La Nation Bénin...



Résultat pour : mmoga vender monedas Visité Buyfc26coins.com. Todo perfecto, desde el pago hasta la entrega..QZkn

Nouvelles

Discours sur l’état de la nation devant la Représentation nationale: Boni Yayi défend ses acquis économiques et sociaux

Le président de la République était, lundi 28 décembre, devant le Parlement pour son traditionnel discours sur l’état de la nation. Pour ce dernier exercice de son deuxième quinquennat, il a défendu les acquis de son gouvernement et ouvert des pistes de réformes d’avenir.

Son discours de lundi 28 décembre soulevait en lui une émotion particulière d’autant que c’est sa dernière intervention devant le Parlement en tant que président de la République. Mais Boni Yayi s’est résolu à défendre devant la Représentation nationale les acquis de son dernier quinquennat et dégager des pistes de réformes pour son successeur. «Malgré les limites inhérentes à toute œuvre humaine, j’ai la conviction que les politiques mises en œuvre ont permis des avancées certes significatives, mais susceptibles d’être consolidées dans la durée», souligne-t-il.

Les acquis, le chef de l’Etat les perçoit dans tous les compartiments de la gouvernance du pays. Au plan politique, il évoque un train de réformes politiques et institutionnelles visant à consolider les acquis de la Conférence des forces vives de la nation. Il en est ainsi de la loi portant code électoral qui facilite désormais la conduite du processus électoral, la loi portant lutte contre la corruption et les infractions connexes. «Pour approfondir le processus démocratique en cours, il parait indispensable d’aller plus loin dans les réformes», pointe-t-il. Boni Yayi suggère alors l’instauration d’un dialogue politique, aux fins de surmonter les méfiances, de réaliser une union sacrée pour aborder avec sérénité et patriotisme les difficultés qui freinent le progrès dans le pays. Il revient aussi sur les défis de réformes du système partisan béninois ainsi que ceux touchant la nécessaire révision de la Constitution.

Ses résultats économiques !

Le gouvernement finit l’année en cours avec une estimation de croissance de 5,2% qui, à l’analyse du chef de l’Etat, confirme les bonnes performances économiques du pays. Bien que le pays n’ait pas atteint les Objectifs du Millénaire pour le développement, il se console tout de même des effets induits par la courbe ascendante de la croissance sur la pauvreté. Pour Boni Yayi, la réduction de la pauvreté monétaire dont l’indice est passé de 44% en 2006 à 29% en 2015 se traduit par le transfert des actifs aux populations pauvres sous forme de mise en place d’infrastructures sociocommunautaires de base. Le Bénin peut se réjouir aussi des acquis en matière d’assainissement des finances publiques dont le résultat le plus récent concerne l’opération d’apurement de tous les engagements de l’Etat en instance au Trésor public. « Cette opération a permis d’injecter dans l’économie 210 milliards de francs CFA, représentant la totalité des instances de paiement au Trésor public en vue de relancer le secteur productif », assure-t-il.
Le climat des affaires aura aussi reçu une cure de jouvence avec des réformes qui ont permis d’attirer d’importants investissements directs étrangers. Le rapport 2015 de la CNUCED crédite le Bénin de 377 millions de dollars d’IDE. « L’économie béninoise aurait ainsi absorbé en 2014 plus de sept fois le montant de capitaux étrangers en 2006 qui était de 5 millions de dollars, soit une augmentation de plus de 600%», précise-t-il. Boni Yayi estime tout de même que la consolidation de ces acquis requiert la poursuite des réformes engagées dans le cadre Doing Business. A savoir, l’efficacité de l’administration, la dématérialisation des procédures douanières, fiscales, judiciaires et administratives, l’accès aux facteurs de production, la sécurisation du cadre juridique de construction et de l’habitat, l’élimination de tout obstacle à la libre circulation des personnes et la facilitation du financement des jeunes entrepreneurs sans garantie.
Mais le défi d’une justice crédible et impartiale tient à cœur au chef de l’Etat. « Les efforts consentis pour l’amélioration du climat des affaires et la lutte contre la corruption ne sauraient porter leurs fruits sans une justice crédible qui assure la célérité dans le traitement des dossiers et garantit le droit de propriété et de liberté d’entreprendre, ce qui suppose l’absence d’insécurité judiciaire et la prévisibilité des décisions de justice», affirme-t-il. Le secteur, poursuit-il, a besoin d’être réformé en profondeur, notamment en matière d’allègement des procédures pouvant permettre la saisine de la Haute cour de justice, le vote d’une loi visant l’autonomisation effective de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption, le vote d’une loi spécifique visant la création d’un parquet financier.

Un pari sur l’énergie

Le chef de l’Etat n’a pas manqué aussi d’énumérer les acquis sociaux de son gouvernement, en l’occurrence dans les secteurs de l’éducation, de la santé et d’appui aux couches les plus vulnérables. En matière de promotion de l’emploi, plusieurs mécanismes ont été mis en place pour favoriser l’employabilité des jeunes.
La question énergétique reste tout ce même prioritaire aux yeux du président de la République. Il informe ainsi que le gouvernement a négocié et signé des conventions de concessions pour plus de 700 Mw et des accords d’achat d’électricité pour près de 200 Mw. Pour le compte de l’année qui s’achève, des travaux ont déjà commencé pour une capacité totale de 272 Mw toutes sources d’énergies confondues, avec des investissements privés de l’ordre de 600 milliards de francs CFA à investir pour les trois prochaines années. « La stratégie du gouvernement est de jeter dès cette année, les bases pour atteindre une autosuffisance énergétique dans un horizon de trois ans», parie-t-il. Des infrastructures énergétiques se complètent à d’importants projets routiers. Le président de la République annonce qu’un total de 2000 km linéaires de route, d’un coût total de 1300 milliards de francs CFA seront lancés dans les tout prochains jours.
Le rayonnement international du Bénin s’est renforcé ces dernières années, fait aussi observer le chef de l’Etat. Il se réjouit ainsi qu’à la suite de la présidence en exercice de l’Union africaine en 2012, le Bénin soit encore désigné pour présider de 2016 à 2018 la commission de la CEDEAO.
Pour le reste, Boni Yayi souhaite que l’élection présidentielle se déroule dans la paix et la transparence et qu’elle soit surtout un moment de fête et de consolidation de la démocratie. «C’est mon dernier message devant vous, mais je suis certain que j’aurai l’opportunité de rencontrer chacun de vous. Nous travaillerons ensemble où que je sois, pour le bien de notre patrie commune», conclut-il¦Boni Yayi sur le chantier du Parlement
En marge de son discours sur l’état de la nation, le président de la République s’est rendu sur le chantier du nouveau siège du Parlement. Boni Yayi a fait le tour de certains de ses compartiments afin de s’enquérir de l’évolution des travaux. Selon le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, Noël Fonton, les gros œuvres sont déjà achevés. « Il est actuellement question de monter les charpentes. Les matériels sont déjà dans le bateau. Des experts canadiens sont attendus cette semaine », confie-t-il. Il rassure que le gouvernement met la pression nécessaire afin que le maître d’ouvrage livre le chantier dans les meilleurs délais. Sans vouloir fixer une date précise pour la finalisation des travaux, Noël Fonton indique que l’Etat espère la livraison du nouveau siège du Parlement avant la fin du mois de mars.
Le chef de l'Etat s'est également rendu dans la zone sinistrée du marché Dantokpa où il est allé voir le niveau d'évolution du chantier de reconstruction des boutiques lancé par le gouvernement¦
G.A

Actualités 29 déc. 2015


Examen du baccalauréat au Bénin: Plusieurs réformes ont été intégrées

Afin de mieux assainir le système éducatif notamment donner plus de valeur au baccalauréat béninois, la direction de l’Office du baccalauréat (DOB) a intégré des réformes dont certaines ne sont pas appréciées de tous. Au nombre de celles querellées figure l’exigence de la présentation de l’attestation du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) dans les dossiers de candidature.

L’attestation du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) est désormais obligatoire pour le dépôt de dossier à l’examen du baccalauréat au Bénin. Cette exigence fait partie des nouvelles dispositions prises par l’Office du Baccalauréat pour faire du premier diplôme universitaire au Bénin, un instrument éducatif fiable en accord avec le respect des textes et des décisions issues des différents forums et l’harmonisation des dispositions requises dans l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA).

Des propos récemment tenus par Alphonse da Silva, directeur de l’Office du Bac (DOB) au cours d'un point de presse, il ressort que les pièces à fournir pour se présenter à l’examen du baccalauréat au Bénin doivent comporter une attestation du BEPC et le relevé de note pour les candidats qui ont été une fois à cet examen.

De nouvelles dispositions

Pour lui, le relevé de note est exigé pour appliquer les textes aux candidats ajournés. Puisque, explique-t-il, les textes énoncent clairement qu’un candidat ajourné doit se préparer au moins pendant deux ans avant de revenir postuler pour l’obtention de ce diplôme. Et d’argumenter qu’en l'absence de l’application de cette disposition, il a eu à découvrir un candidat qui a été ajourné sept fois consécutives.
Quant à la disposition liée à l’obligation de l’attestation du BEPC, Alphonse da Silva a indiqué qu’il a constaté que des candidats après l’obtention du BEPC diminuent leur âge. C’est ce qui fait qu’on observe, selon lui, des noms et prénoms très mal écrits sur les actes de naissance présentés. Cette réforme permet, a-t-il ajouté, d’assainir un tant soit peu le système éducatif. Il a aussi précisé que le rejet des dossiers des candidats sans BEPC ne sera pas systématique cette année scolaire. Ces dossiers seront autrement étudiés, a-t-il rassuré. Pour lui, l’Office du Bac est actuellement en train de sensibiliser les parents et les élèves sur les nouvelles dispositions.
Aussi, avertit-il, une étude minutieuse se fera des dossiers des candidats qui auront moins de 17 ans. Et ce, pour s’assurer de l’authenticité de leur acte de naissance. Il a ensuite rappelé que l’année dernière, un candidat s’est présenté avec un acte de naissance sur lequel il a 12 ans. «A quel âge a-t-il commencé les Cours d’initiation (CI)?», s’est interrogé Alphonse da Silva. A son avis, cette pratique est motivée par le désir des parents d’avoir le plus jeune candidat au monde. Ce qui fait qu’ils façonnent les actes de naissance de leurs enfants.

Les indignations de certains syndicalistes

«Le Bac a besoin certes de réformes. Mais il faut que l’Office du bac adopte une démarche participative en associant tout le monde», suggère Anselme Amoussou, deuxième secrétaire général adjoint de la Confédération des syndicats autonomes du Bénin (CSA-Bénin). Pour lui, en ce qui concerne l’exigence de l’attestation du BEPC dans les dossiers de candidature pour le Baccalauréat, les raisons invoquées mettent en avant le taux élevé d’ajournés issus de la catégorie de candidats non titulaires du BEPC. Selon lui, le BEPC n’a jamais fait partie des pièces exigibles pour être candidat à l’examen du baccalauréat. Etre ou avoir été élève en classe de Terminale n’est nulle part exigé dans les textes de l’organisation du premier diplôme universitaire. Il soutient que jusqu’à présent, ces textes n’ont pas fait objet de modification. Donc, il ne revient pas, ajoute-t-il, à l’Office du Bac de changer les règle du jeu. «La détention du BEPC n’est pas une condition pour accéder au second cycle donc pour accéder en classe de Terminale», indique-t-il pour justifier sa position. «Il existe des milliers de personnes sans BEPC qui ont été de brillants lauréats du baccalauréat», martèle-t-il.
Par ailleurs, fait savoir Anselme Amoussou, cette décision ne tient nullement compte des candidats libres qui peuvent décider de renouer avec les études après avoir eu des difficultés à obtenir le BEPC et qui, la maturité aidant, décident de reprendre pour obtenir le Bac. «C’est un abus», dénonce Anselme Amoussou avant d’ajouter que l’Office du Bac devrait opérer les vraies réformes qui prennent un peu en compte les préoccupations des apprenants et aussi des enseignants. Par exemple, s’interroge-t-il, à quand la réforme permettant d’achever l’organisation du baccalauréat en deux semaines au lieu d’allonger les activités pour impliquer les mêmes personnes avides de perdiems.
«Cette décision ressemble à n’en point douter à celle prise récemment à l’UAC et qui faisait obligation aux nouveaux étudiants de passer par le filtre d’une étude de dossier», a-t-il indiqué en ajoutant qu’il pense sincèrement que ces réformes doivent être combattues. Car, a-t-il dit, les réformes doivent suivre un processus intelligent pour aboutir à une décision consensuelle?

Education 29 déc. 2015


Assemblée nationale: La loi sur le RAMU adoptée

L’Assemblée nationale a adopté lundi 28 décembre le projet de loi portant institution du Régime d’assurance maladie universelle (RAMU). Le gouvernement a maintenant les coudées franches pour mettre en œuvre sur le terrain ce projet social pour les populations des villes et campagnes du Bénin.

Bonne nouvelle pour les populations béninoises surtout celles les plus démunies. L’Assemblée nationale a adopté au cours de sa plénière du lundi 28 décembre, le projet de loi portant institution du Régime d’assurance maladie universelle (RAMU). Le dossier a été adopté à l’unanimité des députés présents ou représentés moins une voix contre et une abstention. La loi comporte 91 articles répartis en cinq titres. Le titre premier compte 4 chapitres qui énoncent les dispositions générales concernant l’objet du RAMU qui est un régime obligatoire, le caractère universel de la couverture, le champ d’application. Le deuxième titre est consacré à la question de la prise en charge des personnes assurées notamment les conditions d’affiliation et les prestations couvertes et celles exclues du RAMU.

Quant au troisième titre, il traite de l’organisme de coordination et de gestion technique du RAMU, du financement et de la gestion financière du Régime ainsi que les prestataires agréés de l’Agence nationale d’assurance maladie (ANAM).
Le titre IV est relatif au contrôle de gestion de l’ANAM, au contentieux entre l’ANAM et ses partenaires qui est subordonné à une transaction préalable et les sanctions disciplinaires ou pénales et d’amendes. Le dernier concerne les dispositions transitoires et finales.
L’adoption de cette loi est un cadeau du nouvel an de l’Assemblée nationale aux populations. Car, le RAMU permettra d’améliorer l’accessibilité financière de toutes les couches de la population aux soins de qualité. Ce qui va réduire au Bénin le recours à l’automédication, à des médicaments achetés en bordure de route ou à des guérisseurs traditionnels. L’avènement de cette loi a été salué par tous les députés qui l’ont applaudi et félicité le gouvernement pour cette initiative hautement sociale. Sauf le député Candide Azannaï a voté contre le dossier. Pour lui, le RAMU tel qu’adopté est un ICC service bis du gouvernement. Il sera démenti par plusieurs de ses collègues dont André Okounlola, Bida Nouhoun, Boniface Yéhouétomè. Pour ceux-ci, le RAMU est une très bonne initiative qui va soulager la souffrance des populations de nos villes et campagnes¦

Actualités 29 déc. 2015


Rencontre de la Cena avec les médias: L'organisation d'élections pacifiques, crédibles et justes préoccupe

La Commission électorale nationale autonome (Cena) a organisé, lundi 28 décembre à Cotonou, une rencontre avec les hommes des médias. Les échanges ont porté sur le souci de l’organe de conduire le processus électoral du 28 février prochain dans la paix, la justice et la transparence. A l’occasion, le président Emmanuel Tiando, la vice-présidente Géneviève Boko Nadjo et le commissaire Moïse Bossou ont fait part des préoccupations de l’institution à deux mois, jour pour jour, de l’organisation de ce scrutin décisif pour le pays.

“ Que la présidentielle de 2016 soit pacifique mais aussi transparente, crédible, juste et acceptée de tous”. Tel est le souci de Emmanuel Tiando, président de la Commission électorale nationale autonome (CENA) et de son équipe. Ils ont tenu, lundi 28 décembre, une rencontre avec les professionnels des médias. Une rencontre qui s’inscrit dans le cadre d’une série initiée en prélude à la présidentielle de février prochain. « Nous avons besoin du soutien de tous et tenons à affirmer notre disponibilité permanente afin que les élections soient conduites à travers un processus visible », a poursuivi Emmanuel Tiando qui a déclaré que les médias qui les ont observés pour les élections de 2015 sont à même de faire part de leurs critiques et suggestions afin de leur permettre de mieux faire.
C’est justement le souci de mieux faire qui a également guidé la vice-présidente Géneviève Boko Nadjo qui a rappelé que la presse qualifiée de 4e pouvoir doit jouer son rôle en tant que facteur indispensable au bon fonctionnement de l’Etat de droit. C’est pour cela, selon elle, que la presse doit agir comme un surveillant.
Sur la base des critiques émises lors des élections de 2015, la vice-présidente a estimé qu’il importe d’améliorer l’organisation en vue d’obtenir au finish un "scrutin professionnel, transparent et pacifique". Et pour cela, elle a déclaré attendre l’accompagnement de la presse.
Géneviève Boko Nadjo a fait le point de l’évolution des différents ateliers que la Cena conduit. Ainsi, elle a confié que la Cena évolue sur plusieurs chantiers, notamment celui de l’édification d’un dialogue permanent entre les médias, le gouvernement, la Société civile, le Parlement, les Cours constitutionnelle et suprême, la classe politique, le Cos-Lépi, le Pnud, l’OIF, la classe politique et toutes les institutions impliquées dans le processus électoral. Ensuite, l’institution s’est investie dans la finalisation des documents électoraux afin de les rendre beaucoup plus souples. Elle se bat également dans l’actualisation du fichier des agents électoraux et s’active pour établir un partenariat fructueux entre les partenaires techniques et financiers et elle. A ce titre, elle a fait part des discussions assez avancées avec l’UE, Osiwa-Resao, la Cedeao, l’OIF et bien d’autres. Pour la vice-présidente, la Cena entend, si les conditions sont réunies, relever le défi de la livraison des grandes tendances 24heures après le scrutin comme au Burkina. « Serions-nous à la hauteur de cette prouesse du pays des hommes intègres?. Cette expérience se fera parallèlement avec la méthode classique», a-t-elle néanmoins prévenu.

Résultats disponibles en un temps record

En effet, informe-t-elle, il a été prévu l’utilisation à titre expérimental de terminal informatique décrit dans une projection power point coûtant 1,8 milliard et de Smartphones dont l’acquisition pourrait revenir à 4 milliards. L’acquisition de ces équipements n’a pas été budgétisée mais devrait permettre au pays via la Cena de rassembler les résultats et de les rendre disponibles en un temps record. «Il faut, reconnaît-elle, une adhésion consensuelle de tous les acteurs du processus actuel pour l’utilisation de ces appareils», admet-elle.
Là-dessus, «Nous sommes confrontés à un défi», corrobore Georges Otchéré, directeur de la communication à la Cena, qui a fourni davantage d’explications sur le sujet des innovations pour la communication des résultats dans de brefs délais.
«Si nous parvenons à livrer les grandes tendances dans des délais raisonnables, nous demanderons au législateur d’amender; nous sommes à la croisée des chemins », a soutenu Géneviève Boko Nadjo à la suite du président Emmanuel Tiando.
Pour le conseiller Moïse Bossou, commissaire chargé de la formation, la Cena a besoin de moyens pour publier les résultats en temps raisonnable afin que le processus suive son cours normal surtout s’il devait y avoir 2e tour. Pour lui, l’institution est prête techniquement, moralement mais pas financièrement.
Sur la question des contrats avec les organes de presse, le président a apaisé leurs responsables, qu’elle sera résolue dans les prochaines semaines au plus tard. Le mois de janvier prochain sera décisif dans la finalisation des grandes décisions pour un scrutin pacifique, crédible et juste.

Actualités 29 déc. 2015


Réalisateur de portraits au stylo: Jowel Maestro, un dessinateur pas comme les autres

Un génie. Cette appellation sied à Jowel Maestro. Cet artiste, dessinateur au fin doigté qui se fait appeler stylo-graphiste, fait preuve d'un grand génie. Et il faut aller à la rencontre de l’homme, si non de ses œuvres pour s’en convaincre.

On connaît les dessinateurs de rue, les graffitistes, les caricaturistes et autres bédéistes. Mais les stylo-graphistes, non. Pourtant, l’un d’entre eux arpente les rues de Cotonou, au quotidien, sans que rien ne filtre sur la finesse qu’il cache au bout de ses doigts.

Et lorsqu’on se donne le plaisir de visiter ses réalisations, de découvrir ses dessins, on peut admettre à l’instar de l’ancien ministre des Sports, Ganiou Soglo, que Jowel Maestro est un génie. « C’est merveilleux…fantastique… impressionnant ce qu’il fait comme travail… ». Samedi 26 décembre dernier, lorsque l’occasion lui a été donnée de toucher de plus près le travail de ce jeune dessinateur, ce n’était pas sans surprise. Cet étonnement de l’ancien ministre, nombre de visiteurs le partagent. Certains, éberlués, se demandent comment, du bout du stylo, on peut reproduire avec autant de finesse un portrait sans que le sujet choisi ne perde le moindre trait ou attrait de son personnage. C’est pourtant ce qu’il fait, Jowel Maestro.

Autodidacte et pourtant talentueux

Le premier trait captivant de ses œuvres, c’est qu’elles sont réalisées uniquement avec des stylos, d’où l’appellation stylo-graphiste. A première vue, cela, paraît étonnant. Mais l’artiste lui en a fait son quotidien et s’y plait. Même s’il confesse avoir pendant longtemps dessiné au crayon, comme nombre de dessinateurs, l’envie de perfectionner son art et de se singulariser l’a conduit vers le stylo. Jowel Maestro réalise deux types de portraits. Le premier est fait uniquement avec des stylos bleus et donnent l’impression d’une photographie en noir et blanc. Mais il y a aussi les portraits tout en couleurs, illustration grandeur nature du génie qui se cache derrière les doigts de ce dessinateur dont le calme contraste avec le talent. Lequel lui permet par exemple de reproduire un portrait qui soit sans différence majeure avec une photographie. Même les motifs et dessins des tenues arborées par le sujet objet de son travail gardent leur authenticité et leurs éclats par le soin des couleurs de stylos. Et ce n’est pas sans difficultés. S’approvisionner en matière première (stylos de couleurs) relève d’un chemin de croix pour Jowel.
«J’utilise le stylo comme médium artistique dans la réalisation de mes œuvres… Les stylos de couleurs reviennent plus chers et ne sont d’ailleurs pas disponibles sur le marché. Il faut les commander à Londres et/ou en France. En plus, ils sont en petits modèles et l’encre finit vite», détaille l’artiste. La plupart de ses portraits sont réalisés sur support papier A3. «Je commence par les yeux, ensuite le nez, la bouche, les oreilles… je forme le visage pour créer les zones d’ombre et de lumière. Je procède par hachure. Cela me prend énormément du temps et vu que je n’ai pas droit à l'erreur, j’y vais avec finesse. Je travaille trois à quatre heures par nuit sur trois ou quatre jours pour réaliser un portrait», a-t-il expliqué.

Dans le viseur…

Comment Jowel Maestro arrive-t-il à gérer les éventuelles erreurs ? Ne travaille-t-il pas avec un éternel recommencement ? A ces interrogations, le stylo-graphiste sourit, se gratte sa barbe touffue et rengaine qu’il y a une infime marge d’erreurs dans son travail. Il fait, dit-il, tellement attention pour éviter au maximum les erreurs, vu qu’il n’y a pas possibilité de gommer ce qui est déjà fait. Ce qui en rajoute à l’admiration que lui voue ses fans. D’où lui vient alors cet engagement pour le stylo et le dessin ? De son intelligence et de sa passion pour le dessin, puisqu’il confesse qu’il a commencé par dessiner très tôt en copiant un de ses frères aînés. Mais le petit Jowel qui hachurait les papiers avec le crayon, a vite tourné casaque. Une fois le baccalauréat empoché, il avait oublié papier et crayon pour faire face aux réalités de la vie active. Mais comme le naturel est têtu et revient en course de fond lorsqu’on essaie de l’éloigner, le virus du dessin l’a piqué à nouveau ces dernières années. Il y a donc succombé et s’y est remis. Avec engagement et projets. Et visiblement, cela lui marche. Sa Licence en communication, ses baccalauréats série F et A, il les a tous sacrifié en décidant d’abord de s’investir dans l’agro-alimentaire et mieux encore désormais dans les dessins industriels.
Pour ce qui est des nombreuses demandes de réalisation de portraits qui lui sont proposées, l’homme prend son temps et compte les satisfaire après sa première exposition organisée, samedi 26 décembre dernier à Cotonou. Dorénavant, ceux qui manifestent le désir de se faire faire des portraits par lui, seront satisfaits. Avec la différence que le musicien Richard Flash les a déjà tous devancé. Puisque la jaquette de son dernier album «Kpatagon» a été réalisée par Jowel Maestro, sollicité par le zookeur qui avait entendu parler de lui sur une émission. Dans les semaines à venir, la Côte d’Ivoire et le Togo lui tendent les bras pour l’accueillir et le présenter à leur peuple. Et si d’aventure le Bénin prenait le risque de laisser un tel talent à la traine, d’autres pays semblent déjà se positionner pour le promouvoir et lui font déjà une cour assidue à cet effet?

Culture 29 déc. 2015


Intégration régionale: Les travaux du barrage hydroélectrique d’Adjarala lancés

Le président de la République, Boni Yayi et son homologue togolais, Faure Gnassingbé ont procédé, samedi 26 décembre dernier sur les bords du Mono, à la pose de première pierre de la construction du barrage hydroélectrique d’Adjarala. Cet ouvrage devra induire une puissance installée de 147 Mw au profit du Bénin et du Togo.

Ce qui était longtemps considéré comme un vœu pieux, se mue en un investissement énergétique structurant pour le Bénin et le Togo. Le projet du barrage hydroélectrique d’Adjarala prend désormais corps avec la pose de la première pierre de cet ouvrage prévu pour être érigé à 97 km en aval de Nangbéto sur le fleuve Mono. Pour le jeune maire d’Aplahoué, Casimir Sossou, c’est un long rêve des populations riveraines qui se concrétise, voire celui des peuples béninois et togolais ayant longtemps souffert de la forte dépendance énergétique.
Djibril Salifou, directeur général de la Communauté électrique du Bénin (CEB) indique que le début de ce méga projet de sécurisation de la fourniture électrique marque en réalité la fin de 30 années de disette de gouvernements successifs qui n’ont pas ménagé leurs énergies dans la recherche de partenaires pour son financement. Le projet, souligne-t-il, consistera à la construction d’une centrale hydroélectrique d’une puissance installée de 147 Mw ainsi que l’aménagement de domaines hydroagricole et piscicole à Adjarala, dans la commune d’Aplahoué. La production attendue est de l’ordre de 461 Gwh. Aux fins de dynamiser les activités agricoles dans les basses vallées du Mono, il est prévu la mise en place d’un système d’irrigation sur environ 40 000 hectares ainsi que la promotion des activités de pêche. Le projet recèle ainsi des retombées certaines pour les populations riveraines, grâce notamment à l’aménagement de 9 km de routes d’Adjarala à Aplahoué, et de Tohoun à Notsé, la construction d’une cité dans la localité d’Aplahoué pour abriter les agents de la centrale. Un plan de gestion environnemental et social ainsi qu’un plan de réinstallation des populations affectées, ont été élaborés. Le coût total de l’ouvrage est estimé à 266 milliards de francs CFA financés par Exim Bank de Chine. Les aspects environnementaux et compensatoires sont évalués à 46 milliards de francs CFA. L’ouvrage sera réalisé par la compagnie chinoise Sino-hydro qui détient à son actif, la construction et l’exploitation de plus de 85% des barrages hydroélectriques en Afrique. Les travaux devront durer 50 mois.
Le ministre togolais de l’Energie, Dédériwè Ably-Bidamon a salué la dynamisation de l’axe de coopération Chine-Afrique dont le lancement des travaux du barrage d’hydroélectrique en est une parfaite illustration. Il estime que cet ouvrage ouvre de nouvelles perspectives pour les deux pays d’autant qu’il vient non seulement renforcer l’autonomie énergétique, mais offre une possibilité d’accès à moindre coût à l’énergie, dans un contexte d’intérêt pour des questions liées aux changements climatiques. Le ministre togolais informe qu’un autre volet concerne la réhabilitation du barrage de Nangbéto.
«Cette cérémonie marque le coup d’envoi d’une véritable révolution sur le triple plan environnemental, agricole et énergétique pour nos deux pays», déclare Spéro Mensah, ministre béninois en charge de l’Energie. A travers cette initiative, indique-t-il, les chefs d’Etat du Bénin et du Togo viennent transformer un projet souvent qualifié d’utopique en une réalisation qui aura des impacts profonds sur le portrait énergétique des deux pays.
Le lancement des travaux de construction du barrage hydroélectrique d’Adjarala vient concrétiser l’un des plus vieux projets intégrateurs entre le Bénin et le Togo. Sa réalisation va induire sans doute une autonomie énergétique pour le Bénin et le Togo qui continuent d’importer plus de 85% de leur consommation en énergie électrique du Ghana et du Nigeria¦

Actualités 28 déc. 2015


2e session du Parlement des jeunes du Bénin : Le comportement de la jeunesse en période électorale au menu

Le Parlement des jeunes du Bénin a tenu le week-end écoulé, les travaux de sa deuxième session pour le compte de l’année 2015. Les assises ont été ouvertes samedi 26 décembre dernier, par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji.

«Le comportement citoyen d'un jeune en période électorale», c’est le thème principal autour duquel les membres du Parlement des jeunes du Bénin (PJB) se sont réunis le week-end dernier au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Le choix de cette thématique tient compte de l’actualité politique nationale avec l’organisation dans quelques semaines de l’élection présidentielle au Bénin.

Le président de l’Assemblée nationale qui a ouvert les travaux définit une élection comme un acte de citoyenneté qui concourt au choix démocratique des responsables d'un pays. «Lorsque l'élection se déroule bien, sans accroc ni heurts, elle constitue une source de fierté et de maturité démocratique pour le pays. A contrario, lorsqu'elle est tronquée pour favoriser un camp contre un autre, l'élection devient source de tous les dangers et les conséquences sur la cohésion sociale sont fâcheuses et dramatiques. Le rôle de la jeunesse est donc déterminant dans l'issue apaisée ou non des élections», commente Me Adrien Houngbédji. Pour lui, le rôle de la jeunesse avant, pendant et après les élections est capital. «En amont comme en aval, la jeunesse est appelée à jouer sa partition dans toutes les étapes du processus», ajoute-t-il.
Le président de l’Assemblée nationale trouve davantage déterminante la responsabilité des membres du PJB dans l'élection présidentielle à venir en tant que jeunes parlementaires. «Vous constituez donc un maillon important du système électoral dans notre pays. A ce titre, vous êtes une référence dans votre milieu familial, scolaire, universitaire et professionnel», souligne Me Adrien Houngbédji qui invite les jeunes parlementaires à cultiver autour d’eux les vertus de paix, de tolérance et de patriotisme. Outre la question de l’élection présidentielle, le président du PJB, Moudachirou Tchao et ses collègues suivront plusieurs autres communications dont «Le processus budgétaire au Bénin : élaboration, adoption, contrôle et évaluation», pour s’imprégner de la procédure d’élaboration du budget général de l’Etat?

Actualités 28 déc. 2015


Clôture de la session évaluative au BAG Bénin : 2016 sous le signe du contrôle des marchés publics

L’auditeur général du Bénin, Michel Dognon a clôturé mercredi 23 décembre dernier, les travaux de la session d’évaluation finale du programme de contrôle 2015 et de validation du programme harmonisé de contrôle exercice 2016 des organes de contrôle de l’ordre administratif. Après deux jours d’échanges et de partage d’expériences, les participants ont pris de nouveaux engagements axés sur l’audit de performance surtout dans le contrôle des marchés publics.

2016 s'annonce avec de nouveaux défis pour les organes de contrôle d’Etat dans leur lutte contre la mauvaise gouvernance, la corruption et la délinquance financière dans les structures et entreprises publiques au Bénin. Michel Dognon, auditeur général du Bénin la place sous le signe du contrôle des marchés publics. Ce thème a été adopté par les participants qui ont validé le programme harmonisé, exercice 2016. Lequel programme place 2016 «sous les audits de performance notamment le contrôle des marchés publics au Bénin». A cet effet, l’auditeur général du Bénin a présenté au cours des travaux une communication sur «La nouvelle vision de l’audit» pour faire cerner aux participants les contours de l’audit de performance qu’il considère comme un outil de quête de la bonne gouvernance. En ce sens que l’audit de performance se définit, selon Michel Dognon, comme étant un examen indépendant, objectif et approfondi de tous les aspects du fonctionnement des structures du gouvernement, de ses systèmes, de ses programmes ou de ses organisations dans le but d’aboutir à une amélioration. «Dans un contexte de bonne gouvernance, l’audit de performance contribue à la réduction des risques de gaspillage des ressources publiques d’une part et au renforcement de la reddition des comptes d’autre part», note l’auditeur général du Bénin qui a partagé avec l’assistance les différentes étapes de l’audit de performances et les deux catégories de normes et standards internationaux d’audit. Il a ensuite insisté sur la nécessité pour les organes de contrôle d’Etat de les adopter pour plus d’efficacité dans leurs missions sur le terrain. Michel Dognon a annoncé aux participants qu’il organise bientôt des sessions de formation pour mieux les outiller sur la conduite de l’audit de performance.

Procédant à la clôture des travaux, l’auditeur général du Bénin a remercié les participants pour l’assiduité dont ils ont fait preuve et apprécié la qualité des résultats atteints en 2015. Il les a, en outre, exhortés à la bonne exécution du programme harmonisé exercice 2016 et a réitéré l’engagement du Bureau d’auditeur général du Bénin à accompagner la mise en œuvre dudit programme?

Actualités 28 déc. 2015


Message sur l'état de la nation devant les députés: Le chef de l’Etat devant le parlement ce jour

Le président de la République est attendu ce lundi 28 décembre à l’Assemblée nationale. Boni Yayi va délivrer son traditionnel message sur l’état de la Nation et annoncer les défis de l’année nouvelle 2016 pour le Bénin.

«Le président de la République adresse une fois par an un message à l’Assemblée nationale sur l’état de la Nation. Il peut aussi, à tout moment, adresser des messages à l’Assemblée nationale. Ces messages ne donnent lieu à aucun débat ; ils peuvent toutefois inspirer les travaux de l’Assemblée». Ainsi stipule l’article 72 de la Constitution béninoise du 11 décembre 1990. C’est en exécution de cette exigence constitutionnelle que le chef de l’Etat se déplace ce lundi 28 décembre au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Il a communiqué jeudi 24 décembre dernier cette date à la Représentation nationale. Le président Boni Yayi va sacrifier à la tradition pour délivrer son message sur l’état de la Nation en 2015. Il fera cet exercice à la tribune de l’hémicycle en présence des députés de l’Assemblée nationale, des membres du gouvernement, des présidents d’institutions de la République, des membres du corps diplomatique accrédités au Bénin, des autorités morales et religieuses ainsi que des têtes couronnées de la ville de Porto-Novo. Ce parterre de personnalités et d’autorités sera le témoin de cet événement annuel qui offre au chef de l’Etat de s’adresser directement à son peuple. Il passera en revue ses activités au cours de l’année 2015 sur tous les plans notamment social, économique, énergétique et politique. Il évoquera les hauts et les bas enregistrés et va insister sur les défis de l’année nouvelle 2016 pour le Bénin. Parlant de défis, le chef de l’Etat va s’attarder surtout sur le volet politique en l’occurrence l’organisation de l’élection présidentielle. Un processus pour lequel son gouvernement est en train de jouer sa partition en dotant le Conseil d’orientation de la LEPI en charge de l’actualisation du fichier électoral et la Commission électorale nationale autonome (Céna) de ressources financières subséquentes pour que chacun de ces organes s’acquitte de ses missions constitutionnelles. Le chef de l’Etat va une fois encore rassurer son peuple de sa détermination à œuvrer pour l’alternance démocratique en 2016. Ayant fini son second mandat quinquennal, le président Boni Yayi va devoir passer le témoin à son successeur le 6 avril 2016. C’est là tout l’intérêt particulier du message à la nation, le dernier du président Boni Yayi. C’est donc à un message d’adieux et de bilan de ses dix ans qu’on aura droit ce jour. Raison pour laquelle ce message à la Nation est fortement attendu de tous?

La loi sur le RAMU retourne en plénière ce jour

Suspendu lundi dernier, l’examen du projet de loi portant institution du Régime d’assurance maladie universelle (RAMU) sera poursuivi par les députés ce lundi 28 décembre. Ainsi en a décidé le président de l’Assemblée nationale. Me Adrien Houngbédji a invité ses collègues députés à prendre part à la séance plénière de ce jour pour achever l’étude de ce dossier hautement social. Selon lui, si tout va bien, en deux heures au plus, ils pourront boucler l’examen et le vote de ce projet de loi initialement suspendu pour certaines insuffisances y contenant?

Th. C. NAGNONHOU

Actualités 28 déc. 2015


50 ans de carrière: Nel Oliver célèbre ses noces d’or de scène

Cinq décennies bien accomplies, depuis qu’il occupe les scènes du Bénin, de l’Afrique et du monde. Cela, Nel Oliver n’a pas voulu le passer sous silence. Mercredi 23 décembre dernier, au Bénin Marina Hôtel de Cotonou, l’artiste a mobilisé autour de lui, ses fans, ses familles biologiques et professionnelles, et bien d’autres personnalités pour une célébration riche en couleurs. Il en a profité pour recevoir sa distinction au grade de Commandeur de l’Ordre national du Bénin.

Comme s’ils ne voulaient pas se faire conter l’évènement, des artistes de plusieurs générations ont effectué, mercredi 23 décembre dernier, le déplacement de Bénin Marina Hôtel pour être les témoins de la célébration des 50 ans de carrière de l’un des tout premiers ingénieurs de son qu’ait connu le continent africain : Nel Oliver. De son vrai nom Gbènoukpo Finagnon Noël Ahounou, c’est plutôt son nom d’artiste qui lui est assez connu, aussi bien au Bénin qu’ailleurs. Mercredi 23 décembre dernier, il était question pour lui de trois célébrations en une seule occasion. Primo, ses noces d’or de scène. Secundo, sa réception dans l’Ordre nationale du Bénin au grade de Commandeur puis, enfin, son anniversaire, célébré quelques jours plus tôt, le 17 décembre.

L’acte premier de la manifestation, comme il fallait s’y attendre, s’est voulu une fête musicale au cours de laquelle, plusieurs artistes ont défilé pour prester. Mais bien souvent, il était question pour eux d’accompagner l’heureux du jour en exécutant en solo ou en duo, certaines de ses compositions. Qu’il s’agisse de son congénère Stan Tohon ou encore de ses poulains Anna Téko, Ramou, le groupe Teriba, ou encore de Sessimè, Ignace don Metok… Chacun des artistes venus soutenir Nel Oliver y est allé à fond, donnant ainsi de la vivacité et de l’ampleur au spectacle. Comme si cela ne suffisait pas, le fils de l’heureux du jour et même sa compagne se sont invités à la fête, exécutant certaines de ses compositions. En somme, presque tout le répertoire de Nel Oliver, si non ses titres à succès ont été revisités. Le spectacle était à son comble avec des morceaux comme «Wadjo», «Démocratie», «Baby girl»…
Ce fut en tout cas une belle partie entrecoupée des prestations du groupe Achakata de Porto-Novo.

Distinction méritée pour un artiste au riche palmarès

«La grande chancellerie de l’Ordre national du Bénin reçoit ce jour dans les divers ordres, un grand homme de la chanson béninoise, un artiste de grand talent, qui fait l’unanimité. Depuis une cinquantaine d’années, il est sur scène, il traverse océans et continents pour porter le message universel de la paix et de la concorde entre les peuples». C’est par ces mots que Koubourath Osséni, grande chancelière de l’Ordre national du Bénin a introduit la cérémonie de décoration de l’homme qui a vu jour le 17 décembre 1948 à Porto-Novo. Lequel, la République honore en tant qu'artiste, auteur-compositeur, arrangeur, ingénieur du son, directeur artistique et producteur.
Guitariste-chanteur à 12 ans, il fut propriétaire en ces années-là du studio Spade Music, qualifié par certains de «plaque tournante de la musique black à Paris» et qui a vu défiler entre autres Jocelyne Béroard, Manu Dibango, Papa Wemba, Abeti Massikini, Toum Black, Ipomen, Cassiri, Touré Kounda, le groupe Zaïko, Franco, Tim et Foti, les musiciens de Kassav, Docteur Nico, Kanda Bongo Man… Au Bénin, des dizaines d’artistes ont été produits par ses soins. Sagbohan Danialou, Prince Adé Oyé, Anafi Alao, Adjassa, Amagnon Koumagnon, Madou, Kinmagnon Agbéhounkpan, Gankpon Gbessè, Martin Hod, Abdallah, Castella Ayilo, Dalina Pep’S, Anna Téko, Giro n’en sont qu’une partielle illustration. Au titre de ses propres albums, on peut retenir : «Upheaval-Wadjo» sorti en 1988, «Baby girl» sorti en 1998, «Hymne à la Conférence Nationale» sorti en single en 2005, «Hommage à Gnonnas Pedro» en 2006, «A ma fille» et «Impossible Love» en 2009 puis, «Best Of Video 1 et 2».
Nel Oliver est aussi le président de l’Association des musiciens et chanteurs du Bénin, président fondateur du Comité béninois de lutte contre la piraterie et responsable à divers niveaux de nombreuses associations et regroupements d’artistes et de musiciens.
«Quand on est détenteur d’un parcours aussi riche, il va de soi qu’on soit distingué et honoré», souffle Koubourath Osséni rappelant par la suite les dizaines de distinctions reçues par l’artiste de par le monde.
«En décidant de citer cette icone de la musique béninoise dans l’Ordre national du Bénin, le président de la République, tient à saluer le talent d’un artiste, le mérite d’un citoyen et la responsabilité d’un démocrate», insiste-t-elle. Cette décoration, précise la grande chancelière tient aussi à promouvoir la qualité des œuvres de l’esprit et susciter de saines vocations car, «Au Bénin plusieurs personnes chantent, mais ne parviennent pas à se hisser». Après quoi, les attributs du récipiendaire lui ont été remis sous les ovations du public et avec les accompagnements panégériques dus à son rang de prince?

Culture 28 déc. 2015


2054 - 2249