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Nouvelles

Passation de service à l’hôtel de ville de Parakou: Le maire Souradjou K. Adamou dévoile ses ambitions

Installé le 29 juillet dernier, le nouveau Conseil municipal de Parakou entre officiellement en fonction. C’est à la faveur de la cérémonie de passation de charges qui a eu lieu hier mardi 11 août entre le maire sortant Soulé Alagbé et le nouveau, Souradjou Karimou Adamou. Occasion pour le maire entrant de lever le voile sur ses priorités à la tête de la municipalité.

Que de bonnes intentions ! Le nouveau maire de Parakou, Souradjou K. Adamou, a dévoilé hier ses ambitions pour la ville. Cinq domaines, à savoir la réforme de l’administration municipale, la dynamisation de l’économie locale, l’aménagement du territoire, l’éducation, la santé et les affaires sociales, et la coopération décentralisée, constitueront les axes prioritaires des actions de son équipe. « Notre ambition sera de rendre l’administration municipale plus innovante et plus performante au service et à l’écoute des citoyens », indique le nouveau patron désormais aux commandes après sept ans de gestion du maire Soulé Alagbé. En présence des forces vives de la commune, autorités politico-administratives, parents et amis, Souradjou Karimou Adamou promet d'améliorer la performance globale de la mairie en termes d’amélioration de la qualité de services offerts aux usagers, de la dépense publique locale, du système de passation des marchés, de la gestion du foncier. Il entend même engager la mairie dans un processus de certification ISO en réduisant les dysfonctionnements et les faux frais.
En ce qui concerne l’économie locale, le nouveau maire envisage avec son équipe un plaidoyer auprès des autorités à divers niveaux pour la réhabilitation et l’installation de grandes unités industrielles, la création d’entreprises viables.
Dans le domaine de l’assainissement et de l’urbanisme, le défi principal sera de concevoir et de mettre en œuvre un programme d’aménagement qui prend en compte la construction des voies pavées, des caniveaux, l’ouverture et l’aménagement des voies dans les arrondissements et les quartiers périphériques, souligne-t-il. Création de nouvelles cités standardisées et d’une gare unique pour tous les bus qui transitent ou stationnent à Parakou, délivrance du permis de construire avant tout projet de construction, dotation de la municipalité d’un nouvel hôtel de ville, reboisement des artères, aménagement des espaces verts de la ville, sont autant de projets qui retiendront l’attention de l’équipe désormais qui vient de prendre les rênes de la municipalité de Parakou.

Education, coopération et autres perspectives

Sur le plan de l’éducation, les actions prioritaires de Souradjou Karimou Adamou et des autres membres du Conseil municipal tels que dévoilés hier, s’articulent autour de : la poursuite de la construction des salles de classe, la dotation de bibliothèques et salles informatiques dans les établissements, l’organisation des travaux dirigés pour les élèves candidats aux différents examens de fin d’année, la dynamisation de la coopération entre la mairie et l’université de Parakou.
Aussi, l’amélioration du plateau technique des centres de santé de la ville, la construction et la revalorisation des infrastructures sportives et de loisirs, la dynamisation et la signature d’accords de coopération avec des communes étrangères figurent-elles en bonne place dans la feuille de route de la nouvelle équipe municipale de Parakou.
Ces ambitions quoique nobles, restent pour le moment à l’étape de mots. L’ancien maire Soulé Alagbé, le personnel et la cellule syndicale de l’hôtel de ville ont martelé qu’ils ne ménageront pas leurs efforts en vue d’accompagner la nouvelle équipe dans la réalisation des objectifs. Mais aussi, faudrait-il mettre ces agents dans de bonnes conditions pour espérer d’eux de meilleurs résultats. «Nous aurons pour credo ‘’servir les populations’’ et non ‘’se servir’’», insiste Maryse Agoua au nom du syndicat.

Qui est Souradjou Karimou Adamou ?

Né le 28 février 1976, Souradjou Karimou Adamou, nouveau maire de Parakou, est contrôleur de gestion et spécialiste en finances, planification et développement local. C’est donc un homme du sérail qui prend les rênes des affaires de la cité de Kobourou. En instance de soutenance d’une thèse de doctorat (PhD) en économie coopérative, gestion et développement après une maîtrise et un diplôme d’études approfondies (DEA) en finances et contrôle de gestion, il était depuis avril 2012 directeur régional d’exploitation Zone Nord de la Société nationale pour la promotion agricole (SONAPRA) où il avait également occupé le poste de chef service logistique et transport. Mais avant, Souradjou Karimou Adamou a travaillé à la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (CCIB) puis à la Société de gestion des marchés de Parakou (SGMP) ainsi qu’à African Consulting Company, un bureau d’études en management et marketing dont il fut directeur général de 2000 à 2012.
Aussi, celui qui est désormais maire de la 3e ville à statut particulier, est-il chargé de cours de gestion et d’analyse financière à l’université de Parakou.

C.U.P.

Actualités 11 août 2015


Pour permettre aux populations béninoises de s’épanouir: Les offres vacances de Moov-Bénin à ses abonnés

Le Réseau de téléphonie mobile Moov-Bénin met à la disposition de ses abonnés des offres pour la période des vacances. Ces offres qui varient selon les différentes catégories d’abonnés ont été portées à la connaissance du public hier lundi 10 août au cours d’une conférence de presse animée au Novotel Hôtel de Cotonou par le directeur général de Moov Bénin Ahmed El Attat, qui était entouré de ses collaborateurs.

Les abonnés de la téléphonie mobile Moov-Bénin et les vacanciers en particulier peuvent désormais se frotter les mains. Le leader de la téléphonie mobile au Bénin met à leur disposition, de nouvelles offres pour les vacances.

En effet, pour répondre efficacement aux besoins de ses consommateurs, Moov-Bénin s’est inscrit dans une nouvelle dynamique et s’est fixé comme credo, la conception de produits et services innovants et fortement adaptés au mode de consommation de la population. C’est ainsi qu’en ces périodes des vacances, l’opérateur à travers les nouveaux produits et services qu’il met sur le marché, offre le produit nécessaire à la satisfaction et à l’épanouissement de chaque catégorie d’abonnés.
En décidant de mettre de nouvelles offres à la disposition de ses abonnés, le Réseau entend faire comprendre à ses consommateurs, qu’il est proche de leurs besoins et fidèle à leurs attentes. De même, par la sortie médiatique d’hier, les responsables entendent informer et sensibiliser les abonnés sur les produits et services innovants en ces périodes de vacances ; puis présenter les avantages de chaque produit et service de manière transparente aux abonnés.

La vision de Moov-Bénin

Le directeur général de Moov-Bénin, Ahmed El Attat, en donnant le top de la conférence de presse hier, a fait savoir que «Offres pour vacances, ce n’est qu’un début». Car pour lui, l’objectif de son réseau est d’être à l’écoute tous les jours de sa clientèle. «Vous pouvez nous faire confiance, nous sommes toujours à votre écoute», a indiqué Ahmed El Attat qui rassure les abonnés Moov-Bénin, des garanties qu’ils auront en adoptant les nouvelles offres mises à leur disposition.
Pour sa part, Cyrille Akpi a réaffirmé la vision du Réseau Moov-Bénin en indiquant que la conférence de presse d’hier a été organisée à double titre. D’abord, les journalistes ont été invités entant que vecteurs de l’information. Car, c’est eux qui, selon lui, doivent porter à la connaissance du public et surtout plus loin les avantages des nouvelles offres qui viennent d’être rendues publiques. En deuxième lieu, ils sont invités en tant qu’abonnés du Réseau à également bénéficier des avantages de ces nouvelles offres.
Revenant à la vision proprement dite du réseau, Cyrille Akpi souligne qu’elle n’a pas changé. «Nous sommes et nous envisageons être toujours leader dans la téléphonie mobile au Bénin», indique-t-il. Moov-Bénin, selon lui, mise toujours sur la technologie qui va différencier le réseau par rapport à d’autres.


Les différentes offres

Eric Pingda Nougtara sera chargé de présenter les différentes offres. Il s’agit en réalité des offres Grand public ; des offres du segment First et des offres du segment jeune en particulier la compétition Moov Dance Crew.
Pour ce qui concerne les offres Grand public, elles partent de la Promo carte Sim Moov à 250 FCFA. Jusqu’au 29 septembre prochain, les cartes Sim Moov sont vendues à 250 FCFA au lieu de 500 FCFA.
Moov Tarif offre la possibilité aux abonnés d’appeler avec 1 FCFA du Réseau Moov vers les autres réseaux. Tandis que Moov bonus+ permet d’appeler aujourd’hui pour profiter d’un bonus demain. Ici, il suffit de taper *141 # pour avoir un bonus de 100% sur une consommation journalière d’au moins 200 FCFA vers Moov, puis un bonus non cumulable et valable vers Moov le lendemain de 13h à 15h.
En ce qui concerne l’offre relative à Moov Forfait voix, elle est de trois catégories. La première offre un forfait de 100 FCFA pour 5 minutes d’appel vers Moov, la deuxième est 250 FCFA pour 30 minutes d’appel vers Moov et la troisième, 500 FCFA pour 60 minutes d’appel vers Moov. Pour bénéficier de ce service, il suffit de taper *133*montant du forfait #.
L’offre relative à Bonjour Bénin ! permet à un abonné de réactiver son numéro dont la Sim était inactive pendant au moins un mois. L’abonné met la carte Sim en service avec 3 minutes gratuites utilisables vers Moov entre 6 heures et 9 heures et communique aussi à 0,5 FCFA par seconde toute la journée. Pour bénéficier de cette offre, il suffit de taper *133*1#.
A propos de l’offre Moov Forfait inter, elle permet d’appeler à l’international à moins de 1FCFA par seconde. Avec cette offre, l’abonné peut appeler Nigeria, USA, France, Inde et Chine à 250 FCFA pendant 5 minutes; appeler Moov-Togo, Moov-Côte d’Ivoire avec 450 FCFA en 5 minutes et enfin appeler Burkina Faso, Niger, Maroc et Guinée Equatoriale avec 800 FCFA en 5 minuites.
Quant aux offres pour les jeunes, elles se rapportent au tarif Epiq et avantages. Le Réseau Moov-Bénin dans ce cadre a prévu une compétition qui sera organisée avec des artistes commis à cet effet avec une collaboration de la Chaîne de télévision Trace Urban.
Moov Promo Forfait internet vacances permet aux jeunes d’avoir accès à la connexion avec 250 FCFA pour 100 Mo et 2 000 FCFA pour 400Mo. Pour bénéficier de cette offre, il suffit de taper *375*9# suivi des instructions. Le Forfait 100Mo est valable pour 24 heures et le Forfait 400Mo est valable pour 7 jours.
L’offre Promo SMS Bomi quant à elle permet d’envoyer des messages même si l’abonné ne dispose pas de crédit. Pour y accéder, il faut taper *350# numéro de l’abonné#

Société 10 août 2015


Pour permettre aux populations béninoises de s’épanouir: Les offres vacances de Moov-Bénin à ses abonnés

Le Réseau de téléphonie mobile Moov-Bénin met à la disposition de ses abonnés des offres pour la période des vacances. Ces offres qui varient selon les différentes catégories d’abonnés ont été portées à la connaissance du public hier lundi 10 août au cours d’une conférence de presse animée au Novotel Hôtel de Cotonou par le directeur général de Moov Bénin Ahmed El Attat, qui était entouré de ses collaborateurs.

Les abonnés de la téléphonie mobile Moov-Bénin et les vacanciers en particulier peuvent désormais se frotter les mains. Le leader de la téléphonie mobile au Bénin met à leur disposition, de nouvelles offres pour les vacances.

En effet, pour répondre efficacement aux besoins de ses consommateurs, Moov-Bénin s’est inscrit dans une nouvelle dynamique et s’est fixé comme credo, la conception de produits et services innovants et fortement adaptés au mode de consommation de la population. C’est ainsi qu’en ces périodes des vacances, l’opérateur à travers les nouveaux produits et services qu’il met sur le marché, offre le produit nécessaire à la satisfaction et à l’épanouissement de chaque catégorie d’abonnés.
En décidant de mettre de nouvelles offres à la disposition de ses abonnés, le Réseau entend faire comprendre à ses consommateurs, qu’il est proche de leurs besoins et fidèle à leurs attentes. De même, par la sortie médiatique d’hier, les responsables entendent informer et sensibiliser les abonnés sur les produits et services innovants en ces périodes de vacances ; puis présenter les avantages de chaque produit et service de manière transparente aux abonnés.

La vision de Moov-Bénin

Le directeur général de Moov-Bénin, Ahmed El Attat, en donnant le top de la conférence de presse hier, a fait savoir que «Offres pour vacances, ce n’est qu’un début». Car pour lui, l’objectif de son réseau est d’être à l’écoute tous les jours de sa clientèle. «Vous pouvez nous faire confiance, nous sommes toujours à votre écoute», a indiqué Ahmed El Attat qui rassure les abonnés Moov-Bénin, des garanties qu’ils auront en adoptant les nouvelles offres mises à leur disposition.
Pour sa part, Cyrille Akpi a réaffirmé la vision du Réseau Moov-Bénin en indiquant que la conférence de presse d’hier a été organisée à double titre. D’abord, les journalistes ont été invités entant que vecteurs de l’information. Car, c’est eux qui, selon lui, doivent porter à la connaissance du public et surtout plus loin les avantages des nouvelles offres qui viennent d’être rendues publiques. En deuxième lieu, ils sont invités en tant qu’abonnés du Réseau à également bénéficier des avantages de ces nouvelles offres.
Revenant à la vision proprement dite du réseau, Cyrille Akpi souligne qu’elle n’a pas changé. «Nous sommes et nous envisageons être toujours leader dans la téléphonie mobile au Bénin», indique-t-il. Moov-Bénin, selon lui, mise toujours sur la technologie qui va différencier le réseau par rapport à d’autres.


Les différentes offres

Eric Pingda Nougtara sera chargé de présenter les différentes offres. Il s’agit en réalité des offres Grand public ; des offres du segment First et des offres du segment jeune en particulier la compétition Moov Dance Crew.
Pour ce qui concerne les offres Grand public, elles partent de la Promo carte Sim Moov à 250 FCFA. Jusqu’au 29 septembre prochain, les cartes Sim Moov sont vendues à 250 FCFA au lieu de 500 FCFA.
Moov Tarif offre la possibilité aux abonnés d’appeler avec 1 FCFA du Réseau Moov vers les autres réseaux. Tandis que Moov bonus+ permet d’appeler aujourd’hui pour profiter d’un bonus demain. Ici, il suffit de taper *141 # pour avoir un bonus de 100% sur une consommation journalière d’au moins 200 FCFA vers Moov, puis un bonus non cumulable et valable vers Moov le lendemain de 13h à 15h.
En ce qui concerne l’offre relative à Moov Forfait voix, elle est de trois catégories. La première offre un forfait de 100 FCFA pour 5 minutes d’appel vers Moov, la deuxième est 250 FCFA pour 30 minutes d’appel vers Moov et la troisième, 500 FCFA pour 60 minutes d’appel vers Moov. Pour bénéficier de ce service, il suffit de taper *133*montant du forfait #.
L’offre relative à Bonjour Bénin ! permet à un abonné de réactiver son numéro dont la Sim était inactive pendant au moins un mois. L’abonné met la carte Sim en service avec 3 minutes gratuites utilisables vers Moov entre 6 heures et 9 heures et communique aussi à 0,5 FCFA par seconde toute la journée. Pour bénéficier de cette offre, il suffit de taper *133*1#.
A propos de l’offre Moov Forfait inter, elle permet d’appeler à l’international à moins de 1FCFA par seconde. Avec cette offre, l’abonné peut appeler Nigeria, USA, France, Inde et Chine à 250 FCFA pendant 5 minutes; appeler Moov-Togo, Moov-Côte d’Ivoire avec 450 FCFA en 5 minutes et enfin appeler Burkina Faso, Niger, Maroc et Guinée Equatoriale avec 800 FCFA en 5 minuites.
Quant aux offres pour les jeunes, elles se rapportent au tarif Epiq et avantages. Le Réseau Moov-Bénin dans ce cadre a prévu une compétition qui sera organisée avec des artistes commis à cet effet avec une collaboration de la Chaîne de télévision Trace Urban.
Moov Promo Forfait internet vacances permet aux jeunes d’avoir accès à la connexion avec 250 FCFA pour 100 Mo et 2 000 FCFA pour 400Mo. Pour bénéficier de cette offre, il suffit de taper *375*9# suivi des instructions. Le Forfait 100Mo est valable pour 24 heures et le Forfait 400Mo est valable pour 7 jours.
L’offre Promo SMS Bomi quant à elle permet d’envoyer des messages même si l’abonné ne dispose pas de crédit. Pour y accéder, il faut taper *350# numéro de l’abonné#

Société 10 août 2015


Conseil communal d’Allada: L’AND et l’alliance Eclaireur dénoncent une installation à marche forcée

L’ensemble des conseillers communaux AND et de l’alliance Eclaireur d’Allada désapprouve la cérémonie d’installation du Conseil communal puis l’élection au poste de maire de Mathias Djigla, vendredi 31 juillet dernier. Ils ont fait cette déclaration au cours d’un point de presse organisé hier, lundi 10 août au CODIAM à Cotonou.

Les conseillers communaux de l’AND et de l’alliance Eclaireur élus lors des élections municipales et communales de juin dernier à Allada, estiment avoir été brimés lors de la proclamation des résultats par la CENA puis l’installation du Conseil communal et l’élection du bureau de la mairie. Aussi, n’entendent-ils pas se laisser faire. C’est ce qu’a indiqué, au cours d’un point de presse, tenu hier lundi 10 août au CODIAM, le conseiller élu d’Allada dans l’arrondissement de Sékou, Léon Aganon. Il était avec les conseillers Lionel Chobli, Lucien Goudjinou Guillaume et Jean-Baptiste Koudjènou. A l’occasion, c’est au conseiller élu dans l’arrondissement d’Attogon, Lionel Chobli, qu’il est revenu au nom et par délégation du bureau exécutif national de l’AND, ensemble avec les représentants de l’alliance Eclaireur dans la commune d’Allada de lire leur déclaration.

Par sa sortie d’hier, a indiqué Lionel Chobli, le groupe AND-Eclaireur entendait attirer l’attention de l’opinion publique nationale et internationale « sur le déroulement des faits graves et injustes occasionnés par les leaders d’un groupe sorti minoritaire à l’issue des élections municipale, communale et locale à Allada ». Cette situation, a-t-il déploré, a troublé la paix sociale dans la commune jusqu’à faire couler le sang de certains concitoyens et résidants qui, jeudi 30 juillet dernier, ne revendiquaient que pacifiquement le respect de leur choix électoral et le rétablissement de leurs droits. Tout serait, selon la déclaration, partie du retrait du siège de l’arrondissement de Tokpa remporté par l’AND pour l’attribuer à la candidate de l’UB, lors de la proclamation des résultats.
En effet, à suivre Lionel Chobli, après le décompte, la centralisation et l’affichage des résultats approuvés par le coordonnateur de la CENA pour la commune d’Allada, ce siège a été remporté par l’AND avec 762 voix contre 572 pour l’alliance UB. Ce résultat, poursuit-il, avait même été assorti des félicitations de la candidate UB battue, à son challenger de l’AND.
Une telle substitution a surpris les populations de Tokpa. Ainsi, passé l’effet de surprise, elles s’étaient soulevées pour exiger la justice et le rétablissement pur et simple de leur élu dans ses droits. D’ailleurs, face au silence de la CENA, le litige fait désormais l’objet d’un recours formé devant la Cour suprême. Un autre contentieux a également cours dans l’arrondissement de Togoudo, contre l’élection jugée illégale d’un autre candidat UB, a laissé entendre Lionel Chobli.

Une ambiance regrettable

Interviendra alors la convocation des conseillers, jeudi 30 juillet dernier, en vue de leur installation, laquelle, selon Lionel Chobli, ne s’est pas déroulée dans les conditions adéquates, de confiance, de sécurité et de sincérité. Il a fait remarquer que dès 6 h, les populations, sans qu’il ne fut aisé de distinguer leurs bords politiques, se sont mobilisées aux abords de la mairie pour en empêcher l’accès. Elles seront rejointes par celles de Tokpa qui n’entendaient pas voir la candidate qu’elles n’avaient pas élu, être installée. Face à cette situation, dira Lionel Chobli, les élus AND et de l’alliance Eclaireur qui ne pouvaient accéder au lieu à 10 h, ont dû battre en retraite tout comme ceux de l’UB et les membres de la délégation arrivée de la préfecture pour diriger la cérémonie. Mais grande sera leur surprise de constater que les élus UB, après avoir forcé le passage, ont par la suite investi la mairie vers les cours de 14 h pour procéder entre eux, à l’installation du Conseil communal et l’élection d’un maire avec la complicité d’un membre de la délégation préfectorale. C’était, non sans avoir réprimé, blessé et usé de violence à coups de grenade et de gaz lacrymogène sur les populations qui révoltées davantage, ont fait brûler des pneus et barrer la voie inter-Etats.
Estimant que cette installation a été effectuée à marche forcée dans la violence et l’injustice, le groupe AND et alliance Eclaireur demande son invalidation pure et simple par le préfet de l’Atlantique et du Littoral. Il exige l’annulation de l’élection du maire qui a eu lieu jeudi 30 juillet à Allada et la prise de responsabilité de la tutelle, à savoir les ministres de l’Intérieur et de la Décentralisation afin de constater que le Conseil communal n’a pu être installé dans les normes et la forme à la date prévue par les textes.

Politique 10 août 2015


Deux Nigérians poursuivis pour association de malfaiteurs (12e dossier): L’accusé Divine Obi tombe lourdement à l’audience, la cause renvoyée

Ce sont deux Nigérians, accusés des crimes d’association de malfaiteurs, de vol qualifié et de coups et blessures volontaires, qui comparaissaient devant la Cour d’assises de Cotonou, en sa deuxième session de l’année 2015, hier lundi 10 août. Divine Obi et Ifeanyi Moses Ofoukwu alias Chief Okofor, la quarantaine, sont présentés comme les braqueurs de la Recette-perception de Grand-Popo en 2006. Ils sont défendus par Mes Vincent Tohozin, Julien Togbadja et Bonaventure Essou. La cour de céans est présidée par Saturnin Calixte Avognon, assisté de William Kodjoh Kpakpassou et Virgile Kpomalègni (assesseurs) puis de Benoît Gbènassoua, Zanmènou Louis Hounkanrin, Hounyèmè Honoré Mello, François Koundé et Osséni Abiossè (jurés, le dernier étant suppléant). Des débats, Me Théogène Zountchékon, greffier, a assuré la transcription.

Les faits dont répondent les accusés remontent au 29 août 2006. Ce jour-là, à Grand-Popo, aux environs de 13h, Divine Obi, Ifeanyi Moses Ofoukwu alias Chief Okofor, un certain Bidémi Bada dit Coach et un autre non encore identifié, armés de fusils auraient fait irruption dans le logement de fonction de Cyrille Agnandji, receveur de la Recette des Impôts de Grand-Popo. Sous la menace d’armes à feu, ils ont tenu en respect Cyrille Agnandji et toute sa famille. Après avoir enfermé ses enfants dans une chambre, ils lui ont porté des coups et fait des blessures pour le contraindre vainement à leur ouvrir la porte de la caisse et à leur remettre la clé du coffre-fort de la Recette-perception. Tous les bureaux étaient passés aux peignes fins. Aux environs de 15h, chaque usager et employé de la Recette-perception était pris en charge par les malfrats. Ils auraient été roués de coups, dessaisis de leurs portables et de leur argent avant d’être enfermés dans un local de la Recette-perception. Michel Wongla, le caissier aurait été accueilli dans les mêmes conditions et contraint d’ouvrir le coffre-fort de la Recette d’où les malfrats auraient soustrait 10 000 000 F CFA avant de s’emparer des 8 639 719 F CFA se trouvant sous une trappe. A la fin, ils auraient enfermé toutes leurs victimes dans le magasin de la Recette avant de s’enfuir. Les bulletins N°1 de leurs casiers judiciaires ne portent mention d’aucune condamnation. Et il ressort du rapport d’expertise médico-psychiatrique des accusés qu’ils ne présentaient aucun trouble mental ni d’antécédent psychiatrique pouvant abolir le contrôle de leurs actes au moment des faits.

L’arrêt de renvoi renseigne par ailleurs que le receveur n’ayant pas donné la combinaison du coffre-fort, les malfrats ont maintenu leurs otages sous pression jusqu’à 15h, attendant l’arrivée des autres employés. C’est ainsi que le caissier Michel Wongla aurait été pris en charge… Et suite aux dénonciations de Watchiou Souin, le nommé Moukaramou Otekpola a été arrêté. Courant 2007, Chief Okofor et Divine, détenus à la prison civile de Cotonou dans le cadre du braquage du véhicule SAGAM (intervenu le 6 décembre 2006 derrière la présidence de la République) ont été identifiés par certaines personnes victimes du braquage de la Recette-perception de Grand-Popo…

Ils nient les faits

Les accusés passent déposer à la barre. Dans un français approximatif, ils plaident non coupables et quand ils n’en peuvent plus, ils y vont en anglais pour mieux se faire comprendre. Le traducteur joue alors sa partition. Parfois, un des accusés a le sentiment qu’il ne traduit pas bien ses pensées et le reprend. Le premier à déposer, Chief Okofor, raconte que le jour des faits, il était au Nigeria, vaquant à ses affaires. Et s’il a été en prison ensuite, parce que les policiers nigérians l’ont appréhendé et remis à la police béninoise, c’est que son nom a été cité dans le braquage intervenu derrière la présidence de la République courant 2006 ; et sa photo diffusée dans les journaux, alors qu’il n’aurait rien à y voir. Ce n’est qu’à l’occasion de son arrestation, dit-il, qu’il a vu Divine Obi pour la première fois au commissariat. «Mais quel sort le poursuit pour que, dans chaque cas de braquage, son nom surgisse ?», veut comprendre la Cour. Il jure qu’il n’a rien fait, explique qu’il était à sa boutique. Le ministère public s’étonne que l’accusé se souvienne bien de sa journée du 28 août 2006 mais oublie curieusement tout ce qu’il s’est produit le reste de l’année…
Comme lui, Divine vient clamer son innocence. Et si des plaignants disent l’avoir reconnu, il soutient n’avoir pas été sur les lieux du crime. C’est donc à tort, dénonce-t-il, qu’il est jeté en prison. «Mais que faisiez-vous à Grand-Popo ce jour-là ?», lance le président. «Je n’ai jamais été à Grand-Popo». «Et comment se fait-il que deux personnes vous aient reconnu ?», «C’est une personne sur les trois qui a prétendu me reconnaître», rectifie-t-il. «Justement parce vous n’étiez pas postés au même endroit non, votre ami et vous ?», engage Saturnin Avognon, qui enchaîne en lui demandant combien ils étaient à mener l’opération. L’accusé ne varie pas. «Je n’ai jamais été à Grand-Popo», remet-il. La Cour n’est pas satisfaite, cherche à tirer tout cela au clair. Aussi, demande-t-elle à l’accusé si la personne qui a dit le reconnaître, en sa présence, est dans le prétoire. Lui est imperturbable : «Je ne connais personne». Mais si les policiers nigérians n’étaient pas convaincus de son implication dans les faits, pourquoi auraient-ils remis un national de chez eux à une police étrangère? N’était-il pas associé au braquage de la boutique Azar Jean à Cotonou ?, veut encore savoir Christophe Atinmankan du ministère public… Divine assure que le jour des faits de Grand-Popo, il était en voyage sur l’Espagne et n’est rentré au Nigeria qu’en décembre 2006, que son passeport fait foi mais est gardé par la police nigériane. Déclaration contenue dans le procès-verbal d’interrogatoire au fond, fait observer Me Julien Togbadja. Qui précise que l’accusé, au Nigeria, était allé voir au commissariat la femme de son frère aîné, lui-même en fuite, lorsque les policiers ayant su les liens de parenté, l’ont gardé à son tour. Car des amis à ce frère auraient perpétré le coup du 6 décembre à Cotonou et c’est une carte Sim délaissée dans le véhicule utilisé pour l’opération qui aurait permis d’établir la connexion.

L’accusé tombe lourdement, l’audience s’achève prématurément

Version trop belle pour être gobée par l’avocat de l’Agence judiciaire du Trésor, Me Victoire Agbanrin-Elisha. Autant que par la Cour qui lui demande de dire «Bonjour monsieur» en espagnol. Impossible. Surprenant pour quelqu’un qui dit avoir passé trois ans en Espagne à travailler dans un champ. Il lui est alors demandé de dire «Je suis au champ» en espagnol. Pas plus de chance. A chaque fois, le président de la Cour de céans lui donne la réponse. Ses avocats, pour l’aider, lui demandent de dire des mots espagnols qu’il connaît. Toujours rien. Saturnin Avognon lui propose alors de dire simplement «le mot» en espagnol. «Word» répond Divine. «C’est de l’anglais», lui fait observer le président qui vient une nouvelle fois à sa rescousse, déclarant que « le mot» en espagnol c’est «la palabra». Coup de théâtre, l’accusé se laisse lourdement tomber par l’arrière, raide tel un sac. Le sol carrelé révèle des traces de sang. Hypoglycémie ? Cinéma ? Malaise ? Les gendarmes du service d’ordre se penchent sur lui, lui font des signes de mains. Il réagit bien. «Il est lucide, c’est le plus important», lâche l’un d’entre eux. Entre-temps, Saturnin Avognon a prononcé la suspension de l’audience, le temps que l’accusé soit pris en charge… Celui-ci, une dizaine de minutes plus tard, se redresse et s’assied, la nuque légèrement ouverte et ensanglantée. Il secoue la tête, évalue la blessure par un toucher de la main gauche, puis se couche à nouveau. Son compère, Chief Okofor le regarde, lui-même la tête portant des traces de coupures antérieures…Une trentaine de minutes plus tard, les sapeurs-pompiers sont là. Ils l’emmènent sur une civière. Dans le véhicule de secours, il reste bras croisés, les détend pour faire des gestes quand un pompier engage la conversation avec lui, pour s’assurer qu’il est toujours conscient.
Quelques instants plus tard, la Cour fait constater l’incident et l’acheminement de l’accusé sur le CNHU et prononce le renvoi de l’affaire à une session ultérieure de la Cour d’assises.

Société 10 août 2015


Deux Nigérians poursuivis pour association de malfaiteurs (12e dossier): L’accusé Divine Obi tombe lourdement à l’audience, la cause renvoyée

Ce sont deux Nigérians, accusés des crimes d’association de malfaiteurs, de vol qualifié et de coups et blessures volontaires, qui comparaissaient devant la Cour d’assises de Cotonou, en sa deuxième session de l’année 2015, hier lundi 10 août. Divine Obi et Ifeanyi Moses Ofoukwu alias Chief Okofor, la quarantaine, sont présentés comme les braqueurs de la Recette-perception de Grand-Popo en 2006. Ils sont défendus par Mes Vincent Tohozin, Julien Togbadja et Bonaventure Essou. La cour de céans est présidée par Saturnin Calixte Avognon, assisté de William Kodjoh Kpakpassou et Virgile Kpomalègni (assesseurs) puis de Benoît Gbènassoua, Zanmènou Louis Hounkanrin, Hounyèmè Honoré Mello, François Koundé et Osséni Abiossè (jurés, le dernier étant suppléant). Des débats, Me Théogène Zountchékon, greffier, a assuré la transcription.

Les faits dont répondent les accusés remontent au 29 août 2006. Ce jour-là, à Grand-Popo, aux environs de 13h, Divine Obi, Ifeanyi Moses Ofoukwu alias Chief Okofor, un certain Bidémi Bada dit Coach et un autre non encore identifié, armés de fusils auraient fait irruption dans le logement de fonction de Cyrille Agnandji, receveur de la Recette des Impôts de Grand-Popo. Sous la menace d’armes à feu, ils ont tenu en respect Cyrille Agnandji et toute sa famille. Après avoir enfermé ses enfants dans une chambre, ils lui ont porté des coups et fait des blessures pour le contraindre vainement à leur ouvrir la porte de la caisse et à leur remettre la clé du coffre-fort de la Recette-perception. Tous les bureaux étaient passés aux peignes fins. Aux environs de 15h, chaque usager et employé de la Recette-perception était pris en charge par les malfrats. Ils auraient été roués de coups, dessaisis de leurs portables et de leur argent avant d’être enfermés dans un local de la Recette-perception. Michel Wongla, le caissier aurait été accueilli dans les mêmes conditions et contraint d’ouvrir le coffre-fort de la Recette d’où les malfrats auraient soustrait 10 000 000 F CFA avant de s’emparer des 8 639 719 F CFA se trouvant sous une trappe. A la fin, ils auraient enfermé toutes leurs victimes dans le magasin de la Recette avant de s’enfuir. Les bulletins N°1 de leurs casiers judiciaires ne portent mention d’aucune condamnation. Et il ressort du rapport d’expertise médico-psychiatrique des accusés qu’ils ne présentaient aucun trouble mental ni d’antécédent psychiatrique pouvant abolir le contrôle de leurs actes au moment des faits.

L’arrêt de renvoi renseigne par ailleurs que le receveur n’ayant pas donné la combinaison du coffre-fort, les malfrats ont maintenu leurs otages sous pression jusqu’à 15h, attendant l’arrivée des autres employés. C’est ainsi que le caissier Michel Wongla aurait été pris en charge… Et suite aux dénonciations de Watchiou Souin, le nommé Moukaramou Otekpola a été arrêté. Courant 2007, Chief Okofor et Divine, détenus à la prison civile de Cotonou dans le cadre du braquage du véhicule SAGAM (intervenu le 6 décembre 2006 derrière la présidence de la République) ont été identifiés par certaines personnes victimes du braquage de la Recette-perception de Grand-Popo…

Ils nient les faits

Les accusés passent déposer à la barre. Dans un français approximatif, ils plaident non coupables et quand ils n’en peuvent plus, ils y vont en anglais pour mieux se faire comprendre. Le traducteur joue alors sa partition. Parfois, un des accusés a le sentiment qu’il ne traduit pas bien ses pensées et le reprend. Le premier à déposer, Chief Okofor, raconte que le jour des faits, il était au Nigeria, vaquant à ses affaires. Et s’il a été en prison ensuite, parce que les policiers nigérians l’ont appréhendé et remis à la police béninoise, c’est que son nom a été cité dans le braquage intervenu derrière la présidence de la République courant 2006 ; et sa photo diffusée dans les journaux, alors qu’il n’aurait rien à y voir. Ce n’est qu’à l’occasion de son arrestation, dit-il, qu’il a vu Divine Obi pour la première fois au commissariat. «Mais quel sort le poursuit pour que, dans chaque cas de braquage, son nom surgisse ?», veut comprendre la Cour. Il jure qu’il n’a rien fait, explique qu’il était à sa boutique. Le ministère public s’étonne que l’accusé se souvienne bien de sa journée du 28 août 2006 mais oublie curieusement tout ce qu’il s’est produit le reste de l’année…
Comme lui, Divine vient clamer son innocence. Et si des plaignants disent l’avoir reconnu, il soutient n’avoir pas été sur les lieux du crime. C’est donc à tort, dénonce-t-il, qu’il est jeté en prison. «Mais que faisiez-vous à Grand-Popo ce jour-là ?», lance le président. «Je n’ai jamais été à Grand-Popo». «Et comment se fait-il que deux personnes vous aient reconnu ?», «C’est une personne sur les trois qui a prétendu me reconnaître», rectifie-t-il. «Justement parce vous n’étiez pas postés au même endroit non, votre ami et vous ?», engage Saturnin Avognon, qui enchaîne en lui demandant combien ils étaient à mener l’opération. L’accusé ne varie pas. «Je n’ai jamais été à Grand-Popo», remet-il. La Cour n’est pas satisfaite, cherche à tirer tout cela au clair. Aussi, demande-t-elle à l’accusé si la personne qui a dit le reconnaître, en sa présence, est dans le prétoire. Lui est imperturbable : «Je ne connais personne». Mais si les policiers nigérians n’étaient pas convaincus de son implication dans les faits, pourquoi auraient-ils remis un national de chez eux à une police étrangère? N’était-il pas associé au braquage de la boutique Azar Jean à Cotonou ?, veut encore savoir Christophe Atinmankan du ministère public… Divine assure que le jour des faits de Grand-Popo, il était en voyage sur l’Espagne et n’est rentré au Nigeria qu’en décembre 2006, que son passeport fait foi mais est gardé par la police nigériane. Déclaration contenue dans le procès-verbal d’interrogatoire au fond, fait observer Me Julien Togbadja. Qui précise que l’accusé, au Nigeria, était allé voir au commissariat la femme de son frère aîné, lui-même en fuite, lorsque les policiers ayant su les liens de parenté, l’ont gardé à son tour. Car des amis à ce frère auraient perpétré le coup du 6 décembre à Cotonou et c’est une carte Sim délaissée dans le véhicule utilisé pour l’opération qui aurait permis d’établir la connexion.

L’accusé tombe lourdement, l’audience s’achève prématurément

Version trop belle pour être gobée par l’avocat de l’Agence judiciaire du Trésor, Me Victoire Agbanrin-Elisha. Autant que par la Cour qui lui demande de dire «Bonjour monsieur» en espagnol. Impossible. Surprenant pour quelqu’un qui dit avoir passé trois ans en Espagne à travailler dans un champ. Il lui est alors demandé de dire «Je suis au champ» en espagnol. Pas plus de chance. A chaque fois, le président de la Cour de céans lui donne la réponse. Ses avocats, pour l’aider, lui demandent de dire des mots espagnols qu’il connaît. Toujours rien. Saturnin Avognon lui propose alors de dire simplement «le mot» en espagnol. «Word» répond Divine. «C’est de l’anglais», lui fait observer le président qui vient une nouvelle fois à sa rescousse, déclarant que « le mot» en espagnol c’est «la palabra». Coup de théâtre, l’accusé se laisse lourdement tomber par l’arrière, raide tel un sac. Le sol carrelé révèle des traces de sang. Hypoglycémie ? Cinéma ? Malaise ? Les gendarmes du service d’ordre se penchent sur lui, lui font des signes de mains. Il réagit bien. «Il est lucide, c’est le plus important», lâche l’un d’entre eux. Entre-temps, Saturnin Avognon a prononcé la suspension de l’audience, le temps que l’accusé soit pris en charge… Celui-ci, une dizaine de minutes plus tard, se redresse et s’assied, la nuque légèrement ouverte et ensanglantée. Il secoue la tête, évalue la blessure par un toucher de la main gauche, puis se couche à nouveau. Son compère, Chief Okofor le regarde, lui-même la tête portant des traces de coupures antérieures…Une trentaine de minutes plus tard, les sapeurs-pompiers sont là. Ils l’emmènent sur une civière. Dans le véhicule de secours, il reste bras croisés, les détend pour faire des gestes quand un pompier engage la conversation avec lui, pour s’assurer qu’il est toujours conscient.
Quelques instants plus tard, la Cour fait constater l’incident et l’acheminement de l’accusé sur le CNHU et prononce le renvoi de l’affaire à une session ultérieure de la Cour d’assises.

Société 10 août 2015


Formation des acteurs chargés de la gestion des biens publics: Pour assainir les Finances publiques

Il se tient depuis hier, lundi 10 août à Cotonou et ce, jusqu’au 15 août prochain, la formation des acteurs chargés de la gestion des biens publics dans les ministères et institutions de l’Etat. Durant toute la semaine, ils se familiariseront avec des nouveaux outils en comptabilité des matières pour assainir les Finances publiques.

Le gouvernement n’approuve plus tellement la manière dont les biens publics sont gérés dans l’administration publique. En effet, il a été constaté et au cours des missions de contrôle effectuées par l’ex Inspection générale de l’Etat (IGE) et par la direction générale du Matériel et de la Logistique, l’inexistence d’une gestion transparente et normative des biens acquis par l’Etat. Et malgré les efforts à travers l’organisation de session de formation tous les deux ans, cette situation a favorisé la persistance d’irrégularités qui compromettent dangereusement l’évaluation réelle du patrimoine de l’Etat. A l’ouverture de la session de formation des acteurs de gestion des biens publics hier, la directrice adjointe de cabinet du ministre en charge des Finances, Fatima Sékou Madougou, a fait cas de l’achat de certains matériels sans que les auteurs n’arrivent à justifier leur opportunité. Le gonflement inexpliqué des stocks des matières et fournitures dès le début du 4e trimestre de l’exercice budgétaire, la disparition après la passation de service, de certains biens meubles acquis sur les lignes budgétaires des services publics sont autant d’irrégularités constatées. De ces irrégularités, il ressort la mauvaise application des acquis des formations antérieures en comptabilité des matières et le non respect de la règlementation dans le domaine de la gestion du patrimoine de l’Etat et de la tenue de la comptabilité des matières.

Conformément aux dispositions de l’article 118 du décret 2014-757 du 26 décembre 2014 portant attribution, organisation et fonctionnement du ministère en charge des Finances, la direction générale du Matériel et de la Logistique (DGML) est au cœur de la gestion des biens publics, qu’ils soient meubles, immeubles bâtis ou matériels roulants appartenant au parc automobile de l’Etat, a rappelé le directeur général du Matériel et de la Logistique, Alfred Sama. A ce titre, elle veille au respect par les administrations publiques et celles des collectivités territoriales des règles et procédures qui doivent être observées dans la gestion desdits biens et ce, conformément à la règlementation en vigueur au Bénin. Elle concourt également aux réflexions dans le cadre des réformes qui se rapportent à ce domaine. Malheureusement, plusieurs insuffisances sont relevées dans ce secteur. C’est pourquoi, il est apparu nécessaire de renforcer au cours de cette année 2015, les capacités des acteurs chargés de la gestion des biens publics à travers l’organisation de la présente formation en comptabilité des matières. Cette formation permet, entre autres, d’avoir une visibilité nette des mouvements des matières en stock, de disposer des outils de gestion pour éviter des ruptures de stock et éviter des sur-stockages, de connaître en fin de gestion les points de stocks fiables à une évaluation du patrimoine de l’administration.
Cette formation, selon le directeur général du Matériel et de la Logistique, constitue un des moyens d’actions parmi lesquels la direction compte jouer pleinement sa partition dans l’assainissement de la gestion du patrimoine de l’Etat et sa maîtrise en temps réel. Toute chose qui concourt à l’utilisation optimale des ressources publiques, donc à l’assainissement des Finances publiques. Pour y parvenir, des réflexions sont en cours pour la mise en place d’une plate-forme informatique de gestion intégrée afin de suivre en temps réel les informations relatives à la gestion de la matière dans les administrations publiques.
Pour la directrice adjointe de cabinet, Fatima Sékou Madougou, cette formation est une occasion où les acteurs vont se familiariser avec des nouveaux outils de gestion des biens publics.

Economie 10 août 2015


Assemblée nationale/ Affaire PPEA II: L’audition de Barthélémy Kassa a démarré à Cotonou

Le député Barthélémy Kassa est au charbon depuis hier devant les 10 membres de la Commission spéciale parlementaire chargés de l’écouter dans le dossier PPEAII. Mais contre toute attente, l’audition se déroule à Cotonou, au lieu du siège de l’Assemblée nationale à Porto-Novo.

A peine a-t-elle été installée que la Commission spéciale parlementaire chargée d‘écouter l’ex-ministre en charge de l’Eau et actuel député, Barthélémy Kassa incriminé dans l’affaire de détournement des fonds des Pays-Bas destinés à la fourniture d’eau potable aux populations, s’est mise au travail. Elle a démarré hier lundi 10 août, l’audition du mis en cause. Mais cette audition se fait loin des quatre murs de l’Assemblée nationale. Elle a lieu à Cotonou conformément à la décision du président de l’Assemblée nationale créant cette commission spéciale. Selon certaines sources parlementaires, l’écoute du député a été délocalisée dans la capitale économique du Bénin pour permettre aux dix membres de la commission présidée par le deuxième secrétaire parlementaire, Alexis Agbélessessi de travailler en toute sérénité. C’est d’ailleurs pour cette raison que ce lieu a été gardé secret. Jusque dans la soirée d’hier, la commission était toujours en pleins travaux avec le mis en cause dont la levée de l’immunité a été demandée par le chef de l’Etat pour lui permettre d’être écoutée par la Haute cour de Justice.
Le rapport de la commission est attendu pour ce mardi 11 août, conformément à la décision du président de l’institution parlementaire. Il devra être déposé sur la table du président de l’Assemblée nationale qui, à son tour, va le soumettre à la conférence des présidents du Parlement pour recueillir son avis. Ce n’est qu’après cette étape que le dossier sera programmé pour être examiné en plénière. Lors de la séance plénière d’hier, le président Adrien Houngbédji a souhaité que le Parlement examine le dossier vendredi 14 août prochain ; à la faveur de la quatrième session extraordinaire de l’année 2015 qui sera ouverte ce même jour juste après la clôture de la troisième actuellement en cours.
C’est dire donc que le sort de Barthélémy Kassa dans ce scabreux dossier d’évaporation de 2,6 milliards F CFA de la Hollande destinés au PPEA II sera joué au cours de la séance plénière du vendredi 14 août prochain. Son immunité sera-t-elle levée pour qu’il soit entendu par la Haute cour de Justice comme le réclame le chef de l’Etat sous qui, il a servi en tant que ministre en charge de l’Eau ? A l’étape actuelle de la procédure parlementaire, rien n’est encore sûr. On attend l’issue de la séance plénière décisive du vendredi prochain pour en avoir le cœur net.

Actualités 10 août 2015


Suite à la proclamation des résultats du Baccalauréat 2015: Samuel Hadji et Gloria Aubierge Sohou,les premiers du Bénin célébrés

Samuel Hadji et Gloria Aubierge Sohou respectivement premier et première du Bénin au Baccalauréat 2015, toutes séries confondues, ont reçu comme récompense, vendredi 7 août dernier à Azovè, un lot de matériel informatique et des enveloppes financières. C’est un geste posé par le général Fernand Amoussou au cours d’une cérémonie qui a réuni au Complexe scolaire catholique de la localité, des responsables départementaux du système éducatif et des élus locaux.

Un ordinateur portatif de marque HP et un kit de connexion Internet en plus d’une enveloppe financière, le tout estimé à environ 600 mille francs CFA. C’est le lot avec lequel le général Fernand Amoussou a recompensé, tour à tour, les efforts de Samuel Hadji et Gloria Aubierge Sohou. Tous les deux viennent de décrocher le BAC, au cours de la session de juin 2015, en obtenant les meilleures moyennes.

En effet, Samuel Hadji du Complexe scolaire catholique d’Azovè, est non seulement sorti premier au plan national du Baccalauréat 2015 toutes filières confondues, mais a réuni 18,54 comme moyenne au niveau de la série D. Un record qui serait unique dans l’histoire de cet examen au Bénin, à en croire le censeur Barnabé Wéwé, représentant le directeur du Complexe scolaire catholique d’Azovè.
Quant à Gloria Aubierge Sohou du Collège catholique de Lokossa où elle a fait la série D aussi, elle a été la première des filles, toutes filières confondues, avec 17,40 comme moyenne.
C’est donc ces performances qu’ont célébrées à Azovè, les responsables départementaux du système éducatif et des élus locaux, à l’initiative du général Fernand Amoussou, candidat déclaré aux élections présidentielles de 2016. Considérant les lauréats comme ses propres enfants, ce dernier a espoir que le matériel objet du don, les aidera à «s’ouvrir au monde extérieur». Mieux, le donateur a promis des possibilités de voyage d’études à l’étranger pour Samuel Hadji et Gloria Aubierge Sohou. «Il n’est pas question de s’arrêter sur l’exploit du Baccalauréat.Vous devez demeurer dans l’excellence. C’est donc maintenant que le plus dur commence», avertit Fernand Amoussou. Saluant leur personnel d’encadrement pédagogique, il a souhaité que les autres établissements prennent exemple sur le Complexe scolaire catholique d’Azovè où il a fait ses premières classes. «C’est par l’éducation que nous devons construire notre destin commun», déclare Fernand Amoussou.
Mais si Samuel Hadji et Gloria Aubierge Sohou ont été honorés, il reste qu’ils ne sont que l’arbre qui cache la forêt au niveau des meilleurs du Mono-Couffo. En parfaite parité, les deux départements comptent au total six mention «Très Bien ».

Education 10 août 2015


Descente du ministre en charge de l’Environnement à la SCB: Pour le respect des normes environnementales

Le ministre de l’Environnement chargé de la Gestion des Changements climatiques du Reboisement et de la Protection des Ressources naturelles et forestiers, Théophile C. Worou a visité, vendredi 7 août dernier, les installations de la Société des ciments du Bénin (SCB) « Bouclier » à Cotonou. Cette visite lui a permis d’inviter les responsables de ladite société à respecter les normes en matière de pollution.

Dans son programme de visiter les industries installées à Cotonou, le ministre de l’Environnement chargé de la Gestion des Changements climatiques, du Reboisement et de la Protection des Ressources naturelles et forestiers, Théophile C. Worou a accordé la priorité à la Société des ciments du Bénin (SCB) «Bouclier».

Selon le directeur général adjoint de la SCB, Zacharie Okiri, depuis sept ans environ, quelques investissements ont été entrepris pour améliorer la qualité du cadre de travail en matière de plan environnemental au sein de la société. La visite a permis au ministre de constater la nette amélioration dudit cadre. Le taux de poussière enregistré est de 0,5 milligramme par m3. Le directeur général adjoint a expliqué que la norme limite environnementale de la SCB est fixée à 50 milligrammes par m3. Le même cabinet qui a été commis pour effectuer des prélèvements hebdomadaires de poussière à titre d’essai, le fait également dans les feux tricolores de Cotonou. Ces prélèvements révèlent qu’ils sont dix fois supérieurs à l’intérieur de la SCB. «Nous sommes conscients que la population nous a rattrapés, mais il faut suivre les sociétés pour qu’elles respectent les normes environnementales», a-t-il souligné.
Zacharie Okiri ajoute qu’il y a beaucoup d’industries aujourd’hui et la plus vieille en Tunisie est située en plein cœur de la capitale Tunis depuis 1932. Elle continue de fonctionner et se développe jusqu’à ce jour. D’où l’essentiel pour les sociétés est de respecter les normes. «Le problème de pollution est réglé en partie», a indiqué Zacharie Okiri. Même si l’on déplore que la SCB a été rattrapée par la population, il se demande si la délocalisation de l’usine serait la meilleure solution. La première méthode, pour lui, est d’imposer aux usines le respect des normes.
Le ministre de l’Environnement chargé de la Gestion des Changements climatiques du Reboisement et de la Protection des Ressources naturelles et forestiers, Théophile C. Worou a reconnu les nombreux efforts consentis depuis près de 7 ans pour améliorer l’environnement dans lequel végétaient l’usine et les populations environnantes. Il a relevé, tout de même, que ces efforts sont à poursuivre pour qu’effectivement les riverains sentent de moins en moins les effets de la nuisance de poussière dans l’exercice de leurs activités.
«Nous recevons des plaintes», avoue-t-il. C’est pourquoi il a invité les responsables de la SCB à poursuivre les efforts d’amélioration de l’environnement du travail.
Par ailleurs, le ministre a demandé au directeur général adjoint, Zacharie Okiri, de beaucoup communiquer afin d'informer le public par rapport à ce qui est fait et ce qui reste à faire.
Il devient alors impérieux au gouvernement d’accompagner la SCB. Le ministre estime qu’il n’est pas question de faire la chasse aux entreprises. «Sans les entreprises, que pouvons-nous ?», s’est-il, interrogé. Le gouvernement a intérêt, insiste-t-il à accompagner les entreprises qui créent de la richesse. De la même façon, ces entreprises doivent faire un effort pour respecter les normes de la République.

Actualités 10 août 2015


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