La Nation Bénin...
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Le projet «Les citoyens dans les marchés publics au Bénin (CMPB)» du Réseau Social Watch a révélé hier, mercredi 26 août, des cas de dénonciations des marchés publics enregistrés sur la plate-forme électronique installée à cet effet. C’était au cours d’une conférence de presse animée par le président du Conseil d’administration de Social Watch Bénin et ses collaborateurs au siège du Réseau à Cotonou.
« La reddition des comptes faite en décembre 2014, dans le cadre du projet Les Citoyens dans les marchés publics au Bénin (CMPB) révèle que le Conseil communal de Sô- Ava dit avoir construit un module de trois classes dans l’arrondissement de Dékanmey à 26 millions de francs CFA. Mais les populations de la localité nient les faits. Il n’y a jamais eu la construction d’une telle infrastructure dans l’arrondissement de Dékanmey». Cet exemple de dénonciation des marchés publics rappelé par le président du Conseil d’administration de Social Watch Bénin, Gustave Assah, est l’un des huit cas qui ont fait l’objet de la conférence de presse qu’il a animée hier avec ses collaborateurs.
Selon lui, après la sortie médiatique d’avril dernier du Réseau Social Watch, la plate-forme «Témoin-Kounoudéto» pour la transparence et la crédibilité des marchés publics au Bénin a encore recensé plusieurs plaintes, soupçons de corruption et dénonciations de la part des citoyens.
Au total, révèle Gustave Assah, plus d’une centaine de messages de dénonciations ont été reçus et portent sur les vices de procédure, les soupçons de corruption, les marchés mal exécutés, les procédures de contrats mal exécutés et des marchés abandonnés. Les cas investigués et vérifiés et qui ont fait l’objet de la conférence de presse d’hier sont au nombre de huit.
Le premier est le cas de Sô- Ava évoqué plus haut avec en plus, des agents de la mairie qui ont été soupçonnés d’être entrepreneurs et s’attribuent les marchés de même que des chefs d’arrondissement ayant créé des entreprises au nom de leur fille pour s’attribuer des marchés. A Porto-Novo et plus précisément au ministère des Enseignements maternel et primaire, il s’agit des motos achetées et dont tous n’ont pas été attribuées aux bénéficiaires.
En effet, des 250 motos achetées au profit des conseillers pédagogiques par le projet FASTRAK, 203 sont allées aux bénéficiaires. Le reste, non seulement, est laissé au soleil pendant plus d’un an, mais distribué après à des personnes qui ne sont pas des conseillers pédagogiques. Outre ces cas, il y a d’autres toujours à Porto-Novo qui sont dénoncés dans le secteur de l’éducation de même qu’à Sinendé.
Le président du Conseil d'administration de Social Watch Bénin a annoncé qu’il y a actuellement une dizaine de cas pertinents en préparation pour les investigations dans les communes de Zogbodomey, Adjohoun, Adja-Ouèrè, Aplahoué, Dogbo, Ifangni, Abomey, Bohicon et Cotonou.
Gustave Assah estime qu’il est important aujourd’hui de présenter les premiers cas de dénonciations recensés, en poursuivant la sensibilisation sur le mécanisme de fonctionnement de la plate-forme électronique de dénonciation.
Selon la présentation faite par le chargé du projet, Charles Assogba, la plate-forme depuis sa création en janvier 2015, fonctionne grâce à trois modes de dénonciation. Les messages SMS à un numéro de téléphone installé à cet effet, les messages électroniques par une adresse électronique ou la soumission d'un événement sur le site du projet.
Le projet « Les Citoyens dans les marchés publics au Bénin » a été mis en place depuis septembre 2014 avec l’appui de Open Society initiative for West Africa (OSIWA) pour contribuer à la transparence et à la crédibilité des marchés publics au Bénin notamment dans les secteurs de l’éducation, de la santé et des infrastructures routières.

Les nouveaux membres du Comité d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (COS/LEPI) ont officiellement prêté serment hier, mercredi 26 août au siège de la Cour constitutionnelle à Cotonou. Par cet acte qui consacre leur entrée en fonction, les onze nouveaux membres de cette instance se voient officiellement investis de leurs missions.
Malgré son caractère sobre et succinct, le serment auquel le président de la Cour constitutionnelle et les autres membres de l’institution ont soumis hier les nouveaux membres (certains anciens ont été reconduits) du Comité d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (COS/LEPI) «ne revêt pas moins une grande importance dans l’ordonnancement juridique de notre Etat et la réussite de notre démocratie », s’est évertué à expliquer le président de la Cour constitutionnelle, le professeur Théodore Holo. Ceci, après avoir reçu le serment des membres du COS/LEPI, déférant ainsi aux exigences de la loi N° 2013-06 du 25 novembre 2013 portant Code électoral en République du Bénin, notamment en ses articles 219 (relativement aux attributions), 220 (sur la composition) et 221 (indiquant la composition et le rôle du bureau).
Se sont pliés à ces exigences hier mercredi 26 août, devant les sept sages de la Cour constitutionnelle, les députés Jérémie Adomahou, Badirou Din Olamodé Aguèmon, Augustin Ahouanvoébla, Idrissou Bako, Simplice Codjo, Abdoulaye Gounou, Nazaire Sado, Gilbert Bagana et le directeur général de l’Institut national de la Statistique de l’Analyse économique (INSAE), Alexandre Biaou, membres ex officio tout comme le directeur du service national en charge de l’Etat civil qui lui, n’a pas effectué le déplacement. Avant de recevoir leur serment, le président Théodore Holo a fait lire par le secrétaire général de la Cour constitutionnelle, Sylvain Nouatin, l’article 330 de la loi N° 2013-06 du 25 novembre 2013 et quelques textes subséquents dans l’optique de rappeler aux membres du COS/LEPI, la formule consacrée par laquelle ils prononcent leur serment. Un serment bien reçu par la Cour constitutionnelle dont le président, pour se convaincre de la sincérité de l’exercice, leur fera redire la formule « Je le jure ! ».
«La République attend un travail impeccable»
Après quoi, Théodore Holo est largement revenu sur le rôle dévolu au COS/LEPI dans l’organisation des compétitions électorales au Bénin. «Vos attributions consistent essentiellement à garantir la fiabilité du fichier électoral afin que les opérations électorales soient transparentes, crédibles, impartiales et se déroulent dans un climat apaisé », expliquera alors Théodore Holo aux neuf des onze membres qui ont prêté serment devant les présidents de la l’Assemblée nationale, de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), du Conseil économique et social et de plusieurs membres du gouvernement. Une tâche qui, poursuit-il, est «primordiale». «Vous êtes au commencement du processus électoral qui doit nous conduire à l’élection du prochain président de la République dont le premier tour aura lieu le 28 février 2016», rappelle ensuite Théodore Holo à l’endroit des membres du COS/LEPI dont la responsabilité, dit-il, «est pleine et engagée» par rapport à ce scrutin. Pis, si «on peut déplorer le retard qu’accuse l’installation» du COS/LEPI, cela « ne saurait excuser aucune défaillance », avertit-il par ailleurs. Le président Théodore Holo, avant de renvoyer les onze membres à leurs obligations, leur serment ayant été reçu, a insisté pour leur dire que ce que la République attend d’eux, «C’est un travail impeccable, accompli vite et bien, avec conscience et professionnalisme».
Actualités 27 août 2015

Les sommités de la pédiatrie et de l’obstétrique africaine sont en atelier depuis mardi 25 août dernier, à Cotonou. Il s’agira pour elles de revisiter le ‘’Guide des recommandations pour la pratique clinique des soins obstétricaux et néonataux d’urgence en Afrique’’. Les travaux prennent fin demain vendredi.
Au nombre des grands fardeaux qui pèsent sur la santé en Afrique, figure la mortalité maternelle et néonatale. Le manque de personnel qualifié est la source première de la qualité médiocre des soins en maternité, entraînant une morbidité et une mortalité maternelles et néonatales élevées.
«Aujourd’hui dans le monde près de huit cent (800), femmes continuent de mourir chaque jour de complications de la grossesse et de l’accouchement», relève Anne Vincent, représentante des Agences du système des Nations Unies.
Selon l’Enquête à indicateurs multiples statistiques (MICS), publié début 2015, au Bénin, le taux de mortalité néonatale est de trente-sept pour mille, soit un peu plus d’un tiers de la mortalité infanto-juvénile et le ratio de mortalité maternelle est de trois cent cinquante-et-un (351), pour mille naissances vivantes. A en croire la représentante des Agences du système des Nations Unies, ces deux chiffres montrent la stagnation des statistiques. Mais ils demeurent tout de même inquiétants et font appel à des stratégies novatrices pour mieux maitriser la situation. Elle en dénombre deux principales. La première, a-t-elle souligné, est de «prévenir les grossesses non désirées en assurant l’accès universel aux contraceptifs modernes». La deuxième consiste à donner la possibilité à «toutes les femmes enceintes d’accoucher dans des centres de santé bien équipés avec l’assistance de professionnels qualifiés de santé».
Les soins obstétricaux et néonataux d’urgence apparaissent à ses yeux comme des stratégies pouvant permettre de prendre en charge les complications liées aux décès.
Mais pour y parvenir, il faut un support méthodique pour mieux orienter les agents concernés dans leur pratique quotidienne. C’est ce qui justifie l’élaboration du ‘’Guide des recommandations pour la pratique clinique des soins obstétricaux et néonataux d’urgence en Afrique’’. Ce guide est un outil de bonnes pratiques et connaissances destiné aux personnels de santé, en vue d’améliorer la qualité des services et soins de santé qu’ils prodiguent aux femmes pendant la grossesse, l’accouchement et le post partum, ainsi qu’aux nouveau-nés.
Les recommandations du guide visent à aider «les autorités sanitaires des pays africains à prendre des mesures en vue de faciliter la prise en charge adéquate des urgences obstétricales et néonatales, à harmoniser les normes au sein des pays et à établir des critères de qualité y relatifs», a souligné Anne Vincent.
Ledit document développé sous le label ‘’Société africaine de gynécologie et d’obstétrique (SAGO)’’, avec l’appui du Système des Nations Unies, a besoin de nouvelles modifications pour mieux répondre aux besoins du temps. D’où l’atelier de Cotonou pour faire un tour d’horizon des résultats de l’évaluation de la mise en œuvre dudit guide, d’examiner les modalités d’inclusion d’autres thématiques liées à la mère et à l’enfant….
Améliorer les prestations des pédiatres et obstétriciens
La science étant en perpétuelle évolution, l’actualisation de ce document traduit surtout la vitalité des personnels obstétriques et néonataux à s’engager résolument pour la cause des femmes et des enfants.
«Vous partez ainsi dans la démonstration que vous êtes dans le management positif en respectant le principe des fonctions séquentielles, où après avoir élaboré le document, vous en avez fait une application et avez relevé dans le suivi et l’évaluation des besoins d’amélioration», s’est réjoui le ministre de la Santé, Pascal Dossou-Togbé, qui salue la présence des différents acteurs à ces assises.
Pour le président de la SAGO, René Xavier Perrin, «il était nécessaire d’y opérer quelques révisions compte tenu de l’évaluation des connaissances de la médecine à base factuelle et pour mieux prendre en compte la composante soins au nouveau-né». Il s’agira donc au cours de cet atelier de voir comment disséminer ce document pour sa large vulgarisation aux plans national, africain et international. Dans la pratique pédiatrique comme néonatale, il se veut un document simple, opérationnel, accessible et efficace pour améliorer les prestations des pédiatres et obstétriciens, confrontés chaque jour aux problèmes de santé dans l’exercice de leur métier. De ce fait, aucun acteur n’est de trop dans le cadre sa révision. Tous les personnels obstétricaux et néonataux étant indispensables dans la prise en charge et le suivi de la mère et de l’enfant.
«Il est important pour nous de nous associer au combat pour réduire la mortalité natale et néonatale», a souligné Aoua Zerbo, chargé de programme de la Santé de la reproduction du projet Sage-femme/UNFPA Burkina.

Le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun, a reçu en audience dans la matinée d’hier mercredi 26 août, l’Auditeur général du Bénin Michel Dognon.
C’est à l’invitation du médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun que l’Auditeur général du Bénin a été reçu en audience. Occasion pour Michel Dognon de recevoir de son hôte de précieux conseils pour la réussite de sa mission. Il s’agit des conseils avisés d’autant que Joseph Gnonlonfoun est aussi bien imprégné du fonctionnement des corps de contrôle pour avoir été par le passé Garde des Sceaux ministre en charge de la Justice.
Selon Michel Dognon au sortir de l’audience, le médiateur de la République l’a invité à tirer leçons des insuffisances de l’ex-Inspection générale d’Etat (IGE) pour une véritable lutte contre la corruption et l’impunité au Bénin. A cet effet, l’Auditeur général souhaite le soutien de toutes les institutions de la République dont le médiateur de la République. Le soutien de ce dernier sera d’un appui important pour lui en ce sens que le médiateur de la République reçoit beaucoup de plaintes et de dénonciations contre l’administration publique, souligne Michel Dognon. Lesquelles dénonciations constituent des éléments de travail pour son institution dans le cadre des vérifications des ressources de l’Etat.
L’Auditeur général a annoncé que désormais l’accent sera mis sur la prévention des malversations à travers la réorganisation du système de contrôle interne des structures publiques.
Revenant à l’actualité du dossier PPEAII sur insistance des journalistes, un dossier dans lequel l’Auditeur général a été très actif dans l’élaboration du rapport du cabinet Kroll, un rapport qui a coûté près de 700 millions FCFA à l’Etat et qui a été jugé très mauvais par des députés de la Mouvance, la réponse de Michel Dognon ne s’est pas fait attendre. Il clarifie que le rapport Kroll est un rapport d’investigation. Avant ce cabinet américain, il y a eu celui de Fiduciaire consulting Group qui a identifié des irrégularités dans la gestion du projet PPEAII financé par les partenaires hollandais. Ce rapport n’a pas pu situer les responsabilités. C’est cette insuffisance qu’est venue corriger le rapport Kroll pour identifier nommément les responsables de ces irrégularités. Selon lui, le rapport Kroll est un document de bonne facture. « Tout ce que les politiciens disent c’est un autre débat. Le rapport Kroll est de très bonne qualité », martèle Michel Dognon avant d’insister que le rapport renseigne clairement sur tous les éléments qui accablent les agents concernés. Il a promis de mettre bientôt l’intégralité du rapport sur le site du bureau de l’Auditeur général pour permettre au public de s’en convaincre.

Les maires des communes des départements de l’Atacora-Donga et du Borgou-Alibori prennent part depuis hier mardi 25 août et pour quatre jours à Natitingou à une formation sur les notions élémentaires de la décentralisation afin de leur éviter les nombreux constats de dysfonctionnements et de mal gouvernance enregistrés au niveau de nombreuses communes au cours de la dernière mandature.
Des difficultés dans la mise en œuvre d’une gouvernance locale, viable, participative et concertée, la non appropriation des outils indispensables pour assurer au mieux la mission de représentation de la population à la base, des difficultés dans la planification et la conduite des actions de développement par les élus locaux, la gestion peu orthodoxe des ressources mises à la disposition des communes dans le cadre du développement local, la non maîtrise par les élus des procédures de passation des marchés publics communaux ainsi que la gestion peu transparente des affaires domaniales. Tels sont entre autres, les constats relevés par le ministère de la Décentralisation, de la Gouvernance locale, de l’Administration et de l’Aménagement du territoire à l’issue de différentes missions d’audit et de contrôle de nombreuses autorités communales et municipales. Et qui justifient aujourd’hui la tenue de la session de formation sur les notions élémentaires de la décentralisation à l’intention des maires des départements de l’Atacora-Donga et du Borgou-Alibori. Ainsi pendant quatre jours ils seront entretenus sur les attributions du maire, la gestion de l’état civil, procédures de passation des marchés publics ainsi que la sécurité territoriale. Tout ceci autour de thématiques telles que le leadership communal et la gestion du changement, la fiscalité locale, la gestion budgétaire et comptable des collectivités. Pour Jean-Claude Codjia, secrétaire général du ministère en charge de la Décentralisation, il s’agit pour le gouvernement à travers cette session organisée par le Centre de formation pour l’administration locale (CeFAL) de relever un défi majeur qu’est celui de promouvoir une nouvelle classe d’élus locaux plus responsables et davantage conscients des enjeux de la décentralisation. En élevant leurs capacités managériales et leurs sens de responsabilités aux fins d’asseoir au niveau des collectivités territoriales décentralisées une gouvernance exemplaire, gage d’un développement local durable.
Des attentes qu’a réitérées à l’ouverture des travaux de la session, Kassa Métiki, maire sortant de la commune de Natitingou. L’intérêt de cette formation, à son avis, n’est point à démontrer, au regard de l’expérience vécue. Il invitera les participants à s’armer de courage, de patience et à avoir l’esprit de discernement pour relever les nombreux défis que leur impose leur nouvelle charge. Henri N’dah Sékou, préfet des départements de l’Atacora et de la Donga, a souhaité qu’à travers les acquis de cette formation les maires de la troisième mandature puissent appréhender les clés d’une meilleure administration locale. Aussi leur a-t-il suggéré de faire table rase du passé pour avancer sans faire prévaloir l’esprit de revanche. Il les a appelés à s’ouvrir aux autres, à se mettre à l’école des textes, à l’écoute des administrés et de tout le conseil communal et à cultiver l’humilité et à avoir de la tenue face à certaines situations. «Le maire est aussi un administratif quoiqu’il porte une médaille politique », a-t-il indiqué, invitant à collaborer avec la tutelle qui ne saurait être leur adversaire.
Première au Bénin, la présente session, a relevé fortuné Daga, représentant du CeFAL, se déroule simultanément à Kétou, Bohicon et à Natitingou, au profit de l’ensemble des 77 maires du Bénin. Elle sera suivie de six ateliers départementaux de renforcement de capacités de tous les adjoints au maire au cours du mois de septembre prochain.

Hier mardi 25 août, le président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), Adam Boni Tessi et les conseillers de l’institution ont écouté les organes qui ont été épinglés par rapport à des articles qu’ils ont publiés. Cette audition publique s’est transformée en une séance de travail au cours de laquelle ils ont été sensibilisés et appelés à respecter les règles de la déontologie afin que la paix sociale soit sauvegardée au Bénin. Il s’agit du groupe de presse «La Gazette du Golfe», de «Le Potentiel» et de «L’Enquêteur».
Il a fallu plus de cinq heures d’horloge au président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), et aux conseillers pour écouter les responsables d’organe de presse invités au siège de l'institution et les ramener à l’ordre afin que les règles de la déontologie soient respectées à l’avenir et deviennent leur leitmotiv. Une séance pédagogique qui a été appréciée par eux-mêmes. Le directeur de publication du journal «Le Potentiel», Adrien Atikpato en a souligné la pertinence à sa sortie d’audience. Il a évoqué ce que la HAAC reproche à sa parution n°785 du mardi 4 août 2015 titrée «Yayi refuse de payer les prestataires». Il reconnaît qu’il a tenu des propos durs dans la rédaction de son article et estime que cette séance de travail lui permettra à l’avenir de porter des gangs.
A la fin de la séance, le président de la HAAC, Adam Boni Tessi, a indiqué qu'ils ont convoqué deux journaux à savoir «Le Potentiel» et «L’Enquêteur», par rapport à des faits relatés dans certaines de leurs publications. Avec l’Enquêteur, c’est un article portant sur Rachelle Yayi. «Nous avons été saisis d’une plainte par son avocat. La HAAC a donné son point de vue par rapport à la publication d'un article de ce genre qui devrait être basé sur le principe de la contradiction», a expliqué le président de la HAAC. Aussi, évoque-t-il le fait que le pouvoir de la presse est énorme. Ainsi, une simple déclaration peut amener des personnes à se suicider. Par contre «Le potentiel», a été interpellé sur un article qu’il a fait paraître deux fois successivement et qui a porté sur des titres différents. «C’est un article sans fondement», a-t-il souligné. «Nous avons voulu que ce soit une séance pédagogique pour attirer l’attention des directeurs de publication qui ont une part de responsabilité en ce qui concerne les articles qui paraissent dans leurs organes de presse», a rappelé Adam Boni Tessi. En ce qui concerne les extraits diffusés par Golfe TV, le président de la HAAC et les conseillers ont évoqué et montré notamment que ces extraits sont en contradiction avec les textes qui régissent le code de déontologie. Le cas de la déclaration des biens fondés sur la loi qui régit la lutte contre la corruption déclaré par une personnalité par exemple, est une remise en cause du principe de la déclaration des biens, a-t-il signifié. La HAAC a relevé ce cas afin que l’organe puisse se conformer aux textes et voir si ces déclarations sont fondées. «Qu’on publie à longueur de journée, ces extraits, ça n’a aucun caractère éducatif», a martelé Adam Boni Tessi. «Dans la perspective des élections présidentielles qui s’annoncent, nous invitons chaque organe à prendre ses responsabilités et à respecter le code de déontologie», plaide-t-il. Pour terminer, il estime que cette séance n’entend pas sanctionner mais vise à attirer l’attention pour que les responsables puissent savoir que leur responsabilité est en jeu.
Actualités 26 août 2015

Le ministère en charge de l’Economie et des Finances organise depuis hier mardi 25 août à Grand-Popo, un atelier d’appropriation des dispositions communautaires encadrant le transport des personnes et des biens au sein des espaces CEDEAO et UEMOA. Prévues pour prendre fin ce jour mercredi 26 août, les assises ont mobilisé des forces de contrôle et de sécurité.
A l’instar de ses homologues de la CEDEAO et de l’UEMOA, le Bénin intensifie la sensibilisation autour des dispositions devant concourir à l’émergence d’un espace communautaire sans frontière et basé sur la facilitation des transactions. A cet effet, le ministère en charge de l’Economie et des Finances a convié hier mardi 25 août à Grand-Popo, des douaniers, policiers et autres corps habillés à un atelier. Inscrites dans le cadre des activités de la direction générale des Affaires économiques, les présentes assises poursuivent deux objectifs principaux, à en croire le représentant du ministre d’Etat chargé de l’Economie et des Finances, Ibrahim Goro Bani.
Selon ce dernier, il est question dans un premier temps de revisiter les règlementations communautaires portant sur la circulation des personnes et des biens, tout en mettant en exergue « les insuffisances relevées dans leur application ». En second lieu, il est attendu des travaux, selon Ibrahim Goro Bani, une moisson d’observations et de recommandations contributives d’une meilleure application par le Bénin des mêmes règlementations.
De l’entendement du directeur général des Affaires économiques, Aristide Mèdénou, cette activité constitue un maillon important de la chaîne d’activités devant donner corps au projet de marché commun tant rêvé. A sa suite, le représentant du ministre a reconnu que le devoir régalien de sécurité sur les routes ne doit pas conduire à « enfreindre les dispositions régionales relatives à la libre circulation des personnes et des biens». Pour lui, le Bénin doit être au rendez-vous de l’échéance 2020 fixée par les chefs d’Etat de la CEDEAO et de l’UEMOA. Laquelle échéance, rappelle Ibrahim Goro Bani, va consacrer la suppression totale des entraves à la libre circulation dans tout l’espace communautaire, histoire de parvenir à «leur véritable intégration».
Après la phase officielle, les participants ont eu droit à des communications portant, entre autres, sur la facilitation des transports au regard de la Directive n°8/2005/CM/UEMOA et un état des lieux de l’application du Règlement n°14/2005/UEMOA relatif à la charge à l’essieu.
Actualités 26 août 2015

La Commission nationale pour l’apprentissage tient depuis hier, mardi 25 août à Cotonou, sa première session au titre de l’année 2015. L’ouverture des travaux a été présidée par le ministre de la Fonction publique, du Travail, de la Réforme administrative et institutionnelle, Aboubakar Yaya.
Les acteurs de l’apprentissage se sont évertués durant des années à mettre en place le cadre de concertation indispensable pour sortir le secteur de l’informel. Heureusement, ce vœu a été concrétisé par le décret 2013-34 du 11 février 2013 portant création, attribution, organisation et fonctionnement de la Commission nationale de l’apprentissage.
Le directeur général du renforcement des capacités, Rufin Akiyo, justifiant la tenue de la session, a indiqué qu’elle permettra aux participants de débattre de la question de l’apprentissage, afin que soit finalisé un projet intégré des maîtres artisans assorti d’un plan d’actions subséquent.
Le ministre de la Fonction publique, du Travail, de la Réforme administrative et institutionnelle, Aboubakar Yaya, a affirmé que l’artisanat demeure aujourd’hui le secteur dans lequel résident les pires formes du travail des enfants.
«La formation de l’enfant apprenti ne bénéficie pas de nos jours d’un cadre formel approprié et d’un environnement institutionnel organisé et propice à son épanouissement professionnel », ajoute-t-il.
Cet état de choses est, selon Aboubakar Yaya, dû à la méconnaissance des textes réglementaires aussi bien par les parents, les maîtres artisans que les apprentis eux-mêmes d’une part, et leur non-application par les pouvoirs publics d’autre part. Une situation qui est contraire aux normes internationales en matière de protection des droits de l’enfant et qui déteint totalement l’image de l’artisanat béninois qui pourtant participe à plus de 30% au Produit intérieur brut.
Le ministre de la Fonction publique, du Travail, de la Réforme administrative et institutionnelle, a affirmé que son département est aujourd’hui dans la dynamique des réformes qui le place dans une position stratégique de planification des grands axes de ce domaine porteur de l’économie nationale.
A ce titre, certaines dispositions sont prises au niveau du ministère en charge du Travail, dans le secteur de l’apprentissage, notamment la réalisation de certaines études pour identifier les besoins en formation des maîtres artisans et mettre en place un plan de formation avec le concours de tous les ministères sectoriels et les acteurs eux-mêmes.
Une approche qui, selon Aboubakar Yaya, vise l’amélioration de l’environnement de l’enfant apprenti qui devrait bénéficier d’une formation de qualité conformément aux besoins du marché national et sous-régional.
Réunie pour la toute première fois en novembre 2014, la Commission nationale de l’apprentissage, organe consultatif tripartite composé des représentants de l’administration, du patronat et des travailleurs s’est résolu à protéger les droits de l’enfant apprenti par la mise en application des textes régissant l’apprentissage au Bénin.
Au cours des deux jours que dureront les travaux de la présente session les participants auront à faire le diagnostic du secteur, à définir une vision à l’horizon 2020 et à élaborer un plan d’actions entre les différentes parties prenantes en vue d’une réelle modernisation de l’apprentissage informel au Bénin.

La Commission nationale pour l’apprentissage tient depuis hier, mardi 25 août à Cotonou, sa première session au titre de l’année 2015. L’ouverture des travaux a été présidée par le ministre de la Fonction publique, du Travail, de la Réforme administrative et institutionnelle, Aboubakar Yaya.
Les acteurs de l’apprentissage se sont évertués durant des années à mettre en place le cadre de concertation indispensable pour sortir le secteur de l’informel. Heureusement, ce vœu a été concrétisé par le décret 2013-34 du 11 février 2013 portant création, attribution, organisation et fonctionnement de la Commission nationale de l’apprentissage.
Le directeur général du renforcement des capacités, Rufin Akiyo, justifiant la tenue de la session, a indiqué qu’elle permettra aux participants de débattre de la question de l’apprentissage, afin que soit finalisé un projet intégré des maîtres artisans assorti d’un plan d’actions subséquent.
Le ministre de la Fonction publique, du Travail, de la Réforme administrative et institutionnelle, Aboubakar Yaya, a affirmé que l’artisanat demeure aujourd’hui le secteur dans lequel résident les pires formes du travail des enfants.
«La formation de l’enfant apprenti ne bénéficie pas de nos jours d’un cadre formel approprié et d’un environnement institutionnel organisé et propice à son épanouissement professionnel », ajoute-t-il.
Cet état de choses est, selon Aboubakar Yaya, dû à la méconnaissance des textes réglementaires aussi bien par les parents, les maîtres artisans que les apprentis eux-mêmes d’une part, et leur non-application par les pouvoirs publics d’autre part. Une situation qui est contraire aux normes internationales en matière de protection des droits de l’enfant et qui déteint totalement l’image de l’artisanat béninois qui pourtant participe à plus de 30% au Produit intérieur brut.
Le ministre de la Fonction publique, du Travail, de la Réforme administrative et institutionnelle, a affirmé que son département est aujourd’hui dans la dynamique des réformes qui le place dans une position stratégique de planification des grands axes de ce domaine porteur de l’économie nationale.
A ce titre, certaines dispositions sont prises au niveau du ministère en charge du Travail, dans le secteur de l’apprentissage, notamment la réalisation de certaines études pour identifier les besoins en formation des maîtres artisans et mettre en place un plan de formation avec le concours de tous les ministères sectoriels et les acteurs eux-mêmes.
Une approche qui, selon Aboubakar Yaya, vise l’amélioration de l’environnement de l’enfant apprenti qui devrait bénéficier d’une formation de qualité conformément aux besoins du marché national et sous-régional.
Réunie pour la toute première fois en novembre 2014, la Commission nationale de l’apprentissage, organe consultatif tripartite composé des représentants de l’administration, du patronat et des travailleurs s’est résolu à protéger les droits de l’enfant apprenti par la mise en application des textes régissant l’apprentissage au Bénin.
Au cours des deux jours que dureront les travaux de la présente session les participants auront à faire le diagnostic du secteur, à définir une vision à l’horizon 2020 et à élaborer un plan d’actions entre les différentes parties prenantes en vue d’une réelle modernisation de l’apprentissage informel au Bénin.

Dans la mentalité du citoyen apparemment bien portant, les hôpitaux et les médecins ne sont fréquentés qu’en cas de santé défaillante, hormis si l’on accompagne un patient. De ce fait, des pathologies profitent pour se développer alors qu’un simple bilan de santé suffit pour diagnostiquer le mal et vite le traiter. La culture du bilan de santé s’impose.
« Le corps humain dans sa totalité est comme une entreprise. Comme tel il exige aussi un bilan de santé. Il s’agit de faire le point du fonctionnement des organes qui le composent». C’est ce qu’a indiqué le professeur Fabien Houngbè, chef service de médecine interne au CNHU de Cotonou. Selon lui, le bilan de santé constitue un examen médical à but préventif. «Il permet d’explorer, organe par organe, le corps humain pour relever les pathologies qui ne se manifestent pas encore, de saisir les anomalies et tares fonctionnelles susceptibles d’altérer la santé afin de vite réagir pour éviter le pire», a-t-il poursuivi.
Ainsi défini, le bilan de santé n’est pas un examen médical réservé à des malades avérés. Car, «Tout homme est un malade qui s’ignore», selon Fabien Houngbè. C’est pourquoi, rappelle-t-il, tout être humain bien portant doit faire un bilan de santé pour s’informer sur l’état de son organisme. Malheureusement, les populations attendent le déclenchement du mal pour se référer aux spécialistes. «Il y a des patients qui arrivent chez nous tardivement», se désole-t-il.
Faire un bilan de santé, c’est voir si on n’est pas un malade ambulant en ce sens qu’il permet de constater l’état de chaque organe, de vérifier l’effectivité de chacune de ses fonctions et d’en déceler les éventuels troubles et disfonctionnements. «Le bilan de santé permet par exemple de faire un dépistage précoce des cancers et de vite se faire prendre en charge. Il consiste en une suite d’examens auxquels est soumis celui qui le demande», renchérit Fabien Houngbè. Il peut s’agir entre autres du bilan biochimique avec un contrôle des taux de glycémie, de cholestérol et le bilan fonctionnel rénal.
Les médecins internistes sont les personnes habilitées à faire le bilan de santé. Ils prescrivent les examens à effectuer, après l’examen clinique du patient. Les examens sont prescrits en fonction du sexe et de l’âge de l’intéressé. «Pour une femme de 35 ans par exemple, un frottis cervico-vaginal, une mammographie sont nécessaires tandis que pour un homme de 70 ans, il s’agira de l’électrocardiogramme, du toucher rectal et d’une échographie de la prostate», ajoute Fabien Houngbè. Parfois, les cliniciens sont obligés de tenir compte de certains paramètres tels que la profession et les ressources financières du patient afin de lui permettre de faire son bilan de santé sans grandes difficultés. Toutefois, certains maux peuvent être pris en charge par le médecin interniste qui orientera le patient vers un spécialiste lorsque le mal est à un stade d’évolution dont le traitement ne relève plus de ses compétences.
«Mieux vaut prévenir que guérir», dit-on.
Le bilan de santé est annuel. Les populations ne s’y intéressent pas encore malgré son importance. «Les Béninois n’ont pas la culture du bilan annuel de santé. Souvent, ce sont les cadres et ceux qui ont des parents à l’extérieur qui leur en parlent qui viennent faire le bilan de santé», déplore Fabien Houngbè. Beaucoup de citoyens meurent ainsi faute de bilan de santé. Cela peut-être dû à la crainte du coût des analyses demandées. A cet effet, rapporte le professeur, «Certains corps de la société bénéficient d’une prise en charge jusqu’à un pourcentage par l’Etat». Mais n’est-il pas préférable d’avoir très tôt connaissance des maux dont on souffre et de se faire soigner, plutôt que d’attendre une dégradation de son état avant d’aller en consultation ? Une prise de conscience de cet examen médical s’impose pour la préservation du mieux-être.
Par Bonaventure AGBON & Mariane GBOSSEMEDE (Stagiaires)
Santé 25 août 2015