La Nation Bénin...
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A l’affiche de son rôle, vendredi 14 août dernier, la Cour d’assises de la Cour d’appel de Cotonou avait sur sa table, un dossier d’empoisonnement en examen. Wassiou Adeni avait à répondre des faits y relatifs dont il était présumé auteur. La composition commise pour en conna^pitre était présidée par Thierry Damase Ogoubi assisté de Michel Romaric Azalou et Rogatien Glagladji. Dans le fauteuil du ministère public, était installé Christian Atayi. Pour tenir la mémoire de l’audience, il y avait Victoire Oladikpo. Léon Tchincoun, Jean Couao-Zotti, Sylvie Hazoumè, Abraham Santos Fakambi, Ambroisine Agbossaga ont formé le jury criminel.
L’accusé Wassiou Adeni à la barre n’a pas reconnu les faits. Il ne se sent nullement coupable et responsable de ce qui s’est passé et pense qu’un montage avait été concocté par ses hôtes pour le plonger. Mais le résumé des faits tel que présenté par Thierry Damase Ogoubi, le président de la Cour semblait l’accabler. Ainsi, les nommés Mathieu Baoungboyé et Wassiou Adeni tous deux du même village, sont amis depuis plusieurs années. Wassiou Adeni a l’habitude de rendre visite à Mathieu Baoungboyé qui l’a toujours reçu à son domicile à Tankpè (Abomey-Calavi) et auprès de qui il a fini par s’installer depuis le 17 mai 2007. Le 23 mai 2007, alors que Mathieu Baoungboyé et son épouse Evelyne Houndédako étaient allés vaquer à leurs occupations, l’inculpé Wassiou Adeni a profité de leur absence pour verser une substance dans la sauce que dame Evelyne Houndédako avait préalablement chauffée. A son retour, cette dernière s’est servie la sauce avec la pâte et à la première bouchée, elle a senti une saveur inhabituelle et a craché aussitôt tout ce qu’elle avait dans la bouche. Voulant ensuite boire la sauce, elle a senti une brûlure dans la bouche. Quelques instants après, les volailles qui ont picoré la bouchée (pâte) crachée, ont été retrouvées mortes. Wassiou Adeni soupçonné et interrogé a reconnu les faits.
Le bulletin n°1 de son casier judiciaire ne porte mention d’aucune condamnation antérieure. L’enquête de moralité lui est favorable. Le rapport médico-psychiatrique et psychologique révèle que l’accusé était en bon état de santé mentale au moment des faits.
Mais il faut rappeler qu’avant l’ouverture des débats, Me Désiré Aïhou commis pour la défense de l’accusé avait vivement souhaité que la partie poursuivante fasse les diligences requises pour que comparaisse l’unique témoin, qui n’est que le mari de dame Evelyne Houndédako, propriétairelocataire de la maison qu’habitait le couple, hôte de l’inculpé. Une suspension de l’audience vendredi dernier avait finalement permis d’accéder à sa requête. Une démarche qui a été déterminante et qui aurait permis de clarifier tant soit peu ce qui s’était à peu près réellement produit ce 23 mai 2007.
Témoignage capital
Daniel Gnonhouin, propriétaire de la maison, déposant explique que l’accusé a refusé de boire la sauce que le CB d’Abomey-Calavi lui a présentée. C’était un produit liquide qui ressemblait à de l’insecticide pris à Massi, rapporte le témoin. C’est en somme, au bout du cinquième jour de la visite rendue à son frère ami, qu’il a opéré. La victime, épouse de son locataire qui a goûté à la sauce, vend à Tokpa pendant que le mari lui, mène ses activités en ville. C’est avec le reste de la sauce et le poulet mort qu’on lui a demandé de poser pour faire la photo, explique Daniel Gnonhouin. Sur interrogation-réponse du ministère public, le témoin a confirmé que le produit objet de la tentative d'empoisonnement était de l’insecticide qui sert à traiter le coton.
Les multiples questions de la défense visaient à amener le témoin à expliquer en tant que mécanicien, l’expertise qui lui permet de déceler l’odeur de l’insecticide servant à traiter le coton.
A la confrontation à la barre, vendredi 14 août dernier, entre le témoin et l’accusé, ce dernier a persisté à dire qu’on a mis le poulet mort et la marmite de sauce entre ses mains comme si c’était un montage par rapport auquel il ne se sentait nullement responsable.
L’assistance s’est interrogée sur le lieu où les photos avaient été prises. Est-ce dans la maison où ils habitaient, à la gendarmerie ou ailleurs ?
A la vérification de la défense, s’il y avaient un examen toxicologique de la sauce empoisonnée au dossier, le président de la Cour a répondu par la négative. Expliquant qu’il y avait simplement la mention de scellés mais qui matériellement n’étaient ni disponibles au parquet d’instance, pas plus qu’au parquet général. La lecture de certaines pièces a ouvert la voie aux réquisitions du ministère public.
Dans le cadre de ses observations, Christian Atayi a jugé étrange l’attitude de l’accusé à la barre. «Il n'a pas voulu coopérer à l’œuvre de justice mais messieurs et mesdames de la Cour, la vérité est apparue ; j’aurais pu vous demander de vous contenter de la déposition du témoin. La vérité comme le dit Victor Hugo, est comme le soleil», a-t-il décrit.
La plus grande ambition, poursuit-il, par ailleurs, la seule qui compte, c’est de faire du bien. «Doit-on toujours faire le bien si la récompense est le mal ?», s’est-il interrogé ? Il procède au rappel des faits et affirme que le 17 mai 2007, l’accusé a rendu visite à ses hôtes, son frère et ami et à la femme de ce dernier. Mais le 23 mai suivant, la femme était, rapporte-t-il, en mangeant la pâte avec la sauce de gombo préparée et chauffée le matin, surprise par le goût piquant du mets. Pour lui, l’accusé a reconnu les faits à l’enquête préliminaire avec des variations tendant à expliquer les mobiles à la base de son indélicatesse.
«A la barre, les déclarations qui pourtant lui étaient auparavant attribuées, sont devenues mensongères», s’est étonné Christian Atayi. Ce dernier a invité tous les membres de la Cour à ne pas se méprendre sur cette volte-face et cette stratégie de défense de l’accusé. Il est bien coupable d’empoisonnement prévu par les articles 301 et 302 du Code pénal : en somme une infraction sévèrement punie.
La mort instantanée des volailles
Selon Christian Atayi, aux termes de l’article 301 du Code pénal, l’empoisonnement est tout attentat à la vie par l’effet d’une substance. Il nécessite l’existence d’un élément matériel, l’emploi d’une substance et qu’importe la nature mortifère ou non dudit produit. Ensuite, il faut l’élément moral qui correspond à l’intention de donner la mort : l’animus necandi.
« Toute administration de produit par voie digestive, respiratoire », indique le représentant du ministère public qui poursuit que l’accusé en dépit de ses dénégations, a reconnu avoir introduit la substance mortifère dans la sauce.
Quelle est la nature de ce produit mélangé au gombo ?, s’est-il interrogé.
Pour lui, il avait déclaré au juge d’instruction que c’est un produit qui sert à tuer les insectes qui attaquent le coton. Déclarations corroborées, a dit le ministère public, par le témoin ; la mort instantanée des volailles prouve même en l’absence d’examen toxicologique, qu’il s’agit d’un empoisonnement. Peu importe que la victime ne décède pas. Citant une abondante jurisprudence et doctrine, le ministère public a été ferme en retenant que l’accusé est coupable des faits mis à sa charge.
L’accusé n’ignorait pas que le produit mélangé à la sauce était mortifère ; il est aisé de constater qu’il existait une volonté manifeste d’attenter à la vie de ses hôtes.
Est-il accessible à la sanction pénale ?, questionne Christian Atayi qui répond qu’il ne présentait aucun trouble mental au moment des faits. Pour lui, puisqu’il n’a pas agi au sens de l’article 64 du Code pénal. L’enquête de moralité lui est favorable. Mais poursuit-il, il n’y a pas de circonstances atténuantes pour lui.
L’empoisonnement est puni par l’article 302 de la peine de mort mais le Bénin ayant ratifié le Protocole relatif à l’abolition de la peine de mort depuis 2012, le représentant du ministère public a souhaité de se conformer à cela. «Vous devez montrer à cet accusé qu’on n’a pas tort de faire du bien en lui accordant l’hospitalité ; il faut une réponse exemplaire en protégeant la société», affirme-t-il. Puis, spécialement aux jurés, il a expliqué de répondre aux questions lors du délibéré, par l’affirmative, si l’accusé était coupable d’avoir attenté à la vie et de le condamner à la peine de travaux forcés à perpétuité.
En réponse, Me Désiré Aïhoua suggère d’écarter toutes les considérations doctrinales et jurisprudentielles qui éloignent de la réalité du dossier. «Vous allez décider du sort d’un homme ; on vous a dit et conseillé la perpétuité. La perpétuité, c’est la condamnation à mort des civilisés. Je suis constitué pour vous apporter la vérité autrement ; mon client a tenté d’empoisonner dame Evelyne Houndédako le 23 mai 2007. La problématique du dossier se trouve dans les circonstances des faits présentés et instruits à votre barre», expose Me Désiré Aïhou qui s’est interrogé sur ce qui s’est effectivement passé. Ce n’est pas une aventure doctrinaire ou jurisprudentielle comme nous y a engagé le ministère public. Il a rappelé les faits en les sériant en trois feuilletons. Il s’est ensuite offusqué et étonné qu’on n’ait pas ordonné une expertise toxicologique; c’est la preuve de la banalisation de notre justice.
Perpétuité égale peine de mort déguisée
Pour la défense, en matière pénale et surtout criminelle ou la vie d’un homme, un père de famille est en jeu, il faut être sûr de ce qu’on retient car la perpétuité est comme la peine de mort. On est dans l’obscurité totale, c’est un monde à part . D’où les dispositions de l’article 301 ne s’appliquent pas, selon lui, à son client, car explique-t-il, celui qui témoigne ne connait pas l’insecticide, le produit qui traite le coton puisqu’il n’en a jamais cultivé, pas plus qu’il n’en a presque jamais manipulé.
«En matière de crime impossible, il n’y a point de sanction, au-delà de l’impossibilité du crime, il y a un fort doute», martèle la défense. Pour lui, il est possible que quelqu’un d’autre soit passé là entre temps, après le départ de Wassiou Adeni de la maison. Dès lors que c’était une entrée coucher, tout le monde, c’est-à-dire toute personne qui rentre dans la chambre pouvait accéder à la sauce, démontre-t-il. L’accusé ayant remis la clé à un autre, bien des manipulations auraient pu avoir été commises, sans que ce soit lui. Sur cette base, il demande lui de relaxer en l’acquittant purement et simplement.
Telle n’était pas la conviction de la Cour qui dans son délibéré, a reconnu Wassiou Adeni coupable des faits mis à sa charge et l’a condamné à 8 ans de travaux forcés. Il a pratiquement fait plus de huit ans de détention préventive. Il devrait retourner chez lui.

A l’affiche de son rôle, vendredi 14 août dernier, la Cour d’assises de la Cour d’appel de Cotonou avait sur sa table, un dossier d’empoisonnement en examen. Wassiou Adeni avait à répondre des faits y relatifs dont il était présumé auteur. La composition commise pour en conna^pitre était présidée par Thierry Damase Ogoubi assisté de Michel Romaric Azalou et Rogatien Glagladji. Dans le fauteuil du ministère public, était installé Christian Atayi. Pour tenir la mémoire de l’audience, il y avait Victoire Oladikpo. Léon Tchincoun, Jean Couao-Zotti, Sylvie Hazoumè, Abraham Santos Fakambi, Ambroisine Agbossaga ont formé le jury criminel.
L’accusé Wassiou Adeni à la barre n’a pas reconnu les faits. Il ne se sent nullement coupable et responsable de ce qui s’est passé et pense qu’un montage avait été concocté par ses hôtes pour le plonger. Mais le résumé des faits tel que présenté par Thierry Damase Ogoubi, le président de la Cour semblait l’accabler. Ainsi, les nommés Mathieu Baoungboyé et Wassiou Adeni tous deux du même village, sont amis depuis plusieurs années. Wassiou Adeni a l’habitude de rendre visite à Mathieu Baoungboyé qui l’a toujours reçu à son domicile à Tankpè (Abomey-Calavi) et auprès de qui il a fini par s’installer depuis le 17 mai 2007. Le 23 mai 2007, alors que Mathieu Baoungboyé et son épouse Evelyne Houndédako étaient allés vaquer à leurs occupations, l’inculpé Wassiou Adeni a profité de leur absence pour verser une substance dans la sauce que dame Evelyne Houndédako avait préalablement chauffée. A son retour, cette dernière s’est servie la sauce avec la pâte et à la première bouchée, elle a senti une saveur inhabituelle et a craché aussitôt tout ce qu’elle avait dans la bouche. Voulant ensuite boire la sauce, elle a senti une brûlure dans la bouche. Quelques instants après, les volailles qui ont picoré la bouchée (pâte) crachée, ont été retrouvées mortes. Wassiou Adeni soupçonné et interrogé a reconnu les faits.
Le bulletin n°1 de son casier judiciaire ne porte mention d’aucune condamnation antérieure. L’enquête de moralité lui est favorable. Le rapport médico-psychiatrique et psychologique révèle que l’accusé était en bon état de santé mentale au moment des faits.
Mais il faut rappeler qu’avant l’ouverture des débats, Me Désiré Aïhou commis pour la défense de l’accusé avait vivement souhaité que la partie poursuivante fasse les diligences requises pour que comparaisse l’unique témoin, qui n’est que le mari de dame Evelyne Houndédako, propriétairelocataire de la maison qu’habitait le couple, hôte de l’inculpé. Une suspension de l’audience vendredi dernier avait finalement permis d’accéder à sa requête. Une démarche qui a été déterminante et qui aurait permis de clarifier tant soit peu ce qui s’était à peu près réellement produit ce 23 mai 2007.
Témoignage capital
Daniel Gnonhouin, propriétaire de la maison, déposant explique que l’accusé a refusé de boire la sauce que le CB d’Abomey-Calavi lui a présentée. C’était un produit liquide qui ressemblait à de l’insecticide pris à Massi, rapporte le témoin. C’est en somme, au bout du cinquième jour de la visite rendue à son frère ami, qu’il a opéré. La victime, épouse de son locataire qui a goûté à la sauce, vend à Tokpa pendant que le mari lui, mène ses activités en ville. C’est avec le reste de la sauce et le poulet mort qu’on lui a demandé de poser pour faire la photo, explique Daniel Gnonhouin. Sur interrogation-réponse du ministère public, le témoin a confirmé que le produit objet de la tentative d'empoisonnement était de l’insecticide qui sert à traiter le coton.
Les multiples questions de la défense visaient à amener le témoin à expliquer en tant que mécanicien, l’expertise qui lui permet de déceler l’odeur de l’insecticide servant à traiter le coton.
A la confrontation à la barre, vendredi 14 août dernier, entre le témoin et l’accusé, ce dernier a persisté à dire qu’on a mis le poulet mort et la marmite de sauce entre ses mains comme si c’était un montage par rapport auquel il ne se sentait nullement responsable.
L’assistance s’est interrogée sur le lieu où les photos avaient été prises. Est-ce dans la maison où ils habitaient, à la gendarmerie ou ailleurs ?
A la vérification de la défense, s’il y avaient un examen toxicologique de la sauce empoisonnée au dossier, le président de la Cour a répondu par la négative. Expliquant qu’il y avait simplement la mention de scellés mais qui matériellement n’étaient ni disponibles au parquet d’instance, pas plus qu’au parquet général. La lecture de certaines pièces a ouvert la voie aux réquisitions du ministère public.
Dans le cadre de ses observations, Christian Atayi a jugé étrange l’attitude de l’accusé à la barre. «Il n'a pas voulu coopérer à l’œuvre de justice mais messieurs et mesdames de la Cour, la vérité est apparue ; j’aurais pu vous demander de vous contenter de la déposition du témoin. La vérité comme le dit Victor Hugo, est comme le soleil», a-t-il décrit.
La plus grande ambition, poursuit-il, par ailleurs, la seule qui compte, c’est de faire du bien. «Doit-on toujours faire le bien si la récompense est le mal ?», s’est-il interrogé ? Il procède au rappel des faits et affirme que le 17 mai 2007, l’accusé a rendu visite à ses hôtes, son frère et ami et à la femme de ce dernier. Mais le 23 mai suivant, la femme était, rapporte-t-il, en mangeant la pâte avec la sauce de gombo préparée et chauffée le matin, surprise par le goût piquant du mets. Pour lui, l’accusé a reconnu les faits à l’enquête préliminaire avec des variations tendant à expliquer les mobiles à la base de son indélicatesse.
«A la barre, les déclarations qui pourtant lui étaient auparavant attribuées, sont devenues mensongères», s’est étonné Christian Atayi. Ce dernier a invité tous les membres de la Cour à ne pas se méprendre sur cette volte-face et cette stratégie de défense de l’accusé. Il est bien coupable d’empoisonnement prévu par les articles 301 et 302 du Code pénal : en somme une infraction sévèrement punie.
La mort instantanée des volailles
Selon Christian Atayi, aux termes de l’article 301 du Code pénal, l’empoisonnement est tout attentat à la vie par l’effet d’une substance. Il nécessite l’existence d’un élément matériel, l’emploi d’une substance et qu’importe la nature mortifère ou non dudit produit. Ensuite, il faut l’élément moral qui correspond à l’intention de donner la mort : l’animus necandi.
« Toute administration de produit par voie digestive, respiratoire », indique le représentant du ministère public qui poursuit que l’accusé en dépit de ses dénégations, a reconnu avoir introduit la substance mortifère dans la sauce.
Quelle est la nature de ce produit mélangé au gombo ?, s’est-il interrogé.
Pour lui, il avait déclaré au juge d’instruction que c’est un produit qui sert à tuer les insectes qui attaquent le coton. Déclarations corroborées, a dit le ministère public, par le témoin ; la mort instantanée des volailles prouve même en l’absence d’examen toxicologique, qu’il s’agit d’un empoisonnement. Peu importe que la victime ne décède pas. Citant une abondante jurisprudence et doctrine, le ministère public a été ferme en retenant que l’accusé est coupable des faits mis à sa charge.
L’accusé n’ignorait pas que le produit mélangé à la sauce était mortifère ; il est aisé de constater qu’il existait une volonté manifeste d’attenter à la vie de ses hôtes.
Est-il accessible à la sanction pénale ?, questionne Christian Atayi qui répond qu’il ne présentait aucun trouble mental au moment des faits. Pour lui, puisqu’il n’a pas agi au sens de l’article 64 du Code pénal. L’enquête de moralité lui est favorable. Mais poursuit-il, il n’y a pas de circonstances atténuantes pour lui.
L’empoisonnement est puni par l’article 302 de la peine de mort mais le Bénin ayant ratifié le Protocole relatif à l’abolition de la peine de mort depuis 2012, le représentant du ministère public a souhaité de se conformer à cela. «Vous devez montrer à cet accusé qu’on n’a pas tort de faire du bien en lui accordant l’hospitalité ; il faut une réponse exemplaire en protégeant la société», affirme-t-il. Puis, spécialement aux jurés, il a expliqué de répondre aux questions lors du délibéré, par l’affirmative, si l’accusé était coupable d’avoir attenté à la vie et de le condamner à la peine de travaux forcés à perpétuité.
En réponse, Me Désiré Aïhoua suggère d’écarter toutes les considérations doctrinales et jurisprudentielles qui éloignent de la réalité du dossier. «Vous allez décider du sort d’un homme ; on vous a dit et conseillé la perpétuité. La perpétuité, c’est la condamnation à mort des civilisés. Je suis constitué pour vous apporter la vérité autrement ; mon client a tenté d’empoisonner dame Evelyne Houndédako le 23 mai 2007. La problématique du dossier se trouve dans les circonstances des faits présentés et instruits à votre barre», expose Me Désiré Aïhou qui s’est interrogé sur ce qui s’est effectivement passé. Ce n’est pas une aventure doctrinaire ou jurisprudentielle comme nous y a engagé le ministère public. Il a rappelé les faits en les sériant en trois feuilletons. Il s’est ensuite offusqué et étonné qu’on n’ait pas ordonné une expertise toxicologique; c’est la preuve de la banalisation de notre justice.
Perpétuité égale peine de mort déguisée
Pour la défense, en matière pénale et surtout criminelle ou la vie d’un homme, un père de famille est en jeu, il faut être sûr de ce qu’on retient car la perpétuité est comme la peine de mort. On est dans l’obscurité totale, c’est un monde à part . D’où les dispositions de l’article 301 ne s’appliquent pas, selon lui, à son client, car explique-t-il, celui qui témoigne ne connait pas l’insecticide, le produit qui traite le coton puisqu’il n’en a jamais cultivé, pas plus qu’il n’en a presque jamais manipulé.
«En matière de crime impossible, il n’y a point de sanction, au-delà de l’impossibilité du crime, il y a un fort doute», martèle la défense. Pour lui, il est possible que quelqu’un d’autre soit passé là entre temps, après le départ de Wassiou Adeni de la maison. Dès lors que c’était une entrée coucher, tout le monde, c’est-à-dire toute personne qui rentre dans la chambre pouvait accéder à la sauce, démontre-t-il. L’accusé ayant remis la clé à un autre, bien des manipulations auraient pu avoir été commises, sans que ce soit lui. Sur cette base, il demande lui de relaxer en l’acquittant purement et simplement.
Telle n’était pas la conviction de la Cour qui dans son délibéré, a reconnu Wassiou Adeni coupable des faits mis à sa charge et l’a condamné à 8 ans de travaux forcés. Il a pratiquement fait plus de huit ans de détention préventive. Il devrait retourner chez lui.

Convoqués par la Cour suprême ce lundi, les conseils communaux des départements de l’Atacora-Donga qui n’ont pas pu être installés par le fait de différends ou de tensions seront auditionnés à partir de ce lundi 17 août par l’institution pour une éventuelle sortie de crise.
Natitingou, Ouassa-Pehunco, Kérou et Cobly sont les quatre communes de l’Atacora-Donga à n’avoir pas connu l’installation de leurs conseils communaux et l’élection des maires devant présider à leurs destinées. Si conformément au calendrier établi par l’autorité de tutelle, ces conseils devraient être installés du lundi 27 au jeudi 30 juillet dernier, force est de remarquer qu’ils ne l’ont pas été faute d’entente. Le soin devant revenir à la Cour suprême de les installer après ces échecs, leur convocation ce jour tient de cette prérogative. Sauf que beaucoup s’attendaient à voir l’institution prendre ses quartiers dans les communes concernées.
Fortement marquées par des tensions et conflits politiques divers, ces quatre communes sur les treize que comptent les départements de l’Atacora et de la Donga n’ont pas connu l’installation de leurs conseils et l’élection de leurs maires respectifs dans les délais prévus par la loi. La Cour suprême, juge du contentieux dans le cas de ces élections, saisira sans doute le cadre de ces auditions pour fixer chacune des parties sur les tenants et aboutissants de cette crise née au lendemain des élections communales et locales. Une convocation qui n’exclut pas l’élection des nouveaux maires à Porto-Novo, siège de l’institution, sous l’égide du président.
Il est à rappeler que dans ces communes où la tension a été vive, les esprits n’ont pas pu accorder les violons pour permettre à l’autorité de tutelle de procéder à l’installation desdits conseils communaux. Si dans certaines communes ce sont diverses tendances qui s’opposent pour le contrôle de la mairie, dans d’autres c’est une guerre fratricide entre les élus de la même alliance majoritaire qui nourrit les différends.

Convoqués par la Cour suprême ce lundi, les conseils communaux des départements de l’Atacora-Donga qui n’ont pas pu être installés par le fait de différends ou de tensions seront auditionnés à partir de ce lundi 17 août par l’institution pour une éventuelle sortie de crise.
Natitingou, Ouassa-Pehunco, Kérou et Cobly sont les quatre communes de l’Atacora-Donga à n’avoir pas connu l’installation de leurs conseils communaux et l’élection des maires devant présider à leurs destinées. Si conformément au calendrier établi par l’autorité de tutelle, ces conseils devraient être installés du lundi 27 au jeudi 30 juillet dernier, force est de remarquer qu’ils ne l’ont pas été faute d’entente. Le soin devant revenir à la Cour suprême de les installer après ces échecs, leur convocation ce jour tient de cette prérogative. Sauf que beaucoup s’attendaient à voir l’institution prendre ses quartiers dans les communes concernées.
Fortement marquées par des tensions et conflits politiques divers, ces quatre communes sur les treize que comptent les départements de l’Atacora et de la Donga n’ont pas connu l’installation de leurs conseils et l’élection de leurs maires respectifs dans les délais prévus par la loi. La Cour suprême, juge du contentieux dans le cas de ces élections, saisira sans doute le cadre de ces auditions pour fixer chacune des parties sur les tenants et aboutissants de cette crise née au lendemain des élections communales et locales. Une convocation qui n’exclut pas l’élection des nouveaux maires à Porto-Novo, siège de l’institution, sous l’égide du président.
Il est à rappeler que dans ces communes où la tension a été vive, les esprits n’ont pas pu accorder les violons pour permettre à l’autorité de tutelle de procéder à l’installation desdits conseils communaux. Si dans certaines communes ce sont diverses tendances qui s’opposent pour le contrôle de la mairie, dans d’autres c’est une guerre fratricide entre les élus de la même alliance majoritaire qui nourrit les différends.

Après environs deux ans en exil, le juge Angelo Houssou est de retour à Cotonou samedi 15 août dernier. Contrairement à Olivier Boko qui n’a fait qu’environ deux heures de formalités avant de sortir de l’Aéroport international Cardinal Bernardin Gantin de Cotonou, le juge Angelo Houssou et cinq Américains qui l’accompagnaient ont été soumis à des interrogatoires selon les déclarations de Me Joseph Djogbénou. Mais seul Angelo Houssou a été autorisé à rentrer chez lui aux environs de deux heures du matin hier dimanche tandis que les autres ont été gardés.
La foule qui était amassée samedi dernier devant le Hall Arrivée de l’Aéroport international Cardinal Bernardin Gantin de Cotonou pour accueillir en pompe avec des fanfares, le juge Angelo Houssou, n’a pas pu voir l’intéressé. Seules les images postées sur les réseaux sociaux leur ont permis de se rendre compte que le magistrat est réellement revenu à Cotonou. Descendu à bord d’un vol de la compagnie Asky venant du Nigeria aux environs de 13h 40, Angelo Houssou et les cinq Américains qui l’accompagnaient n’ont pas pu faire les formalités requises pour sortir tranquillement de l’aéroport comme les autres passagers qui avaient pris le même vol qu’eux.
Selon les déclarations de François Djossou, secrétaire général du Collectif des associations et groupements soutenant le juge qui était en contact avec les intéressés, après la descente de l’avion, les passeports du juge et de ses compagnons ont été saisis par les services de la Police et de la Gendarmerie. Et aux cinq Américains, il leur aurait été reproché de ne pas disposer de domicile à Cotonou pour qu’on les laisse franchir l’aéroport. C’est à cette étape qu’ils étaient quand Me Joseph Djogbénou et l’avocat du juge, Alain Orounla sont arrivés.
Après interventions sur interventions, le juge Angelo Houssou et les cinq Américains qui l’accompagnaient ont été soumis un à un à un interrogatoire, déclare Joseph Djogbénou. Durant ce temps, la foule qui était à l’entrée du Hall Arrivée continuait à animer et à scander des slogans comme «Libérez Angelo ». L’atmosphère devenue très surchauffée, la Police et la Gendarmerie ont pris des dispositions sécuritaires tout autour de l’Aéroport.
Fatigués, les animateurs ont été obligés de baisser peu à peu la grade et de vider les lieux aux environs de 19 heures au moment où les interrogatoires se poursuivaient à l’intérieur de l’aéroport.
Aux dernières nouvelles, le juge Angelo Houssou a été autorisé à sortir de l’aéroport aux environs de deux heures hier, dimanche 16 août. Mais qu’en est-il de ses compagnons?
Il faut rappeler que le juge Angelo Houssou dans les dossiers « empoisonnement du chef de l’Etat et « Tentative de coup d’Etat » avait rendu au mois de mai 2013 deux décisions dans lesquelles il avait prononcé un non lieu. C’est suite à ces décisions qu’il a tenté une première fois de sortir du pays, mais a été intercepté par la Police à la frontière du Bénin avec le Nigeria au niveau de Sèmè-Kraké. Ramené à Cotonou où il a été mis sous surveillance, il a tout fait pour quitter le pays pour se retrouver aux Etats-Unis.
Le retour à Cotonou de Olivier, Bocco du juge Angelo Houssou et de Patrice Talon qui est annoncé également au bercail les juges à venir fait suite au pardon accordé par le chef de l’Etat à ceux qui étaient supposés être impliqués dans les dossiers « Empoisonnement du chef de l’Etat » et « Tentative de coup d’Etat ».

L’affaire du Projet pluriannuel Eau et Assainissement, phase II (PPEAII) avec en toile de fond la demande de levée de l’immunité du député Barthélémy Kassa, accusé de détournement des fonds de ce projet alors qu’il était ministre en charge de l’Eau, est en discussion ce lundi 17 août au Parlement. C’est à la faveur des travaux de la 4è session extraordinaire de l’année 2015 qui s’ouvrent ce jour.
L’immunité parlementaire de Barthélémy Kassa sera-t-elle ou ne sera-t-elle pas levée ? L’opinion publique nationale et même internationale sera fixée ce lundi 17 août. C’est, en effet, ce jour que les députés à l’Assemblée nationale se penchent sur la question. Le dossier est le principal point de cette session extraordinaire. Les députés auront à examiner le rapport de la Commission spéciale mise sur pied par le président de l’Assemblée nationale pour auditionner le mis en cause sur ce qui lui est reproché dans le dossier PPEA II. Lequel rapport a été déposé jeudi dernier. Mais la Commission spéciale n’a pas donné son avis pour dire qu’elle est pour ou contre la levée de l’immunité du député Barthélémy Kassa. Elle a laissé le soin à la discrétion de la Conférence des présidents composée du bureau, des présidents de commissions techniques et des présidents de groupes parlementaires de le faire. La Conférence des présidents de l’Assemblée nationale s’est effectivement réunie dans la matinée du vendredi dernier sous l’égide du président Adrien Houngbédji. Elle a apprécié les conclusions du rapport. Mais les discussions n’ont pas trop évolué. Les membres de la Conférence des présidents se sont donnés rendez-vous ce matin pour poursuivre les débats et émettre si possible, leur avis sur ce dossier. C'est-à-dire de conclure, s’il y a lieu ou non, au regard du contenu du rapport, d’inviter la plénière à lever l’immunité de Barthélémy Kassa afin qu’il soit traduit devant la Haute cour de Justice pour être entendu. La plénière des députés est prévue pour ce même lundi 17 août. Au cours de cette plénière, il ne sera lu que les conclusions du rapport de la Commission spéciale parlementaire conformément aux dispositions de l’article 71 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Mais les débats ne manqueront pas d’être chauds. Car, déjà dans les couloirs de l’hémicycle, les signes annonciateurs de débats de grande facture sont déjà audibles.
En effet, certains députés qui ont eu connaissance déjà du contenu du rapport trouvent que la demande de levée de l’immunité de leur collègue manque de sincérité et cache un acharnement politique. D’autres parlementaires battent en brèche cette thèse car, selon eux, un député n’est pas un juge. Dès lors, il est mal placé pour apprécier la sincérité d’une demande de l’autorité judiciaire. Pour ces députés, la plénière a intérêt à livrer Barthélémy Kassa accusé de détournement et/ ou de complicité de détournement de deniers publics dans le dossier PPEAII financé en partie par les Pays-Bas, d’aller laver son honneur devant le juge. Le Parlement ne doit pas faire obstruction à la justice, martèlent ces députés en coulisse déjà avant le vrai débat de ce jour.
Barthélémy Kassa sera-t-il in fine livré à la Haute cour de Justice comme le réclament le chef de l’Etat et le procureur général près la Cour d’appel de Cotonou ? Seule la plénière de ce jour nous le révélera. Il faut signaler que les débats seront sanctionnés par un vote à bulletin secret. La décision est prise à la majorité absolue des députés effectivement présents. C’est dire que ce lundi 17 août est un grand jour pour la lutte contre la corruption et l’impunité au Bénin.

18.772 candidats ont pris part aux épreuves sportives, étape préliminaire du concours de police, samedi 15 août dernier, sur toute l’étendue du territoire national. C’est le ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes, Placide Azandé en compagnie du directeur général de la Police nationale, Louis-Phillipe Houndégnon, qui a procédé au lancement au Collège catholique Père Aupiais de Cotonou où plus de 2400 candidats étaient attendus.
Avant de lancer le concours de Police samedi dernier, le ministre de l’Intérieur, Placide Azandé, en compagnie du directeur général de la Police nationale, Louis Phillippe Houndégnon, a prodigué quelques conseils pratiques aux animateurs. L’objectif est que ce concours organisé pour recruter 1000 agents de la police tout grade confondu, ne connaisse pas de dysfonctionnements lors du déroulement. « Il ne faut pas favoriser un candidat au détriment de l’autre, que la justice soit faite et que le meilleur gagne », a-t-il insisté avant que la délégation ne se dirige vers les candidats sous la conduite de la directrice des Examens et Concours, Catherine Sare Bio.
En lançant officiellement le concours Placide Azandé a fait savoir aux candidats que l’on ne vient pas à la Police parce qu’on est au chômage. selon lui, on devient policier par vocation. C’est un métier à haut risque, a-t-il ajouté. Après ces mises au point, il a souhaité pleins succès aux candidats.
Sur un effectif de 18.772 candidats, 1264 sont des femmes. Et sur les 6016 candidats retenus pour l’Atlantique-Littoral, plus de 2400 ont planché au collège catholique Père Aupiais. Dans l’Atacora-Donga, 1408 candidats sont soumis aussi à cet exercice dont le ministre de l’Intérieur a procédé au lancement. 3371 candidats pour le Borgou-Alibori, 2194 pour le Mono-Couffo, 3433 pour l’Ouémé-Plateau et 2350 pour les Zou-collines. Pour les 1000 places à pourvoir, il y a la catégorie des gardiens de paix, les sous brigadiers, les infirmiers, sages-femmes, technicien-labo, médecins, et les officiers de police. Tout candidat passe nécessairement par la prise de taille avant de passer aux épreuves sportives retenues pour le concours. Moins de 1m65, les filles sont relaxées pour les activités sportives contre moins de 1m70 pour les garçons. C’est à cet exercice que les policiers commis à cette tâche ont procédé avant que les candidats ne planchent. Seuls ceux qui remplissent ce critère, ont fait le grimper, l’endurance, la vitesse et le lancer de poids. Il est à mentionner que les filles qui ont 1m65 ont fait la vitesse de 60m et les garçons qui ont la taille de 1m70 ont couru sur une distance de 80m.

Les «députés» du Parlement des jeunes du Bénin (PJB) ont tenu le week-end écoulé, les travaux de leur première session ordinaire de l’année 2015. L’ouverture des assises a été présidée samedi 15 août dernier par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, en présence des partenaires techniques et financiers dont les Pays-Bas qui soutiennent le PJB.
Créé, il y a environ un an, sur recommandation de l’Association des parlementaires de la Francophonie (APF) entérinée par les chefs d’Etat et de gouvernement, le Parlement des jeunes du Bénin (PJB) fait son petit bonhomme de chemin. Il a tenu les samedi 15 et dimanche 16 août derniers, les travaux de sa première session ordinaire de l’année 2015. Les questions des changements climatiques, du mariage précoce et forcé des enfants au Bénin, la participation politique et l’autonomisation des jeunes sont les points inscrits à l’ordre du jour de cette session.
Les «jeunes parlementaires» devraient faire des recommandations pertinentes sur chacun de ces dossiers. Une formation civique sur la Constitution béninoise de 11 décembre 1990 et le Code électoral du Bénin est aussi au programme. Le choix de ces différents dossiers tient du souci du PJB, de l’espoir de la jeunesse béninoise, à impacter le vécu quotidien des jeunes, a souligné son président Moudachirou Tchao, à l’ouverture officielle des assises qui ont eu lieu dans l’enceinte de l’hémicycle. « Nous avons eu la chance de pouvoir plaider et susciter beaucoup plus l’attention des dirigeants sur la cause de la jeunesse de par notre position aux côtés des législateurs. Nous devons donc multiplier nos plaidoyers à l'endroit des pouvoirs publics pour que les solutions des jeunes aux défis actuels soient écoutées et prises en compte », ajoute-t-il. Moudachirou Tchao a invité ses collègues « députés » à plus d’objectivité lors des débats en commissions comme en plénière afin que les recommandations qui sortiraient des travaux, soient réalistes et pertinentes. Le président du PJB n’a pas manqué de saluer l’engagement du président Adrien Houngbédji et des partenaires techniques et financiers aux côtés de son organisation voulue par l’APF pour permettre aux jeunes de s’essayer à l’exercice de la fonction parlementaire et de la chose politique. Un objectif sur lequel est revenu le représentant de l’ambassadeur des Pays-Bas près le Bénin, Marius Dejong. Il a loué l’option prise par les autorités du Bénin, à l’instar de 121 autres pays du monde entier, d’inscrire au rang de leurs priorités, les questions de la jeunesse. Car, les jeunes ont aussi leurs places dans les discussions sur les défis de développement durable. Marius Dejong a invité les « députés» PJB à travailler avec plus de responsabilité pour influencer positivement, à travers leurs recommandations, les politiques de développement en faveur de la jeunesse.
Procédant à l’ouverture des assises, le président de l’Assemblée nationale Me Adrien Houngbédji fera savoir que la présente session qui se tient à bonne date conformément aux statuts du PJB, traduit l’importance et la place que le Parlement béninois accorde à la Jeunesse dans le processus démocratique et le développement du pays. Car, selon Me Adrien Houngbédji, les jeunes constituent un maillon important du processus démocratique. Ils sont donc appelés à jouer un rôle dans la gestion des affaires publiques. « Notre devoir à nous, est de vous faire confiance et de vous aider à mieux comprendre les défis de votre temps. Il s’agit essentiellement des défis liés à la formation, à l’emploi, à votre épanouissement », souligne le président de l’Assemblée avant d’insister « qu’il n’y a ni paix, ni sécurité dans un pays lorsque les problèmes liés au chômage, à l’avenir des jeunes ne sont pas clairement posés et sérieusement traités ». Adrien Houngbédji dit attendre des travaux de cette première session ordinaire de l’année 2015, des avant-projets de textes et autres recommandations en direction de l’Assemblée nationale pour leur prise en compte.

Des députés ont été conviés à un séminaire qui s’est déroulé du vendredi 14 au samedi 15 août dernier à Grand-Popo. Les assises qui ont également connu la présence des professionnels de la Justice et de la Santé, leur ont permis d’être informés des contours du Régime d’assurance maladie universelle (RAMU) pour non seulement contribuer à l’améliorer, mais défendre au Parlement, le projet de loi afférent.
Cité comme une initiative phare de l’Exécutif, le Régime d’assurance maladie universelle (RAMU) lancé en décembre 2011, attend d’être consolidé par un texte de loi. Dans le processus pour y parvenir, le gouvernement a entrepris, entre autres, de renseigner la 7è législature tant sur le contenu du RAMU que sur « la lettre et l’esprit » du projet de loi à son sujet. C’est pourquoi, une délégation du Parlement a été conviée à Grand-Popo les 14 et 15 août derniers. A leurs côtés, il y avait des délégués des Confédérations et Centrales syndicales, des représentants des organismes de prévoyance sociale ainsi que des compétences relevant des différents ministères impliqués dans la mise en œuvre du RAMU.
Par rapport aux assises, le vice-président de la Commission des Affaires sociales à l’Assemblée nationale, Badirou Aguèmon, a indiqué combien la Représentation nationale partage le souci de rendre accessibles les soins de la médecine moderne au plus grand nombre de Béninois. Les concitoyens qui en sont exclus du fait de son coût seraient estimés à plus de 80% de la population, à en croire Hugues Tchibozo. Une tendance contre laquelle le député appelle à œuvrer en remettant le RAMU sur ses trois principes fondamentaux à savoir, la solidarité, la qualité et la légalité d’accès aux soins. Puisque, justifie-t-il, le RAMU peut constituer non seulement un facteur de stabilité nécessaire au développement mais mieux encore, une mesure sociale indispensable à la cohésion du Bénin. Dans ce sens, le gouvernement déroule résolument sa feuille de route en vue de faire disparaître les goulots d’étranglement au déploiement du RAMU. Comme c’est le cas de la présente activité qui représente pour le ministre de la Santé, Pascal Dossou-Togbé l’une des « plus importantes articulations dans le cheminement du développement de l’assurance maladie au Bénin. Pour lui, le choix de Grand-Popo et les profils participant au séminaire représentent des gages de la qualité des échanges attendus.
Les travaux du séminaire se sont déroulés sous l’égide d’un présidium constitué autour du député Valentin Djènontin.

Le président du Conseil d’administration du Groupe United Bank for Africa (UBA) Tony O. Elumelu était en visite officielle jeudi 13 août dernier à Cotonou au Bénin. Accueilli à l’aéroport international Cardinal Bernardin Gantin de Cotonou, par le Premier ministre Lionel Zinsou, cette visite d’une journée lui a permis de rencontrer non seulement les autorités au plus haut niveau du pays mais également l’équipe de la Banque UBA au Bénin avec qui il a partagé la nouvelle vision de l’institution.
Un séjour d’une journée avec un programme très chargé au Bénin. Le président du Conseil d’administration du Groupe United Bank for Africa (UBA), Tony O. Elumelu n’est pas venu perdre son temps à Cotonou le jeudi 13 août dernier.
«Je suis venu aujourd’hui au Bénin pour saluer mon ami Lionel Zinsou qui vient d’être nommé Premier ministre», indique-t-il. Après avoir été accueilli à l’aéroprt international Cardinal Bernardin Gantin de Cotonou par le Premier ministre, le président du Conseil d’administration de UBA déclare, qu’il va profiter également de son séjour pour féliciter et remercier le président de la République pour avoir nommé quelqu’un de compétent comme Lionel Zinsou au poste de Premier ministre dans son gouvernement.
Pour le Premier ministre Lionel Zinsou, la République du Bénin est heureuse de recevoir Tony Elumelu pour de nombreuses raisons. L’une des raisons, c’est la proximité très forte entre le Bénin et le Nigeria. C’est aussi l’accueil d’une personnalité exceptionnelle, un grand financier de l’Afrique et aussi un très généreux homme qui a décidé d’accorder 1000 bourses à de jeunes entrepreneurs africains au nombre desquels des jeunes Béninois. «Cette année nous étions à l’Université d’Ota au Nigeria pour suivre la formation de ces jeunes entrepreneurs», souligne le Premier ministre. Il estime que la Fondation Tony Elumelu qui s’est lancée dans la promotion de l’entrepreneuriat sur tout le continent africain avec environ 100 millions de dollars pour financer des jeunes porteurs de projets, est une création exceptionnelle qui honore l’Afrique et il va falloir remercier Tony Elumelu pour cette initiative.
Après une visite privée au domicile du Premier ministre, Tony O. Elumelu a rencontré le chef de l’Etat avec qui il a échangé sur les possibilités d’investissements au Bénin dans des domaines comme celui de l’énergie, au-delà du secteur bancaire avec l’implantation de l’UBA qui a déjà plusieurs agences sur le territoire béninois.
Le président du Conseil d’administration de UBA a profité de son séjour pour rencontrer également l’équipe de la banque en place au Bénin.
Avec le personnel de UBA, Tony O. Elumelu a partagé la nouvelle vision de la banque dont l’objectif est d’impacter positivement l’économie des pays africains. Il a invité chaque agent de UBA à avoir en cœur un service de qualité afin de mieux satisfaire les clients. Car, la nouvelle vision de la banque, c’est comment financer les Petites et moyennes entreprises (PME) en Afrique pour impacter positivement le développement du continent.
Pour Tony O. Elumelu, le Bénin est un pays plus proche du Nigeria. Et en cela, les deux pays, selon lui, ont des affinités culturelles et doivent faire ensemble des business.
Le président du Conseil d’administration de l’UBA a saisi, par ailleurs, l’occasion pour rencontrer les jeunes entrepreneurs qui ont bénéficié du Projet de la Fondation Tony Elumelu et qui ont suivi récemment un renforcement de capacités au Nigeria dans le cadre de ce projet. Il s'est également rendu au domicile de la famille du ministre d'Etat Fulbert Géro Amoussouga pour lui présenter ses condoléances, suite au décès de Ida Akoua Atty épouse Amoussouga qui était chef de l’agence UBA d’Abomey-Calavi.
Qui est Tony O. Elumelu
Tony O. Elumelu préside l’entreprise Heirs Holding, créée en 2010 et présente sur l’ensemble du continent africain dans les domaines de la finance, de l’immobilier, de l’agrobusiness, du pétrole et de la santé. Il préside également la société Transcorp, une entreprise publique cotée en Bourse, présente notamment dans l’industrie agro-alimentaire, et est le vice-président du Conseil national de la Compétitivité du Nigeria. Il est par ailleurs, l’auteur et le promoteur de la notion «Africapitalisme».
En 1997, Tony O. Elumelu fait l’acquisition de la banque Standard Trust puis, en 2005, de l’United Bank for Africa (UBA). En cinq ans, le Groupe UBA devient une institution panafricaine comptant plus de sept millions de clients dans 19 pays africains.
Désigné comme l’une des 20 personnalités africaines les plus puissantes de l’année 2012 par le Magazine Forbes Afrique, Tony O. Elumelu figure également sur la liste, établie par le Magazine New African, des 100 Africains les plus influents dans le monde des affaires.