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Nouvelles

Roger Adomakpé Kougblénou, coordonnateur de l’unité de production de spiruline de Pahou: «La demande de la spiruline est plus forte que l’offre»

Complément alimentaire par excellence, la spiruline est produite au Bénin et adoptée par ceux qui sentent le besoin. A travers cette interview, le cordonnateur de l’Unité de production de spiruline de Pahou, Roger Adomakpé Kougblénou déplore le manque de moyens qui plombe sa promotion.

La Nation : Monsieur le coordonnateur, l’Unité de production de la spiruline de Pahou, semble-t-il, avoir une longue histoire ?

Roger Adomakpé Kougblénou : Dans un premier temps, nous avons travaillé essentiellement pour créer un cadre légal à l’exercice de l’activité de production de la spiruline. Et nous y sommes parvenus depuis 2003 grâce à une décision du Conseil des ministres qui a autorisé la production et la promotion de la spiruline au Bénin. Ensuite, la direction des Pharmacies l’a également enregistré comme complément alimentaire. Après cela, la volonté politique du gouvernement a suivi en termes d’accompagnement et d’appuis divers à cette activité. De sorte que depuis 1998, nous avons commencé la production de la spiruline «Doubogan» au Bénin. Pour faire connaître ce produit, nous avons organisé beaucoup de campagnes d’informations dans tout le pays surtout dans les centres de santé et au niveau d’un très grand nombre de structures. Beaucoup d’activités de formations communautaires ont été menées avec la formation de 156 relais communautaires pour faire connaître ce produit, son utilisation et également à le promouvoir autour d’eux. Ce qui a fait que, la spiruline « Doubogan » est présente dans toutes les pharmacies au Bénin et est également connue dans beaucoup de centres. Je peux dire que la spiruline est utilisée par beaucoup de Béninois. Ce qui, d’ailleurs, fait la force de ce produit aujourd’hui, c’est essentiellement sa teneur en protéines, (70%) en fer, (1500 mg de fer par kilo) et beaucoup de béta carotène qui font de lui un complément alimentaire de premier choix. En plus, c’est l’un des plus puissants antioxydants. Au-delà de l’aspect nutritionnel, il y a également un certain nombre de pathologies que la spiruline règle. Par exemple, la beta carotène permet de régler les problèmes des yeux. Il permet également de réduire le taux de sucre et le taux de matière grasse dans l’organisme. Donc c’est un très bon élément pour lutter contre le diabète et le syndrome métabolique. Il y a un certain nombre de pathologies que la spiruline prend en compte comme la prise en charge nutritionnelle des Personnes vivant avec le VIH/Sida. Je ne saurais lister tout ce que la spiruline fait. Mais il faut reconnaitre qu’au Bénin, il y a beaucoup de recherches qui sont en train d’être faites et dans plusieurs pays d’Afrique sur ce produits.

Qu’est-ce qui se fait pour éviter la rupture de la spiruline. Est-elle importante pour la santé de l’homme?

Tout est question de moyens et c’est là le blocage. Nous sommes un centre et nous essayons de vivre à partir de nos moyens. Nous avons connu un incident malencontreux le 9 octobre 2009 qui a réduit nos efforts à néant. Nous avons perdu près de 22 millions F CFA dans un incendie qui a complètement mis à genoux le centre. Mais puisque la promotion est en avance sur la production, la demande est plus forte que l’offre. C’est pourquoi le gouvernement est en train de s’affairer et notamment avec le Fonds national de la micro finance pour accompagner l’unité de production à travers la construction de nouveau bassin afin de couvrir toute la production nationale.
Par ailleurs, la coopération technique belge nous accompagne pour aller vers la certification, c'est-à-dire pour avoir des produits de très bonne qualité et reconnus.

Qui sont ceux qui sont censés consommer prioritairement la spiruline?

Le produit est destiné à tout le monde. D’abord, la femme enceinte doit le consommer jusqu’à son accouchement. Ensuite, le bébé à partir de 5 à 6 mois déjà peut le consommer, une fois que l’enfant peut prendre sa bouillie. Mais la maman peut toujours continuer à en prendre et par allaitement, elle nourrit indirectement l’enfant. C’est aussi bien de donner la spiruline au jeune enfant, pour qu’il soit vif et cela lui permet d’avoir une très bonne capacité d’assimilation. La spiruline est aussi conseillée aux sportifs. Nous pensons par ailleurs la recommander aux différentes fédérations sportives. C’est un produit particulièrement dopant, mais, qui n’est pas interdit. Les grands athlètes cubains sont tous sous spiruline et ils ont des performances très avérées. Au Bénin, les personnes de troisième âge essaient aussi de tenir la route avec.

Santé 07 oct. 2015


Suspension de la grève des magistrats affiliés à l’UNAMAB: Les audiences et autres activités reprennent demain 8 octobre

L’Union nationale des magistrats du Bénin (UNAMAB) a fait hier mardi 6 octobre dans la soirée, une déclaration de presse. Celle-ci était destinée à informer l’opinion publique sur les décisions qui ont été prises suite à l’assemblée générale extraordinaire qu’elle a tenue pour délibérer sur le sort du mouvement de grève en cours dans le secteur depuis le 8 septembre dernier. Ladite déclaration a été lue par Rodrigue Ago, responsable à l’information et à l’organisation de l’UNAMAB, en présence du président de l’Union et de quelques membres.

«L’UNAMAB décide de suspendre la motion de grève en date du 8 septembre 2015, à compter du jeudi 8 octobre 2015, à huit heures très précises. Elle décide également de ne pas s’associer à un concours de recrutement d’auditeurs de justice organisé sur la base de quota régional et dans plusieurs centres de composition ». Telle est la substance des propos tenus hier par Rodrigue Ago, responsable à l’information et à l’organisation de l’UNAMAB. L’Union déclare enfin «rendre le gouvernement responsable des déconvenues qui découleraient de sa résolution à organiser au forceps le concours litigieux.».

Rodrigue Ago a fait la genèse du mouvement en plein dénouement. En effet, expose-t-il, le 31 août dernier, l’UNAMAB avait décidé après un ultimatum d’une semaine, de déclencher un mouvement de grève d’avertissement de 72heures. C’était à compter du 8 septembre dernier, suivie d’une grève de protestation de 5 jours par semaine tacitement reconductible, pour exiger du gouvernement l’arrêt immédiat du processus de recrutement de 40 auditeurs de justice ainsi que l’annulation de tous les actes illégaux signés dans ce cadre. Poursuivant, il a ajouté que la date sus indiquée advenue, la menace faite a été mise à exécution.
Ainsi, relèvera Rodrigue Ago, après plusieurs séances de négociations, notamment celles du 1er octobre, le gouvernement a accédé aux légitimes revendications de l’UNAMAB, en notifiant à son bureau exécutif le 3 octobre heureusement, les actes ci-après : l’arrêté abrogatoire de l’arrêté illégal du 17 juin 2015, un communiqué du ministre de la Fonction publique suspendant l’organisation du concours de recrutement de 40 auditeurs de justice prévu pour les 28 et 29 novembre prochains et une copie de compte rendu de la séance de négociations tenue au palais de la République le jeudi 1er octobre dernier sous la direction du vice-Premier ministre.
L’UNAMAB selon son responsable à l’information et à l’organisation, a pris cette décision parce qu’elle se dit préoccupée par la souffrance de nos braves populations.
Ainsi, les tribunaux et cours rouvrent leurs portes dès demain jeudi à 8 heures très précises pour soulager les justiciables et autres acteurs de la justice.
A l’origine de cette grève, il y avait l’organisation du concours de recrutement des auditeurs de justice confiée par le gouvernement au ministère de la Fonction publique au lieu du ministère de la Justice. L’UNAMAB a estimé que cette manière de faire ne garantissait pas la transparence dudit concours de recrutement. C’est pourquoi depuis le 31 août dernier, l’UNAMAB par la voix de Mario Mètonou, son secrétaire administratif adjoint, avait rappelé que depuis 2002 l’organisation dudit concours avait été confiée au ministère de la Justice avec l’assistance des cadres de la Fonction publique. Il s’agit, a attesté le secrétaire administratif adjoint, d’une option consacrée par les articles 27 et 28 de la loi portant statut de la magistrature. Mieux insiste-t-il, l’arrêté n°00259/MJLDH/MFPTRA/MESRS/DC/SG/DA de mai 2004 a été pris en application de l’article 28 de cette loi. En vertu de cet arrêté, une commission de 7 membres avait été créée pour définir le processus d’organisation du concours et l’a mis en œuvre.
L’UNAMAB avait donc d’abord mis sa menace de grève d’avertissement à exécution à partir du 8 septembre. Une grève qui a été corsée par la suite et portée à 5 jours tacitement reconductible, car l’Union a estimé que le gouvernement s’entêtait à modifier le mode d’organisation initial du concours de recrutement des magistrats.

Actualités 07 oct. 2015


Forum bilan de la décentralisation au Bénin: Evaluer les acquis et insuffisances pour améliorer les pratiques

Douze ans déjà que la décentralisation est en cours au Bénin. Depuis, quel est l’état du chemin parcouru ? Quelles insuffisances relevées et quels motifs d’espoir ? Ces questions seront au cœur du Forum bilan de la décennie de la décentralisation au Bénin, qui ambitionne de faire le point de la mise en œuvre de la réforme de l’Administration territoriale mise en branle par les lois sur la décentralisation. Les assises y consacrées se sont ouvertes hier à Cotonou, et prennent fin ce jour. Acteurs de la décentralisation, autorités politico-administratives à divers niveaux et partenaires techniques et financiers ont assisté à l’ouverture des travaux placés sous le haut patronage du président de la République, Boni Yayi ; représenté à l’occasion par le Premier ministre, Lionel Zinsou.

Après douze ans de mise en oeuvre de la décentralisation au Bénin, le forum ouvert hier à Cotonou, ne pouvait mieux tomber. L’Association nationale des Communes du Bénin (ANCB), en de pareille circonstance, est attendue pour livrer son appréciation du chemin parcouru. Son président, Soulé Alagbé, au nom des élus locaux, remercie l’Etat central et le chef de l’Etat en particulier, pour le soutien et le volume des réformes engagées au profit des communes. Puis, se réjouissant de la tenue de ce forum bilan, il indique que le bilan devra être fait de façon sérieuse afin que les résolutions qui en sortiront impactent réellement la vie des populations. Dans tous les cas, engage-t-il, la décentralisation doit être le socle du développement du Bénin. Dynamique qui exige que les efforts soient conjugués. Au total, si des avancées réelles ont été notées depuis 2003, avec par exemple la mise en œuvre du Fonds FADeC, la Politique nationale de Décentralisation…, il reste à renforcer les ressources des communes en vue de leur permettre de faire face aux défis qui se posent encore à elles. De même, il faudra procéder à la désignation des chefs-lieux des nouveaux départements, faire participer l’ANCB à la conférence budgétaire de l’Etat, procéder à la généralisation du transfert des ressources…, plaide Soulé Alagbé. Qui promet au nom de l’Association, que les élus se battront pour la création de la richesse et pour un développement inclusif du Bénin.
Au nombre des partenaires techniques et financiers, Séverine Donnet Descartes, de la Coopération suisse fait office de chef de file. A ce titre, elle félicite le gouvernement pour la tenue du forum et note qu’il représente un événement pour les PTF. Si le Bénin a fait le choix politique de mettre en œuvre la décentralisation dès 2003, dans le but d’assurer des services de base de qualité ainsi que le bien-être des populations, les avancées sont notables douze ans après, observe-t-elle, ravie que la démocratie locale suive son cours. Autant qu’elle salue la mise en œuvre de politiques destinées à rendre effective la décentralisation, la plus grande implication de l’Etat dans la mobilisation des ressources financières au profit des communes, l’adoption de la loi sur la fonction publique territoriale ; la qualité des infrastructures réalisées par les communes et leur très faible taux d’abandon… Toutes choses qui font que le processus doit se poursuivre, même si des insuffisances et défis sont encore manifestes. Il s’agit de poursuivre la décentralisation et la déconcentration des compétences des ministères sectoriels, respecter la décentralisation sectorielle pour rendre plus performant le FADeC affecté, la mobilisation de ressources propres des communes en vue d’émergence de réels pôles de développement au niveau décentralisé. Il s’agit aussi de redéfinir le rôle d’appui-conseil de la tutelle tant les préfectures manquent de moyens ; et de renforcer la démocratie à la base par la promotion de l’approche participative dans la perspective de l’amélioration de la gouvernance locale ; non sans œuvrer à l’accroissement de la participation des femmes au processus de décentralisation. Au regard de toutes ces observations, Séverine Donnet Descartes indique que les attentes des PTF sont grandes, dont la garantie de la fourniture de services de qualité aux populations, qui va avec à un transfert renforcé des ressources aux communes.

Pour une décentralisation porteuse de développement

Pour Véronique Brun Hachémè, ancien préfet et aujourd’hui ministre de la Décentralisation, de la Gouvernance locale, de l’Administration et de l’Aménagement du Territoire, et donc personne avisée de la décentralisation, la tenue de ce forum bilan est une d’importance. Rappelant que c’est dès 1993, que les premiers états généraux de la réforme de l’administration territoriale ont eu lieu, l’élaboration du cadre juridique et la création des communes, consacrée par la tenue des premières élections en 2002-2003, le détachement de l’administration territoriale du ministère de l’Intérieur en 2007 pour en faire un département ministériel de plein exercice, elle justifie les présentes assises par la nécessité d’inventorier le chemin parcouru depuis lors, en vue tracer de nouveaux sillons pour dynamiser la pratique de la décentralisation et lui garantir des jours meilleurs. En attendant, elle invoque les diverses actions entreprises par l’Etat central pour renforcer la décentralisation, donner une impulsion nouvelle à la gouvernance locale et au développement à la base ; et argue que cela ne doit pas faire perdre de vue les efforts à engager pour favoriser la pérennisation de la décentralisation et lui assurer son nouvel essor ; tant les enquêtes révèlent que les attentes des populations restent très fortes. Aussi les échanges, au cours des assises, prendront-elles pour socle les réalités des communes afin de poser des diagnostics pertinents à même de déboucher sur des recommandations tout aussi pertinentes. Lesquelles aideront à promouvoir une décentralisation plus efficace et porteuse de développement réel.
Prendre conscience des défis à venir

Des diagnostics sans concession, dans une approche critique, le Premier ministre y engage vivement. Qui croit que la décentralisation est au cœur du processus de développement national, et de la démocratie. Et qui, pour leur implémentation, veut bien compter sur la nouvelle génération d’élus locaux qu’il appelle au dévouement. Lionel Zinsou, toutefois, invite à ne pas perdre de vue que le processus n’a que douze ans, alors que chez nos PTF, il aura bien fallu des siècles et des siècles pour réussir à bâtir des démocraties solides, et des processus de décentralisation efficaces. Ceci pour comprendre que s’il y a encore des faiblesses évidentes, on n’a tout de même pas encore fait mille ans de pratiques. Mais il est important, souligne-t-il, que les acteurs divers conjuguent leurs réflexions, partagent leurs expériences pour engager le processus sur la route du progrès. Pour que la réduction de la pauvreté en découle, tant ce pari ne sera gagné que de la base. Aussi exige-t-il que des soldats soient mobilisés pour livrer bataille, lesquels prennent progressivement place avec les compétences locales qui se constituent de plus en plus dans les communes, se félicite Lionel Zinsou. Pour qui, dans l’avenir, la prescription de l’UEMOA voulant que 15% des ressources nationales aillent aux communes, sera certainement d’application. De même que la définition de politiques nouvelles, comme celle d’un bon aménagement territorial, sera poursuivie. Le tout, parce qu’à l’avenir, des défis pratiques se poseront. Comme la gestion de la masse d’étudiants, de la densité de la population avec de nombreuses communes qui compteront plus du million d’habitants, la réalisation d’infrastructures adéquates…

Actualités 07 oct. 2015


Programme d’appui budgétaire de la Banque mondiale: 10 milliards F CFA d’accord de financement pour la réduction de la pauvreté

En vue de soutenir le gouvernement béninois, dans la mise en œuvre de la stratégie nationale pour la réduction de la pauvreté, le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale à travers l’Association internationale de développement (IDA), a approuvé un appui budgétaire d’un montant de 10 milliards de F CFA au profit du Bénin. La signature de cet accord a eu lieu hier, lundi 5 octobre dans les locaux du ministère d'Etat chargé de l’Economie et des Finances. C’était en présence du ministre Komi Koutché et de la représentante résidente de la Banque mondiale Katrina Sharkey.

«Ce dixième crédit d’appui à la réduction de la pauvreté, est le deuxième d’une série de trois opérations d’appui aux politiques de développement qui visent à accélérer et à élargir les opportunités de croissance équitable en remédiant aux principaux problèmes liés à la gouvernance, à la gestion des finances publiques et aux réformes du climat des affaires », a déclaré la représentante résidente de la Banque mondiale Katrina Sharkey.

Selon elle, ce programme s’appuie sur des réformes soutenues dans le cadre d’opérations précédentes et en particulier sur les activités portant sur l’administration publique, la lutte contre la corruption et la transparence. Il vise essentiellement deux axes principaux qui portent sur l’accélération durable de la croissance, la transformation de l’économie et le renforcement de la qualité de la gouvernance.
Katrina Sharkey a ajouté que, l’accord de financement du dixième crédit d’appui à la réduction de la pauvreté (PRSC-10), va renforcer le cadre légal des affaires, qui sera propice à l’investissement dans les secteurs les plus prometteurs et à la compétitivité du secteur privé en améliorant l’environnement des activités portuaires, ainsi que l’efficacité de l’administration douanière.
Le ministre d'Etat chargé de l’Economie, des Finances et des Programmes de dénationalisation (MEFPD) Komi Koutché, a exprimé toute la gratitude du gouvernement à l’équipe de la Banque mondiale à travers sa représentante résidente. Cet appui budgétaire, a-t-il expliqué, est un accompagnement pas comme les autres
Il s’est engagé pour que cet appui, géré à bon escient permette l’atteinte des objectifs assignés et cela, avec plus d’efficacité.
Le ministre d’Etat Komi Koutché a, par ailleurs, souhaité que ledit appui, compte tenu des axes ciblés dans les conditions préalables à sa mise en œuvre, soit un appui qui ouvre le chemin à d’autres financements pour renforcer le cadre du partenariat public-privé.

Actualités 06 oct. 2015


Descente du COS-LEPI à Abomey-Calavi et à Sô-Ava: Les omis des dernières élections bientôt rétablis

Une délégation du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (COS-LEPI), conduite par son président Augustin Ahouanvoébla, a effectué une descente hier, lundi 5 octobre, à la mairie d’Abomey-Calavi et à celle de Sô-Ava. Objectif : informer les maires desdites localités et leurs administrés du démarrage samedi prochain du recensement et de l’enrôlement biométrique des citoyens ayant fait des réclamations devant la Cour constitutionnelle et les rétablis dans leurs droits.

L’injustice causée par les machines à certains citoyens lors des dernières élections est en train d’être conjuguée au passé. C’est dans ce cadre que le Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (COS-LEPI), était en déplacement hier à la mairie d’Abomey-Calavi et de Sô-Ava. La visite de la délégation conduite par le président Augustin Ahouanvoébla s’inscrit dans le cadre du recensement et de l’enregistrement desdits citoyens de la 6è circonscription électorale, notamment Glo-Djigbé et Sô-Ava précisément à Agonmè Komey. Il était question pour la délégation, d’informer les élus locaux desdites localités de la descente prochaine du COS-LEPI sur le terrain dans le cadre de la prise en compte de ces citoyens laissés pour compte et que la Cour constitutionnelle a rétabli dans leurs droits.
Le travail d’actualisation et la mise à jour du fichier électoral n’est pas une opération d’envergure nationale et ne prend pas en compte tous les citoyens. Il ne consiste donc pas à la reprise de toute la liste électorale. Dans la commune d’Abomey-Calavi, ils sont 1 300 citoyens concernés par l’opération et six cent dix (610) à Sô-Ava. C’est dire que sur mille personnes, à peine cinq sont concernés.
Le président du COS-LEPI invite les populations à faciliter la tâche aux agents de terrain. «Nous ne demandons pas à toutes les populations de se ruer vers les listes d’affichage», indique-t-il.
Augustin Ahouanvoébla nuance que les citoyens qui précédemment n’avaient suivi aucune étape de la LEPI, ne seront pas pris en compte. «Il est inutile à ceux qui n’avaient pas fait cette opération en 2011 et en 2015 de chercher à se rattraper», a-t-il précisé. Par contre le président du COS-LEPI souligne que des réclamations directes pourraient être faites à l’organe d’actualisation qui appréciera en son temps si elles sont fondées et si les personnes concernées disposent de leurs récépissés.

Trois catégories de citoyens

L’opération en cours concerne trois catégories de citoyens des communes d’Abomey-Calavi et de Sô-Ava. Il y a ceux ayant suivi tout le processus (audit participatif, enregistrement complémentaire…), jusqu’à l’enregistrement biométrique mais qui n’avaient pas pu voter lors des dernières élections parce que n’ayant pas bénéficié des cartes d’électeur. La 2è catégorie concerne les citoyens ayant fait la même démarche mais dont les noms n’ont pas figuré sur la liste lors de l’enregistrement complémentaire. La 3è catégorie de citoyens concerne ceux qui, même n’ayant pas fait l’audit participatif, sont directement concernés par les ratés de l’opération de 2011. Le président du COS-LEPI a expliqué toute la diligence qui est en train d’être mise en place par son organe pour réparer le tort qui leur est fait. L’opération, a-t-il insisté, consiste tout juste en un glissement de noms des personnes qui étaient dans la base de données et qui auront 18ans révolus à la date du 28 février 2016.
Au même moment, détaille-t-il, il s’agira également de rayer de la liste les noms des personnes décédées, en apportant la preuve de leur décès, celles privées du droit civique....
Sur place, les documents d’extrait et les listes des omis ont été remis aux maires d’Abomey-Calavi, Georges Bada et de Sô-Ava, Sergio Hazounmè pour affichage dès ce jour.
Au total, le fichier électoral intègre une base de données de 5 140 000 citoyens de 12 ans et plus qui va servir pour les différentes élections jusqu’en 2021. Mais l’opération en cours, permettra juste d’actualiser les données de ceux dont les noms, professions ou autres données importantes, avaient été mal écrits sur leurs cartes d’électeur.
Les 4/5 des activités retenues dans le cadre de cette opération ont été déjà exécutés, a rassuré le président du COS-LEPI, Augustin Ahouanvoébla.
Le travail de terrain d’actualisation et de la mise à jour du fichier électoral a démarré depuis le 1er octobre dernier et prendra fin le 22 octobre prochain. C’est pour cela qu’il exhorte les populations à la diligence et à la discipline. Au-delà de ce délai, aucune faveur ne sera faite aux populations, a-t-il précisé.
«Pour que les élections continuent de se dérouler dans la paix et la transparence au Bénin, le COS-LEPI a pris la mesure du défi», dira Georges Bada, maire d’Abomey-Calavi qui salue la démarche de l’organe d’actualisation et exhorte aussi les populations à se joindre aux autorités locales en vue de la réussite de l’opération. Même message de son homologue de Sô-Ava, Sergio Hazounmè.

Actualités 06 oct. 2015


Rapport de la Banque mondiale: La pauvreté en net recul dans le monde

La Banque mondiale a publié, le 4 octobre dernier, son rapport mondial sur la pauvreté. Bonne nouvelle: le nombre de personnes dans le monde vivant dans l’extrême pauvreté devrait passer sous la barre des 10 % en 2015.

Le dernier rapport de la Banque mondiale est sans appel. «Le nombre de personnes dans le monde vivant dans l’extrême pauvreté devrait passer sous la barre des 10 % en 2015, prouvant ainsi à nouveau que la lutte contre la pauvreté menée depuis 25 ans rapproche la communauté internationale de son objectif historique visant à mettre fin à la pauvreté d’ici 2030», soutient-elle. Les prévisions de la Banque mondiale reposent sur un nouveau seuil international de pauvreté fixé à 1,90 dollar par jour qui intègre de nouvelles données sur les écarts du coût de la vie d’un pays à l’autre. Ce nouveau seuil préserve le pouvoir d’achat réel du seuil précédent (1,25 dollar par jour aux prix de 2005) dans les pays les plus pauvres du monde. En se basant sur ce nouveau seuil ainsi que sur des données récentes par pays sur les niveaux de vie, l’institution prévoit que le nombre d’individus pauvres dans le monde devrait passer de 902 à 702 millions entre 2012 et 2015, soit de 12,8 à 9,6 % de la population mondiale.

Jim Yong Kim, président du Groupe de la Banque mondiale estime que ce recul marqué et continu de la pauvreté s’explique par la croissance soutenue dans les pays en développement depuis quelques années, ainsi que par les investissements dans l’éducation, la santé et les filets de protection sociale qui évitent aux plus démunis de replonger dans la pauvreté. Il rappelle cependant qu’au vu du ralentissement de la croissance dans le monde et de la concentration des pauvres dans les pays fragiles et en conflit — sans parler de l’ampleur et de la profondeur de la pauvreté persistante — l’objectif de mettre fin à l’extrême pauvreté restait particulièrement ambitieux.

Mettre fin à la pauvreté ?

«C’est la meilleure nouvelle pour notre monde actuel, puisque ces prévisions prouvent que nous sommes la première génération de toute l’histoire de l’humanité en mesure de mettre fin à l’extrême pauvreté», déclare Jim Yong Kim. Ce recul annoncé de la pauvreté sous la barre des 10 %, poursuit-il, doit insuffler un nouveau dynamisme et aider à privilégier plus que jamais les stratégies à l’efficacité avérée pour mettre fin à l’extrême pauvreté.
Jim Yong Kim considère que, pour perpétuer ce reflux de la pauvreté, il faut des approches reposant sur des données probantes et notamment une croissance diversifiée offrant suffisamment d’opportunités rémunératrices mais aussi des investissements dans l’épanouissement des individus, à travers une meilleure couverture des services d’éducation, de santé et d’assainissement et une protection des populations pauvres et vulnérables contre les imprévus, comme le chômage, la faim, la maladie, la sécheresse et d’autres catastrophes. En améliorant le bien-être des plus démunis dans chaque pays, ces mesures contribueront aussi fortement à promouvoir une prospérité partagée.
«En se dotant de ces stratégies, le monde augmente considérablement ses chances de mettre fin à l’extrême pauvreté d’ici 2030 et d’améliorer les perspectives des ménages à faible revenu», déclare le patron de la Banque mondiale.
Depuis plusieurs décennies, trois régions concentrent l’essentiel de la pauvreté mondiale, avec un taux pratiquement de 95%: l’Asie de l’Est/Pacifique, l’Asie du Sud et l’Afrique subsaharienne. Pour autant, la composition de la pauvreté y a considérablement évolué. En 1990, l’Asie de l’Est représentait la moitié des pauvres, contre quelque 15% en Afrique subsaharienne; en 2015, la situation se serait pratiquement inversée, l’Afrique subsaharienne concentrant la moitié des pauvres du monde, contre environ 12% en Asie de l’Est. Si la pauvreté perd du terrain dans toutes les régions, elle s’aggrave et s’enracine dans les pays en conflit ou exagérément dépendants des exportations de matières premières.
La concentration grandissante de la pauvreté mondiale en Afrique subsaharienne est préoccupante. Tandis que certains pays d’Afrique sont parvenus à faire reculer la pauvreté, la région dans son ensemble a pris du retard par rapport au reste du monde. En Afrique subsaharienne, le taux de pauvreté serait passé, selon les estimations et les prévisions, de 59 % en 1990 à 35 % en 2015. Dans de nombreux pays, la démographie galopante freine les progrès, comme le souligne l’édition 2015 du Global Monitoring Report, dont le lancement est attendu pour le 8 octobre prochain.

Economie 06 oct. 2015


Dans l’optique de l’imminence de ses activités: Le Conseil d’administration de Bénin tracteurs officiellement installé

Depuis hier, lundi 5 octobre, une nouvelle page s’est ouverte pour la société Bénin tracteurs à travers l’installation des membres de son Conseil d’administration. Synonyme de lancement officiel de ses activités, ladite installation a été faite par le vice-Premier ministre, François Abiola.

Si on devait s’en tenir à la sobriété qui a caractérisé hier, la cérémonie d’installation officielle des membres du Conseil d’administration de la société Bénin tracteurs, on n’en mesurerait pas la portée. Pourtant, il s’agit d’une grande première qui consacre le démarrage effectif des activités de cette unité de montage de tracteurs, censée insuffler l’oxygène de la dynamisation et de la mécanisation au secteur agricole au Bénin. Les cinq membres du Conseil d’administration de Bénin tracteurs ont conscience de cette tâche. Ils mesurent même à sa juste valeur, l’ampleur des responsabilités qui sont les leurs, pour que non seulement, la société démarre enfin ses activités, mais aussi qu’elle vive et survive et qu’elle réussisse à atteindre les objectifs qui sont les siens. Ces assurances, c’est Joseph Tamègnon, président du Conseil d’administration qui les a données. Et si une précédente session dudit conseil s’était déjà tenue en toute discrétion, la présente, au regard de son ordre du jour, mérite qu’on y projette la lumière, note Joseph Tamègnon. Puisqu’elle consacre l’entrée en fonction du directeur général de la société et de son adjoint et inaugure, par ailleurs, les activités de la société Bénin tracteurs. Dorénavant, selon Joseph Tamègnon, il sera question de travailler en parfaite intelligence pour faire de cette société, le fleuron de l’industrie béninoise.

On était donc tenté de dire que tout s’annonçait sur des notes de gaieté, mais loin s’en faut ! la société Bénin tracteurs s’installe sur fond de colère sur la terre de Ouidah, sa terre d’accueil dont le premier citoyen, le maire Sévérin Adjovi, invité à cette cérémonie d’installation n’est pas allé du dos de la cuillère, pour mettre les pieds dans les plats. Pour ce dernier, les préalables retenus à l’occasion du lancement des travaux de construction n’ont pas été respectés. Les objections de Sévérin Adjovi ont porté, entre autres, sur le fait que le Conseil communal qu’il conduit n’ait été en rien associé à l’installation et au fonctionnement de ladite usine. «Nous devons être regardant dans la gestion», exige le maire qui réclame également pour sa commune, une part d’actionnariat. Mais là n’est pas le plus fâcheux pour Sévérin Adjovi qui, à travers ses dires, a insisté sur le fait que «60% au moins» du personnel de la société doit provenir de la commune de Ouidah. «Je souhaiterais que vous corrigiez les choses…», plaide-t-il ensuite, étayant cette sollicitation par le fait que «Ouidah n’a plus d’usines».
Venu procéder au nom du chef de l’Etat à l’installation des cinq membres du Conseil d’administration de Bénin tracteurs, le vice-Premier ministre François Abiola, a jugé «recevables et perfectibles» les demandes du maire de la commune de Ouidah et s’est engagé à «rendre compte à qui de droit». Mais quoique pertinentes, ces sollicitations devront être étudiées selon son souhait, par les deux parties béninoise et indienne.
Installant par la suite les membres du Conseil d'administration, François Abiola les renverra à leurs obligations, non sans les briefer sur les attentes placées en eux et l’exigence qu’ils ont de faire de Bénin tracteurs, une société viable qui fasse la fierté des deux pays par lesquels elle a vu le jour. Le vice-Premier ministre et les officiels présents ont également visité les différents compartiments de l'usine avant de prendre conger des lieux.

Economie 06 oct. 2015


Enseignants et apprenants en classe à Abomey et Bohicon!

Hier, lundi 5 octobre, enseignants, écoliers et élèves ont fait leur retour dans les écoles et collèges après deux à trois mois de vacances. A Bohicon comme à Abomey, il n’y a plus de doute, la rentrée des classes est désormais effective aussi bien dans les établissements publics que privés.

Jusqu’à la veille d’hier lundi, nombreux sont ceux qui continuaient encore à se demander si la rentrée des classes serait effective ou pas. Désormais, ils sont ôtés de leurs doutes. Les écoles, collèges et lycées ont tous rouvert leurs portes pour accueillir les apprenants et les enseignants. A Bohicon hier matin, à l’école urbaine centre comme au CEG 1, les enseignants et les apprenants étaient tous au rendez-vous. Munis de houes et de balaies, les enfants procèdent au désherbage de la cour pour ces premiers jours. A cet effet, il est exigé des enfants, notamment les nouveaux; houe, balai et panier. Quant aux enseignants, pour la plupart, ils se retrouvent dans les locaux de l’administration pour s’enquérir des nouvelles dispositions en vigueur les concernant. Même schéma à Abomey. Dans la plupart des établissements publics, en attendant que les cours démarrent effectivement dans les salles de classe, les apprenants sont présents pour l’entretien et les premiers contacts avec les enseignants. Toutefois, assurent Vital Fidématin et Marcelle A. Madadanni, respectivement directeur du groupe C et directrice du groupe A de l’EPP Hountondji à Abomey, tout est mis en œuvre pour que les enfants reçoivent les premières leçons dès les prochaines heures. Aucun boycott n’est annoncé chez eux.

Dans les collèges, directeurs et censeurs sont envahis par les usagers que sont les parents d’élèves pour les dossiers de transferts et autres inscriptions d’élèves. C’est le cas de Céline Gblondoumey, censeur au Lycée Houffon des jeunes filles d’Abomey. Elle déclare que son établissement s’est très bien préparé pour cette rentrée puisque depuis plusieurs jours, les dossiers y sont reçus et traités avec soin par les responsables de cet établissement afin que le jour de la rentrée, tout aille comme sur des roulettes. D’ailleurs, en ce qui concerne l’effectif des enseignants, elle précise que son établissement dispose d’un nombre important de vacataires soient 96 et 19 enseignants titulaires.
Dans les différents établissements parcourus hier lundi, jour de la rentrée, il n’a pas été constaté un quelconque mouvement de boycott de cette rentrée scolaire contrairement à ce qui avait été annoncé. Bien au contraire, dans la matinée comme dans l’après-midi, les établissements ont bel et bien repris vie.

Education 06 oct. 2015


Année académique 2015-2016: Le MEMP Eléonore Ladékan lance la rentrée des classes à Ifangni

Après trois mois de vacances, l’école béninoise a rouvert ses portes hier lundi 5 octobre, sur l’ensemble du territoire national. C’est la commune d’Ifangni que le ministre des Enseignements maternel et primaire (MEMP), Eléonore Ladékan Yayi a choisi pour lancer officiellement cette reprise des classes pour le compte de l’année académique 2015-2016.

La commune d’Ifangni plus précisément l’Ecole primaire publique d’Ita-Soumba était à l’honneur hier. Elle a abrité le lancement officiel de la rentrée scolaire 2015-2016 pour le compte du ministère des Enseignements maternel et primaire (MEMP). Une cérémonie officiée de main de maître par le ministre Eléonore Ladékan Yayi qui avait à ses côtés le préfet des départements de l’Ouémé-Plateau, Moukaram Badarou. Occasion pour le directeur de l’école de remercier la délégation ministérielle pour le choix porté sur son établissement cette année. Pierre Dossa a saisi l’occasion pour formuler quelques doléances au nombre desquelles la nécessité de transformer son école en un centre d’examen pour le Certificat d’études primaires à partir de cette année académique. Et la construction d’un module de trois classes pour renforcer les bâtiments pédagogiques de l’école.

A sa suite, le maire d’Ifangni, André Zannou a aussi remercié le ministre Eléonore Ladékan Yayi pour le choix porté sur sa commune pour la tenue de cette cérémonie. Le préfet Moukaram Badarou a vanté les efforts consentis par le gouvernement au profit des enseignants dans le cadre de cette rentrée des classes. Il demande en retour au corps enseignant, de faire en sorte que l’année scolaire ne soit pas perturbée.
Prenant la parole, le ministre des Enseignements maternel et primaire s’est voulu on ne peut plus clair. Elle a informé l’assistance de ce que le gouvernement a tenu une séance de travail dans la matinée d’hier avec les responsables syndicaux des trois ordres de l’enseignement. La question du statut particulier des enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire était au cœur des échanges. Selon elle, cette principale revendication des enseignants ne pose plus de problème. Le ministre a assuré les enseignants de ce que l’Etat jouera toute sa partition pour satisfaire leurs désidératas. Eléonore Ladékan Yayi exhorte les enseignants de leurs côtés à la compréhension. Ils ont été invités à faire en sorte que les enfants connaissent une année scolaire normale et sans la moindre grève. Elle dit faire siennes les doléances du directeur de l’EPP Ita-Soumba. Selon le ministre, elle comprend mieux que quiconque les problèmes du secteur éducatif. Elle revient fraichement d’une réunion au Cap-Vert sur l’éducation et les cantines scolaires. L’autorité ministérielle promet que les doléances soulevées par le directeur de l’école seront examinées. Avant de partir d’Ita-Soumba, Eléonore Ladékan Yayi a remis officiellement les clés d’un module de trois classes, plus magasin et bureau le tout équipé avec la résidence du directeur et de deux enseignants. Le coût de l’ensemble de l’ouvrage est estimé à 87 millions F CFA environ.
Mais avant le ministre l’après-midi, le maire de Porto-Novo, Emmanuel Zossou est descendu sur le terrain dans la matinée d’hier pour s’enquérir de l’effectivité de la rentrée. Accompagné pour la circonstance du directeur départemental de l’Enseignement secondaire de l’Ouémé-Plateau, Nöel Adédjobi. La délégation a visité le Collège d’enseignement général (CEG) Application, les écoles primaires publiques de Ouinlinda et de Sokèdjo tous situés à Porto-Novo. Le maire et sa suite ont constaté avec satisfaction la bonne reprise des cours dans les écoles. Emmanuel Zossou a invité les directeurs d’écoles de son territoire à lui faire parvenir ce mardi 6 octobre, leur chapelet de doléances surtout par rapport aux écoles qui n’ont pas de voies d’accès. Il a promis de faire quelque chose pour faciliter aux enfants, l’accès dans leurs écoles.

Education 06 oct. 2015


Rentrée scolaire 2015-2016: Les enseignants communautaires non reversés boycottent

Les enseignants communautaires de l’enseignement maternel et primaire non-encore reversés, n’attendent pas baisser les bras. Loin de leurs classes, ils ont organisé, hier lundi 5 octobre à travers la ville de Cotonou, une marche suivie d’un sit-in au ministère de la Fonction publique, de la Réforme administrative et institutionnelle. Ils ont reçu le soutien de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (CSTB) et de la Confédération générale des travailleurs du Bénin (CGTB).

«Trop c’est trop et on ne peut pas continuer à travailler sans contrats. Il faut que l’Etat nous signe nos contrats». C’est la substance du message à retenir lors du mouvement de protestation des enseignants de la maternelle et du primaire dont le reversement pose problème depuis 2008. Sans contrats, ils se sont réunis au sein du Syndicat national des enseignants en activité et à la retraite pour un enseignement performant (Synearep) et ont décidé d’exprimer leur ras-bol. Fatigués d’attendre depuis plusieurs années, de voir leur situation se régulariser, ils ont entamé depuis quelques mois des démarches à l’endroit de leurs autorités de tutelle. Après leur sit-in au ministère des Enseignements maternel et primaire à Porto-Novo le 10 juillet dernier, ils ont organisé, hier au ministère de la Fonction publique, de la Réforme administrative et institutionnelle, un autre pour mieux se faire entendre. Banderoles rouges attachées au front, ils avaient des pancartes en mains sur lesquels étaient mentionnés: «8 ans de travail sans salaire, pitié!», «Nous voulons nos contrats» ou encore «Boni Yayi au secours, nous avons trop faim». C’est la Bourse du travail qui a servi de point de rassemblement et de départ de la marche pour les manifestants. Ils ont, sous un soleil ardent, chanté des mélodies pour implorer la clémence des autorités afin qu’une bonne issue soit trouvée à leur situation. Une fois arrivé au ministère de la Fonction publique, ils ont lu leur motion en l’absence des autorités. Lesquelles, selon eux, ont été avisées mais ont préféré ne pas venir les écouter. C’est donc, en leur absence que Firmin Attinmawassounou, président du Comité de suivi national des dossiers de reversement en agent contractuel de l’Etat du Synearep a lu leur motion de protestation. Les manifestants exigent la délocalisation de la commission de reversement des agents contractuels de l’Etat afin d’accélérer les travaux de leur reversement. Ils réclament aussi la signature des contrats de travail administratifs à tous les enseignants ciblés par la motion, y compris ceux de la Circonscription scolaire de Lokossa qui ont été injustement oubliés. Enfin, ils souhaitent la création d’une nouvelle réforme qui permettra de mettre à la disposition des enseignants des actes administratifs, et ce, dès le 1er jour de leur départ à la retraite. A sa suite, le secrétaire général de la CSTB, Paul Essè Iko, a exprimé toute son adhésion à la manifestation. Il a promis d'œuvrer afin que les 3000 enseignants communautaires qu’ils constituent environ, rentrent finalement dans leurs droits. Pour lui, cette revendication est irrémédiable et non négociable. Il exhorte, toutefois, les autorités à vite faire diligence avant que leur situation empire. Ses propos ont été soutenus par Taofick Adam, représentant du secrétaire général de la CGTB et Tamégnon Lisssanou, secrétaire général de la Synearep.

Education 06 oct. 2015


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