La Nation Bénin...
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Au fur et à mesure que la présidentielle du 28 février prochain destinée à désigner le successeur de Boni Yayi approche, les activités politiques s’intensifient sur le terrain. Mardi 5 janvier, c’était Nicéphore Soglo, ancien président de la République, assisté de plusieurs personnalités dont Albert Tévoédjrè, Mathurin Nago, a organisé une concertation pour dire non au pouvoir de l’argent et à la recolonisation. La rencontre tenue au «Chant d’oiseau» a, entre autres, connu la présence de nombreux acteurs de la vie sociopolitique du Bénin.
« Quand il y a des problèmes dans une maison, il faut se retrouver pour se parler». Ainsi s’exprimait l’ancien président de la République Nicéphore Soglo, initiateur de la rencontre, pour la situer dans son contexte.
Nicéphore Soglo a déclaré avec un ton grave que «depuis la conférence des forces vives de février 1990, nous n’avons jamais eu le sentiment que notre pays pourrait courir un tel danger». Ce constat est fait, a-t-il précisé, par beaucoup de personnalités du pays et même de l’extérieur dont des chefs d’Etat qui l’interpellent. La preuve, c’est que depuis quelque temps, le Bénin s’est retrouvé «dans une mauvaise situation sur tous les plans». Au niveau économique, il a noté que le pays ne donne pas une bonne image à cause de certains scandales financiers. L’autre grave problème, a-t-il poursuivi, c’est le relâchement de la moralité. A l’en croire, «un responsable a l’obligation de donner le bon exemple». Mais le constat est tout le contraire. Sur le plan politique, surtout à l’approche de la présidentielle de février prochain, des dérives notoires sont enregistrées. A ce propos, il a dénoncé la circulation de l’argent, la ‘’recolonisation’’. «La maturité politique du Bénin l’autorise à choisir lui-même son président. Nous ne sommes plus en période coloniale», a-t-il dit avec vigueur avant de se dire nostalgique du temps des Apithy, Maga et Ahomadégbé. Aujourd’hui, ceux qui sont sensés animer la vie politique sont mis entre parenthèses et l’on constate d’autres acteurs.
Saisir Ban Ki Moon
Ces constats ne sont pas démentis par le professeur Albert Tévoédjrè pour qui «l’homme de consensus qu’est Nicéphore Soglo a bien des raisons de s’indigner de la situation». Selon lui, le pays est devenu comme sans boussole et la prochaine élection présidentielle lui apparaît comme une période de tous les dangers pour la jeune démocratie béninoise qui continue de chercher ses marques. Pour lui, cette échéance doit être l’occasion de «nous affirmer pour ne pas opérer un recul, synonyme de reniement de soi». Face à une certaine candidature, a-t-il laissé entendre, «tout se passe comme si on invente pour nous une forme de dévolution du pouvoir en imposant un candidat officiel».
«Cher président Nicéphore Soglo, je suis à votre disposition pour que nous écrivions officiellement à Ban Ki Moon et à toutes institutions compétentes en Afrique et sur le plan mondial pour que l’usage illégal des institutions, du personnel, des moyens de transport et des biens de l’Etat soit proscrit», s’est indigné Albert Tévoèdjrè.
Au-delà des deux, beaucoup d’autres personnalités sont intervenues pour faire les mêmes constats. Mieux, elles ont fait des suggestions à la France. Mathurin Nago, ancien président de l’Assemblée nationale, a souligné qu’il ne s’agit pas d’une question de peau mais d’un problème politique. Aussi a-t-il demandé aux autorités françaises de se désolidariser de la promotion d’une certaine candidature si leur pays était réellement impliqué. Elles doivent le faire à travers, a-t-il indiqué, un communiqué largement diffusé dans divers médias. L’avenir des relations entre le Bénin et la France en dépend, selon lui. A la suite de ses propos, d’autres interventions sont allées dans le même sens et dénoncé en plus la façon dont l’argent a tendance à prendre le pas sur les débats d’idées dans la perspective de la présidentielle de février prochain.
La rencontre devait accoucher d’un rapport comportant les résolutions retenues pour conjurer le mal afin qu’après l’élection se déroule dans de bonnes conditions?

Apaisement, satisfaction et espoir quant à la livraison à temps du chantier. Ainsi se résument les sentiments qui ont animé mardi 5 janvier, les membres du Comité de mobilisation des ressources (Comores) mis en place à la suite du drame qui a frappé le marché Dantokpa de Cotonou. Ils se sont une fois de plus rendus sur le nouveau site en construction pour s’enquérir des conditions d’avancement des travaux en cours.
Une délégation du Comité de mobilisation des ressources (Comores) mis en place pour la reconstruction partielle du marché Dantokpa, conduite par le président du Conseil économique et social (CES), Augustin Tabé Gbian, est descendue mardi 5 janvier sur le nouveau site en construction. A pas de charge, les membres de ladite délégation ont parcouru une bonne partie de la construction en érection. Les travaux en réalisation ont été visités par ladite délégation sous les explications du directeur adjoint du génie militaire, le colonel Samson Ahouanmènou. Le constat est évocateur. Les ouvriers présents sur le site s’appliquent à la tâche et le résultat est palpable. Les gros oeuvres seront terminés sous peu. Un élément de satisfaction qui laisse croire à un respect des délais contractuels. Les travaux pourraient même être livrés avant la date, pense le directeur adjoint du génie militaire. «Sur le terrain, les travaux évoluent normalement, conformément au planning préalablement défini. Actuellement, les travaux du bas sont presque terminés. En ce qui concerne le premier niveau, ils évoluent et sont à près de 70% de taux de réalisation. Il ne reste que trois dalles à couler pour en finir avec les gros œuvres», explique le colonel Samson Ahouanmènou aux membres du Comores. «Je crois que si tout va bien, avant le 15 février prochain, les dames auront le site. Il n’y a pas de difficultés. Le génie a multiplié les équipes pour que les travaux évoluent normalement », poursuit-il.
Toute chose qui fait la satisfaction du ministre en charge de la Décentralisation, membre du Comores, Véronique Brun Hachémè. «Notre préoccupation, c’était de voir si la promesse du génie militaire tient toujours. Nous observons que les travaux sont très avancés et nous constatons que d’ici à là, les bonnes dames pourront rejoindre le site. C’est une prouesse à l’actif du chef de l’Etat et du génie militaire. Je félicite le travail qui est fait et souhaite que le délai contractuel communiqué au président de la République puisse être maintenu», a indiqué celle-ci à la fin de la visite du chantier. Le président du Comores n’est pas moins comblé. Augustin Tabé Gbian remercie alors les ouvriers et les responsables à tous les niveaux. «Le génie militaire travaille de jour comme de nuit pour aider à la reconstruction du marché. Notre présence ici est le témoignage tangible du souci du chef de l’Etat et du Comores. C’est la preuve que nous partageons le souci des sinistrés. Les travaux évoluent à pas de géant et le constat nous rassure que les travaux tiendront dans le délai fixé», se satisfait-il.
Mais tout n’est pas si rose. Le président du Comores, tout comme le ministre Véronique Brun Hachémè, souhaitent que les Béninois fassent un peu plus en contribuant à la reconstruction du marché Dantokpa. «La contribution n’est pas encore à la hauteur du sinistre enregistré. On aurait souhaité que les Béninois agissent un peu plus. Je constate que ce qui est mobilisé jusque-là, ne peut pas encore suffire. Nous les invitons à accompagner l’Etat», implore le ministre en charge de la Décentralisation?

« Quand il s’agit des problèmes nationaux, quelles que soient les contradictions internes, nous devons nous mobiliser ensemble pour sauver la patrie en danger, solidarité syndicale oblige. Aujourd’hui notre patrie est en danger car plus rien ne va dans le pays. On va à une élection présidentielle dans la confusion totale, rien n’est préparé et tout est à coups d’argent.
Un travailleur qui comprend la situation de cette manière doit s’interroger pour faire avancer la réflexion et éclairer le peuple. C’est bien dommage que notre peuple soit à 80% analphabète. Il est donc difficile d’amener ce peuple à comprendre grand-chose dans ce qui se passe. C’est aux intellectuels de jouer le rôle le plus important d’éveilleur de conscience pour réduire l’achat de conscience. Les candidats n’ont pas de projet de société. Quand vous entendez les leaders politiques dire qu’il faut beaucoup d’argent pour aller aux élections et que les opérateurs économiques ont les moyens pour faire ce jeu, alors c’est très dangereux pour notre pays. Avec ces genres de propos, on conduit la jeunesse où ? C’est l’école la priorité, mais quand on va jusqu’à piller l’école et tuer le système éducatif, il y a donc urgence. Le tout ne suffit pas de construire des écoles. Actuellement nous sommes avant derniers en mathématiques et derniers en français dans la sous-région francophone. Ça montre que le renouveau démocratique est en panne. On nous a conduits dans un abîme très profond. Aujourd’hui il y a beaucoup de forums sans résultats, c’est la volonté politique qui manque à tous les niveaux. Il faut que le peuple soit vigilant et que nous syndicats nous continuions le combat »¦
Propos recueillis par Lazare AKPAHOU (Stag)
Actualités 06 janv. 2016

La tenue effective des élections à bonne date et dans la paix est une nécessité pour la Confédération des organisations des syndicats indépendants (Cosi-Bénin). C’est ce qu’a indiqué son secrétaire chargé de la formation syndicale, Pierre Gniton.
« Une transition pour faire quoi ? C’est lorsqu’il y a crise, qu’on parle de transition. Le Bénin a connu une transition dans le passé parce que le pays était en crise économique. La gouvernance sociale, économique et financière était à terre. Plus rien n’allait au sommet de l’Etat ; les salaires étaient impayés. Et lorsqu’il a été question d’organiser la Conférence des forces vives de la nation, c’était pour passer d’un régime socialiste à celui démocratique. C’est dans ce cadre qu’il a été unanimement décidé d’une transition pour pacifier le climat politique d’alors. Mais nous ne sommes pas dans un tel contexte aujourd’hui. Les salaires ne sont-ils pas payés ? Y a-t-il affrontement dans le pays ? Y a-t-il crise au sommet de l’Etat ? Une transition pour faire quoi alors?», s'interroge Pierre L. Gniton, secrétaire chargé de la formation syndicale au sein de la Cosi-Bénin. Il est alors clair que la Cosi-Bénin n’épouse pas la logique de la transition. « Du point de vue constitutionnel, Boni Yayi a fini. Il a fait 10 ans et doit remercier le peuple pour la confiance à lui accordée. Maintenant son temps est passé et il doit laisser le peuple choisir son candidat. Nous sommes dans la logique de la tenue effective et à bonne date des élections. C’est un acte constitutionnel. Et telle l’alternance de 2006 s’est passée sans incident, sans accident et sans affrontement, nous voulons qu’il en soit de même », fait comprendre Pierre Gniton.
L’organisation des élections à bonne date et dans la paix.
«Nous, c’est la paix qui nous préoccupe. Nous allons vers l’alternance au sommet de l’Etat. Nous devons jouer notre partition pour que tout se passe dans la paix. Car, s’il y a affrontement au cours des consultations politiques, les conséquences néfastes retombent sur nous, travailleurs. Il s’agit notamment du risque de perte massive d’emplois. Notre priorité, c’est la paix pour la sauvegarde des emplois et la réduction du taux de chômage», fait également observer le secrétaire chargé de la formation syndicale au sein de la Cosi-Bénin.
La Cosi-Bénin, a-t-il poursuivi, ne s’insurge pas contre quelque candidature que ce soit, mais appelle les Béninois à exercer leur droit de vote, de pensée et d’analyse en toute liberté avec le souci de l’intérêt général. Car, « Dans ce pays, nous ne voulons pas de candidats d’affrontement. Des candidats qui veulent entraîner des troubles dans le pays, on n’en veut pas ! », a-t-il martelé. « Il faut que les gens sachent que nous veillons au grain et suivons tous les débats dans les coulisses. Pas d’affrontement ! Nous nous opposerons à tous ceux qui chercheront à organiser des conflits et ce, même au niveau des bureaux de vote », a averti Pierre Gniton¦

Le secrétaire général de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (SG/CSTB), Paul Essè Iko, a présidé mardi 5 janvier à la Bourse du Travail de Cotonou, le forum des travailleurs sur la situation politique nationale. Il était soutenu par Laurent Mètognon, secrétaire général de la Fesyntra-Finances et Nagnini Kassa Mampo, secrétaire général confédéral adjoint de la Cstb.
« Plus rien ne va dans le pays. Toutes les couches sociales ploient sous le fardeau de la gouvernance calamiteuse et ruineuse du gouvernement…, incapable d’apporter la moindre solution aux problèmes sans cesse croissants des travailleurs et des peuples», déplore Paul Essè Iko, dans sa déclaration liminaire au forum du mardi 5 janvier à Cotonou. L’école n’est qu’un château de cartes qui s’écroule pan par pan sous le poids des nouveaux programmes, de la LMD, de l’entêtement et de l’incurie des géniteurs de ce système calamiteux et ruineux de l’esprit» s’insurge-t-il.
Les travailleurs, constate le secrétaire général de la Cstb, sont soumis à une misère grandissante avec des revendications restées insatisfaites malgré les diverses protestations qu’il énumère comme suit : les travailleurs qui s’insurgent contre le bradage du quai Nord du port, les dockers de la Sobemap qui réclament leur convention collective sans suite, ceux de la santé, leurs différentes primes et l’amélioration du plateau technique, les enseignants, les étudiants, les élèves et les parents d’élèves qui se battent pour une école de qualité, la justice diabolisée par le chef de l’Etat qui refuse d’appliquer ses décisions.
«En somme, tous les secteurs se portent mal sur fond de corruption et d’impunité…», déplore-t-il. Paul Essè Iko critique sévèrement la gouvernance sous le pouvoir actuel, prévient et énumère: «Si nous allons à ces élections de février 2016, c’est la multiplication en grandeur nature des scandales de Maria Gléta, des affaires CEN/SAD, ICC-Services, des enlèvements de plusieurs Dangnivo». Et il en déduit qu’il est encore temps. «Réfléchissons, battons-nous et prenons des décisions hardies », conclut finalement le secrétaire général de la CSTB.
Il a été vivement soutenu par le secrétaire général de la Fesyntra-Finances, Laurent Mètognon, qui a retracé les différentes luttes ayant conduit à la Conférence des forces vives de février 1990, avant de proclamer que les signaux sont au rouge¦
Les états généraux nécessaires
La déclaration du forum relève que le Renouveau a fini son parcours et que « Nous sommes en fin de cycle de l’ère instaurée par la Conférence des forces vives de 1990. Le Bénin est dans l’impasse», a retenu la déclaration. « Dans ce contexte, avec les élections de 2016 à coup d’argent et de fraude, aucun candidat gagnant n’offrira de perspectives radieuses pour l’édification du pays, l’épanouissement du citoyen, la cohésion sociale, l’unité nationale », est-il écrit. Il s’ensuit qu’un sursaut patriotique s’impose afin d’opérer une rupture radicale d’avec le système d’impunité, pour un Bénin dans lequel les prévaricateurs ne seront pas célébrés comme des héros, étale la déclaration qui insiste qu’il faut repenser notre vivre-ensemble. « C’est pourquoi les travailleurs réunis au forum affirment que pour sortir de l’impasse et éviter la catastrophe, il faut d’abord sortir du système qui a plongé le Bénin en crise, où cohabitent le Bénin des privilégiés, les intouchables et le pays des désabusés », recommande le forum qui dénonce le règne d’un système d’impunité, de corruption, de fraude, de pouvoir discrétionnaire de nomination…
Les travailleurs réunis au forum réalisent que le Bénin est plongé dans le "waxala". Ils ont décidé d’adhérer au refus du Bénin-waxala et pensent comme les fondateurs du front, que la seule solution pour sauver le pays est l’organisation des états généraux du peuple, avant l’élection présidentielle pour refonder les règles du vivre-ensemble¦ DPD

Le Comité de normalisation que dirige Rafiou Paraïso poursuit ses consultations dans le cadre de la réconciliation de la famille du football national. Dans la matinée du mardi 5 janvier à Cotonou, il a rencontré le président Victorien Attolou et les membres de son groupe. Ils étaient suivis du Comité de réunification et d’orientation (CRO). C’était pour aller faire part de leurs propositions à l’instance mise en place par la Fifa pour mettre un terme à la crise du football au Bénin.
Composée de six personnes, la délégation du président Victorien Attolou est sortie rassurée de l’entretien qu’elle a eu avec le Comité de normalisation du football national. C’est du moins l’impression qui se dégage des accolades et autres sourires qui se lisaient sur tous les visages au terme de la séance de travail du mardi 5 janvier.
Au cours des 50 mn qu’a duré la séance, c’est d’abord le président du Conor Rafiou Paraiso qui a planté le décor, précisant qu’il est heureux de recevoir de grandes personnalités, des acteurs privilégiés du football béninois. « Nous allons échanger sur la crise, les difficultés du football béninois, les causes et approches de solutions», a-t-il lancé, rappelant au passage la mission assignée à sa structure par les instances faîtières du football.
Après les présentations de vœux de nouvel an aux membres du Conor, le président Victorien Attolou a souhaité que la lourde responsabilité qui est la leur à travers ce comité, soit couronnée de succès.
Il a insisté sur l’importance de réussir à tout prix cette mission. «Aujourd’hui, les jeunes footballeurs, les entraîneurs, les kinésithérapeutes, les bonnes dames n’ont plus d’activités au niveau des stades». Puis, il y a eu quelques incompréhensions vite dissipées par rapport à la présence dans la salle de certains éléments exerçant aujourd’hui en qualité d’agent de la FBF. Le président Rafiou Paraiso a accepté d’accéder à la requête et a permis à la séance de se poursuivre. Ce n’est qu’après cela que chacun s’est vidé, sans langue de bois.
Athanase Bocco, Pierre Hinvi, Hounnouvi Bernard et les autres ont été unanimes. Il n’y a que deux préoccupations majeures : d’abord le toilettage des textes pour en finir avec la politique d‘exclusion créée par les anciens statuts et règlements de la FBF et ensuite les cahiers de charges. Une fois cela réglé, on verra ceux qui pourront jouer au football. Car, « en lieu et place du football chez nous, il n’y a que la crise. Elle a trop duré », ont-ils martelé. Ils ont par la suite conseillé aux membres du Conor d’éviter tous les éléments qui peuvent fâcher les uns et les autres. Et faire en sorte qu’aucun camp ne soit choqué afin que la crise soit réglée. Attolou et les siens ont également insisté sur le fait que la réconciliation ne signifie pas forcément l’union de tous les acteurs. «Il n’y aura jamais l’unité. L’essentiel est que la majorité y soit », ont-ils insisté.
Victorien Attolou et les siens ont rappelé qu’ils ne marchanderont pas leur soutien au comité. «Nous sommes disponibles à vous accompagner, à la seule condition que tout se passe dans la transparence».
Par rapport au championnat, ils ont proposé l’organisation d’une «compétition de transition, puisque le pays traverse une situation exceptionnelle», exhortant à ne pas perdre de vue que le Bénin doit se caler dans le calendrier mondial, en ce qui concerne le championnat.
Le Comité de réunification et d’orientation
A la suite du président Victorien Attolou, ce sont les membres du Comité de réunification et d’orientation (CRO), qui ont échangé avec le Conor. Conduit par leur vice -président, El Farouck Soumanou, ils ont eux aussi salué l’importance du travail fait par le Conor. «Nous avons eu l’honneur et l’opportunité de faire un travail que le ministre en charge des Sports nous avait confié. Vous avez eu la chance d’en avoir copie. Nous vous suggérons de prendre en compte nos propositions. Car nous avons déjà rencontré tous les acteurs à divers niveaux et institué des commissions qui nous ont aidé à faire un travail rigoureux », ont-ils avancé suggérant que le Conor s’en serve.
Au nombre des propositions du CRO, il y a l’organisation d’une journée nationale sur le football aux fins de permettre à toute la famille footballistique d’échanger et de valider le document qu’il a produit.¦

La population de la ville de Bassila a été témoin de la résurrection d’une partie de son patrimoine culturel à l’occasion de la sixième édition du festival Anii, tenue du 18 au 20 décembre dernier. Un exploit rendu possible sur une dizaine de danses traditionnelles en voie d’extinction, grâce à cette initiative portée par le promoteur dudit festival, Adamou Dine Djeriwo.
Satisfaction. C’est le sentiment majeur qui animait le promoteur du festival Anii, Adamou Dine Djeriwo à la fin de la sixième édition de cet évènement, organisé il y a quelques jours dans la localité de Bassila, département de la Donga au nord du Bénin. A l’instar des populations, des anciens, des notables et autres têtes couronnées, la marche vers la résurrection d’un pan du patrimoine culturel de cette région, amorcée via ce festival n’a laissé personne indifférent. Les organisateurs qui s’étaient fixés comme objectifs de restaurer les danses traditionnelles en voie de disparition dans le pays Anii peuvent ainsi se frotter les mains. Liesses populaires et réjouissances... Au son des tam-tams, chants et pas de danses traditionnelles en voie de disparition, l’émotion était vive. «Depuis que nous sommes mariées, nous n’avions plus eu droit à de pareilles réjouissances qui nous rappellent notre jeunesse », ont confessé des personnes âgées, visiblement très comblées par le spectacle, et pas moins nostalgiques.
Cette ambiance de fête n’enlève rien à la menace qui pèse sur un pan important de la richesse culturelle. Le festival Anii aura néanmoins eu le mérite de remettre sur scène, environ une dizaine de danses parmi le lot. C’est ainsi par exemple que les spectateurs ont pu apprécier la danse « Atchembayo » exécutée pour faire l'éloge des personnalités charismatiques et pour assurer l'éducation de la jeunesse par des récits empreints de morale et d'expériences de vie exemplaires ou amères. Il y a eu aussi la danse traditionnelle «Gabata» destinée à la démonstration de forces occultes et la capacité de provoquer la transe.
Danse de souplesse physique sur un ton comique, le «Goumbé», qui s’apparente quelque peu à celui exécuté en milieu Idaasha véhicule ici des messages désopilants.
Restaurer un patrimoine en agonie
Le clan des chasseurs a fait la démonstration de la danse «kpokoto». Une simulation des techniques de chasse et une démonstration de forces occultes détenues par les danseurs. «Atimbali» qui est rythmée par les louanges à l’endroit des personnalités et qui annonce leur sortie ou leur prise de parole n’a pas été occultée. Les échassiers montés sur de longs bambous, ont démontré la maîtrise des techniques d’équilibre et des pas rythmés à travers la danse «Gagalo». Les femmes ont fait parler d’elles par la danse «Toro». A travers un cercle et des clapes des mains, elles se cognent les fesses. La danse «Toro» est pratiquée lors des célébrations de mariage. La caste des cultivateurs a fait la démonstration de la danse «Biriti» qui s’exécute lors des travaux champêtres et reste une source de motivation des cultivateurs. Le rythme «Waa» n’a pas manqué de tenir en haleine le public, tout comme «Ikouli», une danse rythmée par des flûtes et qui exige souplesse physique de la part des danseurs et transmet des messages instructifs décodables par les initiés.
Le public a donc pris du plaisir tout au long du festival. Ce qui laisse croire, de l’avis des organisateurs, qu’un signal fort est donné quant à la restauration du patrimoine en agonie du peuple Anii. Et un peu comme pour tisser la nouvelle corde au bout de l’ancienne, le ballet moderne de la ville de Bassila composée des petites filles du roi a aussi presté, pour enrichir les tableaux prévus dans le cadre de la sixième édition du festival Anii?

Les candidats à l’élection présidentielle du 28 février prochain sont déjà fixés sur leur sort, relativement au dépôt de leurs dossiers de candidature. Lundi 4 janvier, le président de la Commission électorale nationale autonome (Céna) a tenu un point de presse pour les informer des conditionnalités y afférentes.
L’objectif du point de presse organisé lundi 4 janvier par le président de la Commission électorale nationale autonome (Céna), Emmanuel Tiando en présence de certains de ses pairs avait pour objectif de «porter à l’attention des potentiels candidats que le processus qui conduira vers l’élection présidentielle du 28 février prochain entrera dans sa phase décisive avec le dépôt des candidatures». Lequel s’ouvre dès le samedi 9 janvier et prendra fin le mardi 12 janvier prochain. A cet effet, le président de la Céna, se fondant sur les dispositions de la Loi N°2013-06 du 25 novembre 2013 portant Code électoral en République du Bénin, rappelle aux Béninois désireux de se porter candidat à cette élection les éléments constitutifs du dossier à déposer auprès de son institution. Il s’agit d’une déclaration de candidature en double exemplaire, revêtue de la signature du candidat et attestant sur l’honneur qu’il remplit les conditions d’éligibilité requises. Une déclaration reçue auprès de son institution contre délivrance d’un récépissé provisoire. Ladite déclaration doit mentionner les nom, prénoms, profession, domicile, adresse, date et lieu de naissance du candidat. Elle doit être accompagnée de la preuve du paiement régulier d’impôts sur les revenus et de l’impôt foncier des trois dernières années précédant l’année de l’élection, un certificat de nationalité, un extrait de casier judiciaire datant de moins de trois mois, un extrait d’acte de naissance ou toute autre pièce en tenant lieu, quatre photos d’identité, un spécimen consignant la couleur, l’emblème, le signe et/ou le sigle retenu par le candidat et devant servir à l’impression du bulletin unique.
Ce package qui constitue l’ensemble du dossier de candidature à l’élection présidentielle doit être déposé au plus tard le mardi 12 janvier 2016 à minuit. Délai au-delà duquel, précise le président Emmanuel Tiando, aucun dossier ne sera reçu. «Des dispositions idoines seront prises pour recevoir leur déclaration de candidature dans de bonnes conditions», insiste-t-il, invitant pour finir «tout le peuple à œuvrer pour l’organisation réussie d’une élection libre, crédible et transparente»?
Actualités 05 janv. 2016

Le président de la République a passé le premier coup de pioche sur le chantier de bitumage de la route Parakou-Pèrèrè-Nikki-Kalalé-Sègbana. Cet ouvrage, sensé désenclaver cette partie du septentrion, est financé sous le partenariat public-privé.
C’est un rêve nourri par les populations du Borgou et de l’Alibori qui est en voie de se concrétiser. Le bitumage de l’axe routier Parakou-Pèrèrè-Nikki-Kalalé-Sègbana sera une réalité dans les prochains mois. Le président de la République a donné le premier coup de pioche pour la réalisation de cet ouvrage, devant les habitants de Parakou fortement mobilisés pour la circonstance. Karim Souradjou, maire de Parakou dit toute la satisfaction des siens de bénéficier de cet investissement qui vient renforcer les nombreuses réalisations du gouvernement dans sa municipalité. Il cite en exemple la construction de l’aéroport de Tourou, la construction du port sec de Parakou, la mise en œuvre du projet de renforcement du système d’alimentation en eau potable dans la Métropole du septentrion ainsi que les projets de traversée et de contournement de la ville de Parakou récemment lancés.
Le ministre des Travaux publics et des Transports, Gustave Sonon dira que le lancement de ces travaux s’inscrit dans un nouvel agenda gouvernemental qui projette la construction de plus de 3000 km de routes, sous le sceau du partenariat public-privé. Cette ambition a induit d’ailleurs la négociation d’un mandat d’arrangement avec la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) pour la mobilisation des ressources auprès des banques primaires, pour un besoin de financement de 2000 milliards de francs CFA, dont 800 milliards à débloquer par l’institution financière régionale. « Ce mode de financement innovant offre une garantie sans faille et contribue pour une exécution continue et un démarrage des travaux à bonne date. Il permet d’avoir les ressources pour la réalisation des travaux, des prestations de la mission de contrôle et une provision pour le dédommagement des sinistrés, le déplacement des réseaux conventionnels et les travaux connexes», assure le ministre. Il ajoute : «la maîtrise des termes et conditions indicatifs de ce type de financement permet d’avoir dans les trois années à venir, plus de mille 1000 milliards de nos francs à injecter pour la réalisation de grands projets dans notre pays. Ce qui permettra de booster l’économie nationale et de réduire sensiblement le taux de chômage des jeunes sans emploi».
Désenclaver la zone !
Le tronçon est subdivisé en deux lots. La tranche Parakou-Pèrèrè-Nikki longue de 100 km comprend en section périurbaine, une chaussée avec une plate-forme de 12,5 mètres, une bande de roulement de 7,2 mètres et deux accotements de 1,5 mètre chacun. En section courante, il est prévu une chaussée d’une plate-forme de 10 mètres, une bande de roulement de 7 mètres et deux accotements de 1,5 mètre chacun. Le projet retient aussi la construction d’ouvrage d’art, des travaux d’assainissement, de drainage, les travaux de signalisation et de sécurité routière, les travaux de déplacement de réseaux, d’éclairage public, l’aménagement d’aire de stationnement pour poids lourds et la construction de deux postes de péage-pesage. Le coût total est de 105 milliards de francs CFA financés directement par l’entreprise ATP SA, à travers le mécanisme PPP. Quant à la seconde tranche qui part de Nikki à Sègbana en traversant Kalalé, elle est confiée à l’entreprise SOROUBAT qui devra construire du bitume sur environ 169 km. Elle présente les mêmes caractéristiques que la première. « Le bitumage de la route contribuera à l’accroissement des échanges entre le Bénin et le Nigeria. Il permettra d’améliorer l’accessibilité de la zone du projet en favorisant la libre circulation des personnes et des biens dans des conditions de sécurité acceptable, contribuera de même à l’accroissement des productions agricoles, à l’amélioration de la compétitivité du réseau routier», estime Gustave Sonon qui table sur la création de plus de 1100 emplois directs sur les divers chantiers.
Aller jusqu’au bout !
«Je suis venu dans le cadre d’une mission de la prospérité que j’ai entamée», déclare le président de la République qui rassure que les chantiers lancés ne sont pas des chantiers électoralistes. Boni Yayi estime être dans la continuité des actions qu’il a menées depuis dix ans pour assurer un mieux-être des populations béninoises. Il inscrit ainsi dans son bilan de nombreuses mesures sociales, en l’occurrence la gratuité de l’enseignement, la prise de la césarienne, le microcrédit aux plus pauvres, le Régime d’assurance maladie universelle (RAMU). La question de l’énergie tient toujours à cœur au chef de l’Etat qui souligne que son gouvernement est à pied d’œuvre sur de nombreux chantiers de barrages hydroélectriques et de centrales thermiques qui réduiront sensiblement la dépendance énergétique du Bénin. Sa politique d’électrification va se poursuivre, selon lui, au niveau de 105 chefs-lieux d’arrondissement, avec un intérêt de plus en plus croissant vers les énergies renouvelables. L’accès à l’eau potable reste pour lui un défi important, en particulier dans le département des Collines dont le relief nécessite des forages spécifiques et coûteux. Mais Boni Yayi ne désarme point et entend mobiliser ses dernières énergies de président de la République pour réaliser ses promesses d’adduction d’eau pour tous.
«Les techniques de financement évoluent dans le monde. La tendance c’est d’aller vers les partenariats public-privé. Nous voulons ouvrir une nouvelle ère de modernisation du réseau routier national qui pourra permettre de gagner deux à trois points de croissance», insiste le chef de l’Etat qui évoque aussi la politique de promotion de l’économie numérique avec en ligne de mire, 50 000 emplois à créer?

Mercredi 23 décembre dernier, l’artiste-musicien Nel Oliver organisait ses noces d’or de scène. Un évènement grandiose appuyé 72 heures plus tard d’un géant spectacle au cours duquel il a signé un nouveau pacte avec les amateurs de sa musique et les mélomanes.
«Il s’agit des 50 ans de scène de Nel Oliver. Je ne peux pas manquer un tel évènement. C’est une grande joie pour moi d’être là et de prester… ». L’émotion à peine contenu, le musicien El Régo, fortement appuyé sur sa canne s’était élancé sur le podium pour prester. Face à lui, un public surchauffé à blanc qui reprenait à cœur sa musique. C’est dans cette ambiance de fête et de gaieté que s’est déroulé le géant concert plein-air organisé par l’artiste Nel Oliver, de son vrai nom Gbènoukpo Finagnon Noël Ahounou pour célébrer l’acte II de ses noces d’or sur scène. La première ayant été fait de dîner de gala et de sa décoration au grade de chevalier de l’Ordre national du Bénin.
Une cérémonie de prestige qui l’a obligé à songer à ses fans à travers un autre spectacle organisé au stade de l’Amitié Mathieu Kérékou. Mais Nel Oliver n’était pas seul. De nombreux autres artistes comme Blucky d’Almeida, Ignace don Metok, Prince Adéoyé, Jonnhy Sourou, Anna Téko…. se sont succédé sur scène pour accompagner la célébration de ces noces d’or. L’heureux du jour lui-même n’était pas du reste. Il a revisité son répertoire sous les ovations du public. L’ambiance était donc à son comble et la joie, perceptible de part et d’autre. Et comme s’il avait longtemps rêvé et attendu cet instant de distraction, le public en redemandait. Ce qui a prolongé le spectacle jusqu’au petit matin?
Culture 05 janv. 2016