La Nation Bénin...
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Pendant longtemps, la planification familiale a été considérée comme une question tabou et dans la plupart des milieux, une question privée. Mais aujourd’hui, elle est la chose la mieux défendue par les spécialistes des questions de la santé maternelle, des chercheurs des questions liées à la démographie, et pourquoi pas des avertis de l’économie et du développement. Quels sont les impacts de la planification sur le développement ?
La pression démographique aggrave les difficultés de financement des services tels que la santé, l'éducation ou l'approvisionnement en produits alimentaires. Le ralentissement de la croissance démographique dépend de la mise en oeuvre d'une politique d’information et de communication en population et de service de planification familiale. Une baisse sensible de la fécondité nécessite l'emploi volontaire de la contraception moderne par une grande partie de la population. La pauvreté se développe de plus en plus avec son cortège de marginaux qui évoluent à la lisière de la délinquance. Cette pauvreté frappe aussi des catégories encore plus vulnérables, notamment les adolescentes en les exposant aux grossesses non désirées ou précoces et à l’adoption de comportements déviants. On ne peut ignorer la prostitution clandestine des adolescentes afin de subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs familles. D'où l'importance critique de programme de planification familiale, élément essentiel de la politique visant à modifier le comportement démographique de la population.
Si la planification familiale peut faire l’objet d'une promotion pour des finalités démographiques, la contraception a l'avantage de présenter un caractère préventif, qui non seulement influence positivement la santé de la mère et de l'enfant, mais agit aussi directement sur la santé, le bien-être de la famille et de la société dans son ensemble et le développement.
C'est aussi un problème sanitaire car, une fois que les naissances deviennent incontrôlées, les risques liés à l’accouchement augmentent avec leur nombre, surtout les grossesses rapprochées.
Selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), la planification familiale est l'ensemble des mesures permettant d'agir sur l'intervalle des naissances, d'éviter les naissances non désirées et de donner à chaque couple les moyens de déterminer le nombre d'enfants qu'il désire. Environ 500 femmes meurent chaque année dans les pays du tiers monde pendant la grossesse ou pendant l’accouchement, laissant ainsi plus d'un million d'enfants orphelins. Les causes de cette intense catastrophe, poursuit-elle, seraient les accouchements difficiles ou dangereux, et les naissances non désirables. Pour ce qui est des grossesses, le taux est très élevé. C'est au cours de cette période que les femmes sont exposées à certaines maladies.
Avantages de la planification familiale
Pour le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), «La planification familiale a un effet multiplicateur positif sur le développement. La capacité des couples à décider quand ils auront des enfants et combien ils désirent en avoir, contribue à sortir les pays de la pauvreté. Elle constitue aussi l’un des moyens parmi les plus efficaces pour développer l’autonomisation des femmes». Les femmes qui recourent à la contraception «sont en général en meilleure santé, plus éduquées, plus autonomisées dans leur ménage et leur communauté, et plus productives sur le plan économique».
Car, elles éliminent la peur d'une grossesse non désirée et peut améliorer la vie sexuelle, les relations au sein du couple et le bien-être de la famille.
Les utilisatrices d'une méthode contraceptive sont souvent celles plus susceptibles de profiter des occasions professionnelles existantes en étant toujours disponibles et toujours aptes.
Selon le chargé de programme à l’Association béninoise pour la promotion de la famille, Serge Kitihoun, la planification familiale se définit comme l’ensemble des services qui aident les couples à programmer les naissances en tenant compte de l’intervalle entre deux enfants, du revenu de la famille et de la santé de la mère. La liberté de choisir le nombre d'enfants et le moment de leur naissance, poursuit-il, constitue un droit humain fondamental. La planification familiale a des avantages démontrés sur le plan de l’égalité des sexes, de la santé maternelle, de la survie des enfants et de la prévention du VIH. Elle peut également réduire la pauvreté et promouvoir la croissance économique en améliorant le bien-être des familles, en augmentant la productivité des femmes et en reduisent le taux de stérilité. La planification offre certains avantages aussi bien à la mère, au père, à l’enfant, à la famille de même qu’à la communauté.
Planification familiale et développement économique
Les spécialistes en planification familiale s’accordent à soutenir que les utilisateurs des méthodes contraceptives sont plus susceptibles de travailler que les non-utilisateurs. En effet, la planification familiale offre aux femmes le temps de chercher des opportunités d’emploi.
Pour Serge Kitihoun, l’accès à une gamme complète d’options contraceptives réduira considérablement les mortalités maternelle et infantile et améliorera la santé globale des familles. Il existe des preuves incontestables que l’augmentation du nombre de femmes en bonne santé, instruites et actives, stimulera le bien-être économique du pays.
Réussir le développement économique
Il est indéniable que l'utilisation de la contraception et le choix d'une famille moins nombreuse s’accompagnent des bienfaits pour la santé et des avantages économiques. La planification familiale, a confié Serge Kitihoun, allège la pression démographique, tout en renforçant la croissance économique et le développement.
En analysant le lien entre la planification familiale et le développement, les chercheurs ont démontré que le ralentissement de la croissance démographique peut amener à une augmentation des salaires et partant, à des améliorations en matière d’éducation et de santé. La Conférence des Nations Unies sur les populations tenue au Caire en 1994 a indiqué que la planification familiale induira une amélioration pour la santé des femmes, renforçant ainsi le développement de chacun des pays concernés. En effet, lorsque les mères sont en bonne santé, toute la société en bénéficie.
Ainsi, les mères qui tombent enceintes à un jeune âge, qui ont donné naissance à de nombreux enfants ou ne sont pas en mesure d’espacer leurs grossesses, augmentent le nombre des mères dont l’état de santé est défaillant. Ils déstabilisent l’équilibre socio-économique de la communauté et celui de la nation tout entière. En espaçant les naissances, explique-t-il, les deux parents ont plus de possibilités de se consacrer à leurs enfants et d’augmenter leurs facultés pour améliorer leurs revenus. Elles peuvent ainsi se mettre à l’abri de situations financières contraignantes dans un avenir immédiat. La planification familiale contribue à la réduction de la fertilité ainsi qu’à la performance de l’éducation et de l’emploi de la jeunesse.
On peut relever quelques avantages liés à la pratique de cette technique parmi lesquels la réduction des avortements, des naissances précoces et non-désirées, l’autonomisation de la femme ainsi que l’amélioration de la vie et des études des enfants?

Une unité spécialisée dans la prise en charge des cas de malades de Lassa sera bientôt fonctionnelle au Centre hospitalier universitaire départemental (CHUD-Borgou), pour suppléer l’unité implantée à l’hôpital Saint-Martin de Papané, hôpital de zone de Tchaourou.
Cette annonce a été faite mardi 9 février par le ministre de la Santé, Pascal Dossou-Togbé. Accompagné du représentant résident de l’OMS au Bénin, des responsables de la Centrale d’achat des médicaments et autres experts, il est allé doper le moral du personnel de la direction départementale de la Santé (DDS) du Borgou-Alibori et du CHUD-Borgou. « Nous mettrons toutes les zones sanitaires en état de réactivité de premier échelon pour que nos travailleurs puissent réagir de manière appropriée devant n’importe quel cas de suspicion de fièvre hémorragique à virus Lassa », a promis le ministre Pascal Dossou-Togbé au cours de la séance de travail avec les agents. Il a saisi l’occasion pour saluer le rôle du ministère de l’Intérieur, en l’occurrence l’Agence nationale pour la protection civile, dans le comité national de commandement opérationnel en cette situation de crise. Le ministre et sa suite se sont également entretenus avec le préfet du Borgou-Alibori, Salamatou Kora Ponou, dans ce cadre.
Pascal Dossou-Togbé a exhorté les populations à observer des mesures strictes d’hygiène corporelle, vestimentaire, alimentaire et de l’habitat. A cet effet, il est recommandé d’éviter de se serrer les mains au cours des salutations, de se laver régulièrement les mains à l’eau et au savon après avoir manipulé les ordures de quelque nature et avant de toucher aux repas, d’éviter de toucher ou consommer les rats et autres rongeurs susceptibles de transmettre la maladie. Au moins vingt-quatre personnes sont suspectées d’être atteintes du virus de Lassa dans le Borgou, notamment à Tchaourou, Parakou, Kalalé, Bembèrèkè. Des cas suspects ont été également signalés à Ouèssè, Porto-Novo. La maladie a déjà fait une douzaine de décès?
Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori
Santé 10 févr. 2016

Une délégation des représentants des candidats de la coalition de la rupture conduite par Sacca Lafia a été reçue au cabinet du président Augustin Tabé Gbian, mardi 9 février. C’est pour lui faire part des menaces qui planent sur la prochaine élection présidentielle en raison du cafouillage observé au niveau de la production et de la distribution des cartes d’électeur.
«A l’allure où vont les choses, le 28 février prochain, tous les citoyens béninois n’auront pas leurs cartes d’électeur. Nous sommes venus inviter le président du Conseil économique et social comme on l’a fait avec le président de la Céna, du Cos-Lépi et celui de la Cour constitutionnelle, d’envisager des solutions alternatives qui permettraient à un plus grand nombre de Béninois de prendre part au prochain scrutin ». C’est l’appel lancé par le chef de la délégation des représentants des candidats de la coalition de la rupture, Sacca Lafia.
Le sentiment des membres de ladite délégation est au scepticisme. Selon eux, il faut que tous les Béninois se mobilisent pour la réussite de la prochaine élection présidentielle afin d’éviter au Bénin une catastrophe. Cette délégation constituée des représentants d’une quinzaine de candidats, œuvre non seulement pour un bon déroulement du scrutin, mais aussi et surtout pour la transparence qui doit caractériser celui-ci. Ils ont déjà pu exprimer leurs inquiétudes aux membres de la Céna et de la Cour constitutionnelle.
Sacca Lafia invite chaque acteur à œuvrer pour la réussite de l’élection. «A vous la presse, nous vous demandons instamment d’œuvrer pour qu’il y ait une conscience collective qui permette de trouver des solutions alternatives qui vont conduire à des élections apaisées le 28 février prochain, si cette date pourrait encore être maintenue (allusion à un probable report de la date des élections) », lance-t-il pour rappeler aux professionnels des médias présents, le professionnalisme qui est attendu de leur part en ces temps de campagne.
Par ailleurs, Sacca Lafia se dit serein et confiant parce que, dit-il, les institutions fonctionnent et « nous avons confiance aux institutions,» pour rassurer les Béninois. «Mais le temps presse et on souhaiterait que cette solution soit trouvée avant l’entrée en campagne», ajoute-t-il d'un air méfiant. Le président du Ces, Augustin Tabé Gbian a été, selon Sacca Lafia, particulièrement sensible au message de sa délégation. « Le président nous a promis d'inviter le Cos-Lépi, parce que nous l'avons rencontré en sa qualité de président du suivi des activités du Cos-Lépi,»¦

Faut-il reporter le scrutin initialement prévu pour le 28 prochain, face au retard apparent accusé par la distribution des cartes d’électeur ? Que faire ? Qu’en pensent les acteurs de premier plan que sont les candidats eux-mêmes ? A ces interrogations, certains d’entre eux ont apporté des éléments de réponse que nous vous donnons à lire !
Issa El hadj Azizou « Il faut respecter les textes »
Nous devrions faire en sorte que la distribution des cartes d’électeur se tienne au même moment pour tout le pays. Cela va crédibiliser un peu plus l’opération. J’ai été député au niveau du Parlement panafricain. Il y a un certain nombre de choses qu’on observe un peu partout sur le continent. Pour le Bénin on est à un niveau supérieur par rapport aux autres en ce qui concerne l’application des principes démocratiques. Je pense que le Cos-Lépi, la Céna et la Cour constitutionnelle devraient tout faire pour se passer d’un certain nombre de faits et ne pas retomber dans des travers. Au plan africain on est au haut niveau. Il faut maintenir le cap. Tout ce que nous voulons faire, nous pouvons le faire à condition d’y aller de manière consensuelle. Pour que tous les acteurs acceptent ce qu’on est en train de faire. Moi j’ai déjà pris part à des élections où le même jour les électeurs prennent leurs cartes et vont voter dans le bureau d’à côté. Ce qui n’est pas légal, il ne faut pas le faire. Un pays est régi par des textes et il faut respecter les textes. Le Bénin une fois encore va montrer à toute l’humanité qu’on est à la hauteur de ce que nous prenons comme engagement.
Omer Rustique Guézo « L’essentiel c’est qu’on respecte le délai réglementaire »
Il y a des institutions qui sont là pour cela. Ils doivent s’organiser pour que les élections tiennent. A l’heure d’aujourd’hui, cela m’étonnerait que techniquement tous les compatriotes aient leurs cartes. Le plus important pour nous, c’est le respect des délais réglementaires. Respecter ou ne pas respecter la question n’est pas là. Il y a une institution qui est chargée de la distribution des cartes d’électeur. Depuis que le président de la République a convoque le corps électoral, les dispositions devraient être prises pour que nous n’assistions pas à ce à quoi nous avons droit actuellement. De toutes les façons le pays n’est pas à son coup d’essai. Si les organes de distribution décident de commencer par la diaspora ou par une autre partie du territoire national, ils ont leur raison. L’essentiel est que tous nos compatriotes aient leurs cartes et qu’on respecte surtout le délai réglementaire. J’y tiens.
Marie Elise Gbèdo « Il y a un risque à voir les choses tourner mal »
J’apprécie très mal l’option faite par rapport à la distribution des cartes d’électeur. Nous avons l’impression que les cartes ne seront jamais effectivement distribuées. Déjà nous sommes en retard d’une semaine donc il y a un problème, et il faudrait qu’il change de méthode. Pourquoi ne pas distribuer partout en même temps sur le territoire national ? Il y a un risque à voir les choses tourner mal. Cela ne me rassure pas. Et jusqu’à présent n’ayant pas reçu ma carte d’électeur, il faut que nous voyions avec la Cour constitutionnelle s’il y a matière à reporter le délai.
Daniel Edah «Tout Béninois qui ne retire pas sa carte se rend complice»
Je trouve curieux ce choix du Cos-Lépi de procéder par zone tout en sachant que nous n’avons plus le temps. Il y a un grand souci à ce niveau-là. On dirait que tout est en train d’être mis en œuvre pour que nous ayons des élections bâclées ou des élections à problème. C’est pour la première fois que cela se passe ainsi et je suis étonné puisque ce ne sont pas les mêmes personnes qui sont chargées de distribuer les cartes sur toute l’étendue du territoire national. Pourquoi alors la distribution ne doit-elle pas être simultanée ? Maintenant si on choisit d’imprimer les cartes à retardement pour pouvoir énerver nos compatriotes et les amener à ne pas se déplacer, je voudrais leur dire que le moment est venu pour nous de tenir bon. Même s’il faut rester debout une journée pour prendre nos cartes, nous ferons le sacrifice qu’il faut et nous les retirerons. Parce que ne pas le faire, c’est permettre à certains de faire le KO programmé. Tout Béninois qui ne retire pas sa carte se rend complice de ce qui se prépare. Je souhaite que la Céna et le Cos-Lépi se prononcent de manière responsable sur le report et nous allons aviser.
Simon Pierre Adovèlandé «Ce qui se passe relève de la suspicion»
La lecture que je fais de la distribution des cartes d’électeur telle qu’annoncée par le Cos-Lépi, c’est qu’il y a une sorte d’impréparation, de précipitation et de mauvaise distribution des cartes. Il faut rester conforme à la loi. Et en procédant tel que c’est fait actuellement, j’ai bien peur qu’en privilégiant des zones pour démarrer c’est une mauvaise pratique. Il faut un démarrage sur toute l’étendue du territoire national pour donner les mêmes chances à tous les électeurs. Pour moi, ce qui se passe relève de la suspicion et peut être le nid pour des contestations après. Si nous ne sommes pas prêts, il vaut mieux reporter. Cela ne sert à rien de se précipiter pour avoir des problèmes après?
Propos recueillis par Josué F. MEHOUENOU
Actualités 09 févr. 2016

En invitant à son siège, lundi 8 février les candidats en lice pour l’élection présidentielle du 28 février prochain ou leurs représentants, les responsables de la Commission électorale nationale autonome (Céna) entendaient recueillir leurs observations sur le spécimen du bulletin unique de vote. Après quoi, ils devraient perfectionner cet instrument capital pour ledit scrutin. Mais très vite, les débats vont devenir houleux et le consensus, difficile.
Tout était pourtant bien parti ! Venus pour la plupart avant onze heures, les candidats en lice pour le scrutin présidentiel du 28 février prochain ou leurs représentants animaient une belle partie de discussion dans la cour de la Commission électorale nationale autonome (Céna), le temps que les responsables de l’institution les rejoignent pour l’exercice du jour : l’observation du spécimen du bulletin unique de vote. Les hôtes de la Céna étaient censés s’assurer du bon positionnement et de la bonne présentation de leurs logos et insignes distinctifs, histoire de permettre à cette dernière de poursuivre sa mission. Mais avant, il fallait vérifier la présence des candidats. A l’appel, tous n’ont pas répondu présent. Saliou Youssao, Aké Natondé et Kessilé Tchalla Saré n’étaient ni présents ni représentés. Quant à Gatien Houngbédji, il a rallié par la suite les lieux, tout comme Saliou Youssao. Passée cette étape, le président de la Céna, Emmanuel Tiando précise à nouveau le but de la rencontre, puis rappelle à son auditoire qu’à la suite du tirage au sort effectué le 1er février dernier, il y a eu certains désistements, ce qui justifie l’absence de certains logos et emblèmes sur le spécimen. Pour ceux qui sont encore en lice, il leur revenait de s’assurer qu’ils s’y trouvent en bonne place et bien imprimé et, à défaut, faire leurs observations et de les consigner.
De nombreux dysfonctionnements
C’est Me Marie Elise Gbèdo qui, la première, s’offusque de la mutation opérée au niveau de sa photo. Celle qui figure sur le spécimen du bulletin unique n’est pas celle déposée, fait-elle savoir. «C’est une ancienne photo qui me présente plus jeune. J’ai vieilli et je tiens à le faire savoir », rectifie la candidate qui brandit la «vraie» photo qu’elle aurait déposé sur support papier et numérique. Le représentant du candidat Marcel Alain de Souza enfonce le clou et déplore lui que le logo de son candidat soit trop réduit et en sus, que son mandant a été muté de sa place initiale relativement au tirage effectué antérieurement. Le porte-voix d’Abdoulaye Bio Tchané porte deux doléances. Primo, il a cherché à savoir le sort que le Céna réservera au vide laissé au milieu sur le spécimen et, secundo, demande à l’institution de refaire le spécimen en tenant compte de la décision de la Cour qui lui notifie les candidats retenus. Initialement logé à la place 19, le logo d’Issifou Kogui N’douro n’y figure plus. Toute chose que son représentant a dit ne pas comprendre. Celui-ci demande à la Céna de laisser vides les cadres réservés aux candidats qui se sont retirés de la compétition afin que chaque candidat conserve son numéro de tirage.
«Nous n’avons pas tiré le numéro 35, mais le 36. Nous ne saurons occuper la place du 35 absent…», s’oppose Daniel Edah. «Je souhaite que les candidats désistant aient un cadre vide pour nous permettre de retrouver le numéro que Dieu et la nature nous ont donné», propose le représentant de Pascal Irénée Koupaki. Celui de Christian Lagnidé se perd face au logo de son candidat et certifie qu’il n’est pas le bon. L’envoyé du candidat Sébastien Germain Ajavon a souhaité de son côté que le G. affiché sur le bulletin soit remplacé par le prénom abrégé. Et comme si les femmes engagées dans le scrutin avaient un souci particulier de substitution de photos, c’est Elisabeth Agbossaga qui, à la suite de Marie Elise Gbèdo fait savoir que la photo affichée sur le spécimen n’est pas celle déposée par ses soins. Pour sa part, de peur que ses électeurs ne le reconnaissent, Azizou Issa a suggéré le remplacement de sa photo par une autre plus appropriée. Pour le compte de son candidat, Edouard Loko a préféré voir s’afficher Patrice Talon, et suggère que le prénom Athanase soit retiré de son emblème.
Les explications de la Céna
«On vous a fait faire un tirage certes, mais l’ordre est différent du positionnement. Si vous nous dites que ce n’est pas votre positionnement, où avez-vous trouvé un positionnement antérieur» ? Ce sont-là les premiers mots adressés aux candidats présents et représentés par le président de la Céna, Emmanuel Tiando en réponse à leurs observations. Selon lui, le tort est imputable aux candidats qui se retirent et qui mettent «en difficulté la Céna». S’agissant des propositions allant dans le sens de ce qu’il faille mettre du blanc dans les cadres initialement réservés aux candidats qui se sont retirés, Emmanuel Tiando y voit un souci pour l’esthétique du bulletin unique de vote. «S’il y a trop de blanc, vous serez pénalisés», indique-t-il, avant d’ironiser que «ce n’est pas le positionnement qui fait le succès ou l’échec». Il va ensuite essayer d’apporter des clarifications aux autres observations faites au sujet du spécimen, expliquant par exemple au représentant de Christian Enock Lagnidé que le fait d’avoir inclus la photo du regretté général Mathieu Kérékou dans leur emblème pose un problème. Ceci, dans la mesure où ce dernier fut un homme d’Etat et représente de ce fait un symbole national.
Polémiques !
Faut-il ou non maintenir les cadres des candidats démissionnaires de manière à avoir les 36 loges initiales ? Avec quoi faudra-t-il les meubler dans ce cas ? Du noir ? Une croix ? Voilà la substance du sujet à polémique sur lequel les responsables de la Céna et leurs hôtes ne se sont pas vraiment entendus lundi 8 février au siège de l’institution. Dans le rang des candidats et de leurs représentants, l’unanimité n’a pas pu se faire. Certains comme Julien Pierre Akpaki, représentant de Robert Gbian ont souhaité pour «la beauté du bulletin» qu’il n’y ait pas de cadres vides, surtout que ce bulletin de vote est appelé à sortir du territoire national. Un autre camp préfère qu’on y mette du noir pour ainsi, obliger à l’avenir tout candidat au désistement à mûrir sa décision. «Ils n’ont pas le droit de faire ça», regrette Marie Elise Gbèdo, visiblement en furie contre les démissionnaires que tous accusent de les avoir mis dans le baba. Déjà, Emmanuel Tiando s’est opposé à la proposition visant à mettre du noir sur le bulletin unique. «C’est Dieu qui nous a donné nos chiffres», lance Marie Elise Gbèdo pour exiger à nouveau le positionnement retenu à la suite du tirage au sort du 1er février dernier. Daniel Edah viendra en appui pour souhaiter que les 36 loges figurent sur le bulletin. Un petit méli-mélo s’installe. Que faire ? C’est la question sur toutes les lèvres. In fine, c’est le maître de céans, le président de la Céna Emmanuel Tiando qui va s’interposer. «On va gérer çà au mieux de vos intérêts», tranche-t-il?
Actualités 09 févr. 2016

Le président de la Cour constitutionnelle, le professeur Théodore Holo a reçu en audience lundi 8 février, plusieurs personnalités de même que les autres institutions de la République. C’était au siège de la Cour.
Naresh Aggarwal, 2e vice-président du Lions Club International et Alexis-Vincent Gomès, past directeur international, tous deux à la tête d’une délégation du Lions Club International au cabinet du président de la Cour constitutionnelle.
«Ça a été un privilège de discuter des réalisations et des projets pour venir en aide aux populations», a déclaré Naresh Aggarwal, 2e vice-président du Lions Club International. Pour lui, le club peut faire quelque chose et c’est dans cette optique que dimanche dernier, il a discuté d’un important projet avec la banque d’insuline. «Il y a un grand besoin de venir en aide à ces populations ; j’ai rassuré le président de notre disponibilité», a-t-il souligné, rappelant que le président de la Cour constitutionnelle a fait preuve d’une écoute attentive. Une disponibilité dont fait également montre Alexis-Vincent Gomès, past directeur international. «Nous sommes venus avec un agenda chargé», explique-t-il, car le président de la Cour constitutionnelle est un grand lion avec qui il a évoqué les besoins de la communauté dont la devise se résume à la paix au sein des communautés. La paix à travers la santé et l’espoir d’une vie plus humanitaire étant donné que lui-même est dans l’action.
«Nous allons voir comment apporter des financements substantiels au centre de dialyse qui a des problèmes de fonctionnement», promet Alexis-Vincent Gomès, qui expose qu’ils sont en pleine tournée qui les conduits à travers l’Afrique ; une tournée qui vise à rencontrer les amis du Bénin afin de pousser le Bénin à vite devenir un District.
La délégation suivante était celle de l’Union Européenne conduite par Josep Coll, chef de la Délégation de l’Union Européenne. «Notre mission était de poursuivre les contacts avec les autorités du pays et d’aller recueillir les informations à la source sur l’évolution du processus électoral», a affirmé Josep Coll. Il a reconnu avoir été informé sur le diagnostic de l’évolution du processus électoral.
Josep Coll a avoué ne pouvoir rendre compte de ce qu’il a entendu cependant qu’il a déclaré avoir reçu une présentation sereine du processus. Le chef de la Délégation était entre autres accompagné des ambassadeurs de la France, de l’Allemagne et du chargé d’affaires néerlandais.
La dernière délégation était constituée des candidats et représentants de candidats à l’élection présidentielle du 28 février prochain, délégation dite "Coalition de la rupture". Pour Sacca Lafia, ladite délégation, très inquiète, après sa visite au Cos-Lepi le 4 février dernier, a affirmé avoir sollicité la rencontre avec le président et les membres de la Cour constitutionnelle. «La délégation de la Coalition de la rupture très inquiète de l’édition des cartes d’électeur et de la possibilité de leur distribution à temps a fait un déplacement à la Cour pour sonner l’alarme», indique-t-il. Selon ses explications, si on fait le bilan aujourd’hui, à peine deux départements pourront disposer de leurs cartes. Les dix autres ne le pourront pas, apprécie-t-il. Son souci est que la Cour constitutionnelle prenne les mesures qu’elle va juger nécessaire pour permettre à ces départements de disposer des cartes afin que le scrutin du 28 février se passe dans la paix et la sérénité.
En réponse, la Cour constitutionnelle se dit préoccupée de la situation et a promis qu’elle jouera sa partition, afin que la date constitutionnelle du 6 avril soit respectée.
Cette délégation était composée entre autres de Sacca Lafia, Alexandre Hountondji, de l’ancienne députée Affo Djobo, de Mathurin Nago et de Didier Houéha¦

Le président de la République a procédé, dimanche 7 février dernier à Abomey, au lancement de plusieurs chantiers routiers dans le département du Zou. Boni Yayi a surtout invité les Béninois à la paix pour construire le développement.
Plusieurs chantiers routiers vont s’ouvrir dans les jours à venir pour désenclaver complètement le département du Zou. Dimanche 7 février dernier à la Place Goho, le chef de l’Etat a ainsi lancé la construction des tronçons Toffo-Lalo-Agbangnizoun, une voie importante devant faciliter la liaison entre le Couffo et le Zou. A Agbagnizoun, il est prévu la réalisation de deux bretelles Agbangnizoun-Abomey et Agbangnizoun-Bohicon qui débouchera ensuite sur Tindji puis Za-Kpota. Un autre investissement prend en compte la construction de la voie Abomey-Djidja, la traversée de la ville de Bohicon et Abomey par deux fois deux voies. Selon Gustave Sonon, ministre des Travaux publics et des Transports, ces ouvrages seront réalisés sous le partenariat public-privé. «C’est un mode de financement innovant qui permet à l’entreprise de mobiliser les ressources elle-même et de se faire rembourser à la fin des travaux par l’Etat. Dans les deux semaines à venir, les travaux vont effectivement démarrer», assure-t-il.
Le président de la République a indiqué la volonté de son gouvernement à poursuivre la mobilisation des ressources pour boucler les grands chantiers qu’il a lancés. «L’espoir est permis», affirme Boni Yayi qui soutient que le département du Zou est en bonne place dans le nouveau schéma de financement des chantiers routiers. Le président de la République a invité les populations à cultiver la paix afin que les élections se tiennent dans de bonnes conditions. «Nous avons besoin d’institutions fortes. Nous ne pouvons pas parler de démocratie sans Etat de droit, nous ne pouvons pas parler d’Etat de droit sans une justice crédible», tonne-t-il, soulignant la nécessité de mettre fin à la corruption dans le pays. Pour lui, la corruption constitue une vraie peste qui endigue le développement du Bénin. La promotion de la femme, soutient-il, a été un élément central de sa gouvernance. Il estime donc qu’il y a nécessité de consolider les acquis, notamment le renforcement du Programme de microcrédit aux plus pauvres. Boni Yayi souligne que le Régime d’assurance maladie universelle (Ramu) constitue un instrument de solidarité nationale. Il invite les populations à y adhérer massivement afin de bénéficier d’une meilleure couverture sanitaire¦
Actualités 09 févr. 2016

Les jeunes diplômés africains porteurs de projets ou qui cherchent à s’insérer ont désormais le Club Afrique Paris à leur disposition. Le président du Club, le Béninois Macaire Lawin a expliqué le rôle que ce club joue dans le développement de l’Afrique à travers les conférences-débats qu’il mène régulièrement à Paris sur des thématiques économiques pour sortir le continent noir du sous-développement.
«La compétence individuelle ne suffit pas pour faire développer les Etats africains. Il faut une compétence collective». C’est la conviction des membres du Club Afrique de Paris. Le président de ce club, le Béninois Macaire Lawin l’a bien expliqué lundi 8 février à Cotonou au cours d’une conférence de presse.
En effet, contrairement à Axelle Kabou selon qui «L’Afrique refuse le développement», le président du Club Afrique de Paris estime que les Africains peuvent développer leur continent. Le Club Afrique Paris selon Macaire Lawin est un creuset qui anime régulièrement des conférences-débats sur des thématiques économiques portant sur le développement du continent noir. Les porteurs de projets sont également associés à ces conférences-débats au cours desquels ils sont mis en contact avec le réseau des investisseurs européens.
«En Afrique, on parle de croissance économique qui avoisine 5%», rappelle le président du Club Afrique de Paris qui estime que cette croissance en réalité n’est pas une croissance inclusive pour le développement du continent. Car, il s’agit d’une croissance qui ne suit pas la croissance démographique. Dans les pays développés, la croissance selon lui est un indicateur important pour booster le développement. Ce qui n’est pas le cas en Afrique.
Macaire Lawin explique que le Club Afrique Paris est dans un réseau qui permet de mobiliser les jeunes diplômés du continent autour des idées de développement. Et en la matière, il informe qu’une dizaine de milliers de ces diplômés africains ont profité du Club pour s’installer dans des pays africains?

Annoncée pour le 5 février dernier, la distribution des cartes d’électeur n’a pas encore commencé dans le Borgou. A Parakou et environs, les agents de distribution des cartes d’électeur sont formés mais s’impatientent de recevoir les lots à distribuer aux titulaires.
Les postes de vote sont encore déserts. Dans les états-majors des candidats, l’on craint une perturbation du calendrier électoral. Certains dénoncent une violation des textes, estimant que les cartes d’électeur ne pourront pas être distribuées dans le délai de 15 jours avec les réclamations éventuelles, si la date du scrutin est maintenue au 28 février prochain. D’autres s’en désolent et crient à des manœuvres ourdies pour décourager les populations à ne pas aller aux urnes. Aux dernières nouvelles, l’opération pourrait démarrer enfin ce jour.
Par contre, elle est effective depuis plus de 48 heures dans certaines communes de l’Alibori. Les électeurs de Kandi, Karimama, Ségbana, Malanville, se bousculent déjà au niveau des postes pour le retrait du sésame qui leur permettra d’exprimer leur suffrage le 28 février prochain à l’élection présidentielle. Si l’opération se déroule sans heurt majeur dans ces localités, il est tout de même signalé quelques cas de cartes non retrouvées par endroits. La qualité de la carte est appréciée : elle paraît plus solide, esthétique et moins vaste que celle décriée lors des élections législatives et communales de l’année dernière¦ C.U.P.
Actualités 09 févr. 2016

La présidente de la Dynamique du Changement pour un Bénin debout, Célestine Zanou a donné, lundi 8 février, une conférence de presse. C’était pour expliquer à l’opinion, les raisons de son désistement vendredi 5 février dernier de l’élection présidentielle du 28 février prochain.
« Aller à l’élection présidentielle de 2016, quoiqu’il arrive, envers et contre tout, à n’importe quel prix, y compris le prix le plus onéreux, le plus véreux et le plus périlleux qui soit en 26 ans de renouveau démocratique, 18 ans après la mort de Monseigneur Isidore de Souza et à peine trois mois après celle du général Mathieu Kérékou, soit le seul gage de patriotisme et d’unité que nous ayons au sein de la République, pour élever ses fondations, la faire grandir et prospérer?», s'interroge Célestine Zanou avant de répondre ''Non''.
L’ex-candidate déclare être pleinement consciente des justifications qu’elle doit apporter pour son désistement. «L’image du voyage me semble appropriée à l’explication que je vous dois ce soir», justifie-t-elle.
Pour elle, le Bénin est malade. «Le Bénin est malade parce qu’il est mal aidé par ses propres enfants. Le remède, selon elle, c’est de se tourner vers la Hiérarchie suprême. Selon Célestine Zanou, à la Dynamique du changement pour un Bénin debout, la vocation de Jonas fait foi. Jonas, dans son épopée bien connue des lecteurs des Ecritures saintes, c’est Ninive ou Tarsis ou, si l’on veut, l’épreuve ou la tentation. Pendant 10 ans, « Nous avons refusé la tentation des compromissions et du pouvoir facile… avons interpellé Ninive avec notre attachement au sens des valeurs, … bien entendu celui des vraies valeurs dont la semence dans nos cœurs et dans nos comportements pouvait et devait nous sauver de la déchéance», explique Célestine Zanou.
A chacune des consultations électorales passées, l’ex-candidate déclare s’être interrogée si ce peuple et ses autorités à qui incombent les destinées du pays n’étaient pas prêts à revenir sur le bon et droit chemin en termes de comportements politiques et face aux défis de développement.
«Les conditions d’une vraie démocratie élective, celle des propositions politiques et des projets de société, tardent à s’instaurer véritablement dans notre pays», proclame-t-elle. Sinon, c’est la démocratie des intrigues politiciennes, des coups bas et surtout celle du diktat de l’argent roi, qui prévaut, reconnaît-elle.
«J’ai compris comme Jonas, que ma destination c’est Ninive. Dieu ne m’a pas envoyée à Tarsis. Vendredi dernier, je me suis définitivement aperçue au regard des vents impétueux et des déferlements de vagues qui menaçaient de faire chavirer le navire, que mes compagnons et moi étions passagers d’un navire qui se rendait à Tarsis», relève-t-elle. C’est alors qu’elle a reconnu avoir demandé, vendredi dernier, aux institutions en charge de la présidentielle, de les jeter par-dessus bord.
«Ninive, c’est le Bénin réconcilié avec le sens des valeurs, …réconcilié avec la Hiérarchie suprême… avec lui-même », confie-t-elle pour confirmer que «Notre peuple a besoin de s’approprier du sens des valeurs».
Pour elle, la Dynamique du changement porteuse de ce discours ne peut pas ne pas être à l’arrivée, même si c’est désormais à pied. «Avec assurance, debout, droits et dignes avec nos pas mâtures, nous y serons… Notre désistement, est notre façon à nous de conjurer déjà Tarsis ou, de prévenir le scénario Waxala», retient-elle. Offrant au pays les vraies chances d’une relance sociale et économique, elle déclare réserver prochainement sur qui la Dynamique jetterait son dévolu¦