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Nouvelles

Clément Capo-Chichi, expert de la CADHP: «Le viol est inclus dans les crimes contre l’humanité...»

Le viol des individus de sexe féminin n’est pas moins traumatisant qu’un deuil en ce sens que ses séquelles restent à vie sur les victimes.

Clément Capo-Chichi est le coordinateur régional pour l’Afrique de la Coalition pour la Cour pénale internationale et expert du Groupe de travail sur la peine de mort, les exécutions sommaires et extrajudiciaires de la Commission africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP). Il évoque dans cette interview le caractère atroce du phénomène puis aborde également le volet ‘’prise en charge’’ et l’engagement des Etats à promouvoir les droits des femmes.

La Nation : Pourquoi le viol sur les femmes et les enfants est utilisé à la fois comme un outil de destruction et de défense en période de conflit ?

Clément Capo-chichi : Le viol est un crime flagrant avec des conséquences dévastatrices pour toutes les victimes hommes, femmes et enfants. Cet acte est commis dans l’intention délibérée d’avilir et d’humilier les victimes. Je voudrais à ce propos partager avec vous trois témoignages relatés par Sidiki Kaba dans son ouvrage intitulé " La justice universelle en question: justice de blancs contre les autres?" publié en 2010 aux Editions l'Harmattan.
Le premier est celui d'une femme qui a été violée devant ses six enfants et son mari par les miliciens…. Ils ont tué le mari après leur crime. La victime a confié que, depuis lors, il y a un mur de honte entre elle et ses enfants qui sont traumatisés par la scène violente de son viol qui s'est déroulé sous leurs yeux. Elle se sent coupable, souillée et humiliée devant ses enfants. Elle éprouve les pires difficultés à leur offrir une éducation morale. Elle cherche toujours à convaincre un de ses enfants, plus marqué que les autres, à croire en la justice. Ce dernier veut prendre les armes pour se rendre au " maquis" et " venger son père".
Le deuxième témoignage est
celui d'un homme, la cinquantaine, qui a dit qu'il avait été sodomisé par plusieurs miliciens en position accroupie à quatre pattes devant ses épouses et ses enfants. Cette situation, avilissante et infamante, lui a fait perdre tout sentiment de dignité et d'estime pour sa personne. Il avait perdu toute autorité et n'avait pas le moindre courage de croiser le regard de ses épouses et de ses enfants. Il a dû se séparer de sa famille car le poids de l'indignité lui était insupportable.
Il y a enfin celui de cette jeune fille de 18 ans malade et en phase terminale. Elle voulait décrocher son baccalauréat avant de mourir. Elle en avait fait la promesse à sa mère, morte du Sida, quelques années plus tôt. Elle tenait beaucoup à l'instruction de sa fille. La victime avait formulé le vœu de parvenir à avoir, dans les trois mois à venir, son diplôme et mourir en comptant sur nous pour que justice soit faite à toutes les victimes.
Comme vous le constatez, c’est une situation regrettable. Un acte ignoble qui doit être banni des comportements même en temps de conflits armés ou de guerres et qui doit être réprimé avec la dernière rigueur.

Comment peut-on expliquer ces actes de violences à l’endroit des êtres déjà vulnérables du fait de leur sexe ?

On s’attaque à un groupe à haute valeur symbolique, la femme, comme le rappelle un auteur, dans le seul but d’humilier l’adversaire, le corps de la femme ou de la jeune fille devenant ainsi un champ de bataille….Ces actes ignobles ne se comprennent pas et ne se justifient point. L’extrême gravité de ces actes amènent les victimes de ces crimes à subir la stigmatisation, la discrimination et la marginalisation. C’est une double peine pour elles.

Qu’apportent les gouvernements aux victimes et à leurs familles en termes de prise en charge ?

Malheureusement et c’est souvent le cas, les victimes par pudeur, par hypocrisie ou par crainte de représailles de la part de leurs bourreaux, refusent de parler. C’est la loi du silence et donc il n’y a pas de justice. La dénonciation doit précéder la prise en charge. Il faut une prise de conscience quant à la gravité potentielle des conséquences psycho-sociales sur la santé, si elles ne sont pas traitées.
Cependant la prise en charge généralement se base sur les services médicaux, de protection et de sécurité, les services psycho-sociaux et légaux.

Lorsque nous prenons l’exemple d’un pays africain comme la Côte d’Ivoire, comment les victimes de viol ont-elles été prises en charge au lendemain des violences post électorales de 2010-2011 ?

A la lecture du Rapport intitulé «Côte d’Ivoire : Sortir du conflit/Projet d’appui multisectoriel (composante basée sur le genre)» publié par Groupe de la Banque africaine de Développement (BAD), nous lisons que «les survivantes des violences basées sur le genre ont dû faire face à divers traumatismes physiques et psychologiques, notamment les syndromes post-traumatiques, stress, anxiété, problèmes gynécologiques nécessitant une intervention chirurgicale (à cause des fistules obstétricales), et infection par le VIH/SIDA. Deuxièmement, elles ont été stigmatisées par leurs familles et leurs communautés; certaines d’entre elles ont dû continuer à cohabiter avec leurs bourreaux, d’autres n’avaient d’autre choix que d’admettre que les violences basées sur le genre sont quelque chose de presque normal...».
Cependant et malgré les difficultés rencontrées, de nombreuses interventions ont étés entreprises sur l’ensemble du territoire dans plusieurs domaines (santé, juridique, psychosocial, protection et sécurité) par un large éventail d’acteurs, issus des structures étatiques, de la société civile nationale, des ONG nationales ou internationales, des organismes du Système des Nations Unies et ceci notamment au niveau de la prise en charge médicale, juridico-judiciaire et sécuritaire.

Aujourd’hui, quel est l'engagement des gouvernements à faire progresser aux côtés de la Cour pénale internationale (CPI), les droits des femmes et à mettre un terme à la violence sexuelle et basée sur le genre ?

Le viol est une infraction incluse dans la définition des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre. Les gouvernements ont un devoir substantiel de protection des droits sexuels.
Je voudrais à juste titre rappeler les propos de Jelena Pia Comella, directrice exécutive adjointe de la Coalition pour la Cour pénale internationale, qui, à l’occasion de la Journée internationale de la Femme en 2015, déclarait que : «...En ratifiant le statut de Rome qui criminalise la violence sexuelle et basée sur le genre, les Etats peuvent contribuer à éradiquer la commission des crimes sexuels et basés sur le genre durant les conflits».
C’est là tout l’enjeu aujourd’hui et le Document de politique générale relatif aux crimes sexuels et à caractère sexiste publié par le Bureau du procureur de la CPI vient pour attirer l’attention de tous sur le fait que « si l’on veut mettre fin au fléau de l’impunité, il est impératif que les États s’acquittent de leur responsabilité qui est d’enquêter efficacement sur ces crimes internationaux graves, y compris les crimes sexuels et à la motivation sexiste, et d’en poursuivre les auteurs»
En ce qui concerne le Bénin, conformément à la recommandation du Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (CEDEF), le législateur béninois a affirmé sa volonté de mettre fin à la discrimination fondée sur le sexe exercée par toute personne, organisation ou entreprise par le vote d’une loi qui «…a pour objet de lutter contre toutes formes de violences à l’égard des femmes et des filles en République du Bénin et qui à travers ses volets pénal, civil et social, vise à donner une réponse pluridisciplinaire aux violences faites aux femmes».
L’article 2 de cette loi définit les violences à l’égard des femmes, «comme tous actes de violences dirigés contre le sexe féminin et causant ou pouvant causer aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée...».
Il apparaît clairement que le législateur béninois a bien voulu aussi faire suite à la question de la violence fondée sur le sexe, en mettant un accent particulier sur l’exigence de la dignité pour les individus de sexe féminin confinés dans la pauvreté. Ces personnes veulent la fin de l’injustice et de l’exclusion qui les confinent dans la privation. Elles souhaitent avoir le contrôle sur les décisions qui affectent leurs vies. Elles veulent que leurs droits soient respectés et que leurs voix comptent. Et cela est possible, car le cadre normatif existe même si dans la pratique la dignité de la femme béninoise demeure un combat perpétuel.

Société 25 août 2015


Clément Capo-Chichi, expert de la CADHP: «Le viol est inclus dans les crimes contre l’humanité...»

Le viol des individus de sexe féminin n’est pas moins traumatisant qu’un deuil en ce sens que ses séquelles restent à vie sur les victimes.

Clément Capo-Chichi est le coordinateur régional pour l’Afrique de la Coalition pour la Cour pénale internationale et expert du Groupe de travail sur la peine de mort, les exécutions sommaires et extrajudiciaires de la Commission africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP). Il évoque dans cette interview le caractère atroce du phénomène puis aborde également le volet ‘’prise en charge’’ et l’engagement des Etats à promouvoir les droits des femmes.

La Nation : Pourquoi le viol sur les femmes et les enfants est utilisé à la fois comme un outil de destruction et de défense en période de conflit ?

Clément Capo-chichi : Le viol est un crime flagrant avec des conséquences dévastatrices pour toutes les victimes hommes, femmes et enfants. Cet acte est commis dans l’intention délibérée d’avilir et d’humilier les victimes. Je voudrais à ce propos partager avec vous trois témoignages relatés par Sidiki Kaba dans son ouvrage intitulé " La justice universelle en question: justice de blancs contre les autres?" publié en 2010 aux Editions l'Harmattan.
Le premier est celui d'une femme qui a été violée devant ses six enfants et son mari par les miliciens…. Ils ont tué le mari après leur crime. La victime a confié que, depuis lors, il y a un mur de honte entre elle et ses enfants qui sont traumatisés par la scène violente de son viol qui s'est déroulé sous leurs yeux. Elle se sent coupable, souillée et humiliée devant ses enfants. Elle éprouve les pires difficultés à leur offrir une éducation morale. Elle cherche toujours à convaincre un de ses enfants, plus marqué que les autres, à croire en la justice. Ce dernier veut prendre les armes pour se rendre au " maquis" et " venger son père".
Le deuxième témoignage est
celui d'un homme, la cinquantaine, qui a dit qu'il avait été sodomisé par plusieurs miliciens en position accroupie à quatre pattes devant ses épouses et ses enfants. Cette situation, avilissante et infamante, lui a fait perdre tout sentiment de dignité et d'estime pour sa personne. Il avait perdu toute autorité et n'avait pas le moindre courage de croiser le regard de ses épouses et de ses enfants. Il a dû se séparer de sa famille car le poids de l'indignité lui était insupportable.
Il y a enfin celui de cette jeune fille de 18 ans malade et en phase terminale. Elle voulait décrocher son baccalauréat avant de mourir. Elle en avait fait la promesse à sa mère, morte du Sida, quelques années plus tôt. Elle tenait beaucoup à l'instruction de sa fille. La victime avait formulé le vœu de parvenir à avoir, dans les trois mois à venir, son diplôme et mourir en comptant sur nous pour que justice soit faite à toutes les victimes.
Comme vous le constatez, c’est une situation regrettable. Un acte ignoble qui doit être banni des comportements même en temps de conflits armés ou de guerres et qui doit être réprimé avec la dernière rigueur.

Comment peut-on expliquer ces actes de violences à l’endroit des êtres déjà vulnérables du fait de leur sexe ?

On s’attaque à un groupe à haute valeur symbolique, la femme, comme le rappelle un auteur, dans le seul but d’humilier l’adversaire, le corps de la femme ou de la jeune fille devenant ainsi un champ de bataille….Ces actes ignobles ne se comprennent pas et ne se justifient point. L’extrême gravité de ces actes amènent les victimes de ces crimes à subir la stigmatisation, la discrimination et la marginalisation. C’est une double peine pour elles.

Qu’apportent les gouvernements aux victimes et à leurs familles en termes de prise en charge ?

Malheureusement et c’est souvent le cas, les victimes par pudeur, par hypocrisie ou par crainte de représailles de la part de leurs bourreaux, refusent de parler. C’est la loi du silence et donc il n’y a pas de justice. La dénonciation doit précéder la prise en charge. Il faut une prise de conscience quant à la gravité potentielle des conséquences psycho-sociales sur la santé, si elles ne sont pas traitées.
Cependant la prise en charge généralement se base sur les services médicaux, de protection et de sécurité, les services psycho-sociaux et légaux.

Lorsque nous prenons l’exemple d’un pays africain comme la Côte d’Ivoire, comment les victimes de viol ont-elles été prises en charge au lendemain des violences post électorales de 2010-2011 ?

A la lecture du Rapport intitulé «Côte d’Ivoire : Sortir du conflit/Projet d’appui multisectoriel (composante basée sur le genre)» publié par Groupe de la Banque africaine de Développement (BAD), nous lisons que «les survivantes des violences basées sur le genre ont dû faire face à divers traumatismes physiques et psychologiques, notamment les syndromes post-traumatiques, stress, anxiété, problèmes gynécologiques nécessitant une intervention chirurgicale (à cause des fistules obstétricales), et infection par le VIH/SIDA. Deuxièmement, elles ont été stigmatisées par leurs familles et leurs communautés; certaines d’entre elles ont dû continuer à cohabiter avec leurs bourreaux, d’autres n’avaient d’autre choix que d’admettre que les violences basées sur le genre sont quelque chose de presque normal...».
Cependant et malgré les difficultés rencontrées, de nombreuses interventions ont étés entreprises sur l’ensemble du territoire dans plusieurs domaines (santé, juridique, psychosocial, protection et sécurité) par un large éventail d’acteurs, issus des structures étatiques, de la société civile nationale, des ONG nationales ou internationales, des organismes du Système des Nations Unies et ceci notamment au niveau de la prise en charge médicale, juridico-judiciaire et sécuritaire.

Aujourd’hui, quel est l'engagement des gouvernements à faire progresser aux côtés de la Cour pénale internationale (CPI), les droits des femmes et à mettre un terme à la violence sexuelle et basée sur le genre ?

Le viol est une infraction incluse dans la définition des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre. Les gouvernements ont un devoir substantiel de protection des droits sexuels.
Je voudrais à juste titre rappeler les propos de Jelena Pia Comella, directrice exécutive adjointe de la Coalition pour la Cour pénale internationale, qui, à l’occasion de la Journée internationale de la Femme en 2015, déclarait que : «...En ratifiant le statut de Rome qui criminalise la violence sexuelle et basée sur le genre, les Etats peuvent contribuer à éradiquer la commission des crimes sexuels et basés sur le genre durant les conflits».
C’est là tout l’enjeu aujourd’hui et le Document de politique générale relatif aux crimes sexuels et à caractère sexiste publié par le Bureau du procureur de la CPI vient pour attirer l’attention de tous sur le fait que « si l’on veut mettre fin au fléau de l’impunité, il est impératif que les États s’acquittent de leur responsabilité qui est d’enquêter efficacement sur ces crimes internationaux graves, y compris les crimes sexuels et à la motivation sexiste, et d’en poursuivre les auteurs»
En ce qui concerne le Bénin, conformément à la recommandation du Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (CEDEF), le législateur béninois a affirmé sa volonté de mettre fin à la discrimination fondée sur le sexe exercée par toute personne, organisation ou entreprise par le vote d’une loi qui «…a pour objet de lutter contre toutes formes de violences à l’égard des femmes et des filles en République du Bénin et qui à travers ses volets pénal, civil et social, vise à donner une réponse pluridisciplinaire aux violences faites aux femmes».
L’article 2 de cette loi définit les violences à l’égard des femmes, «comme tous actes de violences dirigés contre le sexe féminin et causant ou pouvant causer aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée...».
Il apparaît clairement que le législateur béninois a bien voulu aussi faire suite à la question de la violence fondée sur le sexe, en mettant un accent particulier sur l’exigence de la dignité pour les individus de sexe féminin confinés dans la pauvreté. Ces personnes veulent la fin de l’injustice et de l’exclusion qui les confinent dans la privation. Elles souhaitent avoir le contrôle sur les décisions qui affectent leurs vies. Elles veulent que leurs droits soient respectés et que leurs voix comptent. Et cela est possible, car le cadre normatif existe même si dans la pratique la dignité de la femme béninoise demeure un combat perpétuel.

Société 25 août 2015


Lutte contre l’insécurité à Cotonou: Le ministère de l’Intérieur, la mairie et la Police dans le même creuset

La lutte contre l’insécurité à Cotonou ne sera plus la seule affaire de la Police nationale et du ministère de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes. Outre la sécurité, le ministre Placide Azandé et le maire Léhady Soglo ont aussi harmonisé leurs points de vue par rapport aux problèmes de l’assainissement, de la lutte contre la drogue, des inondations et de la pollution sonore dans la ville. C’était à la faveur d’une rencontre tenue hier, mardi 25 août, en présence du directeur général de la Police nationale.

Le maire de Cotonou, Léhady Soglo, le directeur général de la Police nationale, le général Philippe Houndégnon et le ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes, Placide Azandé se sont retrouvés hier, mardi 25 août. Au centre de leurs discussions, il y avait la question de la lutte contre l’insécurité dans la ville de Cotonou. Les lieux de dépravation, la criminalité et les trafics de toutes sortes ont aussi été abordés.

Le maire Léhady Soglo a saisi l’occasion pour rassurer le ministre en charge de l’Intérieur, que tout sera mis en œuvre pour que Cotonou soit en paix et sécurisé. Sa municipalité, a-t-il poursuivi, souhaite entretenir une collaboration de grande qualité avec le ministère et la Police nationale, au bénéfice des populations de la ville. Avec ses interlocuteurs, a indiqué le maire, le principe de se retrouver périodiquement pour faire face aux responsabilités qui sont les leurs en matière d’assainissement, d’inondation, de lutte contre la drogue et la pollution sonore, a également été retenu.
Le ministre Placide Azandé a loué l’engagement qu’il a pris de mieux s’appliquer que par le passé, en ce qui concerne la gestion desdites questions par sa municipalité. Il a rappelé que le plus important pour lui était que les problèmes de sécurité qui se posent à la ville puissent trouver une solution d’accord partie. Le ministre garde l’espoir que la municipalité respectera ses engagements. «Dès lors que ces rencontres périodiques sont prévues, j’espère qu’il n’y aura pas de dérapages. La paix sera sauvegardée à tout prix à Cotonou et que les textes seront respectés en ce qui concerne la sécurité», a indiqué Placide Azandé. «Comme il y a désormais ce rapprochement, je pense qu’il y aura plus de fluidité au niveau des informations entre le ministère et la mairie de Cotonou», a poursuivi le ministre.

Actualités 25 août 2015


Gestion conjointe des migrations: Améliorer la mobilité des personnes aux frontières du Bénin et du Togo

Une formation de renforcement des capacités sur la gestion conjointe des migrations aux frontières a eu pour cadre hier, mardi 25 août, l’Ecole nationale de police à Cotonou.

Organisée à l’intention de 20 fonctionnaires de police du Bénin et du Togo qui assurent les services d’immigration au niveau des frontières, elle a bénéficié de l’assistance technique et financière du Centre international pour le développement des politiques migratoires (ICMPD) appuyé par l’Union Européenne.

La question de l’immigration est au cœur des préoccupations de la plupart des pays. A l’instar des autres pays, le Bénin a également contribué au mouvement migratoire en Afrique et dans le monde. Les immigrants au Bénin représentent 2% de la population. Ils sont pour la plupart originaire de l’Afrique de l’Ouest. L’immigration béninoise est aussi importante avec un effectif qui avoisine 4 millions.

Certains faits survenus ces derniers mois notamment en Méditerranée, ont surtout renforcé l’urgence d’agir et de lui trouver des solutions durables. La présente formation s’inscrit dans le cadre du suivi du Processus de Rabat lancé en 2006 et impliquant l’Europe, ainsi que des pays de l’Afrique du Nord, du Centre et de l’Ouest, ont indiqué la Chargée de mission de l’ICMPD, Audrey Jolivel et le chef de section de la Délégation de l’Union Européenne au Bénin, Delphine Delieux.
Pour elle, cette formation s’inscrit dans le cadre du renforcement des capacités sur la gestion conjointe des migrations aux frontières. Elle a pour objectif de créer un cadre de dialogue et de consultation au sein duquel sont mis en œuvre des initiatives concrètes et opérationnelles, résultat de la volonté politique exprimée au niveau des deux Etats. Selon elle, la sécurité aux frontières y compris la dimension de la gestion des crises et catastrophes figurent dans l’agenda politique du Bénin et du Togo depuis plusieurs années. De nombreuses réunions et actions entreprises dans ce sens confirment donc l’intérêt que ces deux pays accordent à la gestion des questions liées à l’immigration. D’où, a-t-elle rassuré, l’idée et l’importance d’une coopération bilatérale forte entre eux.
Elle espère que ce séminaire permettra de consolider et de renforcer cette initiative. Selon le représentant du ministre de la Sécurité et de la Protection civile du Togo, Zonaïr Awoussi, la migration est de plus en plus considérée comme un facteur de développement. Encadrée par des normes susceptibles d’empêcher toutes formes d’abus et qui sont de nature à porter atteinte à la sécurité des Etats et à entraîner des conséquences néfastes aux plans social, économique et politique, la migration les incite aussi à prendre des mesures pour canaliser les flux financiers qu’elle génère. Louant aussi l’organisation de cette formation, il a indiqué que le dialogue sur la migration doit être permanent et pragmatique. «L’approche commune développée par la CEDEAO est assez capitale en la matière et sa mise en œuvre doit être évidemment soutenue», a poursuivi Zonaïr Awoussi.
Procédant à l’ouverture des travaux, le ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes, Placide Azandé a témoigné la reconnaissance du gouvernement à l’ICMPD dans son initiative de rapprocher les différentes administrations frontalières notamment celles du Bénin et du Togo. Il a ensuite invité les participants à tirer le meilleur enseignement de cette formation, pour se rendre plus que jamais opérationnel et professionnel sur le terrain. «Nous avons besoin aujourd’hui à nos frontières des agents aguerris pour préserver la sécurité des migrants et faire échec à tout trafic», a-t-il insisté.

Actualités 25 août 2015


Maladies hydriques au Bénin: Des mesures à prendre contre le choléra

Le débordement du fleuve Niger et de ses affluents provoque comme par le passé la montée des eaux dans le septentrion. Outre les dégâts matériels qu’il peut causer, l’on doit s’attendre aussi à des maladies dues à l’eau comme le choléra. Quelles sont ses manifestations et les différentes mesures à prendre ? L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) propose quelques recommandations.

La saison des pluies bat son plein dans le Nord Bénin. La montée des eaux des cours d'eau qui arrosent cette partie du pays doit interpeller plus d’un. Les populations des communes de Kandi et de Ségbana, de Karimama et de Malanville subissent déjà les affres de l’inondation. Les lacs et les différents cours d’eau du Sud accueilleront donc bientôt ces eaux avec leur cortège de maladies hydriques qui surgiront si des dispositions de prévention en la matière ne sont pas prises. L’une des maladies contre laquelle les populations doivent se tenir en alerte, à cause des dangers auxquels elles sont désormais exposées, est le choléra.

Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) le choléra est une infection intestinale aiguë due à l'ingestion d'eau ou d'aliments contaminés par le bacille Vibrio cholerae. La durée d'incubation est courte, de moins d'un jour à cinq jours. Le bacille produit une entérotoxine qui provoque une diarrhée abondante, indolore pouvant aboutir rapidement à une déshydratation sévère et à la mort du sujet, si le traitement n'est pas administré rapidement. La plupart des patients présentent aussi des vomissements.
Nombreux des sujets infectés ne présentent aucun symptôme bien que le bacille soit présent dans leurs selles pendant 7 à 14 jours. En cas de maladie, 80 à 90 % des épisodes sont bénins ou modérément sévères et il est alors difficile de les distinguer cliniquement parmi d'autres types de diarrhées aiguës. Moins de 20% des malades développent le choléra typique avec des signes de déshydratation modérée ou sévère.
A l'échelle mondiale, poursuit l’OMS, le choléra reste toujours une menace et il est l'un des principaux indicateurs du développement social. Si cette maladie n'est plus une menace dans les pays appliquant des règles minimales d'hygiène, elle représente toujours un défi dans les pays qui ne peuvent garantir l'accès à l'eau de boisson saine et à des conditions d'assainissement suffisantes. Presque tous les pays en développement doivent faire face à des flambées épidémiques de choléra ou à la menace d'épidémies.

Prévention

Les mesures de prévention du choléra consistent principalement à fournir de l’eau potable et des moyens d’assainissement adéquats aux populations qui n’ont pas encore accès aux équipements de base. L’éducation pour la santé et une bonne hygiène alimentaire jouent un rôle tout aussi important.
On rappellera aux communautés, les comportements de base en matière d’hygiène, notamment la nécessité de se laver les mains avec du savon après avoir été à la selle et avant de manipuler des aliments ou de manger, ainsi que la préparation et la conservation adéquates des aliments. Les médias (radio, télévision ou journaux) doivent être associés à la diffusion de messages d’éducation de la santé. Les dirigeants communautaires et religieux doivent aussi être associés aux campagnes de mobilisation sociale.
En outre, le renforcement de la surveillance et de l’alerte précoce contribuent beaucoup à la détection des premiers cas et à la mise en place des mesures de lutte. En revanche, une antibiothérapie communautaire systématique ou une chimioprophylaxie de masse n’a aucun effet sur la propagation du choléra, mais elle peut avoir des effets néfastes en augmentant la résistance aux antimicrobiens et donne un sentiment de sécurité trompeur.

Les recommandations de l’OMS

Les pays jouxtant un territoire touchés par le choléra doivent prendre les mesures suivantes: améliorer la préparation afin de pouvoir agir rapidement en cas de propagation d’une flambée au-delà des frontières et d’en limiter les conséquences; améliorer la surveillance pour obtenir de meilleures données concernant l’évaluation du risque et le dépistage précoce des flambées, notamment la mise en place d’un système de surveillance actif.
Il convient toutefois d’éviter les mesures suivantes qui se sont révélées inefficaces, coûteuses et vont à l’encontre du résultat recherché : une antibiothérapie communautaire systématique ou une chimioprophylaxie de masse qui n’a aucun effet sur la propagation du choléra et peut avoir des effets néfastes en favorisant la résistance aux antimicrobiens et un sentiment trompeur de sécurité; les restrictions à la liberté de circulation des personnes et des marchandises entre les pays ou entre différentes régions d’un pays; la mise en place d’un cordon sanitaire aux frontières, mesures qui détournent des ressources et empêchent un bon esprit de coopération entre les institutions et les pays au lieu d’unir les efforts.

Les principaux instruments de la lutte

Les principaux instruments de la lutte anticholérique sont : une prise en charge adéquate et rapide des cas dans des centres de traitement du choléra; une formation spécifique à la bonne prise en charge des cas, couvrant aussi la prévention des infections nosocomiales ; le stockage préalable de fournitures médicales en quantités suffisantes à l’endroit voulu pour la prise en charge des cas ; un meilleur accès à l’eau potable, à des moyens d’assainissement adéquats, à une bonne évacuation des déchets et à la lutte anti vectorielle ; une amélioration de l’hygiène et des pratiques de sécurité sanitaire des aliments; une amélioration de la communication et de l’information.

Santé 25 août 2015


Relance du CPPE: Des réflexions pour une formation de qualité

Il se tient depuis hier, mardi 25 août à Cotonou, une session du Conseil pédagogique du Centre de perfectionnement du personnel des entreprises. Les travaux de cette session qui se tient au titre de l’année 2015 ont été ouverts par le ministre de la Fonction publique, du Travail, de la Réforme administrative et institutionnelle, Aboubakar Yaya.

Le Centre de perfectionnement du personnel des entreprises(CPPE) a été créé en 1979 avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le Développement et le Bureau international du Travail. Il a pour objet principal, la promotion de l’ingénierie de la formation, en mettant sur pied un système cohérent d’identification, d’analyse et de satisfaction des besoins en formation des institutions, des entreprises et des associations. Ce centre s’est attelé depuis lors à assurer à travers divers programmes de formation conçus pour répondre de façon spécifique aux besoins des entreprises en matière d’activités pédagogiques dans divers domaines à savoir : l’administration, le management et la gestion, l’industrie, le génie-civil et l’informatique.

Pour répondre aux mutations observées dans le monde, et surtout pour offrir un service de formation plus adaptée et répondant aux attentes, les responsables du centre ont fait appel à plusieurs formateurs et personnes ressources pour que chacun dans son domaine de compétence, aide à consolider l’existant, à l’actualiser afin de renouveler le catalogue des modules de formation.
Le ministre de la Fonction publique, du Travail, de la Réforme administrative et institutionnelle, Aboubakar Yaya, a indiqué que l’acte que poseront les participants aux cours des travaux sera déterminant dans la mise en œuvre méthodique du plan de relance du centre qui a commencé le 1er janvier dernier.
Aussi, a-t-il précisé qu’un centre comme le CPPE n’a d’existence que par la qualité des offres de formations qu’il met sur le marché de la formation continue de plus en plus concurrentiel et exigeant.
Ce centre qui, assurant par la volonté du gouvernement depuis plus de trente ans un service public de la formation professionnelle continue, ne peut qu’être par ses attributions, un centre de référence aussi bien au Bénin que dans la sous-région.
Le ministre Aboubakar Yaya affirme que cette ambition qui paraît grande, ne doit pas effrayer. Il rassure que le défi sera relevé à coup sûr. C’est pour cela, dira-t-il, qu’il accompagne personnellement le centre depuis sa nomination à la tête du département ministériel et surtout depuis qu’il a entrepris la mise en œuvre de son plan de relance.
Un plan de relance dans lequel la mission du centre a été clairement reformulée. Le CPPE a désormais pour mission le renforcement des capacités opérationnelles de la main d’œuvre à travers des actions de formation et de l’assistance en vue de contribuer au développement économique et social du Bénin.
Une mission qui, selon le ministre en charge du Travail, ne laisse aucune place à l’improvisation, ni aux incantations. Car elle exige à tout point de vue et en toutes circonstances une démarche qualité. C’est pour cela que de larges prérogatives lui ont été données pour produire à travers des fiches techniques et signalétiques, des offres de formations répondant aux attentes et aux besoins des entreprises aussi bien du secteur public, du secteur privé et bien entendu du secteur informel.

Société 25 août 2015


Relance du CPPE: Des réflexions pour une formation de qualité

Il se tient depuis hier, mardi 25 août à Cotonou, une session du Conseil pédagogique du Centre de perfectionnement du personnel des entreprises. Les travaux de cette session qui se tient au titre de l’année 2015 ont été ouverts par le ministre de la Fonction publique, du Travail, de la Réforme administrative et institutionnelle, Aboubakar Yaya.

Le Centre de perfectionnement du personnel des entreprises(CPPE) a été créé en 1979 avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le Développement et le Bureau international du Travail. Il a pour objet principal, la promotion de l’ingénierie de la formation, en mettant sur pied un système cohérent d’identification, d’analyse et de satisfaction des besoins en formation des institutions, des entreprises et des associations. Ce centre s’est attelé depuis lors à assurer à travers divers programmes de formation conçus pour répondre de façon spécifique aux besoins des entreprises en matière d’activités pédagogiques dans divers domaines à savoir : l’administration, le management et la gestion, l’industrie, le génie-civil et l’informatique.

Pour répondre aux mutations observées dans le monde, et surtout pour offrir un service de formation plus adaptée et répondant aux attentes, les responsables du centre ont fait appel à plusieurs formateurs et personnes ressources pour que chacun dans son domaine de compétence, aide à consolider l’existant, à l’actualiser afin de renouveler le catalogue des modules de formation.
Le ministre de la Fonction publique, du Travail, de la Réforme administrative et institutionnelle, Aboubakar Yaya, a indiqué que l’acte que poseront les participants aux cours des travaux sera déterminant dans la mise en œuvre méthodique du plan de relance du centre qui a commencé le 1er janvier dernier.
Aussi, a-t-il précisé qu’un centre comme le CPPE n’a d’existence que par la qualité des offres de formations qu’il met sur le marché de la formation continue de plus en plus concurrentiel et exigeant.
Ce centre qui, assurant par la volonté du gouvernement depuis plus de trente ans un service public de la formation professionnelle continue, ne peut qu’être par ses attributions, un centre de référence aussi bien au Bénin que dans la sous-région.
Le ministre Aboubakar Yaya affirme que cette ambition qui paraît grande, ne doit pas effrayer. Il rassure que le défi sera relevé à coup sûr. C’est pour cela, dira-t-il, qu’il accompagne personnellement le centre depuis sa nomination à la tête du département ministériel et surtout depuis qu’il a entrepris la mise en œuvre de son plan de relance.
Un plan de relance dans lequel la mission du centre a été clairement reformulée. Le CPPE a désormais pour mission le renforcement des capacités opérationnelles de la main d’œuvre à travers des actions de formation et de l’assistance en vue de contribuer au développement économique et social du Bénin.
Une mission qui, selon le ministre en charge du Travail, ne laisse aucune place à l’improvisation, ni aux incantations. Car elle exige à tout point de vue et en toutes circonstances une démarche qualité. C’est pour cela que de larges prérogatives lui ont été données pour produire à travers des fiches techniques et signalétiques, des offres de formations répondant aux attentes et aux besoins des entreprises aussi bien du secteur public, du secteur privé et bien entendu du secteur informel.

Société 25 août 2015


Prix Ivoire de la littérature : Florent Couao-Zotti sélectionné

‘’La traque de la musaraigne’’ de l’écrivain béninois Florent Couao-Zotti vient d’être retenue parmi les sept meilleures œuvres littéraires du Prix Ivoire.

Paru aux éditions Jigal l’année dernière, le polar de Florent Couao-Zotti a été sélectionné parmi les trente-quatre ouvrages provenant de onze pays reçus par le pré-jury du Prix Ivoire pour la finale de ce prix littéraire. Il est désormais en compétition pour la phase finale de ce prix aux côtés de six autres écrivains, le Camerounais Eric Essono, le Haïtien Kettly Mars, le Marocain Imane Naciri, le Comorien Fathia Radjabou, les Ivoiriens Alain Tailly et Henri-Michel Yéré.

C’est l’écrivain Werewere-Liking (Prix Noma 2005) qui présidera le jury final chargé de la désignation du lauréat parmi les sept (7) finalistes.
Soulignons que le Prix Ivoire pour la littérature africaine d’expression francophone est doté d’une enveloppe de deux (2) millions de francs CFA (environ 3.000 euros) et d’un trophée. Par ailleurs, conformément à l’accord établi avec le Salon du livre de Genève, le lauréat du Prix Ivoire sera l’invité dudit salon l’année prochaine.
Une des voix majeures de la nouvelle littérature africaine, lauréat du Prix Ahmadou Kourouma 2010, Florent Couao-Zotti livre à travers ce roman policier un âpre condensé de l’actualité politique en Afrique de l’Ouest.

Liste des sept auteurs retenus par le jury présidé par Michel Koffi

1/Florent Couao-Zotti (Bénin), La traque de la musaraigne, polar, éd. Jigal, 2014, 215 p.
2/ Eric Essono Tsimi (Cameroun), Migrants diaries, roman, éd. Présence Africaine, 2014, 156 p.
3/ Kettly Mars (Haïti) Je suis vivant, éd. Mercure de France, 2015, 178 p.;
4/Imane Naciri (Maroc), Ultimes confessions, nouvelles, éd. La Croisée Des Chemins, 2014, 173 p.
5/ Fathia Radjabou (Comores), Je ne sais pas quoi faire de ma vie…, nouvelles, éd. Présence Africaine, 2014, 263 p.
6/ Alain Tailly (Cote-d’Ivoire), John Ziguehi, récit, Frat-Mat Editions, 2015, 246 p.
7/ Henri-Michel Yéré (Cote d’Ivoire), Mil neuf cent quatre-vingt-dix, poésie, éd. Panafrika/ Nouvelles du Sud, 2015, 70 p.

Culture 25 août 2015


Mise à jour et actualisation du fichier électoral: Liste des représentants du Parlement pour les CCA/LEPI

Par 50 voix pour, 00 contre et 01 abstention, l’Assemblée nationale a adopté hier, la liste de ses 152 représentants au sein des Commissions communales d’actualisation (CCA) de la LEPI à l’exception de celle de Cotonou, objet encore de divergences au niveau de l’Opposition parlementaire.

Les députés ont fini par adopter hier mardi 25 août, la liste de leurs représentants dans les 77 Commissions communales d’actualisation de la Liste électorale permanente informatisée (LEPI). La liste devrait être composée de 154 personnes à raison de deux représentants par commune. La Majorité et la Minorité parlementaires doivent désigner équitablement une personne. Mais l’accouchement de la liste a été très difficile pour les députés. Il y a eu beaucoup de contestations à l’interne des tendances politiques. La tension était montée d’un cran dans le rang des députés de la Mouvance présidentielle. Ils ont failli en venir aux mains. L’honorable Benoît Dègla a accusé son collègue André Okounlola d’avoir tripatouillé la liste de la Mouvance. Aucune de ses propositions n’a été prise en compte. La situation a failli dégénérer mais ils ont réussi à calmer le jeu. Au niveau de Cotonou, c’est Alexandre Sohou du Parti du renouveau démocratique (PRD) qui a été proposé par l’Opposition pendant que la Mouvance désigne Léopold Gbénou. Mais le candidat de l’Opposition parlementaire a été contesté par le député Louis Vlavonou. Selon lui, c’est plutôt Razack Bello de l’Union fait La Nation qui a été proposé à ce poste. Il s’étonne de voir Alexandre Sohou sur la liste. Face aux contestations, le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji a suspendu la séance pour 30 minutes pour permettre à chaque camp de gérer les divergences à son de niveau. Mais à la reprise, il a été constaté que le calme est revenu au niveau la Mouvance présidentielle. Mais par contre, l’Opposition est restée toujours divisée. Elle n’a pas réussi à accorder ses violons pour retenir qui de Alexandre Sohou et Razack Bello sera le représentant de l’Opposition parlementaire au sein de la CCA de Cotonou. Il a été décidé finalement de mettre la CCA de Cotonou de côté. La plénière adoptera les CCA des 76 autres communes donc 152 personnes qui ont fait l’objet de consensus. Le vote a été sanctionné par 55 voix pour, 00 contre et 01 abstention. Le président Adrien Houngbédji a précisé que les négociations vont se poursuivre à l’interne autour du représentant de l’Opposition. Le nom sera ensuite envoyé au COS-LEPI dès que les discussions vont aboutir pour compléter celui de Léopold Gbénou choisi par la Mouvance présidentielle.

Il faut souligner qu’aux deux personnes proposées par le Parlement viendront s’ajouter le chargé de l’état civil au niveau de chaque mairie. Ce sont donc les trois personnes par CCA qui seront chargées de conduire à la base, aux côtés du COS-LEPI, l’opération de mise à jour et d’actualisation du fichier électoral pour le compte de la présidentielle du 28 février 2016.

Actualités 25 août 2015


Programmation budgétaire et économique 2016-2018: La vulgarisation du document lancée à Kétou

Mue par la volonté de faire participer les populations à l’élaboration du budget de l’Etat, la Direction générale des Affaires économiques (DGAE) du ministère de l’Economie, des Finances et des Programmes de dénationalisation organise une campagne de vulgarisation du Document de programmation budgétaire et économique 2016-2018. C’est Fatima Sékou Madougou, directrice adjointe de cabinet du ministre, qui a lancé l’opération, hier lundi 24 août à Kétou à l’intention des agents des mairies et des acteurs de la Société civile de l’Ouémé-Plateau et de l’Atlantique-Littoral.

Vulgariser le Document de programmation budgétaire et économique, obtenir une meilleure participation des populations au processus de discussion du budget de l’Etat en vue d’une élaboration tenant compte de leurs besoins. Tels sont les objectifs visés par la Direction générale des Affaires économiques(DGAE) à travers l’organisation d’un atelier de présentation du document aux agents des mairies et aux Organisations de la société civile.

Au cours de la cérémonie de lancement hier lundi 24 août de l’atelier de Kétou destiné aux départements de l’Ouémé-Plateau et de l’Atlantique-Littoral, Fatima Sékou Madougou, directrice adjointe de cabinet du ministre de l’Economie, des Finances et des Programmes de dénationalisation, a expliqué que «l’initiative est une première dans l’histoire budgétaire» du Bénin. Elle répond, selon elle, à une prescription de la loi n°2013-14 du 27 septembre 2013 portant loi organique relative aux lois des finances de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). De même, a-t-elle poursuivi, l’initiative s’inscrit dans une démarche qualité pour évaluer la performance du système de gestion des finances publiques du pays. Le respect et la mise en œuvre de ces directives, a-t-elle déduit, dénotent de l’importance que le gouvernement accorde à l’approche participative en matière de gestion de la chose publique.

Une plaquette synthèse

Parlant du document à présenter aux participants, le directeur général des Affaires économiques Aristide Médénou a précisé qu’il s’agit d’une plaquette synthèse des orientations économiques du budget de l’Etat. Il a indiqué qu’en dehors de la version française, cette plaquette est aussi disponible dans trois langues nationales, à savoir le fon, le yoruba et le dendi. Cette opération, a-t-il souligné, a pour but de «libérer l’information sur les grandes options du budget général de l’Etat restées trop longtemps enfermées dans les bureaux». C’est pourquoi, même la version originale est écrite en français facile, a laissé entendre Aristide Médénou. A ce sujet, Yasmine Galloul, chargée de programme à la GIZ, a révélé que la plaquette est réalisée par une équipe de la DGAE ; de Social Watch et de la GIZ dans une approche inclusive. Mieux, a-t-elle souligné, la plaquette a permis de transformer le langage officiel du document en un format accessible à l’ensemble de la population.

Le budget doit être accessible

Pour sa part, Gustave Assah, coordonnateur national du réseau Social Watch Bénin, a soutenu que le budget de l’Etat doit être accessible. Dès lors, il s’est réjoui de l’organisation de l’atelier pour la vulgarisation du document qui, selon lui, a un avantage certain pour les Organisations de la Société civile spécialisées dans le contrôle citoyen. Il n’a pas manqué d’inviter les Organisations de la Société civile à «prêter main forte aux autorités communales pour une large vulgarisation du contenu de la plaquette et un meilleur suivi de l’élaboration et de l’exécution des budgets communaux».
Au cours de l’atelier, les participants ont suivi une communication suivie de débats sur le document. De même, une émission interactive en français et en yoruba sur Radio Alaketou a été prévue pour permettre aux populations d’échanger avec les techniciens de la question sur les grandes lignes des orientations.
Notons que les autres départements, deux à deux, recevront à tour de rôle l’équipe de vulgarisation du document.

Economie 25 août 2015


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