La Nation Bénin...
Nouvelles

Mercredi 23 décembre dernier, l’artiste-musicien Nel Oliver organisait ses noces d’or de scène. Un évènement grandiose appuyé 72 heures plus tard d’un géant spectacle au cours duquel il a signé un nouveau pacte avec les amateurs de sa musique et les mélomanes.
«Il s’agit des 50 ans de scène de Nel Oliver. Je ne peux pas manquer un tel évènement. C’est une grande joie pour moi d’être là et de prester… ». L’émotion à peine contenu, le musicien El Régo, fortement appuyé sur sa canne s’était élancé sur le podium pour prester. Face à lui, un public surchauffé à blanc qui reprenait à cœur sa musique. C’est dans cette ambiance de fête et de gaieté que s’est déroulé le géant concert plein-air organisé par l’artiste Nel Oliver, de son vrai nom Gbènoukpo Finagnon Noël Ahounou pour célébrer l’acte II de ses noces d’or sur scène. La première ayant été fait de dîner de gala et de sa décoration au grade de chevalier de l’Ordre national du Bénin.
Une cérémonie de prestige qui l’a obligé à songer à ses fans à travers un autre spectacle organisé au stade de l’Amitié Mathieu Kérékou. Mais Nel Oliver n’était pas seul. De nombreux autres artistes comme Blucky d’Almeida, Ignace don Metok, Prince Adéoyé, Jonnhy Sourou, Anna Téko…. se sont succédé sur scène pour accompagner la célébration de ces noces d’or. L’heureux du jour lui-même n’était pas du reste. Il a revisité son répertoire sous les ovations du public. L’ambiance était donc à son comble et la joie, perceptible de part et d’autre. Et comme s’il avait longtemps rêvé et attendu cet instant de distraction, le public en redemandait. Ce qui a prolongé le spectacle jusqu’au petit matin?
Culture 05 janv. 2016

Face au retard observé dans le traitement du dossier de reversement des éducateurs et éducatrices des écoles maternelles, le Syndicat national des enseignants des écoles maternelles du Bénin(SYNAEM) projette des actions de protestation. Il s’agit d’une part d’un sit-in à la Primature le 20 janvier et de la grève d’avertissement de 72h à compter du 1er février, selon Hector Fanou, secrétaire général dudit syndicat.
La situation administrative des éducateurs et éducatrices des écoles maternelles du Bénin n’est pas enviable. Ils sont jusque-là sans contrat et sans salaire depuis des années, à en croire Hector Fanou, secrétaire général du Syndicat national des enseignants des écoles maternelles du Bénin (SYNAEM). Cette situation est si préoccupante qu’elle oblige le syndicat à projeter des actions pour se faire entendre.
Le secrétaire général Hector Fanou explique qu’il s’agit fondamentalement du dossier de reversement des éducateurs et éducatrices de l’école maternelle. Selon lui, depuis huit ans, ces éducateurs de la maternelle sont sans salaire. Cette situation est la conséquence de la mesure de gratuité de la scolarité décrétée par le gouvernement le 2 octobre 2006. En vertu de cette décision, il est interdit aux chefs d’établissements d’enseignement public de faire payer aux parents des souscriptions sous forme de frais de scolarité des apprenants. Or, souligne Hector Fanou, ce sont les ressources financières issues des souscriptions qui servaient à payer le salaire des éducateurs et éducatrices de la maternelle.
La situation présentée au gouvernement
Dans ces conditions, explique le secrétaire général, cette catégorie d’enseignants se retrouve sans salaire. La situation a été présentée au gouvernement, entretemps, mais aucune solution n’a pu être trouvée, se désole Hector Fanou.
Par ailleurs, au sein de cette catégorie, il y en a qui sont titulaires du Brevet d’études du premier cycle(BEPC). Mieux, ils ont même suivi des formations initiées par l’Etat et sont reçus pour des examens professionnels. «Ils ont besoin d’être reclassés», fait savoir Hector Fanou. Mais paradoxalement, l’Etat dit ne pas reconnaître leur BEPC. Le pire, dénonce encore le secrétaire général, c’est que le gouvernement prétend qu’ils sont «des gens sans qualification». Ceux-ci, précise-t-il, font un effectif de 148. Mais le même immobilisme, voire le dilatoire du gouvernement font que rien non plus n’a bougé de ce côté, malgré les promesses finalement faites. Le gouvernement a dit avoir besoin d’une communication en Conseil des ministres pour reconnaître le BEPC aux intéressés. Cette communication est attendue, « depuis 2012 », relève le secrétaire général. La méthode du gouvernement, c’est qu’il attend qu’on projette des actions pour leur faire appel et les calmer. Pour cette fois-ci, « nous avons projeté de faire un sit-in le 20 janvier à la Primature et si rien n’est fait, nous avons prévu une grève d’avertissement de 72h à compter du 1er février prochain». Selon lui, ayant appris la programmation de ces mouvements, le gouvernement leur fait déjà appel pour ce jour mardi 5 janvier.
Le SYNAEM note une lenteur dans l’évolution des travaux au niveau de la commission chargée de vider le dossier. A ce propos, il propose la délocalisation des travaux de la commission à laquelle le dossier est affecté pour mettre fin à la souffrance des éducateurs et éducatrices. Toutefois, Hector Fanou assure que si le décret d’application du statut particulier du personnel enseignant de l’Etat était pris, il règlerait une partie des problèmes. «Car avec le décret, on n’a plus besoin d’une communication en Conseil des ministres qui traîne depuis 2012 », indique le secrétaire général du SYNAEM qui exige également le paiement sans délai des salaires des Agents contractuels de l’Etat (ACE) 2014.
Par rapport aux subventions, Hector Fanou explique qu’il est interdit de les utiliser pour payer les salaires des éducateurs. La subvention dit-il est destinée à l’achat des fournitures et à l’équipement des matériels didactiques.
Pour avoir gain de cause, il demande enfin aux syndiqués de rester mobilisés pour les actions prévues¦

Cotonou, le 31 décembre 2015
Béninoises, Béninois,Très chers compatriotes,
Nous voici à l’orée de la nouvelle année que nous accueillons tous dans la joie, l’allégresse et les sentiments de reconnaissance envers Dieu tout puissant qui nous en donne la grâce.
L’année 2016 porte en elle l’espoir de tout notre peuple qui s’apprête à vivre une nouvelle expérience devant consacrer l’alternance au sommet de l’Etat et la consolidation de nos acquis démocratiques.
Mes vœux de bonne année s’adressent à vous toutes et à vous tous, chers compatriotes que je porte et porterai toujours dans mon cœur.
En ces moments festifs dans nos foyers, nos villes et nos villages, je voudrais en votre nom à tous, rendre gloire au père céleste qui a permis que le Bénin demeure une nation de paix dans un environnement sous-régional et international marqué par des turbulences de tout genre, la psychose généralisée de l’insécurité du fait du terrorisme international et des conséquences néfastes des dérèglements climatiques.
Aussi voudrais-je, en ces instants où nous communions tous avec notre commune patrie, me tourner, dans un esprit de solidarité nationale, avec un regard compatissant vers nos chers compatriotes malades dans les hôpitaux et ceux confrontés à des difficultés physiques ou des souffrances morales.
Je leur souhaite un prompt rétablissement et les exhorte au courage. Mon affection les accompagne.
Béninoises, Béninois,
L’année qui s’achève a été marquée entre autres par des souvenirs douloureux. Sans vouloir raviver les souffrances, je voudrais rappeler aux fins d’en conjurer le souvenir, le pèlerinage particulièrement meurtrier de cette année aux lieux saints de l’Islam. Que Dieu nous préserve de ces situations à l’avenir et qu’il accueille dans son royaume ses fervents fidèles disparus.
Nous ne cesserons d’implorer le ciel pour le repos de leurs âmes.
J’adresse les mêmes prières au père céleste en faveur de feu le président Mathieu Kérékou rappelé à Dieu le 14 octobre 2015.
J’associe à cette compassion toutes les personnes arrachées à notre affection au cours de l’année 2015 qui s’achève.
Mes chers compatriotes,
Le nouvel an m’offre aussi l’occasion de penser à nos frères et sœurs établis à l’étranger. Je forme à leur endroit mes meilleurs vœux et leur réitère ma reconnaissance pour tous les efforts qu’ils consentent pour contribuer de leur mieux au développement de notre commune patrie.
Je salue avec beaucoup de ferveur patriotique nos soldats et toutes les forces paramilitaires en mission à l’étranger dans le cadre des opérations de maintien de la paix sous l’égide des Nations Unies ou de l’Union Africaine. Je leur demande de toujours garder haut l’étendard de notre pays quelles que soient les difficultés.
Mes vœux de bonne année vont aussi à tous nos partenaires au développement qui vivent parmi nous et apportent l’appui précieux de leurs pays ou des Institutions internationales qu’ils représentent au Bénin. C’est l’occasion pour moi de leur redire la profonde gratitude de notre peuple.
Bonne année à tous les ressortissants des pays frères et amis résidant au Bénin et contribuant par diverses activités à l’animation de la vie économique, sociale et culturelle dans notre pays.
Béninoises, Béninois,Mes chers compatriotes,
L’année 2016 est une année électorale majeure et le corps électoral est déjà convoqué pour le 28 février prochain afin d’élire le nouveau président de la République.
Cette élection constituera la dernière de la série, après celles de l’année 2015 ayant consacré l’élection des nouveaux membres de l’Assemblée nationale d’une part et le renouvellement des conseils communaux, municipaux et locaux d’autre part.
C’est le lieu de saluer la diligence du COS-LEPI qui a tout mis en œuvre pour actualiser dans les délais, la Liste électorale permanente informatisée.
Mon gouvernement jouera sa partition pour que ces élections soient crédibles, transparentes et apaisées.
Je souhaite personnellement que ce soit un moment de fête, de liesse populaire et l’expression de notre attachement commun à la patrie. Je le dois au peuple béninois que j’ai servi dix ans durant en tant que premier magistrat. Je lui suis profondément reconnaissant. Le seul détenteur du pouvoir, c’est le peuple souverain du Bénin ! Et il exprimera son choix dans les urnes, en conformité avec les principes démocratiques.
Je n’oublierai jamais cette aventure formidable et exaltante, celle de gestion des affaires publiques que j’ai vécue avec mes collaborateurs de toutes catégories, civils comme militaires que je salue et remercie du fond de mon cœur.
Ce serait prétentieux de ma part de dire que nous avons tout réussi, que tous nos projets ont été exécutés avec succès. Cependant, il faudrait reconnaître que nous avons apporté à la suite de tous les régimes précédents, notre modeste contribution au développement de notre pays dont la volonté d’aller vers le progrès n’est plus un souhait, mais une exigence.
Mes chers compatriotes,
Les présents vœux à votre endroit, les derniers de la série depuis dix ans me donnent l’occasion de vous dire un grand merci!
Merci pour l’accompagnement précieux dont j’ai bénéficié de vous tous, durant toutes ces années passées ensemble !
Merci de m’avoir accepté et supporté, nul n’est infaillible. La tâche n’a pas été du tout facile, des erreurs ont certainement été commises.
Je saisis cette solennelle et ultime occasion pour solliciter votre indulgence. Nous avons tout de même fait de notre mieux sur le chemin du Bénin Alafia 2025.
Ce qui compte c’est l’avenir de notre nation et je continuerai, où que je sois, d’apporter ma contribution pour son édification dans la mesure de mes possibilités.
C’est d’ailleurs pourquoi je soumets à votre méditation la réflexion suivante:
La Conférence nationale a eu l’inestimable mérite de projeter dans le monde une image extrêmement positive de notre pays, le Bénin. Mais, si nous n’y prenons garde, cette bonne réputation risque d’être écornée si nous refusons de relever les défis importants que je n’ai cesse de rappeler.
Il s’agit notamment des questions de gouvernance à tous les niveaux; elles ont trait à l’impunité dont le corollaire, la corruption entraîne l’appauvrissement d’une frange importante de nos populations.
Il s’agit aussi du renforcement du cadre institutionnel pour le contrôle des comptes de l’Etat, par la création de la Cour des comptes, de la sauvegarde de l’intégrité publique et l’application effective de l’imprescriptibilité des crimes économiques.
Il s’agit surtout de la qualité de notre justice qui appelle sa dépolitisation, son impartialité en vue du respect scrupuleux des textes notamment ceux relatifs à l’enrichissement illicite et la déclaration de patrimoine.
Il se pose aussi le problème de la probité de la classe politique, de rôle de veille que doit jouer la Société civile. A ce propos, les déviances des gouvernants doivent être sanctionnées par la Haute cour de Justice dont les conditions de saisine doivent être révisées sans délai afin d’assurer sa fonctionnalité et sa crédibilité.
Sanctions administratives, sanctions disciplinaires, sanctions politiques, sanctions pénales…
Toutes ces sanctions doivent crédibiliser l’arsenal légal, réglementaire et institutionnel si nous voulons consolider l’image internationale de notre pays et la crédibilité de ses institutions.
Très chers compatriotes,
La question de la bonne gouvernance, fondement de stabilité, de paix, de sécurité et de prospérité nous renvoie comme vous le savez au processus politique transparent, prévisible, ouvert, à l’abri de l’omniprésence de l’argent qui éclabousse notre pays notamment en cette veille électorale.
La bonne gouvernance est ce processus qui nous renvoie aux méthodes de gestion administrative imprégnées d’une éthique professionnelle et à l’imputabilité. La bonne gouvernance nous renvoie aussi au renforcement de la Société civile et de la gestion des affaires publiques.
Béninoises, Béninois,
L’avenir du Bénin est radieux. Je l’affirme en toute honnêteté parce que j’en ai la conviction et que l’espérance et l’espoir sont permis.
Il nous faut évidemment nous mettre résolument au travail, aimer notre pays, et faire preuve de patriotisme sans faille toutes les fois que de besoin. Toujours mettre l’éthique et la morale au centre de nos actions. C’est à ce prix que nous vivrons en harmonie dans la paix, la fraternité et la concorde nationale.
C’est la condition indispensable pour que le Bénin soit « un pays phare, bien gouverné, uni et de paix, à économie prospère et compétitive, de rayonnement culturel et de bien-être social », autrement dit, le Bénin de nos rêves.
Notre pays tout en poursuivant ses efforts de construction nationale sera toujours solidaire de tous les peuples de notre sous-région, de l’Afrique et du monde, en temps de paix ou de difficultés.
Enfin, l’heure a véritablement sonné pour la consolidation des infrastructures, mention spéciale à l’énergie, en vue de renforcer l’intégration de notre pays à la sous-région et au reste du monde pour donner l’espoir à notre jeunesse en quête d’emplois et de bien-être.
Très chers compatriotes de l’intérieur comme de la diaspora,
Très chers hôtes dans notre pays,
Daigne Dieu tout-puissant combler notre chère patrie et nos pays de ses grâces et vous accorder à chacune et à chacun paix, santé et succès tout au long de l’année nouvelle dont l’aurore nous illumine déjà.
Daigne Dieu renforcer notre foi en lui pour sa gloire !
Bonne et heureuse année 2016 !
Vive la coopération internationale !
Vive la République !
Vive le Bénin !
Je vous remercie.¦
Actualités 04 janv. 2016

Comme il est de tradition depuis près de dix ans, le président de la République a reçu, vendredi 1er janvier dernier à son domicile, les vœux de la Garde d’honneur et par ricochet de la Garde républicaine. Boni Yayi a exprimé aux hommes en uniforme toute sa reconnaissance pour leur travail.
C’est sous les airs de l’escadron de musique de la Gendarmerie nationale que le chef de l’Etat est apparu à l’un des portillons de son domicile, en compagnie de la Première dame et de ses enfants. Ce qui était devenu une tradition établie depuis une dizaine d’années a eu cette fois-ci une bonne charge d’émotions d’autant que c’était la dernière fois que la Garde d’honneur présentait ses vœux au président de la République dont le mandat vient à terme le 6 avril prochain. « Votre passage a permis un meilleur épanouissement de l’Armée, à travers plusieurs réalisations et une amélioration des conditions de travail des forces de défense et de sécurité », déclare le chef d’escadron Max Noël Abalo, commandant du groupement de la Gendarmerie mobile, qui au nom de ses collègues, forme des vœux de santé, de succès et de longévité à Boni Yayi, son épouse et à toute sa famille. « Les hommes passent mais leurs œuvres restent. Vous êtes un homme d’Etat, c’est ce que nous avons retenu de votre mandant à la tête de notre pays », souligne l’officier de Gendarmerie.
Le chef de l’Etat a tenu à rendre grâce à Dieu qui l’a soutenu à la tête du Bénin pendant dix années. « J’ai placé mon mandat sous le signe de la foi et de la protection de Dieu. Nous avons traversé des zones de turbulences mais le Seigneur était toujours dans la barque», témoigne-t-il. Aux forces de défense et de sécurité, en particulier à la Garde républicaine, Boni Yayi a exprimé toute sa reconnaissance pour avoir assuré sa protection pendant dix ans. « Vous m’avez accepté. Si je vous ai offensé, je vous demande pardon », leur dit-il humblement, leur renvoyant ses vœux de santé robuste, de courage et de persévérance au service de la nation. Le président de la République invite par ailleurs la grande muette à l’accompagner dans la mission d’organisation des élections présidentielles. «Je souhaite des élections paisibles. La sagesse, l’amour et l’amitié doivent nous guider. Nous ne voulons pas d’injures mais des projets de société », insiste-t-il. Il énonce également des défis que le pays doit relever, en priorité ceux de la sécurité, des réformes économiques, de la lutte contre la corruption, de la promotion de l’emploi des jeunes et des femmes. « A tout le peuple béninois, je souhaite une année de paix, de réussite, une année pour un Bénin prospère et véritablement démocratique », conclut-il¦

Dimanche 3 janvier, Saliou Akadiri, ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine, de la Francophonie et des Béninois de l’Extérieur, a tenu une séance de travail avec une délégation allemande conduite par Gerd Müller, ministre de la Coopération et du développement économique. Les échanges ont porté sur le thème : «migration, réfugiés et rapatriement». C’était à son cabinet ministériel à Cotonou.
D’entrée, Saliou Akadiri, ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine, de la Francophonie et des Béninois de l’Extérieur, a salué la bonne coopération entre la République du Bénin et la République fédérale d’Allemagne avant de faire savoir que de nouvelles pistes de coopération sont identifiées par la partie béninoise.
S’agissant du thème « Migration, réfugiés et rapatriement », il s’est réjoui que ce sujet fasse l’objet de préoccupation pour la partie allemande. Rappelant le sommet Europe-Afrique de novembre 2015 qui a consacré ses travaux à la question de la migration, Saliou Akadiri fera savoir que beaucoup de résolutions ont été retenues sur la gestion des flux migratoires. Le Bénin ne saurait, selon lui, se soustraire à ces recommandations faites aux pays d’origine et à ceux de transit sans oublier ceux de destination. Ces résolutions, a-t-il rappelé, concernent les questions du retour, de l’entrée illégale, de séjour et de la réadmission aux pays d’origine. Ainsi, le gouvernement a eu à réfléchir et est parvenu à la conclusion qu’il faut des solutions.
Le ministre Akadiri a révélé que le gouvernement béninois pense que la migration ne doit pas constituer un point négatif de la coopération entre les deux pays. La partie béninoise propose que les solutions soient humaines. « Dans tous les cas, le Bénin ne va jamais encourager la migration irrégulière », a assuré Saliou Akadiri. Le rapatriement, a-t-il poursuivi, sera endossé à des mesures d’accompagnement en faveur des personnes en situation irrégulière en terre allemande. Ces mesures pourraient consister à appuyer les personnes dans le cas à mener des activités génératrices de revenus afin de les décourager à renouer avec l’aventure de la migration illégale, a laissé entendre le chef de la diplomatie béninoise.
En réponse à son homologue béninois, Gerd Müller, ministre allemand de la Coopération et du développement économique, a assuré que son pays doit créer une nouvelle base pour sa coopération avec l’Afrique. Dans ce cadre, la question de la migration occupera une place importante. S’agissant du Bénin, il a indiqué que chaque année, l’Allemagne accueille environ 400 Béninois candidats à la migration. Saluant l’engagement du Bénin à jouer sa partition dans la résolution de la question, le ministre allemand a annoncé aussi son engagement. Il s’agit pour lui de renforcer les mesures de rapatriement dans le cadre du fonds fiduciaire de l’Union européenne. Par ailleurs, après s’être posé la question de savoir si les rapatriés trouveraient du travail une fois au pays, Gerd Müller a souhaité que les jeunes Béninois aient accès à l’éducation, à la formation pour un meilleur avenir. Aussi a-t-il annoncé que l’appui à la formation sera la nouvelle priorité de la coopération entre les deux Etats. Mieux, il n’a pas manqué de rappeler que les Bénin regorge d’énormes potentialités pour le développement agricole sans occulter les atouts que lui confère son port.
Par rapport à la présidentielle, il a souhaité que tout se passe bien comme d’habitude pour que le Bénin fasse encore parler de lui en matière de sauvegarde de la paix. Une réalité qui lui paraît comme condition pour le développement économique. Aussi s’est-il dit séduit par la paix qui règne entre chrétiens et musulmans au Bénin comme il l’a observé lors de la période des fêtes de fin d’année 2015¦

L’arène politique nationale vient de s’élargir avec la création d’une nouvelle formation politique. Il s’agit du Parti du réveil pour le progrès (PRP) Nouvelle élite. Le congrès constitutif s’est déroulé samedi 2 janvier dernier à Porto-Novo, en présence de l’ancien député à l’Assemblée nationale, Jonas Gbénamèto.
Porté sur les fonts baptismaux samedi 2 janvier dernier à Porto-Novo, le Parti du réveil pour le progrès (PRP) Nouvelle élite défend un idéal clair. « Il vise la scolarisation sociale, politique et civique de la jeunesse béninoise. Le PRP Nouvelle élite entend participer à la gestion et à la construction du Bénin par un choix consciencieux et conséquent d’un candidat en vue de la présidentielle du 28 février prochain ». Ces objectifs ont été précisés par le président de cette formation politique à l’ouverture des travaux du congrès constitutif.
En effet, pour Victor Godson Adandé, l’heure est grave au Bénin. Il peint un tableau sombre de la situation de la jeunesse béninoise confrontée à plusieurs maux dont surtout le chômage. C’est pourquoi, il appelle les jeunes à se réveiller afin de prendre leur destin en main. Le PRP Nouvelle élite entend donner une chance pour la concrétisation de ce réveil, a souligné le président du parti. « Il nous faut une rupture générale sur tous les plans notamment social, économique et politique pour inverser la tendance aujourd’hui », insiste-t-il. Cette rupture doit se faire de manière douce et sans violence, poursuit Victor Godson Adandé qui invite tous les jeunes à adhérer au PRP Nouvelle élite pour apporter leur précieuse pierre à la construction de la relève du Bénin. « C’est cela le sens de notre combat, le sens de l’engagement que rien au monde ne peut ébranler même pas l’argent », martèle le président du PRP Nouvelle élite. Cette vision du président Victor Godson Adandé est épousée par plusieurs organisations, de jeunes et de femmes. Celles-ci par la voie de leur porte-parole ont apporté leur caution à la naissance de cette nouvelle formation politique. «L’heure a sonné car, la vraie jeunesse béninoise est debout pour construire le Bénin», fait observer Pamphile Monsia, représentant des jeunes qui salue au passage la forte mobilisation des participants composés des délégations des différents départements du Bénin.
Venu soutenir la naissance de ce nouveau-né de l’arène politique nationale, l’ancien député à l'Assemblée nationale, Jonas Gbénamèto a prodigué de sages conseils aux membres du PRP Nouvelle élite. Il salue ces jeunes pour leur engagement à marquer une rupture générale avec les anciennes pratiques qui n’ont fait qu’arriérer la jeunesse béninoise. Jonas Gbènamèto a exhorté les congressistes à réveiller effectivement les jeunes « mais dans le sens du progrès et non pas parce que pressés de prendre sa part du gâteau ». Il a invité les membres du Parti du réveil pour le progrès Nouvelle élite à faire le bon choix pour la présidentielle de 2016. Lequel choix doit aller selon lui dans le sens du rejet de toutes les anciennes pratiques relevées et décriées par le parti lui-même, a conseillé l’ancien député de l’Opposition¦

Prévue au départ pour durer trois jours, la rencontre de concertation avec les différents acteurs de la famille du football béninois engagée par le Comité de normalisation (Conor) depuis lundi 28 décembre 2015, va devoir connaître une prolongation de deux semaines. Ce qui augure encore d’intenses activités pour le président Rafiou Paraïso et ses membres, sans oublier que le Conor sera à Abuja et Accra, pour participer respectivement au Glo CAF Awards et à la réunion de l’UFOA.
Le processus engagé dans le cadre de la réconciliation des acteurs de la famille du football béninois par le Conor, est en passe d’être prolongé pour quelques jours. C’est le prix à payer, l’objectif principal étant de rencontrer et d’écouter tous ceux qui sont impliqués dans l’animation et le développement du sport roi au Bénin.
Programmé au départ du 28 au 30 décembre dernier, le processus a permis au Conor de prendre connaissance des préoccupations du groupe « Le Renouveau » du président Bruno Didavi, de l’association «Elite pour le sport» d’Appolinaire Dassi, l’Association des reporteurs d’images de Bob Chagouri, le Réseau des journalistes sportifs du Bénin de René Sagbo et Sauvons le football béninois de Sosthène Sèflimi, par rapport à la relance du football au Bénin et aux griefs à la base de leurs mécontentements. Les associations de supporters comme le Febas de Léopold Houankou et l’Unas ont aussi été rencontrées. Il y a eu par la suite le groupe de Magloire Oké, avec au menu des échanges, des propositions de sortie de crise. Outre Magloire Oké, il y avait Pédro Ayéma, Bouraima Imorou et Rigobert Koutonin. Ils sont revenus sur la gestion de la Fédération béninoise de football. C'est pourquoi ils ont souhaité que son prochain président soit reconnu pour son intégrité et son caractère rassembleur. Après eux, ce fut le tour des différentes associations des anciens footballeurs d’être reçus par le Conor. Ils ont déploré le fait de ne pas être associés et espèrent que leurs doléances seront prises en compte. D’ailleurs, un document contenant des recommandations a été remis par l’Association béninoise des anciens footballeurs (Abaf) de Porto-Novo au Conor.
Quant aux clubs de l'Atlantique/Littoral et de l’Ouémé/Plateau, leurs dirigeants ont suggéré la réintégration de ceux qui avaient été exclus, si le Conor souhaite une vraie réconciliation. Ils ont ensuite invité le comité à trouver une bonne formule pour le championnat afin que les charges ne pèsent pas sur eux.
Les trois jours programmés ne leur ayant pas suffi pour aller à la rencontre de tous les acteurs attendus, les membres du Conor renouent dès demain, mardi 5 janvier, avec les contacts. Ce sera pour échanger tour à tour avec le Comité de restructuration et d’orientation (CRO) du président Jérôme Carlos, le groupe du président Victorien Attolou et celui du président Augustin Ahouanvoébla qui, attendu plutôt le lundi 28 décembre dernier, n’avait pas pu être de la partie. Entre temps le Conor sera à Abuja pour le Glo CAF Awards. A son retour, il sera à Abomey pour rencontrer respectivement les clubs du Zou-Collines et ceux du Mono-Couffo, samedi et dimanche prochains. C’est à son retour de la réunion de l’Union des fédérations ouest-africaines de football (Ufoa) prévue en début de semaine prochaine à Accra, que le Conor sera avec les clubs des départements du septentrion¦

Situé au Sud-Ouest du Bénin, le Mono-Couffo a connu dans le courant de cette année qui s’achève, d’intenses activités tant dans le domaine politique que sur le plan social. Des élections apaisées en passant par la construction des infrastructures socio-économiques, les deux départements poursuivent résolument leur marche vers le développement en dépit des défaillances notées au niveau de certains secteurs devant soutenir cette dynamique.
A l’échelle des communes du Mono-Couffo, les deux dernières élections sur le plan national resteront le fait marquant, au plan politique pour le compte de cette année qui s’achève. A l’issue du scrutin législatif, la commune de Lokossa s’est adjugée, pour la première fois, deux députés sur les trois attendus dans la 18e circonscription électorale. C’est un exploit qu’aucune autre commune n’avait encore réalisé, reconnaît-on dans le rang des politiques de la localité. Dakpè Sossou et Rosine Dagniho, auteurs d’une telle percée, étaient précédemment conseillers à la mairie de la ville. Le premier est élu sur la liste des Forces démocratiques unies (FDU) tandis que la seconde, a conduit la liste des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE).
Tous les deux ont encore postulé avec succès aux élections municipales, communales et locales du 28 juin dernier. Le député Dakpè Sossou réussira même un tour de passe-passe au sujet de sa destinée politique en s’octroyant, mardi 28 juillet dernier, un second mandat de maire à la tête de la commune. En 12 années de décentralisation, il était devenu le premier maire de Lokossa ayant bénéficié de deux mandats. Finalement, il ne dirigera sa ville natale que pendant moins d’une dizaine de jours avant de partir définitivement de la mairie après la démission survenue suite à sa candidature pour les communales.
De l’Assemblée nationale où il siège désormais, Dakpè Sossou n’a pas baissé la garde quant au choix de son successeur. Il prend fait et cause pour son ancien directeur de cabinet à la mairie, Pierre Awadji de la liste FDU. A l’arrivée, c’est bien ce dernier qui s’en sort en battant l’ancien premier adjoint au maire, Valère Dogué, un transfuge FDU. Et le positionnement aux côtés des présidentiables de février 2016 semble consacrer davantage l’émiettement des blocs au sein des FDU, formation politique des députés Mathurin Nago, Jérémie Adomahoun, et Alexis Agbélessessi.
Mais au-delà des convulsions au sein des FDU de Lokossa notamment, il est à retenir que les dernières communales ont renouvelé presque l’ensemble des 12 maires du Mono-Couffo. Les rares communes qui ont renouvelé à leur maire, leurs confiances sont Athiémé dans le Mono puis Dogbo et Klouékanmè dans le Couffo.
De nombreux chantiers ouverts
Au plan socio-économique, certains chantiers d’infrastructures routières. Il s’agit, par exemple, de la réhabilitation du tronçon Comè-Lokossa-Dogbo désigné sous le nom « Colodo ». Idem pour le projet du pont en construction sur le fleuve Mono dans la commune d’Athiémé. Les taux de réalisation physique de ces différents chantiers sont évalués, à la date du 28 décembre dernier, à environ 11,30% pour Colodo et 67% pour le pont, selon le directeur régional en charge des Travaux publics, Justin Akouété. Cet ancien coordonnateur des projets routiers à la direction des travaux neufs regrette que la construction du pont, outil intégrateur entre les peuples du Togo et du Bénin, ne connaisse pas le même rythme d’exécution du côté togolais.
A en croire Justin Akouété, le taux d’avancement desdits travaux y est largement en deçà de la performance atteinte au niveau du Bénin.
Sur le plan des autoroutes de l’information, la téléphonie et l’Internet en l’occurrence, le Mono-Couffo a particulièrement souffert. L’indisponibilité régulière de ces outils essentiels de travail, a fini par décider les membres de la Conférence administrative départementale à interpeller le responsable en charge du secteur. La même démarche a été observée, toujours sous la présidence du préfet Corentin Kohoué, par rapport à la pénurie fréquente et prolongée du carburant dans les stations-service notamment au niveau de celles de la Sonacop¦

Même si tout n’est pas rose, les réformes engagées dans le domaine économique au cours de l’année 2015 ont permis au Bénin d’enregistrer quelques progrès.
Le Bénin a connu dans le secteur économique comme dans d’autres secteurs un regain d’activités au cours de l’année 2015 qui finit dans quelques heures. L’événement qui a le plus marqué est celui de l’examen et l’adoption du budget général de l’Etat gestion 2016 par les députés à l’Assemblée nationale le mardi 22 décembre dernier.
Des réformes prises en compte
En effet, sous le régime Boni Yayi, c’est l’une des rares fois que le budget général de l’Etat a été voté en temps réel par les députés sans difficultés. Et si c’est le cas, c’est parce que ce budget a pris en compte un certain nombre de réformes qui ont permis au Bénin d’enregistrer quelques progrès, même s’il y a encore des défis à relever.
L’année 2015 confirme les bonnes performances enregistrées depuis quelques années comme l’a rappelé le chef de l’Etat Boni Yayi dans son message sur l’état de la nation délivré lundi dernier devant la Représentation nationale à Porto-Novo. Ces performances sont le résultat des réformes qui ont été engagées dans tous les secteurs de l’économie nationale. Ainsi, le taux de croissance économique de 5,2% qui est attendu est supérieur à la moyenne qui est de 4% en Afrique de l’Ouest, 3,8% en Afrique sub-saharienne et 3,1% au plan mondial.
Cette croissance est portée par la production agricole, le dynamisme des activités manufacturières et des services. Depuis l’année 2011 donc, la croissance économique a été soutenue durant trois années successives. Toutefois, la question qui se pose est de savoir si cette croissance a pu impacter la pauvreté.
Le Bénin n’a pas pu atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) dont l’échéance était prévue pour 2015 en matière cible sur la réduction de la pauvreté. Néanmoins, avec un taux de pauvreté de 40% en 2015, il se situe au premier rang dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Donc, des défis restent à relever sur ce chantier.
Au plan des finances publiques, une délégation des administrateurs du Fonds monétaire international (FMI) qui était récemment au Bénin a reconnu que les politiques prudentes des autorités du pays ont contribué à de solides résultats macro-économiques. Toutefois, une croissance plus forte durable, et plus inclusive est indispensable pour réduire la pauvreté, face à un environnement plus difficile, y compris le ralentissement économique du Nigeria voisin.
L’acte qui aura marqué également le Bénin sur le plan économique au cours de l’année 2015, c’est la signature avec les Etats-Unis à Washington au mois de septembre plus précisément du deuxième Compact du Millennium Challenge Account. Ce compact qui a été obtenu suite aux résultats concluants du premier mobilise en faveur du Bénin 403 millions de dollars, soit plus de 200 milliards de francs CFA. Ce nouvel appui américain sera exclusivement dédié au secteur énergétique. Son objectif c’est d’améliorer le cadre institutionnel et juridique, et les investissements durables dans le secteur.
Pour ce compact, le partenariat public-privé se retrouve au cœur du dispositif de financement américain, notamment en matière d’infrastructures pour la production d’électricité et la distribution ainsi que l’électrification hors réseau pour les ménages pauvres et non desservis.
L’intégration économique aussi
Au plan de l’intégration sous régionale, le Bénin vient de lancer avec le Togo, les travaux de réalisation du barrage hydroélectrique d’Adjarala dans la commune d’Aplahoué. Ce projet qui était longtemps comme un vœu pieux, se mue désormais en un investissement structurant pour les deux pays. Le début de réalisation de ce méga projet de sécurisation de la fourniture électrique selon le directeur général de la Communauté électrique du Bénin (CEB) Djibril Salifou marque en réalité la fin de 30 années de disette de gouvernements successifs qui n’ont pas ménagé leurs énergies dans la recherche de partenaires pour son financement.
En effet, le projet consistera à la construction d’une centrale hydroélectrique d’une puissance installée de 147 Mw ainsi que l’aménagement de domaines hydro-agricole et piscicole à Adjarala. Et la production énergétique attendue est de l’ordre de 461 Gwh.
Il est prévu également dans le cadre du projet, la mise en place d’un système d’irrigation sur environ 40 000 ha ainsi que la promotion des activités de pêche, puis des retombées certaines pour les populations riveraines.
Au plan international, le Bénin a pris part activement au troisième Sommet du Forum Inde-Afrique où le chef de l’Etat Boni Yayi a fait des suggestions pour booster les relations économiques entre l’Inde et le continent africain. L’expertise acquise par l’Inde dans divers domaines et la similitude des réalités socio-économiques avec l’Afrique selon Boni Yayi prédisposent le continent à développer davantage une coopération correspondant aux besoins des pays africains¦

L’année 2015 s’achève sous de bons auspices au plan culturel. Même si elle est restée sur la même veine que 2014 avec le décès de nombreux acteurs culturels, on doit néanmoins la créditer d’avancées louables.
Incontestablement, les rencontres mensuelles de la Culture (RMC) restent de loin l’une des initiatives culturelles les plus innovantes de l’année qui s’achève. Certes elle n’a enregistré que trois éditions mensuelles, mais cela aura suffi à cette initiative portée par de jeunes acteurs culturels pour s’imposer. A vrai dire, les RMC sont venues, ainsi que le témoignent nombre d’acteurs culturels, combler un grand vide, une attente qui n’aura que trop durer. Doit-on encore rappeler aujourd’hui que le Bénin manque au plan culturel d’un cadre qui permette à ses acteurs de se retrouver, d’échanger et de définir des actions à même d’impacter le secteur? L’échec des précédentes tentatives et initiatives comme «Le vendredi des artistes» est évocateur de ce que les acteurs culturels ont du mal à fédérer leurs énergies pour avancer. Et c’est peut-être là le mérite des RMC, l’unique creuset de réflexion autour des arts et la culture à l’heure actuelle.
De grandes avancées
Précédemment «Bénin top 10», l’évènement annuel de distinction des meilleurs artistes de la musique béninoise a pris cette année une autre dimension. Rebaptisé «Les succès des musiques béninoises», il a connu son épilogue au petit matin du dimanche 27 décembre dernier avec le sacre de Anna Téko comme artiste de l’année pour succéder à la tenante du titre, Noellie Adotin alias Oluwa Kemy. Comme si 2015 était son année, Anna Téko venait ainsi de se mettre à nouveau sous les feux de la rampe avec la célébration, quelques jours plus tôt de ses trente ans de scène.
Jubilé de scène, Gbènoukpo Finagnon Noël Ahounou connu sous le nom d’artiste Nel Oliver l’a aussi célébré. Les noces d’or consacrant les cinq décennies de présence sur scène de l’un des tous premiers ingénieurs de son africain ont été célébrées en deux temps. D’abord une première fois, au Bénin Marina Hôtel avec la réception de l’artiste dans l’Ordre national du Bénin, au grade de Commandeur, puis, une seconde fois, sur l’esplanade intérieure du stade de l’Amitié-Mathieu Kérékou un concert live gracieusement offert par l’artiste avec l’accompagnement de la plupart des voix les plus en vogue du moment.
Une année de réussites
Sacré Eric ! C’est par cette exclamation que nombre d’acteurs culturels ont salué ce qu’ils ont appelé «justice rendue» à Eric Hector Hounkpè. Des sept candidats Hermas Gbaguidi, Florent Eustache Hessou, Tola Koukoui, Marcel Orou Fico, Osséni Soubérou et l’ancien directeur Pascal Wannou en lice pour la direction du Festival international de théâtre du Bénin (FITHEB), c’est finalement lui qui a eu le dessus. A la faveur d’une décision du Conseil des ministres en date du 21 novembre dernier, il a été nommé pour prendre les destinées du plus grand festival de théâtre en Afrique francophone. Pour rappel, le dernier appel à candidatures, du moins, l’avant dernier avait déjà retenu ce même acteur culturel. Mais la procédure, on se rappelle, avait été invalidée alors même que Eric Hector Hounkpè avait été désigné et devrait être installé pour organiser la 12e édition dudit festival. La raison, c’est que le ministre en charge de la Culture d’alors, Jean Michel Abimbola s’était opposé à cette désignation et y avait vu «une menace» aux «réformes» initiées, par ses collaborateurs et lui.
La première édition du Festival international de musique du Bénin (FIMuB) a été organisée du 29 avril au 3 mai dernier. Le Bénin qui voulait sans doute ajouter un autre palmarès en dehors de l’organisation du Fitheb n’a malheureusement pas réussi à accrocher. En lieu et place de la merveille attendue, la montagne a plutôt accouché d’une petite souris livide, pâle et atrophiée. Très critiqué dès son annonce, et au regard des conditions de son organisation, le FIMuB n’aura pas gagné en estime jusqu’à sa fin. La liste de ses péchés visiblement trop longue s’est rallongée même à la fin de l’évènement, même si les artistes les plus sceptiques au projet ont fini par se rallier.
Dans le cadre des voyages du Ballet national à l’extérieur, 2015 a ouvert d’autres portes. La 56e édition du Festival international de folklore Celestino Graça de Santarem au Portugal avait pour seul pays africain invité, le Bénin. Et ce ne fut pas pour de la figuration. La troupe doit sa sélection à son engagement sur scène, ont témoigné les organisateurs. Et à l’arrivée, ce fut tout comblés, affabulés de toutes parts que les danseurs, danseuses, chorégraphes, percussionnistes, membres d’encadrement et responsables ont pris départ de ce festival qui fera son chemin et s’imposera.
Bonne nouvelle en général aussi pour les artistes. L’enveloppe financière à eux allouée est passée de trois à cinq milliards de francs CFA. D'où l’émotion au niveau de l’ensemble des acteurs culturels qui y voient, plus de célérité dans le financement des projets culturels?