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Nouvelles

3e dialogue politique de la coopération ACP-UE: Le Bénin et l’Union européenne se parlent

3e dialogue politique de la coopération ACP-UE: Le Bénin et l’Union européenne se parlent

Le chef de l’Etat a présidé, hier lundi 17 novembre, la troisième édition du dialogue politique entre le gouvernement du Bénin et l’Union européenne. Les deux partenaires ont passé en revue diverses questions d’intérêt pour le développement du Bénin.

Il est perçu comme le signe évident de la bonne entente qui règne dans l’axe de coopération entre Cotonou et Bruxelles. La troisième édition du dialogue politique entre le Bénin et l’Union européenne s’est tenue hier, conformément à l’article 8 de l’Accord de Cotonou. Les discussions entre les deux parties se sont articulées autour de trois thématiques, à savoir la gouvernance et les questions sécuritaires, la coopération bilatérale UE-Bénin et régionale, et enfin le développement durable et migrations, centrée sur les enjeux des ODD et de la COP 21. «L'ordre du jour de ce dialogue confirme à nouveau que nous sommes dans un partenariat riche et que nous faisons face à des enjeux stratégiques partagés», indique Josep Coll, chef de délégation de l’Union européenne à Cotonou. Pour lui, ce dialogue qui se tient à environs quatre mois de la tenue de l’élection présidentielle offre une occasion d’échanges sur les enjeux majeurs de ce scrutin et de son organisation, afin qu'il puisse refléter la volonté du peuple béninois.

Les questions de gouvernance tiennent aussi à cœur aux partenaires européens. « Un certain nombre de précisions seront demandées sur le suivi qui est réservé à certains dossiers judiciaires, puisque autant le Bénin que l'Union européenne sont conscients du fait que la lutte contre la corruption passe par l'éradication de l'impunité», avance le chef de délégation de l’UE. Au-delà des points de discussions, Josep Coll signale qu’un futur accord régira les relations ACP-UE en cours de discussions. «Un document de consultation conjoint a été adopté le 6 octobre dernier et une large consultation a été lancée. Nous ne sommes qu'au début du processus et les positions doivent encore être arrêtées mais il apparait clairement que certains facteurs influeront l'architecture post 2020», informe-t-il. Ce document, assure-t-il, s’inscrira «dans le nouveau cadre mondial relatif aux objectifs de développement durable (ODD) et à leur financement adoptés en juillet et septembre 2015, pour répondre simultanément aux défis connexes que sont l’éradication de la pauvreté et le développement durable».

Actualités 18 nov. 2015


Risques liés aux avortements clandestins: Comment prévenir les riques?

Risques liés aux avortements clandestins: Comment prévenir les riques?

Les méthodes contraceptives visent à réduire la mortalité maternelle. Elles aident les couples à mieux planifier leur vie en espaçant les naissances. Bien que bénéfiques pour celles qui les ont adoptées, des femmes pour certaines raisons n’en font pas usage et tombent enceintes. Ces grossesses involontaires subissent généralement une interruption dont la plupart sont fatales pour les porteuses.

«Aucune femme ne souhaite un jour avoir un avortement. Pourtant, face à une grossesse non planifiée, certaines femmes, les célibataires en particulier, ne voient pas d’autre issue que l’avortement», déclare Hélène Houngbo, présidente nationale du Mouvement d’action des Jeunes de l’Agence béninoise pour la planification familiale (ABPF). C’était au cours des travaux de l’atelier de renfoncement des capacités des journalistes sur la contraception et les avortements à risque qui ont commencé depuis le lundi 16 novembre dernier à Bohicon. Il résulte de cette déclaration que la non planification des grossesses est la principale cause des avortements clandestins qui conduisent généralement à des complications et à la mort. Hormis les rares situations où l’on est contraint de mettre fin à une grossesse désirée en vue de sauver la vie ou préserver la santé d’une femme, ou du fait que le fœtus ne peut survivre en dehors de l’utérus, poursuit Hélène Houngbo, la grande majorité des avortements provoqués visent à interrompre des grossesses non planifiées. Pour elle, une grossesse peut être non planifiée pour plusieurs raisons parce qu’elle est le résultat de rapports sexuels forcés et incestueux; ou parce qu’une femme manque de moyens pour élever un enfant, elle n’a pas encore fini l’école, elle se trouve dans une relation instable, est encore célibataire, a un partenaire qui ne peut pas prendre un enfant en charge, elle veut un intervalle inter génésique suffisant, ou a atteint la taille de famille qu’elle désire. La plupart de ces grossesses pourraient être évitées grâce à l’utilisation des contraceptifs, y compris la contraception d’urgence.

Les préférences croissantes pour moins d’enfants

Selon l’OMS, 215 millions de femmes vivant dans des pays en développement n’ont pas accès à des moyens de contraception modernes malgré le désir de limiter les naissances. Ainsi, 82% des grossesses non désirées dans les pays en développement surviennent chez des femmes dont les besoins en matière de contraception ne sont pas satisfaits.
Au Bénin, les jeunes filles des collèges et lycées et surtout les femmes en couple pratiquent l’avortement. «Ce phénomène n’est pas sans explication», souligne Hélène Houngbo. Lorsque les désirs des femmes pour des familles moins nombreuses augmentent plus vite que l’adoption et l’utilisation effective des contraceptifs modernes, le résultat inévitable est une hausse des grossesses non planifiées qui à son tour augmente les naissances non planifiées et des avortements provoqués. Ce comportement montre que des femmes manifestent le désir d’avoir moins d’enfants mais ne sont pas toujours autorisées à utiliser des contraceptions. Elles se heurtent à des obstacles qu’il faille analyser et corriger. La cause immédiate d’une grossesse non planifiée est la non-utilisation des contraceptifs, l’utilisation abusive ou l’échec d’une méthode contraceptive. Pour agir sur leurs préférences d’avoir moins d’enfants, les femmes ont besoin d’obtenir et d’utiliser avec succès les contraceptifs modernes.
Au nombre des obstacles liés à l’utilisation des méthodes de la planification, contrairement aux objections culturelles évoquées pour la non-utilisation, il y a les raisons liées aux effets secondaires ou aux rumeurs liées aux méthodes. Une autre barrière qui peut être levée grâce à de meilleurs conseils, est la croyance commune selon laquelle les femmes doivent d’abord reprendre leurs menstruations après une grossesse, avant de redémarrer la pratique contraceptive.
Certains des obstacles structurels profondément ancrés contre l’utilisation des contraceptifs à grande échelle, prennent en compte les problèmes habituels de financement insuffisant, la pénurie des ressources humaines et le manque de formation adéquate chez le personnel de santé.

Des complications liées aux méthodes utilisées

Une raison justifiant le niveau très élevé des besoins non satisfaits chez les femmes célibataires est que la stigmatisation sociale contre l’activité sexuelle en dehors du mariage, empêche les femmes de solliciter et de recevoir les services de contraception. Tant que cette situation perdure, les jeunes femmes célibataires seront à risque élevé de grossesses non planifiées et, par extension, très exposées aux dangers de l’avortement à risque.
Les complications d’avortement et leur gravité sont étroitement liées au type de méthodes abortives utilisées. Les méthodes les plus " à risque " sont surtout celles basées sur la pharmacopée traditionnelle, l’insertion d’objets dans l’utérus, l’utilisation de médicaments en surdosage, les produits chimiques. Mais les méthodes chirurgicales ne sont pas non plus dénuées de risques surtout lorsqu’elles sont pratiquées par des personnels de santé non qualifiés ou dans un environnement sanitaire inadéquat. L’utilisation de certaines méthodes ne produit pas toujours l’effet escompté. Elle se solde parfois par un échec de cet avortement, des séquelles pour l’enfant à naître ou des problèmes de santé pour la femme.
Les complications les plus fréquentes sont des lésions des organes génitaux, des douleurs pelviennes chroniques, des infections, des hémorragies, des hystérectomies, des problèmes de stérilité et d’incontinence, et même le décès de la femme. À ces problèmes de santé s’ajoutent toutes les conséquences psychologiques et sociales pour les femmes, conséquences peu abordées dans les études.

Les risques liés aux avortements
et moyens de prévention

Le chargé de programme à l’ABPF, Serge Kitihoun, a rappelé que les principaux risques des avortements chirurgicaux sont les mêmes que pour ceux médicamenteux. A savoir des douleurs, des saignements et des nausées. Cependant, l'IVG chirurgicale présente des risques inhérents à toute intervention chirurgicale, mais également un risque de perforation de l'utérus, de perforation de l'intestin, d’hémorragie et des infections. Il a expliqué que l'introduction dans l'utérus de matériel médical, parfois en métal met en danger l'intégrité de l'utérus. La complication la plus grave et redoutée des gynécologues est la perforation de l'utérus. La lacération du col de l'utérus, si elle est moins grave que la perforation, est cependant beaucoup plus fréquente : 1% des avortements d'un embryon de moins de 3 mois réclame des points de suture. Les risques sont accrus lorsque l'embryon a plus de trois mois, pour les adolescentes, ou quand le praticien néglige d'utiliser une laminaire pour dilater le col. La perforation ou la lacération de l'utérus peut entraîner des complications pour les grossesses futures, et peuvent obliger les médecins à procéder à une hystérectomie et donc les complications spécifiques à cette opération. Elles sont aussi mises en causes dans les cas de stérilité des femmes. Les femmes qui ont eu un, deux ou trois avortements courent respectivement 1,89; 2,02 et 2,66 fois plus de risques d'avoir un accouchement prématuré en comparaison à celles qui ont mené à terme une grossesse. L'avortement, associé à des dommages de l'utérus accroît le risque de prématurés, de complications durant la naissance, d'un développement anormal du placenta pour les grossesses tardives. Ces complications sont les principales causes de handicap pour les nouveau-nés. Il est évident, a rassuré Serge Kitihoun, que prévenir les interruptions volontaires de grossesses revient à prévenir celles non désirées par des moyens de contraceptions adéquats et par une information et une éducation sexuelles. Il reste encore beaucoup de craintes, de croyances, de pressions familiales ou de la part du mari, en plus d’un accès difficile et parfois onéreux aux contraceptifs, qui entravent l’accès des femmes à la contraception?

Santé 18 nov. 2015


Grève des enseignants dans l’Atacora-Donga: Misère des élèves et impuissance des autorités

Grève des enseignants dans l’Atacora-Donga: Misère des élèves et impuissance des autorités

Jamais une grève n’a été autant suivie dans les départements de l’Atacora-Donga. Les autorités en charge de l’Education en font l’amère expérience. Les écoles sont désertes…

Collège d’enseignement général Brignamaro de Kérou, vendredi 13 novembre dernier. Aucune âme sur la cour si ce n’est le véhicule du directeur de l’établissement à l’abri. En l’absence d’enseignants en grève les élèves ont été forcés à rester à la maison. La veille, certains ont bénéficié des largesses d’enseignants vacataires débonnaires pour se retrouver dans les classes fermées, ces temps-ci. «Jusqu’à hier seuls les vacataires ont travaillé mais aujourd’hui la grève est suivie intégralement. Les syndicalistes les ont renvoyés à la maison», se désole Eric Lafia, directeur de ce collège créé en octobre 2007 et comptant 779 élèves.
Un peu plus loin, dans d’autres localités de la commune, le spectacle est le même. S’étendant aux autres communes du département de l’Atacora. De Kérou à Ouassa-Péhunco et Kouandé, les usagers de l’école ont déserté les enceintes des établissements. Jamais une grève n’a été autant suivie dans les écoles, reconnaît Jean Douakoutché, directeur départemental des Enseignements maternel et primaire. Avouant l’impuissance des autorités à l’endiguer quoique leur engagement à voir les enfants retournés dans les classes, soit sauf. Elles sont loin les années où des campagnes de sensibilisation faisaient leur miracle, se rappelle le directeur qui indique que même à Boukombé d’où il est originaire, la grève a la dent dure. Avec la tournure que prennent ces mouvements de grève, son homologue de l’Enseignement secondaire et de la Formation technique et professionnelle estime qu’il faut mettre un bémol d’autant plus que des efforts ont été consentis par le gouvernement pour ne pas priver les enfants de cours. Dans cette ligne, il cite l’engagement du gouvernement à concéder aux enseignants l’indice 1.25 querellé depuis 2012 et intégré dans les statuts particuliers. Et équivalent à 19.6 milliards de F CFA. Des acquis qui sont loin d’émousser les ardeurs des syndicats qui s’attendent à ce que le gouvernement s’engage à procéder à la signature des deux projets de décrets portant statuts particuliers des enseignants du primaire et du secondaire et de la formation technique et professionnelle. Une entreprise qui engagerait près de 160 milliards de francs CFA du Trésor public. Si les violons peinent à s’accorder dans ce bras de fer entre les syndicats et le gouvernement, il n’est pas exclu une radicalisation de la grève dans les jours à venir, selon Jean Douakoutché qui invite les enseignants à avoir à cœur l’avenir des élèves, relève de demain?

Education 18 nov. 2015


Deuxième forum national sur l’alimentation scolaire: Attirer l’enfant vers l’école et l’y maintenir

Deuxième forum national sur l’alimentation scolaire: Attirer l’enfant vers l’école et l’y maintenir

Il se tient depuis le lundi 16 novembre dernier à Cotonou, le deuxième forum national sur l’alimentation scolaire. La cérémonie d’ouverture de cet évènement qui se tient en présence de nombreuses délégations étrangères a été présidée hier mardi 17 novembre, par le ministre des Travaux publics et des Transports, Gustave Dépo Sonon, représentant le chef de l’Etat.

La cantine scolaire occupe une place privilégiée dans le développement harmonieux du système éducatif de notre pays. Nombreux sont les élèves en milieu défavorisés qui mangent à peine, car issus de parents ayant des moyens limités. Ces derniers ont alors très peu de chance de poursuivre jusqu’au bout leurs études.

Le ministre des Enseignements maternel et primaire. Eléonore Yaï Ladékan, a affirmé que le repas de la cantine scolaire contribue non seulement à attirer l’enfant vers l’école, mais contribue également à l’y maintenir de sorte qu’il apprenne mieux, qu’il ait de meilleurs résultats et qu’il achève son cycle primaire.
«Offrir un repas à un enfant à l’école ne constitue, ni un luxe, ni un gaspillage, mais une nécessité», poursuit-elle avant d’affirmer qu’en milieu scolaire, tous les instituteurs et les professeurs des lycées et collèges, témoignent que les enfants affamés sont moins dociles, moins attentifs, moins studieux et moins mobilisés pour les études qu’il s’agisse de leçons à réciter, d’exercices à effectuer, de devoirs à traiter ou de rôles à jouer pour la discipline dans la classe.
Aussi, a-t-elle justifié la tenue du forum national sur l’alimentation scolaire par la volonté du chef de l’Etat de généraliser les cantines scolaires et surtout son attachement à l’alimentation et à la santé scolaires. Elle s’est voulue alors reconnaissante aux partenaires du secteur de l’éducation pour leur soutien à une éducation de qualité.
Eléonore Yaï Ladékan a indiqué, que ce forum, après avoir présenté le point d’avancement des recommandations du premier, tenu en 2010, définira le champ d’application de la nouvelle politique et élaborera un plan d’actions pertinent, crédible et soutenable pour l’opérationnalisation de l’alimentation scolaire au Bénin, les pistes de mobilisation des ressources humaines et financières pour la mise en œuvre de ladite politique et le renforcement des capacités des communautés pour les années à venir.
Au-delà de cet objectif, des thèmes comme : ''Les relations entre le fonctionnement des cantines scolaires et la production agricole locale "La situation nutritionnelle et l’amélioration de la situation sanitaire par une sélection des produits''; ''La production et la circulation des denrées alimentaires''; ''La qualité des nutriments proposés et la satisfaction des besoins nutritionnels et les innovations en matière de financement durable de l’alimentation scolaire'' seront au centre des préoccupations.

Gratitude et engagements

Axelle Houénoussi, de l’école primaire publique de Jéricho, a dans un mot de gratitude dit au nom de ses pairs, remercié le gouvernement pour avoir organisé ce forum qui se penche sur l’alimentation scolaire. Soutenant que c’est grâce à la cantine scolaire que certains élèves travaillent bien, Axelle Houénoussi a plaidé pour que tous les écoliers y aient accès.
Le représentant résident du Programme alimentaire mondial (PAM) au Bénin, Housainou Tall a exprimé le soutien de son institution au gouvernement du Bénin dans le renforcement de ses capacités dans le domaine avant d’affirmer que l’alimentation scolaire est un investissement qui porte ses fruits.
Le représentant résident du PNUD au Bénin, chef de file des partenaires techniques et financiers, Rosine Sori Coulibaly, a affirmé que l’alimentation scolaire est un choix qui contribue à l’amélioration de l’alimentation des enfants.
En dépit des progrès réalisés au Bénin, elle recommande un réajustement des cantines scolaires à l’échelle nationale et surtout la contribution des parents.
Le ministre des Travaux publics et des Transports, Gustave Dépo Sonon, représentant le chef de l’Etat, a dit au nom de celui-ci que le deuxième forum national sur l’alimentation scolaire est la marque de la concrétisation du souhait de la promotion de l’alimentation scolaire au Bénin, au regard de la vision du gouvernement pour le secteur de l’éducation et particulièrement pour les questions de santé et d’alimentation.
Il a rappelé que le gouvernement du Bénin a mobilisé et continue de mobiliser assez de moyens, certes insuffisants pour promouvoir la scolarisation des enfants en vue de garantir l’éducation pour tous.
Gustave Dépo Sonon a, au nom du chef de l’Etat demandé aux enseignants en grève de reprendre le chemin de l’école et a dit la volonté du gouvernement d’étudier les possibilités de résolution de la crise qui paralyse le milieu scolaire au Bénin?

Education 18 nov. 2015


Grève illimitée des enseignants à Natitingou: Les élèves des collèges exigent la reprise des cours

Grève illimitée des enseignants à Natitingou: Les élèves des collèges exigent la reprise des cours

Par milliers, ils ont investi, hier lundi 16 novembre, les rues de Natitingou pour réclamer la tenue des cours dans les établissements fermés depuis peu avec la grève des enseignants. A travers une marche pacifique, le collectif des élèves des collèges de la Cité des Nanto a donné de la voix pour dénoncer le triste sort à eux réservé.

Face à la paralysie de l’école, les élèves des trois collèges de la ville de Natitingou n’ont eu comme alternative que d’observer une marche pour réclamer ce qu’ils considèrent comme leur droit. La reprise des cours dans les différents établissements. Encadrés par la police, ils ont battu le macadam depuis le CEG I de la ville jusqu’à la Préfecture des départements de l’Atacora-Donga après une escale à la direction départementale en charge de l’Enseignement secondaire et de la Formation technique et professionnelle et à la mairie. Très déterminés mais ordonnés sous l’égide de la police, ils n’ont pas fait dans la dentelle pour montrer tout leur mécontentement face au triste sort à eux réservé. «Nous sommes des orphelins de l’école», «Un enfant sans instruction est une calamité pour la nation», «Permettez-nous d’être dignes de vous remplacer demain»…Ont-ils affiché sur les pancartes brandies à la tête de la marche. Des messages forts qui viennent à être portés par des S.O.S scandés lancés à l’endroit du chef de l’Etat.

A la direction départementale en charge de l’Enseignement secondaire et de la Formation technique et professionnelle, c’est tout le personnel avec à sa tête le directeur Malick Soumanou qui est allé à la rencontre des marcheurs.
« Depuis trois semaines nous, écoliers et élèves sommes privés de nos cours en raison de la grève déclenchée par nos enseignants. Commencée pour être observée soixante-douze heures par semaine à savoir les mardis, mercredis et jeudis, la grève a vite fait de passer à quatre-vingt-seize heures la semaine. La journée du lundi seule semble épargnée par la fermeture des classes…En définitive, l’école ne vit plus et nous sommes obligés de rester à la maison en plein mois de novembre où en temps normal nous nous préparions déjà à passer les épreuves de la première série des devoirs surveillés », indique Caprine Hèdokingbé, porte-parole des manifestants, la voix hésitante et marquée par l’émotion. Appelant les partenaires sociaux et les membres du gouvernement, une fois encore à la table de négociations, afin que les problèmes de l’école soient définitivement réglés. Le collectif des élèves des trois collèges de Natitingou a invité par ailleurs le chef de l’Etat à agir pour sauver l’école et à épargner les enfants béninois de l’ignorance.

Sauver l’école béninoise

Se disant solidaire de la marche qui témoigne, à ses dires, du ras-le-bol des élèves et de leur envie à reprendre les classes, Malick Soumanou s’est montré optimiste quant à une issue heureuse des négociations menées par le gouvernement avec les syndicats des différents ordres d’enseignement. « L’école n’est pas morte », souligne-t-il, tout en exhortant les élèves au calme et à la discipline. En attendant que les choses entrent en ordre, il les a invités à retourner dans les classes pour bénéficier des cours dispensés par les enseignants non affectés par les grèves.
A l’hôtel de ville de Natitingou, le maire N’da Antoine N’da dit sympathiser avec cette marche et encourage les manifestants à se battre pour avoir gain de cause. « Nous vous soutenons puisque c’est votre droit constitutionnel d’aller à l’école », note-t-il.
En l’absence du préfet des départements de l’Atacora-Donga, c’est Mashoudou Ashanti, secrétaire général de la Préfecture, qui a reçu la motion des manifestants, relevant au passage que la cause dont il s’agit ici est bien noble. « On ne peut avoir une éducation de qualité si les classes ne sont ouvertes qu’un seul jour dans la semaine », a-t-il avancé avant de promettre rendre compte fidèlement à qui de droit.

Actualités 17 nov. 2015


Après son séjour carcéral: Le maire Guéné Orou Sé accueilli en pompe à Kalalé

Après son séjour carcéral: Le maire Guéné Orou Sé accueilli en pompe à Kalalé

Le maire de Kalalé, Guéné Orou Sé, a été accueilli en grande pompe, dimanche 15 novembre dernier par ses administrés, après trois mois passés en détention. Les retrouvailles ont été célébrées au CEG1 de la localité où les populations sont sorties massivement pour exprimer leur joie de compter à nouveau parmi elles l’ancien député élu maire, incarcéré quelques jours seulement après l’installation du nouveau conseil communal.
« Nous avons perdu du temps. Nous vous demandons de laisser les divergences politiques en faveur du développement de notre chère commune », a suggéré Kadidjatou Djéga Démon, la première adjointe qui assurait l’intérim du maire. Elle a également invité l’autorité communale à prôner pour cette mandature, la paix et l’unité entre les fils et filles de Kalalé. Le maire Guéné Orou Sé acquiesce et compte aller même plus loin. La concorde et l’entraide seront également de mise, fait-il savoir, en soulignant que la campagne est terminée et que seul, le développement de Kalalé doit préoccuper à présent. « Tous les fils et filles de Kalalé seront utiles. Il n’y aura pas d’exclusion», a rassuré le maire Guéné Orou Sé qui retrouve son fauteuil après sa libération, le 10 novembre dernier.
Guéné Orou Sé s’était retrouvé derrière les barreaux de la prison civile de Parakou le 29 juillet dernier pour une affaire de pression sur juge, un flagrant délit commis le 6 novembre 2014 alors qu’il était député à l’Assemblée nationale. Condamné à six mois d’emprisonnement ferme assorti d’un mandat d’arrêt et d’une amende de cinq cent mille francs CFA par le Tribunal de première instance de Parakou, il a interjeté appel. Les juges ont confirmé partiellement les peines en retenant contre lui six mois de prison dont trois mois d’emprisonnement ferme et trois mois de sursis, en plus de l’amende.

Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori

Actualités 17 nov. 2015


Assurance et microfinance : L’Africaine des Assurances et la FECECAM nouent un partenariat stratégique

Assurance et microfinance : L’Africaine des Assurances et la FECECAM nouent un partenariat stratégique

Grand jour pour la Faîtière des Caisses d’Epargne et de Crédit agricole mutuel du Bénin (FECECAM-Bénin) et pour l’Africaine des Assurances, les deux structures ont mis en place un partenariat stratégique en vue de la promotion de l’assurance via le secteur de la microfinance. C’était hier, lundi 16 novembre, au siège de la FECECAM-Bénin à Abomey-Calavi, les deux partenaires ont officialisé leur engagement.

La mission première de la FECECAM est «d’offrir aux populations rurales comme urbaines des services financiers et non financiers afin d’améliorer leurs conditions de vie tout en assurant la pérennité du réseau». Ce rappelant, le directeur général de l’institution, Victorin Houédanou, assure que le présent partenariat permettra à sa clientèle de bénéficier des services d’assurance de qualité et de proximité à moindre coût. En effet, explique-t-il, l’objet du partenariat consiste à distribuer aux clients de la FECECAM-Bénin, cinq produits d’assurance : Automobile, Moto’Sur, Domus, Quietus, Individuels accidents. Lesquels, annonce-t-il, pour un début, sont disponibles au niveau de 10 guichets de la FECECAM : Allada, Ekpè, Cotonou-Mènontin, Adjohoun, Covè, Abomey, Dogbo, Kilibo, Bembèrèkè et Kèrou. Pour la FECECAM-Bénin, ce partenariat est une aubaine puisque, suivant son directeur général, les produits d’intérêts sur les crédits commencent à montrer leur limite du fait des impayés qui persistent. Ce qui induit que l’institution doit développer de nouvelles politiques et stratégies commerciales au regard de l’évolution des contraintes, des enjeux et des besoins du marché. Aussi, Victorin Houédanou convie-t-il les Directeurs de caisse à considérer ce partenariat comme une opportunité pour engranger des commissions substantielles pour leurs entités. En pratique, les directeurs de caisse et les chefs d’agence sont les agents distributeurs des produits d’assurance. De même, ils sont désignés comme points focaux directs sous la supervision des directeurs des délégations techniques et régionales.

Un mariage de leaders

Et la FECECAM envisage d’instituer un système de motivation pour favoriser l’attachement et l’intéressement des agents à la distribution des nouveaux produits. En tout cas, il invite ses collaborateurs à veiller au respect des engagements pris par l’institution, pour le bonheur de ses clients et pour la préservation de son image de marque. Ce qui, par suite, permettra d’entretenir une collaboration des plus fructueuses avec le partenaire qu’est l’Africaine des Assurances. Pour y arriver, il en appelle à la rigueur, la loyauté et la conscience professionnelle des uns et des autres.
Pour sa part, l’Africaine des Assurances et fière et rassurée d’avoir pour partenaire un géant de la microfinance au Bénin, fait savoir son directeur général, El Hadj Mouftaou Souhouin. Un géant parce que, justifie-t-il, avec ses 134 guichets répartis sur les 77 communes du pays, sans oublier les nombreux trophées, distinctions et prix obtenus, sa réputation est faite. Mieux, retient-il encore, la FECECAM-Bénin a réussi une opération de restructuration et a amorcé un développement orienté vers le rapprochement de la clientèle par la modernisation de son management. Ce sont donc là, autant d’atouts qui ont achevé de convaincre l’Africaine des Assurances qu’elle peut engager un partenariat gagnant et fructueux avec la FECECAM-Bénin. Quoi de plus normal que le leader du secteur des assurances convole donc en justes noces avec celui de la microfinance? L’Africaine des Assurances n’est-elle pas la première compagnie l’assurance de droit privé agréée en I.A.R.D. (incendies, accidents, risques divers) à la suite de la libéralisation du secteur des assurances au Bénin? Ne s’est-elle pas, au fil des ans, déployée avec pour idéal d’être reconnue comme un groupe aux ambitions africaines et aux standards internationaux? Notamment en Guinée équatoriale, au Congo, en Côte d’Ivoire et bientôt au Sénégal, le tout en diversifiant ses offres ?

Rapprocher les assurances des populations


Désormais, le cap est mis sur le secteur de la microfinance. Et en suscitant ce partenariat auprès de la FECECAM, vante El Hadj Mouftaou Souhouin, l’Africaine des Assurances veut diversifier davantage son réseau de distribution de produits d’assurance en sortant des canaux classiques pour aller sur le segment de la banque assurance. Et il est persuadé que le choix de la FECECAM permettra de rapprocher davantage les produits du consommateur qui, naguère, était contraint de parcourir de longues distances avant de dénicher un bureau de souscription. Mieux, le directeur général de l’Africaine des Assurances, se persuade que ce partenariat contribuera aussi à relever tant soit peu le taux de pénétration des assurances de 2%. Concrètement, révèle-t-il, le présent partenariat est basé sur la distribution des produits de l’Africaine des Assurances tels que l’assurance automobile, l’assurance des deux roues (Moto’Sur), l’assurance multirisques habitation (Domus), l’assurance multirisque des PME/PMI (Quietus) et l’assurance individuelle accidents (Sécurit)… Des produits dont la première phase de distribution sera, à terme, évaluée pour une extension possible aux autres agences de la FECECAM-Bénin?

Actualités 17 nov. 2015


Projet de budget général de l'Etat, exercice 2016: Quatre ministres devant la commission budgétaire

Projet de budget général de l'Etat, exercice 2016: Quatre ministres devant la commission budgétaire

La commission budgétaire de l’Assemblée nationale a reçu hier quatre ministres qui ont présenté chacun les grandes lignes du projet de budget général, exercice 2016, de leur ministère sectoriel. L’exercice de présentation budgétaire se poursuit jusqu’au 30 novembre prochain avec le passage de tous les ministres du gouvernement, la Présidence de la République ainsi que les présidents des institutions de la République

Le ballet des ministres sectoriels devant la commission budgétaire de l’Assemblée nationale est entré dans une phase active. Quatre ministres du gouvernement se sont prêtés hier à cet exercice annuel. Ils ont été les hôtes de cette commission parlementaire chargée d’étudier en avant première le projet du budget général de l’Etat, exercice 2016, avant son adoption en plénière. Pour vite avancer dans les auditions publiques des membres du gouvernement, l’Assemblée nationale a scindée en deux la commission budgétaire. Le premier groupe est resté à l’hémicycle et le second à l’annexe du ministère chargé des Relations avec les Institutions à Porto-Novo. Le défilé des ministres se poursuit jusqu’au 30 novembre prochain avec une programmation bien claire. Conformément à ce programme, quatre ministres sectoriels ont planché.

Le premier groupe de la commission budgétaire a reçu les passages du Premier ministre, Lionel Zinsou et le ministre d’Etat chargé de l’Economie, des Finances et des Programmes de dénationalisation, Komi Koutché. La seconde équipe de députés a échangé avec le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Reforme administrative et institutionnelle Aboubacar Yaya et le ministre chargé de l’Economie maritime et des Infrastructures portuaires, Patrick Yérima.

Budgets en regression

Chacun en ce qui le concerne a présenté les grandes lignes du projet du budget 2016 de son ministère sectoriel et recevoir les observations et recommandations des députés.
Le projet du budget pour 2016 du ministère d’Etat chargé de l’Economie, des Finances et des Programmes de dénationalisation présenté par Komi Koutché s’élève à 34,565 624 milliards FCFA contre 31, 816 424 milliards FCFA en 2015. Il s’agit donc d’un budget en progression de 8, 64%.
Le budget du ministère du Travail, de la Fonction publique et de la Reforme administrative et institutionnelle est d’un montant de 6, 495 227 milliards FCFA répartis au niveau des charges de fonctionnement et au niveau des investissements publics. C’est un budget en régression de 2, 28% en comparaison à celui de 2015 en cours d’exécution, a révélé le ministre Boubacar Yaya à la sortie des travaux avec la commission budgétaire de l’Assemblée nationale. Un budget en régression en 2016 c’est aussi le cas au niveau du ministère de l’Economie maritime et des Infrastructures portuaires. Il s’agit d’un budget modeste Dont le montant est, 754 922 milliard FCFA qui va permettre au ministère d’intervenir sur cinq gros projets du ministère dont le projet de développement institutionnel, le projet de développement des transports fluvio-lagunaires, le projet d’aménagement des eaux navigables et le projet de développement des infrastructures portuaires.

Le budget de la Primature en progression

En ce qui concerne le projet de budget gestion 2016 de la Primature présenté par Lionel Zinsou, Premier ministre chargé du Développement économique, de l’Evaluation des politiques publiques et de la promotion de la bonne gouvernance, il est d’un montant de 13, 405, 149 milliards FCFA dont 4, 774 361 milliards FCFA en dépenses ordinaires et 8, 630 788 milliads FCFA comme dépendes capital dont 3, 233 169 milliards FCFA en ressources intérieures et 5 397 619 000 FCFA en ressources extérieures constituées uniquement de dons. Ce budget en progression par rapport à celui de 2015 devra permettre à la Primature de réaliser un certain nombre de réformes telles que l’amélioration du mécanisme de réflexion prospective et renforcement de la planification du développement, l’amélioration de la démarche programmatique en matière d’investissements publics et la promotion de l’activité économique, l’amélioration de la gestion de l’aide publique au développement.
Le portefeuille des Programmes d’investissements publics (PIP) est évalué à 8, 630 788 milliards FCFA au titre de 2016 prenant en compte 22 projets et programmes de la Primature, a présenté le Premier ministre?

Actualités 17 nov. 2015


Atteinte des OMD et réduction de la pauvreté au Bénin: Les priorités de la deuxième partie de la phase pilote du PVM

Atteinte des OMD et réduction de la pauvreté au Bénin: Les priorités de la deuxième partie de la phase pilote du PVM

Mis en œuvre au Bénin dans la commune de Banikoara pour sa phase pilote durant la période de 2011 à 2013, le projet «Villages du Millénaire» a enregistré des progrès à capitaliser. La première partie de cette phase pilote étant achevée et ayant été évaluée, il importe de mettre en lumière les réalisations accomplies avant la mise en oeuvre de la seconde partie de la phase pilote. Selon un Rapport analytique réalisé par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et ses partenaires dont le Japon, il importe de mettre en oeuvre plusieurs actions au cours de la deuxième partie phase pilote pour corriger les difficultés recensées.

Venir à bout des contraintes identifiées, concrétiser les perspectives et assurer la pérennité des acquis du projet. C’est la conclusion du Rapport analytique réalisé par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et ses partenaires dont le Japon impliqués dans la mise en œuvre au Bénin du projet «Villages du Millénaire».

En effet, le projet «Villages du Millénaire» est la concrétisation des conclusions d’une étude réalisée pour l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). La mise en oeuvre du projet est assurée par le centre OMD Afrique de l’Ouest basé à Dakar en partenariat avec les bureaux du PNUD.
La première partie de la phase pilote du projet au Bénin étant achevée et ayant été évaluée, il importe de mettre en lumière les réalisations accomplies avant la mise en oeuvre de la seconde partie de la phase pilote d’autant plus que cette année coïncide avec l’échéance pour l’atteinte des OMD. C’est dans cette optique que s’inscrit le rapport analytique structuré qui présente les progrès vers les OMD dans le cluster de villages et les priorités pour la deuxième phase.
Pour cette deuxième partie, le rapport propose de poursuivre et finaliser le système de suivi-évaluation susceptible de fournir les informations nécessaires pour un suivi national de meilleure qualité scientifique et pour les comparaisons internationales entre les Villages du Millénaire du monde. Il faudrait donc faire le lobbying nécessaire auprès des autorités du centre OMD de Dakar, indique le rapport pour la mise en place des outils de collecte de données dans les secteurs de l’agriculture, du développement communautaire, des infrastructures et de l’eau/hygiène/assainissement. Cela permettra de suivre plus efficacement les effets des interventions du projet de manière à identifier efficacement les cas de succès et diffuser les interventions réussies.
Le rapport analytique recommande également le renforcement de l’intégration de la spécificité pastorale de la zone dans la consolidation des acquis des Villages du Millénaire.

Développer une approche participative

En effet, les Villages du Millénaire de Banikoara, selon le rapport, devraient développer une approche participative axée sur le dialogue entre agriculteurs et éleveurs puis des discussions de groupes et des réunions-débats en vue de rechercher des solutions durables pour lutter contre la destruction des champs lors de la transhumance.
Cette démarche a permis de déterminer les causes profondes des relations conflictuelles entre agriculteurs et éleveurs. Pour renforcer cette approche, les Villages du Millénaire auront à promouvoir l’intégration entre agriculture et élevage. Les Villages du Millénaire devraient offrir un bel exemple d’expérimentation d’une telle approche.
Pour la visibilité des progrès enregistrés, il faudra diffuser périodiquement les résultats du PVM dans les médias, recommande le rapport. Au-delà de la production régulière et rapide de données d’enquêtes périodiques très légères, ... une stratégie de diffusion des résultats est indispensable pour informer de façon permanente différentes cibles (notamment les décideurs, les médias, les PTF, les populations) sur la réduction de la pauvreté et l’atteinte d’autres objectifs du Millénaire dans les Villages du Millénaire.. La diffusion de ces résultats permettra d’alimenter les débats publics sur les meilleurs procédés pour venir à bout de la pauvreté multidimensionnelle.
Au cours de la seconde phase, le rapport invite à mettre davantage l’accent sur le transfert progressif de responsabilités aux acteurs locaux (coopératives, comités de gestion des infrastructures, autorités communales, etc). Cela est un critère essentiel, selon le rapport, pour s’assurer de la pérennité et de la durabilité des acquis issus du PVM, une fois le projet terminé.
Comme priorité, il faut aussi renforcer l’interactivité ou l'interdépendance entre les niveaux local et central. Tant au niveau de la production que de la diffusion de l’information sur les Villages du Millénaire de Banikoara, il est nécessaire d’impliquer davantage le niveau local pour remonter au niveau central et descendre de nouveau au niveau local.

Autres priorités

La synergie et la cohérence entre toutes les actions de développement et les acteurs effectifs ou potentiels qui interviennent ou peuvent intervenir dans le territoire du cluster de villages doivent être renforcées. A ce niveau, il est important de renforcer une plate-forme entre ces acteurs par des rencontres périodiques pour une harmonisation des interventions sur la base d’un plan de développement consensuel.
Autres priorités, c'est de créer et mettre en place une stratégie de «One Government» qui consiste à faire intervenir tous les ministères techniques compétents avec leurs programmes ainsi que toutes les agences publiques dans les Villages du Millénaire. Cela permettrait à la fin de la deuxième phase de faire des sites retenus des exemples et des modèles de développement où le niveau de vie des populations concernées sera véritablement amélioré. Aussi, faudra-t-il renforcer la synergie dans les différentes interventions du PVM. Car, travailler de manière intégrée sur plusieurs secteurs, sociaux mais également économiques, permet de s’attaquer plus globalement à la pauvreté au niveau local. Il faut également s’assurer que les acquis et résultats positifs des Villages du Millénaire de Banikoara n’entrainent pas des externalités négatives pour les villages voisins ni des conséquences pour l’environnement naturel. Cela renforcera par ailleurs le positionnement stratégique du PNUD (avantages comparatifs) et du Japon dans la défense du développement durable et la mise en oeuvre d’autres Villages du Millénaire à travers le pays.
«La mise en oeuvre du Projet Villages du Millénaire au cours de sa première phase a contribué à l’amélioration des conditions de vie de toutes les couches sociales dans l’ensemble des trois villages concernés. En effet, le PVM a permis à toute la communauté d’améliorer la satisfaction de ses besoins vitaux. A l’orée du début de la seconde phase, il importe de prendre les mesures idoines répertoriées afin que l’initiative puisse atteindre ses objectifs au Bénin», conclut le rapport?

Economie 17 nov. 2015


Expo "Océan-Climat" à l’ambassade de France: Boni Yayi s’imprègne des projets phares du Bénin à la COP21

Expo "Océan-Climat" à l’ambassade de France: Boni Yayi s’imprègne des projets phares du Bénin à la COP21

Le président de la République a visité hier, lundi 16 novembre, une exposition dénommée " Océan-Climat" dressée à l’ambassade de France sur les changements climatiques. Plus précisément, sur quatre projets qui ont été sélectionnés pour être présentés à la COP 21 à Paris. Le tout en présence de l’ambassadeur, Aline Kuster Menager et des maires des communes dans lesquelles lesdits projets sont conduits ou montés. Très impressionné, il s’est résolu à suivre désormais les conseils des scientifiques.

« Il est impérieux qu’on trouve un partenariat entre décideurs et hommes de sciences. Pendant longtemps, nous n’avons pas écouté les hommes de sciences. Nous avons fait la sourde oreille et en subissons actuellement les conséquences ». C’est en quelque sorte, la leçon que le président de la République a tirée suite aux différents exposés qu’il a suivis.

La rencontre de la dernière chance

La Conférence des parties sur les changements climatiques qui démarre dans quelques jours à Paris, selon Boni Yayi, est la rencontre de la dernière chance. Elle permettra d’opérer une rupture avec les autres conventions qui n’ont pas jusque-là permis de bien protéger la couche d’ozone. Ce qui cause de plus en plus des dérèglements et donc le réchauffement de la planète.
« Paris sera porteur de symbole pour nous », a estimé Boni Yayi. Il faut, a-t-il admis, un accord contraignant global qui sera accepté par tous les pollueurs pour faire de Paris un succès. Ainsi, poursuit-il, l’Occident et le monde entier reçoivent le SOS du monde. « Vous venez de nous armer ; les hommes de sciences ne mentent pas. Il faut qu’on les écoute maintenant. Nos oreilles sont ouvertes et nous ferons le nécessaire », s’est-il résolu.
Un engagement du président béninois pour le respect des exigences climatiques qui, selon Aline Kuster Menager, penche pour l’élaboration de règles et mesures visant l’adaptation ou l’atténuation. Elle a donc éprouvé du plaisir à introduire les maires intéressés par les sujets en question et dont les projets ont été retenus pour être exposés à la COP 21.
Pour Bouko Bio Sounon, maire de Tchaourou, chef de file des communes bénéficiaires, le projet qu’il porte s’appelle la Communauté forestière du moyen Ouémé (CoForMO) et s’intègre dans le programme d’appui à la gestion des forêts communales du Bénin. Il vise à constituer un domaine forestier communal composé de forêts gérées de façon durable et participative pour une valorisation économique dont la production de bois-énergie. Il s’agit d’aménager plus de 19 000 ha de terre, en prévoyant notamment 3000 ha de reboisement. L’objectif est de favoriser le développement économique et social des populations riveraines.
Ensuite, le projet « Porto-Novo Ville verte » a été présenté par le maire de Porto-Novo, Emmanuel Zossou. Le développement urbain de la capitale est un enjeu majeur que plusieurs partenaires français comme l’Agence française de développement, le Fonds français pour l’environnement mondial (FFEM), la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise et le Grand Lyon souhaitent aider la capitale. L’objectif est que le développement de la ville prenne en compte la protection des zones les plus vulnérables aux inondations induites par le réchauffement climatique.

La jacinthe d’eau, un bio fertilisant

Le projet de l’entreprise solidaire « Green Keeper Africa » de David Gnonlonfoun vise à tirer profit de la prolifération des jacinthes d’eau qui envahissent les lacs et les rivières, empêchant la navigation, restreignant la pêche, favorisant un certain nombre de maladies, affaiblissant l’économie locale et réduisant la biodiversité. L’entreprise propose de transformer ces jacinthes en produits commercialisables et durables, comme des biofertilisants, des fibres absorbantes pour la dépollution et des aliments pour le bétail. Ce projet a été le lauréat pour le Bénin du concours «La France s’engage au Sud», lancé en 2015 par le président de la République française.
Le projet de gestion intégrée des ressources en eau des communes du Zou est porté par Luc Atrokpo, maire de Bohicon, avec l’aide notamment de la Communauté d’agglomération Seine-Eure. Les six communes du Zou sont confrontées à de graves inondations. Afin de transformer ce danger récurrent en «eau portunité», ce projet vise à établir un diagnostic détaillé puis à réfléchir aux solutions hydrauliques «douces» qui permettront de contrôler les eaux de ruissellement.
Enfin, pour Casimir Da-Allada, Mesmin Awo et Armand Bahini, doctorants évoluant à l’Institut de recherche pour le développement, les changements climatiques constituent une réalité et la science doit réfléchir pour proposer des solutions ou mesures pour s’y adapter ou atténuer leurs effets. Ils s’y concentrent et sont disposés à faire des propositions.

Actualités 17 nov. 2015


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