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L’harmattan a cédé la place au brouillard qui a pris le flambeau. Il règne en maître depuis quelques jours surtout dans la périphérie urbaine de Cotonou. Comment se forme-t-il? Quelles conséquences peut-il entrainer? C’est à ces questions que Brice Gérard Massessi, ingénieur de conception, consultant indépendant en environnement répond ici.
«Un amas de fines gouttelettes ou de fins cristaux de glace, accompagné de fines particules hygroscopiques saturées d’eau (c’est-à-dire des particules ayant la capacité d’absorber l’humidité de l’air) souvent de taille microscopique et réduisant la visibilité horizontale à moins de 100 mètres». Telle est la définition que livre Brice Gérard Massessi, ingénieur de conception, consultant indépendant en environnement sur le brouillard, un phénomène météorologique qui suscite curiosité ces derniers jours d’avant et après le 1er janvier 2016. Mais entre brouillard et brume, c’est pratiquement le même phénomène, ajoute le consultant en environnement. La nuance qu’il apporte est qu'on parle de brume lorsque la visibilité horizontale est supérieure à un kilomètre et de brouillard, si la visibilité est inférieure à un kilomètre. Il faut noter que la brume s’accompagne d’une visibilité comprise généralement entre 1 et 5 km. Aussi faut-il ajouter que la brume peut être due à la présence de diverses particules de pollution industrielle ou urbaine qui réduisent parfois fortement la visibilité.
Cependant, la composition du brouillard est identique à celle d’un nuage, précise Brice Gérard Massessi. Certains se plaisent, selon lui, même à dire que le brouillard est comme un nuage dont la base toucherait le sol. Et de préciser que le processus de formation du brouillard est identique à celui des nuages. Il résulte du refroidissement d’un volume d’air jusqu’à la condensation d’une partie de sa vapeur d’eau, le taux d’humidité de l’air devant être suffisamment élevé pour le permettre; ou par apport supplémentaire de vapeur d’eau pour atteindre la saturation. Pour cela, relève l’ingénieur de conception, il faut nécessairement la présence d’un nombre suffisant de certains types de micro particules de matières solides qu’on appelle noyaux de condensation ou noyaux de congélation. Ils servent à fixer les gouttelettes d’eau, poursuit-il. Le vent ne doit pas être trop fort pour éviter la dispersion des gouttelettes d’eau, ni trop faible, car il peut empêcher leur suspension dans l’air, conditionne-t-il par ailleurs. «Cependant, il existe plusieurs processus par lesquels la vapeur d’eau se condense au voisinage de la surface de la terre, ce qui nous amène donc à avoir plusieurs types de brouillard», développe-t-il.
Ne pas confondre brouillard et harmattan
A en croire Brice Gérard Massessi, on distingue plusieurs types de brouillard dont les principaux sont les brouillards d’advection qui se forment lorsqu’une masse d’air chaud et humide se déplace sur une surface relativement froide ; il existe également le brouillard de rayonnement qui se forme par refroidissement nocturne de la surface terrestre généralement en fin de nuit ; on parle aussi du brouillard d’évaporation qui se forme en milieu maritime et pour finir, le brouillard givrant composé de gouttelettes d’eau surfondue c’est-à-dire qui gèlent au moindre contact à l’état liquide par température négative. Ce dernier type peut entraîner des dépôts importants sur les végétations.
Toutefois, le spécialiste estime qu’on ne doit pas confondre brouillard et harmattan parce que l’un des phénomènes peut se produire indépendamment de l’autre.
L’harmattan est un vent sec chargé de poussières et de fines particules de sable, provenant du désert et soufflant vers le Sud notamment en Afrique de l’Ouest tandis que le brouillard n’est rien d’autre que la suspension de très petites gouttelettes d’eau dans l’atmosphère réduisant la visibilité en surface et se manifestant généralement dans les régions humides.
Parlant de retombées positives, il y a que le brouillard constitue une source d’eau dans le désert en l’absence de précipitations, retient Brice Gérard Massessi. Lorsqu’il est fréquent, le brouillard est favorable à certaines plantes comme les épiphytes (plantes qui se fixent sur d’autres plantes sans être parasites), car il permet le maintien d’une humidité importante près des plans d’eau. «Comme vous le constatez, ces retombées positives sont moindres», admet le consultant indépendant.
En ce qui concerne les retombées négatives, fait-il remarquer, elles se rapportent surtout au déplacement et au transport en général. Etant donné que la visibilité horizontale est réduite à moins de 100 mètres, le brouillard provoque de nombreux accidents de circulation de même que des accidents aériens et maritimes, énumère-t-il.
«Malgré tout, il peut bien sûr y avoir harmattan et brouillard le même jour. Si les conditions météorologiques permettant la production des deux phénomènes sont réunies le même jour, ce serait normal qu’ils se produisent simultanément» admet sans ambages le consultant. A titre d’exemple, retient le spécialiste, «Quand nous prenons l’harmattan du type II où seules les valeurs d’humidité relative de la journée sont inférieures à 50 %, il peut être accompagné du brouillard», justifie-t-il. Il arrive même qu’on utilise le thème ‘’Brouillard de l’harmattan’’?

Dans le cadre d’un partenariat entre le journal La Nation et l’Ecole internationale Ufuk-Bénin, une délégation de l’Office national d’Imprimerie et de presse (Onip) est allée visiter mercredi 20 janvier, le deuxième site de ladite école situé dans l’arrondissement d’Agblangandan dans la commune de Sèmè-Podji. C’était sous la conduite de Osman Arslan, directeur principal de l’école.
L’Ecole internationale Ufuk-Bénin commence à s’imposer au Bénin. Après camp Guézo à Cotonou, elle a désormais un deuxième site dans la zone des villas Cen-Sad à Agblangandan dans la commune de Sèmè-Podji.
Le nouveau site de l’école qui s’étend sur près d’un hectare comporte non seulement un immeuble à quatre étages qui abrite les élèves de la Maternelle jusqu’en Terminale, mais également des infrastructures éducatives adéquates.
Au niveau des enseignements maternel et primaire, l’Ecole internationale Ufuk-Bénin comporte deux sessions (3 ans et 4 ans) et mêne beaucoup d’activités socio-éducatives et culturelles grâce à des matériels didactiques et équipements de jeux adaptés.
Quant au cours secondaire, l’école a opté pour l’enseignement du programme béninois. Elle met également l’accent sur l’enseignement de l’anglais et de l’informatique à partir du cours primaire donnant ainsi l’opportunité aux élèves de poursuivre leurs études dans les universités internationales partout dans le monde.
Sur les deux sites, l’Ecole internationale Ufuk-Bénin compte aujourd’hui environ 300 élèves de diverses nationalités. Ils sont d’origine marocaine, nigérienne, nigériane, libanaise et surtout béninoise. Pour Osman Arslan, leur objectif premier en créant cette école, c’est d’abord les Béninois. D’ailleurs, les bourses, ajoute-t-il, leur sont souvent réservées.
En dehors des activités purement pédagogiques, l’école organise des activités socio-éducatives à l’instar des excursions nationales et internationales. L’objectif est de permettre aux élèves de bien connaître le monde, le Bénin et ses sites touristiques et de participer aux compétitions culturelles et sportives.
Au terme de la visite des locaux et des infrastructures, le directeur de publication du journal La Nation Edgard Sanvi Couao-Zotti et le chef service commercial de l’Onip Marie-Madeleine Akoffodji ont salué les efforts qui sont faits avant de remercier les responsables de l’Ecole internationale Ufuk-Bénin pour l’opportunité qui leur a été offerte de connaître non seulement le deuxième site de l’école, mais également tout ce qui s’y fait. Ils ont souhaité que le partenariat entre le journal et l’établissement soit un partenariat gagnant-gagnant.
Très content de la visite de la délégation de l’Onip, le directeur général de l’école, Abdullah Yuca a promis de tout mettre en œuvre pour que le partenariat entre le journal La Nation et son école soit une relation qui profite aux deux parties. Il a saisi l’occasion pour présenter à la délégation un film vidéo sur Fethullan Gülen dont son établissement épouse la philosophie et qui demande à ce qu’on repense la responsabilité musulmane dans la prévention du terrorisme dans le monde?

C’est à travers une conférence de presse organisée à Cotonou mercredi 20 janvier, que maître Joseph Djogbénou a apporté des démentis au sujet du candidat Patrice Talon. Il en a profité pour dénoncer un certain nombre de comportements observés en cette veille de l’élection présidentielle.
«Dans votre profession, il y a des journalistes et des blanchisseurs d’information, il faut éviter les supputations qui n’honorent pas les journalistes». Ces propos sont ceux du professeur Joseph Djogbénou répondant à un journaliste à propos des rumeurs sur une éventuelle invalidation de la candidature de Patrice Talon dont il est l’un des lieutenants. C’était au cours d’une conférence de presse qu’il a organisée mercredi 20 janvier à Cotonou.
Face à cette rumeur, Joseph Djogbénou est formel. «Il n’y aura pas d’invalidation de la candidature de Patrice Talon par la Cour constitutionnelle. Depuis 1990 il n’y a jamais eu une invalidation de fond de la part de la Cour constitutionnelle. Les seules invalidations qui existent se trouvent au niveau des élections législatives et municipales», a-t-il martelé.
Joseph Djogbénou affirme qu’il n’y aura pas non plus de K.O en 2016 comme certains sont en train de le prévoir. Selon lui, le Code électoral ne permet pas de K.O si chaque acteur joue son rôle dans le processus. Il ajoute que la centralisation des résultats se fera au niveau des arrondissements. «Nous allons exploiter toutes les opportunités que nous offre le Code électoral», ajoute-t-il.
Il a qualifié d’infondées les rumeurs qui font état de ce que le candidat Patrice Talon ferait l’objet de poursuites judiciaires en Suisse. «Le candidat a fait ces derniers jours trois aller-et-venues sur la France et aucun juge français n’a pu lui notifier une convocation ou une invitation, ce sont là encore des rumeurs, juste pour nuire à l’intéressé», explique-t-il. «En décidant de s’engager dans la course présidentielle, le candidat Patrice Talon savait qu’il s’exposait à des risques. Il en a conscience et préfère assumer son choix», souligne Joseph Djogbénou.
A propos de la distribution des cartes d’électeurs, il estime que le processus accuse déjà de retard et qu’il aurait fallu maintenir les anciennes cartes et se préoccuper de ceux qui n’en avaient pas obtenu. ?

L’hebdomadaire catholique "La Croix" a inauguré, mercredi 20 janvier, le jubilé de ses 70 ans d’existence. Ceci à travers une messe d’action de grâce célébrée par l’archevêque de Cotonou Mgr Antoine Ganyé.
Janvier 1946 – Janvier 2016, 70 ans d’existence pour l’hebdomadaire "La Croix", fondé par le père Jean-Louis Caër de la Société des Missions africaines (SMA). Pour célébrer cet événement avec la solennité qui convient, les responsables de l’hebdomadaire catholique ont prévu une série d’activités qui a démarré mercredi 20 janvier, avec une messe d’action de grâce présidée par le pâtre de l’archidiocèse de Cotonou, Mgr Antoine Ganyé. Personnel, ancien et actuel, sympathisants du journal et hommes des médias, ont pris part à cette eucharistie qui a inauguré non seulement le jubilé des 70 ans du journal mais aussi celui des 40 ans de l’imprimerie Notre Dame.
Tirés du premier livre de Samuel et des écrits synoptiques de Saint Marc, la première lecture et l’évangile font respectivement le récit de la victoire miraculeuse de David sur le géant Goliath et du miracle controversé de Jésus, le jour du sabbat. Deux textes sur lesquels, s’est appesanti Mgr Antoine Ganyé pour d’une part, donner en exemple les valeurs que sont le courage, la confiance en Dieu et l’amour du jeune David pour son peuple et d’autre part mettre en exergue le triomphe du bien nonobstant les afflictions qu’il engendre. «Le bien ne sera pas toujours accepté, ni récompensé. Le bien fera parfois souffrir. Et pourtant, nous devons continuer de faire le bien. En nous appuyant sur Dieu, nous vaincrons quelle que soit la poigne de l’adversaire», parole du prédicateur. C’est en vertu de quoi, il a invité l’hebdomadaire "La Croix" à rester dans sa mission au service de l’évangélisation et de la libération du peuple nonobstant péripéties et versatilités. Il a exhorté toute la presse béninoise à rester noble et à faire de la plume et du verbe, des instruments au service du rassemblement, de l’unité et de la paix.
Un fondateur autant honoré que son œuvre
Rendant témoignage au fondateur du journal, le professeur Albert Tévoédrè qui fut son élève, raconte : «Venu missionnaire au Bénin, le père Jean-Louis Caër est resté moins d’un an mais a accompli de grandes œuvres parmi lesquelles la création du journal "La Croix" en janvier 1946. Mort à 36 ans, il a été reconnu par tous ceux qui l’ont côtoyé comme un homme de bien, un homme de valeur». Au Révérend père Crépin Acapovi, actuel directeur du journal "La Croix", de renchérir : «C’est un visionnaire, un pionnier, un grand homme de foi. Arrivé en juin 1945, le père Jean-Louis Caër s’est fait pour nous, l’ange de la paix en fondant ce journal qu’il fait instrument au service de cette paix. "La Croix" se veut être la voix des sans voix, la voix de l’Eglise au sein de la société. Aujourd’hui encore, l’hebdomadaire "La Croix" accompagne le pays dans la dignité et le respect de la personne humaine ».
Actualités 21 janv. 2016

Suite à son prétendu retrait de la course à l’élection présidentielle du 28 février prochain, le candidat Nassirou Bako-Arifari s’inscrit en faux et crie à l’intoxication. Il a dénoncé la machination mardi 19 janvier à la faveur d’un point de presse qu’il a animé à l’Assemblée nationale en marge de la séance plénière.
«Je voudrais préciser aux uns et aux autres, à l’opinion publique nationale et internationale que je suis bel et bien candidat à l’élection présidentielle de février 2016 et qu’à aucun moment, je ne suis entré en discussion, négociation quelconque avec Lionel Zinsou». Ainsi déclarait lors d’un point de presse tenu mardi 19 janvier au palais des Gouverneurs à l’Assemblée nationale le candidat Nassirou Bako-Arifari. Il tenait à rétablir la vérité suite à certaines informations qui ont circulé lundi dernier sur les réseaux sociaux et relayées par certains quotidiens de la place. Informations selon lesquelles le député de la 1ère circonscription électorale aurait retiré sa candidature à l’élection présidentielle du 28 février 2016 au profit d’un autre candidat en l’occurrence le Premier ministre, Lionel Zinsou candidat de l’alliance trihybride Fcbe-Prd-Rb.
«Cette information relative à mon supposé désistement relève de l’intoxication et de la désinformation», martèle Nassirou Bako-Arifari. Il rassure ses militants de l’alliance Amana, ses sympathisants et tous ceux qui soutiennent sa candidature, qu’il est bel et bien dans la course. Selon lui, son retrait n’est pas à l’ordre du jour. Il dit être d’ailleurs au même niveau de formalités administratives et légales en rapport avec cette élection que le candidat Lionel Zinsou et les 35 autres. «Je réaffirme que je suis candidat. Il n’y aura de décision contraire que si les organes de mon alliance Amana en décidaient autrement parce que nous sommes une formation politique, parce que nous avons des organes de prise de décisions», nuance l’ancien ministre en charge des Affaires étrangères?
Politique 20 janv. 2016

Sur demande insistante des députés de l’Union fait la Nation, l’Assemblée nationale a ajourné l’examen et le vote du projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord suisse relatif au projet d’électrification de 300 localités rurales en République du Bénin. Le rapport a été retiré et retourné à la Commission des Finances et des Echanges pour permettre au gouvernement de revoir sa copie.
147, 590 milliards FCFA, c’est le coût global du projet d’électrification de 300 localités rurales en République du Bénin. Ce financement a été saucissonné en deux tranches à raison de 91, 840 milliards FCFA d’un côté pour 260 localités et 55,750 milliards FCFA d’un autre, prenant en compte 40 localités. Les députés devraient autoriser au cours de leur séance plénière du mardi 19 janvier la ratification de la convention de crédit signée à Cotonou le 15 décembre 2015 entre la République du Bénin et le crédit suisse AG succursale de Londres dans le cadre du financement partiel du projet d’électrification de 300 localités rurales en République du Bénin. Il s’agit d’un financement partiel qui porte sur le montant de 55,750 milliards FCFA prévus pour l’électrification de 40 premières localités rurales. Mais l’examen du dossier n’est pas allé à son terme. Tout en saluant les efforts du gouvernement pour avoir décroché ce financement suisse, les députés ont relevé plusieurs insuffisances dans le montage du projet.
Leurs griefs ont surtout tourné autour des critères qui ont motivé le choix des 300 localités. Lesquels critères selon la plupart des députés laissent à désirer.
Du choix des localités
Certaines localités auraient été favorisées au détriment d’autres. Des communes comme par exemple Tanguiéta sur les 77 que compte le Bénin, ont été omises. Outre la question de sélection des localités, certains députés surtout de l’Opposition ont dénoncé le coût du projet qui cacherait des nids de surfacturation. Le moment choisi par le gouvernement pour envoyer le dossier à l’Assemblée nationale a été également fustigé par certains députés. « C’est un projet électoraliste et trompeur», alerte le député Sacca Lafia. Pour lui, voter un tel projet à la veille de la présidentielle prochaine, c’est donner les moyens de campagne au chef de l’Etat pour charmer les électeurs à voter pour son candidat. Il n’en fallait pas plus pour amener son collègue Antoine Kolawolé Idji, se fondant sur les dispositions de l’article 46 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale à demander l’ajournement de l’examen du dossier. Il sera renforcé dans sa position par ses collègues Patrice Nobimè et Rosine Vieyra Soglo. Pour ceux-ci, il faut retirer le rapport pour permettre à la Commission des Finances et des Echanges et au gouvernement de mieux étoffer le dossier. Ladite commission a accédé favorablement à cette doléance de report de l’étude du dossier. C’est ainsi que la séance plénière a été reportée sine die par le Premier vice-président de l’Assemblée nationale Eric Houndété, président de céans.
Il faut signaler que le projet d’électrification de 300 localités rurales devra permettre de porter à 1954 le nombre de quartiers de ville ou villages électrifiés au Bénin. Il y aura des effets positifs sur le secteur productif des zones concernées et contribuera à améliorer le capital social des populations en favorisant l’accès à l’énergie électrique dans les conditions optimales et la mise en place des outils de développement sociaux tels que l’éducation et la santé. Le projet permettra par ailleurs de contribuer à la réduction de la dépendance énergétique du Bénin vis-à-vis de la sous-région, l’accroissement des capacités de production de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee), la lutte contre l’exode rural et le chômage des jeunes à travers la création d’activités génératrices de revenus.

Des agents des forces de sécurité publique, des magistrats et des membres de l’Agence nationale de lutte contre la corruption (ANLC) suivent à Cotonou, du 19 au 22 janvier 2016, un atelier sur la corruption publique et les méthodes pour garantir l’intégrité dans le secteur public. La rencontre a été ouverte, mardi 19 janvier, par Placide Azandé, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes et Lucy Tamlyn, ambassadrice des Etats-Unis près le Bénin.
Renforcer les connaissances et échanger les expériences pour améliorer les performances en matière de lutte contre la corruption. Tels sont les objectifs de l’atelier organisé à l’intention des policiers, magistrats et membres de l’Agence nationale de lutte contre la corruption (ANLC).
Dans son mot d’ouverture, Lucy Tamlyn, ambassadrice des Etats-Unis près le Bénin, a précisé que cette formation va examiner les causes de la corruption dans le secteur public et ses effets sur la société démocratique, le développement de l’économie et la stabilité politique. Elle abordera également les diverses manifestations de la corruption publique, notamment dans le rang des agents des forces de sécurité publique, dans le système judiciaire ainsi qu’à travers les crimes électoraux. Des cas de corruption avérés survenus aux Etats-Unis seront présentés, a ajouté Lucy Tamlyn. A l’en croire, la corruption affecte la qualité de la sécurité aux frontières, le niveau de protection des quartiers, les verdicts rendus dans les tribunaux, les résultats des compétitions sportives jusqu’à la qualité des routes, des écoles et autres services publics. «La corruption constitue une menace fondamentale pour notre sécurité et notre mode de vie», a souligné le diplomate américain.
Procédant à l’ouverture de l’atelier, Placide Azandé, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes, a fait observer que le terrorisme qui menace dans la sous-région tire ses ressources de la corruption et d’autres infractions connexes. Selon lui, autant la lutte contre la corruption est urgente, autant le renforcement des capacités des agents publics chargés de la conduire l'est. Ainsi, a-t-il relevé que cet atelier permettra de renforcer les aptitudes des officiers chargés de l’application de la loi pour accroître les chances de succès d’une lutte sans merci contre les prédateurs des deniers publics et tout individu développant des comportements similaires.
Notons que l’atelier s’inscrit dans le cadre du programme d’appui au renforcement des capacités de l’ambassade des Etats-Unis près le Bénin et sera assuré par des formateurs du FBI. «Ces formateurs aideront les participants à reconnaître les infractions et à appliquer des méthodes et techniques avancées pour mener des enquêtes sensibles jusqu’au bout», a révélé Lucy Tamlyn.

En clôturant mardi 12 janvier dernier à minuit la liste des dossiers reçus à son siège dans le cadre de l’élection présidentielle du 28 février prochain, la Commission électorale nationale autonome (Céna) a annoncé 48 candidatures. Mais tous n’ont pas pu s’acquitter de la caution exigée. Ce qui les met hors compétition.
Déférant aux exigences de la loi 2013-06 portant Code électoral en République du Benin, en ses articles 42, 43, 44 et 45, 48 Béninois et Béninoises ont fait savoir par le dépôt de leurs dossiers de candidature, leur intention de briguer la magistrature suprême pour le compte de l’élection présidentielle à venir, en vue de succéder à Boni Yayi. Il s’agit de Christian Enoch Lagnidé, Simon Pierre Adovelandé, Gatien Houngbédji, Robert Gbian, Issa El-hadj Azizou, Issifou Kogui N' douro, Issifou Moudjaïdou Soumanou, Abdoulaye Bio Tchané, Omer Rustique Guézo, Marie-Elise Gbèdo, Marcel Alain de Souza, Patrice Talon, Rhétice Dagba, Nassirou Arifari Bako, Atao Mohamed Hinnouho, Aristide da Costa, Fernand Amoussou, Karimou Chabi Sika, Youssao Aboudou Saliou, Bonaventure Aké Natondé, Daniel Edah, Zoulkifl Salami, Sébastien Germain Ajavon, Issa Souley Badarou, Kessile Tchalla Sare, Louis Akanni, Célestine Zanou, Jean Alexandre Hountondji, Bertin Coovi, Noumonvi Cloubou Agboessi, Ladislas Prosper Agbessi, Zacharie Goudali, Augustin Yaovi Tchemandon, Issa Salifou, Richard Sènou, Philippe Aboumon, Makandjou Pascal Irénée Koupaki, Lionel Zinsou, Vizir Akandé Babatunde Olofindji, Kamarou Fassassi, Gabriel Laurex Ajavon, Eric Camille Houndété, Jean Yves Sinzogan, Célestin Adandedjan, Victor Prudent Topanou, Élisabeth Agbossaga épouse Djawad, Jean Chabi Orou et Thierry Adjovi dit Majesty.
Mais tous ne verront pas leurs dossiers transmis à la Cour constitutionnelle, instance à même de statuer et de retenir la liste définitive des candidats qui prendront part à l’élection. Le motif, c’est la violation de l’alinéa 3 de l’article 44 relatif au versement du cautionnement prévu pour cette élection. Selon nos recoupements, une dizaine d’entre eux n’aurait pas justifié le paiement des quinze millions exigés à cet effet. Conséquence, la Céna qui a l’obligation selon l’article 45 de publier la liste des candidats retenus ne devrait pas les enregistrer.
Cet état de chose n’a rien d’éprouvant ni d’étonnant, lorsqu’on se réfère aux conditions dans lesquelles certains candidats ont déposé leurs dossiers. Plusieurs d’entre eux ont dû effectuer plusieurs aller-retour au siège de l’institution présidée par Emmanuel Tiando avant d’obtenir le récépissé provisoire. Pis, certains s’illustraient par un manque criard d’intentions sérieuses qui faisaient douter d’un projet sérieux quant à une élection d’envergure comme la présidentielle.
Pendant que certains noms circulent déjà à ce propos et que certains candidats sont cités ça et là comme étant ceux qui n’ont pas satisfait à cette ultime obligation qui d’ailleurs donne droit au récépissé, la Commission électorale nationale autonome (Céna) garde le suspens. C’est seulement à la Cour constitutionnelle de publier la liste définitive des candidats en lice, nous a-t-on fait savoir à ce propos?

Les conseillers de la Haac ont reçu mardi 19 janvier au siège de l’institution, une délégation de la Cédeao composée de six experts venus s’enquérir des dispositions prises par l’institution dirigée par Adam Boni Tessi, pour mieux régulariser les activités des médias en cette période électorale.
La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédeao) se préoccupe du bon déroulement de l’élection présidentielle du 28 février prochain au Bénin. Cette institution sous-régionale a dépêché un groupe de six experts dans le cadre d’une mission exploratoire pour s’informer des dispositions prises par les différents acteurs engagés dans le processus électoral en vue de la régularité du scrutin. Cette mission exploratoire s’inscrit dans le cadre du protocole additionnel de la Cédeao sur la démocratie et la bonne gouvernance.
Mardi 19 janvier, la délégation a rencontré les conseillers de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (Haac). Les échanges ont porté notamment sur les dispositions prises par la Haac pour une bonne régulation des activités des médias en cette période électorale très sensible.
Adam Boni Tessi, président de la Haac s’est réjoui de cette initiative de la Cédeao et affirme que toutes les dispositions sont en train d’être prises pour que son institution joue pleinement son rôle dans le cadre des échéances électorales prochaines. Il a reconnu que le manque de moyens ralentit parfois la mission de son institution. «La Haac apparaît un peu absente ces derniers temps, cette situation est due au manque de moyens auquel l’institution est parfois confrontée. Mais les dispositions sont prises pour que tout se passe bien», reconnaît-il, avant de justifier que les décisions que la Haac prend ont toujours été inspirées par les différentes lois de la République du Bénin.
Francis Oké, chef de l’unité d’assistance électorale et chef de la délégation de la Cédeao estime que cette institution se prépare bien pour jouer son rôle de régulation. «Nous avons eu des échanges très directs avec la Haac et nous avons senti les conseillers de la Haac et son président très confiants et conscients de la charge qui leur revient pendant ce processus, et c’est déjà un bon signe par rapport à ce que nous voyons dans la région, nous estimons que sur cette lancée on pourra avoir des résultats probants», espère-t-il. Les experts se disent satisfaits des échanges et des réponses à eux apportées?

Difficile d’évoquer la lutte contre l’infanticide rituel au Bénin sans y associer le nom de Père Pierre Bio Sanou. Le parcours du religieux tel que retracé à travers le livre-interview de Père Abraham Ghanaba intitulé «Père Pierre Bio Sanou. Mon combat pour la vie» se confond presque à son engagement contre cette pratique répandue en milieu bariba et qui aura martyrisé de nombreuses vies humaines.
Il aura consacré plus de quarante-ans de son apostolat à la lutte contre l’infanticide rituel, phénomène consistant à ôter la vie aux enfants dits sorciers nés en milieu bariba. Ces enfants devant être éliminés sous prétexte que la communauté court à sa perte en les laissant vivre, sont nés soit, la face contre terre, soit par les pieds, soit par le siège, soit prématurés ou nés avec des dents.
Dans une société où la tradition reste prééminente dans les décisions et l’ignorance un fait, Père Pierre Bio Sanou a opposé un combat sans faille contre une pratique centenaire. C’est ce flash-back que s’est permis de faire le père Abraham Ghanaba en revenant sur la vie et le parcours de cette figure de l’Eglise catholique dont l’humanisme reste un témoignage de sa foi inébranlable en Dieu.
Fondant son œuvre sur les Saintes écritures exhortant à préserver la vie humaine qui reste un don sacré et fort de ce que le Royaume de Dieu appartient aux enfants, âmes innocentes devant être protégées du mépris des hommes, le Père Pierre Bio Sanou, né dans les années 30 et originaire de Pehunco, s’est fait le porte-parole de ces marginalisés en portant loin au monde leur appel à vivre. A ses risques et périls, l’homme à qui le père Abraham Ghanaba a dédié son livre-interview, a sacrifié sa vie pour sauver des vies innocentes et fragiles. Témoignage vivant de ce qu’a été ce combat, le livre retrace l’engagement du prêtre avec toutes les péripéties et tout le bonheur et la fierté qui l’animent aujourd’hui de voir nombre de ces enfants réussir dans la vie à l’ombre de leurs géniteurs et de leurs bourreaux considérés malheureusement dans leur milieu comme des sauveurs devant vaincre les esprits maléfiques qui sommeilleraient en ces derniers. Et qui en font des êtres redoutés par la société. Si pour le prêtre sauveur, ces enfants n’ont en eux aucune force néfaste, c’est loin d’être le cas en société bariba qui en est bien convaincue. Ceci aux témoignages du prêtre n’est que pure élucubration. «Un subterfuge inventé par les bourreaux pour tranquilliser leur conscience une fois le crime accompli», confie-t-il à travers les lignes du livre.
Symbole d’un combat que peu de gens mènent vu tous les risques, il se distingue par son humanisme et ses nombreuses œuvres au profit des communautés que l’ouvrage évoque sans pour autant s’y attarder. Un choix peut-être de l’auteur reconnu pour ses publications. Directeur diocésain de la Caritas de Natitingou depuis septembre 2013, ce dernier exerce également les fonctions de secrétaire général de l’Union du Clergé béninois et d’aumônier de la prison civile de la Cité des Nanto?