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Le premier ministre, Lionel Zinsou, et le coordonnateur résident du Système des Nations Unies au Bénin, Rosine Sori Coulibaly ont paraphé, signé et échangé le document du projet conjoint de lutte contre la malnutrition chronique dans les communes rurales de Karimama et Malanville. C’était hier mardi 20 octobre dans les locaux de la primature, en présence d’autres responsables du Système des Nations Unies et des ministres de la Santé et de la Famille.
Contribuer à la réduction du retard de croissance chez les enfants âgés de 0 à 59 mois d’ici à 2018 dans les communes rurales de Malanville et Karimama. Augmenter le taux d’initiation précoce à l’allaitement maternel de 46% à 60% et l’allaitement exclusif de 41% à 50% et le taux de diversification minimum alimentaire de 25% à 35% chez les enfants âgés de 6 à 23 mois. Tels sont les but et objectif généraux du projet conjoint de lutte contre la malnutrition signé hier entre le Premier ministre Lionel Zinsou et le coordonnateur résident du Système des Nations Unies, Rosine Sori Coulibaly.
Les bases de l’initiative, c’est que d’ici à 2018, les populations rurales et péri urbaines, notamment les jeunes et les femmes dans les communes d’intervention accroissent leurs revenus et améliorent leur sécurité alimentaire d’une part.
Dans le même intervalle de temps, les enfants de moins de cinq ans, les adolescents, les femmes en âge de procréer et les ménages bénéficient de façon équitable d’interventions à haut impact de qualité en santé y compris le VIH/SIDA, les MNT, la SRAJ, l’assainissement de base et les communautés adoptent des pratiques favorables à la santé d’autre part.
Sur une prévision budgétaire de 2 667 975 de dollars que doit coûter le projet, environ 1 333 987 500 FCFA, 2 537 975 dollars soit environ 1 268 987 500 f CFA sont déjà disponibles. Il reste donc à mobiliser 130 000 dollars.
Combler le vide
Rosine Sori Coulibaly a exprimé sa joie de participer à la signature de ce 4è projet conjoint et d’œuvrer ainsi à la réduction de la pauvreté. Ainsi, ledit projet vient combler le vide observé en la matière: peu de programmes conjoints et de plans d’actions initiés pour diminuer la pauvreté et améliorer les conditions de vie des populations. Pour le coordonnateur résident du Système des Nations Unies, son organisation a, depuis peu, concentré ses interventions dans cette zone pour impacter le développement local. Il s’agit, a-t-elle signalé, d’appuyer le Bénin qui doit faire face à une forte prévalence de retard de croissance selon des statistiques de 2014.
Des statistiques face auxquelles Lionel Zinsou convie le gouvernement et tout l’appareil d’Etat à une puissante alliance sacrée contre la malnutrition. Pour lui, les chiffres révélés sont préoccupants et il s’agit d’un projet très important au regard du contexte, des but et objectifs visés et surtout des produits escomptés et des résultats attendus. Ainsi, en termes de résultats, les populations pauvres et les groupes vulnérables en particulier les femmes, ont des capacités accrues pour assurer leur sécurité alimentaire et nutritionnelle ainsi que l’accès aux marchés. De même, les zones sanitaires et les communes retenues disposent de capacités accrues pour offrir des paquets d’intervention à haut impact de qualité en nutrition, planification familiale, fistules obstétricales, hygiène et assainissement de base.
Le premier ministre apprécie bien le niveau du taux de croissance. Cependant, «La malnutrition est un scandale qu’on ne peut tolérer. La production alimentaire est en progression mais il y a un problème de répartition.» regrette Lionel Zinsou qui a invité les décideurs à engager des débats publics y relatifs mais à surtout faire le point devant les populations en attendant la généralisation aux autres communes du pays.

Après leur boycott des 1er et 29 septembre derniers, les conseillers de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), ont fini par procéder hier, mardi 20 octobre au siège de l’institution à Cotonou, au démarrage des travaux de leur 2è session ordinaire de l’année 2015.
Boycottés à deux reprises, les travaux de la 2e session ordinaire de l’année 2015 de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) ont fini par démarrer hier, mardi 20 octobre à Cotonou. Autour du président de l’institution, Adam Boni Tessi, il y avait les 8 conseillers.
«Je me réjouis de la reprise normale des travaux comptant pour la 2è session ordinaire des conseillers de cette institution après tous les événements qui se sont produits les 1er et 29 septembre derniers», a déclaré le président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), Adam Boni Tessi au démarrage des travaux.
Le président de la HAAC a salué l’esprit d’ouverture de l’ensemble des conseillers, leur sens de responsabilité par rapport à la crise qu’a traversée la HAAC et qui dure depuis leur prise de fonction. «Tout ce que nous demandions, c’est qu’on puisse nous reconnaître le minimum auquel nous avons droit et des démarches ont été faites de concert, en toute collégialité», a-t-il souligné. Selon lui, les choses se sont passées dans le sens de la normalisation des conditions de travail des conseillers et du personnel de l’institution avec l’acquisition des véhicules. Le reste des doléances qui ont été promis par le gouvernement est en cours de négociation. Du démarrage des travaux, sortiront des décisions qui seront formalisées pour être mises en application dans le cadre de la bonne marche de l’élection présidentielle de février 2016.
Compte tenu des règles qui régissent la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), les conseillers de l’institution devraient se réunir depuis le 1er septembre dernier pour procéder à l’ouverture de cette 2è session ordinaire au titre de l’année 2015. Elle sera une nouvelle fois boycottée le 29 septembre dernier par 8 conseillers. Ce qui n’a pas empêché le président Adam Boni Tessi de procéder à l’ouverture de ladite session.

Le chef de l’Etat a procédé, lundi 19 octobre dernier à Bohicon, au lancement du recrutement de 1000 nouveaux jeunes pour le compte du projet « Allo Service Public ». L’initiative répond au souci du gouvernement de décentraliser sa politique de création d’emploi.
La forte mobilisation traduit sans doute la grande attente de la jeunesse du plateau d’Abomey par rapport à cette initiative gouvernementale. Le programme « Allo Service Public » atterrit ainsi dans le centre du Bénin, avec à la clé le projet de recrutement de 1000 jeunes pour servir dans le call center de la société Bénin Contact. «Le projet va changer le destin de nos jeunes qui constituent l’espoir de la survie de notre communauté. Il vient donner une bouffée d’oxygène, un vent d’espoir et d’encouragement pour la jeune génération qui patiente dans l’antichambre de la vie active », commente Luc Atrokpo, maire de la ville de Bohicon.
Nadine Dako, ministre en charge de l’Emploi indique que cette initiative de l’Etat exécutée à travers le partenariat public-privé, s’inscrit dans la logique des efforts déployés par le gouvernement pour renforcer l’employabilité des jeunes et réduire le chômage dans le pays. Egrenant le chapelet des réalisations du gouvernement pour promouvoir l’emploi, elle évoque notamment le recrutement à travers l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) des milliers de stagiaires dans les administrations, le Fonds national de promotion de l’entreprise et de l’emploi des jeunes (FNPEEJ), la création des Business Promotion center (BPC) ainsi que des programmes d’insertion des jeunes tels que le Programme Emploi Jeunes ou encore le Projet spécial des Petites et moyennes entreprises. Elle annonce que le gouvernement a mis en place une ligne de crédit de 40 milliards de francs CFA pour favoriser la création de plus de 60 000 emplois. Son collège en charge de la Communication et des TICs poursuit que le chef de l’Etat fait désormais du secteur des TICs un levier de promotion d’emploi au Bénin. Le développement de l’économie numérique, défend Etienne Kossi, prend son envol dans le pays, au travers de divers autres programmes comme le programme de paiement électronique, la dissémination de la fibre optique pour offrir l’internet haut-débit. « Le projet de passage de l’analogique au numérique va révolutionner le paysage audiovisuel national», parie-t-il, invitant les jeunes à doubler d’imagination pour saisir les opportunités qu’offrent aujourd’hui les TICs. «Le vœu ardent du chef de l’Etat, c’est de faire tourner résolument notre pays dans l’économie numérique», insiste Etienne Kossi.
Cap sur 10 000 emplois !
Claude Padonou, directeur général de Média Contact déclare que «Allo Service Public» est un projet concret qui vient donner de l’emploi à la jeunesse du plateau d’Abomey. «Ces 1000 emplois vont permettre à Bohicon d’être un pôle de compétitivité, d’accompagner le Bénin dans la dynamique de l’économie numérique», soutient-il. Le directeur de Média Contact salue surtout la vision du chef de l’Etat d’élargir les call center dans les départements afin de donner les mêmes chances à tous les jeunes du pays. «La caravane de l’employabilité suit son cours avec comme objectif de créer 10 000 emplois avant la fin de l’année», gage Claude Padonou.
«La prospérité ne peut se concevoir qu’avec les bras de tous les fils de ce pays», déclare le président de la République. Boni Yayi souligne qu’il ne doit pas avoir un pays à deux vitesses, raison pour laquelle son gouvernement s’emploie à offrir des opportunités à tous les jeunes où qu’ils soient. «Nous avons terminé avec les jeunes de Cotonou et de Parakou. Aujourd’hui, c’est le tour de ceux de Bohicon. Nous allons ensuite naviguer vers d’autres départements et notre pays sera jonché de centre d’appel», promet le président de la République. En même temps qu’il défend la nécessité de créer des emplois publics de qualité, il estime que le gouvernement travaille aussi à créer le cadre pour l’auto-emploi et l’éclosion des jeunes dans l’entreprenariat. «Je veux que Bohicon puisse participer à la création d’entreprise et au renforcement de notre produit intérieur brut», martèle-t-il. Il promet que le BPC de Bohicon sera ouvert très prochainement, invitant les jeunes du Plateau d’Abomey à être attentifs aux réformes mises en place par le gouvernement pour promouvoir l’initiative privée. Le chef de l’Etat insiste également sur la formation des ressources humaines. Il souligne que la création de l’Université technique d’Abomey permettra au pays de former une nouvelle génération de citoyens tournés vers la promotion des secteurs porteurs à forte valeur ajoutée. Boni Yayi invite les jeunes à s’éveiller et à prendre des initiatives pour changer le Bénin. «Si vous acceptez ce pacte de responsabilité entre vous et moi, nous irons loin», plaide le chef de l’Etat qui pense que le Bénin a suffisamment le potentiel pour relever les défis relatifs aux Objectifs de Développement durable (ODD).

La Société générale Bénin (SGB) a organisé, hier mardi 20 octobre à Novotel de Cotonou, une Journée des entreprises. Cette première édition a été une occasion pour renforcer les liens avec ses clients afin non seulement de les connaître davantage, mais aussi les servir et mieux les accompagner pour la création d’emplois et le développement du Bénin.
«Nous participons à la Journée des entreprises organisée par la Société générale Bénin pour voir ce que cela peut nous apporter comme opportunités à l’international». Ainsi s’exprimait hier, la directrice de Solde agro distribution international, Orphelie Gnanhoué, une société agro alimentaire représentant les produits Cook Zen en Afrique de l’Ouest, qui attendait de rencontrer les agents de la Société générale Bénin qui expliquaient aux clients les opportunités à saisir de cette Journée des entreprises.
Comme Orphelie Gnanhoué, ils sont plus de trois cents, les représentants des Petites et moyennes entreprises à défiler devant les agents de la SGB installés au niveau d’une vingtaine de stands, pour avoir des informations sur les opportunités d'affaires à saisir au cours de la Journée des entreprises. Que ce soit au niveau du stand relatif au financement du cycle d’exploitation au stand Offres d’investissements, en passant par la Gestion électronique des flux, le Commerce international, les Relations Chine/Afrique et l’Accompagnement de dirigeant et de ses collaborateurs, les représentants des PME/PMI qui ont fait le déplacement de Novotel hier dans le cadre de cette Journée des entreprises organisée par la SGB, n’ont pas perdu leur temps. Car, ils ont eu non seulement des informations pour faire prospérer leurs affaires, mais ont renforcé leurs relations avec la Banque.
Les objectifs de la journée
Selon l’administrateur directeur général de la SGB, Laurent Mortreuil, l’objectif de la Journée des entreprises est d’abord de souligner le rôle primordial des entreprises dans le développement du Bénin. «C’est pour honorer les entrepreneurs de notre pays que nous avons décidé d'organiser une Journée des entreprises en leur faveur et pour mieux les servir», ajoute-t-il. L’autre objectif, selon lui, c’est d’établir un lien un peu festif et un peu solennel entre la Société générale Bénin et les entreprises pour que les entrepreneurs puissent découvrir toute la palette de services qui leur est proposée dans un cadre un peu particulier et qu’ils puissent ouvrir leur curiosité sur d’autres membres de la Banque que ceux qu’ils connaissent habituellement. Le troisième objectif poursuit-il, c’est de permettre aux entrepreneurs de se rencontrer dans ce cadre-là, et d’échanger et pourquoi pas de faire du Business.
Pour l’administrateur directeur général, ce sont essentiellement des Petites et moyennes entreprises béninoises qui offrent d’emplois à plusieurs Béninois de par leurs différentes activités qui constituent la cible pour cette première édition de la Journée des entreprises. A son avis, il ne sera pas question de voir au cours de la journée, les groupes internationaux qui ont déjà une certaine réputation et qui bénéficient déjà d’une notoriété.
Après le lancement de la journée hier, les activités se sont déroulées autour des entretiens face à face entre les entrepreneurs et des experts venus non seulement de l’Afrique mais aussi de Paris. Ces derniers ont mis à la disposition de plus de 300 jeunes entrepreneurs des informations sur le financement des investissements, le financement des fonds de roulements, les besoins opérationnels, la gestion informatique des flux, les crédits documentaires, les paiements, les crédits et un focus spécialisé sur la Chine/Afrique.
Laurent Mortreuil soutient que l’organisation de cette journée a été une occasion pour prouver aux entrepreneurs béninois que la SGB est à leur service depuis la création du groupe, il y a plus de 150 ans. «Notre structure a été créée pour aider les entreprises», souligne l’administrateur directeur général qui rappelle qu’à l’origine, la SGB était une banque d’entreprise avant de s’élargir pour devenir une banque universelle. «Notre métier, c’est vraiment l’accompagnement des entreprises, et par une journée comme la Journée des entreprises, nous voulons signifier combien pour nous, l’entreprenariat est l’avenir de nos pays », conclut-il.

Procéder à la revue de l’exécution du Plan de travail annuel au second semestre de leur structure. C’est l’objectif du conclave qui a réuni hier, mardi 20 octobre à Abomey-Calavi, les responsables à divers niveaux du ministère de la Communication, des Technologies de l’Information et de la Communication (MCTIC). L’ouverture des travaux a été présidée par le directeur de cabinet dudit ministère, Salomon Odjo.
Le Plan de travail annuel est l’un des outils de gestion axée sur les résultats qui conduit à une réflexion collective sur les performances réalisées afin d’identifier des solutions aux difficultés rencontrées.
Le directeur de cabinet du ministre de la Communication, des Technologies de l’Information et de la Communication, Salomon Odjo, a rappelé que l’un des principaux défis du ministère est d’enraciner la culture du résultat dans les pratiques quotidiennes. Il a invité les participants à prendre au sérieux la tâche qui leur est confiée et qui permettra d’évaluer le niveau d’exécution réel du Plan de travail annuel.
Salomon Odjo a affirmé que le secteur des communications électroniques et de la poste joue un rôle très stratégique dans le développement socioéconomique de tout le pays. Ce secteur contribue, dit-il, à accroître les recettes de l’Etat, facilite la création et le fonctionnement des entreprises privées et publiques. Aussi, a-t-il indiqué que le passage de l’analogique au numérique, l’accès à l’internet et au téléphone pour tous, le développement de l’administration, de l’e-business, l’achèvement des réformes engagées pour la restructuration des organismes du ministère, le bon encadrement juridique des sous-secteurs, la mobilisation des financements pour les projets sont les grands défis à relever absolument.
Le directeur de cabinet du ministre en charge de la Communication, reste convaincu que les résultats obtenus jusque-là ont été sérieusement affectés par les contraintes financières liées à la fermeture du SIGFIP au ministère en charge des Finances et à l’attachement des crédits PIP. Une réalité qui, selon lui, doit permettre aux responsables d’examiner avec rigueur et ouverture d’esprit les principaux défis afin de focaliser les interventions sur les véritables priorités pour une utilisation optimale des ressources libérées au profit du ministère.
Salomon Odjo a in fine, invité ses collaborateurs à ajuster le Plan de travail annuel au regard de l’abattement des crédits et surtout à veiller à ce que les ajustements du plan aillent dans le sens de la réalisation des objectifs essentiels des projets et programmes.

Après l’entrée en fonction officielle des six députés juges, les membres de la nouvelle mandature de la Haute cour de Justice tiennent demain leur première session ordinaire avec en toile de fond, l’élection du nouveau président de l’institution. Les 13 membres de la juridiction ont été convoqués à cet effet par le doyen d’âge de l’institution.
Les choses bougent démocratiquement à la Haute cour de Justice. Après la prestation de serment, mardi 13 octobre dernier devant le président de la République et le bureau de l’Assemblée nationale, des six députés membres de cette institution, cette institution tient demain mercredi 21 octobre, la première session ordinaire de sa nouvelle mandature. Les travaux connaîtront la participation des six députés juges à savoir Edmond Zinsou, Candide Azannaï, Sacca Lafia, Benoit Dègla, Valentin Djénontin et Adam Bagoudou. En dehors de Candide Azannaï et Edmond Zinsou, tous les quatre autres sont à leur première expérience au sein de cette institution. Les six députés juges auront donc à rejoindre les sept autres membres de la juridiction à savoir les membres de la Cour constitutionnelle à l’exception de son président, et le président de la Cour suprême. Ce sont donc les 13 membres qui lanceront ensemble les travaux de cette première session ordinaire. L’étape la plus attendue de la cérémonie de demain est l’élection du nouveau président.
En effet, la présidente sortante Marcelline Gbèha Afouda va remettre son mandat en jeu. Comme c’est souvent le cas après le renouvellement des membres de la Cour constitutionnelle ou de l’Assemblée nationale. Marcelline Gbèha Afouda va une fois encore sacrifier à cette tradition. Mais elle ne devra pas se faire du souci si elle décide de rempiler.
La magistrate de haut niveau bardée de près de vingt ans d’expérience à la Cour constitutionnelle, a en effet toutes les chances pour reprendre son fauteuil. Elle a aussi la faveur des textes de lois qui régissent la Haute cour de Justice. Puisque ceux-ci exigent que le président de cette institution soit un magistrat de classe exceptionnelle. Or, il n’y a aucun magistrat parmi les six députés désignés par l’Assemblée nationale. Bernard Dégboé membre de la Cour constitutionnelle est le seul magistrat que compte la mandature actuelle de l’institution en dehors d’elle. Or, celui-ci ne lui a jamais disputé ce poste depuis 2008 qu’elle officie à la tête de cette juridiction. Au regard de tout ceci, l’élection de Marcelline Gbèha Afouda, devrait se passer encore demain comme une lettre à la poste. Comme ce fut d’ailleurs le cas lors des précédentes élections.
Le mandat du nouveau président qui sera élu demain va courir jusqu’en 2018, c’est-à-dire au renouvellement des membres actuels de la Cour constitutionnelle.
Les travaux de cette première session ordinaire offriront, par ailleurs, l’occasion aux 13 membres de cette juridiction de prendre connaissance des nouveaux défis qui les attendent. Une institution taxée de budgétivore parce qu’elle n’a jusque-là pas justifié la nécessité de son existence. Les textes ne lui permettant pas de s’autosaisir ou d’être saisi directement sans passer par le Parlement pour des dossiers relevant de sa compétence, celle de «juger le président de la République et les membres du gouvernement pour des faits qualifiés de haute trahison, d’infractions commises dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de leurs fonctions, ainsi que pour juger leurs complices en cas de complot contre la sûreté de l’Etat..». Ce qui permettrait de contourner le véto parlementaire. Toute chose qui n’est possible qu’avec la révision de la Constitution béninoise.

Faisant suite au forum des 5 et 6 octobre derniers, l’assemblée générale des acteurs du développement de Comé s’est tenue hier, lundi 19 octobre dans les locaux de l’ancienne mairie de la commune. A l’issue des travaux de ces assises, le cadre intégrateur a été mis sur pied et placé sous le contrôle de l’élu communal, Robert Anani.
Le cadre intégrateur est devenu une réalité dans la commune de Comé. Il a été porté sur les fonts baptismaux hier au cours d’une assemblée générale des acteurs du développement de la commune. La même assise a élu les membres du bureau directeur devant gouverner ledit cadre. Il s’agit de Robert Anani, chef de l’arrondissement de Oumako, représentant le maire au poste du président du cadre intégrateur. A ses côtés, sont élus Athanase Aguiya et Hindé Adjiwanou pour le compte de la Société civile en plus de Raphaël Sossou pour le secteur privé et Jocelyne Amoussou choisie pour représenter les services déconcentrés de l’Etat intervenant dans la commune.
Concernant le nombre des groupes thématiques, l’assemblée générale en a retenu huit à savoir, «Genre et développement», «Gouvernance locale», «Sécurité», «Environnement», «Sport, Culture et Loisirs», «Economie locale», «Energie, Eau, Hygiène et assainissement» et enfin «Santé et protection sociale». Chacun des groupes est présidé par un coordonnateur aidé dans ses tâches par un rapporteur et un troisième membre chargé de la communication et de la mobilisation.
Avant de pourvoir à ces différents postes de responsabilité, les participants éclatés en ateliers ont d’abord examiné la charte de fonctionnement de leur cadre intégrateur. A la suite de ces travaux dont les conclusions ont été partagées en plénière, l’assemblée générale a souverainement retenu, entre autres, de limiter le mandat des responsables avant d’adopter les 21 articles de ladite charte.
Se félicitant des qualités du représentant du maire de Comé à la clôture des travaux, Robert Anani assure que cet heureux aboutissement du processus de la mise en place du cadre intégrateur caractérisé par le calme et la sérénité témoigne de la détermination des acteurs à voir décoller effectivement le développement de leur commune.
Quant à la représentante de la Maison de la Société civile, Denise Mignawandé Diakité qui a supervisé les travaux, cette étape en appelle une autre, celle du renforcement des capacités des élus et du déroulement du plan de renforcement puis d’identification des projets de territoire structurant devant s’étendre jusqu’en 2020.

La Communauté internationale a célébré samedi 17 octobre denier la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté. Cette célébration qui porte sur le thème « Construire un avenir durable : S’unir pour mettre fin à la pauvreté et à la discrimination» a été une occasion pour l’administrateur du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) Helen Clark de revenir sur l’engagement des dirigeants du monde qui ont adopté il y a quelques semaines, 17 Objectifs de Développement durable (ODD), définissant un nouveau programme de développement pour les 15 prochaines années.
«L’élimination de la pauvreté passe nécessairement par une croissance économique inclusive et durable, notamment des systèmes de protection sociale bien conçus, garantissant aux populations des conditions de vie acceptables, même en cas de crise. Ces systèmes favorisent également le maintien à l’école des enfants, permettent aux familles d’avoir accès à des aliments nutritifs et jettent les bases stables nécessaires à l’édification d’un avenir meilleur». C’est la conclusion de l’administrateur du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) Helene Clark au terme de son message à l’occasion de l’édition 2015 de la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté. Pour elle, la lutte contre la pauvreté exige également qu’on cesse de détruire des écosystèmes essentiels à la vie sur la planète.
Pour réaliser tous les objectifs du Programme de développement pour 2030, il convient selon elle d’instaurer des partenariats entre les gouvernements, les entreprises, la Société civile, le Système des Nations Unies ainsi que les personnes et les organisations engagées, issues de toutes les sphères de la société. «Nous devons unir nos efforts pour mobiliser toutes les ressources disponibles», a souligné l’administrateur du PNUD qui estime qu’il faut adapter les Objectifs mondiaux aux contextes locaux et remplir les rôles respectifs dans la construction d’un avenir inclusif, durable et exempt de pauvreté et de discrimination.
En effet, il y a quelques semaines, rappelle Helen Clark, «les dirigeants du monde ont adopté 17 Objectifs de Développement durable (ODD), définissant ainsi un nouveau programme de développement ambitieux pour les 15 prochaines années».
Des difficultés
Ce programme explique-t-elle dans son message, repose sur l’engagement d’«éliminer la pauvreté sous toutes ses formes et partout dans le monde d’ici 2030» mettant ainsi à la portée de la communauté l’objectif longtemps caressé de mettre un terme au fléau de la pauvreté et de la faim. «Notre génération est la première à pouvoir venir à bout de la pauvreté », se réjouit-elle.
L’administrateur du PNUD soutient que cet objectif ne va pas sans difficultés. Des millions de personnes, indique-t-elle, continuent de vivre dans l’extrême indigence, tandis que les inégalités augmentent dans de nombreux pays et que subsistent d’énormes disparités au niveau des chances, des revenus et des pouvoirs d’un pays à l’autre.
Pour Helen Clark, les inégalités entre les sexes demeurent un défi de taille, au même titre que le manque généralisé d'emplois décents. Les menaces mondiales qui pèsent sur la santé, les catastrophes naturelles plus fréquentes et plus intenses, la volatilité des marchés des produits de base, l’escalade des conflits, l’extrémisme violent, le terrorisme et les crises associées ont tous eu ces dernières décennies une incidence négative sur les progrès en matière de développement.
Le thème de la Journée internationale pour l'élimination de la pauvreté cette année, «Construire un avenir durable : S’unir pour mettre fin à la pauvreté et à la discrimination», célèbre la solidarité et l’optimisme de ce nouveau programme de développement.
«À nous de relever le défi des Objectifs de Développement durable et de saisir cette chance d’offrir de meilleures perspectives à l’humanité et à notre planète», conclut-elle.
Une signification particulière
Cette année, la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté revêt une signification particulière puisque c’est la première célébration après l’adoption formelle des Objectifs de Développement durable (ODD) par l’Assemblée générale des Nations Unies. Dans ce nouveau cadre de développement qui vise à remplacer et à poursuivre les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), tous les pays ont décidé de mettre fin à la pauvreté dans toutes ses dimensions et sous toutes ses formes.
La Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté est célébrée chaque année depuis 1993 lorsque l’Assemblée générale des Nations Unies a pris la résolution 47/196 et a désigné une journée pour promouvoir la prise de conscience de la nécessité d’éradiquer la pauvreté et la misère dans tous les pays. La lutte contre la pauvreté reste au cœur des OMD et du Programme de développement d’après 2015.
Des progrès enregistrés dans les villages du millénaire au Bénin
Dans le cadre de l’élimination de l’extrême pauvreté au Bénin, il a été initié un Projet pilote d’appui à l’opérationnalisation des Villages du millénaire au Bénin. Ce projet qui a été financé par le Japon et le Bénin avec la coordination du Programme des Nations Unies pour le Développement a enregistré des progrès par Objectif du Millénaire pour le Développement (OMD) dès la première sous-phase de la phase pilote prévue pour la période de 2011 à 2015.
Avant l’arrivée du Projet des villages du millénaire (PVM), les producteurs des villages de Kandérou, Fonougo A et Fonougo B dans la commune de Banikoara faisaient face à des difficultés liées au faible rendement de leurs productions. Ils n’arrivent pas à dégager des excédents pour satisfaire leurs besoins alimentaires.
Pour contribuer à éliminer l’extrême pauvreté dans ces villages, plusieurs actions ont été menées dans le domaine de l’agriculture. Les producteurs ont été organisés en 17 coopératives d’agriculteurs, de pêcheurs et d’éleveurs ; l’aménagement des bas-fonds pour la production rizicole et maraîchère ; la mise à disposition des équipements matériel et intrants agricoles au profit des coopératives ; l’organisation de la commercialisation de la production céréalière et le renforcement des capacités techniques des producteurs sur les bonnes pratiques agricoles.
Les effets de ces actions se sont traduits à travers l’amélioration des rendements et superficie des cultures. Pour la culture de maïs par exemple, le rendement est passé du simple au double, soit de 1,2 à 2,100 tonnes en moyenne à l’hectare.

Annoncée pour durer deux ans, la suspension du Bénin de toutes les compétitions de catégories d’âges décidée par la CAF, est sur le point d’être levée. Le principe étant déjà acquis, il ne reste qu’à officialiser la décision.
Une bonne nouvelle n’arrive jamais seule. La mise sur pied du Comité de normalisation décidée par la FIFA et la CAF dans le cadre du dénouement de la crise que traverse le football béninois, en était déjà une. Celle annonciatrice de la levée de la suspension du pays de toutes les compétitions des catégories d’âges par la CAF et qui se fait de plus en plus persistante, contribuera davantage à rassurer les différents acteurs de son football.
Cette décision de levée de suspension, il y a longtemps qu’elle était attendue. Selon certains responsables du football béninois très proches des membres du Comité exécutif de la CAF, le principe serait déjà acquis. La clôture des formalités d’inscription à ces compétitions auprès de la CAF étant prévue pour le 31 décembre prochain, la question devrait une nouvelle fois être abordée au cours des réunions des Commissions de la CAF, notamment de celles chargées de l’organisation des championnats d’Afrique U-20 et U-17.
Au cours de la réunion de la Commission d’organisation du championnat d’Afrique U-20 dont il est membre, samedi 24 octobre prochain, Bruno Didavi a promis d'avoir plus de précision par rapport à la question, en attendant l’officialisation de ladite décision. Félix Sohoundé Pépéripé et Quentin Didavi qui l’ont précédé, participent aussi aux réunions de la commission médias et de celle du football féminin dont ils sont respectivement membres. Il en est de même pour le président Moucharaf Anjorin, qui, en dehors de son statut de membre du Comité exécutif de la CAF, est concerné par les travaux de deux des commissions.
S’agissant de la levée de suspension, la CAF, convaincue que le Bénin avait triché sur l’âge de certains de ses joueurs à l’occasion des éliminatoires de la CAN U-17 contre le Mali, lui avait interdit toute participation aux compétitions de catégories d’âges sur le plan continental pendant deux ans.

Le tournoi de l’Espoir d’Agla a pris fin dimanche 18 octobre dernier à Cotonou, avec la finale qui a opposé l’équipe du Real FC d’Agla à celle de New Team. A l’arrivée, c’est le Real FC d’Agla qui s’est adjugé le trophée mis en compétition. La compétition étant à sa 1ère édition, c’est en présence du représentant de Sébastien Ajavon, Jean Patrice Adoto, que ce match s’est joué.
C’est par le score étriqué d’un but à 0 que Real Football Club d’Agla a remporté la 1ère édition du tournoi de l’Espoir, face à l’équipe de New Team. Et pourtant, ses joueurs n’ont pas eu la tâche facile au cours de la première partie du match. C’est de retour des vestiaires, qu’ils imprimeront leur rythme à leurs adversaires. Ils multiplieront les offensives dans le camp adverse, sans pour autant parvenir à concrétiser les nombreuses occasions qu’ils se sont offertes. En face, New Team qui essayait de se défendre, tentera quelques escarmouches sans conséquences. C’est donc sur un score vierge qu’interviendra la fin du temps réglementaire. Les deux équipes seront alors conviées pour les prolongations, moment où la victoire choisira son camp. A la deuxième minute de la première partie des prolongations, en effet, Eric Dossoumou du Real FC d’Agla parviendra à tromper la vigilance du gardien de l’équipe adverse, en ouvrant la marque. Dès lors, New Team jetera ses dernières forces dans la bataille, afin de remettre les pendules à l’heure. Ses joueurs vont multiplier les assauts dans le camp de l'équipe du Real FC d’Agla qui est restée vigilante sur ses appuis. Le score de (1-0) au profit du Real FC restera inchangé jusqu’au coup de sifflet final de l’arbitre de la rencontre.
Le capitaine de Real FC d’Agla, Thomas Allagbé, a exprimé toute sa fierté à l’issue de la rencontre qui n’a pas été selon lui, facile pour son équipe. Cette rencontre, a-t-il déclaré, a été très équilibrée. L’équipe gagnante est celle qui a fait preuve de plus de technicité, de doigté et de précisions dans les actions offensives. Pour lui, New Team n’a pas démérité au regard du jeu qu’il a développé, a-t-il poursuivi.
Une réussite totale
Quant au promoteur du tournoi, Florent Dato, cette première édition a été une réussite totale, au regard des moyens mis à disposition et des résultats obtenus. Il remercie Sébastien Ajavon, le parrain de ce tournoi pour sa contribution à l’épanouissement de la jeunesse béninoise en général et celle d’Agla en particulier. Tout en se projetant déjà sur la 2è édition, il promet qu’elle sera remplie d’innovations et que l’engouement de la couche juvénile sera au rendez-vous. Il a, pour finir, félicité non seulement les 16 équipes participantes mais particulièrement le Real FC d’Agla, sacrée championne de la 1ère édition.
Jean Patrice Adoto, représentant du parrain Sébastien Ajavon, a rassuré que des compétitions qui favorisent le développement du sport au Bénin, bénéficieront toujours de leur accompagnement. Il a aussi souligné que le tournoi vise à offrir à la jeunesse d’Agla, des instants de divertissements. Pour lui, les nombreuses actions du président Sébastien Ajavon ont pour objectif principal de donner à la jeunesse béninoise beaucoup plus d’espoir surtout dans le domaine sportif.
Après les différentes allocutions, Jean Patrice Adoto a, avec les organisateurs du tournoi, procédé à la remise d’un jeu de maillots et d’une enveloppe financière au malheureux finaliste, New Team. Quant à l’équipe victorieuse, Real FC d’Agla, elle a non seulement reçu un jeu de maillots et une enveloppe financière, mais aussi le trophée mis en jeu.
Il faut préciser que le tournoi s’est déroulé sur 2 semaines et a regroupé 16 équipes.