La Nation Bénin...
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Prévu au départ pour durer trois jours, la série de rencontres de concertation avec les différents acteurs de la famille du football béninois engagée par le Comité de normalisation (Conor), depuis lundi 28 décembre dernier, a pris fin mardi 19 janvier au siège de la Fédération à Porto-Novo. C’est avec le camp de l’ancien président Augustin Ahouanvoébla, que la boucle a été bouclée.
L’acte I du processus engagé dans le cadre de la réconciliation des acteurs de la famille du football béninois par le Conor, a connu son épilogue, mardi 19 janvier à Porto-Novo. Il a été consacré à recueillir leurs préoccupations et autres contributions, pour la relance du sport roi au Bénin. La suite du processus qui reste l’acte II, sera l’organisation de la journée de réflexions.
Programmé au départ pour les 28, 29 et 30 décembre derniers, le Conor a dû jouer les prolongations jusqu’au mardi 19 janvier. C’est dans le souci d’écouter tous les acteurs. Le président Bruno Didavi et son groupe «Le Renouveau» ayant ouvert le bal, lundi 28 décembre dernier, c’est avec le camp du président Augustin Ahouanvoébla que, le Conor a mis un terme aux rencontres qu’il a engagées.
En effet, programmé pour le lundi 28 décembre dernier, c'est finalement mardi 19 janvier qu’il a été écouté. Conduit par l'ancien président déchu de la Fédération béninoise de football, l’honorable Augustin Ahouanvoébla, le groupe était composé de Francis Gbian, Soumanou Lamidi, Faustin Godovo, Anasthase Dantekpon, Sahada Issifou et l'ancien secrétaire général Bruno Dossou. Après les mots introductifs protocolaire du président du Conor, Me Rafiou Paraïso, le président Augustin Ahouanvoébla a aussi présenté les membres de sa délégation. Au cours de son intervention, il n'a pas ménagé le Conor et son président, dénonçant ce qu'il a appelé la haine, l'aigreur, la vindicte populaire contre un groupe, faisant ainsi allusion aux informations relatives au fonds et ballons reçus par son Comité exécutif. Selon lui, lorsqu’on veut réconcilier, il faut éviter de vilipender un camp. Avec les membres de sa délégation, il a également dénoncé la violation des textes de la FBF. Pour Francis Gbian, le Conor est dans une confusion terrible avec les limogeages et les prises de décision qui frisent un règlement de compte. Augustin Ahouanvoébla a ensuite invité Me Rafiou Paraïso et son équipe à se reprendre car son camp est décidé à les accompagner. Lassé, dépité, il a par ailleurs, exprimé son ras le bol concernant le football béninois.
En réponse à toutes ces préoccupations, le président Rafiou Paraïso avec un calme olympique, s'est d'abord réjoui du fait qu’Augustin Ahouanvoébla et son groupe aient répondu à l’invitation du Conor et que chacun d’eux ait dit sa part de vérité. Il les a ensuite rassurés que leurs préoccupations seront prises en compte, après avoir rappelé le régime d'exception dans lequel évolue son comité.
Le week-end dernier, le Conor était dans les départements de l’Atacora-Donga et du Borgou-Alibori. Comme ils l’ont fait, il y a une semaine dans le Zou-Collines et le Mono-Couffo, Me Rafiou Paraïso et les membres de son comité ont échangé avec les responsables de clubs, les arbitres, les associations de supporters, les entraîneurs, les anciens joueurs et surtout l’ancien président de la Fédération, Martin Adjagodo. Ce même exercice, le Conor l’avait déjà effectué avec ceux de l’Atlantique-Littoral et de l’Ouémé-Plateau à Porto-Novo, rencontrant au passage les membres du CRO et les membres du camp du président Attolou, ainsi que les membres de la direction technique nationale?

En clôturant mardi 12 janvier dernier à minuit la liste des dossiers reçus à son siège dans le cadre de l’élection présidentielle du 28 février prochain, la Commission électorale nationale autonome (Céna) a annoncé 48 candidatures. Mais tous n’ont pas pu s’acquitter de la caution exigée. Ce qui les met hors compétition.
Déférant aux exigences de la loi 2013-06 portant Code électoral en République du Benin, en ses articles 42, 43, 44 et 45, 48 Béninois et Béninoises ont fait savoir par le dépôt de leurs dossiers de candidature, leur intention de briguer la magistrature suprême pour le compte de l’élection présidentielle à venir, en vue de succéder à Boni Yayi. Il s’agit de Christian Enoch Lagnidé, Simon Pierre Adovelandé, Gatien Houngbédji, Robert Gbian, Issa El-hadj Azizou, Issifou Kogui N' douro, Issifou Moudjaïdou Soumanou, Abdoulaye Bio Tchané, Omer Rustique Guézo, Marie-Elise Gbèdo, Marcel Alain de Souza, Patrice Talon, Rhétice Dagba, Nassirou Arifari Bako, Atao Mohamed Hinnouho, Aristide da Costa, Fernand Amoussou, Karimou Chabi Sika, Youssao Aboudou Saliou, Bonaventure Aké Natondé, Daniel Edah, Zoulkifl Salami, Sébastien Germain Ajavon, Issa Souley Badarou, Kessile Tchalla Sare, Louis Akanni, Célestine Zanou, Jean Alexandre Hountondji, Bertin Coovi, Noumonvi Cloubou Agboessi, Ladislas Prosper Agbessi, Zacharie Goudali, Augustin Yaovi Tchemandon, Issa Salifou, Richard Sènou, Philippe Aboumon, Makandjou Pascal Irénée Koupaki, Lionel Zinsou, Vizir Akandé Babatunde Olofindji, Kamarou Fassassi, Gabriel Laurex Ajavon, Eric Camille Houndété, Jean Yves Sinzogan, Célestin Adandedjan, Victor Prudent Topanou, Élisabeth Agbossaga épouse Djawad, Jean Chabi Orou et Thierry Adjovi dit Majesty.
Mais tous ne verront pas leurs dossiers transmis à la Cour constitutionnelle, instance à même de statuer et de retenir la liste définitive des candidats qui prendront part à l’élection. Le motif, c’est la violation de l’alinéa 3 de l’article 44 relatif au versement du cautionnement prévu pour cette élection. Selon nos recoupements, une dizaine d’entre eux n’aurait pas justifié le paiement des quinze millions exigés à cet effet. Conséquence, la Céna qui a l’obligation selon l’article 45 de publier la liste des candidats retenus ne devrait pas les enregistrer.
Cet état de chose n’a rien d’éprouvant ni d’étonnant, lorsqu’on se réfère aux conditions dans lesquelles certains candidats ont déposé leurs dossiers. Plusieurs d’entre eux ont dû effectuer plusieurs aller-retour au siège de l’institution présidée par Emmanuel Tiando avant d’obtenir le récépissé provisoire. Pis, certains s’illustraient par un manque criard d’intentions sérieuses qui faisaient douter d’un projet sérieux quant à une élection d’envergure comme la présidentielle.
Pendant que certains noms circulent déjà à ce propos et que certains candidats sont cités ça et là comme étant ceux qui n’ont pas satisfait à cette ultime obligation qui d’ailleurs donne droit au récépissé, la Commission électorale nationale autonome (Céna) garde le suspens. C’est seulement à la Cour suprême de publier la liste définitive des candidats en lice, nous a-t-on fait savoir à ce propos?

La directrice générale du Port autonome de Cotonou, Naomie Azaria Hounhoui, préside du lundi 18 janvier au mercredi 20 janvier, la 3e session des comités paritaires Bénin- Niger. L'ouverture a été faite dans la salle de conférence du Port autonome de Cotonou, en présence du premier vice-président de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin, Souley Yacoubou et de la conseillère du président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’artisanat du Niger, Aïssata Sadou.
«Sauvegarder la fraternelle coopération entre le Bénin et le Niger». Telle est la lourde responsabilité qui incombe, selon Souley Yacoubou, premier vice-président de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin aux membres des comités paritaires des deux pays en concertation à Cotonou. La formalisation des comités paritaires, au terme des travaux de la 2e session, par la signature à Niamey au Niger, d’un protocole d’accord tripartite entre le Port autonome de Cotonou, la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib) et la Chambre de commerce, d’industrie et d’artisanat du Niger (Ccian), rappelle-t-il, témoigne de la ferme volonté des deux communautés d’affaires d’œuvrer ensemble pour une plus grande compétitivité du port de Cotonou, port naturel du Niger. Elle favorise également, poursuit-il, le renforcement de la desserte maritime du Niger par le corridor Bénin-Niger ainsi que le règlement fraternel des préoccupations qui pourraient surgir du fait de certaines incompréhensions, d’autre part.
Pour Souley Yacoubou, la Ccib et la Ccian sont membres de réseaux consulaires, à l'échelle sous-régionale, régionale et internationale où les questions de développement des activités économiques, de développement institutionnel et de mutualisation des meilleures pratiques commerciales sont évoquées et intégrées dans les réflexions pour faire des institutions consulaires, les catalyseurs de la réussite économique portée par les entreprises au niveau de chaque pays.
Selon Souley Yacoubou, dans tout groupe social, des incompréhensions peuvent survenir, mais elles ne peuvent se résoudre que par la concertation, le dialogue, les échanges. C’est la raison pour laquelle il a loué la clairvoyance des responsables institutionnels pour la mise en place des deux comités paritaires qui seront amenés à traiter d’autres préoccupations suivant l’exécution des relations commerciales entre les deux pays.
«Nous devrions en principe saisir l’occasion de cette 3e session pour la signature d’un accord de coopération qui permettra de formaliser nos acquis en matière de coopération économique, notamment la réalisation et la gestion commune des infrastructures relatives aux transactions commerciales comme les postes de contrôles juxtaposés, le tracking, les parking gros porteurs», soutient-il.
Engagement et responsabilité
Aïssata Sadou, chef de la délégation nigérienne, adhère bien à cette proposition. Elle reconnait l’importance du transit des marchandises pour les pays de l’hinterland, une activité qui préoccupe les autorités nigériennes et internationales par la simplification des formalités de transit. Elle s’est réjouie de l’utilisation du port de Cotonou par les opérateurs économiques du Niger pour le transit des marchandises. Aïssata Sadou a déclaré qu’elle espère que la rencontre de Cotonou permettra de résoudre les problèmes en suspens.
Dès lors, elle a appelé au sens d’engagement et de responsabilité des membres des comités paritaires afin de réussir le pari de la libre circulation des personnes et des biens en vue d’éviter la recrudescence des problèmes résolus. Elle a alors invité les participants à la concertation, et à l'examen sans complaisance et avec sérénité les problèmes inscrits à l’ordre du jour.
C’est dans le même sens que Naomie Azaria Hounhoui a orienté les membres des comités paritaires. Cela permettra d’enregistrer des avancées notables et d’aplanir les difficultés nées de l’utilisation du corridor par les transporteurs nigériens. «Le port de Cotonou est le port du Niger», a réitéré la directrice générale, car les liens entre les deux pays les condamnent à mettre ensemble leurs ressources. La plus grande partie des échanges commerciaux du Niger passe par le port de Cotonou qui doit, relève-t-elle, avec le concours des deux chambres de commerce, œuvrer pour le transit en toute quiétude, des marchandises par le corridor du Bénin?

Il a été procédé à l’ouverture officielle du Foyer des marins «Stella Maris» lundi 18 janvier au quartier Jak à Akpakpa. C’était sous les auspices de l’archevêque de Cotonou, Monseigneur Antoine Ganyé avec à ses côtés la directrice générale du Port autonome de Cotonou, Naomie Azaria.
Le Bénin se conforme désormais aux normes en matière de conditions de vie et de travail des marins. Depuis lundi18 janvier, ces derniers disposent d’un foyer officiellement mis en service.
Il s’agit en réalité d’un centre qui offre une possibilité de retrouver, en terre béninoise, un cadre familier chaleureux, accueillant, reposant et sécurisé; une structure d’accueil du marin. «Beaucoup plus qu’une assistance technique efficace, ce centre est une réponse sincère aux préoccupations du marin et promeut la dignité des personnes travaillant dans le secteur maritime et la pêche ainsi que celle de leurs familles», a révélé la directrice de la Fédération internationale des transports (Itf), Kimberly Karl Show.
Dans son mot de bienvenue, elle a d’abord réitéré l’engagement de sa structure aux côtés de l’Association pour le bien-être des marins (Abem), puis a promis d’autres financements pour faire évoluer le foyer.
A la suite de la cérémonie, la directrice générale du Port autonome de Cotonou, Naomie Azaria, s’est réjouie de la mise en place dudit foyer qui vient, précise-t-elle, répondre aux normes de l’Organisation maritime internationale. «Le PAC apporte son soutien à cette structure et attend beaucoup de l’Abem», ajoute la directrice générale qui dit croire en un partenariat gagnant-gagnant profitable à tous. Elle revient sur la nécessité d’aider les marins en terre béninoise, à les mettre dans de bonnes conditions de travail, leur assurer un bon accueil et un bon hébergement. Car «les marins, partout dans le monde, jouent un rôle important dans le développement. Ils sont soumis à tant de souffrances dans leurs tâches quotidiennes», insiste-t-elle
A sa suite, le représentant du ministre en charge de l’Economie maritime, Urbain Tchiakpè, a rappelé les Conventions et autres accords auxquels le Bénin est partie. Selon lui, la création de ce foyer répond parfaitement à toutes ces dispositions internationales. Il réaffirme également toute son admiration à l’Association pour le bien-être des marins et l’encourage à persévérer pour le bonheur de cette frange de travailleurs du secteur maritime. «Le ministère en charge de l’Economie maritime ne ménagera aucun effort pour vous accompagner et faire honorer les engagements du Bénin vis-à-vis de la communauté internationale», assure Urbain Tchiakpè.
La cérémonie s’est poursuivie par l’installation officielle des 7 membres de l’Association pour le bien-être des marins (Abem) élus, il y a quelques jours et dirigé par le père Moïse Adossou. Elle a pris fin avec la coupure officielle de ruban suivie d’une visite guidée des lieux?

La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (Haac) a rencontré, lundi 18 janvier, les présidents des associations faîtières des professionnels des médias puis les responsables des organes de presse de service public. L’objectif était d’échanger avec eux sur les dispositions indispensables pour une couverture médiatique apaisée de la campagne électorale de la présidentielle 2016.
«Depuis quelques moments, nous sommes entrés de plain-pied dans le processus électoral et la presse a un rôle important à y jouer. La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (Haac), en tant qu’institution de régulation, a alors engagé une série d’initiatives parmi lesquelles : la mise en place d’un sous-comité "Environnement apaisé" placé sous l’égide des conseillers Gracia Holo et Marie-Richard Magnidet ; l’élaboration d’un projet de décisions qui régule la période de campagne et qui a été envoyé aux représentants des professionnels des médias pour amendement ainsi que la programmation d’une série de concertations avec la presse pour une couverture médiatique professionnelle de l’élection présidentielle de 2016». C’est ainsi que les conseillers Lambert Dogo et Romaric Kessou ont respectivement introduit les séances de travail que la Haac a tenues avec les présidents des associations des professionnels des médias (Upmb et Odem) d’une part et avec les responsables des organes de service public (Ortb, La Nation) d'autre part. Invitant les professionnels des médias au respect des textes, le conseiller Gracia Holo les a exhortés à relire les articles 53, 54, 62, 63, 108 à 118 du Code électoral pour mieux s’imprégner de certaines dispositions habituellement violées. Sans ambages, les conseillers Marie-Richard Magnidet et Pascal Zantou ont exprimé au directeur de la télévision nationale Wabi Boukari, les frustrations de la Haac à l’égard de son organe. «La loi demande que les organes de service public soient au service de la nation et que tous les Béninois se reconnaissent dans ces médias. Mais la plupart des plaintes que nous recevons vise la télévision nationale. Il est important d’assurer l’équité et l’égalité dans le traitement des informations et d’accorder la même part à tous les candidats», ont-ils indiqué.
Après avoir rassuré les conseillers de la Haac de la pleine responsabilité des hommes des médias en cette période sensible, le président de l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb), Franck Kpotchémé et le représentant de l’Observatoire de la déontologie et de l’éthique des médias (Odem), Fortuné Sossa, ont pour ce qui les concerne, invité la Haac à associer les associations des professionnels des médias aux prises de décision et à éviter les dispositions liberticides.
A leur tour, les responsables des organes de service public, l’Office de radiodiffusion et de télévision du Bénin (Ortb) et le quotidien national d’information "La Nation" ont fait part des difficultés auxquelles ils doivent faire face dans la couverture médiatique de cette période sensible. Il s’agit, entre autres des faibles moyens financiers et humains, du refus de certains candidats d’honorer leur plage d’antenne à la télévision nationale, des difficultés liées à la programmation et la publication des messages des candidats. Après échanges, tous se sont engagés à couvrir la période de la campagne électorale avec responsabilité et professionnalisme. «Ce n’est pas la première fois que nous participons à la couverture de la campagne électorale pour la présidentielle, et je crois que nous nous en sortirons la tête haute», a rassuré la directrice de la radiodiffusion nationale Pascaline Ahoulihoua?

Du 21 au 22 janvier prochain, se tiendra à Cotonou, capitale économique du Bénin, la 1re édition des assises nationales du numérique. Placées sous le thème : «La vitrine de l’innovation numérique au Bénin : place au privé», ces assises se veulent le déclic qui propulsera le secteur numérique au Bénin, en vue d’en faire non seulement un véritable outil de développement, mais aussi un moyen pour éradiquer le chômage des jeunes. Le Conseiller technique à l’économie numérique du chef de l’Etat Jules Dédjila évoque les enjeux et opportunités de cette rencontre.
La NATION : Quelle est la vision du gouvernement béninois pour le secteur du numérique au Bénin ?
Jules Dédjila : Le gouvernement béninois aimerait utiliser le secteur de l’économie numérique comme moteur pour la croissance économique de notre pays. Pour cela, il faut structurer ce secteur, il faut l’assainir d’abord. Donc par rapport à tout ce qu’on a comme institutions, tout ce qu’on a comme règlementations dans le secteur, il faut structurer et définir les rôles et responsabilités de chaque partie. Ensuite, il faut investir dans les infrastructures. Ce que le gouvernement a commencé avec le développement du réseau mais aussi de quelques infrastructures. Il en est de même avec la promotion de la migration vers la 4 G aussi bien avec Bénin-Télécom Service qu’avec le secteur privé. D’un autre côté, on a la migration de l’analogique au numérique qui est aussi un élément important dans la croissance grâce à l’économie numérique. Le gouvernement a mobilisé tout l’effort qu’il faut pour que ce secteur puisse devenir un véritable facteur de croissance économique.
Pour ces premières assises du numérique, quels sont les objectifs et les cibles attendus ?
Les objectifs comme le chef de l’Etat nous l’a clairement signifié, c’est de pouvoir mobiliser la diaspora et le secteur privé autour de quelques projets fédérateurs dans le numérique, des projets structurants pour le secteur et surtout insister sur le problème du chômage des jeunes. Donc, il faut que ces projets puissent apporter des réponses précises au chômage des jeunes. Cela veut dire que les initiatives que le gouvernement veut promouvoir doivent avoir une partie importante d’emplois pour les jeunes.
Quid des cibles qui sont attendues ?
Les cibles qui sont attendues comme je vous l’ai dit, premièrement il y a la diaspora. On a beaucoup de compétences, dans le numérique au niveau de la diaspora, que ce soit dans le public ou le privé qui sont des références dans leurs domaines. L’objectif de ces premières assises, c’est d’attirer cette diaspora vers le Bénin et lui montrer comment est-ce qu’elle peut, tout en étant de la diaspora, par le numérique, investir au Bénin et promouvoir aussi le Bénin dans ses activités. L’autre côté, c’est aussi les investisseurs étrangers. Il s’agit de leur montrer toutes les opportunités qu’il y a au niveau du Bénin. En terme de numérique aujourd’hui, c’est un grand chantier que ce soit au niveau des réseaux de télécommunication, qu’au niveau des applications ou des technologies diverses que l’on peut déployer. Le champ est vierge et justement le gouvernement est allé un peu plus loin en mettant à disposition de ces investisseurs potentiels, un terrain de 12 hectares qui est situé à Fidjrossè. Ce terrain est un peu comme finalement un terrain de travail pour les différents investisseurs afin qu’ils puissent déployer l’innovation numérique, la vitrine de l’innovation numérique au Bénin.
En termes de débat monsieu, le conseiller technique, quels seront les grands sujets qui seront débattus lors de ces premières assises du numérique au Bénin ?
Il y a plusieurs sujets qui seront débattus. On va parler de comment est-ce que l’économie numérique impacte la croissance et le développement d’un pays. D’un autre côté, on veut s’assurer que toutes les parties de la société jouent leur rôle. Quand je parle de partie, je parle du secteur privé, du secteur privé local, de l’international, je parle des pouvoirs publics, et aussi des partenaires techniques et financiers, de la communauté numérique locale. On a des développeurs ici, on a des communautés locales qui sont très vivantes. On veut voir un peu avec la diaspora béninoise comment définir les rôles et implications de chaque personne, afin que le gouvernement puisse tout mettre en place pour faciliter l’éclosion de l’innovation dans notre pays. Autre sujet qui pourrait être avancé, c’est de faire un peu l’état des lieux des chantiers en cours et de voir comment on peut les améliorer. On va parler de technologies émergentes dans le domaine du numérique, on va aussi voir ensemble, les expériences de différents pays qui sont cités comme références dans le domaine comme la Croatie par exemple dont on pourrait s’inspirer dans le développement du numérique. On va parler évidemment de la position du Bénin dans la sous-région et comment est-ce que le Bénin peut jouer un rôle de hub numérique dans le domaine. Nous avons également fait un appel à propositions pour que les gens nous proposent des projets structurants, des projets fédérateurs que le gouvernement peut aider, voire accompagner dans le domaine du numérique. Donc ça peut être de l’installation d’incubateurs aux projets de mise en place de ‘’data center’’ ou au projet de mise en place de nouveaux centres d’appel. On est ouvert à écouter, pourvu que le problème de l’emploi des jeunes soit pris en compte.
«Vitrine de l’innovation au Bénin : place au privé» est le thème de la première assise du numérique au Bénin. Dites-nous, pourquoi avoir mis un accent particulier sur le secteur privé ?
Tout à fait. On a mis l’accent sur le secteur privé parce qu’on sait que dans le domaine du numérique, ça évolue très vite. Les technologies sortent généralement rapidement et tous les six mois, il y a de nouvelles technologies et on a besoin des acteurs qui sont capables d’adapter et de déployer, non seulement rapidement ces technologies, mais aussi de les faire évoluer. C’est rare que ce soit le gouvernement, c’est généralement le privé qui investit et qui propose des adoptions durables dans le temps. Alors le gouvernement est là pour mettre les conditions et les formes pour que le privé puisse jouer son rôle. Au niveau du gouvernement, nous croyons beaucoup au secteur privé béninois et à celui international dans le domaine pour un développement durable dans le numérique au Bénin. C’est pourquoi on veut mettre vraiment l’accent sur le privé et surtout à cause de la rapidité que celui-ci a à adopter de nouvelles technologies.
Que retenir des initiatives gouvernementales dans le secteur du numérique pour juguler le chômage au niveau de la couche juvénile ?
Le gouvernement comme je l’ai dit depuis le début, a compris qu’il faut profiter du numérique pour s’attaquer aux problèmes de l’emploi des jeunes, ce qui n’est pas évident de prime abord, parce que normalement, quand on informatise, ça diminue généralement le nombre de ressources humaines requises. Mais le président de la République a insisté parce que si on n’occupe pas cette jeunesse, si on ne leur trouve pas des opportunités de sortir de la maison, cela va constituer un problème pour la nation. Le président a insisté que dans toutes nos initiatives, dans tout ce que nous faisons, nous puissions tenir compte de ce facteur important qu’est l’emploi des jeunes. C’est pour cela, vous avez vu récemment le gouvernement a beaucoup investi dans les centres d’appel. Les centres d’appel sont à forte consommation de main d’œuvre juvénile. Et le gouvernement a mis beaucoup de temps à vendre à lui-même, parce que c’est le gouvernement qui est le premier client des centres d’appel pour les services de l’Etat. Et des milliers de jeunes aujourd’hui aimeraient aller beaucoup plus loin. Aujourd’hui, des milliers de jeunes sont déjà des conseillers dans les centres d’appel au Bénin. On aimerait aller plus loin pour que le secteur privé béninois et international, puissent adopter le Bénin comme destination sûre pour les centres d’appel. Le gouvernement prévoit créer des dizaines de milliers d’emplois dans ce domaine, rien qu’en faisant la promotion de la destination Bénin comme un endroit sûr pour les investissements dans les centres d’appel. Ça fera partie des discussions que nous aurons durant les assises du numérique. On vise créer 50. 000 emplois. C’est faisable. On a des gens qui viennent du Maroc et qui en ont créé 10.000, rien que par les centres d’accueil. On croit qu’avec une composante centre d’appels, on peut créer des milliers d’appels. Mais il n’y a pas que ça : comme je l’ai dit, on a 12 hectares, on a des propositions de plan d’ensemble de différentes entreprises qui peuvent s’installer dans ce domaine et encore une fois, on aura des incubateurs de jeunesse. Tout ça va occuper beaucoup nos jeunes et c’est vraiment vers ça qu’on s’en tire.
Quel est votre appel à l’endroit des cibles qui sont attendues ?
Mon appel est de leur dire que c’est vraiment une opportunité unique. C’est la première fois qu’on a une telle opportunité de disposer d’un terrain de douze hectares où le gouvernement dit : je veux en faire la vitrine de l’innovation numérique au Bénin. On aimerait que différentes structures puissent s’installer à cet endroit. Ça va être un endroit où la connexion serait disponible suivant les normes internationales, où on va s’assurer que l’énergie est disponible suivant les normes internationales. Je pense que les acteurs qui ont travaillé dans ce domaine au Bénin ne devraient pas rater cette opportunité. Ils doivent vraiment faire partie de la vitrine de l’innovation numérique au Bénin. Donc c’est un appel à tous. Ce sont des rassemblements de projets structurants que nous voulons défendre et on a besoin des uns et des autres pour en faire une réussite. On lance une invitation à toutes les parties à se joindre à nous pour les assises, afin que nous poussions nous en sortir avec des chantiers communs, des projets structurants pour l’essor du Bénin dans la sous-région et à l’international?
Economie 19 janv. 2016

Dans le cadre du renouvellement des équipes dirigeantes des facultés et écoles de l’Université d’Abomey-Calavi (UAC), des élections ont été organisées, vendredi 15 janvier dernier sur les différents campus. A l’issue de l’opération, à l’exception de la Faculté des sciences économiques et de gestion(FASEG), toutes les nouvelles équipes décanales sont connues.
Sauf changement, les résultats issus des consultations décanales sont désormais disponibles. Au niveau de l’Ecole nationale d’économie appliquée et de management(ENEAM), c’est Rosalie Worou et Théophile Dagba qui ont été élus alors qu’à la tête de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature(ENAM), c’est Epiphane Sohouénou et Edouard Aho qui ont bénéficié des suffrages. A l’Ecole polytechnique d’Abomey-Calavi (EPAC), c’est Mohamed Soumanou et Clément Ahouannou qui sont désignés pour diriger l’école. A la Faculté de droit et des sciences politiques (FADESP), il faudra désormais compter avec Joël Aïvo et Eric Agbassa, sur Félix Hontinfédé et Paul Yédomonhan à la Faculté des sciences et techniques(FAST), sur Delphin Méhinto, Eugène Zoumènou, Aurore Hounton et Emilie Fiossi Kpadonou à la Faculté des sciences de la santé(FSS). Quant à la Faculté des sciences agronomiques, elle a pour doyen et vice-doyen respectivement Joseph Hounhouigan et Bonaventure Ahohuendo ; tandis qu’à la Faculté des Lettres, Arts et Sciences Humaines (FLASH), c’est Flavien Gbéto et Odile Dossou Guèdègbé qui sont désignés. Enfin, à la Faculté des Sciences économiques et de gestion(FASEG), les enseignants ont tout simplement voté contre la seule liste FIFA de Charlemagne Igué et de Karima Sylla. ?
Education 19 janv. 2016

Deux listes de candidatures étaient, vendredi 15 janvier dernier, en lice pour succéder à l’équipe dirigeante de l’Institut universitaire de technologie (IUT de Lokossa. A l’issue du scrutin organisé à cet effet dans l’enceinte de l’établissement, la liste dénommée «Cohésion» a recueilli 13 suffrages contre 11 pour sa concurrente, portant respectivement Nicaise Adomou et Clotilde Guidi aux postes de directeur et directeur adjoint.
Nicaise Adomou-Clotilde Guidi est désormais le binôme attendu dans les prochains jours, à la tête de l’Institut universitaire des technologies (IUT). Leur liste dénommée «Cohésion» a eu le dessus, vendredi 15 janvier dernier, sur sa concurrente «Unité-Transparence-Développement» conduite par l’actuel directeur adjoint de l’institut.
Ce résultat est l’aboutissement du processus électoral confié aux soins de la commission électorale dirigée par le professeur Dominique Médard Bada. A la suite du dépouillement, c’est Nicaise Adomou, maître de conférences des universités du CAMES et sa colistière qui se sont révélés le choix exprimé majoritairement par les 24 votants. En fait, les nouveaux élus respectivement aux postes de directeur et directeur adjoint de l’IUT ont recueilli une avance de deux suffrages sur leurs concurrents qui n’ont obtenu que 11 voix. Candidats de la liste «Unité-Transparence-Développement», ceux-ci ont d’ailleurs marqué de leur présence la séance de dépouillement.
Le mandat de trois ans de la nouvelle équipe dirigeante «prendra effet à compter de la prise du décret de leur nomination, après transmission du rapport de la commission électorale au ministère en charge de l’Enseignement supérieur», a clarifié le secrétaire général de l’institut, Koffi Simon Kpomadjè.

Par douze voix contre sept, la liste ‘’Restaurer la confiance’’ du professeur Serge Dègla l’a emporté vendredi 15 janvier dernier sur celle de Jacques Fatombi. Trois ans encore, l’ancien directeur de l’Ecole normale supérieure (ENS) de Natitingou va présider aux destinées de cette entité de l’Université des Sciences, Arts et Techniques avec comme adjoint, Dr Cyril Vodounon.
L’Ecole normale supérieure (ENS) de Natitingou et l’Ecole nationale des Sciences et Techniques agronomiques (ENSTA) de Djougou, tous deux des établissements de formation et de recherche de l’Université des Sciences, Arts et Techniques de Natitingou ont connu l’élection de leurs directeurs et directeurs adjoints. Ainsi donc au niveau de l’ENS, c’est la liste ‘’Restaurer la confiance’’ du professeur Serge Dègla qui a reçu les faveurs du personnel enseignant pour présider aux destinées de cet établissement de formation de futurs professeurs d’enseignement au cours des trois prochaines années. Sa liste l’a emporté par un score de douze voix contre sept sur celle du professeur Jacques Fatombi ayant pour adjoint Dr Nicolas Ayikou dénommée ‘’Espoir ENS de Natitingou’’. Le directeur élu, n’a pas caché les sentiments de gratitude qui l’animent envers les collègues enseignants, le personnel administratif et les élèves professeurs, à la suite du scrutin. Et c’est en toute responsabilité qu’il dit mesurer la charge qui lui incombe à la tête de cet établissement et invite toutes ses composantes à se mettre ensemble pour faire face aux défis. Au nombre des défis, il entend assurer la bonne qualité de la formation au sein de l’école, la connecter à la fibre optique avec l’appui du gouvernement, assurer la cohésion au sein de l’établissement et mettre en place une cellule d’assurance qualité. Son adjoint est le Dr Cyril Vodounon.
S’agissant de l’Ecole nationale des Sciences et Techniques agronomiques (ENSTA) de Djougou, c’est à la liste de Hugues Baïmé qu’est revenu la charge de la diriger au cours des trois prochaines années avec comme adjoint, Dr François-Xavier Bachabi. Cette liste l’a emporté sur celle conduite par Fabien Hountondji, sur un score de 17 voix contre cinq. ?
Education 19 janv. 2016

Le Mouvement national pour la construction du Bénin du futur (MNCBF) a procédé, samedi 16 janvier dernier à Cotonou, au renouvellement des membres de ses structures décentralisées du Littoral et des universités d’Abomey-Calavi et du privé. C’est dans le cadre de ses stratégies, à l’occasion de la présidentielle du 28 février prochain.
Grande était, samedi 16 janvier dernier, la mobilisation des délégués des structures décentralisées du Mouvement national pour la construction du Bénin du futur (MNCBF) des zones de Cotonou-Akpakpa, de Cotonou-Centre, de l’Université d’Abomey-Calavi et des universités privées de Cotonou. Ils avaient, selon le secrétaire général du MNCBF, Aboubakar Adam, à renouveler les membres de leurs bureaux et à mesurer ensemble la portée du choix opéré par leur mouvement pour l’élection présidentielle du 28 février prochain. Mais avant, il a félicité le président d’honneur du MNCBF chargé de la formation et de l’orientation politique, Abib Baba Moussa et celui chargé des affaires politiques, Sylvain Déguénon, pour leur sollicitude et soutien constants.
Situant le cadre de cette rencontre, le président d’honneur chargé de la formation et de l’orientation politique, Abib Baba Moussa a précisé qu’elle fait suite au 4e Conseil national ordinaire du MNCBF organisé samedi 19 décembre dernier à Cotonou. Au cours de ce conseil, a-t-il rappelé, la Coordination nationale du mouvement avait été renouvelée avec l’avènement d’un nouveau président, Mounirou Bachabi. «Nous avons également pris une importante décision. Celle du choix de Lionel Zinsou, Premier ministre de la République du Bénin, comme candidat de notre mouvement à la présidentielle de 2016 ; emboitant ainsi le pas aux FCBE», a-t-il poursuivi. C’est pour participer efficacement aux côtés des autres forces politiques devant le soutenir, explique Abib Baba Moussa, que le MNCBF a entrepris depuis le 19 décembre dernier, de renouveler ses structures sur toute l’étendue du territoire national.
Pour le président du MNCBF, Mounirou Bachabi, le renouvellement des structures décentralisées du Littoral qui s’inscrit aussi dans le cadre des activités normales de son mouvement, n’est que la première étape d’une série d’autres séances d’installation. Ce seront, a-t-il informé, des occasions pour appeler à la mobilisation derrière leur candidat. «Nous avons opéré un choix en toute responsabilité et conscience. Nous réitérons cela et nous en sommes fiers», a souligné Mounirou Bachabi.
Le candidat à la présidentielle, Philippe Aboumon, qui, finalement, a décidé de ne plus se présenter, était présent à cette rencontre. Il a estimé que, réunir les jeunes qui constituent le Bénin du futur et l’avenir de demain, est une bonne initiative. Il a félicité le MNCBF pour avoir effectué le même choix que la Coalition orange et alliés qu’il dirige. ?
Politique 18 janv. 2016