La Nation Bénin...
Nouvelles

L’Union nationale des associations des parents d’élèves et étudiants du Bénin (UNAPEEB) a organisé hier, mercredi 2 septembre à Cotonou, un point de presse sur le thème : « Coût de l’enseignement et exigence de la suppression des contributions scolaires ». A travers cette rencontre avec la presse, elle a dénoncé la ruine de l’école au Bénin et propose des portes de sortie de la crise de l’enseignement au Bénin.
Alors que les frais de scolarisation coûtent chers tant aux parents, à l’Etat et aux responsables des écoles et collèges, les résultats aux différents examens crèvent l’œil. Face à cette situation, le président de l’Union nationale des associations des parents d’élèves et étudiants du Bénin (UNAPEEB), Paul Kakpovi Koudoukpo déclare que l’école est aujourd’hui en crise profonde et cela, dans les différents ordres d’enseignement. En témoigne ce que l’école coûte aux parents déjà écrasés par la misère et la vie chère. Il les a appelés à prendre leurs responsabilités, en amenant l’Etat à jouer le rôle qui est le sien.
Au niveau du cours primaire, il a déploré que la subvention ne tombe jamais à temps et n'est versée qu’à la fin de l’année scolaire ou au début d’une nouvelle rentrée, obligeant les directeurs d’école à payer de leur propre poche ou acheter à crédit les fournitures. Lorsque les cahiers d’activités ne sont pas fournis, a-t-il poursuivi, ils sont tenus à leur tour d’imposer aux parents d’élèves l’achat desdits cahiers ou la photocopie des épreuves et autres. Ce qui engendre des frais énormes pour les parents.
A cela s’ajoute la pénurie chronique d’enseignants, et la pénurie de salles de classes. Pour que l’école soit véritablement gratuite, Paul Kakpovi Koudoukpo a alors proposé que le gouvernement construise des salles de classes et fournisse des outils pédagogiques, et prenne en charge la subvention pour le fonctionnement des écoles, la dotation en enseignants aussi bien en quantité qu’en qualité ; et la suppression effective des cahiers d’activité.
Au niveau de l’enseignement secondaire, il propose qu’on exonère tous les élèves des deux sexes, de la contribution. Cela, estime-t-il, ne coûterait à l’Etat que 10 milliards FCFA.
Une descente dans certains établissements comme l’Ecole primaire publique de Djondji témoigne de la catastrophe, a-t-il insisté. Cette école n’a qu’un seul enseignant, son directeur pour ses 6 classes. Les élèves sont parqués dans l’une des salles de classe.
Les collèges, a-t-il par ailleurs laissé entendre, enregistrent, aujourd’hui près de 90% de vacataires. Or, l’école est avant tout un centre où tout s’apprend. Selon Paul Kakpovi Koudoukpo, sans enseignant, l’école est dans l’obligation de recruter des enseignants sur le tas comme c’est le cas à Zinvié où se posent les mêmes problèmes.
Paul Kakpovi Koudoukpo a confié que l’école a des difficultés énormes, pour la libérer propose-t-il, il faudra lui tenir la main. Car, sans formation, il n’y a pas de développement.

En marge de la participation du ballet national du Bénin à la 56è édition du festival international de folklore « Celestino Graça » qui se tient à Santarem au Portugal, du 1er au 7 septembre, le ministre en charge de la Culture, Paul Hounkpè, qui conduit personnellement la délégation béninoise a été reçu en audience à la municipalité de Lisbonne, mardi 1er septembre dernier. Les autorités de la ville ont tenu à avoir cet échange qui, selon elles, permettra de relancer la coopération, surtout au plan culturel avec le Bénin.
La délégation béninoise qui prend part à la 56è édition du festival international de folklore «Celestino Graça» qui se tient à Santarem au Portugal, du 1er au 7 septembre est arrivée à Lisbonne en début d’après-midi du mardi 1er septembre dernier. Peu de temps après, sur invitation de la municipalité de la ville, le ministre de la Culture, de l’Alphabétisation, de l’Artisanat et du Tourisme, Paul Hounkpè a été reçu en audience à la tête d’une délégation composée, entre autres, de son directeur de cabinet, du directeur des Ressources financières et du matériel, du président du Conseil d’administration et du directeur de l’Ensemble artistique national. La délégation béninoise avait face à elle, Catarina Vaz Pinto et Carlos des adjoints au maire chargés, respectivement de la Culture et des Relations internationales au niveau de la municipalité de Lisbonne.
Les échanges se sont voulus cordiales et très chaudes, avec pour plat de résistance, la culture. Les hôtes du Bénin ont salué la participation béninoise, seul pays africain invité à ce festival et singulièrement, la présence du ministre Paul Hounkpè, invité d’honneur. Pour eux, c’est une aubaine et cela devrait permettre de relancer la coopération entre les deux pays. Même si pour eux le Bénin n’est pas encore très bien connu des Portugais, les échos de la densité de sa culture leur sont parvenus. Raison pour laquelle, Catarina Vaz Pinto fait savoir au ministre de la Culture, l’intention de sa municipalité de travailler dans ce sens. Sur ce terrain, Ouidah a été sommairement abordée et les hôtes du Bénin qui ne semblent pas ignorer les liens entre cette ville béninoise et leur pays, pensent déjà que le moment est venu de réécrire l’histoire. La question des langues s’est invitée aussi dans les échanges. L’objectif pour la partie portugaise étant de comprendre comment le Bénin promeut ses langues et s’il est parvenu à pratiquer une langue nationale en dehors du français. Sur cette préoccupation, le ministre Paul Hounkpè a expliqué que son pays a fait l’option, il y a peu, de les enseigner mais conserve pour l’instant le français comme langue officielle.
Pour ce qui est de la coopération en vue, il estime que « au-delà des relations d’Etat à Etat, des municipalités peuvent avoir des rapports pour réchauffer ce lien qui avait existé. Les relations entre les deux pays ne sont pas développées et il aurait été normal qu’après le lien de l’esclavage, on continue de coopérer ».
«Le Portugal était très présent auparavant. Les vestiges sont là et devraient motiver pour une continuité. La tradition portugaise est restée avec des aspects très culturels comme la danse Bourian, l’architecture, la nourriture (Congada, Féchoida…)», expliqueront les autres membres de la délégation.
S’agissant de ce que le Bénin proposera au cours du festival international de folklore «Celestino Graça» qui se tient à Santarem, une place de choix sera faite à la danse «Guèlèdè», classée patrimoine mondial de l’UNESCO et bien d’autres danses rituelles et de réjouissance, a détaillé le directeur de l’Ensemble artistique national, Marcel Zounon. A la fin de l’audience, les deux parties ont échangé des présents.
Par Josué F. MEHOUENOU, envoyé spécial à Lisbonne
Culture 02 sept. 2015

L’Ong Espoir de la Famille organise depuis hier mercredi 2 septembre à Porto-Novo, un atelier de deux jours au profit des responsables des églises évangéliques du Bénin pour la promotion de la santé de la reproduction et de la planification familiale. Elle mène ce plaidoyer en partenariat avec le projet Faith + family Planning.
Révérends pasteurs, prophètes et autres responsables de hauts niveaux des églises évangéliques du Bénin participent depuis hier mercredi 2 septembre à un atelier sur la promotion de la santé de la reproduction et de la planification familiale. Il s’agit d’une initiative de l’Ong Espoir de la Famille soutenue financièrement par le projet Faith + family Planning.
En effet, selon le directeur exécutif de l’Ong Espoir de la Famille, l’accès à la planification familiale est un droit fondamental de la personne humaine porteur d’énormes avantages pour le développement économique. Mais la question se heurte à d grands obstacles dans les églises. Bon nombre de leaders religieux pensent que la Planification familiale constitue une atteinte à la loi divine qui recommande la multiplication de l’homme. Dès lors, l’église n’est pas outillée pour informer et éduquer ses fidèles pour une prise en charge correcte de leur santé sexuelle et reproductive. C’est d’ailleurs pour cette raison que plusieurs responsables d’églises continuent de s’opposer à l’utilisation des méthodes modernes contraceptives, explique César Ahouantchédé. Et les conséquences sont immenses. Plusieurs couples et jeunes continuent désespérément d’avoir des grossesses non désirées et s’exposent à la mort et à la pauvreté.
Pendant ce temps, le Bénin s’est engagé à la suite des conférences de Ouagadougou et Sally-Mbour à porter le taux de prévalence contraceptive à 20% d’ici 2018 contre 8,7 en 2013, informe le directeur exécutif de l’Ong Espoir de la Famille. L’atteinte de cet objectif nécessite la contribution de tous les acteurs sociaux dont les confessions religieuses qui regroupent près de 42,8% de la population, estime-t-il. C’est dans ce cadre que s’inscrit la tenue de l’atelier de plaidoyer à l’endroit des responsables aux plus hauts niveaux de l’association des églises évangéliques du Bénin organisé par son Ong, précise César Ahouantchédé.
Initiative louée
Ainsi, pendant les deux jours de travaux, il s’agira pour les participants d’être outillés d’une part, aux biens fondés de la santé de la reproduction et la planification familiale (SR/PF) et ses avantages pour les fidèles chrétiens. Et d’autre part, d’amener les leaders religieux à élaborer, harmoniser et adopter une Déclaration commune favorable à la SR/PF. Laquelle déclaration sera disséminée aux autres responsables religieux de toutes les dénominations de l’AEEB.
Tour à tour, le président de l’Association des églises évangéliques du Bénin, le révérend pasteur Guilllaume Sogbossi, le président du Collectif des associations des églises évangéliques du Bénin, Nazaire Houn-kpadodé, ont tous loué l’initiative de l’Ong Espoir de la Famille. Ils ont aussi incité les couples à promouvoir la planification familiale afin de réduire le taux de mortalité infantile et maternelle au Bénin. Parlant de taux, Clarisse Ahanhanzo-Glèlè, représentant la directrice de la Santé maternelle et de l’Enfant, a été on ne peut plus clair. Selon elle, 1500 femmes meurent chaque année au Bénin en voulant donner la vie. Le non espacement des grossesses est l’une des principales causes de ces décès. Ce qui montre toute l’importance de cet atelier de sensibilisation. Raison pour laquelle Clarisse Ahahanzo-Glèlè a invité les leaders religieux dont personne n’ignore leurs très grandes influences dans les églises à bien suivre les travaux pour donner à leur tour la vraie information à leurs fidèles afin qu’ils sachent que la planification familiale est un outil de développement.

L’Ong Espoir de la Famille organise depuis hier mercredi 2 septembre à Porto-Novo, un atelier de deux jours au profit des responsables des églises évangéliques du Bénin pour la promotion de la santé de la reproduction et de la planification familiale. Elle mène ce plaidoyer en partenariat avec le projet Faith + family Planning.
Révérends pasteurs, prophètes et autres responsables de hauts niveaux des églises évangéliques du Bénin participent depuis hier mercredi 2 septembre à un atelier sur la promotion de la santé de la reproduction et de la planification familiale. Il s’agit d’une initiative de l’Ong Espoir de la Famille soutenue financièrement par le projet Faith + family Planning.
En effet, selon le directeur exécutif de l’Ong Espoir de la Famille, l’accès à la planification familiale est un droit fondamental de la personne humaine porteur d’énormes avantages pour le développement économique. Mais la question se heurte à d grands obstacles dans les églises. Bon nombre de leaders religieux pensent que la Planification familiale constitue une atteinte à la loi divine qui recommande la multiplication de l’homme. Dès lors, l’église n’est pas outillée pour informer et éduquer ses fidèles pour une prise en charge correcte de leur santé sexuelle et reproductive. C’est d’ailleurs pour cette raison que plusieurs responsables d’églises continuent de s’opposer à l’utilisation des méthodes modernes contraceptives, explique César Ahouantchédé. Et les conséquences sont immenses. Plusieurs couples et jeunes continuent désespérément d’avoir des grossesses non désirées et s’exposent à la mort et à la pauvreté.
Pendant ce temps, le Bénin s’est engagé à la suite des conférences de Ouagadougou et Sally-Mbour à porter le taux de prévalence contraceptive à 20% d’ici 2018 contre 8,7 en 2013, informe le directeur exécutif de l’Ong Espoir de la Famille. L’atteinte de cet objectif nécessite la contribution de tous les acteurs sociaux dont les confessions religieuses qui regroupent près de 42,8% de la population, estime-t-il. C’est dans ce cadre que s’inscrit la tenue de l’atelier de plaidoyer à l’endroit des responsables aux plus hauts niveaux de l’association des églises évangéliques du Bénin organisé par son Ong, précise César Ahouantchédé.
Initiative louée
Ainsi, pendant les deux jours de travaux, il s’agira pour les participants d’être outillés d’une part, aux biens fondés de la santé de la reproduction et la planification familiale (SR/PF) et ses avantages pour les fidèles chrétiens. Et d’autre part, d’amener les leaders religieux à élaborer, harmoniser et adopter une Déclaration commune favorable à la SR/PF. Laquelle déclaration sera disséminée aux autres responsables religieux de toutes les dénominations de l’AEEB.
Tour à tour, le président de l’Association des églises évangéliques du Bénin, le révérend pasteur Guilllaume Sogbossi, le président du Collectif des associations des églises évangéliques du Bénin, Nazaire Houn-kpadodé, ont tous loué l’initiative de l’Ong Espoir de la Famille. Ils ont aussi incité les couples à promouvoir la planification familiale afin de réduire le taux de mortalité infantile et maternelle au Bénin. Parlant de taux, Clarisse Ahanhanzo-Glèlè, représentant la directrice de la Santé maternelle et de l’Enfant, a été on ne peut plus clair. Selon elle, 1500 femmes meurent chaque année au Bénin en voulant donner la vie. Le non espacement des grossesses est l’une des principales causes de ces décès. Ce qui montre toute l’importance de cet atelier de sensibilisation. Raison pour laquelle Clarisse Ahahanzo-Glèlè a invité les leaders religieux dont personne n’ignore leurs très grandes influences dans les églises à bien suivre les travaux pour donner à leur tour la vraie information à leurs fidèles afin qu’ils sachent que la planification familiale est un outil de développement.

A l’unanimité, les députés ont adopté hier mardi 1er septembre, la proposition de résolution tendant à la mise sur pied d’une Commission spéciale temporaire chargée d’effectuer une mission d’information sur l’utilisation de la biométrie lors des opérations de vote. Cette adoption est le premier acte du processus devant permettre au Bénin d’aller vers des votes biométriques, à l’instar de plusieurs pays de grande démocratie électorale.
Les députés restent soucieux de la fiabilisation des processus électoraux au Bénin. Après les nombreuses réformes législatives qu’ils ont opérées dans le domaine des élections et ayant abouti à l’établissement de la Liste électorale permanente informatisée (LEPI), ils veulent aller plus loin. Avec toujours comme objectif de rendre plus crédibles les élections et de limiter les échauffourées post-électorales. C’est dans ce cadre qu’un groupe de députés a initié la proposition de résolution tendant à la constitution d’une commission spéciale et temporaire pour effectuer une mission d’information sur l’utilisation de la biométrie lors des opérations de vote au Bénin. La proposition de résolution a été adoptée à l’unanimité des députés lors de la séance plénière d’hier.
La commission sera composée de huit membres à raison d’un représentant par groupe parlementaire. Elle sera appuyée de trois autres personnes, à savoir un membre de la Commission électorale nationale autonome (CENA), un expert en biométrie et un cadre administratif de l’Assemblée nationale. La commission aura pour mission de se rendre au Nigeria et au Sénégal pour recueillir des informations dans ces deux pays par rapport à leurs avancées dans l’utilisation de la biométrie lors de leurs opérations de vote. L’objectif de l’Assemblée nationale en créant cette commission spéciale est de s’enrichir des expériences de ces deux pays et s’en inspirer pour légiférer de façon conséquente. La commission a un délai de 30 jours pour déposer son rapport sur la table du président de l’Assemblée nationale. Lequel rapport servira d’intrant pour la suite des travaux législatifs.
Lors du débat général, les députés, toutes tendances confondues, ont félicité les initiateurs de cette proposition de résolution. Adam Bagoudou, Augustin Ahouanvoèbla, Louis Vlavonou et Mathurin Nago ont tous bien accueilli l’avènement de cette proposition de résolution qui permettra au Bénin de fiabiliser ses opérations de vote.
Limiter les cas de fraudes
Le vote biométrique permettra d’assainir davantage le vote pour limiter les cas de fraudes notamment de vote multiple. Pour Mathurin Nago, l’initiative heureuse de cette résolution est la preuve que le Parlement a le souci permanent de la transparence et de la crédibilité des élections au Bénin. «La démocratie c’est d’abord la transparence des élections. Un dirigeant mal élu ne peut pas garantir la démocratie», souligne-t-il avant de préciser qu’avant cette réforme biométrique, il y a eu le Code électoral, la loi sur la LEPI, la loi sur les unités administratives, la loi sur la cartographie électorale et la fixation des centres de vote. Lesquelles réformes législatives ont permis au Bénin d’avancer dans ses processus électoraux. Les députés, toutes tendances confondues, ont souhaité que cette commission aille très vite pour la mission d’information sur le terrain. La plupart des députés ont même souhaité que cette réforme biométrique soit applicable dès la présidentielle de 2016.
Face à cette préoccupation, Joseph Djogbénou, président de la Commission en charge des Lois qui a présenté le rapport, a souligné que c’est au terme du rapport de cette commission parlementaire qu’on saura si cette réforme électorale sera applicable ou non lors de la présidentielle de 2016. D’autres députés ont même trouvé insuffisants ces deux pays à visiter par la mission. Ils ont proposé son extension à d’autres pays comme l’Afrique du Sud, le Ghana et la République démocratique du Congo. Ce qui devrait permettre à la commission d’information de comparer les expériences au niveau des différents pays pour produire un rapport assez renseigné. Mais au terme des débats, la plénière ne s’est limitée qu’aux deux pays, le Nigeria et le Sénégal.
Louis Vlavonou a manifesté une inquiétude. Il se dit inquiet par rapport au pacte de bonne gouvernance de la CEDEAO qui interdit la modification des réformes électorales à six mois des échéances. Il a exprimé sa crainte à la plénière. Son inquiétude sera dissipée par Joseph Djogbénou qui a souligné qu’en son temps la plénière avisera et saura la conduite à tenir. Il s’agit d’une mission d’information et non de décision, répond-il. « La mission ne vise pas la modification du code électoral pouvant exiger un délai de six mois. Il n’y a pas d’inquiétude à ce propos sauf si le rapport de la commission exige une orientation pouvant aller vers cela. Le Parlement verra en son temps la conduite à tenir à l’aune du pacte de la CEDEAO et de la jurisprudence de la Cour constitutionnelle», ajoute le président de la Commission en charge des Lois.
La succession de Georges Bada ouverte
Le député Georges Bada a démissionné depuis hier de l’Assemblée nationale. Sa démission fait suite à son élection comme maire de la commune d’Abomey-Calavi. Sa lettre de renonciation à sa fonction de parlementaire a été lue à l’entame de la séance plénière d’hier. Le départ de Georges Bada rend désormais vacant le poste de deuxième questeur de l’Assemblée nationale. Poste qu’il occupe au sein du bureau de cette septième législature. Sa succession est donc désormais ouverte. La plénière des députés a abordé la question. Il a été retenu que l’élection soit inscrite parmi les dossiers de la prochaine session extraordinaire de l’année 2015. Cette dernière a été fixée pour démarrer le 21 septembre prochain. L’élection a été programmée pour être faite en priorité. La campagne a déjà commencé depuis hier. Plusieurs noms circulent dans les couloirs de l’hémicycle. Au nombre desquels il y a Eric N’da et Lucien Houngnibo tous deux de la Mouvance présidentielle. Il y a aussi la Renaissance du Bénin (RB) dont est membre Georges Bada. Le parti se bat aussi pour que le poste revienne toujours à sa formation politique. Le nom de Boniface Yéhouétomè est aussi ébruité. Ce qui laisse dire que le jeu est largement ouvert.
Outre l’élection du deuxième questeur, la session extraordinaire du 21 septembre prochain se penchera également sur deux autres points : le budget de l’Assemblée nationale, gestion 2016 et la mise en conformité du Code de l’enfant avec la Constitution béninoise.
Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Actualités 01 sept. 2015

«Prenez en mains votre santé et votre sécurité». Tel est le slogan choisi par la Société Générale de Surveillance, une société spécialisée en inspection, en certification et en contrôle-vérification, pour sensibiliser son personnel et ses partenaires sur les bonnes postures au travail et dans la vie en général au titre de l’année 2015. La campagne a été lancée, hier mardi 1er septembre, par Félicien Ahouma, directeur général de la SGS, au Service Contentieux de la Douane à Cotonou.
En procédant de façon brève au lancement de la campagne dénommée «Le mois de la sécurité édition 2015», Félicien Ahouma, directeur général de la Société Générale de Surveillance (SGS), a précisé que le respect des règles de sécurité ne se limite pas seulement à la période de la campagne. Aussi, a-t-il invité le personnel de la SGS et les agents de Douane présents à la séance à prendre au sérieux les informations qu’ils recevront au cours des séances de sensibilisation et à les appliquer en tout temps et en tout lieu.
Consciente que la première richesse à la SGS, ce sont les ressources humaines-(les travailleurs et les usagers clients), Louise Tétégan, directrice des Ressources humaines et responsable de l’intégrité opérationnelle, a souligné que tout ce qui affecte leur sécurité affecte aussi l’entreprise. Dès lors, a-t-elle poursuivi, il faut un meilleur cadre de travail non seulement pour les travailleurs mais aussi pour les usagers. En plus de l’environnement, il faudra que les bonnes postures soient observées par tous. La bonne posture, a-t-elle démontré, est relative à la façon de s’asseoir tout cour ou devant son ordinateur, la façon de se lever du lit, de son fauteuil ou de sa chaise, la manière de prendre un objet par terre, de déplacer un objet lourd, etc. «Il y a une bonne manière de poser chacun de ses actes sans se faire mal dans l’organisme», a précisé Louise Tétégan lors de la projection de la diapositive sur l’intégrité opérationnelle.
Objectif
L’objectif principal de la SGS en initiant le mois de la sécurité, c’est «la tolérance zéro» en matière de non-respect des règles d’hygiène et de sécurité au travail comme dans la vie pratique. De façon spécifique, il s’agit d’amener le personnel et tous les usagers de la SGS à revoir leur engagement par rapport à la sécurité dans le sens global: sécurité au travail, hygiène, santé et environnement.
Démarrée depuis le 26 août dernier au niveau du personnel de la SGS, la campagne qui couvre tout le mois de septembre comporte plusieurs activités dans diverses entreprises. Il s’agit de la sensibilisation sur les 15 règles de vie, de la sensibilisation des enfants du personnel, de la présentation des cas, de l’entretien avec des clients et fournisseurs, de la sensibilisation du personnel des sociétés de distribution de produits pétroliers, de la distribution de gilets fluorescents et de casques et des accordéons. A la fin de la campagne, a précisé Louise Tétégan, la SGS procédera à l’élection du meilleur employé en matière de règles de sécurité. Le dépouillement du vote aura lieu le 30 septembre prochain avec remise de prix au lauréat, a annoncé Louise Tétégan.
La première campagne de sensibilisation a été initiée par la SGS en 2012 toujours à l’intention de son personnel et des usagers.

«Prenez en mains votre santé et votre sécurité». Tel est le slogan choisi par la Société Générale de Surveillance, une société spécialisée en inspection, en certification et en contrôle-vérification, pour sensibiliser son personnel et ses partenaires sur les bonnes postures au travail et dans la vie en général au titre de l’année 2015. La campagne a été lancée, hier mardi 1er septembre, par Félicien Ahouma, directeur général de la SGS, au Service Contentieux de la Douane à Cotonou.
En procédant de façon brève au lancement de la campagne dénommée «Le mois de la sécurité édition 2015», Félicien Ahouma, directeur général de la Société Générale de Surveillance (SGS), a précisé que le respect des règles de sécurité ne se limite pas seulement à la période de la campagne. Aussi, a-t-il invité le personnel de la SGS et les agents de Douane présents à la séance à prendre au sérieux les informations qu’ils recevront au cours des séances de sensibilisation et à les appliquer en tout temps et en tout lieu.
Consciente que la première richesse à la SGS, ce sont les ressources humaines-(les travailleurs et les usagers clients), Louise Tétégan, directrice des Ressources humaines et responsable de l’intégrité opérationnelle, a souligné que tout ce qui affecte leur sécurité affecte aussi l’entreprise. Dès lors, a-t-elle poursuivi, il faut un meilleur cadre de travail non seulement pour les travailleurs mais aussi pour les usagers. En plus de l’environnement, il faudra que les bonnes postures soient observées par tous. La bonne posture, a-t-elle démontré, est relative à la façon de s’asseoir tout cour ou devant son ordinateur, la façon de se lever du lit, de son fauteuil ou de sa chaise, la manière de prendre un objet par terre, de déplacer un objet lourd, etc. «Il y a une bonne manière de poser chacun de ses actes sans se faire mal dans l’organisme», a précisé Louise Tétégan lors de la projection de la diapositive sur l’intégrité opérationnelle.
Objectif
L’objectif principal de la SGS en initiant le mois de la sécurité, c’est «la tolérance zéro» en matière de non-respect des règles d’hygiène et de sécurité au travail comme dans la vie pratique. De façon spécifique, il s’agit d’amener le personnel et tous les usagers de la SGS à revoir leur engagement par rapport à la sécurité dans le sens global: sécurité au travail, hygiène, santé et environnement.
Démarrée depuis le 26 août dernier au niveau du personnel de la SGS, la campagne qui couvre tout le mois de septembre comporte plusieurs activités dans diverses entreprises. Il s’agit de la sensibilisation sur les 15 règles de vie, de la sensibilisation des enfants du personnel, de la présentation des cas, de l’entretien avec des clients et fournisseurs, de la sensibilisation du personnel des sociétés de distribution de produits pétroliers, de la distribution de gilets fluorescents et de casques et des accordéons. A la fin de la campagne, a précisé Louise Tétégan, la SGS procédera à l’élection du meilleur employé en matière de règles de sécurité. Le dépouillement du vote aura lieu le 30 septembre prochain avec remise de prix au lauréat, a annoncé Louise Tétégan.
La première campagne de sensibilisation a été initiée par la SGS en 2012 toujours à l’intention de son personnel et des usagers.

Les maires de Natitingou, Ouassa-Péhunco, Cobly et Kérou ont été installés lundi 31 août dernier dans leurs fonctions. Occasion pour eux d’exhorter les populations à l’unité pour un développement local.
N’da Antoine N’da, Amouda Issifou Razacki, Théophile Nekoua et Orou Barigui Sabi Masso respectivement maires de Natitingou, Ouassa-Péhunco, Cobly et Kérou ont été renvoyés à l’exercice de leurs fonctions à la suite de la cérémonie de leur installation dans leur commune. En présence de l’autorité de tutelle et des responsables à divers niveaux et des populations ayant massivement fait le déplacement, ils ont présenté un aperçu des ambitions qu’ils nourrissent pour leurs localités. De la satisfaction des besoins sociaux de base (éducation, santé, eau potable, assainissement, aménagement des pistes rurales…) en passant par la mobilisation de ressources pour la mise en œuvre du Plan de développement communal (PDC), la coopération décentralisée et le contrôle citoyen, ils ont affiché leur engagement à sortir les communes dont ils héritent de l’ornière.
«La fin du laisser-aller est sifflé. Je lutterai contre la contre- performance», a indiqué Amouda Razaki Issifou, nouveau maire de Ouassa-Péhunco au cours de son investiture en remplacement de Barthélémy Sabi Yoro, absent et dont l’intérim est assuré par Kora Zaki Mariame, ancienne première adjointe au maire. Conviant toutes les forces vives de la commune à des concertations dans les plus brefs délais pour réfléchir sur les problèmes qui minent le développement de la commune.
Se réjouissant de l’installation du conseil communal de Natitingou malgré tous les obstacles, N’da Antoine N’da a appelé les populations à croire en l’engagement des élus à marquer positivement leur passage pour peu que les administrés s’acquittent du payement des impôts et taxes de la ville. Relevant que l’incivisme fiscal est le mal dont souffre la commune de Natitingou, il a invité les populations à l’esprit républicain. «Un citoyen c’est celui qui paie ses impôts», a-t-il souligné.
Ses pairs de Kérou et Cobly ont placé leur mandat sous le signe de l'unité des fils et filles de Kérou. Pour Orou Barigui Sabi Masso et Théophile Nekoua, il faille taire les dissidences et autres querelles nées des élections pour panser les maux dont souffrent leurs communes. «Il n'y a qu'un seul parti, le parti du développement de Kérou», a noté le premier. L’union reste, à leurs yeux, la seule alternative pour lancer leurs communes sur la voie du développement.

Président du Parti social démocrate Le Bélier (PSD Le Bélier) membre de la Convention patriotique des forces de gauche, Goras Gaglozoun s’indigne de la situation nationale du Bénin en cette veille de la présidentielle du 28 février 2016. Il l’a fait savoir hier mardi 1er septembre à son domicile à Porto-Novo à la faveur d’une conférence de presse. Il avait à ses côtés Michel Holonou, membre du Comité central du Parti communiste du Bénin (PCB).
«Il faut se lever pour sauver le pays de la catastrophe ». C’est le cri de détresse de Goras Gaglozoun, président du Parti social démocrate Le Bélier (PSD Le Bélier) apparenté à la Convention patriotique des Forces de Gauche. Il a fait connaître sa position hier au cours d’une conférence de presse. Cette déclaration de Goras Gaglozoun n’est que la conclusion à laquelle est parvenu le Comité central du Parti communiste du Bénin (PCB) au terme de sa réunion en date du 15 août dernier. C’est donc à juste titre que le président de PSD Le Bélier a été appuyé lors de la conférence de presse par Michel Holonou, membre du comité central du PCB.
Pour Goras Gaglozoun, l’heure est grave au Bénin. Le pays traverserait de profondes crises dans tous les secteurs de la vie nationale. «Une crise économique, sociale, politique, morale, un désenchantement généralisé, une administration détruite, une jeunesse déboussolée et sans perspective, un pays rongé par le régionalisme et l’ethnocentrisme», fait-il constater avant d’alerter que ces crises sont aux conséquences imprévisibles. Le plan politique est surtout marqué par la non fiabilisation de la Liste électorale permanente informatisée (LEPI) et le pouvoir de l’argent et la corruption érigé désormais en maître dans le jeu électoral. Face à ce tableau très sombre, le conférencier martèle qu’on ne saurait organiser dans ces conditions l’élection présidentielle de 2016. Si on s'y forçait pour en organiser, rien de bon pour le peuple n’y sortira, alerte Goras Gaglozoun. Le même système politique décrié depuis des décennies et combattu par les Forces de Gauche jusqu’ici va encore se perpétuer, explique-t-il. C’est pourquoi, la Convention patriotique des forces de Gauche appelle à un sursaut national. «… avec la prochaine élection présidentielle de l’année 2016 le pays court à la catastrophe», prophétisent les deux conférenciers. La seule manière de l’éviter, estiment-ils, c’est la réunion des états généraux du peuple pour refonder les règles du vivre ensemble et pour une nouvelle gouvernance qui tourne le dos aux «errements actuels du Renouveau démocratique». Goras Gaglozoun et Michel Holonou appellent à cet effet tous les patriotes, toutes les organisations démocratiques, toutes les bonnes volontés du Bénin à travailler d’arrache-pied pour concrétiser l’organisation de cette grande assise nationale afin de refonder les bases du pays pour lui permettre de prendre un nouveau départ avec de réelles aspirations du peuple.
Politique 01 sept. 2015

Dans le cadre des réformes engagées par le gouvernement béninois pour moderniser les échanges commerciaux, les autorités et la Société publique-privée d’exploitation du Guichet unique du Bénin (SEGUB) ont équipé le Bénin d’un nouvel outil : le Guichet unique des opérations de commerce extérieur (GUOCE). Cet outil qui a été officiellement lancé, il y a quelques semaines, s’inscrit dans une optique de modernisation par la dématérialisation de la liasse documentaire nécessaire au dédouanement des marchandises, en allégeant la gestion administrative, tout en la sécurisant.
Le contrat signé entre la Société publique-privée d’exploitation du Guichet unique du Bénin (SEGUB) et le gouvernement béninois en décembre 2014 reflète une réelle volonté du Bénin dans la sous-région, et en Afrique, d'améliorer le traitement des opérations de pré-dédouanement.
Dans le cadre de ce contrat, chaque structure émettrice de certificats et autres autorisations ministériels a bénéficié d’une approche personnalisée. En fonction du diagnostic, des actions d’optimisation de gestion ont été validées par les acteurs, dont la forte implication a été déterminante pour la réussite du projet. Cet engagement singulier et remarquable permet désormais la délivrance en ligne des certificats, tout en permettant aux usagers de suivre en temps réel l’état d’avancement de leur demande. De plus, l’outil offre aux administrations la possibilité de coordonner leurs actions en leur donnant une vision transversale des données et non plus cloisonnée par structure.
En effet, l’Etat béninois a fait de ce projet une priorité pour rester à l’avant-garde de la facilitation du commerce, et réduire les délais et les coûts associés aux opérations de pré-dédouanement tout en continuant d’assurer la sécurité et la santé de la population. À travers les rapports annuels de « Doing Business », la Banque mondiale est très attentive aux solutions apportées pour améliorer ces problématiques de temps et de coûts, et l’outil est une réponse complète, avec des fonctionnalités innovantes incluant un portail public d’information pour connaître les documents requis et les procédures applicables.
Le challenge du lancement de la plate-forme est maintenant concrétisé avec le GUOCE qui est désormais opérationnel.
Volonté d’entreprendre
Depuis plusieurs années, le Bénin montre sa volonté d’entreprendre des réformes structurantes pour moderniser le fonctionnement et la transparence du monde des affaires. La plate-forme innovante du Guichet unique portuaire lancée en 2011, a été le symbole des changements réussis, dont la reconnaissance a été témoignée par les instances internationales (prix de l’IPCSA, International Port Community System Association). Dans ce contexte de simplification des procédures, la dématérialisation de la liasse documentaire répond aux besoins d’innovation pour améliorer toujours plus l’attractivité économique et le commerce du pays.
Lors de l’analyse de l’existant réalisée en collaboration étroite avec les structures émettrices de certificats et les acteurs de l’activité portuaire, plusieurs éléments ont été relevés. Au nombre de ces éléments, il y a une quantité élevée de documents de pré-dédouanement avec des informations redondantes ; une multitude d’intervenants avec une hétérogénéité de processus ; un traitement manuel des demandes et un faible recours à la bureautique (équipements informatiques et connexions Internet). Il y a également des coûts conséquents pour la plupart des formalités de pré-dédouanement, parfois sans justification et enfin de longs délais pour la préparation des documents de pré-dédouanement (14 jours sur 25 pour l’importation, soit 56% du temps, 16 jours sur 25 pour l’exportation, soit 64% du temps).
A partir de ces constats, des axes d’amélioration tant fonctionnels, techniques qu’organisationnels, ont été définis et partagés avec les différents acteurs. L’objectif ultime étant la facilitation du commerce.
Le lancement du GUOCE répond à plusieurs objectifs. Il permet de faciliter les échanges avec l’extérieur par la simplification des procédures de pré-dédouanement (normalisation des documents, formalisation des procédures, transparence, ciblage…) et des échanges d’information qui leur sont associés. Aussi, permet-il aux opérateurs économiques d’être plus compétitifs en réduisant les délais de préparation des documents ainsi que les coûts (directs et indirects) liés à ces procédures, tout en les homogénéisant, puis de faire du Bénin, un partenaire économique de choix pour les acteurs du commerce international.
Le Bénin vers des solutions d’avenir
Cette nouvelle plate-forme oriente le Bénin vers des solutions d’avenir dont pourront bénéficier les acteurs publics et privés. Pour les administrations publiques et la nation, il y a des avancées en termes de modernisation et de renforcement de l’efficacité opérationnelle de l’administration ; l’optimisation des délais de délivrance des documents de pré-dédouanement, avec un contrôle plus simple, plus rapide et plus sûr, grâce à un système de validation informatisé. Il y a aussi pour les administrations publiques un gain de temps pour tous les agents des ministères avec la dématérialisation des procédures et un archivage électronique facilitant la recherche d’information ; puis une meilleure synergie interministérielle grâce à un partage des informations et un module de statistiques performant au service des décideurs.
Quant aux opérateurs économiques, il y aura désormais plus de visibilité et de rapidité dans le traitement des procédures de pré-dédouanement, avec une transparence dans le traitement de ces opérations ; une réduction des informations redondantes à fournir et une facturation centralisée et transparente ; un accès simple aux réglementations en vigueur avec des mises à jour régulières.
Ainsi, à travers GUOCE, le commerce béninois concrétise un vaste projet qui bénéficiera à tous les acteurs.
«Cette nouvelle plate-forme dédiée à la dématérialisation des documents et au pré-dédouanement répond aux besoins de fluidité nécessaires à la facilitation du commerce béninois. C’est un projet placé au centre de la stratégie du gouvernement pour la modernisation structurelle du pays, et qui renforce notre pays comme acteur régional clé sur le long terme », se réjouit le ministre de l’Economie maritime et des Infrastructures portuaires, Patrick Yérima. Associé et complémentaire au guichet unique existant, dont la réussite a été prouvée, cet outil moderne, selon lui, est un projet utile à tous pour permettre de sécuriser et améliorer le traitement administratif des marchandises exportées, importées et en transit.
Pour le ministre de l’Economie maritime et des Infrastructures portuaires, les usagers ne peuvent qu’être encouragés à continuer d’utiliser la SEGUB.
Pour sa part, le président directeur général de SEGUB, Thierry Verdier a souligné que la mise à disposition de ce nouvel instrument en ligne au profit des acteurs de la communauté de commerce est une étape majeure dans le processus des réformes de modernisation lancé par l’Etat béninois. La gestion sécurisée et transparente de la dématérialisation et du pré-dédouanement ajoute-t-il, accélère le traitement des dossiers des structures émettrices et facilite le développement du commerce des opérateurs nationaux et régionaux. SEGUB promet-il, reste un partenaire fidèle qui s’engage dans la durée auprès des autorités béninoises pour continuer son engagement et conserver la confiance des acteurs publics et privés conformément à ses objectifs.
Les étapes clés du processus
L’outil a été développé de manière à simplifier le flux de traitement tout en le sécurisant et sans entraver l’expertise des ministères et directions émettant des certificats. De plus, cette plate-forme est intuitive et simple d’utilisation. Chaque acteur intervenant dans le processus reconnait rapidement la logique de la structure de l’application correspondante aux réalités du terrain.
Le schéma général compte 5 étapes majeures :
1. Le Commissionnaire agrée en Douane (CAD) se connecte à la plate-forme www.guocebenin.bj à l’aide de son identifiant et un mot de passe.
2. Le Commissionnaire agrée en Douane se connecte au GUOCE (Guichet unique des opérations de commerce extérieur) dans le but d’annoncer une expédition (importation, exportation, ou transit) de marchandises. Il saisit les informations demandées (importateurs, exportateurs, pays, produits, quantité, poids, valeur, devise, …) et joint les documents requis (factures, BL, carte d’importateur, autres…) nécessaires au traitement de sa déclaration. Une fois les informations renseignées et les documents postés, le système détermine si l’expédition requiert un ou plusieurs certificats.
Dans le cas où l’expédition ne requiert pas d’autorisations ou de certificats, les informations et documents sont automatiquement accessibles à l’administration douanière. Sinon, le GUOCE identifie automatiquement les autorisations/certificats exigés et les transmet vers chacune des structures concernées pour traitement.
3. Après avoir effectué les contrôles adéquats, chaque autorité compétente se prononce sur la conformité de l’autorisation, établit la facture correspondante puis valide le dossier dans le système.
4. Lorsque la dernière autorisation liée à une demande est traitée, le CAD reçoit une notification lui indiquant la finalisation du traitement de sa demande. Le Bordereau unique de pré-dédouanement (BUP), listant l’ensemble des frais récapitulatifs des structures émettrices est alors disponible pour paiement auprès de l’une des banques partenaires.
5. Après paiement du BUP, toute la liasse documentaire est disponible pour téléchargement par le CAD et la Douane en vue du dédouanement des marchandises.
Economie 01 sept. 2015