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Nouvelles

Enseignement secondaire: La littérature africaine dans les lycées et collèges du Bénin

Les très mauvais résultats enregistrés au Bénin au Brevet d’études du premier cycle et au Baccalauréat 2015 et les commentaires qu’ils ont provoqués sont encore présents dans les esprits, et constituent un sujet de préoccupation pour les institutions et les personnes qui ont pour charge de gérer le système scolaire béninois.

En attendant un débat national sur les insuffisances de ce système, des réflexions sont en cours en vue d’apporter des solutions urgentes aux problèmes posés par ces résultats catastrophiques et de tendre à pas sûrs vers l’excellence. Par cet article, je veux apporter ma modeste contribution à cette tâche de construction nationale à laquelle devraient prendre part toutes celles et tous ceux qui ont quelque compétence dans ce domaine.

Pour ce faire, je me bornerai à parler de ce que je sais: l’enseignement de la littérature africaine dans les lycées et collèges du Bénin. En tant que professeur certifié de Lettres des lycées et collèges et spécialiste de la littérature africaine, je peux m’autoriser à exprimer mon point de vue sur ce sujet important. Et je commence par rappeler que, depuis 1993, l’on enseigne et l’on apprend la littérature africaine dans les lycées et collèges de notre pays en se servant d’un manuel intitulé Littérature africaine 2è, 1ère, Terminale, inscrit au programme officiel depuis lors, manuel dont j’ai été l’initiateur et suis l’un des deux co-auteurs. Dans ce livre qui comprend huit chapitres, sont étudiés huit thèmes répartis par classe comme suit :

Classe de Seconde :
Chapitre premier : Introduction à la littérature africaine
Chapitre II: La littérature orale
Chapitre III: Les structures de la société
Chapitre IV : La famille

Classe de première :
Chapitre V : Le déracinement
Chapitre VI : L’engagement

Classe Terminale :
Chapitre VII: L’écrivain dans la société
Chapitre VIII : L’Afrique des indépendances : les mutations
Au regard des thèmes développés ces vingt-cinq dernières années dans le champ littéraire africain (l’ensemble des œuvres littéraires publiées) et étudiés dans de très nombreux travaux, le manuel Littérature africaine 2è, 1ère, Terminale est incontestablement «dépassé».
En effet, la fonction essentielle de la création littéraire est de dire la société et, donc, de mettre en évidence ses mutations au fur et à mesure qu’elles se produisent, en développant des thèmes nouveaux ou en abordant d’une nouvelle façon des thèmes connus. La critique littéraire, quant à elle, a pour rôle d’étudier ces mêmes mutations telles qu’elles s’inscrivent dans les œuvres littéraires. Comme l’histoire, la sociologie ou la psychologie, la critique littéraire est une science évolutive qui doit rendre compte des nouveautés qui apparaissent dans ce champ, tant au plan de la thématique qu’à celui de l’écriture.
Observateurs attentifs de la société africaine, soucieux d’être véritablement des témoins de leur temps, les écrivains africains, toutes nationalités confondues, s’attachent au fil des années et des décennies à traduire dans leurs œuvres – notamment dans les romans – les mutations qui interviennent dans cette société. Au nombre des mutations qu’ils décrivent et des thèmes nouveaux qu’ils développent, on peut citer :
les graves dérives et ratés de l’expérience démocratique et les différents visages du totalitarisme qui sévit dans plusieurs Etats africains, les guerres civiles et leur cortège de malheurs, le phénomène des enfants-soldats utilisés dans ces guerres, l’envahissement de la scène politique par des débats relatifs aux avantages et inconvénients de la mondialisation, l'attention grandissante qui est désormais accordée à l’environnement et à la diversité culturelle.
Ces mutations, ces thèmes plus ou moins nouveaux font l’objet de nombreux travaux universitaires inédits mais aussi de quelques publications. Il se trouve qu’aucun de ces thèmes ne figure à la table des matières de l’ouvrage Littérature africaine 2è, 1ère, Terminale dont le contenu thématique est de toute évidence en déphase avec l’actualité littéraire.
Par ailleurs, cet ouvrage qui ne fait aucune place aux femmes écrivains africaines, de plus en plus nombreuses et dont certaines (telles que la Sénégalaise Mariam Bâ) jouissent d’une immense audience internationale.
L’on ne peut plus continuer d’enseigner la littérature africaine en se servant de cet ouvrage. Le faire, ce serait choisir volontairement de dispenser un enseignement au rabais, en déphasage grave avec l’actualité littéraire (et politique), ce serait choisir de cacher cette actualité aux apprenants et même à de nombreux enseignants. Un tel choix serait contraire au principe qui veut que, dans les sciences sociales, l’on veille à dispenser aux apprenants l’enseignement le plus actuel possible.
C’est pourquoi, j’ai entrepris depuis bientôt dix ans de «réactualiser» cet ouvrage en comblant ses lacunes les plus évidentes; j’ai donc conçu et rédigé un nouveau manuel scolaire intitulé La littérature africaine en 20 thèmes et 1275 citations (Lycées et collèges). Les vingt thèmes étudiés dans ce nouveau manuel sont répartis comme suit :

Classe de Quatrième
Thème I : L’enfant dans la famille

Classe de Troisième
Thème II : L’individu et la collectivité
Thème III : Femmes et société : la question du genre
Thème IV : L’environnement
Thème V : L’Afrique entre tradition et modernité

Classe de Seconde
Thème VI : L’oralité dans l’écriture à travers les proverbes
Thème VII : La sagesse africaine à travers les proverbes-apologues : analyse de quelques formules
Thème VIII : Grandeur et faiblesses de l’être humain
Thème IX : La négritude

Classe de Première
Thème X : L’être humain dans sa nature profonde et ses aspirations
Thème XI : La patrie et la nation
Thème XII : La conception du pouvoir et de la politique
Thème XIII : Cultures et civilisations

Classe de Terminale
Thème XIV : Gestion politique et démocratie
Thème XV : Dieu, croyances et religions
Thème XVI : Le temps
Thème XVII : Le monde en noir et blanc
Thème XVIII : Science et développement
Thème XIX : Mondialisation et rencontre des cultures
Thème XX : La création littéraire et artistique.
Ce schéma de répartition est proposé à titre indicatif; il s’explique par des considérations énoncées dans le «Guide d’exploitation pédagogique». Chacun des vingt thèmes est illustré par des citations. Ce nouveau manuel est appelé à remplacer à la fois Littérature africaine : 2è, 1ère, Terminale et mon petit recueil 350 citations d’auteurs africains très utilisé au Bénin dans l’enseignement secondaire et même par le grand public.
Dans l’introduction générale (« Aux lecteurs »), il est proposé des définitions de la littérature et des principales formes d’écriture pratiquées par les écrivains africains : le roman, la nouvelle, le conte, la légende, l’épopée, le théâtre, la poésie. Les chapitres VI et VII sont consacrés au proverbe qui illustre le mieux la présence de l’oralité dans la littérature africaine. Dans le «Guide d’exploitation pédagogique», il est écrit:
« Par rapport à Littérature africaine : 2è, 1ère, Terminale, les améliorations (et les innovations) se situent à trois niveaux, au moins : ce nouveau manuel donne à lire, en effet, « l’état présent » de la littérature négro-africaine d’écriture française dont nous étudions les thèmes apparus depuis une trentaine d’années; y sont abordés des sujets d’actualité tels que la démocratie, la guerre civile et les enfants-soldats, l’environnement, la mondialisation dans ses rapports avec la diversité culturelle et les identités culturelles, etc. En outre, ce nouveau manuel prend en compte les œuvres des femmes écrivains – y compris des Anglophones telles que Buchi Emecheta et Nadine Gordimer. Il fait apparaître plus nettement la présence des éléments de l’art verbal oral dans la littérature écrite.
Les développements thématiques introductifs qui précèdent les citations forment ensemble un vrai cours de littérature africaine que l’on peut considérer comme complet à maints égards. Ils apporteront un précieux concours aux professeurs dans la conception et l’exécution de leurs diverses tâches.»
J’ai tenu à apporter ces informations à la connaissance des enseignants de français des lycées et collèges du Bénin et des institutions et personnes qui ont pour charge de gérer le système scolaire béninois, afin qu’ils puissent faire le bon choix. Mon objectif est d’apporter ma modeste contribution aux actions entreprises à divers niveaux pour tendre vers l’excellence dans l’enseignement secondaire au Bénin et dans le système éducatif béninois en général. C’est ma façon de participer à la préparation de la prochaine rentée scolaire.

Par Adrien HUANNOU (Collaboration externe)

Education 14 sept. 2015


Interdiction d’une activité du Fan club Patrice Talon à Parakou: Charles Toko dénonce des relents régionalistes et liberticides

Annoncé à grand renfort médiatique, le concert de lancement des activités du Fan club Patrice Talon n’a plus eu lieu dimanche dernier à Parakou. Mais le meeting des hommes acquis à la cause de l’homme d’affaires s’est tenu, en dépit de l’intervention policière. Charles Toko et les siens fustigent le régionalisme, l’acharnement et la confiscation des libertés.

Sur instigation de la mairie qui a opposé un refus à la tenue du lancement du Fan Club Patrice Talon, manifestation prévue pour se dérouler dimanche 13 septembre dernier dans les locaux des résidences COTEB à Parakou, une horde de policiers a assiégé les lieux empêchant toute entrée dans la maison. La situation est restée tendue et les organisateurs ont dû replier pour se retrouver dans un autre cadre moins propice pour tenir le meeting pour lequel ils ont saisi les autorités municipales à titre d’information et ce, « malgré les tracasseries, intimidations et pressions de toutes sortes, venues de toutes parts», dira le porte-parole des jeunes du Fan club, Obahorin Mouléro. «2016. Oui à Patrice Talon, candidat, candidat, candidat !», ont scandé à l’occasion ces jeunes et femmes acquis à la cause de l’homme d’affaires pour l’élection présidentielle de février prochain, dont ils brandissaient les posters. Ils l’ont invité «à ne pas dérober à son destin».
Certes, l’événement n’a pas connu le grand succès escompté, mais Charles Toko, président national du Fan club Patrice Talon, se réjouit d’avoir tenu le pari en dépit de tout. «On a pu tenir notre meeting; le Fan Club Patrice Talon est lancé et personne n’a pu rien y faire», laisse-t-il entendre. L’élu municipal explique la mésaventure du dimanche dernier par des relents de régionalisme de la part de certains de ses collègues du Conseil municipal de Parakou qui lui reprocheraient de s’aligner derrière un homme du Sud au détriment de ses frères du Nord. « Quand j’étais à la mairie ce vendredi, des gens m’ont approché: des adjoints au maire, des conseillers municipaux originaires de Parakou m’ont approché pour me dire pourquoi moi, un conseiller municipal originaire de Parakou, je vais faire venir un gars du Sud en meeting ici, que je peux aller chercher tout le monde mais je ne dois pas faire venir quelqu’un du Sud. Je leur ai répliqué que Parakou appartient à tout le monde, que Talon peut faire son meeting partout, que la loi ne nous limite pas. En fait, c’est le nœud du problème», explique Charles Toko. Il bat en brèche le risque de «troubles à l’ordre public» évoqué par la mairie pour interdire l’activité, sous le prétexte que d’autres manifestations seraient «prévues pour se dérouler non seulement au cours de la même période, mais aussi à des endroits très rapprochés et à des heures non précisées». «On nous dit qu’il y a une autre réunion à côté. C’est faux. C’est la tactique qui est connue : quand ils ne veulent pas que quelqu’un tienne sa réunion, ils demandent à leurs partisans d’introduire des demandes de manifestations. Je dis trop, c’est trop», lâche-t-il. «Il y a deux semaines, rappelle-t-il, le chef de l’Etat est venu parler de coton et juste à côté, il y avait un parti politique qui se lançait».
Le président du Fan Club Patrice Talon et les siens n’entendent pas baisser les bras. «Nous, nous allons réintroduire une demande dès ce lundi parce que les manifestations du Fan Club Patrice Talon vont s’étaler jusqu’à l’élection présidentielle... Qu’ils interdisent ! Nous sommes là», confie Charles Toko, tout déterminé.
Pour rappel, il y a un an, précisément le mardi 30 septembre 2014, les autorités municipales de Parakou avait fait empêcher par la police la tenue d’une réunion des femmes «Baromètre pour une autre gouvernance». Ces «Amazones» mécontentes et un certain nombre de personnalités avaient également fustigé en son temps la confiscation des libertés d’expression et de regroupement.

Politique 14 sept. 2015


Jean-Baptiste Satchivi, président de la CCIB: « Nous devons être en phase avec les normes américaines »

Le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin était de la délégation du président de la République à Washington, dans le cadre de la signature du 2è Compact du MCA. Jean-Baptiste Satchivi scrute ici l’horizon qui s’ouvre pour le secteur privé béninois au travers de cette convention et le rapprochement qu’elle peut induire avec le monde des affaires américain.

La Nation : Vous faisiez partie de la délégation du président de la République qui a procédé, le 9 septembre dernier, à la signature du 2è Compact du MCA. Quelles sont vos attentes par rapport à la signature de ce compact ?

Jean-Baptiste Satchivi : Je voudrais d’abord dire que cette signature est une parfaite réussite. Il faut saluer le travail qui a été fait et je dis félicitations au président de la République pour son leadership. Vous savez dans quelles conditions et pourquoi on a été suspendu. Il a fallu donc que sous le leadership du président de la République, un travail se fasse pour nous amener à la signature. Il faut saluer le travail de l’équipe du MCC et de l’équipe du MCA- Bénin au sein duquel la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin est représentée.
Il n’y a pas d’attente particulière. Le deuxième compact n’est que la suite du premier. Le premier a été bien monté autour du poumon de l’économie du Bénin qui consiste à développer davantage les infrastructures portuaires. Ce compact a travaillé sur la dynamisation du port, le renforcement de ses infrastructures. Nous sommes passés de 5 millions à 10 millions de tonnes de flux de marchandises par an, c’est une performance à saluer. Aujourd’hui, il y a une réforme de la justice, c’est le premier compact qui l’a réalisé, la réforme du foncier ainsi que celle des services financiers. Cela a préparé le lit au deuxième compact dont la particularité est essentiellement axée sur le secteur énergétique. Ce secteur retrouve dans un programme de dynamisation avec cette particularité de faire rentrer le secteur privé béninois et international dans la production.
Le principe de ce deuxième compact a lancé un programme d’appel à idées des utilisateurs et donc mon propre groupe, CDPA-Agrisatch, a été approché et nous avons fait des propositions sur comment nous pouvons contribuer à produire de l’énergie solaire, des énergies à base de biomasse. En tant que président de la CCIB, il s’agit d’inciter les entreprises du Bénin à s’y intéresser fortement. L’énergie, c’est le moteur du développement, et sans énergie vous ne pouvez pas faire du développement, encore moins du développement industriel. C’est important que nous puissions attirer le secteur privé, toutes tendances confondues, vers la prise en charge de ce secteur. C’est ce que le deuxième compact éveille en nous.

Le gouvernement attend que ce deuxième compact crée un effet de levier au niveau du secteur privé américain et béninois. Vous étiez justement à la Chambre de commerce des Etats-Unis avec le président de la République. Quels types de partenariat comptez-vous développer avec le monde des affaires américain ?

La présentation retient que le compact fait environ 411 millions de dollars. Ces ressources vont produire 78Mw d’énergie électrique. Le président de la République dit qu’au regard de nos besoins projetés dans le temps, nous devons réaliser 1000 Mw. Ce programme deviendra un élément qui va entraîner les autres formes de participation du secteur privé. Et il est même prévu à l’intérieur un fonds à frais partagés. Cela veut dire que si je veux entreprendre dans le secteur énergie pour ma propre consommation et reverser le surplus dans le circuit de distribution, j’engage un fonds personnel et j’aurai l’appui du MCA en complément. Cela sert donc d’élément catalyseur pour aller chercher d’autres investissements.

Comment la CCIB entend-elle alors se positionner ?

Dans un premier temps, nous étions avec le président de la République à US Chamber of Commerce. Avant même qu’on y aille, nous avions entamé une discussion avec les responsables du département Afrique de la Chambre qui est entrain de repositionner la participation de l’Afrique dans l’entrepreneuriaship et le business qu’on peut avoir avec les Etats-Unis. C’est ainsi que nous avons découvert, le CIP qui est une structure d’appui au développement des entreprises à l’international. Elle est déjà dans un certain nombre de pays africains pour renforcer les capacités des entreprises, ainsi que des faitières telles que les chambres de commerce, les organisations patronales et professionnelles. De sorte qu’elles soient à même de faire du plaidoyer pour que nous soyons dans une bonne gouvernance économique qui permet au secteur privé de s’élever davantage pour fabriquer de grands compétiteurs au plan international. Nous envisageons de signer d’ici peu un partenariat avec cette structure. Nous avons lancé cette démarche, notamment dans le cadre de la CEDEAO. Le 29 septembre prochain, il y aura une grande rencontre avec le secteur privé ouest-africain à New York, le Bénin va y participer. Nous devons renforcer le travail avec les Etats-Unis. La faiblesse des pays francophones est que nous n’avons pas de grands liens d’échanges économiques avec les Etats-Unis. La chambre de commerce des Etats-Unis peut servir de point d’appui pour renforcer cette Afrique émergente. Nous devons travailler à améliorer nos standards en termes d’entreprenariaship, à développer nos entreprises pour être compétitifs au plan international.

Là, vous êtes en train de faire un clin d’œil au dispositif AGOA qui a été renouvelé sur 10 ans. Que comptez-vous faire en tant que CCIB pour que le Bénin puisse davantage profiter de cette opportunité qui jusque-là n’a pas produit de résultats satisfaisants pour le Bénin ?

L’AGOA c’est une loi qui ouvre le marché américain à près de 6000 produits africains. Le Bénin a été élu pour y participer. La première approche de la nouvelle équipe de la Chambre, c’est de diagnostiquer le résultat de cette AGOA. Je retiens une chose. Il y a quand même une entreprise béninoise qui travaille avec les Etats Unis et a maintenu le cap. C’est Natura qui produit des cosmétiques à base de beurre de karité et d’autres produits béninois. Je lui dis félicitations. Mais tout ce qui est textiles, nous n’avons pas pu. Lolo Andoche qui a fait des efforts énormes n’est pas encore au niveau. Non pas parce qu’il n’en a pas la capacité au plan qualité mais au plan de ce que demande le marché américain, c’est des productions en série. Il faut du volume. Cela appelle des unités de production qui n’emploient pas 200 personnes mais des milliers de personnes. Qu’avons-nous mis en place pour que les entreprises puissent compétir sur le marché américain ? Nous nous sommes vus d’ailleurs à Libreville pour faire le point et rappeler les préalables pour les 10 années renouvelables. La Chambre pendant ces 15 ans a travaillé pour répondre aux exigences d’AGOA mais elle n’a pas fait des miracles outre mesure. Quinze ans ne suffisent d’ailleurs pas pour se mettre aux normes américaines, pour rentrer dans le mental anglo-saxon de l’entreprenariaship. Dans le secteur de l’agro-business, nous avons aussi des défis. Prenons nos pains de sucre (ananas), est-ce que cela respecte les normes phytosanitaires américaines ? Pour aller sur le marché américain, il faut respecter les calibres. Est-ce que nous arrivons à produire calibre ? Si nous n’arrivons pas à calibrer par rapport au marché, c’est maintenant qu’il faut commencer à mettre en place les infrastructures, à bâtir une industrie qui produit du pain de sucre pour l’exportation. Nous avons beaucoup de richesses que l’AGOA peut réveiller mais nous devons être en phase avec les normes américaines.

A Washington, il a été également question du partenariat public-privé. Où en êtes-vous aujourd’hui dans les discussions avec le gouvernement dans ce cadre ?

Il faut saluer le dialogue qui a été engagé en octobre 2012 mais qui n’a pas été au fin fond de son aboutissement parce qu’il y avait un peu d’exclusion à l’intérieur. Le privé, c’est un tout. Il faut avouer qu’il y a eu de l’exclusion à ce niveau. Le fondamental des préoccupations du secteur public est qu’il fallait une plateforme unique du secteur privé qui puisse discuter avec lui. On est sorti de ces états généraux avec une plate-forme qui associe tout le monde sans exclusion. Les actes des états généraux seront bientôt présentés au président de la République. Le partenariat public-privé (PPP) ne peut que se renforcer. Mais il s’est aussi posé le problème du cadre juridique. Le PPP, c’est une autre forme de financement du développement, notamment sur des infrastructures structurantes pour lesquelles l’Etat n’a plus la capacité financière d’agir. Il est demandé à ce secteur privé de financer mais cela porte sur une durée de retour d’investissement qui va au-delà de dix ans. Le secteur privé ne se sent pas sécurisé dans ces investissements et propose des textes. Il y a un travail qui a été fait, qui se retrouve au niveau du Parlement. Il y a des discussions qui continuent là-dessus. Nous y travaillons et avons bon espoir qu’il s’en sortira des textes et une loi qui soit générale pour tout le monde. Nous devons davantage créer les champions béninois, de manière à ce que les champions étrangers voient qu’on peut créer de la réussite au Bénin, que les atouts du Bénin sont énormes et encadrés par des lois. L’autre élément, c’est le renforcement d’une justice opérationnelle à la cause du PPP. Nous devons rassurer les investisseurs nationaux et étrangers que nous sommes dans un environnement propice aux affaires et c’est dans ce travail que nous nous inscrivons fortement.
Lorsque vous parlez d’amélioration du climat des affaires au Bénin, qu’attendez-vous concrètement du gouvernement ?

Ce que nous attendons du gouvernement est très simple. D’abord, c’est davantage de considération à l’endroit de celui qui entreprend, je veux dire le chef d’entreprise quelle que soit sa taille. Il n’est pas facile d’entreprendre dans notre environnement, surtout en matière industrielle. Ce que nous devons à l’Etat, c’est de créer les conditions favorables en ce qui concerne les facteurs de production, les matières premières. Il faut que nous accompagnions le gouvernement pour que le gouvernement nous accompagne. Nous n’allons pas demander des exonérations sur tout à un Etat qui a besoin d’un budget fiscal pour travailler. Il faut créer un environnement pour inciter l’industrie et la production locale, lever les entraves à l’investissement afin que le secteur privé aide l’Etat à répondre à ses besoins régaliens. On a de plus en plus de belles infrastructures structurantes. La seule chose qui manque aujourd’hui, c’est un dialogue fécond entre le secteur public et le secteur privé représenté par une plate-forme non exclusive. Je voudrais lancer un appel au président de la République de bien vouloir faire en sorte que cette plate-forme soit une réalité avant son départ. Ce sera un élément important de son héritage. Le temps est venu de changer de paradigme. Aujourd’hui, nous sommes confrontés à des interpellations. Il faudrait que nous puissions apprendre de plus en plus à travailler en synergie. Les Béninois doivent apprendre à se mettre ensemble pour gagner.

Propos recueillis par Gnona AFANGBEDJI

Economie 14 sept. 2015


Coopération Sud-Sud: Obiang Nguéma donne un contenu économique à l’axe Cotonou-Malabo

Le président de la Guinée Equatoriale a foulé, hier dimanche 13 septembre le sol béninois. Cette visite a une forte connotation économique.

C’est un acte de rapprochement important que le président de la République de Guinée Equatoriale entend poser lors de son séjour de 48 heures à Cotonou. Obiang Nguéma Mbasogo procédera ce jour aux côtés de son homologue béninois, Boni Yayi, à l’inauguration de la filiale de la CCEI Bank de Guinée Equatoriale à Cotonou. «La mise en place de cette banque répond à notre souci de développer la coopération sud-sud», confie le président équato-guinéen à sa descente d’avion à l’aéroport international Cardinal Bernadin Gantin de Cotonou. Pour lui, au-delà de sa volonté de donner un contenu économique à l’axe de coopération Cotonou-Malabo, il s’agit de donner un signal fort sur la nécessité pour les pays africains de promouvoir des partenariats économiques intra-africains. «Nous voulons à travers cette banque partager nos revenus à avec nos pays frères et surtout aider les jeunes entrepreneurs africains», soutient-il.
Le président de la République Boni Yayi a tenu à saluer le sens panafricaniste de son hôte, qui adhère totalement à l’enjeu de mutualisation des ressources des pays africains. Il trouve que sa présence au Bénin s’inscrit dans la droite ligne de la vision 2063 de l’Union africaine qui prône davantage d’échanges économiques entre les Etats Africains. «Avec cette Banque, il vient investir pour la jeunesse et la seule manière d’aider la jeunesse, c’est de lui trouver des financements pour ses projets», conclut Boni Yayi.
Déjà dans la soirée d’hier, le président de la République a eu un tête-à-tête avec son hôte, une réunion qui a été sanctionnée par la signature d’un accord de coopération économique.

Actualités 14 sept. 2015


Concours de recrutement à la police: 7093 candidats ont composé en phase écrite

Le ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes, Placide Azandé a procédé samedi 12 septembre dernier au Lycée technique Coulibaly de Cotonou, au lancement de la phase écrite du concours de recrutement à la Police nationale. Il y avait à ses côtés le général, Louis Philipe Houndégnon, directeur général de la Police nationale.

Après les épreuves sportives, ce sont 7093, candidats admissibles qui ont composé samedi dernier pour les épreuves écrites du concours de recrutement à la Police nationale. Les candidats de niveaux BEPC, BAC et des médecins, ont démarré les compositions par les épreuves de culture générale dans la matinée.

Au plan national, ce sont sept centres qui ont été retenus et Cotonou en abrite deux : le Lycée technique Coulibaly et le Collège d’enseignement général de Gbégamey.
Des 7093 candidats qui ont composé, 1000 seulement seront déclarés admis pour devenir gardiens de paix, élèves officiers de police ou officiers de police médecins.
Procédant au lancement officiel du concours, le ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes, Placide Azandé a invité les candidats à se concentrer pour mieux faire face aux épreuves qui leur sont proposées. Il a affirmé que ce sont les meilleurs qui seront admis car tout a été préparé de façon méticuleuse.
Placide Azandé a exprimé son souhait de voir des policiers mieux formés et dignes de faire partie du corps pour servir le peuple.
Ce sont des enveloppes hermétiquement fermées et comportant les copies des épreuves qui ont été ouvertes par le ministre de l’Intérieur devant tous les candidats présents dans les salles choisies pour le lancement.
Le général Louis Philippe Houndégnon, directeur général de la Police nationale, a rassuré que tout a été fait pour que ce soit les candidats qui ont mieux travaillé qui réussissent.
Rappelons que de tous les corps qui ont composé au cours des épreuves sportives, il n’y a que les techniciens de laboratoire qui manquent à la phase écrite de ce concours de recrutement.

Actualités 14 sept. 2015


Pèlerinage musulman à la Mecque: La première vague de 268 pèlerins a embarqué

Prévu pour commencer le 21 ou le 22 septembre prochain, le pèlerinage en Arabie Saoudite sera effectif pour les musulmans béninois. Ainsi, la première vague de 268 pèlerins a embarqué avec le Boeing 767-300ER d’Ethiopian, vendredi 11 septembre dernier à l’aéroport international Bernardin Cardinal Gantin de Cotonou.

Le Hadj est une obligation pour tout musulman ayant les moyens financiers et la santé physique nécessaires afin d’entreprendre le voyage jusqu’à la Mecque. A cet effet, la première vague de 268 pèlerins béninois sur les 4000, a embarqué vendredi 11 septembre dernier à l’aéroport international Bernardin cardinal Gantin.

Le déroulement du pèlerinage s’effectue selon différents rites choisis d’avance par le pèlerin lui-même. Des trois types de Hadj, il y a : ‘’le Tamattoua ‘’, ‘’l’al Qiran ‘’ et ‘’l’al ifrad ‘’. Mais au préalable, les pélerins doivent un respect sacré dans l’un des lieux du Hadj tels que le Dzoul Houleifa, l’Al Johfah, Qarnoul Manazil el Yalamlam destiné pour chaque région du monde.
Issifou Akobi, un des pèlerins, déclare qu’une fois arrivée, qu’il doit faire le premier Hadj qu’on appelle communément oumourat et après le tawaf autour de la kaba et le marou s’en suit. C’est après cela que les pèlerins enlèvent leurs habits pour mettre une étoffe blanche pour l’oumoura. Il a également remercié le gouvernement pour ses efforts. A cet effet, une délégation ministérielle composée entre autres du vice-Premier ministre, François Abiola et du ministre des Affaires étrangères Saliou Akadiri, sont venus leur souhaiter un bon voyage.
«Le chef de l’Etat, vous le savez est très attaché à tout ce qui concerne les religions dans notre pays. Il n’est pas là maintenant, c’est pourquoi il nous a mandatés pour vous souhaiter un excellent voyage. Vous y allez pour prier pour vous-même et vos familles mais également pour le Bénin, le chef de l’Etat Thomas Boni Yayi, tout son gouvernement et pour toutes les institutions de la République pour qu’il y ait toujours la paix, la concorde et la solidarité au Bénin», a indiqué François Abiola.

Cinq conditions essentielles

Notons qu’il existe cinq conditions essentielles à remplir par le pèlerin avant d’effectuer son pèlerinage. Il y a l’islam, la pureté, la raison, la liberté et la capacité. Mais une sixième condition est imposée à la femme. Celle-ci doit être accompagnée par son mari ou par une personne masculine. Le Hadj est l’un des 5 piliers de l’Islam. Tous les musulmans aptes devraient si possible l'effectuer au moins une fois dans leur vie. Sa pratique remonte à l’an 9 du calendrier musulman, année aussi appelée ‘’ l’année de la délégation’’ et qui est marquée par la révélation de la sourate Al Imran.
Le pèlerinage musulman est le plus grand du monde avec deux millions de pèlerins par an. Il se déroule entre le 8 et le 13 du mois musulman de Dou Al Hadja qui est le dernier mois du calendrier islamique. Avant le départ de la Terre sainte, les pèlerins doivent effectuer un dernier tour autour de la Maison sacrée qu’on appelle «tawaf al wadaa», conformément aux paroles du prophète Mohamed qui a dit selon ce qu’a rapporté Mouslim : «que le tawaf soit le couronnement de ce que vous faites avant de quitter la Mecque».

Actualités 14 sept. 2015


Moïse Mahugnon Hegbé: Soldat pour l’honneur, artisan par passion, pour la survie et la vie

C’est une histoire émouvante, étonnante mais pourtant bien réelle. Depuis plus de huit mois, l’un des éléments de l’armée béninoise logée à la garde républicaine depuis son incorporation a tourné casaque. Troquant ainsi l’arme contre les métiers de l’artisanat, le soldat de première classe matricule 24875 a décidé de rompre les amarres pour se consacrer, à vie, aux métiers de l’artisanat.

Assis dans ce qu’il qualifie lui-même de ses «trois mètres carré», Moïse Mahugnon Hegbé réalise un collier en perles. L’objet qui se peaufine et s’embellit au fil des secondes sous son doigt laisse entrevoir au milieu, un personnage humain. Lequel, il identifie à un vendeur d’opium sur la plage de Fidjrossè. Un personnage dur à cuir que plus d’un ont fini par l'abandonner à son sort, illustre-t-il. Mais pourquoi le choix d’un personnage peu ordinaire sur un objet destiné à embellir le cou des jeunes dames et des admiratrices des objets d’art ?

Cette interrogation permet de s’introduire dans la philosophie de cet artiste singulier. En cette journée du jeudi 10 septembre dernier où le chef de l’Etat béninois séjournait en terre américaine, Moïse Mahugnon Hegbé, à défaut d’être à ses côtés devrait être en train de se préparer pour se mettre de nouveau au service de la sécurité du premier des citoyens béninois, une fois qu’il aura foulé le sol du pays. Pendant 16 ans, il a résumé son quotidien à cela. Incorporé le 15 mai 1996, le soldat au numéro matricule 24875 n’a pas connu autre gloire au sein des forces armées béninoises. Tout son séjour sous les armes, il l’a passé au sein de cette prestigieuse unité investie de la mission de sécurisation du président de la République et des hautes personnalités de l’Etat béninois, sans oublier les chefs d’Etat étrangers. Et cela s’entend ! De par son physique, Moïse Mahugnon Hegbé pourrait impressionner n’importe qui. Son gabarit dans une unité affectée à la sécurité ne passerait pas inaperçu. Aux dires de certains témoignages, il était un soldat respectueux, affectueux mais aussi très influent. «Tout ceux qui ont côtoyé les présidents Mathieu Kérékou et Boni Yayi doivent se souvenir de lui», soutient un habitué du palais de la présidence de République. En somme, Moïse Mahugnon Hegbé a, pendant seize ans, sept mois seize jours servi sa patrie et cela, non sans appréciation.
En dehors des bonnes intentions de sa hiérarchie, il se vante lui-même de ses heures de gloire au sein des Forces armées. Il se rappelle même des appréciations portées sur lui par la présidente du Liberia dont la sécurité lui incombait durant l’un de ses séjours à Cotonou. Plus d’un quart de siècle de services qui lui ont valu de se faire distingué par la grande Chancellerie de l’Ordre nationale du Bénin. «Sur un effectif d’environ 1000 éléments, nous n’étions que deux à être décorés», souligne-t-il, se tapant fièrement sa grosse poitrine entourée de part et d’autre part de gros bras ceinturés par de géants tatouages. Mais toute cette vie, Moïse Mahugnon Hegbé la conjugue désormais au passé. En tout cas depuis le 1er janvier 2013, il ne fait plus partie de l’armée béninoise. Retournée ainsi à la vie civile, il s’y plait, visiblement bien et s’adonne à cœur joie à d’autres activités.

Autre vie, autres réalités, autres gains

«Conformément aux dispositions des articles 139 et 140 de la loi portant statut général des Forces armées béninoises, le soldat de première classe HEGBE Mahugnon Moïse matricule 247875 de la garde républicaine, incorporé le 15 mai 1996 est radié et rayé des contrôles nominatifs de l’Armée de terre à compter du 1er janvier 2013, après seize ans sept mois et 16 jours de service effectif sur sa propre demande». L’article premier de la décision 2041/ EMAT/DRH/BGP/SAB portant radiation d’un militaire du rang de l’armée de terre est sans ambages. Il stipule clairement que le soldat susnommé est radié « sur sa propre demande ». Cela, Moïse Mahugnon Hegbé ne le nie pas. Selon ses explications, son départ de l’armée a été décidé par lui-même et en toute conscience. «J’ai voulu partir parce que j’ai fait le bilan. Après 16 ans, je ne me suis pas réalisé. Je n’ai connu que la garde républicaine, mais je ne me voyais pas en réussite après toutes ces années. Alors j’ai décidé de partir et de me consacrer à autre chose », raconte-t-il. Plus d’un an et demi après avoir tourné casaque, l’heure ne semble pas encore au regret. Bien au contraire ! La vie de civil ou d’ancien militaire qui est le sien lui convient bien. «Je suis devenu maître de moi-même. Je n’ai plus de contrainte horaire, plus de pression, plus de commandement et je m’épanouis», rit-il. A-t-il trimé depuis lors ? Non, rétorque-t-il, martelant par ailleurs que son point de chute était connu à l’avance.
Ce point de chute, c’est bien sûr l’artisanat ! C’est ce métier qui a recueilli l’ex-soldat. Le royaume de celui qui se fait désormais appeler «Son of king» ne passe même pas inaperçu. Il est situé à l’intersection de l’ancien pont et du troisième pont de la ville de Cotonou en allant vers les habitations économiques (plus connu sous le nom de quartier Habitat). C’est sur ce grand carrefour souvent en proie à des embouteillages que le «Son of king» a installé son quartier général et y réalise divers objets d’art, des colliers, des tableaux et même du vestimentaire. En tout cas, tout ce qui germe dans son imaginaire, Moïse Mahugnon Hegbé le réalise et le propose à sa clientèle. Laquelle se fait encore désirer sans pour autant décourager le néo-artiste qui lui, croit en ses potentialités.

Culture 14 sept. 2015


Loterie nationale du Bénin: Le Pari mutuel urbain fait des heureux gagnants

La LNB vient de fidéliser sa devise « Le lot aux gagnants, les bénéfices à toute la nation ». Trois heureux gagnants de ces produits ont reçu leurs lots, vendredi 11 septembre dernier à Cotonou.

Loin d’appauvrir les populations, la Loterie nationale du Bénin (LNB) depuis sa création ne fait au quotidien que des heureux millionnaires. C’est encore le témoignage vendredi dernier à Cotonou. Les produits de la société à savoir «Le Pari mutuel urbain (PMU)» et le ticket «Maman chérie» viennent de faire trois heureux gagnants dont deux pour le premier et un pour le second.

Tous conducteurs de véhicule, le premier, Guy-Marc Amoussouga demeurant à Cocotomey a reçu un chèque d’un montant de 5.697.150 F CFA, le second, Germain Tigli demeurant à Agla a reçu, pour sa part, un chèque d’un montant de 5.696.550 FCFA, et le troisième, Sandé Adélou demeurant à Ekpè a gagné une moto de marque Luja. Aucun d’eux n’est novice dans ce jeu. Parieurs depuis des années, ils n’ont jamais gagné une somme aussi importante. Chaque fois qu’ils achètent, ils ont toujours gagné de petits lots. Priant toujours Dieu, la dame chance vient de leur sourire.
Guy-Marc Amoussouga est bien fier pour avoir décroché un tel montant. Pour lui, le PMU est un jeu qui est un peu difficile et demande un peu d’imagination. «Lorsqu’on s’y met véritablement, on gagne souvent», a- t-il dit avant de remercier Dieu pour ce gain en raison des difficultés qu’il traverse en ce moment. Pour avoir gagné 5.697.150 FCFA, il a rappelé qu’il n’a misé que pour 6300 FCFA pour sept chevaux.
«C’est mon jeu favori. Si je ne suis pas au volant, je joue toujours au PMU», confie-t-il. Il n’a pas manqué de souligner que cela fait la quatrième fois qu’il vient de gagner un gros lot. Son souhait est de continuer à gagner et davantage de gros lots. Si Guy-Marc Amoussouga a gagné à lui seul 5.697.150 FCFA au PMU, Germain Tigli, quant à lui est le représentant d’un groupe de cinq personnes. Ce groupe a toujours joué mais n’a jamais gagné une forte somme. Au sein de ce groupe, les membres cotisent et misent ensemble afin d’accroitre leur chance. Sandé Adélou, le troisième a dit aussi toute sa joie d’avoir gagné une moto grâce au produit «Maman chérie».
Le conseiller chargé des études du développement et de la prospective, Michel Amoussouga, représentant le directeur général de la LNB, a invité les heureux gagnants à faire bon usage des lots gagnés. Il a demandé à tous ceux qui ne jouent pas encore aux produits de la LNB de commencer par le faire pour emboiter le pas à ceux qui gagnent déjà.

Société 14 sept. 2015


Loterie nationale du Bénin: Le Pari mutuel urbain fait des heureux gagnants

La LNB vient de fidéliser sa devise « Le lot aux gagnants, les bénéfices à toute la nation ». Trois heureux gagnants de ces produits ont reçu leurs lots, vendredi 11 septembre dernier à Cotonou.

Loin d’appauvrir les populations, la Loterie nationale du Bénin (LNB) depuis sa création ne fait au quotidien que des heureux millionnaires. C’est encore le témoignage vendredi dernier à Cotonou. Les produits de la société à savoir «Le Pari mutuel urbain (PMU)» et le ticket «Maman chérie» viennent de faire trois heureux gagnants dont deux pour le premier et un pour le second.

Tous conducteurs de véhicule, le premier, Guy-Marc Amoussouga demeurant à Cocotomey a reçu un chèque d’un montant de 5.697.150 F CFA, le second, Germain Tigli demeurant à Agla a reçu, pour sa part, un chèque d’un montant de 5.696.550 FCFA, et le troisième, Sandé Adélou demeurant à Ekpè a gagné une moto de marque Luja. Aucun d’eux n’est novice dans ce jeu. Parieurs depuis des années, ils n’ont jamais gagné une somme aussi importante. Chaque fois qu’ils achètent, ils ont toujours gagné de petits lots. Priant toujours Dieu, la dame chance vient de leur sourire.
Guy-Marc Amoussouga est bien fier pour avoir décroché un tel montant. Pour lui, le PMU est un jeu qui est un peu difficile et demande un peu d’imagination. «Lorsqu’on s’y met véritablement, on gagne souvent», a- t-il dit avant de remercier Dieu pour ce gain en raison des difficultés qu’il traverse en ce moment. Pour avoir gagné 5.697.150 FCFA, il a rappelé qu’il n’a misé que pour 6300 FCFA pour sept chevaux.
«C’est mon jeu favori. Si je ne suis pas au volant, je joue toujours au PMU», confie-t-il. Il n’a pas manqué de souligner que cela fait la quatrième fois qu’il vient de gagner un gros lot. Son souhait est de continuer à gagner et davantage de gros lots. Si Guy-Marc Amoussouga a gagné à lui seul 5.697.150 FCFA au PMU, Germain Tigli, quant à lui est le représentant d’un groupe de cinq personnes. Ce groupe a toujours joué mais n’a jamais gagné une forte somme. Au sein de ce groupe, les membres cotisent et misent ensemble afin d’accroitre leur chance. Sandé Adélou, le troisième a dit aussi toute sa joie d’avoir gagné une moto grâce au produit «Maman chérie».
Le conseiller chargé des études du développement et de la prospective, Michel Amoussouga, représentant le directeur général de la LNB, a invité les heureux gagnants à faire bon usage des lots gagnés. Il a demandé à tous ceux qui ne jouent pas encore aux produits de la LNB de commencer par le faire pour emboiter le pas à ceux qui gagnent déjà.

Société 14 sept. 2015


Résistance contre la procédure de recrutement d’auditeurs de justice: L’UNAMAB passe de 72 heures à 5 jours de grève par semaine

L’Union nationale des magistrats du Bénin (UNAMAB) a déposé, vendredi 11 septembre dernier, sur la table du Garde des Sceaux, ministre de la Justice, une nouvelle motion de grève. A compter de ce jour, lundi 14 septembre à zéro heure, les magistrats décident d’observer 5 jours d’arrêt de travail par semaine.

L’Union nationale des magistrats du Bénin (UNAMAB) a décidé de durcir le mouvement de grève, après celui d’avertissement de 72 heures, qu’elle a lancé la semaine dernière. Elle est donc passée à la vitesse supérieure avec une grève de protestation de 5 jours par semaine, tacitement reconductible, pour compter de ce jour, lundi 14 septembre 2015 depuis zéro heure. C’est pour exiger du gouvernement, l’arrêt immédiat du processus de recrutement de 40 auditeurs de justice, de même que l’annulation de tous les actes qui ont été signés dans ce cadre, a-t-elle expliqué dans la motion déposée, vendredi 11 septembre dernier au ministère de la Justice.

Dans leur motion, les magistrats prennent l’opinion publique nationale et internationale à témoin et rendent le gouvernement responsable des déconvenues qui découleraient de la mise à exécution de leur menace. Ils ont déploré le silence du gouvernement au cours de leur mouvement de la semaine dernière. Leur principal grief porte sur l’instauration d’un quota régional dans le corps d’élites que constitue la magistrature. Ceci, sans tenir compte de la cohésion nationale et en violation du principe de l’égalité des citoyens devant la loi. Les magistrats y voient une remise en cause de l’arrêté interministériel régissant l’organisation du concours des auditeurs de justice.
Selon eux, le Garde des Sceaux, alors qu’elle a été suffisamment avisée de la menace que représente, l’instauration d’un tel quota régional dans le recrutement des auditeurs de justice, s’est associée, en violation de la loi portant statut de la magistrature, aux ministres de la Fonction publique, de l’Economie et des Finances et de l’Enseignement supérieur, pour signer un arrêté le 17 juin dernier, sur le fondement de la loi portant statut général des agents permanents de l’État et en violation de l’article 28 de la loi portant statut de la magistrature.
Cet arrêté interministériel, explique l’UNAMAB, a longtemps été gardé secret à l’effet d’amener le Garde des Sceaux à renoncer à ses propres prérogatives et retourner l’organisation du concours de recrutement des auditeurs de justice dans le giron du ministère de la Fonction publique.

Actualités 14 sept. 2015


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