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Les responsables du Forum culturel du Bénin qui avaient annoncé il y a quelques jours, que les «Rencontres mensuelles de la culture» seraient une opportunité pour poser les vrais et actuels problèmes du secteur culturel africain semblent avoir eu gain de cause, au regard des discussions qui ont prévalu, samedi 10 octobre dernier au centre culturel Artisttik Africa à Agla. A cette occasion, c’est sans mettre des gants que certains participants, tout comme l’expert-communicateur Ammar Kessab ont évoqué les difficultés actuelles de la culture au Bénin, sur le continent et dans le monde.
« Culture, développement: blocages et solutions». Ce thème, choisi pour lancer la première édition des «Rencontres mensuelles de la culture» semblait tout indiqué, en tout cas dans le contexte actuel, pour échanger autour de la contribution du secteur culturel au développement des pays et sur les handicaps qui plombent l’apport des créateurs d’œuvres de l’esprit à la prospérité économique de leurs pays. Pour ce faire, l’expert algérien Ammar Kessab a été identifié pour entretenir le public, sous la modération d’Eric Totah, ancien secrétaire général du ministère en charge de la Culture. Et, fidèle à sa nature, le communicateur n’y est pas allé du dos de la cuillère.
Ammar Kessab a commencé d’abord par déplorer le manque d’engagement, notamment des puissances étrangères et autres bailleurs de fonds autour du financement de la culture et de la valorisation de ses composantes. Sur ce plan, il s’est essayé à une comparaison entre la mobilisation faite autour du thème de climat devenu un problème de gouvernance mondiale ces dernières années et le désintérêt qui enveloppe la culture. En peu d’années, observe le communicateur, toutes les attentions se sont focalisées sur cette thématique. Un Fonds vert a été créé et des lobbies de différents acabits ont germé aux quatre coins du monde.
Pendant ce temps, on dit de la culture qu’elle est le premier contributeur au développement, ou même qu’elle est un puissant moyen de développement, sans que rien ne soit fait véritablement, de la part surtout de l’Occident pour l’appuyer. Les raisons, selon Ammar Kessab, c’est que le problème de la diversité culturelle se pose avec acuité et certains pays qui ne voudraient pas admettre l’existence de la culture d’autres peuples, peinent à accepter que ceux-ci la hissent.
Les puissances étrangères auraient-elles peur de la culture africaine ?
Réfutant l’excuse du problème des droits culturels qu’évoquent certains pays occidentaux pour se refuser à investir dans la culture en Afrique, l’expert commis par le «Forum culturel du Bénin» pour entretenir les acteurs culturels note plutôt « une crainte des pays européens et américains pour éviter de conforter des pratiques culturelles qui aillent à l’encontre de leurs opinions ou de ce qu’ils considèrent comme culture». «Pour les bailleurs de fonds, la culture ne veut rien dire… c’est distrayant… Il faut qu’on défende le secteur de la culture comme on défend le climat, l’énergie …», engage le conférencier qui, face à une telle situation, suggère aux pays africains de « créer leurs propres sources de développement ».
L’illustration grandeur nature qu’il donnera de cette volonté à peine voilée des puissances étrangères et autres décideurs du monde, de ne pas vouloir de l’émergence de la culture africaine, c’est l’absence de la Culture parmi les Objectifs de Développement durable (ODD). Parmi les 17 piliers de développement post 2015 développés, la culture est absente, se désole l’expert algérien qui y lit, une volonté manifeste de faire entorse à l’avènement de la culture et d’un développement via ce secteur.
« Si les Nations Unies avaient considéré la culture comme un pilier de développement, cela voudra dire que les Etats mettront de l’argent en priorité dans ce secteur et les bailleurs doivent s’y intéresser », observe Ammar Kessab qui, sans management, conclut que « cela n’arrange pas certains pays que la culture figure parmi les ODD », puisque cela sera synonyme d’obligations à y investir pour les Partenaires techniques et financiers des pays. « Il faut que nos pays puissent prendre leurs responsabilités en se libérant du diktat pour repenser la culture », rétorque-t-il.
Positions mitigées
Mais ce n’est pas pour autant que tout soit rose au sein des pays concernés. Lesquels, parfois, ne disposent même pas de politique culturelle, embraye Eric Totah. Pour ce dernier, c’est que la notion de culture apparaît comme une notion transversale et, vu sous cet angle, on pourrait diluer le procès par Ammar Kessab. Sur la question fondamentale de la contribution de la culture au développement, les positions sont restées mitigées. Qu’il s’agisse des participants ou du communicateur. Seulement, Ammar Kessab semble avoir pris une légère avance sur ses contradicteurs, lorsqu’il a évoqué la fermeture prochaine du Centre danois pour la culture et le développement « parce que nous n’avons aucun argument solide pour prouver que la culture contribue au développement ». Là encore, il faudra élucider la notion de culture, argumente pour sa part Ousmane Alédji. « Nous avons un problème à définir la culture… la perception qu’on en a est variable d’un individu à un autre, d’un pays à un autre. Il faut revisiter nos arguments, les définitions et les concepts que nous avons de la culture », indique-t-il.
Ces différents prises de position et arguments confortent in fine les fondateurs du Forum culturel du Bénin qui, semble-t-il, ont vu juste et bien pensé en initiant une telle rencontre qui se veut par ailleurs mensuelle. « Cet espace là manquait », déplore Ousmane Alédji qui salue alors l’avènement de ce creuset que le directeur du Fonds d’aide à la Culture, Blaise Tchétchao prédestine à la pérennité au regard de ses ambitions, de son plan de travail et, sans aucun doute, eu égard à sa contribution pour qu’émerge un véritable cadre de discussions entre acteurs culturels autour de propositions concrètes pour l’envol de la culture dont la contribution au développement devrait flamber au lieu, à défaut de stagner, régresser.

La quarantaine révolue, Justin Alapini peut être considéré comme un activiste dans le milieu du football béninois. Puisqu’il a été de tous les combats pour le développement de ce football. Passionné de football et supporter chevronné des Requins de l'Atlantique et des Ecureuils, il est membre de la Fédération béninoise des associations de supporters (FEBAS). A travers cet entretien, iI évoque son projet qui lui tient à cœur. Il est relatif à la mise sur pied d’un creuset qui rassemblera les anciennes gloires du football béninois.
La Nation : Vous êtes porteur d’un projet. Pouvez-vous nous en parler en détail ?
Justin Alapini : Je suis porteur d’un projet intitulé Conférence nationale des associations béninoises des anciens footballeurs (CONABAF). J’ai ciblé cette catégorie d’anciens footballeurs parce qu’ils sont délaissés. La preuve, il y a un grand écart entre ces anciens et les jeunes joueurs d’aujourd’hui. Il n’existe plus un lien entre les anciens et les joueurs actuels.
D’où vous est venue cette idée ?
C’est ensemble avec des amis que nous avons eu l’idée. C’est un projet, vecteur de mobilisation de publicité et de communication sur un sport. Le football étant le sport le plus populaire, ce sera l’occasion pour nous de rendre hommage aux anciens footballeurs pour tout ce qu’ils ont fait pour ce pays dans les années 60 et 70.
Quand-est-ce que le projet se réalisera ?
Il s’agit, précisons-le, d’un tournoi qui va regrouper les anciens footballeurs. Occasion pour eux de rechausser les crampons pour jouer un match de gala ; une rencontre de prestige. Le tournoi de football est dénommé « Challenge football prestige des vétérans ». Ne prendront part au tournoi que les anciens footballeurs qui ont au moins 50 ans. C’est une manière pour nous de se rappeler d’eux ; de nous souvenir de leurs immenses talents. Aujourd’hui, il n’y a plus d’archives sur ces anciennes gloires de l’équipe nationale. Et Dieu seul sait qu’ils ont fait des merveilles en leur temps. En résumé, il y a eu beaucoup d’exploits qu’ils ont réalisés et que la nouvelle génération ne capitalise pas aujourd’hui.
D’accord, mais tout cela pourra t-il se faire en une soirée au cours d’une rencontre?
Je précise qu’il s’agit d’un tournoi d’envergure national qui sera joué en trois zones. La zone du sud constituée de l’Atlantique- Littoral et de l’Ouémé-Plateau. La zone du nord qui est constituée de l’Atacora-Donga et le Borgou-Alibori puis la zone centre qui regroupe le Zou-Collines et le Mono- Couffo. La première phase de cette compétition va se jouer en zone. La zone qui va constituer plus d’équipes d’anciens joueurs va faire qualifier les deux premières équipes pour la phase finale et les autres zones qui vont donner peu d’équipes, auront le premier de leur zone qualifié. Ces quatre équipes vont constituer le carré d’as qui va jouer la phase finale.
Quant est-ce que l'évènement aura lieu?
C’est au début du mois de novembre. Pour être précis, il démarre le 1er novembre et prend fin le 12 décembre.
Votre mot pour mettre un terme à interview.
Je répète que c’est une première dans l’histoire du football du Bénin que de regrouper les anciens, revivre le football du passé au présent, revoir ces anciens noms, vivre encore certains de leurs gestes techniques et enfin leur donner la joie de vivre et donner l’envie à la jeunesse d’aimer davantage le football. L’évènement va permettre aux jeunes de voir certaines anciennes gloires du football jouer. Je pense à des noms comme Anna Charles, Dovi Lakoussan, Attan Pinso pour ne citer que ceux-là.
La particularité est qu’après chaque match, il y aura une troisième mi-temps au cours de laquellle les deux équipes vont s’unir et partager des choses ensemble. Cela permettra de voir comment les anciens joueurs animaient pendant et après chaque match. Je demande donc au public, aux politiques, aux sponsors de s’associer à cet événement pour qu’il y ait désormais dans nos archives la mémoire de nos anciennes gloires.

Par requête en date du 7 octobre dernier, Me Marie-Elise Gbèdo a attrait la Commission électorale nationale autonome (CENA) devant la Cour constitutionnelle. Selon elle, la CENA aurait violé l’article 44 de la loi n° 2013-06 du 25 novembre 2013 portant Code électoral en République du Bénin. Le recours porte sur la date qu'elle a retenue dans son calendrier, pour le démarrage de la campagne électorale dans le cadre de la prochaine présidentielle fixée au 28 février prochain par décret présidentiel.
Se basant sur l’article 44 querellé, la requérante expose que le calendrier électoral proposé par la CENA viole ledit code électoral. Se fondant sur cette disposition de l’article en cause, et tout calcul opéré conformément au 12 février 2016 retenu par la CENA pour le démarrage de la campagne électorale, elle estime que la date limite pour le dépôt des candidatures à cette élection devrait être située, entre le 28 et le 30 décembre 2015. Ainsi, déduit la requérante, du 30 décembre 2015 au 12 février 2016, les quarante-cinq jours de l’article 44 sont bien respectés. En conséquence, pour Me Marie-Elise Gbèdo, « la date du 9 au 12 janvier 2016 fixée par la CENA viole dangereusement les dispositions de l’article 44 de la loi 2013-06 du 25 novembre 2013 portant Code électoral en République du Bénin ».
Selon elle, une élection apaisée, crédible et transparente a pour fondement, le respect strict des principaux textes qui la régissent, donc le Code électoral.
«Il vaut mieux prévenir que guérir… Il y a lieu en conséquence pour la Cour constitutionnelle d’enjoindre à la CENA de fixer la date de dépôt de la déclaration de candidature au 30 décembre 2015 jour de dépôt », a-t-elle conclu, demandant ainsi à la CENA de se conformer au respect scrupuleux du Code électoral.

La première édition des Rencontres mensuelles de la culture aura lieu demain, samedi 10 octobre au Centre culturel Artisttik Africa d’Agla. Des acteurs culturels de tout acabits sont attendus à cette première édition qui inaugurera l’avènement d’un nouveau creuset de discussion autour de la culture au Bénin, en Afrique et dans le monde.
C’est un rêve de vieille date, porté et mûri par certains acteurs et opérateurs culturels, tout comme des journalistes culturels qui se sont investis de la mission de susciter des débats sérieux autour des questions touchant à la culture au Bénin et partout ailleurs. Les «Rencontres mensuelles de la culture» qui devraient démarrer depuis plusieurs mois, s’inaugurent finalement demain samedi 10 octobre, sur un thème qui se veut évocateur. «Culture et développement : blocages et solution» : C’est sur ce thème que le conférencier du jour, Ammar Kessab, expert en politiques et management culturel entretiendra le public, sous la modération de Eric Totah, correspondant national de la CEDEAO pour la culture et ancien secrétaire général du ministère en charge de la Culture. Les objectifs fixés par les organisateurs en choisissant un tel thème, c’est d’amener à réfléchir sur la problématique de la culture et du développement, d’identifier et de comprendre les obstacles à la prise en compte réelle de la notion de culture comme un aspect de développement et de proposer des pistes de solution tant pour les acteurs culturels que pour les acteurs de développement. Parlant des organisateurs, il faut reconnaître qu’il s’agit essentiellement de deux structures à savoir, le portail de la diversité culturelle du Bénin (www.benincultures.com) et le Forum culturel qui est un groupe de réflexion, de recherches et de formation sur les arts et la culture au Bénin. L’acte 1 des Rencontres mensuelles qui est organisé ce jour sera donc le prélude à une série voulue d'interminables actions et initiatives visant essentiellement à redonner à la culture, sous nos cieux, la place de pionnier du développement.
Quid du conférencier et du facilitateur
De nationalité algérienne, Ammar Kessab est expert en politiques et management culturel. Il a participé à la conception et la mise en œuvre d’une dizaine de projets d’envergure à travers le continent (les politiques culturelles du Togo et de l’Algérie, renforcement des capacités des structures culturelles indépendantes en Tunisie post-révolution, conception d’un cadre général pour les politiques culturelles en Afriques, etc.). Il a été lauréat en 2009 du Prix «Young
Achievers Award» pour la culture et le développement en Afrique et est par ailleurs membre du Comité de pilotage de «Culture Ressource» (Le Caire), la plus grande organisation culturelle arabe. Il est aussi membre du réseau international des bailleurs de fonds « Arts Investment Forum» (Zürich) et membre fondateur du réseau panafricain de jeunes experts en diversité culturelle «U40 Afrique».
Au cours de la présentation qu’il fera demain au Centre culturel Artisttik Africa à Agla, la modération sera assurée par une autre tête bien faite de la culture africaine. Eric Totah est un expert dans le domaine culturel et le correspondant national de la CEDEAO pour la culture depuis 2008. Mais c’est beaucoup plus que dans les couloirs du ministère en charge de la Culture que ce nom résonne mieux. Il y a exercé pendant plus de six ans, en tant que patron de l’administration, en assumant les fonctions de secrétaire général. Mais bien avant d’en arriver là, il a été directeur de la Promotion artistique et culturelle (DPAC) de 1993 à 1999, directeur du Patrimoine culturel (DPC) de 1999 à 2000, conseiller technique à la Culture (CTC) de 2000 à 2003. Appelé à faire valoir ses droits à la retraite depuis quelques années, il dirige un cabinet d'expertise et d'ingénierie culturelle.

Pendant que des localités du Bénin peinent à se fidéliser dans l’ère du temps en perpétuant certaines cérémonies traditionnelles qui procurent paix et bonheur aux populations, la région d’Agonlin jure encore par la fidélité au legs des ancêtres. C’est ainsi qu’il faut comprendre l’organisation dans les prochains jours de la cérémonie traditionnelle dite «Azon gnigni» sous l’autorité de Sa Majesté le roi Agonlinhossou Yèto Kandji.
Du 20 au 23 octobre prochain, natifs, ressortissants, cadres et personnalités de la région Agonlin sont invités à prendre part à la cérémonie traditionnelle dite «Azon gnigni», bien connue d’eux. Selon le programme rendu public par Sa Majesté Agonlinhossou Yèto Kandji, roi d’Agonlin, les cérémonies s’étendront sur les quatre jours cités supra et dans diverses localités de la région. Ainsi, le mardi 20 octobre prochain déjà, il est prévu dans un premier temps la cérémonie dite «Amansi koussou-koussou» devant le palais royal Yèto à Agonlin-Houégbo et chez Bocodaho Adoun. Suivra quelques heures plus tard, la cérémonie des «Sanlin Boconon». Après quoi, en début d’après-midi, à 13 heures, celle dite «Ahi wla-wla» sera organisée dans le marché de Kpédékpo. Le jour suivant, le mercredi 21 octobre prochain, la première activité aura lieu à minuit et il s’agit de la cérémonie de purification, de la chasse des mauvais esprits et des maladies. Suivra à sept heures, le rassemblement des «Sanlin» à la place Akpéssa, lieu sacré à Agonlin-Houégbo pour le compte-rendu des cérémonies initiées à cet effet, suivie de la bénédiction par Affossoko Yêhouékia et Sa Majesté le roi d’Agonlin.
La journée du jeudi 22 octobre prochain sera consacrée dans un premier temps à la cérémonie «Amansi koussou-koussou» à la place du marché de Ouinhi à laquelle succédera la cérémonie traditionnelle des «Sanlin Boconon» puis «Ahi wla-wla» dans le marché de Ouinhi. Vendredi 23 octobre prochain, dernier jour des cérémonies, il y aura, si on s’en tient au programme des manifestations, à nouveau, la purification et la chasse aux mauvais esprits et maladies. Après quoi, on assistera au rassemblement des «Sanlin» à la place du marché de Ouinhi pour le compte-rendu des cérémonies suivi de la bénédiction par Bocodaho Hountchénou, Zounon Ketounou. Après quoi, en guise d’ultime activité de cette série de cérémonies, il y aura les bénédictions de Sa Majesté Agonlinhossou Yèto Kandji, le roi d’Agonlin, l’un des plus grands dignitaires de chefferie traditionnelle au Bénin, par ailleurs Organisateur en chef du haut conseil des rois du Bénin.
Culture 09 oct. 2015

Le montant du budget de financement de la prochaine élection présidentielle est connu. Il s’élève à plus de 14 milliards de F CFA et a été élaboré de commun accord avec la Commission électorale nationale autonome(CENA), les 8 autres structures impliquées et les cadres du ministère de l’Economie et des Finances. Au terme de son élaboration, les différents acteurs ont, à la faveur d’un point de presse qui a eu lieu hier, mercredi 7 octobre dans la salle de conférence du ministère des Finances, dévoilé le montant destiné au scrutin, en présence du ministre d’Etat chargé des Finances, Komi Koutché, du ministre de la Défense nationale, Théophile Yarou et du président de la CENA, Emmanuel Tiando.
L’élection présidentielle de 2016 s’approche à grands pas et les différentes structures impliquées dans l’organisation s’affairent pour qu’elle se déroule dans de meilleures conditions. La Commission électorale nationale autonome (CENA), structure habilitée à l’organiser, après avoir rendu public le calendrier électoral il y a quelques semaines, a de commun accord avec les 8 autres structures impliquées, élaboré un budget dont le coût s’élève à 14 830 153 304 FCFA. Ce montant a été retenu au cours de la conférence budgétaire qui a eu lieu, le 21 septembre dernier après étude, amendement et adoption par l’ensemble des acteurs concernés. L’objectif est de permettre au gouvernement d’inclure dans le budget général de l’Etat, exercice 2016, les dépenses liées à l’élection présidentielle de 2016.
Selon Emmanuel Tiando, président de la CENA, cette diligence vise à répondre aux dispositions de l’article 107 de la loi N° 2013-06 portant Code électoral de la République du Bénin. Le budget est à titre indicatif, a-t-il souligné, avant de mentionner qu’il pourrait avoir des rallonges compte tenu de certaines difficultés imprévues. Le président de la CENA a, ensuite, invité le ministre d’Etat Komi Koutché à se rendre disponible dès que ces cas subviendraient.
A sa suite, Basile Fassinou, le coordonateur au budget de la CENA a lu le communiqué final de la conférence budgétaire sur les consultations électorales de la présidentielle de 2016. Les dépenses sont essentiellement celles qu’engageront les 9 structures que sont la Cena, la Cour constitutionnelle, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), le ministère chargé des Relations avec les Institutions, le ministère de la Communication et des Technologies de l’Information et de la Communication, le ministère de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes, le ministère de la Défense nationale et celui de la Décentralisation, de la Gouvernance locale, de l’Administration et de l’Aménagement du territoire.
Pour le compte du prochain scrutin, la CENA recevra près de 10 milliards ; la Cour constitutionnelle 1,3 milliard; la Cour suprême 120 millions ; la HAAC 500 millions ; le ministère chargé des Relations avec les Institutions 200 millions ; ceux de la Communication, de l’Intérieur, de la Défense et de la Décentralisation respectivement 250 millions ; 1,1milliard, 1,5 milliard et 250 millions.
Pour le ministre d’Etat en charge de l’Economie et des Finances, Komi Koutché, ces montants ont été retenus de commun accord avec les structures concernées, à la suite des discussions fructueuses. Pour lui, l’acte d’hier constitue une étape très importante dans l’organisation de la prochaine élection présidentielle. Il invite cependant, les différents acteurs à jouer pleinement leur partition afin qu’elle se déroule sans incident. Au nom du gouvernement, il s’est engagé à accompagner le processus pour qu’il ne souffre d’aucune faille.
Pour finir, Komi Koutché a rassuré que les diligences seront faites pour que les différents besoins financiers soient résolus lorsque le besoin sera exprimé.

Le Fonds africain de garantie et de coopération économique (FAGACE) a signé hier, mercredi 7 octobre, un contrat de cautionnement avec la Banque ouest africaine de développement (BOAD) relative à la réhabilitation de l’hôtel 2 Février de Lomé
au Togo, sous enseigne Radisson Blu. Cette signature a été couplée avec un accord de garantie du FAGACE qui permettra au Groupe Kalyan Hospitality Developement chargé de la réhabilitation, de mobiliser auprès de la BOAD, 10 milliards de francs CFA.
L’hôtel 2 Février de Lomé au Togo reprend bientôt ses lettres de noblesse. Le projet de réhabilitation de ce complexe hôtelier qui a connu son moment de gloire, a fait l’objet de deux accords qui ont été signés hier à Cotonou, plus précisément au Fonds africain de garantie et de coopération économique (FAGACE).
Le premier accord qui porte sur une garantie a été signé entre le FAGACE et le Groupe Kalyan chargé de la réhabilitation dudit hôtel.
Selon le directeur général de FAGACE, Henri Marie Dondra, cet accord permettra au Groupe Kalyan Hospitality Development de mobiliser un financement de 10 milliards de francs CFA auprès de la Banque ouest africaine de développement (BOAD).
En effet, l’hôtel 2 Février est un symbole fort de l’histoire du Togo qui fera partie du réseau hôtelier du Groupe « The corison rezidor hôtel » avec 64 appartements et 256 chambres sur 29 étages en vue de répondre à la demande croissante d’hébergement de standing à Lomé.
Henri Marie Dondra rappelle que cet aval au profit de Kalyan Hospitality Developement qui permettra d’améliorer l’espace hôtelier du Togo porte à 39 milliards de francs CFA, le volume global des engagements de son institution en garantie au Togo.
Au nom de Kalyan Hospitality Developement, le vice-président du Groupe Senthilkumer Chidambaram Rajagopal, chargé du Business Operations and New ventures, a rassuré le FAGACE de l’engagement de son groupe pour conduire à terme la réhabilitation de l’hôtel.
En ce qui concerne l’accord de cautionnement du FAGACE avec la BOAD, il porte sur un montant de 4,9 milliards de francs CFA. En signant cet accord, le directeur général du FAGACE a souligné que les deux institutions ont les mêmes objectifs, à savoir, contribuer au développement et à la croissance économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest. C’est pourquoi, il a manifesté la disponibilité du FAGACE à consolider ses relations avec la BOAD pour le financement des projets.
Pour sa part, le vice-président de la BOAD, Bassary Touré estime qu’il est honoré d’avoir procédé à cette signature d’un montant de près de 5 milliards de francs CFA. L’accord de garantie, selon lui, confirme la volonté du FAGACE à accompagner le développement de l’économie du Togo. Car, la réhabilitation de cet hôtel, à son avis, créera un millier d’emplois.
Bassary Touré indique que le projet s’inscrit dans le cadre du Partenariat-public-privé (PPP) visant le développement des infrastructures dans l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA).
En effet, le projet de réhabilitation de l’hôtel 2 Février de Lomé au Togo est un projet qui a été présenté à la Table ronde de Dubaï organisée par l’UEMOA et qui a été pris en compte par Kalyan Hospitality Developement qui est un groupe sud africain dont l’expérience dans le domaine des infrastructures hôtelières au plan international selon le vice-président de la BOAD, est bien connu.
Le vice-président de la BOAD a réitéré l’entière disponibilité à consolider les relations qui existent entre son institution et le FAGACE, des relations qui portent d’ailleurs sur 28 projets dont la garantie porte sur 55 milliards de francs CFA.

Les participants au Forum bilan de la décennie de la décentralisation ont présenté, hier mercredi 7 octobre, les résultats de leurs travaux au président de la République. Boni Yayi a pris l’engagement de travailler à mettre en œuvre les recommandations.
En douze ans de pratique de développement local, le Bénin peut se targuer d’avoir enregistré quelques avancées, a relevé hier Véronique Brun Hachémè, ministre en charge de la Décentralisation. Ces succès se traduisent par la mise en œuvre d’une série d’instruments ayant aidé à l’ancrage de la démocratie locale dans le pays. Il s’agit notamment de l’adoption d’une politique nationale de la décentralisation, de la création d’un mécanisme unique de transfert des ressources à travers le Fonds d’appui au développement communal (FADEC), la création d’un centre de formation des agents communaux, la création de la police municipale dans les villes à statut particulier, le vote de la loi sur la fonction publique territoriale et celle concernant l’intercommunalité.
Mais la décentralisation traîne encore beaucoup de goulots d’étranglement. Le forum a donc formulé des recommandations visant à donner à la gouvernance locale un contenu réel. «Le Bénin a grandement besoin de réformer sa réforme territoriale à travers des mesures courageuses», soutient Simon Narcisse Tomety, rapporteur général du forum. L’expert pointe surtout la nécessité d’opérer enfin un véritable transfert de ressources et de compétences des ministères sectoriels vers les communes. «Sans le transfert des compétences et des ressources de certains ministères sectoriels, la décentralisation sera un leurre», insiste-t-il. Il lance alors pour la prochaine décennie, un appel à une décentralisation de nouvelle génération qui consacre une gouvernance locale effective et une réelle démocratie à la base.
Sévérine Descartes, représentante résidente de la Coopération suisse, chef de file des partenaires techniques et financiers, salue les résultats probants du Bénin, après douze ans de pratique de décentralisation. Mais elle reconnait aussi que des efforts doivent se faire pour donner les coudées franches aux collectivités territoriales. «Les PTF partagent la pertinence des recommandations nécessaires pour booster la réforme territoriale», souligne-t-elle, ajoutant que le transfert des compétences a besoin d’un portage politique.
Le président de la République a pris acte des recommandations. Il promet que son gouvernement se penchera sur les conclusions de ces assises afin d’y déduire les réformes nécessaires pour concrétiser l’ambition qui sous-tend la décentralisation. «Une nouvelle génération de la décentralisation mérite de voir le jour. Si nous voulons que notre pays soit stable, nous devons travailler à la stabilité de nos communes», affirme-t-il. Boni Yayi trouve que ce forum vient à point nommé d’autant qu’il se tient au lendemain de l’adoption du Programme de Développement durable par les Nations Unies. Il soutient que le succès des Objectifs du Développement durable (ODD) dépendra aussi de leur appropriation par les collectivités locales. «Les collectivités territoriales doivent constituer le fer de lance de la sécurité humaine», soutient-il, invitant les élus locaux et autres acteurs de la décentralisation à être attentifs aux défis des changements climatiques.

Après trois jours de réflexion à Grand-Popo sur le thème « Le rôle du genre dans la gouvernance locale au Bénin ; enjeux et perspectives », le Conseil économique et social (CES) a clôturé hier, mercredi 7 octobre ses travaux sur une note de satisfaction. Les assises ont permis aux conseillers réunis autour du président Augustin Tabé Gbian de mieux s’outiller en matière de questions de genre en lien avec la gouvernance locale, puis de faire, des recommandations pour le gouvernement et le Parlement.
C’est une spécialité fol-klorique de Grand-Popo, Agbadja qui a rythmé hier, mercredi 7 octobre, la fin du séminaire du CES dans la localité. Signe, selon le président Augustin Tabé Gbian, de ce que les «objectifs fixés ont été atteints» et les résultats obtenus satisfaisants.
Concernant les résultats, le président du CES a souligné que le séminaire a permis de repérer la place de la gouvernance locale dans la politique nationale de promotion du genre, avant d’identifier les goulots d’étranglement à son implication effective. Aussi, a-t-il été dressé un bilan relatif aux investissements consentis dans le cadre de la promotion du genre. Pour Augustin Tabé Gbian, les cinq communications suivies des débats ayant meublé le séminaire ont situé les uns et les autres sur les impacts de la promotion du genre sur le développement économique et plus spécifiquement sur la gouvernance locale. Toutes choses qui ont donné lieu à une analyse prospective du sujet qui préoccupe tant le collège des conseillers du CES que les cadres de son administration conviés aux assises de Grand-Popo.
Au sortir des trois jours de séminaire, le rapport sanctionnant les travaux laisse entendre que le CES a également marqué le pas sur le terrain des propositions visant à «insuffler une nouvelle dynamique à la prise en compte effective du genre dans la gouvernance locale au Bénin». Lesquelles propositions et recommandations, assure le président Augustin Tabé Gbian, sont en lien avec les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) et les Objectifs de Développement durable (ODD). Reste à faire réexaminer «conformément aux textes de l’institution» la moisson de contributions intellectuelles avant de l’envoyer au gouvernement et au Parlement, indique le président du CES. «Comme cela a toujours été le cas, le Conseil économique et social se fera le devoir de jouer sa pleine partition dans cet élan de promotion du genre dans toutes les sphères de la vie socio-économique et culturelle de la nation béninoise et plus spécifiquement dans la gouvernance locale», gage Augustin Tabé Gbian, président de la 5e mandature du CES, bien approuvé par des applaudissements nourris du collège des conseillers et le reste des participants au séminaire.

Le président de la République est allé, hier mercredi 7 octobre, à la rencontre des tout premiers pèlerins revenus sains et saufs de la Mecque. Boni Yayi a réitéré les condoléances de la Nation aux familles de ceux qui sont morts en Arabie saoudite.
L’émotion était à son comble à l’aéroport international Cardinal Bernadin Gantin de Cotonou, lorsque le président de la République, au cri de «Allah Akbar», accueillait les premiers pèlerins béninois de retour de la Mecque. Le drame survenu lors du rituel de la lapidation du diable à Mina, qui a connu la mort de plusieurs de leurs frères et des centaines de disparus, a fait d’eux des rescapés de l’édition 2015 du Hadj. Et pour Boni Yayi, il y a de quoi rendre grâce à Dieu le Miséricordieux. «Nous sommes heureux de vous retrouver. Nos chers parents qui nous ont quittés dans les conditions que vous connaissez sont déjà dans les mains du Père céleste. Ils ont rempli leur mission sur cette terre. Soyons en union de prière pour eux», déclare le chef de l’Etat sur le tarmac de l’aéroport. Il précise que cette tragédie n’a pas frappé le Bénin seul. «C’est un deuil mondial», souligne-t-il, réitérant les condoléances de toute la nation aux familles éplorées. Boni Yayi a alors souhaité un bon retour aux rescapés dans leurs foyers respectifs, en les invitant à raffermir leur foi dans la prière et le respect des prescriptions divines.
Le président de la République annonce qu’une prière nationale sera organisée, dès l’arrivée du dernier pèlerin. «Le gouvernement va organiser cette prière nationale pour que nous soyons en union de prière pour ceux qui nous ont quittés. Nous allons prier pour vous aussi, pour la Nation et le monde entier», insiste-t-il, avant de souhaiter une prompte guérison à tous les blessés.