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Nouvelles

Vol à main armée (7e dossier): Cinq ans de réclusion criminelle pour Abdou K. Mouhamadou

Coupable de vol à main armée, crime prévu et puni par l’article 381 du Code pénal, le nommé Abdou Karim Mouhamadou, Nigérien, cultivateur, 31 ans, a été condamné mercredi 8 juillet dernier à cinq ans de réclusion criminelle. L’audience de son jugement présidée par Aboudou Ramanou Ali s’inscrit dans le cadre de l’examen de la 7è affaire inscrite au rôle de la première session de la Cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou au titre de l’année 2015.

A deux, ils s’en prennent à un taxi-moto dont ils ont sollicité les services un jour du marché de Tsamiga (Ségbana), pour lui arracher sa motocyclette sous la menace d’un coupe-coupe. Bien mal leur en a pris : les braqueurs sont rattrapés dans une course-poursuite par les populations alertées, puis conduits à la gendarmerie. Inculpés pour le chef d’accusation de vol à main armée, crime prévu et puni par l’article 381 du Code pénal paragraphe 1, les sieurs Abdou Karim Mouhamadou et Amidou Aboudou, tous deux Nigériens, sont traduits devant la justice. Le cas d’Amidou Aboudou, mineur au moment des faits, a été disjoint ; le garçon a été jugé par le tribunal pour enfant statuant en matière correctionnelle et relaxé purement et simplement l’année dernière.
C’est ainsi qu’Abdou Karim Mouhamadou s’est retrouvé seul hier dans le box des accusés. Ses intérêts sont défendus par Me Jean de Dieu Houssou face au ministère public représenté par Delphin Chibozo. La Cour qui a examiné le dossier est composée du président par Aboudou Ramanou Ali, des assesseurs Aleyya Gouda Baco et Mathieu Assogba Kakpo et des jurés Justin Franck Kanchémey, Azaratou Guerra Bagri, Poulo Amadou Sambo et Clarisse Madopa Dogo. Me Ambroise Alassane a tenu le secrétariat de l’audience pour le greffe.
A la barre, l’accusé n’a pas nié les faits. «C’est moi qui ai eu l’idée d’arracher une moto et l’a partagée avec mon ami que je connaissais depuis le Niger. Mon ami a dit que si nous pouvons réussir, ce serait bien. Nous ne faisons pas partie d’un groupe », confie l’accusé. Il dit avoir sur lui un coupe-coupe ce 19 avril 2012 où les faits se sont déroulés, mais n’en a pas fait usage. Devant le magistrat instructeur, lui et son jeune compagnon avaient nié être armés de coupe-coupe. Hier, il a reconnu formellement ladite machette mise sous scellé.
En plus du coupe-coupe, il dit avoir sur lui un litre d’essence qu’il allait mettre dans la moto au cas où l’opération réussirait et qu’en chemin le carburant finissait. «Je suis cultivateur. Je souffre. Je n’ai rien. Je suis marié à deux femmes et père de quatre enfants. C’est pour ça l’idée m’est venue», avance-t-il pour justifier son forfait. C’est la première fois que j’ai fait ça et ça n’a pas réussi. S’il plaît à Dieu, ce serait la dernière fois», promet le braqueur qui implore la clémence de la Cour.

Cinq ans de réclusion criminelle

Dans ses réquisitions, l’avocat général démontre que les éléments matériel, légal et intentionnel relatifs à l’infraction de vol à main armée sont constitués. Car, non seulement, les deux individus reconnaissent avoir frauduleusement soustrait la motocyclette du sieur Sanoussi Noma qu’ils ont sollicité pour les amener de Tsamiga à Ségbana, mais aussi avec la circonstance que l’un deux, Abdou Karim Mouhamadou en l’occurrence, portait sur lui une arme : un coupe-coupe et en a fait même usage. Le ministère public fait observer que l’enquête de moralité réalisée auprès de ses codétenus n’est pas favorable à l’accusé. En effet, le prévenu est décrit comme agressif, impulsif, bagarreur en prison. Il signale que le bulletin n°1 de son casier judiciaire ne porte mention d’aucune condamnation antérieure. Le rapport d’expertise psychiatrique et médico-psychologique réalisé par le médecin psychiatre Francis Tchégnonsi Tognon montre qu’il possédait toutes ses facultés au moment des faits. Etant lucide au moment de l’action, le mis en cause est accessible à la sanction pénale, en déduit Delphin Chibozo qui requiert sept ans de travaux forcés contre lui.
Son avocat, Me Jean de Dieu Houssou, soutient dans sa plaidoirie qu’Abdou Karim Mouhamadou n’a pas fait usage du coupe-coupe parce que rien ne le prouve dans le dossier et la victime n’a eu aucune blessure. Pour cela, il suggère la disqualification des faits de vol à main armée et une requalification en vol simple pour une correction exemplaire à son client. Il demande à la Cour de lui accorder le pardon par ces temps de carême musulman, afin de ne pas créer d’autres délinquants à travers les quatre enfants abandonnés à la charge de leur mère par l’accusé en détention depuis le 20 avril 2012. La réplique du ministère public ne s’est pas fait attendre. Delphin Chibozo insiste qu’il y a eu bel et bien usage de l’arme puisqu’elle a servi à faire peur à la victime qui s’est enfuie pour abandonner la moto aux ravisseurs.
Après en avoir délibéré conformément à la loi, la Cour déclare le sieur Abdou Karim Mouhamadou coupable de crime de vol qualifié, le condamne à cinq ans de réclusion criminelle et aux frais envers l’Etat, ordonne la confiscation et la destruction du coupe-coupe sous scellé. Elle avise qu’il dispose de trois jours francs pour pourvoir en cassation. Abdou Karim Mouhamadou est donc retourné en prison pour y passer encore un an neuf mois et quelques jours.

Société 10 juil. 2015


Vol à main armée (7e dossier): Cinq ans de réclusion criminelle pour Abdou K. Mouhamadou

Coupable de vol à main armée, crime prévu et puni par l’article 381 du Code pénal, le nommé Abdou Karim Mouhamadou, Nigérien, cultivateur, 31 ans, a été condamné mercredi 8 juillet dernier à cinq ans de réclusion criminelle. L’audience de son jugement présidée par Aboudou Ramanou Ali s’inscrit dans le cadre de l’examen de la 7è affaire inscrite au rôle de la première session de la Cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou au titre de l’année 2015.

A deux, ils s’en prennent à un taxi-moto dont ils ont sollicité les services un jour du marché de Tsamiga (Ségbana), pour lui arracher sa motocyclette sous la menace d’un coupe-coupe. Bien mal leur en a pris : les braqueurs sont rattrapés dans une course-poursuite par les populations alertées, puis conduits à la gendarmerie. Inculpés pour le chef d’accusation de vol à main armée, crime prévu et puni par l’article 381 du Code pénal paragraphe 1, les sieurs Abdou Karim Mouhamadou et Amidou Aboudou, tous deux Nigériens, sont traduits devant la justice. Le cas d’Amidou Aboudou, mineur au moment des faits, a été disjoint ; le garçon a été jugé par le tribunal pour enfant statuant en matière correctionnelle et relaxé purement et simplement l’année dernière.
C’est ainsi qu’Abdou Karim Mouhamadou s’est retrouvé seul hier dans le box des accusés. Ses intérêts sont défendus par Me Jean de Dieu Houssou face au ministère public représenté par Delphin Chibozo. La Cour qui a examiné le dossier est composée du président par Aboudou Ramanou Ali, des assesseurs Aleyya Gouda Baco et Mathieu Assogba Kakpo et des jurés Justin Franck Kanchémey, Azaratou Guerra Bagri, Poulo Amadou Sambo et Clarisse Madopa Dogo. Me Ambroise Alassane a tenu le secrétariat de l’audience pour le greffe.
A la barre, l’accusé n’a pas nié les faits. «C’est moi qui ai eu l’idée d’arracher une moto et l’a partagée avec mon ami que je connaissais depuis le Niger. Mon ami a dit que si nous pouvons réussir, ce serait bien. Nous ne faisons pas partie d’un groupe », confie l’accusé. Il dit avoir sur lui un coupe-coupe ce 19 avril 2012 où les faits se sont déroulés, mais n’en a pas fait usage. Devant le magistrat instructeur, lui et son jeune compagnon avaient nié être armés de coupe-coupe. Hier, il a reconnu formellement ladite machette mise sous scellé.
En plus du coupe-coupe, il dit avoir sur lui un litre d’essence qu’il allait mettre dans la moto au cas où l’opération réussirait et qu’en chemin le carburant finissait. «Je suis cultivateur. Je souffre. Je n’ai rien. Je suis marié à deux femmes et père de quatre enfants. C’est pour ça l’idée m’est venue», avance-t-il pour justifier son forfait. C’est la première fois que j’ai fait ça et ça n’a pas réussi. S’il plaît à Dieu, ce serait la dernière fois», promet le braqueur qui implore la clémence de la Cour.

Cinq ans de réclusion criminelle

Dans ses réquisitions, l’avocat général démontre que les éléments matériel, légal et intentionnel relatifs à l’infraction de vol à main armée sont constitués. Car, non seulement, les deux individus reconnaissent avoir frauduleusement soustrait la motocyclette du sieur Sanoussi Noma qu’ils ont sollicité pour les amener de Tsamiga à Ségbana, mais aussi avec la circonstance que l’un deux, Abdou Karim Mouhamadou en l’occurrence, portait sur lui une arme : un coupe-coupe et en a fait même usage. Le ministère public fait observer que l’enquête de moralité réalisée auprès de ses codétenus n’est pas favorable à l’accusé. En effet, le prévenu est décrit comme agressif, impulsif, bagarreur en prison. Il signale que le bulletin n°1 de son casier judiciaire ne porte mention d’aucune condamnation antérieure. Le rapport d’expertise psychiatrique et médico-psychologique réalisé par le médecin psychiatre Francis Tchégnonsi Tognon montre qu’il possédait toutes ses facultés au moment des faits. Etant lucide au moment de l’action, le mis en cause est accessible à la sanction pénale, en déduit Delphin Chibozo qui requiert sept ans de travaux forcés contre lui.
Son avocat, Me Jean de Dieu Houssou, soutient dans sa plaidoirie qu’Abdou Karim Mouhamadou n’a pas fait usage du coupe-coupe parce que rien ne le prouve dans le dossier et la victime n’a eu aucune blessure. Pour cela, il suggère la disqualification des faits de vol à main armée et une requalification en vol simple pour une correction exemplaire à son client. Il demande à la Cour de lui accorder le pardon par ces temps de carême musulman, afin de ne pas créer d’autres délinquants à travers les quatre enfants abandonnés à la charge de leur mère par l’accusé en détention depuis le 20 avril 2012. La réplique du ministère public ne s’est pas fait attendre. Delphin Chibozo insiste qu’il y a eu bel et bien usage de l’arme puisqu’elle a servi à faire peur à la victime qui s’est enfuie pour abandonner la moto aux ravisseurs.
Après en avoir délibéré conformément à la loi, la Cour déclare le sieur Abdou Karim Mouhamadou coupable de crime de vol qualifié, le condamne à cinq ans de réclusion criminelle et aux frais envers l’Etat, ordonne la confiscation et la destruction du coupe-coupe sous scellé. Elle avise qu’il dispose de trois jours francs pour pourvoir en cassation. Abdou Karim Mouhamadou est donc retourné en prison pour y passer encore un an neuf mois et quelques jours.

Société 10 juil. 2015


Audiences du président de la République: Le groupe Bolloré rassure sur ses travaux ferroviaires

Le président de la République s’est entretenu, hier mardi 7 juillet, avec une délégation de Bolloré Africa Logistics. Le groupe français rassure sur les travaux de réhabilitation de la voie ferrée Cotonou-Parakou.

Le directeur général des chemins de fer du groupe Bolloré Thierry Ballard a d’abord tenu à démentir les allégations de certains médias faisant état d’un refus de parrainage par le président français François Hollande, de la signature de la convention de la Boucle ferroviaire. « Rien n’a été prévu en termes de signature de convention. Tout ce qui a été dit n’est pas exact », dément-il. Les travaux de construction de la ligne Cotonou-Pahou vont bon train, rassure Thierry Ballard. «Nous avons déjà approvisionné les rails et les traverses. Les équipes sont déjà sélectionnées et sont en train de s’implanter», souligne-t-il, ajoutant que les travaux démarreront effectivement en septembre prochain.
Le directeur général des chemins de fer dit avoir aussi enregistré la requête du chef de l’Etat de voir parallèlement le lancement de la construction de la voie ferrée Parakou-Malanville. Il indique que ce tronçon sera également lancé pour le bonheur des populations du septentrion. La situation des agents de l’ex-OCBN préoccupe également le chef de l’Etat. « Des mesures sociales seront prises en faveur de tout le personnel de l’ex-OCBN qui va être pris en charge par Benirail. Nous savons qu’il y a des arriérés salariaux. Nous allons subvenir à ces arriérés dans le cadre de la nouvelle société», rassure Thierry Ballard.
Le président de la République a également reçu les responsables de la société nigériane Genesis Energies, désireuse de construire une centrale électrique au Bénin. Un mémorandum d’entente a été signé hier sur la mise en œuvre du projet.
Selon Spéro Mensah, ministre en charge de l’Energie, ce protocole d’accord permettra d’ouvrir les discussions pour la signature d’un contrat de fourniture en B.O.T d’une centrale de 20 Mw sur le site de Maria Gléta. «L’objectif, c’est d’avoir des capacités additionnelles à des coûts compétitifs. C’est un premier pas vers la stratégie mise en place. Nous comptons signer ce contrat dans deux mois au plus tard, et rendre la centrale disponible six mois plus tard», conclut-il.

Actualités 07 juil. 2015


Plusieurs mois après l’incendie qui l’a décimé: L’espace culturel « Agbodo » d’Apollinaire Pèdé renaît de ses cendres

Le monde culturel et nombre de ses acteurs ont suivi avec émoi et effroi, le drame qui a frappé il y a quelques mois, l’espace culturel « Agbodo » sis à Adandokpodji dans la commune d’Abomey. Quelques mois après, les ruines cèdent déjà place à une nouvelle construction.

Apollinaire Pèdé, marchant à pas rassurant sur des caillasses derrière des ouvriers qui s’échinent à la tâche. Cette scène a de quoi épater, surtout ceux qui ont vécu il y a quelques mois, le drame qui a frappé cet acteur culturel. L’année dernière, un incendie avait dévasté l’ensemble des ateliers, de même que toutes les collections du sieur Pèdé. L’artiste en avait perdu la voix. On se rappelle même la vive émotion avec laquelle il contait cet épisode qui a fait basculer sa vie et sa carrière. A juste titre, parce que ce drame ne pouvait pas choisir pire moment ! En dehors de ces outils et objets de travail, de ses biens personnels et autres objets précieux et de grande valeur ramenés de ces nombreux voyages et séjours à travers le monde, l’artiste avait surtout perdu dans le temps, l’essentiel de l’exposition grandeur nature qu’il préparait pour un musée en France. Plus qu’un simple incendie, c’était donc toute une vie artistique qui était partie en fumée. Et comme il est de notoriété sous nos cieux, les cris de cœur et autres appels à la détresse d’Apollinaire Pédé n’ont pas vraiment eu de suites favorables. L’artiste, pourrait-on dire a été abandonné à son sort.

Mais le beau temps s’installant après la tempête, les ruines s’éclipsent à petits coups. L’homme a entrepris depuis peu la reprise de sa bâtisse, pour s’y réinstaller et reprendre à nouveau ses activités. Là encore, il faudra patienter, les travaux n’étant qu’à leurs débuts. Mais ce qui est heureux, c’est de voir que l’atelier « Agbodo » pousse à nouveau et que les cendres et les murs noirs, les toits brulés… bref la ruine qui s’est installée depuis plusieurs mois est enfin en train de disparaître. Nouvelle bâtisse certes, mais cela ne restituera pas la vraie perte engendrée par ce drame. Car, bien plus qu’une simple construction, c’est autour des objets artistiques et autres biens culturels perdus que demeure l’émotion. Aux heures chaudes du drame, Apollinaire Pèdé qui se refusait de pleurer sur le lait renversé, s’était contenté au cours d’un entretien à nous accordé de s’en remettre à Dieu. «Le pire aurait pu arri-
ver», s’était-il exclamé tout émotif. Une émotion qui se comprend, lorsqu’on sait que l’artiste qui venait de congédier ses ouvriers et collaborateurs après une rude journée de travail, poursuivait tout seul ses travaux, instant où survînt une coupure d’électricité. Et c’est à ce moment-là qu’il a entrepris d’aller dîner, le temps de revenir travailler nuitamment comme à ses habitudes. La suite, on la connaît. C’est qu’il n’y a jamais eu de suite et il n’y en aura plus jamais. Sauf peut-être dans les nouveaux locaux actuellement en construction de l’atelier «Agbodo». Lequel, érigé sur les ruines de l’ancien qui s’apparentait plutôt à un musée privé ne pourrait plus dégager la même vigueur culturelle, puisque émanant de vestiges et diminué des objets de valeur, des collections ramenées de dizaines de voyage et travaux à travers le monde et qui jadis faisait la fierté de cet atelier. Reste à savoir si l’artiste lui-même, à la suite de ce choc aura la même inspiration qu’on lui connaît depuis des décennies. Car, faut-il le rappeler, Apollinaire Pèdé qui passe pour un homme discret, est néanmoins l’homme à qui l’on doit les premiers bas-reliefs réalisés à la présidence de la République, sans oublier ceux de la place du Non-retour de Ouidah qui portent sa griffe à côté de celles d’autres artistes.

Culture 06 juil. 2015


Audience à la présidence de la République:Le dossier de l’aéroport de Glo-Djigbé relancé

Le président de la République a reçu, vendredi 3 juillet dernier en audience la ministre sud-africaine des Transports, avec qui il a évoqué la reprise des discussions sur le projet de l’aéroport de Glo-Djigbé.

Le dossier de construction de l’aéroport de Glo-Djigbé est relancé avec les Sud-africains. Vendredi dernier, Elizabeth Dipuo Peters, ministre sud-africaine des Transports a rencontré le président de la République pour lui faire le point du processus de concrétisation de ce projet important pour le gouvernement. « Nous avons rendu compte au chef de l’Etat de ce que nous voulons aller très vite pour concrétiser ce projet. Nous venons de signer lors de notre séjour, deux accords importants sur la construction de l’aéroport de Glo-Djigbé et les questions connexes aux transports. Nos experts ont mis en place une équipe technique bilatérale pour faire avancer les discussions», indique-t-elle. La ministre sud-africaine des Transports souligne que le financement est déjà disponible pour la réalisation des études de faisabilité. «Le projet de l’aéroport de Glo-Djigbé sera un catalyseur pour les activités aéroportuaires non seulement pour le Bénin mais aussi pour l’ensemble des pays de la sous-région ouest-africaine», conclut-elle.
Le président de la République s’est également entretenu avec André Rougé, directeur du développement de Bouygues. Il dit avoir rendu compte à Boni Yayi des avancées enregistrées sur les études concernant les grands projets à travers lesquels le groupe veut investir au Bénin. Il s’agit notamment de la construction d’un hôpital de référence à Cotonou, la construction d’un quatrième pont dans la capitale économique ainsi qu’un projet autoroutier pour relier le Nigeria. «Le chef de l’Etat suit tous ces projets de très près et nous avons profité de l’arrivée du président François Hollande à Cotonou pour leur donner un coup d’accélérateur», déclare-t-il.

Actualités 06 juil. 2015


Audience au palais des Gouverneurs à Porto-Novo : Le Premier ministre échange avec le bureau du Parlement

Le Premier ministre, Lionel Zinsou était dans la matinée du vendredi dernier au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Il a été reçu en audience par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji qui s’est fait entourer pour la circonstance des autres membres de son bureau.

« …Je suis dans l’esprit de co-produire pour l’avenir des textes utiles et efficaces pour le développement du Bénin notamment en termes d’économie, de démocratie, de gouvernance, de problèmes sociaux et d’objectifs d’emplois des jeunes…». C’est en filigrane quelques propos confiés à la presse parlementaire par le Premier ministre à l’issue de son audience avec le président de l’Assemblée nationale élargie aux autres membres du bureau de l’institution. C’est la première rencontre de Lionel Zinsou avec le premier organe du Parlement béninois depuis sa prise de fonction à la faveur du dernier remaniement ministériel. Il s'est dit très satisfait de la tenue de cette rencontre qui lui a permis d'évoquer avec ses hôtes les défis majeurs en termes de lois devant permettre aux institutions de construire ensemble le Bénin. « Je suis en charge de sujets qui sont au cœur de l’activité de l’Assemblée nationale, à savoir le développement économique, l’évaluation des politiques publiques, la promotion de la gouvernance qui tient tant au secteur public que privé et le dialogue social», souligne le Premier ministre. Pour lui, ce sont des sujets pour lesquels le gouvernement et le Parlement doivent se donner la main. Il se réjouit de la qualité des échanges surtout de la préoccupation du bureau de l’Assemblée nationale qui a voulu savoir l’impact des textes existants sur l’évaluation des politiques publiques de façon à faire un travail législatif performant. Lionel Zinsou a assuré de la disponibilité du gouvernement à coopérer à cet effet pour concrétiser de façon consensuelle ces projets de lois à venir. Les compétences humaines existent dans l’administration qui regorgerait de bons économistes, de bons statisticiens, d’une bonne équipe d’évaluation, souligne-t-il. Mais malheureusement ce travail législatif ne pourra pas se faire cette année 2015, lui a annoncé le bureau de l’Assemblée nationale qui dit avoir en instance plusieurs autres dossiers plus urgents que les textes de lois tenant à cœur au Premier ministre. Il faudra donc à Lionel Zinsou patienter et attendre 2016 pour connaître le sort de ces nouveaux textes relatifs au développement socio-économique du Bénin.

Actualités 06 juil. 2015


Accusés de vol à main armée: Daniel Tiankasson condamné à 7 ans de prison et Idrissa Alassane acquitté

La troisième affaire inscrite au rôle de la première session ordinaire de la Cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou au titre de l’année 2015, est relative à l’infraction de vol à main armée, chef d’accusation porté à l’encontre des nommés Idrissa Alassane et Daniel Ousmane Tiankasson. Au terme de l’audience qui s’est déroulée vendredi 3 juillet dernier, la Cour a acquitté le premier au bénéfice du doute et condamné le second à sept ans de réclusion criminelle.

« Le 26 janvier 2012 aux environs de 20 heures, Idrissa Alassane et Daniel Ousmane Tiankasson, deux Burkinabé résidant à Banikoara où ils exerçaient le métier d’ouvriers agricoles, ont sollicité les services de Bani Issiako, conducteur de taxi-moto, pour se rendre à Bogopira, un village voisin. Au cours du trajet, Daniel Ousmane Tiankasson simula l’envie d’aller aux toilettes et fit arrêter le conducteur. Il rentra dans la brousse et en ressortit quelques instants après avec un poignard qu’il pointa sur le conducteur à qui il enjoignit de lui remettre tout ce qu’il avait sur lui. Celui-ci réussit à soustraire habillement la clé de la moto avant de s’enfuir pour prévenir les siens en criant au secours. Ses collègues conducteurs de taxi-moto se sont mis aux trousses de ses agresseurs qu’ils réussissent à appréhender». Voilà les faits portés vendredi dernier devant la Cour d’assises présidée par Aboudou Ramanou Ali et composée des assesseurs Hamza Gauthé Sanni et Lucien Djimènou et des jurés Emmanuel Ali Ouorou, Kénou Troukassa Orou, Alimatou Labouda et Sylvestre Sacca Lafia. Le greffe était tenu par Ambroise Alassane.

Mis en cause

Accusés d’infraction de vol à main armée, Idrissa Alassane et Daniel Ousmane Tiankasson étaient appelés à la barre à répondre de leurs actes.
Comme à toutes les étapes de la procédure, Idrissa Alassane défendu au prétoire par Me Mohamed A. Toko dit être entraîné dans cette affaire par son co-accusé. Quant à Daniel Ousmane Tiankasson assisté par Me Mouftaou Bah Salifou, il a toujours avoué les faits. A la barre vendredi dernier, il est resté constant, précisant que c’est en cours de chemin que l’idée lui est venue de déposséder le conducteur de sa moto. Il dit avoir confié son pistolet à son compère Idrissa Alassane à qui il a fait part de son idée. Ce dernier s’y est opposé, avoue-t-il. La moto braquée n’a pu être emportée faute de clé restée aux mains du propriétaire dans sa fuite. Dans la chasse à l’homme qui a suivi l’acte, Idrissa Alassane sera rattrapé et confié par la suite aux forces de l’ordre. Il a été mis sous mandat de dépôt le 30 janvier 2012. Son compère le sera aussi trois jours après, soit le 2 février.
Il faut signaler que les bulletins n°1 du casier judiciaire de chacun d’eux versés au dossier ne portent mention d’aucune condamnation antérieure. Les rapports d’expertise psychiatrique et médico-psychologique montrent qu’ils étaient tous lucides au moment des faits. L’enquête de moralité réalisée sur eux auprès de leurs codétenus de la prison civile leur est favorable. Ils se feraient très peu remarquer depuis qu’ils sont transférés de la prison civile de Kandi pour celle de Parakou. Suivant les pièces lues à l’audience, ils ont des comportements exemplaires et personne ne s’est plaint d’eux depuis qu’ils y séjournent. Aussi, ne fument-ils ni drogue ni cigarette et entretiennent de bonnes relations avec leurs codétenus.

Cinq ans de travaux forcés requis pour chacun

Dans ses réquisitions, le ministère public représenté par Moubarack Dine Ali-Owé explique que les faits de vol à main armée sont constitués, à travers les éléments légal, matériel et moral ou intentionnel qui sont réunis dans ce dossier. Le parquet général n’en veut pour preuve que le port effectif d’armes reconnu par les accusés: une arme à feu cachée par Idrissa Alassane et le poignard visible pointé sur le conducteur par Daniel Ousmane Tiankasson. Aussi, ont-ils la pleine conscience de nuire à autrui, estime-t-il. Si le premier ne voulait pas participer au coup de soustraction frauduleuse du bien d’autrui comme il le prétend, il aurait pu jeter l’arme dans la brousse quand son compère la lui a remise, laisse entendre l’avocat général. Pour lui, le fait de garder par devers soi une arme est la preuve que l’intention criminelle est bel et bien présente. L’arme est faite pour tuer, blesser et menacer et l’un d’entre eux en a fait usage, afin de déposséder le conducteur de moto de son bien contre son gré ; ce qui est prévu et puni de la peine de mort par l’article 381 alinéa 1er du Code pénal. Ayant tous les deux toutes leurs facultés mentales au moment de l’action au terme de l’analyse psychiatrique et médico-psychologique, le ministère public conclut qu’ils sont donc non seulement pénalement responsables, mais aussi et surtout accessibles à la sanction pénale.
Puisque la peine de mort n’est plus appliquée au Bénin, logiquement c’est la perpétuité que les mis en cause encouraient. Mais Moubarack Dine Ali-Owé s’empresse d’ajouter que les prévenus, des « délinquants primaires » puisqu’ils n’avaient jamais été condamnés par le passé, bénéficient de circonstances atténuantes. Il fallait donc ne pas alourdir leurs peines au risque d’aggraver leur situation sociale, estime-t-il. Fort de ce développement, le ministère public requiert qu’il plaise à la Cour de les déclarer coupables mais de ne retenir que cinq ans de travaux forcés pour chacun des clients de Me Mohamed A. Toko et de Me Mouftaou Bah Salifou.

Discrimination positive, clémence et verdict

La défense plaide la discrimination d’une part et la clémence de la Cour d’autre part. Pour Me Mohamed A. Toko, infliger la même peine aux deux accusés serait injuste. La Cour devra se montrer parcimonieuse et juger chacun selon ses actes, suggère-t-il. L’avocat-conseil d’Idrissa Alassane souligne que son client a été victime de sa naïveté et mal guidé par son aîné. Mieux, il n’a ni touché à l’arme à lui confiée ni à la moto dérobée par la force, fait-il observer avant de demander une main levée de la Cour sur ce cas et donc son acquittement pur et simple. En ce qui concerne le second mis en cause, il implore la clémence de la Cour afin que la sanction ne soit pas trop lourde et ce, pour lui permettre de vite retrouver sa famille au pays. Me Toko n’a pas manqué d’insister sur l’enquête de moralité qui est très favorable à son client et son compère.
Me Mouftaou Bah Salifou, défendant les intérêts de Daniel O. Tiankasson abonde dans le même sens. Il plaide coupable en faveur de son client et implore lui aussi la clémence de la Cour pour une justice équitable.
Convoqués à nouveau à la barre pour leur déclaration finale, les deux accusés Idrissa Alassane et Daniel Ousmane Tiankasson ont demandé pardon et imploré la clémence des juges.
Au délibéré, la Cour déclare le sieur Daniel Ousmane Tiankasson coupable de crime de vol qualifié, le condamne à sept ans de réclusion criminelle et aux frais envers l’Etat et ordonne la confiscation au profit de l’Etat des objets placés sous scellés à savoir : un fusil de fabrication artisanale, un poignard et trois cartouches. Il retourne en prison pour y passer encore trois ans et demi.
Quant à son compagnon Idrissa Alassane, il est déclaré non coupable et acquitté au bénéfice du doute. Il pourra rentrer chez lui et refaire sa vie, après trois ans et demi de détention.

Actualités 06 juil. 2015


Une délégation de l’ONIP en audience à la HAAC: Les 25 ans de La Nation au menu des discussions

Une délégation de l’Office national d’imprimerie et de presse, conduite par Reine Azifan, la directrice générale par intérim de l’office, a été reçue, hier jeudi 2 juillet, au siège de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC). Elle a échangé avec Adam Boni Tessi, le président de l’institution de régulation en présence de quelques conseillers sur les 25 ans d’anniversaire du quotidien de service public La Nation.

« Le quotidien La Nation a 25 ans depuis le 2 mai dernier. La date retenue pour la célébration est le 9 juillet prochain ». C’est la quintessence de l’information que la délégation de l’ONIP conduite par la directrice générale par intérim, Reine Azifan, est allée porter hier jeudi 2 juillet à la connaissance du président Adam Boni Tessi et des conseillers.

Elle a ajouté qu’en de pareilles circonstances, l’équipe dirigeante avait l’habitude de se rapprocher des partenaires et des autorités pour recueillir leurs appréciations sur le travail qui se fait afin d’envisager les améliorations à apporter. « La HAAC ne saurait rester en marge de ces usages », développe la directrice générale par intérim qui a expliqué que la démarche visait également à adresser une invitation à l’institution sollicitée à être aux côtés de l’ONIP pour cette célébration.
Reine Azifan a également indiqué que la délégation de l’ONIP venait plaider pour que la HAAC pense à l’imprimerie de l’ONIP qui dispose d’équipements renouvelés par l’Etat mais dont malheureusement les agents se tournent trop les pouces par manque de travail.
Des informations et préoccupations que le président Adam Boni Tessi a trouvé préoccupantes et pertinentes. Mais c’est aux conseillers que celui-ci a passé la parole.
Lambert Dogo, premier rapporteur a salué la démarche de la délégation qu’il a qualifiée de marque d’attention. «Le journal fait du bon travail ; je souhaite que vous vous amélioriez. C’est une bonne équipe ; vous avez beaucoup de mérite mais également de contraintes», a-t-il apprécié avant d’ajouter que le journal constitue la vitrine dans la mesure où il passe dans tous les ministères et il dispose des ressources humaines de qualité. Sur cette base, il a félicité l’équipe pour tout le travail abattu.
Le conseiller Félix Adimi et le directeur de cabinet Rock Orou Sanni, sur le même ton, ont salué les efforts de l’équipe pour la qualité de la présentation ; le journal ayant connu une grande évolution. Reconnaissant la qualité de la rédaction, ils ont félicité le personnel pour les soins mis pour éviter aux lecteurs les coquilles qui demeurent désagréables au goût des lecteurs et autres annonceurs.
Des mérites que la conseillère Rosette Bessou Houngnibo a surtout reconnues avant de s’associer comme son prédécesseur aux manifestations qui sont prévues dans le cadre des 25 ans de La Nation.
En ce qui la concerne, Grâce Noutaïs Holo a invité l’équipe à améliorer le travail et à proposer des journées portes ouvertes pour permettre à la jeune génération de s’imprégner de ce qui s’y passe.

J’aime ceux qui osent

Pour le vice-président de la HAAC, Souleymane Ashanti, l’institution apprécie à sa juste valeur les efforts qui sont déployés à La Nation et à l’ONIP et s’associe aux manifestations qui s’y dérouleront bientôt. Toutefois, il a rappelé que l’institution de régulation entend jouer la partition que l’Etat lui a confiée.
«J’aime ceux qui osent. Il faut bien tenir. Ne vous arrêtez pas en si bon chemin, on vous encourage à continuer dans l’amélioration de la présentation», a conseillé, Adam Boni Tessi, clôturant les appréciations des uns et des autres. Le président de la HAAC a invité l’équipe à créer de nouvelles rubriques et à intéresser les collaborateurs extérieurs pour l’animation du journal.
En ce qui concerne l’imprimerie, il a invité l’équipe à nouer des contacts avec les commerciaux et spécialistes de marketing et à lui faire des propositions concrètes.
Des conseils que la directrice générale par intérim et sa délégation ont promis prendre en compte pour une meilleure présentation et de meilleures prestations en vue du rayonnement de l’Office.
Dévoilant le programme des manifestations, elle a expliqué qu’en avant-goût aura lieu le mercredi des enfants, mercredi 8 juillet prochain et qu'à cela succèdera la célébration proprement dite qui sera marquée par des Journées portes ouvertes les jeudi 8 et vendredi 9 juillet prochains.

Actualités 02 juil. 2015


Résultats du CEP Session de juin 2015: Borgou-Alibori encore dernier avec 83,74% de réussite

Comme depuis plusieurs années, les départements du Borgou et de l’Alibori viennent en queue de peloton à la proclamation des résultats du Certificat d’études primaires (CEP session de juin 2015) avec un taux de réussite de 83,74%. Les responsabilités de la contreperformance répétitive sont partagées.

Sur 31 079 candidats inscrits dans le Borgou-Alibori, il y a seulement 25.063 admis, soit un taux de réussite de 83,74 % contre 84,15% l’année dernière. On compte 11 949 filles admises sur 15.041 inscrites et 13.114 garçons déclarés admis sur 16 038. Il faut signaler que 1.176 candidats étaient absents à l’examen et 23 ont été exclus.

Par ordre de mérite, la circonscription scolaire de Bembèrèkè est venue en tête du classement au niveau départemental avec 96,21 % et la circonscription scolaire de Malanville ferme la marche en se positionnant à la 15e place avec 59,16%. L’année dernière, Malanville était déjà dernier du Borgou-Alibori avec pratiquement le même pourcentage : 59,45% au CEP 2014. Les deux circonscriptions scolaires de Parakou viennent respectivement aux 3e et 4e rangs avec 93,19% de réussite pour la CS Parakou I et 91,05 % pour la CS Parakou II.
A en croire Alassane Moussa Abdoulaye, chef service des examens et concours de la DDEMP Borgou-Alibori, les résultats obtenus sont fiables et reflètent le niveau réel et les efforts fournis par les enfants. Des techniciens des examens et concours procéderont dès ce vendredi au tirage des 100 premiers garçons et des 100 premières filles qui prendront respectivement part aux concours de recrutement du Prytanée militaire de Bembèrèkè et du Lycée militaire des jeunes filles de Natitingou.
A noter que la session de remplacement du CEP démarre le 6 juillet prochain. Deux centres seront ouverts : l’école urbaine centre de Kandi pour le compte de l’Alibori et l’EPP Sinagourou à Parakou pour les candidats du Borgou.
Les résultats au CEP 2015 annoncent certainement la courbe ascendante du taux des échecs scolaires massifs observée depuis quelques années dans le Borgou-Alibori. Pourtant, l’année scolaire n’a connu aucune perturbation majeure cette fois-ci. Déjà, une régression du nombre de candidats a été observée cette année (31.079 candidats inscrits contre 31.845 en 2013-2014). Une baisse due à la déperdition scolaire et au phénomène d’écoles à discontinuité éducative dans les deux départements.

Des raisons de contre-performance

En ce qui concerne le faible taux de réussite aux examens scolaires, les responsabilités sont partagées. La pénurie d’enseignants qualifiés, leur concentration dans les zones urbaines au détriment des zones enclavées, le déficit en personnel d’encadrement qui handicape le contrôle et le suivi des enseignants, la fuite des responsabilités des parents ou leur difficulté à suivre les enfants du fait de la grande différence de méthodologie d’apprentissage des nouveaux programmes dits d’approche par compétence, l’inconscience professionnelle de certains enseignants qui brillent par l’absentéisme répété, les retards non justifiés aux cours, sont autant de raisons qui expliquent la déchéance scolaire. A tout cela, s’ajoutent le phénomène des enseignants éthyliques, le jumelage forcé des classes de différents niveaux faute d’infrastructures et d’enseignants en quantité et en qualité. Pour toutes ces raisons, il faut parer au plus pressé car l’école béninoise se meurt faute de mesures hardies. Autorités locales et nationales, enseignants, syndicats, parents et apprenants doivent prendre leurs responsabilités. C.U.P

Education 02 juil. 2015


5e Session de la Commission mixte bilatérale bénino-canadienne: Œuvrer pour le renforcement de la coopération et le mieux-être des populations

La 5e session de la Commission mixte de coopération bilatérale entre le Bénin et le Canada a été organisée hier mardi 30 juin à Cotonou. Au terme des travaux présidés à l’ouverture par le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine, de la Francophonie et des Béninois de l’Extérieur Saliou Akadiri, de nouveaux engagements ont été pris de part et d’autre pour le renforcement de cette coopération

Ivan Roberts, l’ambassadeur du Canada près le Bénin se réjouit de la signature de la lettre d’entente relative au Projet d’appui à l’accroissement des recettes intérieures du Bénin. Cette réjouissance s’est manifestée hier au cours de la 5e session de la Commission mixte de coopération bilatérale entre les deux pays.

En effet, le projet phare de la coopération, selon l’ambassadeur est le Projet d’appui à l’accroissement des recettes intérieures du Bénin (PAARIB) qui a vu ses fondations posées à travers la conclusion d’une entente entre les deux parties.
Cela concorde bien avec ce que pense le ministre des Affaires étrangères de la rencontre attendue depuis 2013 qui finalement, s’est déroulée hier mardi 29 juin au ministère. Il s’agit d’œuvrer mieux que par le passé pour la dynamisation et le renforcement de la coopération et le mieux-être des populations. C’est peut-on retenir, tout le sens qu’il convient de conférer, selon Saliou Akadiri, le ministre des Affaires étrangères à la tenue de la 5e session de la Commission mixte bilatérale de coopération bénino-canadienne qui s’est tenue, à Cotonou. Il s'est également réjoui de toutes les étapes préliminaires du projet d’appui au secteur de la micro finance (PASMIF).

De nouveaux engagements pris

Le PAARIB vise, a rappelé Saliou Akadiri, à moderniser la Direction générale des Impôts et des Domaines en ce sens qu’il permettra au pays d’engranger des ressources additionnelles qui échappent encore aux services de recouvrement des impôts intérieurs. « L’exercice devra vous conduire à mettre en place les jalons juridiques indispensables à l’adoption prochaine d’un nouvel énoncé de programmation pour la période 2015-2020, avec davantage de projets à inscrire au portefeuille de la coopération canadienne », a expliqué le ministre des Affaires étrangères. L’adoption de ce document à son avis revêt une importance capitale, car il constituera un élément essentiel dans le dispositif mis en place par le gouvernement pour booster la croissance économique et poursuive la lutte contre la pauvreté engagée dans laquelle se trouve une bonne partie de la population béninoise.
Des appuis dans les domaines de l’agriculture, de l’environnement, de l’éducation, de l’entreprenariat, des femmes, des jeunes, de la promotion du genre, de la coopération décentralisée et à l’Assemblée nationale ont été sollicités.
« Le Canada a adopté des mesures privilégiées qui viennent renforcer le partenariat et la coopération avec le Bénin », rassure, Ivan Roberts avant de rappeler que le Bénin a été ajouté à la liste des 25 pays ciblés pour bénéficier de 90% de l’aide bilatérale canadienne, parmi les pays dits de concentration. Ce dont se réjouit en ce qui le concerne, l’ambassadeur Robert Zantan, secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, à la clôture des travaux de la 5e session. « Toutes les dispositions seront prises pour la mise en œuvre du PAARIB et pour le respect scrupuleux des engagements pris » Indique-t-il.
Le Canada a encouragé la partie béninoise à profiter pleinement de l’entrée en vigueur de l’APIE conclu entre les deux pays pour vivifier les échanges commerciaux et les partenariats d’affaires dans des secteurs clés comme les infrastructures de transport. Dans ce cadre, le Bénin est invité à promouvoir la participation des hommes d’affaires béninois à des événements créateurs d’espaces.
Les problèmes de visas ont été abordés et de meilleures solutions seront bientôt proposées aux demandeurs. Les rideaux sont tombés sur la 5e session. Rendez-vous est donc pris pour 2016 pour la 6e session qui se tiendra au Canada.

Actualités 01 juil. 2015


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