La Nation Bénin...
Nouvelles

La présidente de la Dynamique du Changement pour un Bénin debout, Célestine Zanou a donné, lundi 8 février, une conférence de presse. C’était pour expliquer à l’opinion, les raisons de son désistement vendredi 5 février dernier de l’élection présidentielle du 28 février prochain.
« Aller à l’élection présidentielle de 2016, quoiqu’il arrive, envers et contre tout, à n’importe quel prix, y compris le prix le plus onéreux, le plus véreux et le plus périlleux qui soit en 26 ans de renouveau démocratique, 18 ans après la mort de Monseigneur Isidore de Souza et à peine trois mois après celle du général Mathieu Kérékou, soit le seul gage de patriotisme et d’unité que nous ayons au sein de la République, pour élever ses fondations, la faire grandir et prospérer?», s'interroge Célestine Zanou avant de répondre ''Non''.
L’ex-candidate déclare être pleinement consciente des justifications qu’elle doit apporter pour son désistement. «L’image du voyage me semble appropriée à l’explication que je vous dois ce soir», justifie-t-elle.
Pour elle, le Bénin est malade. «Le Bénin est malade parce qu’il est mal aidé par ses propres enfants. Le remède, selon elle, c’est de se tourner vers la Hiérarchie suprême. Selon Célestine Zanou, à la Dynamique du changement pour un Bénin debout, la vocation de Jonas fait foi. Jonas, dans son épopée bien connue des lecteurs des Ecritures saintes, c’est Ninive ou Tarsis ou, si l’on veut, l’épreuve ou la tentation. Pendant 10 ans, « Nous avons refusé la tentation des compromissions et du pouvoir facile… avons interpellé Ninive avec notre attachement au sens des valeurs, … bien entendu celui des vraies valeurs dont la semence dans nos cœurs et dans nos comportements pouvait et devait nous sauver de la déchéance», explique Célestine Zanou.
A chacune des consultations électorales passées, l’ex-candidate déclare s’être interrogée si ce peuple et ses autorités à qui incombent les destinées du pays n’étaient pas prêts à revenir sur le bon et droit chemin en termes de comportements politiques et face aux défis de développement.
«Les conditions d’une vraie démocratie élective, celle des propositions politiques et des projets de société, tardent à s’instaurer véritablement dans notre pays», proclame-t-elle. Sinon, c’est la démocratie des intrigues politiciennes, des coups bas et surtout celle du diktat de l’argent roi, qui prévaut, reconnaît-elle.
«J’ai compris comme Jonas, que ma destination c’est Ninive. Dieu ne m’a pas envoyée à Tarsis. Vendredi dernier, je me suis définitivement aperçue au regard des vents impétueux et des déferlements de vagues qui menaçaient de faire chavirer le navire, que mes compagnons et moi étions passagers d’un navire qui se rendait à Tarsis», relève-t-elle. C’est alors qu’elle a reconnu avoir demandé, vendredi dernier, aux institutions en charge de la présidentielle, de les jeter par-dessus bord.
«Ninive, c’est le Bénin réconcilié avec le sens des valeurs, …réconcilié avec la Hiérarchie suprême… avec lui-même », confie-t-elle pour confirmer que «Notre peuple a besoin de s’approprier du sens des valeurs».
Pour elle, la Dynamique du changement porteuse de ce discours ne peut pas ne pas être à l’arrivée, même si c’est désormais à pied. «Avec assurance, debout, droits et dignes avec nos pas mâtures, nous y serons… Notre désistement, est notre façon à nous de conjurer déjà Tarsis ou, de prévenir le scénario Waxala», retient-elle. Offrant au pays les vraies chances d’une relance sociale et économique, elle déclare réserver prochainement sur qui la Dynamique jetterait son dévolu¦

Vendredi 5 février dernier, a eu lieu à Cotonou la première session ordinaire de l’Assemblée consulaire au titre de l’année 2016. C’est le président de l’institution, Jean Baptiste Satchivi, qui a procédé à l’ouverture des travaux en compagnie d’un représentant du ministre en charge du Commerce, Arnaud Kèlomè.
Elus consulaires et autres chefs d’entreprise ont pris part, vendredi 5 février dernier, à la première session ordinaire de l’Assemblée consulaire au titre de l’année en cours. Pour cette première session, ils ont examiné et validé non seulement le Plan de travail annuel élaboré sur le principe de la gestion axée sur les résultats, mais également sur le budget prévisionnel y afférent.
En s’adressant à l’assistance au cours de la cérémonie d’ouverture, le représentant du ministre en charge du Commerce Arnaud Kèlomè a précisé que la session revêt une importance particulière pour la vie de cette institution, en ce sens qu’elle lui offre les moyens de mise en œuvre des actions planifiées au titre de l’année.
Arnaud Kèlomè a saisi l’occasion pour exhorter les responsables de cette structure à travailler pour une chambre de commerce forte et dynamique afin d’impulser des changements qualitatifs dans l’environnement économique global. C’est pour cela que le législateur, insiste-t-il, a conféré à l’institution des compétences spécifiques, celles de la représentation, de la défense et de la promotion des intérêts des opérateurs économiques et des chefs d’entreprise d’une part et le rôle de Conseiller au gouvernement en matière économique d’autre part. «L’institution consulaire constitue un puissant instrument d’appui et d’accompagnement de la communauté des affaires pour une plus grande productivité économique de notre pays», a-t-il ajouté. Il a appelé à une synergie de toutes les énergies pouvant concourir à mettre l’entreprise au cœur des préoccupations et à impulser une nouvelle dynamique en matière d’entreprenariat et de conquête des opportunités qui se présentent dans un environnement économique de plus en plus mondialisé».
Visiblement très content au milieu des siens, le président Jean-Baptiste Satchivi n’a pas vu le temps passer. «Déjà deux ans que notre mandature court. L’on ne peut feindre de ne pas s’en rendre compte mais le compteur tourne et le temps passe si vite que nous avons déjà commencé la 3è année de cette mandature», a-t-il rappelé, insistant sur tout ce qui a été fait au cours de cette mandature. Il n’a pas manqué de saluer la collaboration de ses collègues, leur attachement à l’institution commune que «chacun travaille à faire renaître de ses cendres.
Après le rétroviseur, le président de la CCIB a exhorté à «regarder maintenant dans la glace sans faux-fuyant aucun pour se poser les questions essentielles : ce qui a été fait au cours du mandat, comment chacun des 97 élus consulaires a-t-il travaillé, quel héritage pour la postérité ; quelles sont les attentes qui subsistent toujours et qui interpellent les élus consulaires, et enfin ce qui est à faire pour améliorer la gouvernance. Puis, il a énuméré les grandes réalisations au cours du mandat avant de se projeter dans l’avenir qui se résume en trois grands axes. : l’assistance aux entreprises ; l’amélioration du climat des affaires et enfin l’appui à l’administration de la CCIB.
Jean Baptiste Satchivi a invité à la mutualisation des efforts en vue d’améliorer de façon substantielle, le niveau de satisfaction des opérateurs économiques et des chefs d’entreprise par rapport aux services que leur apporte la CCIB?

Dix-sept cas dénombrés à Tchaourou où l’épidémie s’est déclenchée, cinq cas à Parakou, un à Bembèrèkè et un autre à Kalalé, le Borgou a déjà enregistré au moins vingt-quatre cas de personnes suspectées d’être atteintes du virus de Lassa. Une dizaine de personnes en sont déjà mortes. Si à Kalalé et à Bembèrèkè, l’on est encore à l’étape de suspicion, les cas de Parakou et de Papané (Tchaourou) se sont révélés positifs après analyse des prélèvements.
Dr Fatioulaye Issa Djibril, directeur départemental de la Santé du Borgou-Alibori, s’est entretenu vendredi 5 février dernier avec le personnel du Centre hospitalier départemental (CHD-Borgou), pour rassurer des dispositions prises. C’est en vue de contrer le mal pour le grand soulagement des populations. Il a invité les agents de santé à être très prudents et à ratisser large, en notifiant automatiquement tout cas suspect de fièvre, vomissements/nausées, diarrhée, maux de tête, douleurs abdominales, musculaires ou articulaires, difficultés de respiration, œdèmes ; la maladie de Lassa n’ayant pas de signes propres. Au nombre des mesures, les équipements de protection sont disponibles ; le gros effectif du personnel des pavillons, en l’occurrence les stagiaires, a été réduit dans le but d’atténuer le facteur de risque de contamination (par la peau) que constitue la promiscuité.
Les populations sont exhortées à rester vigilantes, à éviter de se serrer les mains au cours des salutations et à adopter des mesures d’hygiène corporelle et alimentaire strictes. Il importe de garder les céréales et les tubercules à l’abri des rats et autres rongeurs et se laver les mains à l’eau et au savon, après les toilettes ou après avoir manipulé les ordures de quelque nature et avant de toucher aux repas?
Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori
Santé 08 févr. 2016

Le festival du nouvel an chinois, édition 2016 continue de dérouler la liste de ses manifestations. Samedi 6 février dernier au palais des Congrès de Cotonou, l’heure était à la dégustation de l’art culinaire chinois. La communauté chinoise au Bénin renforcée par celle béninoise et d’autres nationalités a célébré et dégusté plus d’un plat propre à ce grand pays d’Asie.
L’un des éléments fascinants de la soirée gastronomique organisée chaque année dans le cadre du festival du nouvel an chinois, c’est cette familiarité entre communautés béninoise et chinoise autour des mets chinois pourtant peu familiers mais dont la saveur est au centre de nombreuses attentions. Comme si personne ne voulait se faire conter cet instant rare où l’on a l’embarras de choix devant de nombreux plats chinois, la mobilisation était un peu plus forte cette année. Dirions-nous que le singe attire du monde ? Puisque cette année, l’animal célébré est bel et bien le singe et comme il est de tradition, plusieurs des plats proposés au cours de la soirée gastronomique organisée, samedi 6 février dernier, étaient en lien avec lui.
Pour le directeur du Centre culturel chinois, Bai Guangming, consommer des repas chinois est souvent assimilé à un voyage. Un long voyage à travers plusieurs régions du pays. Car, l’une des spécificités de ce pays, c’est que chaque région à sa particularité en matière d’art culinaire. Et c’est à cette balade au cœur de la Chine, à travers différentes régions, que les organisateurs du festival du nouvel an chinois ont confié autorités et public béninois à l’occasion de la soirée gastronomique. Le représentant du ministère en charge de la Culture, Richard Sogan, n’est pas resté sans appréciation sur la cuisine chinoise. Et parlant d’appréciation, il a fallu attendre l’heure du buffet pour se rendre à l’évidence de ce que l’art culinaire chinois, contrairement à ce qu’on peut penser, est plutôt très adopté et apprécié par les Béninois. Puisque c’est avec appétit que tous les invités présents ont dégusté les mets proposés par les organisateurs. Lesquels ne sont en réalité qu’une collection de différents plats de différentes régions de toute la Chine. Pour l’ambassadeur de la République populaire de Chine près le Bénin, Mingsheng Diao, la cuisine chinoise est aussi une culture, une civilisation et une tradition. Cette année, le festival du nouvel an chinois célèbre le singe. Un animal qui selon la tradition chinoise symbolise l’intelligence, l’innovation, la curiosité et la culture¦

L’artiste Stan Tohon Ibitosh prête à nouveau sa voix pour la vulgarisation du projet de société d’un autre candidat en lice pour l’élection présidentielle du 28 février prochain. Cette fois-ci, c’est le projet de société de Patrice Talon qu’il a choisi de présenter aux électeurs à travers deux compositions musicales réalisées sur fond de Tchink system.
Une promesse tenue. C’est ce qu’on pourrait dire à la suite de la présentation par l’artiste Stan Tohon Ibitosh de l’album audio réalisé pour le compte du candidat à l’élection présidentielle Patrice Talon. Il y a quelques jours en effet, il avait promis à la suite du single réalisé au profit d’un autre candidat, qu’il reviendrait les jours suivants avec une autre réalisation. C’est désormais chose faite. Deux titres « Votez Patrice Talon», titre éponyme et « Too hena» constituent l’ossature de cette réalisation qui fait, comme on pouvait s’y attendre, la part belle à ce candidat.
L’artiste, à travers ses réalisations, peint le magnat du coton comme la solution aux problèmes des Béninois. «Il vient pour un mandat unique», chante-t-il. Soutenant qu’il est le meilleur candidat pour le Bénin et invite les électeurs à le soutenir. «La jeunesse béninoise souffre beaucoup sans avenir… avec Talon ça va changer», évoque l’artiste qui lève un coin de voile sur les ambitions de ce candidat qui serait, selon lui, la solution aux maux des Béninois. «Piment et ciment ont augmenté de prix», estime Stan Tohon à travers ses compositions. Selon ses explications, les électeurs devraient se donner un temps de réflexion pour se rendre à l’évidence «qu’avec Patrice Talon, c’est la paix, la concorde…». Son projet de société tel que conçu, permettra de changer le Bénin sur tous les plans, évoque l’artiste pour justifier ses deux morceaux. Pour ce qui est de ce projet qui lui donne de prêter sa voix aux ambitions des présidentiables, il s’est voulu une fois encore assez ferme. Il ne s’agit pas d’un projet propagandiste, réfute-t-il. Mais d’une option faite par lui en vue de contribuer à la paix en période électorale, permettant à différentes chapelles politiques de jouir de ses prestations. Le disque « Votez Patrice Talon » a été réalisé par Cap record production. Alice Ahouandjinou et Khadija Ghak ont assuré le chœur pour l’artiste, tandis que Raphaël Atikpahoun et Tanguy Kandeho ont assuré la coordination¦
Culture 08 févr. 2016

William Akowanou chez les hommes et Bentille Alassane chez les femmes, sont sacrés champions du 9e marathon de Saint François de Sales de Parakou. La course s’est déroulée samedi 6 février dernier entre Tchatchou et Parakou.
Avec un chrono de 2h35min25s, William Akowanou, 29 ans, trône désormais sur le marathon salésien de Parakou. Le nouveau champion, qui était deuxième à la dernière édition, a failli battre le record détenu par le redoutable Patrice Lompo, absent cette fois-ci, sept fois vainqueur sur les huit précédentes éditions. Les deux autres sur le podium des hommes avec William Akowanou ont noms: Tamimou Gatta (24 ans; 2e) avec un chrono de 2h37min51s et Daouda Korongou (25 ans ; 3e) avec 2h41min.
Chez les dames, l’indétrônable Bentille Alassane, 32 ans, s’est montrée une fois encore intraitable pour la huitième fois sur la course, améliorant même son propre chrono établi samedi dernier à 2h54 min 46s. Elle est suivie respectivement de Kabiratou Nassam (30 ans; 2e) avec un chrono de 3h26min42s et de Milina Grabska-Grezgorczyk (38 ans; 3e) avec un chrono de 3h40 min 28s. Au total, quatre-vingt-quatre hommes et quatre femmes ont couru sur les 42,195km.
Le semi-marathon de 21,100 km a connu la participation de 121 athlètes dont 15 femmes. Chez les hommes, Ephrem Agbessi, 21 ans, chrono: 1h12min13s, gagne le circuit. Sylvain Azonhin (28 ans; 1h14min03s) et Nestor Yatékoua (25 ans ; 1h16 min38s) se sont hissés respectivement aux 2e et 3e marches du podium. Chez les dames, Elisabeth Tibobanta, 19 ans, vient en tête avec un chrono de 1h29 min16s suivie respectivement d’Yvette M'Po (2e; 16 ans; 1h32min40s) et Patricia Sagbo (3e; 18ans; 1h36min16s).
Le marathon Saint François de Sales de Parakou est également couru sur les 10km avec un plus grand nombre d’athlètes, soit au total 502 hommes et 235 femmes sur cette distance. Outre les distances classiques (42,195km ; 21,100km et 10km), la course a été marquée cette année par un « raid pédestre en relais trans-Bénin ». Lancé le mardi 2 février dernier, il s’agit d’une course d’endurance en équipes parties respectivement de Ouidah, Malanville, Porga, Kabo pour rallier Parakou par étapes en trois jours, avant la grande fête du samedi dernier.
La 9e édition du marathon salésien s’est déroulée sous le thème «Réveillez le monde». Fidèle à son slogan, «Tout par amour rien par force», la course a offert une fois encore un cadre fédérateur et de rencontre des gens de plusieurs cultures nationales et étrangères. Elle a réuni 1022 participants (dont 946 pour la course et 76 pour la belote) sur 1300 attendus, contre 1095 l’an dernier. Les coureurs proviennent d’une douzaine de pays: Bénin, Burkina Faso, Togo, Nigeria, Colombie, Niger, Tanzanie, France, Pologne, Madagascar, Etats-Unis d’Amérique, Canada¦

La crise du football béninois est plus qu’institutionnelle. Ses grandes victimes sont les clubs. Il y a longtemps qu’ils ne sont plus en compétition. Aux sorties d’une rencontre entre certains acteurs de ce football et les membres du Comité de normalisation (Conor) à laquelle il a participé, l’entraîneur de Tonnerre FC de Bohicon, Yessoufou Moukaïla, exaspéré par la situation, souhaite un rapide retour à la normale.
La Nation : Que pensez-vous des séances de concertation que le Conor a engagées avec les différents acteurs du football béninois, à travers tout le pays ?
Yessoufou Moukaïla : Il faut avoir le courage de le reconnaître, c’est une très bonne initiative. J’espère que ce n’était pas du folklore. Maintenant, qu’est-ce qu'il y aura après ces rencontres? Qu’est-ce que le Conor fera des observations et propositions qui ont été faites par les différents acteurs? C’est ce qu’on attend de voir. Il se pourrait que le président Rafiou Paraïso et les membres de son comité aient déjà en tête, ce qu’ils veulent faire. C’est certainement pour que les acteurs ne leur reprochent pas de ne les avoir pas écoutés, qu’ils ont organisé ces rencontres. S’ils peuvent prendre tout ce qui leur sera dit en compte, on aurait alors gagné quelque chose. Dans le cas contraire, ce serait regrettable pour notre football. Ils vont vouloir organiser le championnat que tous nous appelons de nos vœux et finalement, tout compromettre encore.
Qu’est-ce que vous craignez ?
Ecoutez, en dehors des intérêts du football béninois qui me préoccupent, je ne crains rien. Le plus important, c’est que les compétitions reprennent.
Comment est-ce que votre club vit cette situation, sans championnat ?
C’est vraiment pénible, surtout pour l’entraîneur que je suis et mes joueurs. Certains ne vivent que du football. Imaginez que ce soit l’école qui traversait cette période avec des enseignants à qui, l’Etat ne se trouve plus dans l’obligation de payer le salaire depuis plusieurs mois. Tout serait paralysé. Si au sein des clubs, on avait signé des contrats dignes du nom, les choses se passeraient autrement. Les joueurs sont désœuvrés. Ils passent leur temps à se promener. Pour la plupart, ils sont touchés psychologiquement. Certains parmi eux ne pourront même plus retourner au football ou sur les terrains. En tant qu’entraîneur, vous comprenez mon amertume.
Qu’est-ce que la plupart de vos joueurs sont devenus ?
Chacun d’eux a pris sa direction. Ils se débrouillent. Sincèrement, j’ignore ce qu’ils sont réellement devenus. Certains sont à Bohicon. On se rencontre parfois. Mais pour les autres, je ne sais comment est-ce qu’ils vivent.
C’est à croire que Tonnerre FC ne livre même plus des matches amicaux?
On ne sait même pas, quand est-ce que le championnat va reprendre. Dans ces conditions, quelle est l’utilité de ces matches amicaux. Il ne faut également pas perdre de vue les difficultés auxquelles la plupart des clubs dont le nôtre est confronté. Nous n’avons pas les moyens. C’est difficilement que nous nous entraînons. Certains joueurs n’arrivent pas à manger à leur faim et vous parlez de matches amicaux. Il y a longtemps que nous avons mis un terme aux séances d’entraînement. Lorsque tout rentrera dans l’ordre, nous les reprendrons.
Il y a donc longtemps que votre club ne s’entraîne plus ?
Quel entraînement voulez-vous qu’on fasse, si à la fin, vous n’êtes pas sûrs de subvenir aux besoins des joueurs, parce qu’il n’y a aucune compétition en vue ? Tout le monde est découragé et préfère attendre. C’est vrai que personnellement, j’avais mis quelque chose en place pour pouvoir aider les joueurs disponibles à entretenir leur forme. Mais depuis le démarrage des travaux sur notre aire de jeu avec la pose du gazon synthétique, j’ai pris du recul. Au cours de la rencontre avec le Conor, on a appris que le championnat national de réconciliation va bientôt démarrer. Les clubs ont d’ailleurs été invités à s’inscrire. C’est une nouvelle réjouissante qui nous redonne espoir. Pour nous, crise du football ou pas, il faut que la balle roule à nouveau pour le bonheur de la jeunesse. Malgré les problèmes auxquels la FIFA est confrontée, les éliminatoires de la Coupe du Monde Russie 2018 ont continué à se jouer. Avant de lancer le championnat, le Conor devrait chercher à accorder au moins un minimum de temps aux clubs pour se préparer. Tous reviennent d’une longue période d’inactivité. Je ne sais même pas pourquoi, le Conor tient nécessairement à organiser ce championnat maintenant? Si nous tenons à ce que cette compétition ait un niveau, qu’on laisse les clubs se mettre un peu en jambes, avant de la lancer.
L’organisation de ce championnat fait partie des missions que la FIFA lui a assignées et qui prennent fin le 30 avril prochain.
Je comprends le souci du président Rafiou Paraïso et des membres de son comité. Ils ne veulent pas perdre du temps et tiennent à ce qu’on ne leur dise pas qu’ils n’ont rien fait. Mais là, ce ne sera pas facile pour les clubs. Sinon, combien sont-ils à avoir gardé l’effectif de leurs joueurs ? Ne pouvant pas continuer à leur payer les salaires, ils ne les ont pas gardés. A mon niveau, j’ai personnellement quelques-uns avec lesquels je saurai commencer. La plupart d’entre eux sont les enfants de mon centre et quelques jeunes de Bohicon. C’est la chance que j’ai actuellement. Il ne me sera pas difficile de les rassembler, si les moyens suivent.
Parlant de votre centre, pourriez-vous nous le présenter davantage ?
Créé depuis 7 ans, il a été affilié, il y a pratiquement 4 ans. Il est à Bohicon et participe même au tournoi des centres des formations organisé chaque année par le ministère de la Jeunesse, des Sports et Loisirs. Nous recrutons les joueurs et nous essayons de les former comme on peut¦
Sports 08 févr. 2016

La crise du football béninois est plus qu’institutionnelle. Ses grandes victimes sont les clubs. Il y a longtemps qu’ils ne sont plus en compétition. Aux sorties d’une rencontre entre certains acteurs de ce football et les membres du Comité de normalisation (Conor) à laquelle il a participé, l’entraîneur de Tonnerre FC de Bohicon, Yessoufou Moukaïla, exaspéré par la situation, souhaite un rapide retour à la normale.
La Nation : Que pensez-vous des séances de concertation que le Conor a engagées avec les différents acteurs du football béninois, à travers tout le pays ?
Yessoufou Moukaïla : Il faut avoir le courage de le reconnaître, c’est une très bonne initiative. J’espère que ce n’était pas du folklore. Maintenant, qu’est-ce qu'il y aura après ces rencontres? Qu’est-ce que le Conor fera des observations et propositions qui ont été faites par les différents acteurs? C’est ce qu’on attend de voir. Il se pourrait que le président Rafiou Paraïso et les membres de son comité aient déjà en tête, ce qu’ils veulent faire. C’est certainement pour que les acteurs ne leur reprochent pas de ne les avoir pas écoutés, qu’ils ont organisé ces rencontres. S’ils peuvent prendre tout ce qui leur sera dit en compte, on aurait alors gagné quelque chose. Dans le cas contraire, ce serait regrettable pour notre football. Ils vont vouloir organiser le championnat que tous nous appelons de nos vœux et finalement, tout compromettre encore.
Qu’est-ce que vous craignez ?
Ecoutez, en dehors des intérêts du football béninois qui me préoccupent, je ne crains rien. Le plus important, c’est que les compétitions reprennent.
Comment est-ce que votre club vit cette situation, sans championnat ?
C’est vraiment pénible, surtout pour l’entraîneur que je suis et mes joueurs. Certains ne vivent que du football. Imaginez que ce soit l’école qui traversait cette période avec des enseignants à qui, l’Etat ne se trouve plus dans l’obligation de payer le salaire depuis plusieurs mois. Tout serait paralysé. Si au sein des clubs, on avait signé des contrats dignes du nom, les choses se passeraient autrement. Les joueurs sont désœuvrés. Ils passent leur temps à se promener. Pour la plupart, ils sont touchés psychologiquement. Certains parmi eux ne pourront même plus retourner au football ou sur les terrains. En tant qu’entraîneur, vous comprenez mon amertume.
Qu’est-ce que la plupart de vos joueurs sont devenus ?
Chacun d’eux a pris sa direction. Ils se débrouillent. Sincèrement, j’ignore ce qu’ils sont réellement devenus. Certains sont à Bohicon. On se rencontre parfois. Mais pour les autres, je ne sais comment est-ce qu’ils vivent.
C’est à croire que Tonnerre FC ne livre même plus des matches amicaux?
On ne sait même pas, quand est-ce que le championnat va reprendre. Dans ces conditions, quelle est l’utilité de ces matches amicaux. Il ne faut également pas perdre de vue les difficultés auxquelles la plupart des clubs dont le nôtre est confronté. Nous n’avons pas les moyens. C’est difficilement que nous nous entraînons. Certains joueurs n’arrivent pas à manger à leur faim et vous parlez de matches amicaux. Il y a longtemps que nous avons mis un terme aux séances d’entraînement. Lorsque tout rentrera dans l’ordre, nous les reprendrons.
Il y a donc longtemps que votre club ne s’entraîne plus ?
Quel entraînement voulez-vous qu’on fasse, si à la fin, vous n’êtes pas sûrs de subvenir aux besoins des joueurs, parce qu’il n’y a aucune compétition en vue ? Tout le monde est découragé et préfère attendre. C’est vrai que personnellement, j’avais mis quelque chose en place pour pouvoir aider les joueurs disponibles à entretenir leur forme. Mais depuis le démarrage des travaux sur notre aire de jeu avec la pose du gazon synthétique, j’ai pris du recul. Au cours de la rencontre avec le Conor, on a appris que le championnat national de réconciliation va bientôt démarrer. Les clubs ont d’ailleurs été invités à s’inscrire. C’est une nouvelle réjouissante qui nous redonne espoir. Pour nous, crise du football ou pas, il faut que la balle roule à nouveau pour le bonheur de la jeunesse. Malgré les problèmes auxquels la FIFA est confrontée, les éliminatoires de la Coupe du Monde Russie 2018 ont continué à se jouer. Avant de lancer le championnat, le Conor devrait chercher à accorder au moins un minimum de temps aux clubs pour se préparer. Tous reviennent d’une longue période d’inactivité. Je ne sais même pas pourquoi, le Conor tient nécessairement à organiser ce championnat maintenant? Si nous tenons à ce que cette compétition ait un niveau, qu’on laisse les clubs se mettre un peu en jambes, avant de la lancer.
L’organisation de ce championnat fait partie des missions que la FIFA lui a assignées et qui prennent fin le 30 avril prochain.
Je comprends le souci du président Rafiou Paraïso et des membres de son comité. Ils ne veulent pas perdre du temps et tiennent à ce qu’on ne leur dise pas qu’ils n’ont rien fait. Mais là, ce ne sera pas facile pour les clubs. Sinon, combien sont-ils à avoir gardé l’effectif de leurs joueurs ? Ne pouvant pas continuer à leur payer les salaires, ils ne les ont pas gardés. A mon niveau, j’ai personnellement quelques-uns avec lesquels je saurai commencer. La plupart d’entre eux sont les enfants de mon centre et quelques jeunes de Bohicon. C’est la chance que j’ai actuellement. Il ne me sera pas difficile de les rassembler, si les moyens suivent.
Parlant de votre centre, pourriez-vous nous le présenter davantage ?
Créé depuis 7 ans, il a été affilié, il y a pratiquement 4 ans. Il est à Bohicon et participe même au tournoi des centres des formations organisé chaque année par le ministère de la Jeunesse, des Sports et Loisirs. Nous recrutons les joueurs et nous essayons de les former comme on peut¦
Sports 08 févr. 2016

Dans la perspective de l’élection présidentielle au Bénin, le secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, Ban Ki-Moon, a dépêché une équipe conduite par Mohamed Ibn Chambas au Bénin. La délégation est venue s’enquérir de l’évolution des préparatifs dudit scrutin. C’est dans ce cadre qu’elle était à la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), jeudi 4 février, où elle a échangé avec le président de l’institution, Adam Boni Tessi.
L’envoyé spécial au Bénin du secrétaire général des Nations Unies, Mohamed Ibn Chambas, est satisfait du point à lui fait par le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) dans le cadre de l’élection présidentielle prochaine. C’est du moins ce qui se dégage des échanges qu’il a eus jeudi 4 février, avec le président de l’institution, Adam Boni Tessi. Sa visite s’inscrit dans le cadre de la collaboration que l’Onu pourrait apporter au Bénin en vue de la réussite dudit scrutin.
« Nous sommes venus échanger avec les membres de la Haac pour voir dans quelle mesure nous pouvons accompagner le processus électoral», a expliqué l’émissaire du secrétaire général de l’Onu à sa sortie de l’audience. Pour lui, l’accès aux médias reste déterminant pour une élection transparente et crédible. «Il faut un accès égal de tous les présidentiables aux médias publics comme privés pour une consultation électorale réussie», a-t-il souligné.
Au cours de l’audience qui a également connu la présence de la représentante résidente de l’Unicef au Bénin, Anne Vincent, le président de la Haac, a exposé à ses hôtes, les efforts déployés par l’institution jusque-là. Actuellement, explique-t-il, les conseillers sont en mission à l’intérieur du pays dans le cadre de la vulgarisation des dernières décisions prises par la Haac en vue d’une bonne couverture médiatique. Il en a profité pour présenter un aperçu du code de bonne conduite élaboré par l’institution dans le cadre de ladite élection.
Tout en saluant le rôle important que joue la Haac dans le processus électoral, Mohamed Ibn Chambas a exhorté tous les candidats à signer et à respecter ledit code pour une campagne apaisée. Son appel va également à l’endroit de la presse. Pour éviter le recours à la haine, aux troubles à l’ordre public, il invite les journalistes à ne pas faillir à leur mission. Avant la Haac, l’émissaire de l’Onu était à la Cour suprême, à l’Assemblée nationale et à la Céna pour le même exercice.
Avant le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest, le président de la Haac a reçu dans la matinée du jeudi 4 février, une délégation de jeunes volontaires nigériens et béninois, participant à un camp organisé par l’ambassade des Etats-Unis au Bénin. Ceux-ci sont en train de mettre en place une application pouvant assurer la transparence de l’élection présidentielle. La Haac étant l’organe de régulation des médias, eux aussi sont venus lui exposer leur projet et lui proposer leur accompagnement¦

Le juge en charge des contentieux liés aux élections communales, municipales et locales a rendu dans la soirée du jeudi 4 février, un arrêt défavorable au maire de la commune de Djakotomè Séraphin Dohou. Cet arrêt de la Cour suprême invalide son élection au Conseil communal de Djakotomè et par ricochet, rend vacant le fauteuil du maire dans lequel il a été installé le mercredi 13 août 2015.
Le maire Séraphin Dohou, élu sur la liste de l’Union fait la nation (UN), aura présidé juste pour une durée d’environ six mois la destinée de sa commune natale. En effet, il lui est reproché au travers du recours formulé contre son élection l’invalidité de son « vrai casier judiciaire ». Celui-ci serait «sale» comme on se plait à le dire en langage vulgaire. Selon des indiscrétions au niveau du conseil communal, l’intéressé serait condamné en 2008.La nouvelle de cette invalidation ravive déjà les appétits par rapport à sa succession à la tête de la commune.
Actualités 05 févr. 2016