La Nation Bénin...
Nouvelles

La plage de Fidjrossè à Cotonou accueille le dimanche 23 août prochain dans l’après-midi, un gala de boxe. Dénommé «Gala de l’indépendance», il est organisé par le Cercle de réflexion pour le développement du sport (CREDS-Bénin).
Considérée comme la discipline de consolation des nombreux échecs du sport béninois, la boxe est aujourd’hui confrontée à de nombreuses difficultés. Heureusement qu’il existe quelques bonnes volontés pour soutenir les efforts que la Fédération et son président Germain Mèhinto, ne cessent de consentir pour pouvoir maintenir la baraque debout.
C’est le cas du Cercle de réflexion pour le développement du sport (CREDS-Bénin) qui organise, dimanche 23 août prochain à la plage de Fidjrossè à Cotonou, le «Gala de l’indépendance». A travers cette initiative, Adoukonou et son cercle entendent contribuer à la promotion et à la vulgarisation du noble art au Bénin, en faisant surtout un travail à la base. A l’occasion, une distinction sera remise à l’ancien président François Odjo Tankpinou, pour les nombreux services qu’il a rendus au noble art béninois.
Au programme de ce gala, plusieurs combats sont prévus. Il s’agit de deux combats juvéniles, cinq combats amateurs, un combat féminin, un combat néo-professionnel de 6 rounds de 3mn chacun et un combat professionnel de 8 rounds de 3mn chacun.
Les affiches programmées :
Combats juvéniles
Frejus Houessinon (Indomptable) vs Parfait Kolé (Afro Boxing)
Osias Agbétomey (Indomptable) vs Darius Kolé (Afro Boxing)
Combats amateurs
John Fiazonli (Entente) vs Jerôme Kingbé (Afro Boxing)
Martin Klakévi (Indomptable) vs Clément Loko (Entente)
Jean Agnan (Espoir Boxing Club) vs Damien Zannou (Afro Boxing Club)
Combat féminin
Judith Amoussou (Donabath Boxing) vs Mireille Kwakanou
Combat néo-professionnel
Raoul Adjaho alias King Adjaho (Bénin) vs Ahmed Akintunde (Nigeria)
Combat professionnel (au niveau des super leger)
Jean Koffi alias « Allumé le feu » (Bénin) vs Moïse Kokouvi (Togo)

La sortie de la nouvelle igname est aujourd’hui célébrée avec faste par ses consommateurs dans plusieurs régions. Même si c’est sans tambour ni trompette qu'elle est célébrée dans d’autres départements du Bénin, elle vient valoriser la culture béninoise. C’est le cas de Savalou qui commémore chaque 15 août cette fête, en lui accordant une importance et une signification traditionnelle.
La fête de l’igname, selon les natifs de Savalou, se célébrait autrement autrefois. Les rois sacrifiaient un homme en mémoire des ancêtres et des divinités. Mais pour mettre fin à cette pratique, un roi décida à son avènement au trône d'offrir en lieu et place de l’homme des ignames. En effet la durée de la sortie de la nouvelle igname qui est de 9 mois correspond à ce qu’il faut pour la naissance d’un être humain. C’est ce qu’une vendeuse d’igname au marché Dantokpa, du nom de Rébéca Dassoundo explique pour justifier cette célébration. Pour Dassi, vendeuse en gros de sacs d’ignames et adepte de vodoun, la fête de l’igname consiste à faire des rituels aux ancêtres, aux vodouns et aux fâ. C’est après cette cérémonie que l’igname est apte à être consommée. Actuellement, a-t-elle fait constater, seules les ignames venant de Savalou font la vedette sur le marché Dantokpa bien que la saison pluvieuse ne soit pas bonne.
La rareté de la pluie a occasionné une faible récolte de l’igname. Du coup, le prix d’achat de la tubercule a connu une flambée. En effet «le demi sac d’igname qui était vendu à 11 000 F CFA l’année dernière est passé à 25 000 F CFA cette année. De plus, les tubercules d’ignames que nous avons actuellement sont de petits régimes», explique Dassi «Nous achetons chers les sacs d’ignames et les revendons aussi chers», ajoute Rébéca Dassoundo. Malgré cette hausse des prix, elle reconnait quand même que depuis mardi dernier, la vente est bonne car nombreux sont les clients qui viennent s’approvisionner. Pour preuve Florentine Aballo, une cliente rencontrée sur les lieux de vente, déclare que «les ignames sont très chères cette année, cependant je ne peux m’empêcher de célébrer la fête de l’igname en intimité avec ma petite famille puisque nous n’avons pas la possibilité de nous rendre à Savalou pour la commémorer». Mais puisque c’est la diversité qui fait le monde, Ahohouzou rencontrée également au marché Dantokpa, laisse entendre qu’elle ne distingue pas l’igname issue d'une récolte antérieure de la nouvelle. Compte tenu de sa foi chrétienne, elle juge inutile d’attendre une quelconque cérémonie avant la consommation de l’igname.
Par Esther TOFFOUN et Charnok GBAGUIDI (stagiaires)
Culture 14 août 2015

Le président de la République a reçu, hier jeudi 13 août à son cabinet, Tony Elumelu, PDG du groupe bancaire UBA. Ce dernier a évoqué d’autres possibilités d’investissements au Bénin.
Le richissime homme d’affaires nigérian, Tony Elumelu, patron du groupe bancaire United Bank for Africa (UBA) s’est entretenu hier avec le président de la République, Boni Yayi. Les deux personnalités ont échangé essentiellement sur l’environnement du secteur privé et surtout les activités de UBA au Bénin. «J’ai été impressionné par la compréhension profonde qu’a le président de la République du secteur privé. Nous avons échangé des opportunités d’investissements. Car au-delà de la banque, notre groupe entend explorer d’autres centres d’intérêts économiques», confie l’homme d’affaires nigérian au sortir de l’audience.
Tony Elumelu vise particulièrement le secteur de l’énergie à propos duquel il dit avoir été fortement sensibilisé par le président de la République. «Sans énergie, il n’y a pas d’investissement. Notre groupe constitue l’un des plus grands promoteurs de centrale thermique au Nigeria. Nous devons voir comment créer la synergie nécessaire pour étendre notre projet de promotion énergétique au Bénin», souligne-t-il.
A travers la Fondation Elumelu, le patron de UBA s’est lancé dans la promotion de l’entrepreneuriat sur tout le Continent africain. Environ 100 millions de dollars ont été mis en place pour financer 10 000 jeunes porteurs de projets, à travers le renforcement de leurs capacités managériales et l’appui à l’investissement. Tony Elumelu confie que sa présence au Bénin lui permettra de rencontrer huit jeunes béninois éligibles à son projet qui s’étale sur dix ans.

Le président de la République s’est également entretenu avec Abubakar Atiku Bagudu, gouverneur de l’Etat de Kebbi au Nigeria. Cet Etat frontalier du département de l’Alibori manifeste un intérêt certain pour les échanges économiques entre ses localités et celles des communes des départements du Borgou et de l’Alibori.
« Nous avons discuté d’un projet d’interconnexion entre notre Etat et le Bénin, principalement la construction des voies entre Sègbana et Madjé, puis Madjécali et Lolo», indique le gouverneur. Il se réjouit des efforts déjà consentis par le gouvernement béninois en réalisant le bitumage de la route Bodjécali-Madjécali-Illoua qui facilite désormais la liaison commerciale entre le Nord du Bénin et le Nord du Nigeria. La réalisation en cours du tronçon Kandi-Sè-gbana s’inscrit dans la même dynamique de rapprochement des deux pays. «Nous devons aider nos peuples à renforcer les échanges commerciaux entre eux, à promouvoir l’intégration. Le Nigeria et le Bénin constituent deux pays frères et je me réjouis de l’intérêt que le président Muhammadu Buhari porte pour le Bénin», conclut-il.
Gnona AFANGBEDJI
Actualités 14 août 2015

Le médiateur de la République du Togo séjourne au Bénin. A la tête d’une délégation, Awa Nana Daboya s’est entretenue hier, mercredi 12 août, avec son homologue béninois. C’est pour s’inspirer de l’expérience du Bénin en matière de médiation institutionnelle. Les échanges se sont déroulés dans une ambiance conviviale au siège du médiateur de la République à Porto-Novo.
Le médiateur de la République du Togo est à sa deuxième visite à son homologue béninois. Awa Nana Daboya était accompagnée hier au siège du médiateur de la République à Porto-Novo, de son chargé d’études, Akpélozin Lokoun. La rencontre a commencé par un tête-à-tête entre les deux personnalités. Joseph Gnonlonfoun, entouré de certains de ses cadres techniques, a ensuite eu une séance de travail avec son hôte. Selon Awa Nana Daboya, la séance de travail a été très fructueuse. Car, elle a permis non seulement à sa délégation de s’informer de l’expérience béninoise en matière de médiation institutionnelle mais ensuite de s’imprégner de l’organisation et du fonctionnement du médiateur de la République du Bénin instituée en 2009 pour améliorer l’état de droit et la gouvernance administrative. Les missions de l’institution, sa saisine et son auto-saisine, la procédure de traitement des réclamations des citoyens en tant qu’intercesseur gracieux entre l’Etat et les populations, ont été expliquées à la délégation. Cette présentation a été faite avec force détails par le secrétaire général du médiateur de la République du Bénin, Emilien Amoussou. Très impressionnée par les grandes avancées du Bénin dans le domaine de la médiation institutionnelle, Awa Nana Daboya a promis de mettre à profit l’expérience béninoise pour améliorer la pratique au niveau du médiateur de la République de son pays qui est encore très jeune.
Cette visite a permis également aux deux médiateurs de la République de faire le point de la participation de leurs pays respectifs à la conférence de l’Association des médiateurs de l’espace UEMOA prévue pour se tenir à Bamako au Mali du 10 au 11 septembre prochain. Cette rencontre, souligne-t-elle, sera une occasion pour les médiateurs de la République des huit pays de l’UEMOA de se pencher sur deux sujets d’importance capitale et d’intérêt commun. Le premier sujet a trait aux difficultés d’application des directives de l’UEMOA concernant la libre circulation des personnes et des biens. Et le second est relatif à l’harmonisation des frais d’inscription des ressortissants des Etats membres de l’UEMOA dans les universités publiques de l’espace communautaire.
Il s’agira donc pour les médiateurs de la République de toucher du doigt les réalités en ce qui concerne ces deux situations et de faire des recommandations subséquentes à chacun des gouvernements des Etats membres de l’Union.

L’Organisation non gouvernementale Attention sécurité pour tous (ASPT) et la Société Lydia Ludic se mettent ensemble pour sauver des vies humaines. Avec la collaboration du Centre national de sécurité routière, elles sensibilisent tous les mercredis, les conducteurs de taxi-motos communément appelés Zémidjan sur le code de la route. Hier, mercredi 12 août, les responsables de ces différentes structures étaient aux côtés des conducteurs de Zémidjan sous le passage supérieur de Houéyiho dans la ville de Cotonou pour le même exercice.
Le conducteur de taxi-moto Léon Anonko se réjouit de la séance de sensibilisation organisée par l’Organisation non gouvernementale «Attention sécurité pour tous (ASPT) soutenue par la Société Lydia Ludic du groupe PEFACO. Sous le passage supérieur de Houéyiho hier, il a manqué de mots pour remercier cette ONG et surtout la société Lydia Ludic pour les matériels qui sont mis à leur disposition. Pour lui, ces séances de sensibilisation permettent à beaucoup d’entre eux conducteurs de comprendre un certain nombre de choses sur la sécurité routière qu’ils ignoraient en étant pourtant tous les jours sur les routes en train de conduire.
En initiant ces séances de sensibilisation, l’objectif de ASPT selon son président Bruno Ahouangan est de faire comprendre non seulement aux conducteurs de taxi-motos seuls les règles de la sécurité routière mais également à tous les usagers de la route afin de sauver des vies humaines. Et la finalité, ajoute-t-il, est de donner des permis gratuits à 2000 motocyclistes. C’est pourquoi, il informe que tous les mercredis les membres de son organisation réunissent les conducteurs sous le passage supérieur de Houéyiho de même que sur d’autres sites pour ces séances de sensibilisation.
Le président de l’ONG ASPT a remercié la société Lydia Ludic du groupe PEFACO qui a compris leur message en soutenant les activités de l’ONG. Car, dire à un conducteur de taxi-moto de payer les cours lui-même pour avoir le permis de conduire, n’est pas chose facile.
La sensibilisation avant tout
Bruno Ahouangan n’a pas oublié non plus le Centre national de sécurité routière qui est également à leur côté pour ces séances de sensibilisation qui, à son avis, interpelle tout le monde.
«Nous avons l’habitude de travailler dans le domaine social. Mais c’est la première fois que Lydia Ludic travaille dans la sécurité routière», a souligné la directrice commerciale, de la communication et des actions sociales de la société Lydia Ludic Myra Sanuée. Pour elle, sa société a accepté de soutenir l’ONG ASPT dans cette activité parce que le constat aujourd’hui est qu’il y a trop d’accidents de la circulation. Et les plus vulnérables dans ces accidents, ce sont les conducteurs de taxi-moto.
Myra Sanuée a souligné que l’ONG en lui présentant son projet, sa société est descendue sur le terrain pour suivre comment les séances de sensibilisation se déroulent sur les différents sites. Et à voir le travail qui se fait, Lydia Ludic n’a pas hésité, selon elle, à soutenir l’activité. «C’est un début et nous espérons que les conducteurs de taxi-motos bénéficieront beaucoup de ces séances de sensibilisation», a-t-elle fait remarquer en promettant que la collaboration se poursuivra pour sauver des vies humaines.
Pour sa part, le chef de l’annexe spécial de Cotonou du CNSR, Eric Aristide Dégnonvi estime que l’action a été soutenue par le CNSR parce que la cible choisie par l’ONG est une cible vulnérable. «C’est le CNSR qui a les données sur les accidents de route. Et le point qui est fait chaque fin d’année montre que c’est dans le rang des conducteurs de taxi-moto qu’il y a trop d’accidents», révèle-t-il. C’est pourquoi, il a remercié Lydia Ludic pour avoir accepté de soutenir l'ONG ASPT dans cette activité qui, selon lui, doit mobiliser tous les acteurs qui s’engagent dans la sécurité routière. « Le CNSR est là pour un partenariat avec l’ONG et Lydia Ludic pour pérenniser ces séances de sensibilisation», promet-t-il.
Il faut signaler que la séance de sensibilisation est assurée avec les panneaux de signalisation mis à la disposition de l’ONG par Lydia Ludic et les cours sont assurés par Gilbert Houessin de l’Auto-école Mahudjro qui est en partenariat avec ASPT.

L’Organisation non gouvernementale Attention sécurité pour tous (ASPT) et la Société Lydia Ludic se mettent ensemble pour sauver des vies humaines. Avec la collaboration du Centre national de sécurité routière, elles sensibilisent tous les mercredis, les conducteurs de taxi-motos communément appelés Zémidjan sur le code de la route. Hier, mercredi 12 août, les responsables de ces différentes structures étaient aux côtés des conducteurs de Zémidjan sous le passage supérieur de Houéyiho dans la ville de Cotonou pour le même exercice.
Le conducteur de taxi-moto Léon Anonko se réjouit de la séance de sensibilisation organisée par l’Organisation non gouvernementale «Attention sécurité pour tous (ASPT) soutenue par la Société Lydia Ludic du groupe PEFACO. Sous le passage supérieur de Houéyiho hier, il a manqué de mots pour remercier cette ONG et surtout la société Lydia Ludic pour les matériels qui sont mis à leur disposition. Pour lui, ces séances de sensibilisation permettent à beaucoup d’entre eux conducteurs de comprendre un certain nombre de choses sur la sécurité routière qu’ils ignoraient en étant pourtant tous les jours sur les routes en train de conduire.
En initiant ces séances de sensibilisation, l’objectif de ASPT selon son président Bruno Ahouangan est de faire comprendre non seulement aux conducteurs de taxi-motos seuls les règles de la sécurité routière mais également à tous les usagers de la route afin de sauver des vies humaines. Et la finalité, ajoute-t-il, est de donner des permis gratuits à 2000 motocyclistes. C’est pourquoi, il informe que tous les mercredis les membres de son organisation réunissent les conducteurs sous le passage supérieur de Houéyiho de même que sur d’autres sites pour ces séances de sensibilisation.
Le président de l’ONG ASPT a remercié la société Lydia Ludic du groupe PEFACO qui a compris leur message en soutenant les activités de l’ONG. Car, dire à un conducteur de taxi-moto de payer les cours lui-même pour avoir le permis de conduire, n’est pas chose facile.
La sensibilisation avant tout
Bruno Ahouangan n’a pas oublié non plus le Centre national de sécurité routière qui est également à leur côté pour ces séances de sensibilisation qui, à son avis, interpelle tout le monde.
«Nous avons l’habitude de travailler dans le domaine social. Mais c’est la première fois que Lydia Ludic travaille dans la sécurité routière», a souligné la directrice commerciale, de la communication et des actions sociales de la société Lydia Ludic Myra Sanuée. Pour elle, sa société a accepté de soutenir l’ONG ASPT dans cette activité parce que le constat aujourd’hui est qu’il y a trop d’accidents de la circulation. Et les plus vulnérables dans ces accidents, ce sont les conducteurs de taxi-moto.
Myra Sanuée a souligné que l’ONG en lui présentant son projet, sa société est descendue sur le terrain pour suivre comment les séances de sensibilisation se déroulent sur les différents sites. Et à voir le travail qui se fait, Lydia Ludic n’a pas hésité, selon elle, à soutenir l’activité. «C’est un début et nous espérons que les conducteurs de taxi-motos bénéficieront beaucoup de ces séances de sensibilisation», a-t-elle fait remarquer en promettant que la collaboration se poursuivra pour sauver des vies humaines.
Pour sa part, le chef de l’annexe spécial de Cotonou du CNSR, Eric Aristide Dégnonvi estime que l’action a été soutenue par le CNSR parce que la cible choisie par l’ONG est une cible vulnérable. «C’est le CNSR qui a les données sur les accidents de route. Et le point qui est fait chaque fin d’année montre que c’est dans le rang des conducteurs de taxi-moto qu’il y a trop d’accidents», révèle-t-il. C’est pourquoi, il a remercié Lydia Ludic pour avoir accepté de soutenir l'ONG ASPT dans cette activité qui, selon lui, doit mobiliser tous les acteurs qui s’engagent dans la sécurité routière. « Le CNSR est là pour un partenariat avec l’ONG et Lydia Ludic pour pérenniser ces séances de sensibilisation», promet-t-il.
Il faut signaler que la séance de sensibilisation est assurée avec les panneaux de signalisation mis à la disposition de l’ONG par Lydia Ludic et les cours sont assurés par Gilbert Houessin de l’Auto-école Mahudjro qui est en partenariat avec ASPT.

En l’absence d’un groupement national des sapeurs-pompiers, certaines mairies rivalisent d’initiatives et d’ingéniosité. A Djougou, la localité d’Evreux en France a permis de mettre en place une caserne qui couvre la commune et supervise celles de Bassila et de Tanguiéta.
Ils sont instituteur, menuisier, entrepreneur agricole, mécanicien ou agent d’hygiène et travaillent en tant que sapeurs-pompiers volontaires. La caserne qu’a fait construire pour eux la mairie de Djougou, se dresse à quelques encablures du stade Atchoucouma de la ville et juste à côté du Somouhébou, le marché des ressortissants de l’Atacora.
Créée depuis 2000, la caserne a été dotée au fil du temps en moyens matériels nécessaires pour leur permettre d’accomplir leur mission. «La caserne des sapeurs-pompiers volontaires est née de la coopération entre Evreux et la ville de Djougou. Suite à sa visite dans notre commune, une délégation de cette localité française, s’est rendu compte qu’il y avait beaucoup de maisons en pailles ici sans qu’il n’y ait un groupement de sapeurs- pompiers. C’est alors que le maire d’Evreux, Roland Plaisance, a dépêché une équipe de 3 personnes dirigée par un pompier professionnel qui a créé la caserne de Djougou», se souvient le sergent civil Mamame Thédjoucou, responsable du groupement des sapeurs-pompiers volontaires de Djougou. Comme lui, 12 autres agents travaillent à temps partiel pour la caserne.
Mamame Thédjoucou était menuisier-coffreur avant d’être formé par la délégation française. Depuis la création du groupement en 2000, il cumule ce métier avec ses nouvelles fonctions de sapeur-pompier volontaire. Après une série de stages en France notamment à l’Ecole départementale des sapeurs-pompiers civils d’Evreux, il a été fait sergent et autorisé à former des agents surplace. «Ce matériel que vous voyez, s’appelle un lance-monitor. Il n’existe nulle part ailleurs au Bénin. Il sert à éteindre les grands feux à distance, environ cent mètres. La mise en place d’une Association franco-béninoise des sapeurs-pompiers a facilité au profit de la coummune la dotation en matériel. Cette organisation initiée à Evreux en France qui a pour mission d’œuvrer pour la sauvegarde des intérêts des sapeurs-pompiers, nous aide à collecter du matériel qui nous est convoyé», déclare fièrement Mamame Thédjoucou.
L’intercommunalité des sapeurs-pompiers
«La coopération entre les sapeurs-pompiers de Djougou, ceux de Bassila et de Tanguiéta remonte respectivement à 2008 et 2010. Bassila est en coopération avec une ville allemande qui les a dotés d’un véhicule dont ils n’avaient pas une bonne maîtrise en 2008. Tanguiéta a acquis un véhicule pouvant évoluer aussi bien en milieu urbain que rural, et un autre spécialisé dans l’extinction des feux de forêt. Nous les avons aidés à acquérir, à entretenir le matériel et à former les agents», raconte-t-il. Avec le développement de l’intercommunalité entre Bassila, Djougou et Tanguiéta, un groupement intercommunal a été mis en place. Pour le doter en moyens susceptibles de l’aider à réaliser sa mission, chaque commune est chargée de verser une somme donnée par an. Djougou verse 2 millions de F CFA, Bassila 1,8 million et Tanguiéta 1,5 million. Le sergent Mamame Thédjoucou est alors chargé de la supervision de la trentaine de sapeurs-pompiers volontaires dans les trois communes. «Chaque fois que le véhicule sort, il y a une fiche de sortie des secours qui renseigne sur l’action, les paramètres d’intervention et le kilométrage», explique-t-il. Malgré les moyens propres dont il dispose et son statut de groupement non étatique, le groupement des sapeurs-pompiers volontaires de Djougou dépend du Groupement national des sapeurs pompiers (GNSP) de Natitingou à qui il produit des rapports trimestriels.
Aucune subvention
Le GNSP ne leur octroie cependant aucune subvention. Comme Mamame Thédjoucou, les sapeurs-pompiers volontaires reçoivent une allocation forfaitaire par heure d’intervention. « Moi, je suis à 250 francs l’heure. Les autres, selon leurs postes, perçoivent entre 190 et 210 francs par heure. Mais certaines communes ne versent généralement pas à temps les cotisations. Ce qui retarde le paiement et joue sur l’entretien des véhicules. De plus, le carburant nous fait beaucoup dépenser. Parfois, nous ne pouvons pas intervenir faute de carburant. A cela, il faut ajouter les frais de communication qui sont à nos charges. Parfois je suis obligé d’utiliser mes propres sous au risque de voir des vies humaines être sacrifiées », confie-t-il. Si lui a été recruté à la mairie de Djougou comme agent de transmission, parmi ses autres collègues, il y a des artisans, des instituteurs etc. qui ont des charges familiales et pour lesquelles il n’est pas toujours facile de travailler dans des conditions précaires. Ce qui conduit parfois certains d’entre eux à démissionner, indique le sergent Mamame Thédjoucou, responsable des sapeurs-pompiers de Djougou.
Société 13 août 2015

En l’absence d’un groupement national des sapeurs-pompiers, certaines mairies rivalisent d’initiatives et d’ingéniosité. A Djougou, la localité d’Evreux en France a permis de mettre en place une caserne qui couvre la commune et supervise celles de Bassila et de Tanguiéta.
Ils sont instituteur, menuisier, entrepreneur agricole, mécanicien ou agent d’hygiène et travaillent en tant que sapeurs-pompiers volontaires. La caserne qu’a fait construire pour eux la mairie de Djougou, se dresse à quelques encablures du stade Atchoucouma de la ville et juste à côté du Somouhébou, le marché des ressortissants de l’Atacora.
Créée depuis 2000, la caserne a été dotée au fil du temps en moyens matériels nécessaires pour leur permettre d’accomplir leur mission. «La caserne des sapeurs-pompiers volontaires est née de la coopération entre Evreux et la ville de Djougou. Suite à sa visite dans notre commune, une délégation de cette localité française, s’est rendu compte qu’il y avait beaucoup de maisons en pailles ici sans qu’il n’y ait un groupement de sapeurs- pompiers. C’est alors que le maire d’Evreux, Roland Plaisance, a dépêché une équipe de 3 personnes dirigée par un pompier professionnel qui a créé la caserne de Djougou», se souvient le sergent civil Mamame Thédjoucou, responsable du groupement des sapeurs-pompiers volontaires de Djougou. Comme lui, 12 autres agents travaillent à temps partiel pour la caserne.
Mamame Thédjoucou était menuisier-coffreur avant d’être formé par la délégation française. Depuis la création du groupement en 2000, il cumule ce métier avec ses nouvelles fonctions de sapeur-pompier volontaire. Après une série de stages en France notamment à l’Ecole départementale des sapeurs-pompiers civils d’Evreux, il a été fait sergent et autorisé à former des agents surplace. «Ce matériel que vous voyez, s’appelle un lance-monitor. Il n’existe nulle part ailleurs au Bénin. Il sert à éteindre les grands feux à distance, environ cent mètres. La mise en place d’une Association franco-béninoise des sapeurs-pompiers a facilité au profit de la coummune la dotation en matériel. Cette organisation initiée à Evreux en France qui a pour mission d’œuvrer pour la sauvegarde des intérêts des sapeurs-pompiers, nous aide à collecter du matériel qui nous est convoyé», déclare fièrement Mamame Thédjoucou.
L’intercommunalité des sapeurs-pompiers
«La coopération entre les sapeurs-pompiers de Djougou, ceux de Bassila et de Tanguiéta remonte respectivement à 2008 et 2010. Bassila est en coopération avec une ville allemande qui les a dotés d’un véhicule dont ils n’avaient pas une bonne maîtrise en 2008. Tanguiéta a acquis un véhicule pouvant évoluer aussi bien en milieu urbain que rural, et un autre spécialisé dans l’extinction des feux de forêt. Nous les avons aidés à acquérir, à entretenir le matériel et à former les agents», raconte-t-il. Avec le développement de l’intercommunalité entre Bassila, Djougou et Tanguiéta, un groupement intercommunal a été mis en place. Pour le doter en moyens susceptibles de l’aider à réaliser sa mission, chaque commune est chargée de verser une somme donnée par an. Djougou verse 2 millions de F CFA, Bassila 1,8 million et Tanguiéta 1,5 million. Le sergent Mamame Thédjoucou est alors chargé de la supervision de la trentaine de sapeurs-pompiers volontaires dans les trois communes. «Chaque fois que le véhicule sort, il y a une fiche de sortie des secours qui renseigne sur l’action, les paramètres d’intervention et le kilométrage», explique-t-il. Malgré les moyens propres dont il dispose et son statut de groupement non étatique, le groupement des sapeurs-pompiers volontaires de Djougou dépend du Groupement national des sapeurs pompiers (GNSP) de Natitingou à qui il produit des rapports trimestriels.
Aucune subvention
Le GNSP ne leur octroie cependant aucune subvention. Comme Mamame Thédjoucou, les sapeurs-pompiers volontaires reçoivent une allocation forfaitaire par heure d’intervention. « Moi, je suis à 250 francs l’heure. Les autres, selon leurs postes, perçoivent entre 190 et 210 francs par heure. Mais certaines communes ne versent généralement pas à temps les cotisations. Ce qui retarde le paiement et joue sur l’entretien des véhicules. De plus, le carburant nous fait beaucoup dépenser. Parfois, nous ne pouvons pas intervenir faute de carburant. A cela, il faut ajouter les frais de communication qui sont à nos charges. Parfois je suis obligé d’utiliser mes propres sous au risque de voir des vies humaines être sacrifiées », confie-t-il. Si lui a été recruté à la mairie de Djougou comme agent de transmission, parmi ses autres collègues, il y a des artisans, des instituteurs etc. qui ont des charges familiales et pour lesquelles il n’est pas toujours facile de travailler dans des conditions précaires. Ce qui conduit parfois certains d’entre eux à démissionner, indique le sergent Mamame Thédjoucou, responsable des sapeurs-pompiers de Djougou.
Société 13 août 2015

La journée de ce jeudi 13 août est décisive pour la Commission spéciale chargée d’écouter le député Barthélémy Kassa, ex-ministre en charge de l’Eau, poursuivi par l’Etat béninois pour détournement et/ou complicité de détournement de deniers publics dans la gestion du PPEA II financé par les partenaires hollandais.
La commission présidée par le deuxième secrétaire parlementaire, Alexis Agbéléssessi donne en effet ce jour son avis sur le dossier et va déposer son rapport sur la table du président de l’Assemblée nationale. Elle dira si l’immunité parlementaire de Barthélémy Kassa doit être levée ou pas pour lui permettre de comparaître devant la Haute cour de Justice. Mais en attendant cet avis, la commission a poursuivi toute la journée d’hier ses travaux à Cotonou. Elle a jugé encore opportun hier d’auditionner à nouveau Barthélémy Kassa au regard des nouveaux éléments versés au dossier par le Procureur général près la Cour d’appel de Cotonou via le ministre en charge de la Justice. Comme lundi dernier, l’ex-ministre en charge de l’Eau a été encore criblé de questions par les commissaires déterminés à savoir la vérité sur ce dossier de prévarication qui ternit l’image du Bénin pays à l’international.
Selon des sources concordantes, la commission a clôturé définitivement hier l’audition de Barthélémy Kassa. Elle était sur le point de boucler ses travaux hier, c'est-à-dire émettre son avis et finaliser la rédaction du rapport quand elle a été frappée de plein fouet par une coupure de l’électricité. Laquelle coupure a plongé toute la salle où se déroulent les travaux dans l’obscurité. Les commissaires ont dû suspendre le boulot pour ce matin, espérant que l’énergie électrique va revenir. Pendant ce temps, Barthélémy Kassa devra retenir son souffle pour voir si ses collègues membres de la commission vont le livrer ou pas à la Haute cour de Justice. Mais il faut préciser que l’avis de la commission spéciale ne lie pas la Conférence des présidents encore moins la plénière qui a le dernier mot. La plénière prévue pour le lundi 17 août prochain peut décider d’entériner ou de rejeter la décision de la commission Alexis Agbéléssessi. Th. C.N
Actualités 13 août 2015