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Nouvelles

Disparition de souche à l’état civil d’Abomey: La police nie toute implication

Le Conseil des ministres s’est penché hier, lundi 17 août, sur le dossier dit de disparition de souche d’état civil de Patrice Talon. Interpellée, la police nie être mêlée à cette affaire.

L’affaire fait grand bruit dans le pays au point où le Conseil des ministres s’est senti obliger de s’en saisir. La disparition de la souche de Patrice Talon au service d’état civil de la mairie d’Abomey préoccupe le gouvernement qui a écouté la hiérarchie policière à ce propos. Didier Atchou, directeur de l’Immigration et de l’Emigration s’est voulu ferme. Pour lui, aucun élément de la Police nationale n’est mêlé à la disparition de la souche du richissime homme d’affaires béninois. La présence de ses éléments au service d’état civil d’Abomey, quelques jours avant le constat de la disparition de la souche, était relative à une mission régulière de contrôle de l’authenticité de souches présentées par des demandeurs de passeport. Cette mission, dit-il, contrairement à l’allégation du chef du service de l’état civil, s’est déroulée suivant les règles de l’art. «C’est bien en présence du responsable de l’état civil que les agents procèdent à la vérification de la conformité des souches. Si la police était dans une démarche de vol de souche, les agents n’allaient pas prendre le risque de décliner leur identité au responsable de l’état civil», se défend-il. Mieux, poursuit-il, rien ne saurait justifier la décision de la police d’aller soutirer la souche de Patrice Talon d’autant que l’intéressé n’a pas saisi les services de l’immigration pour le renouvellement de son passeport. Le directeur de l’Immigration estime par ailleurs, que le fils de Patrice Talon, de nationalité française, a pu obtenir son visa au Bénin et serait déjà reparti en France depuis hier. Il conclut que cette affaire de vol de souche constitue, à son avis, un montage grotesque pour distraire l’opinion publique.
«Nous ne voulons pas que des gens jettent du discrédit sur la police qui fait bien son travail», appuie Louis Philippe Houndégnon, directeur général de la Police nationale qui a appelé les populations à la sérénité.

Actualités 18 août 2015


Reprise de l’opération de branchements forfaitaires à la SONEB: 10 000 nouveaux compteurs à la disposition des ménages

Dix mille compteurs seront bientôt distribués à un coût forfaitaire de 50 000 francs CFA. Le ministre en charge de l’Hydraulique est allé constater, hier lundi 17 août, la disponibilité des compteurs à la Société nationale des Eaux du Bénin (SONEB).

La dynamique d’accès des ménages urbains à l’eau potable se poursuit avec la reprise de l’opération des branchements à coûts réduits de la Société nationale des Eaux du Bénin (SONEB). Hier, Christine Gbédji, ministre en charge de l’Hydraulique, s’est rendue sur le site de stockage des équipements de la société pour constater de visu la disponibilité des compteurs. «L’eau, c’est la vie et chacun a besoin d’eau pour vivre. Le souci du chef de l’Etat, c’’est de permettre à chaque Béninois d’avoir accès à l’eau potable», soutient-elle. Tout comme la première phase, cette nouvelle opération ramène le coût du branchement du compteur d’eau de 120 000 à 50 000 francs CFA. Pour le ministre de l’Hydraulique, il s’agit d’une mesure sociale prise par le gouvernement afin que le branchement au réseau de la SONEB cesse d’être considéré comme un luxe que les populations démunies ne peuvent pas s’offrir.
David Babalola, directeur général de la SONEB, précise que les nouveaux compteurs comportent des spécificités qui permettront à la société d’enclencher la modernisation de ses installations. «Ce sont des compteurs de la nouvelle génération qui permettront de faire le relevé à distance et de gérer des pannes à distance. Nous n’en sommes pas encore là. Mais nous prenons les dispositions pour que le délai d’exécution des branchements soit réduit», indique-t-il. Autre innovation, cette opération permet d’expérimenter la réforme concernant l’externalisation des services de branchements. «Le branchement est externalisé à 100%. La SONEB ne fait qu’acheter les équipements. Et lorsqu’un client donne 50 000 francs CFA, il n’aura plus rien à payer après», rassure David Babalola.
Lancé en février dernier, la première phase de l’opération de branchement à coût réduit a permis à la SONEB de mettre 10 000 compteurs à la disposition des ménages pour 50 000 francs CFA l’unité. L’opération couvre toute l’étendue du territoire national.

Actualités 18 août 2015


3è mandature de la décentralisation: La Cour suprême installe le Conseil communal d’Abomey-Calavi demain au tribunal

Les six Conseils communaux qui n’ont pu, pour des raisons diverses, être installés et élire leurs équipe sdirigeantes avant l’expiration du délai de 15 jours fixé par la loi seront désormais fixés. Il s’agit des communes d’Abomey-Calavi dans l’Atlantique, de Zogbodomey dans le Zou, de Kérou, de Ouassa-Pèhunco, de Natitingou et de Cobli dans l’Atacora.

Les conseillers communaux élus aux termes des élections communales et municipales du 28 juin dernier, de chacune de ces communes ont été convoqués hier par la Chambre administrative de la Cour suprême. La Haute juridiction a tenu hier des audiences judiciaires avec chacun des conseils communaux concernés en présence du préfet. Elle a cherché à savoir les raisons du blocage de ces installations avant de décider d’une date. C’est ainsi que l’installation du Conseil communal d’Abomey-Calavi a été fixée pour demain mercredi 19 août. Elle n’aura plus lieu à la mairie d’Abomey-Calavi mais plutôt au Tribunal de première instance de deuxième classe d’Abomey-Calavi. Pour Zo-gbodomey a été programmée au vendredi 21 août prochain au Tribunal de première instance d’Abomey. Quant aux quatre communes de l’Atacora, c’est la date du vendredi 21 août prochain qui a été retenue hier par le juge administratif de la Cour suprême pour mettre en place chacun de ces conseils communaux. L’opération aura lieu au Tribunal de première instance de première classe de Natitingou. Des équipes de juges de la Chambre administrative de la Cour suprême seront déployées sur le terrain.

Cette opération est prévue par le Code électoral qui prévoit qu’après un délai 15 de jours de blocage de l’installation d’un conseil communal que ce soit la Cour suprême qui prenne les choses en mains et mette en place les conseillers élus.
Ce qui signifie que d’ici au vendredi 21 août, il n’y aura plus de conseils communaux non installés. Les maires des six communes sur les 77 encore en rade seront connus et la 3è mandature de la décentralisation prendra son véritable envol au Bénin.

Thibaud C. NAGNONHOU, Ouémé-Plateau

Actualités 18 août 2015


Développement territorial et inclusion spatiale: Comment le Bénin assure-t-il son développement équilibré ?

Le développement équilibré et durable de l’espace national constitue l’un des cinq axes prioritaires de la Stratégie de croissance pour la réduction de la pauvreté (SCRP) en cours au Bénin. Et l’un des préalables à cette inclusion spatiale est la définition et la mise en oeuvre d’une véritable politique d’aménagement du territoire. C’est l’une des thématiques du Rapport sur les perspectives économiques pour les années 2015 et 2016 publié récemment par la Banque africaine de Développement (BAD) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

Situé en Afrique de l’Ouest, le Bénin couvre une superficie de 112 622 km2 et s’étend sur une longueur Nord-Sud de 670 km, du fleuve Niger à la côte de l’Atlantique. En 2013, la population du Bénin était estimée à 10,3 millions d’habitants selon les résultats provisoires du Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH). Une population qui est majoritairement rurale soit 53,5%, contre 46,5% de citadins. Divisé en 12 départements, le pays compte 77 communes. La pauvreté touche plus les populations des zones rurales (39,7%) que des zones urbaines (31,4%).

Le Littoral, le département le plus développé

Selon les données des perspectives économiques pour les années 2015 et 2016 publiées par la Banque africaine de Développement et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), le département du Littoral qui comprend la ville de Cotonou reste le plus développé sur le plan économique. Ce développement s’explique par le fait que la ville concentre à elle seule les fonctions économiques, administratives et portuaires. Ce faisant, Cotonou reste la ville la plus grande et la plus densément peuplée du Bénin avec plus de 678 874 habitants pour une densité de 8 874 habitants au km2
Sous l’influence de la ville, les communes voisines connaissent depuis environ 20 ans, les plus forts taux d’accroissement démographique du pays. Ainsi, la population de l’agglomération formée par Cotonou et ses deux communes voisines (Abomey-Calavi et Sèmè-Podji) a quasiment quadruplé de 1979 à 2013 avec environ 1,6 million d’habitants soit 16% de la population totale du pays sur seulement 0,73% du territoire national.
La ville de Cotonou concentre également les principales infrastructures économiques et sociales du pays, port, aéroport, Centre national hospitalier universitaire, le siège de la plupart des institutions nationales. Elle abrite le plus grand marché du Bénin et dans sa banlieue, la plus grande université du pays. Au total, le département du Littoral constitué pour la majeure partie de la ville de Cotonou, demeure le principal centre économique du Bénin avec 37% des entreprises du pays selon le deuxième Recensement général des entreprises en juin 2010.

L'Alibori le pauvre!

Du côté opposé, en croisant plusieurs indicateurs, tels que l’Indice de développement humain (IDH) de 2006 à 2009 et l’Enquête modulaire intégrée sur les conditions de vie des ménages (EMICOV) de 2011 à 2012, on observe que le département de l’Alibori reste le moins développé du Bénin. Il présente la plus faible densité du pays avec 34 habitants au km2 et ne concentre que 3% des entreprises béninoises. Pourtant, l’Alibori reste la principale zone de production cotonnière, première culture d’exportation, et dispose d’un fort potentiel agricole dans la Vallée du fleuve Niger. Il compte, par ailleurs, la ville frontalière de Malanville, proche du Niger. Plusieurs zones de ce département souffrent d’enclavement, notamment la commune fontalière de Sègbana. Deux communes (Karimama et Malanville) affichent les plus faibles taux nets de scolarisation du pays, 16,8% et 19% en 2011, contre une moyenne nationale de 74,4%. La commune de Karimama, située à l’extrême nord du pays, présente le taux de mortalité infanto-juvénile le plus élevé du pays (111 pour 1 000 naissances), Kandi, la principale ville de ce département, à plus de 600 km de Cotonou, reste dans l’ombre de Parakou principale métropole du Nord du pays, située à 400 km de la capitale. Le duopole Kandi-Malanville pourrait tirer vers le haut le département, en s’appuyant sur Parakou.

Une inclusion spatiale

Ces disparités régionales, selon les experts de la BAD et du PNUD, montrent la nécessité d’une inclusion spatiale pour permettre à chaque localité de bénéficier d’un développement approprié afin d’améliorer les conditions de vie des populations. Le développement équilibré et durable de l’espace national constitue l’un des cinq axes prioritaires de la Stratégie de croissance pour la réduction de la pauvreté (SCRP) en cours au Bénin. L’un des préalables à cette inclusion spatiale est la définition et la mise en œuvre d’une véritable politique d’aménagement du territoire. L’intérêt accordé aux questions sur les inégalités des ressources naturelles et d’accessibilité des zones enclavées a débouché, selon le rapport, sur l’élaboration de stratégie à long terme. Ainsi, on peut citer à titre d’exemple, le Schéma national d’aménagement du territoire, retracé dans cinq documents. Il s’agit de la Déclaration de politique nationale d’aménagement du territoire (DEPONAT) élaborée en 2002; le Document de stratégie opérationnelle de la DEPONAT, le Schéma national d’aménagement du territoire qui est en cours d’adoption; le Programme national de développement des espaces frontaliers et le Schéma directeur d’aménagement communal.
Réduire l’enclavement des zones de production constitue aussi un objectif important du programme de renforcement du réseau de transport à Parakou ainsi que sur les axes Parakou-Béroubouay, N’dali-Nikki-Chicandou, Kandi-Sègbana, Godomey-Hillacondji.
Les principaux obstacles à lever pour achever la politique d’inclusion spatiale et assurer un développement équilibré entre les régions sont liés à la capacité à promouvoir les pôles d’activités régionaux et l’emploi dans les zones rurales, à gérer le rythme de l’urbanisation et maîtriser la croissance démographique

Economie 18 août 2015


Développement territorial et inclusion spatiale: Comment le Bénin assure-t-il son développement équilibré ?

Le développement équilibré et durable de l’espace national constitue l’un des cinq axes prioritaires de la Stratégie de croissance pour la réduction de la pauvreté (SCRP) en cours au Bénin. Et l’un des préalables à cette inclusion spatiale est la définition et la mise en oeuvre d’une véritable politique d’aménagement du territoire. C’est l’une des thématiques du Rapport sur les perspectives économiques pour les années 2015 et 2016 publié récemment par la Banque africaine de Développement (BAD) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

Situé en Afrique de l’Ouest, le Bénin couvre une superficie de 112 622 km2 et s’étend sur une longueur Nord-Sud de 670 km, du fleuve Niger à la côte de l’Atlantique. En 2013, la population du Bénin était estimée à 10,3 millions d’habitants selon les résultats provisoires du Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH). Une population qui est majoritairement rurale soit 53,5%, contre 46,5% de citadins. Divisé en 12 départements, le pays compte 77 communes. La pauvreté touche plus les populations des zones rurales (39,7%) que des zones urbaines (31,4%).

Le Littoral, le département le plus développé

Selon les données des perspectives économiques pour les années 2015 et 2016 publiées par la Banque africaine de Développement et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), le département du Littoral qui comprend la ville de Cotonou reste le plus développé sur le plan économique. Ce développement s’explique par le fait que la ville concentre à elle seule les fonctions économiques, administratives et portuaires. Ce faisant, Cotonou reste la ville la plus grande et la plus densément peuplée du Bénin avec plus de 678 874 habitants pour une densité de 8 874 habitants au km2
Sous l’influence de la ville, les communes voisines connaissent depuis environ 20 ans, les plus forts taux d’accroissement démographique du pays. Ainsi, la population de l’agglomération formée par Cotonou et ses deux communes voisines (Abomey-Calavi et Sèmè-Podji) a quasiment quadruplé de 1979 à 2013 avec environ 1,6 million d’habitants soit 16% de la population totale du pays sur seulement 0,73% du territoire national.
La ville de Cotonou concentre également les principales infrastructures économiques et sociales du pays, port, aéroport, Centre national hospitalier universitaire, le siège de la plupart des institutions nationales. Elle abrite le plus grand marché du Bénin et dans sa banlieue, la plus grande université du pays. Au total, le département du Littoral constitué pour la majeure partie de la ville de Cotonou, demeure le principal centre économique du Bénin avec 37% des entreprises du pays selon le deuxième Recensement général des entreprises en juin 2010.

L'Alibori le pauvre!

Du côté opposé, en croisant plusieurs indicateurs, tels que l’Indice de développement humain (IDH) de 2006 à 2009 et l’Enquête modulaire intégrée sur les conditions de vie des ménages (EMICOV) de 2011 à 2012, on observe que le département de l’Alibori reste le moins développé du Bénin. Il présente la plus faible densité du pays avec 34 habitants au km2 et ne concentre que 3% des entreprises béninoises. Pourtant, l’Alibori reste la principale zone de production cotonnière, première culture d’exportation, et dispose d’un fort potentiel agricole dans la Vallée du fleuve Niger. Il compte, par ailleurs, la ville frontalière de Malanville, proche du Niger. Plusieurs zones de ce département souffrent d’enclavement, notamment la commune fontalière de Sègbana. Deux communes (Karimama et Malanville) affichent les plus faibles taux nets de scolarisation du pays, 16,8% et 19% en 2011, contre une moyenne nationale de 74,4%. La commune de Karimama, située à l’extrême nord du pays, présente le taux de mortalité infanto-juvénile le plus élevé du pays (111 pour 1 000 naissances), Kandi, la principale ville de ce département, à plus de 600 km de Cotonou, reste dans l’ombre de Parakou principale métropole du Nord du pays, située à 400 km de la capitale. Le duopole Kandi-Malanville pourrait tirer vers le haut le département, en s’appuyant sur Parakou.

Une inclusion spatiale

Ces disparités régionales, selon les experts de la BAD et du PNUD, montrent la nécessité d’une inclusion spatiale pour permettre à chaque localité de bénéficier d’un développement approprié afin d’améliorer les conditions de vie des populations. Le développement équilibré et durable de l’espace national constitue l’un des cinq axes prioritaires de la Stratégie de croissance pour la réduction de la pauvreté (SCRP) en cours au Bénin. L’un des préalables à cette inclusion spatiale est la définition et la mise en œuvre d’une véritable politique d’aménagement du territoire. L’intérêt accordé aux questions sur les inégalités des ressources naturelles et d’accessibilité des zones enclavées a débouché, selon le rapport, sur l’élaboration de stratégie à long terme. Ainsi, on peut citer à titre d’exemple, le Schéma national d’aménagement du territoire, retracé dans cinq documents. Il s’agit de la Déclaration de politique nationale d’aménagement du territoire (DEPONAT) élaborée en 2002; le Document de stratégie opérationnelle de la DEPONAT, le Schéma national d’aménagement du territoire qui est en cours d’adoption; le Programme national de développement des espaces frontaliers et le Schéma directeur d’aménagement communal.
Réduire l’enclavement des zones de production constitue aussi un objectif important du programme de renforcement du réseau de transport à Parakou ainsi que sur les axes Parakou-Béroubouay, N’dali-Nikki-Chicandou, Kandi-Sègbana, Godomey-Hillacondji.
Les principaux obstacles à lever pour achever la politique d’inclusion spatiale et assurer un développement équilibré entre les régions sont liés à la capacité à promouvoir les pôles d’activités régionaux et l’emploi dans les zones rurales, à gérer le rythme de l’urbanisation et maîtriser la croissance démographique

Economie 18 août 2015


Poursuivi pour viol sur mineure (18e dossier): Bernard A. plaide coupable et est condamné à six ans de prison

32 ans au moment des faits, l’accusé du 18è dossier inscrit au rôle de la deuxième session de la Cour d’assises de Cotonou, est poursuivi pour viol sur mineure, la nommée C. A. L’affaire a été examinée hier lundi 17 août.

Il se présente à la barre, l’allure molle, le regard vague. Lui c’est Bernard A. Les faits renseignent que «le samedi 10 novembre 2007, la petite C.A., âgée de sept (07) ans, est venue dans le parc de regroupement de la société EDIL-GROUP, situé à Akassato, pour y passer le week-end auprès de son père L. A. Que profitant de l’absence de ce dernier, Bernard invite la fillette à le suivre. Celle-ci, affolée, prend la fuite, mais pourchassée, elle a été rattrapée aussitôt par son poursuivant. Sans désemparer, Bernard l’a traînée par terre malgré ses cris, et a déchiré son caleçon avant de lui imposer des rapports sexuels. Il en est résulté pour la victime, une déchirure vaginale ainsi que l’attestent les observations consignées au carnet de soins par la sage-femme diplômée d’Etat en service au Centre de santé d’Abomey-Calavi, le 10 novembre 2007». Le casier judiciaire de l’accusé ne porte mention d’aucune condamnation antérieure. Le rapport de l’examen psychologique et psychiatrique conclut que l’accusé Bernard ne présentait aucun trouble mental grave au moment des faits. L’enquête de moralité lui est favorable.
Les débats se sont déroulés à huis clos en raison de la sensibilité de l’affaire.
L’accusé a plaidé coupable. Son avocat Me Luc Martin Hounkanin, après que l’avocat général Gilles Modeste Sodonon, a requis 10 ans de réclusion criminelle, a sollicité la clémence de la Cour, faisant une analyse sociale des faits, et mettant en avant le côté animal qui sommeille en chaque être humain puis le faible niveau d’éducation de l’accusé.
La cour de céans, composée de Célestine Bakpé (présidente) et Martial Georges Alain Boko et Evariste Florent Akounna (assesseurs), puis des jurés Hounsa Joseph Azankpo, François Koundé, Lambert Aguessy et Zanmènou Louis Hounkanlin, a condamné Bernard à la peine de six ans de prison ferme. Me Prosper Bienvenu Djossou, greffier d’audience, a transcrit les débats.
L’accusé, qui avait passé un peu plus de trois ans en détention avant de bénéficier d’une mise en liberté provisoire, retourne en prison pour un peu plus de deux ans encore.

Wilfried Léandre HOUNGBEDJI

Société 18 août 2015


Poursuivi pour viol sur mineure (18e dossier): Bernard A. plaide coupable et est condamné à six ans de prison

32 ans au moment des faits, l’accusé du 18è dossier inscrit au rôle de la deuxième session de la Cour d’assises de Cotonou, est poursuivi pour viol sur mineure, la nommée C. A. L’affaire a été examinée hier lundi 17 août.

Il se présente à la barre, l’allure molle, le regard vague. Lui c’est Bernard A. Les faits renseignent que «le samedi 10 novembre 2007, la petite C.A., âgée de sept (07) ans, est venue dans le parc de regroupement de la société EDIL-GROUP, situé à Akassato, pour y passer le week-end auprès de son père L. A. Que profitant de l’absence de ce dernier, Bernard invite la fillette à le suivre. Celle-ci, affolée, prend la fuite, mais pourchassée, elle a été rattrapée aussitôt par son poursuivant. Sans désemparer, Bernard l’a traînée par terre malgré ses cris, et a déchiré son caleçon avant de lui imposer des rapports sexuels. Il en est résulté pour la victime, une déchirure vaginale ainsi que l’attestent les observations consignées au carnet de soins par la sage-femme diplômée d’Etat en service au Centre de santé d’Abomey-Calavi, le 10 novembre 2007». Le casier judiciaire de l’accusé ne porte mention d’aucune condamnation antérieure. Le rapport de l’examen psychologique et psychiatrique conclut que l’accusé Bernard ne présentait aucun trouble mental grave au moment des faits. L’enquête de moralité lui est favorable.
Les débats se sont déroulés à huis clos en raison de la sensibilité de l’affaire.
L’accusé a plaidé coupable. Son avocat Me Luc Martin Hounkanin, après que l’avocat général Gilles Modeste Sodonon, a requis 10 ans de réclusion criminelle, a sollicité la clémence de la Cour, faisant une analyse sociale des faits, et mettant en avant le côté animal qui sommeille en chaque être humain puis le faible niveau d’éducation de l’accusé.
La cour de céans, composée de Célestine Bakpé (présidente) et Martial Georges Alain Boko et Evariste Florent Akounna (assesseurs), puis des jurés Hounsa Joseph Azankpo, François Koundé, Lambert Aguessy et Zanmènou Louis Hounkanlin, a condamné Bernard à la peine de six ans de prison ferme. Me Prosper Bienvenu Djossou, greffier d’audience, a transcrit les débats.
L’accusé, qui avait passé un peu plus de trois ans en détention avant de bénéficier d’une mise en liberté provisoire, retourne en prison pour un peu plus de deux ans encore.

Wilfried Léandre HOUNGBEDJI

Société 18 août 2015


Délibération de la Cour Suprême à la suite d’auditions: Les conseils de Natitingou, Cobly, Pehunco et Kérou installés au tribunal

A la suite de l’audition tenue hier lundi 17 août à la Cour suprême à Porto-Novo, les conseils communaux de Natitingou, de Cobly, Ouassa-Pehunco et de Kérou seront installés vendredi 21 août prochain au Tribunal de première instance de Natitingou. Ainsi en ont décidé les juges de la Chambre administrative de la Cour suprême.

Les quatre Conseils communaux de l’Atacora-Donga non encore installés, à savoir ceux de Natitingou, de Cobly, de Ouassa-Pehunco et de Kérou se sont retrouvés devant les juges de la Chambre administrative de la Cour Suprême avec le préfet desdits départements. Suite, en effet, à la non installation de ces conseils communaux par l’autorité de tutelle et aux diverses saisines dont elle a fait l’objet et au regard de ses prérogatives de juge du contentieux électoral, la Cour suprême a décidé d’auditionner les différentes parties dont les comportements n’ont guère favorisé l’installation desdits conseils. Hier donc, leurs différents conseillers communaux élus ont été écoutés. De même que le préfet des départements de l’Atacora-Donga qui avait décidé de s’en remettre à l’exercice de la Cour suprême, après avoir jugé que les conditions n’étaient point propices à ces installations vu que divers incidents de violences ont marqué par endroits les tentatives de la tutelle.

Après de longues heures d’audition des différentes parties, la Cour suprême a fait l’heureux constat que toutes les conditions sont bel et bien réunies pour l’installation de ces conseils communaux. Si ce n’est des manœuvres politiciennes pour remettre en cause l’ordre normal des choses. Les juges ordonneront sans surprise que tous les conseils communaux soient installés le vendredi 21 août prochain au Tribunal de première instance de Natitingou. Un ouf de soulagement pour plusieurs conseillers communaux qui ont tôt dénoncé ce micmac entretenu au gré d’intérêts partisans.

Actualités 18 août 2015


Visite du MCTIC dans les stations ACE et SAT 3: Etienne Kossi s’enquiert de l’état d’avancement des deux sites

Le ministre de la Communication, des Technologies de l’Information et de la Communication (MCTIC), Etienne Kossi, est allé voir hier, lundi 17 août, les points d’atterrissement des câbles sous- marins Africa Coast to Europ (ACE) et SAT3, à Fidjrossè à Cotonou.

Quel est l’état d’avancement des points d’atterrissement des deux câbles sous-marins installés à Fidjrossè à Cotonou? C’est le constat que le ministre de la Communication, des Technologies de l’Information et de la Communication (MCTIC) Etienne Kossi, est allé faire hier. Il s’agit de deux ouvrages indispensables pour le déploiement de la large bande sur le territoire national.

«Les nouvelles technologies ont besoin d’infrastructures. Et ce sont effectivement les câbles sous-marins qui peuvent en constituer le socle. Avec ce que je viens de voir, je pense que notre pays est doté de ces capacités», a confié le ministre Etienne Kossi, à l’issue de sa visite sur le site SAT 3.
Le SAT 3 étant le premier et le plus ancien site de station de câble sous-marin, l’ACE, le nouveau et deuxième dispositif qui est en train d’être mis en place, viendra renforcer ses capacités.
La vision du gouvernement en raccordant le Bénin au câble ACE est d’assurer la sécurité du premier câble et la baisse progressive du coût des services télécoms et TIC. Il va augmenter dans les jours à venir la productivité des entreprises, faciliter l’accès des populations aux ressources du Web et améliorer les conditions des professionnels de tout bord.
Pour le moment, l’installation des équipements techniques semble être totalement terminée sur le site ACE, le câble est déployé et tous les tests terminés. Les opérateurs ont déjà pris des capacités là-dessus et sont toujours à pied-d’œuvre pour son efficacité.
Aussi, le dépôt des capacités des différents opérateurs membres du Groupement d’intérêt économique (GIE), vers leur centre technique est-il en train d’être fait. C'est avec un opérateur qui fait passer déjà du trafic sur le réseau ACE en direction de l’international, se réjouit l’administrateur principal du GIE, Blaise Adétonah Donhouédé.
La date du 24 septembre prochain est retenue comme échéance de sa mise en service. Les deux sites réunis donnent une capacité de 40 gigas et pourront se relayer en cas de panne de l’un d’entre eux.
Une fois que l’ACE sera mis en service, les consommateurs finaux notamment les utilisateurs d’Internet pourront pousser un ouf de soulagement en ce sens que les soucis liés à la connexion seront conjugués au passé.
«Nous sommes venus voir ce que nous pouvons y apporter en termes de capacités afin de permettre à la population qui dispose des équipements adaptés d’avoir accès à l’Internet», a souligné le ministre Etienne Kossi.
Après les défis relatifs aux câbles sous-marins, il reste les ‘’réglages terrestres’’ à opérer. Sur ce point, le ministre Etienne Kossi, a souligné que plusieurs entreprises publiques comme privées de la place disposent déjà de la large bande. Sauf que l’Etat n’a pas encore les capacités de combler toutes les demandes potentielles. Il rassure quand même que les attentes seront progressivement comblées avant d’inviter les clients à la patience. « Le plus dur a été déjà fait. Le bout du tunnel est pour bientôt. Il ne reste plus beaucoup de choses à faire », a-t-il indiqué.

Actualités 18 août 2015


Pour la promotion du lait et de la viande:Le FNM lance le financement du projet d’appui aux deux filières

Une nouvelle ère s’ouvre dans la vie des producteurs du lait et de la viande au Bénin ! Ceci grâce au partenariat ‘’Fonds national de la Micro-finance (FNM) et le ‘’Projet d’appui aux filières lait et viande (PAFILAV). L’initiative vise à accroître la production et l’efficacité des deux filières. Le volet financement dudit projet a été officiellement lancé, vendredi 14 août dernier, à Cotonou.

L’horizon s’éclaircit pour les producteurs de lait et de viande au Bénin! Ce salut, ils le doivent au tandem ‘’Fonds national de la Micro-finance et Projet d’appui aux filières lait et viande (PAFILAV) qui ont procédé au lancement de la phase opérationnelle du financement dudit projet, vendredi dernier.

Le PAFILAV, selon le coordonnateur Emile Toïgbé, met l’accent sur les politiques de diversification pour assurer la croissance économique, par l’accroissement du revenu des producteurs.
Le PAFILAV contribuera à l’amélioration de l’environnement social avec deux millions cent cinquante- mille personnes impactées et cinquante deux mille ménages producteurs du secteur de l’agro-pastoral, touchés positivement.
«L’objectif principal du volet crédit de ce projet est de faciliter l’accès au crédit des promoteurs en vue du financement des initiatives privées par tous les maillons des chaines de production, de transformation et de commercialisation; de faciliter l’accès au crédit à court terme pour les fonds de roulement et l’accès au crédit à moyen terme pour les investissements», a expliqué le directeur général du Fonds national de la Micro-finance (FNM), Jean Comlan Panti.
Les cibles visées pour sa mise en œuvre sont les éleveurs et les agro-éleveurs, les petits producteurs défavorisés dont les femmes, les transformateurs du lait et de la viande, les commerçants de bétail…
A ces différentes cibles, s’ajoutent, entre autres, le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (MAEP), le FNM, le PAFILAV, les vétérinaires et para-vétérinaires, les éleveurs, les services financiers décentralisées (SFD) les organisations professionnelles des éleveurs, les transformateurs, les commerçants, les collectivités locales,… qui en constituent les principaux acteurs.

Projet d’envergure nationale

Le PAFILAV se veut un projet d’envergure nationale. Dans le cadre de son exécution, près d’une trentaine de communes ont été ciblées. En ce qui concerne la filière lait, ce sont les départements de l’Alibori, du Borgou, de l’Atacora et de la Donga qui sont retenus comme zones d’intervention. Pour la filière viande, les départements de l’Ouémé-Plateau, du Mono-Couffo, du Zou-collines et de l’Atlantique sont privilégiés.
Le PAFILAV est un projet du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (MAEP), cofinancé par le Fonds africain de Développement (FAD) et l’Etat béninois, respectivement à hauteur de seize milliards quatre-vingt-cinq millions de francs CFA et de quatre milliards un million. Les bénéficiaires apporteront une contribution de cent trente-cinq millions. Le projet se veut flexible pour son efficacité avec une stratégie d’intervention basée sur le faire-faire.
A en croire le ministre de l’Agriculture, de l’Eleveage et de la pêche, Rufin Nansounon, l’offre actuelle de crédit est essentiellement basée sur la micro-finance avec une cagnotte financière concentrée sur le court terme et dont le montant reste insignifiant. Il a souligné que seulement 6,3% des exploitants agricoles et 2% des éleveurs ont accès au crédit. La situation est donc préoccupante et appelle des mesures hardies. C’est pourquoi il salue l’arrivée du PAFILAV.
Pour sa réussite, il est prévu la mise en place d’un fonds de crédit aux principales cibles. Dans ce cadre, ce sont au total un milliard six cents millions de francs CFA qui sont déjà mobilisés pour soulager les bénéficiaires, se réjouit le directeur général du FNM, Jean Comlan Panti, qui précise que ces ressources seront mises à la disposition d’une vingtaine de systèmes financiers décentralisés (SFD). Lesquels travailleront avec les responsables du développement rural, les vétérinaires, les para-vétérinaires et les corps spécialisés du MAEP en vue de la bonne exécution du projet.
Dans sa présentation du projet, son coordonnateur, Emile Toïgbé, a rappelé les principales actions déjà engagées pour préparer les cibles. Il s’agit notamment des séances de renforcement des capacités, de l’appui aux femmes transformatrices, des séances de sensibilisations…
«Avec l’ensemble de ces dispositions, nous pouvons affirmer que le terrain est suffisamment balisé pour le succès du volet crédit si chacun des acteurs concernés prend la juste mesure des défis à relever et joue efficacement sa partition », a-t-il indiqué.
Le PAFILAV est prévu pour durer six ans. C’est le 30 décembre 2017 qui est retenue comme sa date de clôture.

Economie 17 août 2015


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