tirées d’affaire avec brio et se sont qualifiées ainsi pour aller à la conquête du diadème de la plus belle femme du Bénin que porte la ravissante Sylvania Chelsie Fadohan depuis son élection l’année dernière. En attendant la grande finale nationale du concours prévue pour le 23 juillet prochain à Cotonou, les phases départementales de la compétition se poursuivent après les étapes de Natitingou pour l’Atacora-Donga et Parakou pour l’Alibori-Borgou.

Culture 18 avr. 2016


Festival international de la création cinématographique de Guinée: Deux prix pour "Okuta, la pierre" de Aymar Ayéman Essè

Le Bénin n’est pas revenu bredouille de sa participation au Festival international de la création cinématographique de Guinée. Le réalisateur Aymar Ayéman Esse s’est arrogé à lui tout seul deux prix pour son film "Okuta, la pierre".

Les trophées du "Meilleur documentaire" et celui du "Meilleur décor" du Festival international de la création cinématographique de Guinée sont revenus au Bénin. A travers le film "Okuta, la pierre". On se rappelle qu’il y a quelques mois, l’actualité filmique béninoise a largement fait échos de cette nouvelle réalisation essentiellement dédiée à la région des collines, pour ne pas dire à la commune de Dassa-Zoumé, la cité des 41 collines. Le vendredi 23 octobre 2015, ceux qui ont eu la chance se suivre la projection en avant-première du film dans les locaux de l’Institut supérieur des métiers de l’audiovisuel (Isma) n’en ont dit que du bien. Il s’agit en fait de 52 minutes de voyage autour et au cœur de la pierre qui relate l’histoire et le quotidien des collines de Dassa. Ce qui fait davantage la particularité de ce film, c’est qu’il est devenu réalité grâce au soutien financier de la Fondation pour le soutien à l’industrie cinématographique et audiovisuelle (Fosica) de Marcellin Zannou, par ailleurs fondateur de l’Imsa dont le réalisateur est un pur produit.

Aymar Ayéman Essè n’en est d’ailleurs pas à ses débuts. Sa jeune carrière de réalisateur est bardée de plusieurs distinctions aussi bien au plan sous-régional que régional. Les deux que viennent d’en rajouter le Festival international de la création cinématographique de Guinée ne viennent donc que pour confirmer, si besoin en était encore, le talent de cette jeune pouce qui écrit autrement et avec de belles lettres, l’histoire de la réalisation et la production filmique au Bénin. De quoi également faire plaisir à François Sourou Okioh, l’un des tout premiers réalisateurs du Bénin, devenu avec l’âge très soucieux d’une relève de qualité dans le secteur. «La création est d’abord individuelle… Ce qui résiste, ce sont les films d’auteur réalisés par des gens qui pensent et écrivent des choses qui ne sont pas commerciales. C’est eux qui valident les idées nouvelles, et c’est cela qui permet que demain avance. Ce qu’on va vendre, c’est qui va construire l’avenir...», confiait-il récemment dans un entretien. D’une durée de 52 minutes, ce film évoque une série de préoccupations anciennes, actuelles et futures concernant les collines de Dassa. Entre la nécessité de concasser pour bâtir et vivre et l’urgence de préservation de la couche d’ozone contre les changements climatiques, c’est un réel débat qui est ainsi lancé autour des 41 collines.

Culture 18 avr. 2016


Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération: Aurélien Agbénonci explique la nouvelle vision de la diplomatie béninoise

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération (MAEC), Aurélien Agbénonci a bouclé une semaine à la tête de ce département ministériel jeudi 14 avril dernier. Une semaine au cours de laquelle le nouveau chef de la diplomatie béninoise a initié une série de rencontres à l’interne comme avec plusieurs partenaires au développement du Bénin pour expliquer la nouvelle vision du gouvernement Talon de la diplomatie béninoise.

Quelle est la nouvelle philosophie de la diplomatie béninoise vis-à-vis de la communauté internationale ? Quelle est la vision du gouvernement du Nouveau départ pour une diplomatie de développement, ancrée dans la modernité ? Ce sont là les préoccupations qui étaient au menu des différentes rencontres initiées par le nouveau patron de la diplomatie béninoise Aurélien Agbénonci la semaine dernière.
En effet, après sa prise de fonction le jeudi 7 avril, le nouveau ministre des Affaires étrangères et de la Coopération a rencontré plusieurs personnalités et délégations avec qui il a échangé sur la vision de la diplomatie béninoise du gouvernement de Patrice Talon.
Au personnel du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci a expliqué sa méthode de travail, la nouvelle vision de la diplomatie que prône le Nouveau départ ; puis ses attentes vis-à-vis de ses nouveaux collaborateurs.
Au cours de la semaine, le nouveau ministre des Affaires étrangères et de la Coopération a rencontré les ambassadeurs de la France, de la Chine, des Etats-Unis et du Japon près le Bénin. Avec ces derniers, il a été question de comment améliorer la coopération bilatérale, sans oublier les questions relatives à la contribution de ces différents pays au développement du Bénin. Avec le Nonce apostolique, il a été question des relations entre le Bénin le Saint Siège.
La délégation de l’Association béninoise des ambassadeurs à la retraite pour sa part est allée féliciter le nouveau patron de la diplomatie béninoise avant de lui prodiguer des conseils pour la réussite de sa mission.
Pour ce qui est des membres de l’équipe pays des Nations-Unis, ils sont allés féliciter un des leurs qui a désormais la charge de ce département ministériel. Aurélien Agbénonci, connaissant déjà le fonctionnement du Système des Nations Unies a reçu des conseils de ses collègues pour améliorer et consolider les relations du Bénin avec les organismes des Nations Unies?.

Actualités 18 avr. 2016


2011 - 2245