La Nation Bénin...
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Le collectif des travailleurs de la Fédération béninoise de football observe depuis jeudi 14 janvier, un mot d’ordre de grève de 96 heures reconductible de façon tacite. Contre le Comité de normalisation (Conor), ils portent un certain nombre de griefs. Au même moment, Me Rafiou Paraïso, président du comité, invite à reprendre service les agents qui, depuis sa prise de fonction le 11 novembre dernier jusqu’à ce jour, ne se sont jamais présentés à leur poste de travail, malgré sa lettre de rappel à l’ordre du 31 décembre.
Les agents de la FBF sont mécontents. Regroupés au sein d’un collectif, ils ont tenu à le manifester en déclenchant jeudi 14 janvier, une grève de 96 heures. Parmi les 18 signataires de leur motion, figure l’ancien secrétaire général de la fédération, Bruno Dossou, dont la FIFA a pourtant déjà entériné la décision de limogeage prise par le Conor.
Dans leur motion, les agents en grève évoquent le mépris avec lequel ils sont traités, les pressions psychologiques, et bien d’autres griefs. Ils réclament entre autres la démission immédiate du président Rafiou Paraïso et la fin sans délai de ce qu’ils appellent la confusion de rôle de secrétaire général de la FBF et de membre du comité qu’entretient, selon eux, illégalement Marius Dadjo. Ces agents exigent aussi le rétablissement sans délai du secrétaire administratif et du secrétaire général de la FBF dans leurs fonctions.
Dans un communiqué en date du jeudi 14 janvier, le président du Conor, Rafiou Paraïso, a toutefois invité les agents qui depuis le 11 novembre dernier, n’ont pas cru devoir se présenter à leurs postes de travail jusqu’à ce jour, malgré sa lettre leur faisant injonction de reprendre le lundi 4 janvier au plus grand tard. Il a une nouvelle fois invité les intéressés au nombre de 19, à reprendre impérativement service au risque d’être considérés comme des démissionnaires?

A la Fédération béninoise de football, tout se met en place, dans la perspective du démarrage imminent des championnats de football. Le responsable en charge de l’organisation de ces compétitions au sein du Comité de normalisation (Conor), Quentin Didavi, a officiellement pris service, jeudi 14 janvier, au siège de la Ligue de football à Cotonou. C’était en présence du président du Conor, Rafiou Paraïso. En l’absence du président sortant de la Ligue, Valère Glèlè, c’est son vice-président, Bouraïma Imorou présent qui a agi à sa place.
A l’entame de la cérémonie de passation de service entre le bureau sortant de la Ligue de football du Bénin et celui entrant, le président Rafiou Paraïso a réaffirmé l’engagement du Conor de ne pas faillir à la mission qui lui a été assignée par la FIFA. Il s’agit, a-t-il rappelé, de redonner espoir aux acteurs du football béninois. C’est pourquoi, a-t-il rassuré, le Conor prend ses dispositions afin que les championnats démarrent le plus tôt possible.
Prenant la parole, le vice-président du bureau sortant de la Ligue, Bouraïma Imorou, a tenu à féliciter le Conor pour tout ce qu’il fait depuis son installation par la FIFA, dans le cadre de la relance du football béninois. Selon lui, cette cérémonie de passation de charge va consacrer la fin d’une situation que le football béninois a connue au niveau de la Ligue, tout juste après le retrait de l’agrément à la fédération. Il a ensuite précisé que la Ligue de football du Bénin est la structure officielle de la Fédération chargée d’organiser les championnats de ligues 1 et 2. Dès l’avènement du bureau de la Fédération de football du Bénin (FBF) présidé par l’honorable Augustin Ahouanvoébla, la Ligue de football installée n’a organisé que deux saisons. En 2014-2015, elle a réhabilité son siège qui était dans un état délabré. «La Ligue a souffert financièrement», a indiqué Bouraïma Imorou. Pour la première saison, a-t-il expliqué, elle n’a reçu que 10 millions F CFA comme subvention au niveau de la FBF pour pouvoir organiser le championnat. Ce n’est que lors de la deuxième saison, qu’elle a fini par avoir un compte dont son président, Valère Glèlè et son secrétaire général, Jean-Claude Ahouanvoébla, sont les signataires.
Le nouveau responsable en charge de l’organisation des championnats, Quentin Didavi, après avoir pris officiellement service, s’est engagé à relancer les championnats. Il a ensuite fait constater que cette cérémonie permettra au monde sportif de constater que le Conor fait ses petits pas. «Cette passation me permet de commencer par envisager quelques projets pour le démarrage effectif du championnat», a-t-il annoncé.
Le président Rafiou Paraïso, très satisfait de l’ambiance qui a régné au cours de la cérémonie de passation de charge, a réitéré la détermination de son comité à jouer sa partition jusqu’à la fin de sa mission.
C’est en présence de Georges Noudahessi de l’étude de Me Janvier Dossou-Gbété, huissier de justice, que les portes de certains bureaux ont été défoncées?

La cérémonie d’allumage du flambeau de la paix par la Commission électorale nationale autonome (Céna) s’est déroulée jeudi 14 janvier au siège de la Céna. Apportée par la Jeune chambre internationale (JCI) Bénin, ce flambeau qui a fait le tour de tous les départements du pays, symbolise l’engagement de tout le peuple béninois pour une élection présidentielle pacifique.
Dans le souci de la préservation de la paix lors de l’élection présidentielle de février 2016, la Jeune chambre internationale (JCI) Bénin a initié le projet "Flamme de la paix". C’est dans le cadre de ce projet que cette organisation de jeunes citoyens a initié le voyage de la paix, portant dans tous les départements du pays, le flambeau de la paix pour réunir 2 millions de signatures en faveur de la paix. Ledit voyage a commencé le jeudi 7 janvier dernier dans la ville de Porto-Novo et s’est achevé jeudi 14 janvier à Cotonou, avec l’allumage du flambeau de la paix par le président de la Commission électorale nationale autonome (Céna) Emmanuel Tiando.
Lors de la cérémonie qui a consacré l’allumage du flambeau, la présidente de la JCI, Alexandrine Codjovi, a indiqué le but de cette initiative : «Allumons la flamme de la paix pour que la dictature ne l’emporte pas sur la démocratie ! Allumons la flamme de la paix pour assurer aux fils du pays la quiétude et la sécurité…», a-t-elle insisté.
Le président de la Céna Emmanuel Tiando pour sa part a salué cette démarche citoyenne de la Jeune chambre internationale du Bénin. «La paix n’est pas un vain mot, mais un comportement. Et quand ce comportement se cultive dans le cœur des jeunes, futurs gestionnaires du pays, c’est un gage de paix», a-t-il exprimé. Pour lui, il n’y a pas de raison que cette élection présidentielle à l’instar de celles précédentes, ne se passe pas dans la paix. C’est pourquoi il invite chaque acteur à jouer convenablement sa partition. «D’ailleurs, nous avons invité les candidats à une rencontre pour leur proposer un pacte de bonne conduite pendant et après l’élection présidentielle», a annoncé le président de la Céna.
Au terme de son allocution, Emmanuel Tiando a transmis à la présidente de la JCI, les signatures des candidats pour la paix, avant d’être invité à allumer le flambeau de la paix?

A la suite de son congrès constitutif le dimanche 10 janvier à Natitingou, le Front national des Démocrates (FND) a saisi l’occasion d’un point de presse mardi 12 janvier dernier pour lever un coin de voile sur sa vision et se prononcer sur la présidentielle du 28 février prochain.
Né à la veille de la présidentielle de février prochain, le Front national des Démocrates (FND) n’entend pas être en marge de ces joutes électorales qui décideront de la destinée du pays pour les cinq prochaines années. Quoique certaines sensibilités risquent de taxer ses responsables d’opportunistes, ces derniers balaient du revers de main toute idée maligne de leur part. Mieux, Rachidi Adam, président du mouvement, estime que l’idée de porter sur les fonts baptismaux le FND est vieille de plusieurs mois. Son avènement à son avis, répond à la volonté de combler un vide, celui de l’éveil des consciences dans un contexte où les aînés semblent ne plus offrir d’alternative crédible à la jeunesse béninoise. La guerre de leadership, les intérêts égoïstes et autres déboires politiciens ont tôt fait d’éroder la confiance devant régner au sein de la classe politique censée donner le bon exemple. Etabli à Natitingou, le FND entend participer à l’animation de la vie sociopolitique dans l’Atacora-Donga, en œuvrant à la formation politique des jeunes et à leur militantisme sans une contrepartie en retour. Aussi, à son champ d’intervention sont inscrites les actions d’information, d’éducation et de sensibilisation de la population sur les grands enjeux socioculturels, économiques et politiques pour une culture de la paix et de la tolérance.
A la question de savoir si le mouvement a déjà un candidat pour la présidentielle prochaine, Rachidi Adam répond que le processus est mis en branle au sein du mouvement pour soutenir un candidat dont la vision épouse les idéaux du Front national des Démocrates. « Il ne s’agit pas pour nous de choisir parce qu’il faut le faire. Nous estimons que l’enjeu est de taille au regard des défis à relever à la tête du pays et qu’il faille opérer un bon choix ; un choix responsable qui répond largement aux aspirations de la jeunesse, des femmes et de toutes les catégories socio-économiques de l’Atacora-Donga et du pays tout entier en général. Il nous faut un président qui sortira la jeunesse béninoise et en particulier celle des deux départements des ténèbres pour un monde moderne, prospère, juste et égalitaire», défend-il tout en relevant que le FND est un mouvement neutre mais ouvert à toute négociation pourvu que l’intérêt national soit sauvegardé. Le président souligne qu’il est contre l’aventurisme politique et accorde une prime au sacrifice et à la solidarité. Bottant en touche toute option égoïste et intéressée. En somme, il prône un renouveau politique pour un développement du Bénin. ?
Politique 14 janv. 2016

Dans la foulée des tractations pour la course au palais de la Marina en avril prochain, on s’attendait à des jeux de chaise. La nuit du mardi 12 janvier, en marge du dépôt des dossiers de candidature, notamment celui du candidat Lionel Zinsou, on apprendra qu’en plus d’être soutenu par les Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), il est porté par une large coalition. Laquelle fédère deux grands partis : la Renaissance du Bénin (Rb) et le Parti du renouveau démocratique (Prd), pourtant jugés en antagonisme avec les Fcbe. La population béninoise, pour ne pas dire certains militants desdites formations politiques apprécient diversement cette option et s’ouvrent ici à travers des réactions variées.
Christian Béhanzin
Militant Rb à Abomey-Bohicon
« Personne ne nous a consulté à la base»
«Je me dois de vous dire que je suis surpris et étonné par ce choix fait par les responsables de mon parti. Je suis très déçu par ce choix qui est loin d’être celui des militants à la base. Et, plus grave, jamais nous n’avions été consultés sur ce choix par nos responsables. C’est à la télé que nous apprendrons que la Renaissance du Bénin (Rb) a fait son choix qui est le candidat Lionel Zinsou. Ce qui est sûr, c’est un choix que la base ne suivra pas. Et si vous en doutez, je vous donne rendez-vous au soir du 28 février pour apprécier les résultats.
Il n’y a pas longtemps, lors des dernières élections législatives, le mot d’ordre du parti Rb a été de voter contre le projet de Boni Yayi d’avoir au moins 50 députés au Parlement, ce qui a été suivi par les militants à la base. Et brusquement aujourd’hui, ces mêmes responsables vont nous dire d’aller encore dans le sens contraire et ravaler nos vomissures. Depuis des années que je suis à la Rb, je crois et je suis certain que c’est la première fois que je vois une chose pareille et j’en suis très déçu et amer. Je ne suivrai jamais ce choix qui n’est pas le mien»?
Epiphane Kpokouta
Technicien à Bohicon
«Moi, bien qu’étant militant Rb, je ne vais pas suivre cette décision du parti. Je ne comprends d’ailleurs pas qu’il y a une semaine, l’ancien président Soglo qui est le président d’honneur du parti fasse une sortie pour désavouer une candidature qui sera soutenue quelques jours après par le parti. Un jour, on est contre et un autre jour, on est pour, c’est très grave. C’est un jeu ou quoi ? La RB ne peut pas aller dans cette direction. Cela n’a pas de sens. Ou c’est l’argent qui a parlé ou il y a d’autres considérations. Mais, une chose est claire dans ma tête, c’est que ce n’est pas le choix des militants à la base. On ne nous a même pas sondé. Le jour du vote, les responsables de RB vont voter pour leur choix et nous aussi ici on votera pour notre candidat. Et les résultats vont parler»?
Jean Eugène Alomavo
Maitre menuisier à Porto-Novo
« Je suis militant actif PRD. Mais depuis mardi dernier mon degré de militantisme a pris un coup avec le partenariat noué par le PRD avec les FCBE et la RB. Le président Adrien Houngbédji m’a déçu. Un sage ne peut pas faire ce qu’il a fait là. Avec cette décision j’ai cru maintenant aux critiques allant en sa défaveur. On avait accusé les anciens transfuges du PRD d’avoir pris de l’argent pour tourner dos au parti. Mais je vois maintenant qu’ils ont raison. Ils ont pleinement raison parce que le PRD ne peut jamais aller soutenir le candidat du pouvoir que nous avons combattu pendant 10 ans. Tout sauf ça. C’est un troisième mandat qu’on est en train de bien dresser au président Boni Yayi à travers son dauphin Lionel Zinsou. Ce qui confirme le slogan des FCBE «Après nous c’est nous». Je serai fier du président de mon parti s’il appelait par exemple les militants à voter selon leur conscience. Je vois aujourd’hui que le président Adrien Houngbédji nous a payé en monnaie de singe pour tous les combats que nous autres ses militants avons menés avec lui. Je ne voterai plus jamais PRD. C’est fini »?
Patrice Davito
Revendeur à Bohicon
«J’ai toujours fait la RB, depuis que je vote ici, mais cette fois-ci, je ne me sens plus concerné par le choix du parti. Depuis quelques semaines, je m’attendais à ce que les responsables du parti nous rencontrent pour échanger avec nous sur le choix à faire, non c’est à la télé que je découvre que les responsables ont déjà choisi en notre nom. Moi, personnellement, je suis déçu des deux grands partis que sont la Rb et le Prd. Nous ne sommes ni contents, ni d’accord avec ce choix. C’est ce qui nous convient qu’on fera le jour du vote»?
Félix Sokadjo
Imprimeur à Porto-Novo
«Je pense que le peuple béninois et sa classe politique n’ont pas mûri après 26 ans de démocratie. Car 48 présidentiables pour un petit pays comme le nôtre, c’est ridicule. Ce qui montre que nous n’avons pas de partis politiques mais plutôt des groupes qui se créent pour partager le gâteau. Le Nigeria tout près de nous, avec sa grandeur, a présenté à peine trois candidats lors de sa dernière élection présidentielle. Il faut forcément des réformes législatives pour arrêter cette politique de ventre. Je propose par exemple que la caution soit portée de 15 millions à 50 millions FCFA. Il faut exiger que cette caution soit payée avant le dépôt des dossiers de candidature et qu’elle soit non remboursable. Aussi, faut-il faire des réformes pour exiger des fusions de grands partis politiques.
Par rapport à l’alliance FCBE-PRD-RB, je souhaite simplement que l’intérêt supérieur de la nation soit sauvegardé. Car, en politique tout est possible. C’est des jeux d’intérêts. Mieux, c’est la fin qui justifie les moyens. Pourvu qu’il y ait la paix»?
Franck Okpéïcha
Enseignant à Ifangni
«D’abord 48 candidatures pour le Bénin est déjà trop. J’espérais voir environ une dizaine de dossiers. Je note aussi qu’il y a beaucoup de candidatures fantaisistes. Des gens qui n’ont aucune base. Je souhaite vivement qu’il y ait des réformes législatives dans ce sens. Que la loi exige aux candidats de déposer la caution qui peut être portée à 200 millions FCFA et qu’il recueille un certain nombre de signature de maires ou de députés avant de prétendre briguer la course à la magistrature suprême. Parce qu’il y a des gens qui ne peuvent même pas être élu chef quartier chez eux qui ont déposé aussi leurs dossiers pour être président de la République. Je pense que ça ne fait pas sérieux pour notre jeune démocratie. 48 candidatures j’estime que c’est assez élevé. Le Nigeria à côté avec sa grande population a présenté trois candidats pour sa dernière présidentielle.
L’autre grosse déception pour moi est l’alliance FCBE-PRD-RB. Je me suis dit pourquoi les gens se sont trop peinés pour se mettre ensemble pour hisser le député Adrien Houngbédji au perchoir de l’Assemblée nationale le 19 mai 2015. On aurait pu alors laisser le perchoir de l’Assemblée nationale à Komi Koutché. Je suis vraiment scandalisé. J’aurais souhaité une alternance forte au pouvoir en 2016 pour qu’on change le système du Changement et de Refondation. Mais ce que je vois là c’est la continuité qui n’arrange pas le peuple.»?
Raoufou Akandé
Juriste-conseil à Porto-Novo
«L’alliance FCBE-PRD-RB va dans la droite ligne de l’option du Parti du renouveau démocratique qui a déjà refusé de faire l’Opposition à partir de 2016. Aller soutenir le candidat des FCBE n’est pas une mauvaise chose. On va attendre le soir du vote pour apprécier si la mayonnaise a pris ou pas. Mais cette alliance va faire mal car nous autres militants PRD nous sommes fatigués de rester dans l’Opposition. Adrien Houngbédji est notre fétiche. Son mot d’ordre sera suivi à la lettre. Je n’ai aucune crainte à cela»?
Propos recueillis par Valentin SOVIDE A/R Zou Collines et Thibaut NAGNONHOU A/R Ouémé Plateau
Actualités 14 janv. 2016

Les feux de brousse, les différentes incinérations de drogues et de médicaments et les pots d’échappement libèrent quels types de gaz et à quels dangers exposent-ils les citoyens? Où retrouve-t-on parmi tout cela les gaz à effet de serre? Comment doivent-ils être gérés ou entretenus? C'est à ce lot de questions que Wabi Marcos, spécialiste des gaz au ministère de l’Environnement a répondu dans l'entretien qu'il nous a accordé.
Aujourd’hui, c’est le tribunal qui dirige les opérations d’incinération. Cela nous a amené à nous y intéresser en nous rapprochant d’un spécialiste, Wabi Marcos. Devant la fréquence des feux de brousse et des incinérations de médicaments, le spécialiste Wabi Marcos donne des explications. «Aujourd’hui, on ne brûle pas les médicaments. On fait de l’encapsulage : on creuse un trou dans lequel on déverse les produits; on les recouvre de ciment et on ajoute de l’eau et on ferme le trou», précise le spécialiste des gaz au ministère de l’Environnement.
Pour le moment, c’est un comité interministériel composé du ministère de la Santé et du ministère de l'Environnement qui s’en charge, poursuit Wabi Marcos. Le ministère de l’Environnement étant membre de ce comité, tous ses membres assistent au déroulement de l’opération. «On ne saurait procéder autrement dans la mesure où cela est constaté par un rapport que tout le monde signe», indique-t-il.
Au cours d’une opération dirigée par le greffier en chef du tribunal de première instance de première classe de Cotonou, où il a été procédé autrement, le technicien rétorque que c’est peut-être la drogue. «C’est vrai que pour la drogue, il vaut mieux ne pas mettre du feu dans une zone à usage d’habitation ; mais par contre on peut le faire lorsque les populations n’habitent pas près des lieux», complète Wabi Marcos, car l’essentiel, souligne-t-il, étant d’éliminer ces produits dangereux.
Le vent peut tout disperser
Il pense que le vent peut tout disperser dans la nature. Mais il prévient cependant que, «C’est un peu compliqué avec ce qu’on appelle la chimie de l’atmosphère; beaucoup de choses peuvent se passer; car des produits chimiques se forment de manière non intentionnelle mais qui sont très dangereux quand il n’y a pas une forte température».
Il ajoute qu’en raison du fait que des produits chimiques très dangereux peuvent se former, dans les conditions où il est nécessaire de procéder ainsi, au niveau des agglomérations très concentrées, il est souhaitable que l’opération se déroule dans un incinérateur mécanique avec des conditions de température assez élevées.
«Les feux de brousse ne devraient pas poser de problèmes dans des conditions normales», conçoit Wabi Marcos, car cela dégage du gaz carbonique et de l’oxygène. Mais comme les conditions ne sont généralement pas normales, il peut arriver, fait-il remarquer, surtout en tenant compte de ce qu’on appelle la chimie de l’atmosphère, que certains gaz dangereux se propagent dans la nature, à l’occasion, fut-il en petite quantité. Ce sont des émissions, relève-t-il, qui peuvent rapidement se dissoudre dans l’atmosphère avant d’atteindre les zones d’habitation ; ce qui fait, atteste-t-il, que cela ne constitue plus un danger en tant que tel.
Le danger, relève-t-il, à ce niveau, porte simplement sur l’érosion du sol et les problèmes de non fertilité du sol et de disparition éventuellement des espèces animales et/ ou végétales.
Par contre, convient Wabi Marcos, les grands feux de brousse occasionnent la disparition des forêts qui protègent contre l’érosion et favorisent la lutte contre les changements climatiques. Il faut alors prendre garde, prévient-il.
Aujourd’hui, en matière de lutte contre les changements climatiques, les forêts occupent une place de choix d’où il est nécessaire de prendre les dispositions pour éviter de pareilles déconvenues, conseille le spécialiste.
Les feux précoces constituant un domaine plus connu des forestiers, Wabi Marcos a préféré réserver le développement du sujet aux "gardiens du temple vert". Pour lui, ce sont des feux intentionnels, nécessaires et contrôlés pour ne pas embraser les grandes végétations.
Les pots d’échappement
En ce qui concerne les pots d’échappement, ils libèrent, indique Wabi Marcos, du monoxyde et du dioxyde de carbone, des gaz à effet de serre dangereux pour la respiration. Il y a également les dioxydes de soufre qui occasionnent dans les pays industrialisés les pluies acides.
Chez nous, précise-t-il, il y a les imbrûlés d’hydrocarbures : aujourd’hui selon lui, le Béninois qui utilise son véhicule ou sa moto consomme plus d’hydrocarbures qu’il n’en faut ; alors que ces hydrocarbures qui devraient normalement servir à faire tourner les moteurs, sortent parfois anormalement par le pot d’échappement à cause du mauvais réglage/entretien des moteurs, retient-il. «Les Béninois ne sont pas bien portés vers l’entretien correct de leurs moyens de déplacement. Ce qui leur fait perdre beaucoup de sous. Parce que les hydrocarbures coûtent cher. Le reste passe dans l’air d’où le plus grand problème aujourd’hui concerne les mécaniciens», souligne Wabi Marcos. Il prévient qu’il importe non seulement qu’on les forme mais également les sensibilise surtout par rapport aux véhicules de nouvelle génération. Un travail que le ministère a entamé mais qu’il entend poursuivre par rapport aux problèmes que cela pose aux citoyens. Surtout, apprécie-t-il, que les mécaniciens font partie des acteurs à toucher dans le cadre de la lutte contre la pollution atmosphérique et le ministre en est bien conscient.
Le méthane est lui aussi un gaz à effet de serre. Les gaz utilisés dans les réfrigérateurs forment également des gaz à effet de serre, indique-t-il. Il s’agit là des hydrochlorofluorocarbones (Hcfc), les chlorofluorocarbones (cfc) et tout ce qu’on appelle gaz hydrofluorocarbones (hfc).
Ces gaz aujourd’hui (par exemple le cfc) sont en train d’être éliminés ou remplacés par de nouveaux gaz. Les réfrigérateurs qui viennent ces derniers temps, apprécie Wabi Marcos, utilisent les hydrocarbures. Ceux-là n’ont pas du tout d’effet sur la couche d’ozone donc pas du tout d’effet sur le climat.
«On a déjà pris date pour l’élimination des Hcfc ; c’est dire que les réfrigérateurs ou climatiseurs qui utilisent ces gaz ne doivent plus être achetés», prévient-il. Ces gaz ne produisent aucun effet sur la couche d’ozone mais ont des effets sur le climat?

Même si certains ont dû faire des navettes pour se mettre à jour, en raison de pièces manquantes, la plupart des candidats qui ont effectué le déplacement mardi 12 janvier au siège de la Commission électorale nationale autonome (Céna) ont réussi à déposer leurs dossiers de candidatures à l’élection présidentielle du 28 février prochain. Au total 37 candidats auront accompli cette obligation au cours de cette seule journée, portant ainsi à le nombre de candidatures enregistrées.
Dernier jour pour le dépôt des dossiers de candidature pour l’élection présidentielle du 28 février prochain, la journée du mardi 12 janvier n’a pas été de tout repos. C’est le candidat Réthice Dagba qui, le premier, s’est porté au siège de l’institution pour accomplir cette formalité qu’il n’a pas eu le temps de finaliser pour défaut de pièces. Les responsables de la Céna l’ont invité à se mettre à jour. Derrière lui, Patrice Talon, annoncé comme l’un des prétendants les plus sérieux à la succession de Boni Yayi. Et comme il fallait s’y attendre, l’arrivée du magnat du coton sur les lieux n’a pas manqué de faire son effet. Accompagné par une horde d’acteurs politiques acquis à sa cause, qui d’ailleurs l’attendaient sur les lieux, l’homme a été accueilli dans une bousculade et une ovation nourrie des militants venus se convaincre du dépôt effectif de sa candidature. Sans fioriture, il reçoit les salutations des responsables de la Céna, puis, est introduit pour ses formalités. Le temps pour les agents de s’assurer que toutes les pièces exigées ont été apportées par lui. Sorti souriant quelques minutes plus tard, Patrice Talon laisse entendre qu’il est « bien ravi» et que «le processus est engagé». L’acte qu’il venait d’accomplir, déclare-t-il, «détermine un tournant majeur dans ma vie et je mesure combien je sens le besoin d’être utile à mon pays à qui j’ai tant donné».
«Cette candidature me paraît un défi noble et je prendrais ma part de responsabilité. Je voudrais dire que les élections de février prochain seront apaisées. J’en ai la certitude… Cette compétition, je vais la gagner j’aurais le bonheur de relever ce défi…», poursuit avec certitude l’homme. Juste derrière lui, un autre candidat, Atao Hinnouho, favorisé lui par la décision de la Cour constitutionnelle autorisant les candidats âgés de 40 ans en 2016 à déposer leur dossier. C’est sans doute la raison pour laquelle il se sent comme le candidat de la jeunesse. «Je suis très content d’avoir accompli mon devoir en tant que jeune. Mon souhait, c’est que tout se passe dans la transparence et la paix», indique l’homme qui, pour finir, rassure la jeunesse et lui rappelle qu’elle a son mot à dire. Saliou Youssao fait aussi partie des prétendants au palais de Marina à la suite du scrutin du 28 février prochain. Sauf qu’il n’a pas effectué personnellement le déplacement de la Céna. Il en a laissé le soin à des émissaires qui sont venus agir en ses lieu et place. Lesquels ont pris le soin d’expliquer que «cette candidature a été vivement sollicitée et suscitée par les jeunes et les sages de toutes les localités de notre pays».
«Dossier complet, dossier accepté». C’est par cette exclamation ponctuée de satisfaction que le député Nassirou Arifari Bako a fait savoir que sa candidature à l’élection présidentielle a été prise en compte par la Céna. Puis, ensuite, pour justifier les raisons de son engagement dans les starting-blocks, il déclare : «Il y a un fort sentiment de désarroi face à l’irruption de grands magnats, des milliards patentés de l’intérieur et de l’extérieur qui ont fait surface sur la scène politique béninoise et qui bouleversent toutes les règles. Les formations politiques sont dans l’inquiétude et les grandes formations, piliers de la démocratie n’arrivent pas à se décider. L’ambiance est délétère. La jeunesse est invitée à observer le mirage des milliards. Nous avons dit que face à cette inquiétude et face à cette démission presque collective de la classe politique nous devons rester debout, la tête haute et dire qu’il y a d’autres manières de faire la politique, qu’il y a des valeurs et si nous nous mettons ensemble, les errements que nous sommes en train de connaître ne sont pas une fatalité et nous avons l’opportunité de dire ce que nous voulons pour nous-mêmes en tant que citoyens. Nous voulons pêcher par nous-mêmes et non avoir des poissons…».
Journée marathon
Tout porte à croire que la plupart des candidats à l’élection présidentielle ont attendu le dernier jour pour prendre d’assaut le siège de la Céna. A en juger par le nombre de dossiers enregistrés, mardi 12 janvier. Le ballet s’est voulu incessant. Il a fallu même que la plupart des candidats fassent la queue. Le général Fernand Amoussou n’a pas échappé à cette norme. Mais c’est finalement avec beaucoup de sérénité qu’il a fait valider sa candidature, avant d’en expliquer les raisons. «Je suis venu déposer ma candidature au nom de tous mes compatriotes qui peinent à se vêtir, à se loger, à manger… au nom des jeunes de mon pays qui sont dans une grande souffrance, de mes mamans, des femmes béninoises qui travaillent dans la précarité. Je suis venu aussi déposer ma candidature en pensant aux fonctionnaires qui peinent à joindre les deux bouts». Telle est l’explication que donne l’ancien chef d’état-major général des Forces armées béninoises de sa candidature. Laquelle candidature, si elle retenait l’adhésion des Béninois et se révélait fructueuse, lui permettrait d’en finir avec la pauvreté, l’impunité, la corruption, l’absence de perspectives. «Notre pays a besoin d’ordre et d’un renouveau de civisme et de patriotisme», pense en tout cas le général Fernand Amoussou.
Karimou Chabi Sika, ancien cacique du régime en fin de mandat lorgne lui aussi le fauteuil que libérera le président Boni Yayi le 6 avril prochain. L’homme voudrait bien l’occuper en tout cas et pour ce faire, il était au siège de la Commission électorale mardi 12 janvier pour faire valider sa candidature, du moins à cette première étape. Ce scrutin, il l’entrevoit comme une belle fête et voudrait lui, s’il était élu, agir en opérant trois continuités et sept ruptures. Il faut rappeler qu’avant lui, le candidat Réthice Dagba qui est d’ailleurs un habitué de la compétition est revenu faire le complément des pièces manquantes à son dossier, régularisant ainsi sa situation.
Diverses fortunes
Daniel Edah, ainsi que l’annonçait le téléphone arabe depuis plusieurs mois est bel et bien candidat. Une candidature validée en deux temps, du fait de ce qu’il a appelé «un quiproquo». En fait certains candidats se sont vus opposer une fois à la Céna, le fait d’avoir apporté une attestation de résidence et il est demandé de le substituer par un certificat de résidence. Il en était ainsi pour ce candidat qui a fini quelques minutes plus tard par se mettre en règle. Ce qui le met en confiance et le fait rêver pour son pays. En tout cas, s’il était élu, Daniel Edah compte lutter contre la corruption par l’exemple et faire une gouvernance inclusive. «La corruption compromet la réalisation des programmes de développement, angoisse des populations. La vie est une succession de saisons. Cette saison va passer et il fera beau», certifie-t-il.
«Construire pour notre peuple un chemin de prospérité qui inclut la paix, l’unité nationale, la justice pour tout le monde… un chemin de bonheur». C’est ainsi que le candidat Natondé Aké résume ses sentiments de joie et estime être sur la bonne voie pour que chacun participe à la construction de son pays. Le Dr Kessilé Tchalla Sarré n’a pas eu la même chance que ce dernier candidat. Sa première tentative d’introduction de son dossier s’est heurtée à un refus pour défaut de pièces. C’est donc à pas pressés que cet ancien candidat à l’élection présidentielle a pris congés de la Céna, pour en revenir des heures plus tard, avec le sésame manquant. Ce qui fait de lui, un prétendant sérieux au palais de la Marina. Le candidat Coovi Agbazaou lui s’en est remis à la volonté de Dieu. Ce candidat, venu avec un taxi-moto au siège de la Céna a été dans un premier temps confondu à un visiteur. Il a donc été mal orienté avant de signaler par la suite qu’il était venu déposer son dossier. Lequel, malheureusement était très incomplet. Il lui a donc été demandé de procéder à un complément. Mais au regard du nombre important des pièces, celui-ci a dit s’en remettre à la volonté de Dieu.
L’ancien ministre et ancien candidat Zul Kifl Salami est aussi tombé dans le panneau du défaut des pièces. Il s’est vu obligé de partir précipitamment de la Céna pour en revenir des heures plus tard, à jour vis-à-vis des exigences faites aux candidats. Dossier validé donc et il n’a pas caché sa satisfaction.
Le colonel Louis Akanni est le deuxième fonctionnaire des Forces armées béninoises à la retraite à s'engager dans la course au palais de la Marina. Sa candidature, il la qualifie comme une «candidature de réactions face à l’appel de mes compatriotes pour rétablir certaines choses». Puis, il soutient qu’en «tant qu’ancien militaire, lorsque votre pays est en crise, votre devoir c’est d’agir». Il dit aussi avoir l’expérience de certaines choses, acquise au fil de sa carrière qu’il compte mettre à la disposition de son pays.
Recalé la veille alors qu’il avait confié son dossier à deux émissaires, Sébastien Germain Ajavon a fini par se rattraper. «Dieu soit loué. Nous remercions tout le peuple béninois pour tout son soutien. Dieu a voulu que nous soyons là aujourd’hui et que son nom soit glorifié», s’est exulté l’opérateur économique après avoir enfin fait accepter son dossier. Il estime en tout cas que «l’heure a sonné et que le prochain président en 2016 sera probablement». Il sera suppléé par un ancien ministre de Boni Yayi, désormais candidat à la succession de son ancien maître. Issa Badarou Soulé veut lui aussi briguer la magistrature suprême et est allé poser mardi 12 janvier, le premier acte significatif à cette fin, le dépôt de dossier à la Céna. L’homme s’est présenté en compagnie d’une poignée de militants et a accompli sans grande difficulté ses formalités. «C’est Dieu qui choisit le chef et quand il l’a fait, personne ne peut changer. L’heure de Dieu a sonné. Cette candidature est celle du peuple béninois tout entier et nous voulons faire en sorte que nous puissions sortir de cette misère». Ainsi pourrait-on résumer les déclarations faites par cet autre candidat qui propose le mieux-être.
Célestine Zanou, une autre habituée de la compétition s’est vu délivrer elle aussi son récépissé. Dossier complet et formalité vite accomplie, elle dit être venue, après un premiers pas, faire le second. Celui de la maturité, de la confiance et de l’assurance. Elle voudrait réformer prioritairement le système partisan du Bénin et explique y avoir travaillé pendant ces dix dernières années à travers de nombreuses initiatives. «On ne s’improvise pas politique, c’est un parcours», lance Célestine Zanou qui place sa candidature sous le sceau de la foi et du devoir.
Décidément ! Les anciens ministres de Boni Yayi aspirent majoritairement à lui succéder. Alexandre Hountondji s’inscrit dans cette logique. L’ancien conseiller aux Affaires politiques de Boni Yayi porte le vœu de se hisser lui aussi au palais de la Marina. Il est allé donc pour ce faire, déposer son dossier et a obtenu son récépissé provisoire?
Sur les pas de Alexandre Houngbédji, un autre candidat a aussi effectué le déplacement du siège de la Céna. Bertin Coovi qui se veut un porte-flambeau de la jeunesse voudrait l’aider à solutionner le problème de l’emploi. Mais visiblement en manque de soutien, il a saisi cette opportunité pour inviter entre autre, le député Rosine Soglo à lui apporter son soutien. Le vent des candidatures acceptées a aussi soufflé en direction de Noumonvi Cloubou Agbéhossi, Zacharie Goudali et Ladislas Prosper Agbessi. «Je suis content de me porter candidat parmi mes frères et grand frères candidats. Le Bénin est un pays qui n’accepte pas l’exclusion. Ensemble le 6 avril prochain, nous allons réorienter les choses pour le développement du pays», a laissé entendre ce dernier après réception de son récépissé provisoire. Ouf de soulagement pour le professeur Augustin Yaovi Tchémandon qui, après deux rejets, est parvenu à se faire accepter. Entre temps, le candidat Aristide da Costa avait aussi fait pareil.
Le député Issa Salifou est aussi en lice et promet de livrer un combat sans merci à certains candidats, tout en travaillant à mettre fin au système politique actuel. L’ancien ministre Richard Sènou est de nouveau candidat. Son rêve pour les Béninois, il pourrait enfin le concrétiser. Car, une fois élu, mettre le Bénin sur les rails sera sa priorité. «J’ai comme impression d’avoir accompli la première mission qui m’a été commandé par les jeunes. La jeunesse a véritablement décidé de ne plus jouer le second rôle. C’est là tout le sens de notre candidature». Ce sont là les mots de Philippe Aboumon dont le logo se retrouvera sur le bulletin de vote si sa candidature n’était pas recalée aux étapes suivantes de sélection. Après un premier rejet, le vizir Olofindji Akandé Babatundé est parvenu à se faire accepter, peu avant 23 heures trente minutes.
Mais avant lui, deux candidats annoncés comme favoris ont fait valider leurs dossiers. Le premier, Pascal Irené Koupaki. L’ancien Premier ministre, porteur désormais du changement juge «grave» la décision de se porter candidat à un tel niveau de responsabilité. Mais à l’entendre, c’est sans crainte. «Je l’ai fait avec les amis et les compagnons. Je suis en mesure d’apporter une contribution à la marche de notre peuple », laisse entendre celui qu’on appelle affectueusement Pik qui dit avoir un seul But pour les Béninois (entendez Bénin uni au travail». Puis enfin, souhaite «que tout le pays aille à l’école du Bénin apprenant, entreprenant et innovant. Et comme un Premier ministre peut en cacher un autre, il sera immédiatement suivi de l’actuel occupant de cette charge, Lionel Zinsou. Devoir bien accompli, sourit-t-il, visiblement très heureux de la coalition de partis politiques qui s’est rangé derrière lui avant sa déclaration.
Derrière lui, d’autres candidats ont poursuivi le dépôt des dossiers. Il s’agit entre autre du vizir Olofindji Akandé Babatundé et de Emmanuel Adandedjan (venus régulariser leurs situations), du représentant de Kamarou Fassassi, de celui de Jean Yves Sinzogan, Gabriel Ajavon, Eric Houndété, Victor Topanou, Jean Chabi Orou et Elisabeth Agbossaga.
A minuit, heure de fermeture des portiques de la Céna, la file d’attente des candidats était toujours perceptible. Cette fois-ci, non plus à l’extérieur, mais à l’intérieur de l’institution, le temps pour eux de soumettre leurs dossiers.
Cette ultime journée de dépôt des dosiers a aussi connu son lot de dossiers rejetés. Françoise Gbayido n’a pas pu valider le sien, tout comme dame et Valère Nobimè. Quant à Didier Thierry Adjovi, dernier candidat reçu, il y est parvenu après maintes difficultés?
Pléthorique!
Au total 48 personnes se sont faits enregistrer du côté de la Céna pour être candidats à l’élection présidentielle du 28 février prochain, au terme des quatre jours d’enrôlement. Une fois leurs dossiers acceptés, ceux-ci ont un délai de 48 heures pour faire la preuve du paiement des droits de quittance. Passée cette première étape, les dossiers sont transmis à la Cour constitutionnelle qui statue et retient les candidats pouvant compétir. Cette année, on peut dire que le Bénin est diversement représenté sur la fiche de candidature. Anciens fonctionnaires internationaux, anciens hauts gradés des Forces armées béninoises, anciens ministres, anciens et actuels parlementaires, opérateurs économiques… sont massivement présents parmi les 48 candidats enregistrés.
Mais on ne devrait pas occulter les «plaisantins». Ces messieurs et dames venus à la Céna conduits par des Zémidjan, tenues débraillées, visiblement en villégiature qui, loin d’avoir une quelconque ambition sérieuse, effectuaient le déplacement de la Céna pour amuser la galerie. De quoi donner raison à ceux qui estiment qu’ils venaient s’offrir en spectacle parce que le dépôt de candidature était retransmis en direct sur des chaînes de télévision?

Soutenu par une forte délégation gouvernementale, le ministre d’Etat chargé de l’Economie, des Finances et des Programmes de dénationalisation Komi Koutché a procédé, dans la matinée du mardi 12 janvier à Cotonou, au lancement officiel de l’exécution du budget exercice 2016.
Après le vote du budget exercice 2016 par l’Assemblée nationale, place à son exécution par le gouvernement. En face des acteurs de la chaîne des dépenses, le ministre en charge de l’Economie et des Finances, Komi Koutché a procédé au lancement officiel de l’exécution dudit budget au cours d’une cérémonie solennelle qui a eu lieu mardi 12 janvier à Cotonou.
Plus qu’une simple cérémonie de lancement de l’exécution du budget, il s’agit plutôt d’un cours magistral que les acteurs de la chaîne des dépenses ont eu droit. C’est le directeur général du budget, Célestin Hossou qui a été dans le rôle de professeur. Il a expliqué aux cadres du ministère des Finances et autres acteurs de la chaîne des dépenses, les nouvelles réformes introduites dans la Loi des finances depuis quelques années. Il a exhorté les uns et les autres à s’approprier ces nouveautés en vigueur dans le pays.
Célestin Hossou est revenu sur certaines mesures qui stipulent entre autres qu’il faudra recourir à 80% des produits fabriqués localement dans les commandes publiques en matière de produits d’entretien; attribuer au moins 80% des commandes publiques des blocs-notes, cahiers et autres fournitures assimilés aux fabricants locaux…
Le directeur général du budget demande aux acteurs de la chaîne des dépenses de prendre toutes les dispositions pour éviter les rejets de certains de leurs dossiers au niveau du Trésor public. Puis, il est revenu sur les diverses doléances de certains prestataires de services et autres acteurs de la chaîne des dépenses avant de rassurer de ce que le ministère fera l’essentiel pour mettre tout le monde dans de meilleures conditions. Célestin Hossou les a exhortés à suivre minutieusement les conseils et autres consignes du premier responsable du ministère des Finances.
Après quoi, se sont succédé au pupitre le directeur général du budget, les directeurs généraux des Impôts, Gilbert Edah, du Trésor public, Job Olou, de la Caisse autonome d’amortissement, Mohamed Gado et le Contrôleur financier Franck Djigla. Ils ont expliqué, chacun en ce qui le concerne, leur compréhension du budget et ce qui est de leur devoir pour réussir son exécution.
«Mes collaborateurs ont dit l’essentiel, toutefois je vous
exhorte à l’anticipation et souhaite qu’il y ait arrimage des engagements aux disponibilités», a dit le ministre Komi Koutché. Il a souhaité que les réformes soient renforcées. Puis s’est adressé particulièrement aux régisseurs en leur prodiguant de sages conseils par rapport aux nouvelles lois des finances.
Le ministre en charge des Finances a, pour finir, souhaité que les différents dysfonctionnements observés soient réglés dans le but de réussir un pilotage budgétaire efficace?

Alejandro Correa Ortega, ambassadeur du Venezuela près le Bénin, a salué le soutien des amis de l’ambassade au titre de l’année 2015. C’est à l’occasion d’un cocktail de gala qui a eu lieu, mardi 12 janvier. Des diplômes de reconnaissance ont été remis non seulement aux étudiants hispanisants et autres personnalités mais aussi aux structures partenaires dont le quotidien La Nation et son directeur de publication.
Récompenser tous les amis de l’ambassade du Venezuela près le Bénin pour leur soutien au titre de l’année 2015. C’est l’objectif du cocktail de gala organisé par Alejandro Correa Ortega, ambassadeur du Venezuela près le Bénin, et au cours duquel des diplômes de reconnaissance ont été remis.
Selon l’ambassadeur, ils sont une trentaine d’étudiants en langue espagnole de l’Université d’Abomey-Calavi, et autant d’organisations non gouvernementales et de structures. Au nombre des structures qui ont soutenu l’ambassade, il faut compter le journal «La Nation» et Edgard Couao-Zotti, son directeur de publication gratifiés de deux diplômes de reconnaissance par l’ambassade pour leur soutien et leur contribution au déroulement de ses activités en 2015. En ce qui concerne les étudiants, ils sont des apprenants en fin de formation en langue espagnole. L’ambassadeur Alejandro Correa Ortega a précisé qu’entre le Bénin et le Venezuela, la coopération est au beau fixe et concerne le secteur éducatif et l’assistance à travers divers dons.
La vitalité et le dynamisme des relations entre les deux pays ont été salués par Abel Agbébléo, directeur Amérique au ministère des Affaires étrangères. Le Bénin et le Venezuela sont des pays frères, a-t-il souligné avant d’assurer la poursuite du soutien au Bénin. Il a souhaité que les projets retenus dans le cadre de la grande commission mixte pour cette année, soient réalisés en faveur des populations béninoises. Les assises entre les deux parties pour faire le tour des domaines de coopération lui tiennent également à cœur.
Il faut préciser que l’ambassadeur a présenté le livre «Le Venezuela et l’Afrique : les nouvelles relations. Paradigmes de la coopération Sud-Sud» de Reinaldo José Bolivar. Il s’agit d’une œuvre où l’auteur expose ses réflexions, des articles de presse, des discours sur la vision de la politique extérieure du Venezuela?

Le ballet des présidentiables se poursuit au siège de la Commission électorale nationale autonome (Céna). Lundi 11 janvier, à la suite des cinq dossiers de candidatures précédemment reçus, six autres candidats ont vu les leurs acceptés.
Six dossiers acceptés. Quatre rejetés. C’est le point effectué lors de la troisième et avant-dernière journée consacrée au dépôt des dossiers de candidatures en vue de l’élection présidentielle prévue pour le 28 février prochain. Lundi 11 janvier, c’est l’ancien ministre en charge du Commerce Issifou Moudjaïdou Soumanou qui, le premier, s’est porté à la Céna pour accomplir cette exigence inhérente à son ambition de briguer la magistrature suprême.
11 heures 15 minutes, une foule s’introduit dans l’enceinte de la Céna. A sa tête, marchant à pas rassurés et lents, Me Marie Elise Akuavi Gbèdo. Après ses précédentes tentatives infructueuses de 2001, 2006 et 2011, l’avocate-amazone se positionne à nouveau sur la ligne de départ. A son arrivée à la Céna, elle a été accueillie ainsi que l’exige le protocole, par le président de l’institution Emmanuel Tiando et la vice-présidente Géneviève Bocco Nadjo. Bref échange, puis la candidate est introduite pour ses formalités. Elle en ressort 20 minutes plus tard, souriante. Signe que son dossier venait d’être accepté. Ce qui lui donne droit à une déclaration de presse au cours de laquelle elle rappelle qu’elle n’est pas candidate pour la forme, mais plutôt parce qu’au regard de ses responsabilités anciennes et actuelles, elle a l’étoffe pour briguer la magistrature suprême et pour solutionner les maux des Béninois dont elle dit détenir des solutions.
«Je suis fière de moi et je pense que le peuple béninois que je connais bien et qui me connait sera fier de moi parce que ce n’est pas évident pour une femme de continuer de se battre à ce haut niveau de responsabilité… Ma candidature s’inscrit une fois de plus dans la continuité du combat que j’ai toujours mené. Les Béninois savent qui est Marie Elise Gbèdo. Au-delà du combat que j’ai mené pour la femme et l’enfant, j’ai dirigé des ministères». Ce sont là, quelques mots de l’ancienne ministre.
Le candidat de l’Alliance pour un Bénin triomphant (Abt), Abdoulaye Bio Tchané n’a pas effectué le déplacement au siège de la Céna. Il a laissé le soin du dépôt de son dossier à certains de ses lieutenants avec en tête de peloton, le professeur Sébastien Azondékon, coordonnateur national de ladite alliance. C’est donc lui qui s’est chargé d’accomplir, cette importante formalité. Après quoi, dans une brève déclaration à la presse, il a exprimé ses vœux pour ce scrutin. «L’ambiance qui prévaut à la Céna augure d'une élection paisible. La paix et la concorde sont des maîtres mots dans notre action politique. Nous souhaitons que ces élections soient très apaisées, paisibles, transparentes… Que le Bénin donne une fois encore la preuve de la vivacité de sa démocratie », a laissé entendre Sébastien Azondékon.
Des candidats confiants
A 17 heures 5 minutes, l’attention se porte sur un autre candidat : Issifou Kogui Ndouro. Ancien ministre de la Défense et ancien ministre d’Etat en charge des affaires présidentielles, l’homme compte bien occuper la plus haute fonction politique de son pays. Sans grand protocole, l’homme fait valider son dossier. Sa candidature, estime-t-il, est «déterminée par l’amour pour le pays». Alors même que celui-ci n’avait pas encore quitté le siège de l’institution, un autre candidat fait son entrée. Omer Rustique Ghézo dit être venu formaliser sa candidature, annoncée quelques semaines plus tôt à la place Goho d’Abomey et propose de «faire de cette élection un moment de fête et de paix».
A 18 heures, c’est au tour de l’ancien ministre en charge du Développement et député à l’Assemblée nationale, Marcel de Souza de venir lui aussi s’inscrire sur la liste des présidentiables de 2016. «Mon dossier a été accepté et j’ai eu le numéro 11 et nous sommes le 11 janvier. Pour moi c’est un bon signe », indique-t-il. «Face à la terreur financière, nous nous félicitions d’être venus nous battre presque les mains vides. Nous avons ce courage parce que nous avons fait une expérience et en déposant cette candidature, nous nous disons que nous n’allons pas nous laisser intimider… », a laissé entendre l’ancien ministre qui motive son action par le souci d’améliorer les conditions de vie des Béninois. Il sera d’ailleurs le tout dernier candidat dont le dossier, à jour, a été accepté par la Céna.
Sébastien Ajavon et trois autres candidats «recalés»
Décidément pour certains candidats à l’élection présidentielle du 28 février prochain. Tout porte à croire qu’ils agissent en méconnaissance des textes régissant le dépôt des dossiers. Au terme des deux premiers jours d’enregistrement des candidatures, ils étaient au total quatre prétendants, refoulés au niveau de la Céna, la plupart pour des pièces manquantes. Lundi 11 janvier, veille de la clôture des dépôts, quatre autres candidats ont subi à nouveau le même sort.
Et la grosse surprise reste sans doute le rejet du dossier de l’opérateur économique Sébastien Ajavon. Lequel dossier, emmené par le député Janvier Yahouédéhou et le maire de Ouidah, Séverin Adjovi, n’a pas pu être pris en compte pour défaut de pièces. Chose curieuse, quand on sait que les deux porteurs sont tous deux, d’anciens candidats à la magistrature suprême. «Le dossier de notre candidat n’est pas rejeté. Il est au complet. Mais nous avons découvert que l’attestation de résidence était obligatoire. Nous l’avons et c’est au dehors. Mais vu l’heure, nous nous disons qu’il vaut mieux revenir demain», s’est empressé d’expliquer le député Janvier Yahouédéhou avant de prendre congés des lieux.
Avant ce cas, trois autres candidats avaient connu le même sort, un peu plus tôt. Le premier a nom Augustin Tchémadon, venu au siège de la Céna avec un dossier incomplet. Il a donc été prié de faire le complément et de revenir éventuellement si son ambition de se porter candidat était toujours intacte. Idem pour Eugène Nouatin dont la tenue débraillée a tôt fait de retenir l’attention de plus d’un. Non en règle avec les dispositions réglementaires, relativement à son dossier, il a été prié de vider les lieux avec la possibilité de revenir avec un dossier complet. Après quoi, il a été éconduit par les agents des Forces armées béninoises assignées à cette tâche.
Jules Tobossou est venu lui aussi pour le même exercice. Mais son dossier ne sera pas accepté. Motif : défaut de pièces. Le candidat n’ayant pas pris le soin d’introduire son certificat de nationalité et les justificatifs du paiement de son impôt sur le foncier au titre des trois dernières années.