La Nation Bénin...
Nouvelles

L’Unité de coordination du projet Emploi des jeunes (PEJ) et le Fonds de développement de la Formation professionnelle continue et de l’apprentissage (FODEFCA) ont signé hier, jeudi 28 mai à Cotonou, une convention de partenariat. Avec cette signature, le PEJ entre dans sa phase opérationnelle.
Le partenariat ‘’Fonds de développement de la Formation professionnelle continue et de l’apprentissage (FODEFCA) et le projet ‘’Emploi des jeunes’’ (PEJ), est en marche pour la promotion de l’emploi des jeunes et des femmes. Il ne s’agit plus d’un vœu, mais d’une réalité qui a été matérialisée, hier par la signature des documents entre les deux parties.
Cette décision longtemps attendue vient combler un grand vide dans le domaine de l’emploi des jeunes et des femmes. Celui de la valorisation des potentiels humain et artisanal.
Le ministre de la Micro-finance, de l’Emploi des jeunes et des femmes et de l’Entreprenariat, Marie Laurence Sranon-Sossou a salué l’initiative. Un sentiment de joie également partagé par son collègue en charge du Travail, Aboubacar Yaya, pour qui, la signature de la convention marque le point de départ d’une nouvelle ère en faveur du marché du travail et pour l’avenir de l’emploi des jeunes béninois.
A en croire le ministre en charge de la Micro-finance, les statistiques établissent à plus de 60% la frange de jeunes de 15 à 25 ans et le sous-emploi touche les trois quart d’entre eux.
Fruit du partenariat entre le gouvernement béninois et la Banque mondiale, ce projet mis en vigueur depuis novembre 2014, a pour objectif de réduire considérablement le chômage dans le rang des jeunes et des femmes à travers l’apprentissage par la formation continue.
Le projet a été conçu pour accompagner le gouvernement dans la mise en œuvre de la Politique nationale de l'emploi et son plan d’action que le Bénin a adopté en 2012 a expliqué le représentant de la Banque mondiale, Joachim Boko Gbètoho. L’un de ses grands axes, a-t-il poursuivi, consiste à renforcer le processus de structuration et de reconnaissance de l’apprentissage au Bénin dans la droite ligne des efforts fournis par le gouvernement béninois et des acteurs impliqués.
Améliorer l’employabilité des jeunes
D’un montant d’environ trois milliards, cent cinquante millions de FCFA, cette convention permettra non seulement d’élargir l’emploi des jeunes à l’apprentissage, mais également de renforcer la qualité des compétences acquises. Sa signature constitue une étape majeure dans la mise en œuvre effective du projet ‘’Emploi des jeunes’’ en ce que les ressources allouées pourront être immédiatement disponibles pour financer la cohorte des bénéficiaires de la formation durable de l’année 2015, s’est réjoui Joachim Boko Gbètoho.
En amorçant sa phase active, ledit projet ouvre une nouvelle ère dans le secteur de l’artisanat.
A travers la signature de ladite convention, le FODEFCA, chef de file du projet, s’emploiera mieux que par le passé, à améliorer l’employabilité des jeunes béninois à travers l’apprentissage et à contribuer à la modernisation et à la réforme de la formation professionnelle, a déclaré le coordonnateur du Projet, Chakirou Toukourou.
Il s’agira notamment pour le FODEFCA, d’identifier, d’enregistrer et de suivre les progrès de 3500 apprentis, bénéficiaires de la formation durable dans le cadre du PEJ, de renforcer la formation des jeunes artisans, d’encourager les jeunes filles en direction des métiers non traditionnels, d’améliorer l’équipement des centres de formation….
Les avantages du projet ne se limitent pas seulement aux points évoqués. En même temps qu’il facilitera l’amélioration de l’accès des jeunes en situation de sous-emploi à un apprentissage de meilleure qualité dans les métiers qualifiés, il favorisera également le soutien et la mise à jour des compétences techniques et pédagogiques des maîtres artisans.
En cette année de l’autonomisation de la femme, ce projet vient à point nommé en ce sens qu’il intègre la dimension genre avec une stigmatisation positive de mille femmes qui voudront embrasser les métiers dits ‘’d’hommes’’.

Les députés des Forces cauris pour un Bénin émergent et alliés sont en retraite politique à Grand-Popo. Les travaux de ce conclave démarrent ce vendredi 29 mai et prennent fin demain. C’est la première rencontre formelle des députés du camp présidentiel depuis leur échec lors de l’élection du bureau de l’Assemblée nationale dans la nuit du mardi 19 au mercredi 20 mai dernier. Ils feront le bilan de leur participation à cette joute politique. Ils verront ce qui a marché et ce qui n’a pas bien marché. Ils tenteront de tirer les leçons qui s’imposent pour mieux s’organiser afin d’affronter les autres batailles politiques en perspectives toujours à l’hémicycle.
Il s’agit de la mise en place des autres organes de l’Assemblée nationale, notamment la constitution des cinq commissions techniques permanentes de l’Assemblée nationale et la formation des groupes parlementaires. Les plénières de ces deux dossiers sont fixées respectivement aux 8 et 9 juin prochains à l’hémicycle. En dehors de ça, il y a la désignation des représentants de la 7e législature au sein des Parlements régionaux et à la Haute cour de Justice. Autant de défis politiques auxquels la Mouvance présidentielle est appelée à faire face avec tact pour ne pas perdre à nouveau. Surtout qu’elle a en face d’elle le bloc des forces politiques de l’Opposition qui contrôle désormais les postes clés du bureau de l’Assemblée nationale. Ce qui nécessite des députés FCBE et alliés une certaine cohésion et une unité d’action pour tenter de tirer leur épingle du jeu face à une Opposition prête à tout rafler sur son chemin.
Les deux jours de retraite politique de Grand-Popo s’annoncent déterminants pour les députés du camp présidentiel.
Actualités 29 mai 2015

Au cours d’un point de presse donné dans la matinée du mardi 27 mai dernier, le ministre en charge des Sports et Loisirs, Idrissou Safiou Affo, est revenu sur la situation ambigüe que vit l'équipe nationale. Il a précisé que le Bénin prendra part aux éliminatoires de la prochaine Coupe d’Afrique des Nations 2017 au Gabon.
La situation du football national va de mal en pis. Alors que le président de la Fédération béninoise de football, Augustin Ahouanvoebla a saisi la Confédération africaine de football (CAF) par un courrier en date du 22 mai dernier, pour retirer le Bénin des éliminatoires de la prochaine Coupe d’Afrique des Nations Gabon 2017, le ministre en charge des Sports Idrissou Safiou Affo est monté au créneau pour dire le contraire. «Au nom du peuple béninois, des supporters et de la famille du football national, le Bénin prendra part à cette compétition. C’est un acte patriotique. Nous devons prendre part à cette compétition. Nous devons le faire pour sauver le football national», a dit le ministre en charge des Sports. Safiou Idrisssou Affo a ajouté que toutes les dispositions sont prises par le gouvernement pour que la participation du Bénin ne souffre de rien. « La jeunesse attend les Ecureuils», a précisé le ministre.
Il a d’ailleurs profité de l’occasion pour dévoiler à la presse l’identité des membres composant le staff technique devant amener les Ecureuils à cette compétition. Notre compatriote Oumar Tchomogo reprend les rênes de l’équipe et sera assisté de Laurent Djaffo. Bidé Jonas aura en charge la préparation des gardiens de but. Le médecin de l’équipe est Serges Hazounmè et Joseph Winsavi sera kinésithérapeute. Le Français Nicola Rouveure est chargé d’assurer le poste de préparation psychologique. Le ministre est allé encore plus loin en lisant à l’assistance la liste des joueurs déjà convoqués par le sélectionneur national . « On peut me salir, m’emprisonner. Si c’est le prix à payer pour sauver le football béninois, je ferai, tant que j’aurai la majorité de mon côté », a insisté le ministre.
Au cours de son point de presse, il a également donné lecture de la correspondance envoyée à la CAF par le président de la FBF pour demander le retrait du Bénin de la compétition. Le ministre relève comme point essentiel, dans ce courrier, l’expression « le Bénin envisage de se retirer de la compétition…. Et vous tiendra informé dans les tout prochains jours de sa décision finale». Le ministre en charge des Sports a également fait part à la presse de la correspondance en date du 26 mai dernier envoyée à la CAF, par le vice-président de la FBF Magloire Oké pour dénoncer le courrier précédemment envoyé par le président de la FBF. « C’est une décision unilatérale du président qui n’a consulté personne et n’a jamais discuté du sujet avec les autres membres du bureau. Par conséquent, nous ne nous retrouvons pas dans sa logique et pensons que le retrait du Bénin de cette compétition est une décision très grave», dit le courrier du VP/FBF envoyé à la CAF et lu par le ministre en charge des Sports. Le ministre n’a pas trouvé meilleure occasion pour relever les éternelles contradictions dans le rang du comité exécutif de la FBF. Il finit en tirant alors la conclusion qu’il n’avait pas mal vu en décidant de retirer l’agrément accordé à la FBF par le gouvernement.

Le président de l’Assemblée nationale pour le compte de la 7e législature, est désormais connu. Il a nom : Me Adrien Houngbédji, candidat de l’Opposition, élu dans la nuit d’hier à ce mercredi, par 42 voix contre 41 pour son challenger Komi Koutché.
Adrien Houngbédji prend le perchoir de la 7e législature. Le verdict est tombé tôt ce matin. Il a été élu par un score très serré de 42 voix contre 41 pour le candidat de la Mouvance présidentielle. Le président du Parti du renouveau démocratique (PRD) revient ainsi de très loin. Il renoue avec le perchoir pour la 3e fois après l’avoir occupé au cours de la première législature (1991-1995) et la 3è législature (1999-2003). Une victoire qui relance l’Opposition sur l’échiquier politique national.
Mais pour en arriver là, il y a eu plus de peur que de mal dans les deux camps. Personne ne pouvait prédire l’issue du vote. Tant le jeu était serré de part et d’autre. Ce qui a été remarqué à l’arrivée du scrutin à bulletin secret. Les deux camps étaient au coude-à-coude lors du dépouillement. Ils étaient à 40-40. Ensuite Komi Koutché est passé à 41 avant Me Adrien Houngbédji. Là l’Opposition voyait du rouge. Quand subitement les deux dernières voix ont été exprimées en faveur de Me Adrien Houngbédji. Ce qui donne 42-41 au profit du candidat de l’Opposition. Tout l’hémicycle a exulté de joie. Pluie de félicitations à Me Adrien Houngbédji qui a salué tous ses collègues de l’Opposition pour être restés soudés derrière lui. Il s’est ensuite dirigé vers son challenger, le ministre de l’Economie et des Finances pour le féliciter. Les deux se sont embrassés chaleureusement un peu comme pour dire la démocratie a triomphé.
Mais avant le vote, la doyenne d’âge a mis l’accent sur la nécessité de garantir la transparence du vote. Les portables sont interdits aux députés dans l’isoloir. Cette mesure a fait l’objet de question préjudicielle de la part du député Janvier Yahouédéhou. Elle vise à empêcher les députés de filmer leur vote.
Augustin Ahouanvoèbla fera à son tour constater que Marcel de Souza a donné procuration à sa collègue Rosine Daïho mais s’est encore présenté à l’hémicycle. Rosine Vieyra Soglo a trouvé inconcevable la présence du ministre en charge du Développement qui est resté malgré les pressions qu’il recevait par des éléments de son camp. Joseph Djogbénou a expliqué qu’il n’y a pas de quoi fouetter un chat. La seule présence de Marcel de Souza suffit pour que cette procuration soit considérée comme inexistante. La procuration sera annulée. Elle a été retirée du lot des 17 procurations de la Mouvance.
Les 16 autres procurations ont été validées contre 14 pour le bloc de l’Opposition.
Abdoulaye Sanni Gounou des FCBE soulève aussi une préoccupation. Il fera constater que Claudine Prudencio est candidate au poste de 1er secrétaire parlementaire alors qu’elle est absente et a laissé procuration à Augustin Ahouanvoèbla. Mais la doyenne d’âge a expliqué que cela ne pose pas de problème. Le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale est muet sur la question. Mieux, il y a eu par le passé une jurisprudence en la matière. Sous la cinquième législature, l’honorable Sacca Fikara a été élu au poste de questeur alors qu’il était absent et a donné procuration à un collègue.
Les questions préjudicielles évacuées, Rosine Vieyra Soglo a engagé le scrutin. Lequel scrutin a révélé l’élection de Me Adrien Houngbédji.
Une suspension a été observée après la proclamation des résultats du vote. Il sonnait déjà 01h 30 mn. A la reprise des travaux, le vote a été poursuivi au niveau des autres postes. Eric Houndété a été élu avec 44 voix pour et 39 pour Aké Natondé, ainsi de suite.
Les candidatures en lice
Opposition
Président : Adrien Houngbédji (42/83)
Premier vice président : Eric Houndété (44/83)
Deuxième vice président : Robert Gbian (44/83)
1er Questeur : Valentin Aditi Houdé (47/83)
2e Questeur : Georges Bada (43/83)
1er secrétaire parlementaire : Claudine Prudencio
2e secrétaire parlementaire : Alexis Agbélessessi
Mouvance
Président : Komi Koutché (41/83)
Premier vice président : Aké Natondé (39/83)
Deuxième vice président : Gilbert Bagana (39/83)
1er Questeur : Lucien Houngnibo (36/83)
2e Questeur : Edmond Agoua (40/83)
1er secrétaire parlementaire : Sofiath Schanou
2e secrétaire parlementaire : Théophile Yarou
Point des procurations entre Mouvance et Opposition
Mouvance
1- Nassirou Arifari Bako à Komi Koutché,
2- François Abiola à Aké Natondé
3- Togny Cyprien à Octave Houdégbé
4- André Okounlola à Yarou Sinatoko Kiaré
5- Jean-Michel Abimbola à Dafia Abiba
6- David Gbahoungba à Valère Tchobo
7- Benoît Dègla à Yaou Théophile
8- Ahonoukoun Marcellin à Lucien Houngnibo
9- Eric N’dah à Gilbert Bangana
10- Soumanou Allassane à Jean Eudes Okoundé
11- Barthélémy Kassa à Adam Bagoudou
12- Bako Idrissou à Sabai Katé
13- Rachidi Gbadamassi à Valentin Djénontin
14- Gustave Sonon à Pascal Essou
15- Simplice Codjo à Gibigaye Mohamed
16- Sanni Gounou à Nouréini Atchadé
Procurations de l’Opposition
1- René Bagoudou à Sacca Lafia
2- Issa Salifou à Robert Gbian
3- Adolphe Djima à Georges Bada
4- Boniface Yéhouétomè à Janvier Yahouédéhou
5- Blaise Ahanhanzo à Luc Atrokpo
6- Patrice Nobimè à Candide Azannaï
7- Jocelyn Dégbey à Gérard Gbénonchi
8- Houangni Parfait à Eric Houndété
9- Claudine Prudencio à Augustin Ahouanvoèbla
10- Léon Ahossi à Joseph Djogbénou
11- Tidjani Ahmed Affo à Wallis Zoumarou
Impressions du Me Adrien Houngbédji, nouveau président de l’Assemblée nationale, 7e législature
«…D’abord, je ressens une très vive émotion de me retrouver au perchoir 12 ans après avoir laissé le maillet. Je ressens aussi beaucoup d’émotions d’avoir à servir mon pays à ce niveau là. Mes premiers mots seront pour remercier le peuple béninois qui nous a soutenu durant tout du combat électoral, remercier la presse béninoise pour tout ce qu’elle a fait pour nous soutenir, remercier la doyenne d’âge pour son endurance, pour sa perspicacité et l’autorité avec laquelle elle a dirigé le débat, remercier mon adversaire l’honorable Komi Koutché, remercier les députés de la mouvance qui n’ont pas voté pour moi et féliciter tous les députés de l’Opposition qui ont porté leur suffrage sur ma personne pour que puissent triompher les idéaux pour lesquels nous nous sommes battus. Je crois que ce qu’on peut dire aujourd’hui, c’est que le verdict des urnes des élections législatives a été concrétisé aujourd’hui par le verdict du vote des députés. Pour la première fois, il y a conformité entre le suffrage des électeurs Béninois et le suffrage des députés. Enfin, je voudrais dire que nous sommes là pour servir le peuple béninois. Je m’efforcerai d’être le président de l’Assemblée nationale du Bénin et le président de tous les députés, le travail législatif, le travail du contrôle de l’action gouvernementale. L’Opposition a déjà son union depuis. Si nous n’avions retrouvé cette union, nous ne serions pas allés à ce combat et nous n’aurions pas eu cette victoire. Ça s’est joué à une voix près. Ça veut dire que l’Opposition a joué son rôle. La mouvance a certainement joué la sienne et on verra que la volonté du peuple sera respectée jusqu’au bout… ».
Impressions de l’honorable Komi Koutché, candidat malheureux au poste de président du Parlement, 7e législature
«…La 7e législature et le bureau qui sera mis en place aura à sa tête Me Adrien Houngbédji et travaillera pour l’unité nationale et le développement du Bénin ; afin que le Parlement qui incarne le pouvoir législatif puisse se compléter avec le pouvoir exécutif pour le bien de nos populations. On est allé à une élection. Quelqu’un devait remporter et quelqu’un devait perdre. Je ne considère même pas que quelqu’un a perdu. Notre démocratie a gagné. Donc, je voudrais inviter les uns et les autres au calme. La démocratie s’est exprimée. Pour nous, c’est un coup d’essai. Nous continuons le combat… »
12- Justin Agbodjété à Valentin Aditi Houdé
13- Jérémie Adomahou à Mathurin Nago
14- Dakpè Sossou à Alexis Agbélessesi

Les choses se précisent de plus en plus par rapport à l’élection du nouveau président de l’Assemblée nationale, version 7e législature prévue pour ce mardi 19 mai à l’hémicycle. La bataille se fera entre deux candidats : Me Adrien Houngbédji retenu par l’Opposition et Komi Koutché sur qui la mouvance présidentielle aurait jeté son dévolu.
Qui de Komi Koutché et de Me Adrien Houngbédji sera le prochain président de l’Assemblée nationale ? Tous les regards sont tournés ce mardi 19 mai vers le palais des Gouverneurs à Porto-Novo où aura lieu cette élection attendue par plus d’un. Laquelle sera le premier acte que pose la 7è législature après son installation le samedi 16 mai dernier. En prélude à ce vote, les différents camps se sont retrouvés hier pour opérer les derniers réglages. C’est ainsi que le camp présidentiel aurait jeté son dévolu sur le ministre en charge de l’Economie, des Finances et des Programmes de dénationalisation dont le nom était abondamment cité depuis quelques jours comme un prétendant sérieux à cette bataille. Komi Koutché défendra les couleurs de la Mouvance présidentielle contre le président du PRD. Son choix a été confirmé par plusieurs sources proches du chef de l’Etat.
Du côté de l’Opposition, les choses n’ont pas changé d’un iota. L’unanimité qui régnait autour de Me Adrien Houn-gbédji retenu comme candidat de toutes les forces de l’Opposition est toujours de mise. Les partis et alliances politiques notamment PRD, Union fait la Nation, RB-RP, FDU, ABT, AND et Soleil ont gardé leurs rangs serrés pour affronter cette bataille.
L’Opposition en avance sur la Mouvance
Toutes ces forces politiques de l’Opposition font numériquement 45 députés. Si on doit extraire de cet effectif les trois députés de l’AND Cyprien Togni, Octave Houdégbé, Jacques Yempabou dont leur chef de file Valentin Aditi Houdé les annonce partis pour renforcer les FCBE, l’Opposition serait donc à 42 députés. Il faut désormais ajouter à ceux-ci le député Atao Mohamed Hinnouho de la liste Résoatao. L’ancien militant PRD a donné une conférence de presse hier à Cotonou pour annoncer son vote en faveur de Me Adrien Houngbédji. Ce qui fait théoriquement une majorité de 43 députés pour le bloc de l’Opposition. A priori, le perchoir devrait revenir au candidat Me Adrien Houngbédji qui a déjà sur papier une longueur d’avance sur son challenger Komi Koutché. Mieux, l’autre avantage de l’Opposition est qu’elle contrôle le bureau d’âge. La doyenne d’âge, Rosine Vieyra Soglo et Atao Mohamed Hinnouho, l’un des plus jeunes de la législature après Komi Koutché sont tous deux défavorables à la Mouvance présidentielle. Autant de réalités qui mettent le candidat de l’Opposition en pôle position pour gagner cette bataille du perchoir qui fait couler beaucoup d’encre et de salive depuis quelques jours. Me Adrien Houngbédji devrait se préparer à prendre pour la troisième fois, après 1991 et 1999, le perchoir de l’Assemblée nationale. Il n’aura pas de fil à retordre devant le candidat de la mouvance présidentielle minoritaire. Laquelle Mouvance est forte pout tout calcul fait de 39 députés représentant les 33 élus FCBE, les 2 de l’alliance UB, les 2 de l’alliance Eclaireur plus les 3 députés de l’AND qui ont filé entre les doigts de Valentin Houdé au profit de la Mouvance. Si ces derniers ne reviennent pas sur leur décision, on aura théoriquement 44 contre 39 députés. L’Opposition s’en tire donc à bon compte. Le camp présidentiel aura besoin de trois députés pour faire basculer la majorité et damer le pion à l’Opposition. Ce qui apparemment ne sera pas facile.
Attention aux votes trahisons politiques !
Même si ce sera difficile, il n’est pas exclu que la mouvance présidentielle réussisse un tel exploit. Car, le vote sera à bulletin secret. Le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale n’autorise pas en cette matière un vote à main levée. Les questions qui portent des élections de personnes sont toujours à bulletin secret. Dès lors, la trahison politique est possible. Des gens, dans un camp comme dans l’autre, peuvent voter, une fois dans l’isoloir, le contraire du vote qui est attendu d’eux ou qu’ils ont promis et même juré à leur candidat. Et on n’aura aucun moyen pour déceler qui a trahi et qui n’a pas trahi. Oui c’est cela la politique au Bénin. C’est à cela qu’il faut faire attention avec les députés qui disent à cor et à cri que leur candidat est telle ou telle personne. Il n’y a aucune preuve pour témoigner s’ils ont effectivement tenu promesse ou pas. On a déjà vu par le passé des trahisons de ce genre ou certains ont carrément voté abstention ou nul. C’est en cela la complexité de l’élection. Personne ne peut pronostiquer le verdict surtout qu’il n’y a pas un grand écart en terme d’effectif entre les deux camps. C’est à un duel serré qu’on risque d’assister ce jour à l’hémicycle entre Me Adrien Houngbédji et Komi Koutché.
Actualités 19 mai 2015

Les 83 députés de la 7e législature ont été officiellement investis dans leurs fonctions, samedi 16 mai dernier au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Ils ont été installés par la doyenne d’âge, Rosine Vieyra Soglo entourée de ses deux plus jeunes collègues, Komi Koutché et Atao Mohamed Hinnouho assurant tous deux, le rôle de secrétaires du bureau d’âge.
C’est parti encore pour quatre années de travaux à l’Assemblée nationale. Les députés élus au terme des élections législatives du 26 avril dernier, ont été officiellement installés dans leurs fonctions par le bureau d’âge. Cette installation éteint définitivement la 6e législature dont le mandat est expiré depuis vendredi 15 mai dernier à minuit. Vive donc la 7è législature !
Tous les députés à l'exception de Basile Ahossi, ont répondu présents à l’invitation de la doyenne d'âge, Rosine Vieyra Soglo. Le quorum a été vérifié par Komi Koutché, le plus jeune du bureau d’âge. Il a lu la décision de la Cour constitutionnelle qui proclame les résultats des élections législatives. Barthélémy Kassa a été le premier député à fouler le sol du palais des Gouverneurs. Il sonnait 8h 50mn. Il était venu tôt pour pouvoir retirer ses attributs de députés. Une formalité qu’il n’a pu remplir la veille. L’ancien ministre en charge de l’Energie et de l’Eau, démissionnaire suite à l’affaire de détournement des fonds de l’aide des Pays-Bas au profit de projet d’eau potable au Bénin, sera suivi du député Alexis Agbélessessi des Forces démocratiques unies (FDU). Le dernier des 83 députés à arriver a été Me Adrien Houngbédji. Il est venu quelques minutes avant la doyenne d’âge.
Comme il est souvent de tradition en de pareilles occasions, certains députés se sont fait accompagner par des parents, amis et même des militants. Mais la foule a été stoppée au portail de l’entrée principale du palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Une horde des forces de l’ordre et de défense y a été déployée à cet effet, pour assurer la sécurité de l’Assemblée nationale et ses alentours. Cette foule en liesse est restée jusqu’à la fin de la cérémonie d’installation.
Que de flèches !
Dans son discours très incisif, la doyenne d’âge, Rosine Vieyra Soglo a souhaité un bon mandat à ses collègues. Son souhait est que cette législature se déroule dans des conditions apaisées comme c’était le cas sous la 6e législature présidée par Mathurin Nago. Elle a félicité ce dernier pour avoir fait preuve de dextérité et de recherche de consensus tout au long de cette législature.
Rosine Vieyra Soglo a saisi l’occasion pour rappeler aux députés l’importance de l’Assemblée nationale, la 2e institution de l’Etat. Ceci dit, l’institution parlementaire mérite, selon elle, respect. Elle ne doit pas être un refuge pour des fossoyeurs de l’économie nationale à la recherche de l’immunité parlementaire pour échapper à la justice. La doyenne d’âge a condamné ce fait. Elle est même allée plus loin en demandant à ses collègues concernés de démissionner pour leur propre honneur et leur dignité. Rosine Vieyra Soglo faisait ainsi allusion surtout à l’actualité du scandale relatif à l’affaire de détournement de plus de 3 milliards FCFA de l’aide des Pays-Bas pour la réalisation du projet d’eau potable au profit de certains villages du Bénin. Un scandale qui a éclaboussé le gouvernement dont en premier chef le ministre en charge de l’Eau, Barthélémy Kassa, élu député à l’issue des élections législatives du 26 avril dernier. L’intéressé a démissionné de son poste de ministre la semaine dernière, mais siège à l’Assemblée nationale où il bénéficie de l’immunité parlementaire. Avec des mots à peines voilés, la doyenne d’âge lui conseille tout comme les autres députés qui traînent aussi des casseroles de renoncer à leurs fonctions de parlementaire pour se mettre à la disposition de la justice.
La doyenne d’âge trouve inconcevable le niveau de corruption au Bénin. Elle est devenue pratiquement un sport national pendant que des populations des villes et campagnes sont en proie à une grave pauvreté et manquent du minimum pour vivre. La lutte contre la corruption doit être traduite dans des actes concrets, insiste la dame de fer de la Renaissance du Bénin avant de lancer officiellement les travaux de cette 7e législature.

Les députés de la 7e législature seront officiellement installés demain samedi 16 mai au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. En prélude à cette investiture, comme il est de la coutume parlementaire, ils remplissent depuis mercredi 13 mai dernier, les formalités administratives de leur prise de fonction.
Les députés de la 7e législature étaient nombreux mercredi 13 mai dernier à répondre à l’invitation du Secrétariat général administratif de l’Assemblée nationale. Comme des élèves à la pré-rentrée des classes, ils ont foulé le sol du palais des Gouverneurs à Porto-Novo pour la première fois pour certains et la énième fois pour d’autres, pour aller remplir les formalités administratives de prise de fonction. Ils ont été entretenus par les cadres de l’administration parlementaire qui ont mis à cet effet en place une organisation pour satisfaire les députés élus au terme des élections législatives du 26 avril dernier. Les députés anciens comme nouveaux ont signé les actes administratifs qui les confirment dans la plénitude de l’exercice de leurs fonctions de parlementaires. Ils ont également pris des mains de l’administration parlementaire tous les attributs qui leur confèrent le titre de député. Il s’agit de la cocarde, du macaron, de l’écharpe bref les insignes distinctifs de député. Plusieurs documents dont le Guide du député leur ont été remis pour leur faciliter l’exercice des fonctions que le peuple leur a assignées pendant les quatre ans de mandat. Tous ces kits de député ont été mis dans un sac griffé «Assemblée nationale/7e législature».
L'opération prend fin ce jour
Les députés ont à tour de rôle reçu ledit sac après avoir rempli toutes les formalités subséquentes prévues par la loi. L’opération prend fin ce jour vendredi 15 mai. Les élus du peuple vont porter ou placer tous les insignes pour prendre part à leur cérémonie d’investiture prévue pour demain samedi 16 mai au palais des Gouverneurs à Porto-Novo.
L’ambiance était bon enfant mercredi dernier. Les députés anciens comme nouveaux étaient tous enthousiasmés d’appartenir à la 7e législature. Parmi ceux qui étaient présents, il y avait du côté du Parti du renouveau démocratique (PRD), Me Adrien Houngbédji, Paulin Gbénou, Michel Bahoun, Noël Akissoé et Badirou Aguémon. Au niveau de l’Union fait la Nation (UN), il a été noté le passage de Me Joseph Djogbénou, Louis Vlavonou, Moukaram Koussonda, Gérard Gbénonchi et Parfait Houangni. Les présents de l’Alliance Soleil étaient Robert Gbian, Sacca Lafia et René Bagoudou. Du côté des Forces démocratiques unies (FDU), il y avait Jérémie Adomahou, Alexis Agbélessessi et Dakpè Sossou. Les deux députés de l’Alliance pour un Bénin triomphant (ABT) à savoir Wallis Zoumarou et Tidjani Obo Affo ont défilé aussi devant les cadres de l’administration parlementaire pour retirer leurs kits. Tout comme Atao Hinnouho du Résoatao et Boniface Yéhouétomè de l’alliance Renaissance du Bénin et Réveil patriotique (RB-RP). Chacun des députés a été à tour de rôle servi. La plupart d’entre eux se sont confiés à la presse. Ils félicitent les électeurs pour avoir porté leurs choix sur eux promettant de ne pas les décevoir. Ils prennent l’engagement de contribuer au développement du Bénin à travers l’adoption de plusieurs lois pertinentes sans oublier le renforcement du contrôle de l’action gouvernementale.
Quid des tractations pour le bureau ?
Les députés FCBE étaient les seuls à manquer à l’appel. Ceux-ci seraient en mise au vert à Parakou pour un dernier casting politique dans le cadre du contrôle du bureau de l’Assemblée nationale. Cette question justement préoccupe aussi les députés qui ont fait le déplacement du mercredi dernier. Là-dessus, la réaction de Sacca Lafia a retenu l'attention. Le député de la 8e circonscription électorale a levé un coin de voile par rapport à la position de l’Alliance Soleil. Il a affirmé sans ambages que son alliance se ralliera aux forces politiques qui ont axé leur thème de campagne sur la non révision de la Constitution. De façon plus claire, l’Alliance Soleil soutient le PRD, l’UN, ABT, RB-RP pour le contrôle du perchoir. Sacca Lafia est allé même plus loin en révélant que son candidat est Me Adrien Houngbédji pour la présidence de l’Assemblée nationale. Comme lui, Wallis Zoumarou martèle aussi que les deux députés ABT ne soutiendront jamais les FCBE dans le cadre du contrôle des organes et instances de l’Assemblée nationale. «Même mon cadavre ne votera pas le candidat des FCBE pour le perchoir», jure-t-il avec détermination.
Pour sa part, le député Parfait Houangni qu’une certaine rumeur annonce s’être jeté contre des millions dans les bras des FCBE a balayé du revers de la main cette information qu’il juge mensongère. Il promet de ne pas trahir ses électeurs de la 23e circonscription électorale qui ont massivement voté pour lui en le soutenant dans son combat contre la révision de la Constitution.
Comme on le voit, la bataille pour le contrôle du perchoir s’annonce de plus en plus très serrée.

Le président de l’Association de lutte contre le racisme, l’ethnocentrisme et le régionalisme (ALCRER), Martin Assogba, a donné hier jeudi 14 mai à Cotonou, une conférence de presse. Il a mis en garde l’ensemble des députés nouvellement élus contre l’usage inopportun des procurations lors de l’élection du président de l’Assemblée nationale. Il a également invité l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (ANLC) à se saisir du dossier.
Depuis plusieurs jours, des rumeurs font état de ce que des dizaines de députés récemment élus auraient donné des procurations dans le cadre des tractations pour le contrôle du perchoir de la prochaine législature. Cette information a été relayée par quelques organes de presse. C’est pourquoi, par le truchement d’une conférence de presse, le président de l’ONG ALCRER Martin Assogba, a voulu attirer l’attention des professionnels des médias, des populations et des institutions de la République sur les cas éventuels d’achat de conscience. Selon lui, les stratégies de vote de la 5e législature, qui consistaient à faire une utilisation massive des procurations pour désigner les membres du bureau de l’Assemblée nationale, sont encore vives dans les mémoires. 19 députés dont certains étaient présents à l’Assemblée nationale le jour du vote, ont donné des procurations pour l’élection des membres du bureau du Parlement. «Ce précédent grave est devenu une réalité et les procurations font l’objet de négociations sous haute corruption. S’il est admis que certains partis politiques peuvent chercher des rapprochements pour conforter leur position au niveau de l’Assemblée nationale, il est inacceptable que ce rapprochement se fasse sur la base des grosses sommes d’argent et de remise de procurations», a souligné le président de l’ONG ALCRER.
Martin Assogba a rappelé que la souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants au Parlement. Selon le conférencier, l’article 93 de la Constitution béninoise du 11 décembre 1990 qui stipule que «le droit de vote des députés est personnel» et que la dérogation relative à la procuration est une exception» est on ne peut plus claire. Pour cela, les décisions prises par les élus doivent être faites en toute transparence vis-à-vis de la population. Mais, en acceptant l’utilisation massive des procurations, il est difficile pour le peuple de connaître les positions exprimées par les députés lors de leurs votes.
«L’ONG ALCRER se réserve le droit de dénoncer toutes les personnes qui malgré leur disponibilité, s’amuseront à donner des procurations pour une première séance à l’Assemblée nationale alors qu’elles viennent d’obtenir du peuple souverain, la mission de les représenter et non de substituer leur présence à des procurations après avoir reçu de grosses sommes d’argent», a averti Martin Assogba. Il a annoncé que son ONG a saisi la Cour constitutionnelle sur la question et a demandé à l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (ANLC) d’ouvrir une enquête sur l’usage des procurations au cours des élections prochaines du bureau de l’Assemblée nationale.

Un étudiant nigérian en transit vers son pays d’origine a été pris hier mardi 12 mai en possession de 3,5 kg de chanvre indien. Il a été détecté au poste de fouille de sécurité installé à Adjaha par des éléments du Commissariat de Grand-Popo.
Installé parmi les passagers d’un véhicule de transport en commun venant de Lomé, Darry Wayne, 21 ans, Nigérian résident à Lomé a été surpris hier mardi 12 mai en possession de chanvre indien. En fait, il avait disposé son produit en quatre boulettes bien enfouies au fond de son sac de voyage. Une ruse qui n’a pu échapper au flair des éléments du Commissariat de Grand-Popo opérant au niveau du poste de fouille à Adjaha.
Selon l’inspecteur de Police, Mohamed Bio Yo, le stupéfiant n’est pas destiné à la consommation sur le territoire béninois. L’étudiant Darry Wayne qui a déclaré être à son coup d’essai, était en partance pour sa terre natale, le Nigeria où l’attendait un repreneur, a confié le policier. Selon lui, le cas de Darry Wayne n’est pas isolé. Plusieurs tentatives de trafic du genre par la voie inter-Etats Cotonou-Lomé ont été par le passé découragées grâce à la vigilance de l’équipe du commissaire Modeste Innocent Hounkponou.

Le 16 mai prochain, les députés de la 7è législature entreront dans la plénitude de leur fonction. Dans le lot, 12 députés ont un statut particulier, car ils sont ministres en fonction. Quel choix sera le leur, entre Parlement et Exécutif ?
Un mois pour décider. Choisir entre les plénières à l’Assemblée nationale ou continuer à fouler l’antre de la salle du Conseil des ministres. Telle est la (presque) quadrature que doivent résoudre douze ministres de l’actuel gouvernement de Boni Yayi, élus députés aux dernières législatives et contraints par la loi à choisir entre leurs portefeuilles ministériels et leurs sièges au palais des Gouverneurs. Leur situation est d’autant plus intéressante que ces ministres occupent des places de choix au sein de l’appareil gouvernemental.
François Abiola est ministre d’Etat, Marcel de Souza chargé du Développement est le numéro 3 du gouvernement duquel Simplice Dossou Codjo est ministre du stratégique département de l’Intérieur, Valentin Djènontin, Garde des Sceaux ; Komi Koutché est l’argentier national, poste sur lequel il aurait louché un certain temps avant de le décrocher comme consécration d’une carrière fulgurante ; Nassirou Bako Arifari, est détenteur du département, Dieu seul sait !, très convoité du ministère des Affaires étrangères. Et que dire de Jean-Michel Abimbola, ministre en charge de la Culture, d’Aké Natondé en charge du ministère des Transports et des Travaux publics, de Alassane Soumanou ou de Barthélémy Kassa, sinon qu’ils ne comptent pas pour des prunes, s’il en est au sein de l’Exécutif ? Quoi qu’il en soit, est bientôt venue l’heure du choix pour ces ministres dont on ne sait toujours pas s’ils avaient eu pour vocation d’utiliser leur notoriété pour faire gagner leur famille politique ou s’ils entendaient véritablement siéger au Parlement.
Partira, partira pas
Autant les postes ministériels restent prisés, autant on conçoit aisément qu’ils soient tentés de jeter l’éponge gouvernemental à la fin des haricots pour se projeter dans une aventure de plus longue durée. Ceux qui pencheront pour la première hypothèse devront rester au gouvernement si le remaniement ministériel les y maintient ; et faire la joie de leurs suppléants. En la matière, rien n’est moins sûr. Tout pronostic avisé porterait à miser qu’ils ne seront pas nombreux dans ce cas. Les autres, calculette en main, auront fait, entre rester 10 mois au gouvernement et s’honorer de quatre années de mandat législatif, le choix le plus humain, le plus futé…Car de fait, du dernier gouvernement de Boni Yayi, celui qui sera issu de l’imminent remaniement, il n’en sera question que seulement pour les dix prochains mois. Flotte du coup comme un air du ‘’discours d’adieu de Béhanzin’’ : «Compagnons d’infortune, derniers amis fidèles, lorsque le temps était venu…», dit-il en l'occurrence. Mais en réalité, il n’en sera rien, car de la fidélité des ministres qui siégeront désormais à l’Assemblée nationale, le chef de l’Exécutif a toujours besoin pour finir en beauté son mandat, au cas où il réunirait une majorité favorable ou même dans le cas contraire, dans la probabilité cauchemardesque pour les Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) de se trouver en minorité au sein de l’hémicycle.
Pour le reste, ces douze ‘’apôtres’’ de Thomas Boni Yayi ont pu figurer sur la liste très sélective des FCBE dont la capacité a débordé parce qu’ils jouissent de la confiance du chef de cette alliance politique. Il n’y a donc pas de risque qu’ils lancent comme Pierre «Même si je devais mourir avec toi, non je te renierai pas» et se rendre coupables de parjure par la suite, ni Boni Yayi devoir affirmer comme Jésus : «Cette nuit-ci, avant qu’un coq chante, tu me renieras trois fois». Quelques uns parmi eux ont d’ailleurs une certaine expérience parlementaire comme François Abiola, Nassirou Bako Arifari ou Barthélémy Kassa, et leur famille politique de ce fait pourrait avoir besoin de leur éclairage pour combler le vide laissé par Chabi Sika, Djibril Mama Debourou ou encore Sacca Lafia qui ont changé leur fusil d’épaule entre temps.