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Nouvelles

Message du chef de l'Etat à l'occasion de la fête du 1er août : Boni Yayi réaffirme son engagement à lutter contre la corruption

Cotonou, le 31 juillet 2015

Béninoises, Béninois,
Mes très chers compatriotes,

En ce moment où nous nous apprêtons à revivre le souvenir exaltant d’une phase importante de notre vie nationale, je voudrais rendre grâce à Dieu Tout-Puissant et remercier le Peuple souverain du Bénin qui m’a donné l’occasion de présider pendant une décennie les destinées de notre nation commune.
En effet, nous avons des raisons de rendre grâce à l’Eternel car, il ne cesse de nous gratifier de la paix sans laquelle aucun développement n’est envisageable. Dans ce monde en proie à toutes sortes de violences et de catastrophes naturelles, la paix est un bien précieux.
C’est cette paix et la stabilité dont jouit notre pays qui nous permettent de célébrer dans la sérénité et la dignité le 55ème anniversaire de l’indépendance de notre pays.
Chers compatriotes, le 1er août est l’occasion de se remémorer l’œuvre des Père-fondateurs dont nous saluons la mémoire avec le plus profond respect.
En ces instants de communion et de fierté nationale, j’ai une pensée affectueuse à l’endroit de nos frères et sœurs dont la santé s’est altérée et de nos compatriotes qui sont confrontés à certaines difficultés. Je les rassure de la solidarité de la Nation et les encourage à ne pas perdre espoir.
J’exprime mes sentiments fraternels à nos compatriotes, dignes fils du Bénin vivant à l’étranger. J’apprécie leurs contributions aux efforts de développement de notre Nation et à son rayonnement dans le monde.
Je voudrais également rendre un hommage vibrant aux femmes et aux hommes qui ne sont plus parmi nous aujourd’hui, mais qui de par leurs œuvres ont laissé des souvenirs impérissables à notre pays.

Béninoises, Béninois,

Il y a cinquante-cinq ans, nos illustres prédécesseurs ont engagé notre Peuple dans la voie de la liberté, de la responsabilité et de la souveraineté et nous pouvons être fiers des efforts fournis à leur suite pour construire et développer la Nation.
Nous avons appris, dès l’origine les vertus et l’impératif du vivre-ensemble, de la solidarité et de la fraternité. Grâce au génie de notre peuple, nous avons toujours su surmonter les difficultés qui se dressent sur le chemin de l’édification d’une Nation moderne et réaliser les compromis et consensus nécessaires pour avancer.
Notre pays fait l’effort de figurer parmi ceux dont la pratique démocratique est citée en exemple sur le continent africain. A cet effet, il me plaît de souligner, malgré les difficultés, l’importance de l’organisation régulière d’élections libres, transparentes et crédibles et l’acceptation de l’alternance par tous les acteurs politiques.
C’est pourquoi, en dépit de quelques difficultés, je me réjouis du succès des scrutins de cette année 2015 qui ont conduit au renouvellement des députés à l’Assemblée nationale et des élus des conseils municipaux, communaux et locaux.
Ces échéances répondent aux aspirations légitimes de notre Peuple. Elles renforcent aussi la confiance de nos partenaires en nos institutions.
Je n’en veux pour preuve que les appréciations de hauts responsables de puissances démocratiques comme le président François Hollande lors de sa récente et historique visite dans notre pays et le président Barack Obama dans le discours qu’il a prononcé, il y a quelques jours au siège de l’Union africaine à Addis-Abeba.
Je renouvelle ici mon total engagement et celui de mon gouvernement pour la tenue à bonne date et la réussite de la prochaine élection présidentielle dont le premier tour est prévu pour le dimanche 28 février 2016. J’invite toutes les institutions et structures concernées à jouer chacune sa partition pour assurer à ce scrutin le succès que notre peuple en attend.

Très chers compatriotes,

Les consultations électorales sont souvent l’occasion de compétitions passionnées par les animateurs de la classe politique; cela traduit la vitalité de notre démocratie. Mais nous devons constamment garder à l’esprit que la Nation béninoise, pour laquelle nos aïeux se sont sacrifiés, est une et indivisible et que rien de beau, rien de grand ne se réalise dans la division. Le dialogue demeure la condition nécessaire et indispensable à la construction du Bénin prospère dont nous rêvons tous. Il est un facteur majeur de préservation de notre identité légendaire de pays de paix.
Du reste, ce qui nous rassemble est plus fort que ce qui nous divise parce que rien ne nous oppose en réalité.

Béninoises, Béninois,

L’indépendance de notre pays s’accommode aujourd’hui avec les nécessités d’une gouvernance moderne dont le fondement est la démocratie. Mais que vaut une démocratie qui ne s’accompagne pas de performance économique? Voilà pourquoi, la bataille économique a toujours été une préoccupation constante de mon gouvernement. Il n’est un secret pour personne que c’est du volume des investissements que dépendent, pour une large part, les possibilités d’accroissement du revenu national.
La table ronde organisée à Paris sur le financement du développement répond à l’impératif de compléter nos ressources internes. Comme vous le savez, à la suite de celle-ci, notre pays a obtenu de la Communauté financière internationale, des engagements d’un montant de plus de 12 milliards de dollars US soit plus de 6.000 milliards de FCFA sur les cinq ans.
Je me réjouis que nos partenaires se soient déjà engagés à nous accorder plus de 2.200 milliards de FCFA soit plus de 25% de taux de décaissement de leur part. La mobilisation effective de ces ressources permettra de donner un nouvel élan à notre économie, à travers la réalisation de grands projets structurants et d’avenir. Elle permettra aussi de générer de nombreux emplois pour notre jeunesse et nos femmes. La croissance économique de notre pays s’en trouvera ainsi améliorée. Je rappelle que malgré la conjoncture internationale particulièrement difficile, elle a été en termes réels d’une moyenne d’environ 6% sur la période 2012-2014 dans un contexte de taux d’inflation maîtrisé.
Les réformes en cours permettront de renforcer le cadre macro économique et financier. Elles concernent les domaines de l’assainissement de la gestion des finances publiques en vue d’une meilleure qualité des dépenses et le renforcement des capacités des régies financières. Elles prennent en compte également la compétitivité du Port de Cotonou. Il s’agit notamment de :
l’opérationnalisation du Centre commun de pré-dédouanement,
l’instauration du programme de certification des valeurs,
la mise en place dans les tout prochains jours des scanners et systèmes de vidéo surveillance à l’aéroport et au port, la dématérialisation de la chaîne des finances publiques.
Chers compatriotes, je voudrais rappeler à votre bon souvenir que sur le plan socio-économique mon gouvernement s’emploie depuis lors à relever plusieurs défis au nombre desquels je citerai à titre illustratif les sept (07) défis prioritaires suivants :
Le premier défi est celui du renforcement des infrastructures.
Dans ce domaine, mon gouvernement attache une importance particulière aux infrastructures énergétiques. Je comprends et partage les désagréments et les perturbations qu’occasionnent pour vous tant dans vos ménages que dans vos activités professionnelles les délestages. A cet effet, les efforts du gouvernement ont consisté à porter la demande en énergie de 115 MW depuis 45 ans à 220 MW en 2015, soit près du double de la disponibilité d’énergie en dix (10) ans. La centrale électrique de Maria-Gléta est aujourd’hui fonctionnelle et vient renforcer nos capacités de production. En matière de desserte rurale, le taux a été porté de 3% niveau atteint en 45 ans à 37% en 10 ans, soit 12 fois le niveau initial de 2006 à 2015. Ce taux sera très bientôt amélioré avec l’électrification des 546 chefs-lieux d’arrondissement dont 105 sont en attente.
Les dernières négociations engagées avec les partenaires du secteur permettent de couvrir 200 nouvelles localités ce qui nous permettra d’assurer l’électrification de la totalité de notre pays dans les tout prochains mois à venir. En attendant d’y parvenir, l’insuffisance de la disponibilité en énergie ne nous permet pas d’atteindre un taux de croissance à deux chiffres qui a toujours été notre préoccupation. C’est pourquoi, après la table ronde de Paris, mon gouvernement ambitionne tant au niveau de l’Etat qu’à travers le Partenariat Public Privé de porter à moyen terme l’offre d’énergie à près de 1000 MW. Il n’est pas superflu de rappeler que ces réalisations iront au-delà de l’énergie conventionnelle avec comme priorité les énergies renouvelables à savoir : le solaire, l’éolienne, la biomasse, l’hydroélectricité, etc.
L’installation des lampadaires solaires sur certaines de nos voies et places publiques, dans certaines de nos communes et la construction de mini-centrales solaires traduisent l’option qu’a faite mon gouvernement pour la promotion des énergies renouvelables.
Dans le cadre de ces énergies renouvelables, avec la signature des accords entre mon gouvernement et les partenaires du secteur, le démarrage des travaux notamment ceux de la construction des barrages hydroélectriques d’Ajarala et de Dogo-Bis est imminent.
Toutefois, les efforts se poursuivent pour faire en sorte que l’énergie entre dans les ménages.
En termes d’infrastructures de transports, la «Boucle ferroviaire ouest africaine» grand projet intégrateur dont fait partie la ligne ferroviaire Cotonou-Parakou-Niamey est dans sa phase active au niveau de notre pays et du Niger.
S’agissant des infrastructures aéroportuaires, les travaux de construction de l’aéroport de Tourou sont en voie d’achèvement et le vol inaugural est attendu pour la fin de l’année 2015. Le projet de construction de l’aéroport international de Glodjigbé, quant à lui, est dans sa phase de finalisation avec le partenaire sud-africain.
En ce qui concerne les Infrastructures portuaires, la réalisation des travaux confortatifs au port de Cotonou, à savoir: l’achèvement du dragage du chenal d’accès, l’achèvement du prolongement de la digue ouest permettent au port d’accueillir des navires de nouvelles générations. De même, l’acquisition d’équipements ultramodernes de manutention par les partenaires stratégiques et la mise en place de mesures sécuritaires dans le cadre du respect du code ISPS ont permis au Port de Cotonou, première entreprise de notre pays, de doubler son trafic en trois ans lequel s’établit aujourd’hui à plus de 10 millions de tonnes. C’est le lieu de rappeler la disponibilité de nos partenaires pour le lancement d’un second port minéralier en eaux profondes. Notre pays jouera alors pleinement le rôle d’intégration économique qui est le sien au profit des pays de la sous-région et d’être à l’horizon 2025 un véritable hub de négoces et services à forte valeur ajoutée.
Enfin, pour ce qui est des infrastructures routières, en dix ans plus de 2800 km de route bitumée ont été bâties contre environ 2800 en 45 ans c’est-à-dire de 1960 à 2006. L’essentiel des nouvelles routes ont surtout consisté à interconnecter notre pays à la sous-région notamment le Nigeria.
Aux travaux routiers s’ajoutent les ouvrages tels que les échangeurs, les ponts, l’aéroport international de Tourou, le pont d’Athiémé, le pavage et l’assainissement de 49 communes avec l’appui de la BOAD et de la BIDC. Le financement des travaux d’assainissement des 28 communes restantes seramobilisé d’ici la fin de l’année en cours.

Le deuxième défi a trait au développement de l’agriculture.

En vue d’atteindre l’autosuffisance alimentaire et améliorer les recettes de l’Etat par l’accroissement des cultures d’exportation, mon gouvernement se réjouit du montage désormais chez nous à Ouidah d’engins et d’accessoires agricoles. Le moment est venu pour poursuivre la diversification agricole. La production du coton, notre principale culture d’exportation, a besoin de réformes structurelles et institutionnelles. C’est le lieu de féliciter les producteurs qui en dépit des conséquences néfastes climatiques ont su améliorer la production en la portant à plus de 400.000 tonnes en 2014-2015. Il s’agit aujourd‘hui d’organiser la diversification agricole sur la base d’un partenariat comprenant l’Etat, les producteurs, les micro-producteurs, le secteur privé et les partenaires au développement sur la base d’une meilleure gouvernance. La question de la modernisation ne doit pas être occultée non plus. Il en est de même de la nécessité d’aller plus loin dans la mécanisation agricole et la transformation pour une plus-value afin de régler une fois pour de bon la question de l’emploi des jeunes et des femmes.

Béninoises, Béninois,
Mes chers compatriotes,

Le troisième défi est celui de l’amélioration du climat des affaires.
Les réformes entreprises ont permis, outre la simplification de la formalisation de l’entreprise, le renforcement des capacités des adhérents, la mise en place d’une fiscalité adaptée, la facilitation de l’accès au crédit dans les banques partenaires et diverses formations en matière de gestion de micro entreprises.
Ces réformes offrent également des facilités aux porteurs de projets surtout aux jeunes pour stimuler leur employabilité et faire face à la question épineuse de l’emploi.
Mon gouvernement appréhende dans ses dimensions tant économiques que sociales ce quatrième défi que constitue l’emploi des jeunes et des femmes.
Plusieurs programmes ont été mis en chantier. J’en citerai quelques-uns à titre illustratif. Il s’agit :
- du plan spécial de promotion pour l’emploi, dans le secteur de l’enseignement primaire et secondaire et dans celui de la santé ;
-du programme Emploi des jeunes avec l’appui de la Banque mondiale;

- du programme d’insertion des jeunes dans l’agriculture à travers les centres de formation à l’entreprenariat agricole et l’aménagement de nos vallées ;

-du Fonds national de Promotion de l’Entreprise et de l’Emploi des Jeunes ainsi que du Fonds national de la Micro-finance.

L’importance du défi de l’emploi des jeunes a donné lieu à divers programmes mais à de nombreux mécanismes de recrutement tels des agents contractuels de l’Etat, l’ANPE et enfin le Volontariat d’expertise qui ont permis au gouvernement de créer environ 30 mille emplois au cours des quinze derniers mois. Si toutes les réformes actuellement en chantier aboutissaient, nous irons vers une véritable promotion de l’auto-emploi créateur de richesse.

Chers compatriotes,

Le cinquième défi est celui de l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le développement.
A ce sujet, le système des Nations Unies a communiqué les performances de notre pays. Ainsi le taux de pauvreté monétaire a été ramené à 36%, ce qui place le Bénin au premier rang au sein de l’UEMOA. L’objectif en matière de couverture en eau potable a été atteint et notre pays fait partie des rares pays qui réaliseront en 2015 un taux de couverture de 82% contre 75% fixé par les Nations Unies. Dans ce cadre, le Bénin s’est illustré dans sa politique du genre et a reçu le prix de la performance de l’Union africaine décerné à Johannesburg en juin dernier. En matière de réduction de la faim, notre pays a atteint l’objectif assigné, ce qui lui a permis d’obtenir pour la 2ème fois consécutive le prix de la FAO en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle.
De même, les objectifs de l’Education pour tous ont été largement couverts grâce aux efforts consentis dans le domaine de l’éducation. Ainsi, de 2006 à 2014, le Taux d’achèvement du primaire est passé de 64% à 77,6% et l’indice de parité fille-garçon est passé de 0,82 à 0,97. Ces résultats montrent que le Bénin a atteint l’accès universel à l’éducation avec le partenariat mondial pour l’Education et assure presque l’équité dans l’accès à l’école.
Au total, notre pays est sur la bonne voie pour réaliser cinq des huit objectifs fixés. Toutefois nous ne pouvons nous satisfaire d’une croissance qui laisse des frères et sœurs sur le quai, une croissance qui ne favorise pas l’emploi, l’accès aux services sociaux à la majorité des Béninois, une croissance qui laisse la femme, c’est-à-dire les 52% de la population de côté. En effet, quoique des résultats satisfaisants sont enregistrés dans tous ces domaines il est important de noter que la qualité du système éducatif nous interpelle.
S’agissant en particulier de l’enseignement supérieur, des efforts ont été faits pour en faciliter l’accès avec l’adoption d’une nouvelle carte universitaire. Le nombre d’apprenants est de 130.000 étudiants, l’un des plus élevés de la sous-région. Le pari à gagner est celui de la qualité de l’enseignement accompagnée d’un programme de financement. Mon gouvernement va accélérer la mise en œuvre des conclusions du forum organisé sur le secteur de l’éducation.

Le sixième défi est celui de la justice et de la lutte contre la corruption.
Notre justice a besoin d’être renforcée. C’est pourquoi, j’ai décidé de mettre en place avec l’appui de la Communauté internationale une task Force visant à renforcer la capacité de notre institution judiciaire. Nous devons en effet renforcer les capacités et l’indépendance de notre appareil judiciaire qui participe pour une large part de la lutte contre la corruption. Malgré toutes les initiatives prises depuis par les gouvernements successifs, nous n’avons pas encore touché la racine du mal. Le phénomène de la corruption s’est généralisé à cause de l’impunité. C’est pourquoi, j’en appelle à une union sacrée contre l’impunité et j’envisage d’organiser une journée de réflexions pour remédier à ce fléau et identifier et mettre en place les réformes structurelles, institutionnelles de la maison Justice. La question de la réforme de la Haute cour de Justice pour vite juger les dirigeants devient un impératif.

Chers compatriotes,

C’est avec amertume que je voudrais parler de la question sensible de la corruption et l’actualité m’en donne l’occasion. Je voudrais faire allusion ici au scandale de l’eau objet de notre partenariat entre notre pays et le généreux Royaume de Pays Bas à qui je présente la gratitude et les excuses publiques de tout le peuple béninois. C’est le lieu de rappeler une fois encore à l’opinion publique que tous ceux qui sont impliqués dans ce scandale dramatique seront sévèrement sanctionnés selon les rigueurs des lois de la République. Il me vient en mémoire l’image de cette femme qui me montrait à Guéné (commune de Malanville) dans une cuvette un liquide jaunâtre comme eau que les humains se partagent encore avec les animaux malgré tous les efforts fournis dans ce domaine. Face à cette triste réalité, comment peut-on expliquer, que certains opérateurs économiques et cadres véreux ternissent à ce point l’image du Bénin. Vous mesurez donc combien je souffre avec vous. Au-delà de ce cas ponctuel, à l’analyse, l’on peut aisément comprendre que nous nous trouvons dans un cercle vicieux dans lequel le pouvoir de l’argent téléguide les politiques et l’administration qui influent sur la justice pour promouvoir l’impunité et la grande dépendance de la justice. Il nous faut absolument constituer une union sacré de toutes les forces démocratiques pour dynamiter ce cercle vicieux à l’égard de l’argent. C’est un fléau sur lequel un certain nombre de mesures sont en chantier pour lutter contre la corruption et l’impunité et je voudrais ici féliciter les magistrats qui se battent pour que la noblesse de leur métier soit de mise et qui souffrent de l’image ternie à cause de ces pratiques peu recommandables de certains de leurs collègues. La justice de mon pays, vue comme le pilier de démocratie, est alors placée devant ses responsabilités.
Le rappel des progrès ainsi enregistrés dans chaque domaine constitue la preuve que le gouvernement s’efforce d’apporter des réponses aux préoccupations inhérentes à notre marche vers la prospérité.

Mes très chers compatriotes,

Ces progrès n’ont pu être réalisés sans la contribution de nos partenaires au développement. C’est pourquoi, en votre nom à tous je leur exprime la reconnaissance de la Nation pour leur soutien dans le renforcement de notre processus démocratique, le progrès économique et le bien-être social.
C’est aussi l’occasion de rassurer les uns et les autres que mon gouvernement prendra toujours ses responsabilités dans la meilleure gestion des appuis de nos partenaires mais également des fonds du contribuable béninois. Cela participe de la bonne gouvernance à laquelle nous sommes tous profondément attachés.
Nous avons encore le temps d’engager une véritable lutte contre la corruption et mettre en place les réformes globales et sectorielles pour améliorer les conditions de vie de notre peuple quel que soit le prix conformément à mon serment dans le cadre du pacte social qui me lie au peuple béninois. Je voudrais savoir pouvoir compter sur l’engagement et le soutien de tous.
A tous les ressortissants des pays frères et amis qui vivent parmi nous, j’adresse mes vœux de bonne fête.
Notre fête nationale m’offre aussi l’occasion de féliciter et d’encourager nos forces de défense et de sécurité qui travaillent nuit et jour pour assurer notre protection et la quiétude du pays parfois au prix de leur vie.
La célébration de ce 55ème anniversaire de l’indépendance de notre pays, le Bénin se tient dans un contexte international marqué par des menaces sur la paix et la sécurité mondiale, objet du septième défi.
Partout dans le monde et en Afrique, les acquis en matière de développement sont détruits ou fragilisés par l’intolérance et l’extrémisme religieux avec leurs manifestations sous forme de guerres d’attentats terroristes et de conflits de tout genre. A côté de nous, Boko Haram fait rage. En plus des réponses militaires, notre pays propose la paix par un autre chemin, celui du dialogue interreligieux.
C’est le lieu de saluer la mémoire des victimes de cette horreur et des Forces de défense et de sécurité qui ont payé de leur vie l’accomplissement du devoir national. C’est l’occasion pour Le Bénin d’exprimer sa solidarité par l’envoi d’un contingent de 800 hommes aux côtés de leurs frères d’armes du Nigeria, du Cameroun et du Tchad pour combattre définitivement ces hors la loi
La question sécuritaire est en réalité une affaire de nous tous. Le contexte sécuritaire dans notre sous-région appelle de la part de notre pays, en dépit de la paix dont il jouit, une vigilance permanente de tous les citoyens.

Chers compatriotes,

La célébration de ce 55ème anniversaire, la 10ème dans l’exercice de mes fonctions à la tête de notre pays me rappelle les fêtes tournantes auxquelles nos populations ont adhéré. Je me réjouis de ce qu’elles nous ont permis d’aiguiser en chacun de nous le sentiment d’appartenir à une même nation. J’en garde un souvenir mémorable et saisis l’occasion pour remercier mes compatriotes de tous les départements pour l’accueil chaleureux qu’ils m’ont toujours réservé.
Dans la ferveur de la fête de l’indépendance et en vue d’associer toutes les filles et tous les fils de la Nation à l’œuvre de construction nationale, j’ai décidé, dans l’exercice de mes prérogatives constitutionnelles, d’accorder la grâce à certaines catégories de détenus de nos prisons, qui en remplissent les conditions. Les graciés de 2014 et de 2015 recouvreront leur liberté à partir de lundi 03 août 2015.

Je souhaite à tous une bonne fête nationale, sous le regard bienveillant du Tout-Puissant.

Qu’il daigne éclairer notre chemin et guider nos pas.

Vive la République !

Vive le Bénin !

Que Dieu bénisse le Bénin !

Bonne fête à chacune, à chacun et à tous !

Actualités 02 août 2015


Célébration du 55e anniversaire de l'indépendance du Bénin : Parakou : liesse et ferveur aux défilés et autres attractions

Le 55è anniversaire de l’accession du Bénin à la souveraineté internationale a été célébré le week-end dernier avec faste à Parakou. Retraite aux flambeaux, sonneries aux morts, dépôt de gerbes, défilés militaire, paramilitaire et civil, concert, match de football, ont constitué les temps forts de la commémoration du 1er août dans la cité des Kobourou.

Place Bio Guerra pavoisée aux couleurs nationales. L’engouement était manifeste samedi dernier à l’occasion de la célébration de la fête du 1er août à Parakou. Comme point de mire, c’est le défilé pédestre et motorisé des forces militaires et paramilitaires, des scouts, des majorettes et autres.

Mais avant, à 9 heures, le préfet du Borgou-Alibori, Salamatou Kora Ponou, accompagné du maire Soulé Alagbé et des gradés de l’armée, a procédé au dépôt de gerbes au pied de la statue d’Hubert K. Maga, premier président et père de l’indépendance du Dahomey devenu Bénin. Puis le cortège préfectoral s’est rendu au mausolée de l’ancien chef d’Etat au quartier Kpébié où a lieu un recueillement en sa mémoire. « Le président Hubert Maga incarnait les idéaux de paix et d’unité...En ce jour solennel, nous nous sommes inclinés devant son mausolée, pour saluer tous les efforts de construction qu’il avait engagés avec d’autres vaillants fils et filles du pays », a laissé entendre Soulé Alagbé, maire de Parakou.
A 9h30, les autorités départementales et communales se sont dirigées vers la place Bio Guerra où s’est amassée une foule enthousiaste de curieux attendant les majestueux pas cadencés des agents des forces armées. Après les honneurs militaires et la revue des troupes, c’est aux agents des Douanes et droits indirects qu’est échu l’honneur d’ouvrir le défilé des troupes, sous l’emprise musicale du 25è escadron de musique de l’Armée de terre du 2è Bataillon interarmes (BIA) du Camp Séro Kpéra de Parakou. Les airs mélodieux orchestrés par l’adjudant René Gbaguidi rappellent des chansons populaires et des compositeurs nationaux tels que Kiri Kanta, Sagbohan Danialou, Gnonas Pedro, Bernadin Nougbozounkou. Suivront les troupes des Eaux, Forêts et Chasses, de la Police, de la Gendarmerie, le détachement des forces terrestres composé du 2è BIA commandé par Faïzou Gomina, président du Comité d’organisation du défilé, et de la Compagnie des sapeurs-pompiers. Après les marches française et prussienne marquées par des lignes rigoureuses formées pour la parade, des pas réguliers et marqués et une discipline dans la rupture des rangs, celle dite «princière» ou marche des commandos militaires parachutistes exécutée par deux pelotons du 2è BIA, a émerveillé plus d’un. A pas lents, ce corps d’élite militaire dégage la sérénité, l’invincibilité face à l’ennemi à travers cette marche inspirée du léopard et qui témoigne de l’énergie à déployer sur l’ennemi en cas d’attaque, à en croire la description faite par le speaker.

Autres manifestations

Comme l’année dernière, le public parakois a eu droit également à un défilé motorisé avec les véhicules de commandement, de transport et d’intervention des différentes forces présentes dans les deux départements. Aussi, les majorettes sous la houlette de Christiane Chabi Mèkiré, à travers leurs mouvements collectifs et leurs différents tableaux et leurs messages, ont-elles tenu en haleine la foule en liesse à la suite d’un comédien imitant le général Mathieu Kérékou, des chevaliers et des scouts imposants également par leurs démarches.
Les manifestations ont pris fin dans la soirée du samedi par une finale de football de la Coupe de l’indépendance au niveau départemental qui a opposé l’équipe de Pèrèrè à Sota FC de Malanville. En revenant au score après avoir été menée 2 buts à 0 en première mi-temps, l’équipe de Sota FC de Malanville a finalement enlevé la coupe en s’imposant par le score de 3 buts à 2, au terme du temps réglementaire. C’était en présence du préfet Salamatou Kora Ponou et des autorités communales de Pèrèrè, Malanville et Parakou.
Les populations sont sorties nombreuses pour vivre ces différentes manifestations dont les prémices ont été annoncées jeudi dernier par un concert de musique militaire suivi d’une belle randonnée nocturne dans la nuit du vendredi : la retraite aux flambeaux sous la direction du 25è escadron de musique du 2è BIA.

Actualités 02 août 2015


Assemblée nationale/ Dossier PPEA II: Une commission spéciale pour écouter Barthélémy Kassa

L’Assemblée nationale donnera dans les tout prochains jours une suite à la correspondance du chef de l’Etat à elle adressée la semaine dernière, demandant la levée de l’immunité du député Barthélémy Kassa en vue de permettre à l’intéressé d’être entendu par la Haute cour de Justice pour la manifestation de la vérité dans le scandale financier du PPEA II.

Le bureau et la conférence des présidents de l’Assemblée nationale ont tenu une réunion dans l’après-midi du vendredi 31 juillet dernier au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. L’affaire relative à la levée de l’immunité parlementaire du député Barthélémy Kassa cité dans le dossier de détournement de près de 3 milliards FCFA de fonds des Pays-Bas destinés au Projet pluriannuel d’adduction d’eau, phase II (PPEA II) a été entre autres le sujet abordé. Cet organe décisionnel du Parlement a pris connaissance en avant-première de la correspondance à cet effet du chef de l’Etat en date du mercredi 29 juillet dernier. La réunion a retenu la conduite à tenir face à ce dossier en vue de donner une suite à la requête du chef de l’Etat. La rencontre a été dirigée par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji et en présence du député Barthélémy Kassa qui est aussi membre de la conférence des présidents en sa qualité de président de groupe parlementaire.
De sources bien introduites, la conférence des présidents aurait affiché sa détermination à faire respecter scrupuleusement les textes en la matière. Et c’est l’article 71 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale qui encadre la procédure en matière de levée d’immunité parlementaire. Cet article prévoit que toute demande de levée d’immunité soit instruite par une commission spéciale parlementaire. Et cette commission est composée d’un membre du bureau de l’Assemblée nationale, qui en assure d’office la présidence, le président ou à défaut, un rapporteur de la commission des Lois, de l’Administration et des Droits de l’Homme pour occuper le poste de rapporteur, et un représentant de chaque groupe parlementaire. La commission spéciale mise en place aura pour mission d’entendre Barthélémy Kassa dont la levée de l’immunité parlementaire est demandée ou celui de ses collègues qu’il aura désigné pour le représenter. Le rapport de la commission spéciale est transmis à la conférence des présidents
pour avis, avant d’être inscrit à l’ordre du jour de la plus prochaine séance plénière de l’Assemblée nationale, suivant la procédure de traitement des questions urgentes. Les dispositions de l’article 71 précisent qu’au cours de cette séance plénière, il n’est donné lecture que des conclusions du rapport de la commission spéciale. Cette séance plénière pourrait se tenir avant la fin de la présente session extraordinaire prévue pour le vendredi 14 août prochain.
En plénière, la décision relative à la levée ou non de l'immunité parlementaire sera votée sous forme d'une résolution par la majorité absolue des députés effectivement présents. En cas de rejet, aucune autre demande relative aux mêmes faits et à la même personne n’est recevable au cours de la même session.
C’est dire que la comparution ou non de Barthélémy Kassa devant la Haute cour de Justice dépend désormais de ses collègues députés.

Actualités 02 août 2015


Après 25 ans d’absence de la scène musicale: L'artiste-guitariste "le vieux Cossi" lance son premier album

L’artiste guitariste le "vieux Cossi" a organisé une conférence de presse hier jeudi 30 juillet à l’Institut français de Cotonou. C’était pour procéder au lancement de son premier album intitulé "Comeback' 'après une absence de 25 ans de la scène musicale. Il était en face des professionnels des médias et de nombreux amis.

Artiste guitariste de profession, le "vieux Cossi "de son vrai nom Cossi Abel Amoussou s'essaye à la musique. Il a choisi une conférence de presse pour procéder au lancement de son premier album intitulé "Comeback". C'est un opus de dix titres dont "Gbemin-ho" "Suzanna" "Minton Minton" "le chant de Malony", "Gnonnou nou sisi", etc. Comme genre musical, on y retrouve un mélange de tout notamment le zouk, la salsa, le tchink. Le titre phare de l'album «Gnonnou nou sisi» a été chanté en duo avec l’homme-orchestre Sagbohan Danialou.

L'artiste, Cossi Abel Amoussou alias "vieux Cossi" a par ailleurs demandé une minute de silence en mémoire de tous les artistes décédés en particulier de ses compagnons avec qui il a partagé la scène. Il s'agit de Papillon, Léopold, Zigui, Cosme, Miguélito père, Ignace de Souza, Mêlomè Clément, Gnonas Pedro, etc.
Il a expliqué un peu à l'assemblée les raisons de son absence sur la scène musicale pendant tout ce temps. Il lui fallait parcourir plusieurs kilomètres chaque fois pour aller jouer sur scène. Une situation qui l'a obligé à se consacrer à son métier de financier.
Aussi, a-t-il exprimé toute sa gratitude aux différents acteurs qui d'une manière ou d'une autre, ont contribué à la réalisation et à la sortie de son album «Comeback». "Vieux Cossi" est un cadre de la banque encore en fonction dans une institution financière de la place. Son histoire est intimement liée à la musique et plus particulièrement à la guitare. Par le passé, il a joué dans plusieurs orchestres notamment les Grands génies, le Discafric-Band devenu les Perles noires et pour El Régo et ses commandos où il a joué en tant que guitariste soliste, chanteur et chef d'orchestre. Il était très ami à feu Bernard Zoundégnon alias Papillon, mythique guitariste du Tout-puissant Poly-Rythmo dont-il bénéficiait de la confiance. Il se souvient encore des années où ce dernier lui remettait sa guitare en pleine scène. Cossi Abel Amoussou est resté dans Poly-Rythmo jusqu’en 1990, même s'il n'a pas pu assurer pleinement le poste de guitariste, compte-tenu de son indisponibilité liée à ses activités professionnelles.
Absent de la scène musicale depuis 25 ans, période au cours de laquelle ses fans, ses amis et ses anciens collègues ne ratent aucune occasion de lui rappeler qu'il ne pouvait abandonner la musique, le vieux Cossi a décidé de revenir sur scène. Ce qu’il a fait hier jeudi 30 juillet et en présence de plusieurs acteurs culturels et artistes dont Vivi L'international, Sènan Joy, les membres de l'orchestre Poly-Rythmo et bien d’autres.

Culture 31 juil. 2015


55e anniversaire de l’indépendance du Bénin: La ville de Porto-Novo prête pour les festivités

Le Bénin célèbre demain samedi 1er août, les festivités marquant le 55e anniversaire de son accession à la souveraineté internationale. A Porto-Novo, tout est fin prêt pour garantir une bonne fête aux populations.

1er août 1960-1er août 2015, 55 ans déjà que le Bénin a décroché son indépendance nationale du joug colonial. Comme tous les ans, cette accession sera célébrée sur l’ensemble du territoire national. Au plan national, c’est la ville de Cotonou qui accueille les festivités officielles. Les 76 autres communes vont aussi célébrer chacune l’évènement et offrir une cérémonie agréable aux populations. Ce sera le baptême de feu pour les nouveaux maires élus dans le cadre de la 3e mandature de la décentralisation. La ville de Porto-Novo ne dérogera pas à cette dynamique. Les petits plats ont été mis dans les grands par les autorités préfectorales et municipales pour donner à cette fête toute son importance. La Place de l’indépendance sise non loin du siège de l’Assemblée nationale à Porto-Novo devant abriter la cérémonie de dépôt de gerbes par le préfet des départements de l’Ouémé et du Plateau, Moukaram Badarou, en honneur aux enfants de la ville morts pour la patrie, a fait sa toilette. Elle a été déjà nettoyée pour la circonstance. Les mauvaises herbes ont été enlevées, le gazon et les fleurs bien taillés, cette place n’attend que l’arrivée de l’autorité préfectorale demain pour le dépôt de gerbes avant le militaire et civil. Lequel défilé aura lieu sur le boulevard du cinquantenaire à Ouando, lieu qui a abrité en 2010 la cérémonie marquant les noces d’or de cette célébration.

Les forces de défense et de sécurité publique étaient hier matin sur ce boulevard pour le dernier exercice de cohésion. Cet entraînement s’est déroulé sous la conduite du colonel Jean-Baptiste Tossou, délégué militaire des départements de l’Ouémé et du Plateau. Selon lui, sa troupe est prête pour le défilé militaire qui verra parader des détachements de la Police nationale, de la Gendarmerie nationale, de l’Ecole nationale supérieure des Armées de Porto-Novo, du Groupement des sapeurs-pompiers, le 1er bataillon inter-armes de Gbada dans la commune d’Adjohoun et le 1er bataillon de commandos parachutistes. Le défilé de ce dernier détachement est la grande innovation de cette fête à Porto-Novo.
Selon le colonel Jean-Baptiste Tossou, jamais les commandos parachutistes n’ont défilé dans les deux départements. C’est une première à mettre à l’actif du préfet Moukaram Badarou qui a voulu donner un cachet particulier à ce 55e anniversaire, précise le délégué militaire départemental qui promet un défilé militaire d’une grande facture demain aux populations. Il en est de même pour la parade civile. Le comité préfectoral d’organisation de cette fête et la mairie de Porto-Novo ont tenu hier une réunion pour s’accorder sur les groupes civils devant défiler.

Actualités 31 juil. 2015


Célébration du 55e anniversaire de l’indépendance du Bénin: Un préfet du Togo annoncé pour la fête dans le Mono-Couffo

La préfecture, les mairies et des groupes structurés s’organisent chacun à son niveau pour offrir aux populations du Mono-Couffo, demain samedi 1er août une belle fête de l’accession du Bénin à la souveraineté internationale. Au nombre des attractions prévues pour cette 55e édition de la célébration, il est attendu la participation d’une personnalité du Togo, le préfet du Moyen-Mono aux côtés de son homologue Corentin Kohoué.

Outre le pavoisement des ronds-points et de certaines places publiques, la fête de demain samedi 1er août réserve bien des attractions aux populations du Mono-Couffo. Du côté de la préfecture qui met un point d’honneur à célébrer ce 55è anniversaire, un hôte est annoncé pour prendre part aux festivités. Il s’agit du colonel Nadjindo Djato Dana, préfet du Moyen-Mono, un département de la République du Togo, a indiqué Alain Azonvidé, rapporteur du comité d’organisation de la fête du 1er août 2015. Un comité qui travaille sous la présidence du secrétaire général de la préfecture, Komlan Zinsou à mettre en harmonie les différentes activités prévues. Celles-ci sont établies pour se dérouler dans la journée du vendredi 31 juillet au samedi 1er août, jour de la célébration. Le programme validé à ce sujet débute par des jeux comme la course relais avec des jarres sur la tête dédiée aux groupements de femmes. Egalement dans le lot des activités du réveillon, figurent en dehors de la retraite aux flambeaux et des concerts de musique, cinq différents cultes religieux. Dans la série, le culte des religions endogènes sera de la partie grâce aux dignitaires des couvents de Doutou à Houéyogbé et à ceux de Nanonmè dans la commune de Toviklin. De façon générale, des activités de réjouissance en dédiées aux populations sont prévues au niveau de chacune des 12 communes du Mono-Couffo.

Lokossa qui a la chance d’abriter la préfecture, va vivre le défilé militaire à l’échelle départementale qui enregistre cette année, selon des sources proches du Comité d’organisation, la participation des douaniers. Leur dernier exercice pratique se déroule ce jour vendredi 31 juillet sous la supervision du délégué militaire du Mono-Couffo, Hervé Kérékou qui est assisté par le directeur départemental de la Police nationale Mathias Agbotan par ailleurs chargé de la sécurité des festivités du 1er août 2015.
Le défilé militaire et civil du département devrait être contenu dans un laps de deux heures d’horloge, selon le programme établi. Les groupes de civils enregistrés pour y participer s’entraînent eux aussi de leur côté comme était le cas hier à l’aube avec le karaté club de Lokossa à la Place de l’indépendance mieux entretenue avec des coups de peinture.
A la suite du défilé, un match de football mettra aux prises une sélection de la Capitale du Togo et une équipe de Lokossa.
Parallèlement à tout ceci, des populations telles que celles se réclamant de l’ethnie Adja prennent des initiatives de retrouvailles à l’occasion du 1er août. Elles entendent investir l’école primaire d’Adja comè le temps d’un pique-nique agrémenté par un match de football et des prestations musicales de Macro Musica.

Actualités 30 juil. 2015


Manifestations de la Fête du 1er Août: Des préparatifs à peine visibles à Abomey

Quelques heures et le Bénin sera en pleine célébration des 55 ans de la fête du 1er août. Dans chaque grande ville du pays on s’active d’une manière ou d’une autre pour que la commémoration de cette fête soit non seulement une réalité mais aussi et surtout ait tout l’éclat nécessaire. A Abomey, cité historique, jusqu’à hier jeudi après-midi, rien de concret n’annonçait cet événement de portée pourtant nationale.

La ville d’Abomey ou cité historique et chef-lieu des départements du Zou-Collines, semble toujours en marge des grands événements. Avec un département déjà pauvre en matière d’infrastructures et autres réalisations, les autorités politico-administratives restent aussi passives s’accrochant au manque de moyens pour ne rien entreprendre. Même pour mettre la ville dans l’ambiance des grands événements, les divers responsables répondent aux abonnés absents. Certains estiment que c’est parce qu’à l’organisation tournante des festivités du 1er août en 2007, Abomey a servi de cobaye et n’a bénéficié de rien ou pas grand-chose. La cité des Houégbadjavi reste jusqu’à présent sur sa soif et à chaque célébration du 1er août, les souvenirs douloureux sont ravivés et le désintérêt s’installe.

A 48 heures de cette célébration, la ville n’est visiblement pas dans le mouvement des préparatifs. Un tour de ville effectué dans la journée d’hier jeudi 30 juillet, et le constat est net. Ici, le cœur n’est pas à la célébration du 55è anniversaire de l’accession du Bénin à l’indépendance. Tous les regards sont plutôt tournés vers l’Hôtel de ville où le maire cède son fauteuil à son successeur.
Dans la ville, rien de nouveau n’est visible à part l’existant. La Place Goho quant à elle avait reçu quelques coups de peinture dans le cadre de sa réhabilitation. L’axe principal passant devant cette place de Goho qui accueillera le samedi, jour de fête, la tribune officielle n’a jusque-là pas reçu de soins particuliers.
En temps normal, si les autorités se préoccupaient effectivement de cette célébration à Abomey, déjà à 48 H de la fête, la ville devrait avoir fait sa toilette avec le nettoyage des carrefours, monuments et abords immédiats des artères, notamment l’axe partant du carrefour Place Goho.
Face à cette indifférence, chacun attend de voir dans quelles conditions le défilé civil, militaire et motorisé qui marquera cette célébration du 55è anniversaire se se déroulera à Abomey.
Si à la préfecture d’Abomey, on a du mal à identifier la personne responsable de cette commémoration, ce n’est pas le cas à la Mairie d’Abomey. Djobloski Agonkan, chargé du Développement et de la Planification assure que la Mairie jouera sa partition pour que cette fête soit belle à Abomey même si les ressources sont aujourd’hui inexistantes. Une situation qui ne permet pas de faire effectivement ce qu’il faut et à temps.
Il est à noter qu’en ce qui concerne les Forces de Sécurité publiques, elles s’activent à leur niveau pour offrir un beau défilé militaire à Abomey, demain samedi 1er août.

Actualités 30 juil. 2015


Manifestations de la Fête du 1er Août: La ville de Natitingou se prépare pour les manifestations

A quelques heures de la célébration des festivités marquant le 55ème anniversaire de l’accession du Bénin à la souveraineté internationale, Natitingou à l’instar d’autres communes du pays s’attèle aux préparatifs. Bien que les moyens manquent à l’appel, l’orgueil du comité d’organisation semble transcender les réalités.

Au son des baffles vrombissants installés sur le trottoir de la route inter-Etats (RNIE 3) de Natitingou, aux encablures du stade municipal, les détachements du 6è bataillon inter-armée, des sapeurs-pompiers ainsi que de la Gendarmerie et de la Police départementale martèlent la chaussée de leurs bottes, suivant le tracé et les indications faites en blanc sur le goudron. L’entraînement des différentes unités devant prendre part au défilé militaire samedi 1er août suit son cours depuis le mardi 28 juillet dernier, sous le regard admiratif de curieux et autres badauds. Hier jeudi 30 juillet, dernier jour de répétition pour ce qui sera le défilé militaire consacrant la commémoration de la fête de l’indépendance à Natitingou, toutes les unités impliquées ont remis en scène cette parade où la cohésion, selon le colonel Innocent Mahougnon Dassi, délégué militaire départemental, est recherchée. Demain samedi, informe-t-il, toutes ces unités auxquelles se joindra une délégation du Lycée militaire des jeunes filles, vont défiler sous des airs de la musique militaire et du commentaire du capitaine Sagui, commandant de la compagnie de gendarmerie de Natitingou. Après une revue des troupes assurée par le délégué militaire départemental et les honneurs dûs au préfet des départements de l’Atacora et de la Donga. Au total, un effectif de 400 hommes en uniforme est attendu pour ce défilé militaire.

Au niveau de la mairie de Natitingou qui assure l’organisation, tout est fin prêt pour une commémoration digne de nom. La ville de Natitingou se prépare pour la fête mais se pare à sa manière vu ses moyens bien modestes. Si pour l’édition dernière, un montant de quatre millions de francs CFA a été alloué pour la célébration, c’est la moitié de ces fonds qui est mise à disposition cette année. La ville attend encore d’être pavoisée. Et rien n’atteste que ceci se fera. Outre le nettoyage assuré sur l’axe du défilé par des femmes et les entraînements des hommes de rang, aucun autre artifice ne renseigne sur la tenue de l’évènement.
Pour Lavenir Béhanzin, président du sous-comité Communication, les dispositions sont en train d’être prises pour rehausser l’éclat de la fête. En dehors du défilé programmé, divers cultes marqueront la célébration. Le clou de la fête reste la Nuit de l’indépendance au Foyer Abdoulaye Issa où sont attendus de nombreux artistes, ce vendredi 31 juillet et la finale de la Coupe de l’indépendance au stade municipal le soir des festivités officielles.

Actualités 30 juil. 2015


Manifestations de la fête du 1er août : Pourquoi a-t-on mis fin à la célébration tournante ?

Le Bénin s’apprête à célébrer demain samedi 1er août, pour la quatrième fois, la fête de l’indépendance à Cotonou après les fêtes tournantes qui ont pris fin à Natitingou en 2011. Pourquoi a-t-on renoncé à cette expérience qui a permis à chaque ancien chef-lieu de département de bénéficier des infrastructures même si ces dernières sont aujourd’hui inachevées par endroits ?

Lorsqu’en 2007, le gouvernement a décidé en Conseil des ministres de la célébration tournante de la fête du 1er août dans chaque département, tout le peuple béninois avait applaudi. Car, il s’agit d’une initiative qui devrait permettre de réaliser des infrastructures dans chaque chef-lieu de département qui accueille les manifestations.

Après la ville d’Abomey dans le département du Zou en 2007 comme terre d’expérimentation, ce sont respectivement les villes de Parakou en 2008, Lokossa en 2009, Porto-Novo pour le cinquantenaire en 2010 et Natitingou en 2011. Ces différentes villes ont accueilli pour la première fois ces manifestations sous l'ère du renouveau démocratique. Cotonou étant la seule ville qui a tout le temps bénéficié de ces manifestations. Et chacune desdites villes a bénéficié des infrastructures selon les besoins. Rues pavées ou bitumées et pavoisées aux couleurs nationales; salles de Conseil des ministres construites ou aménagées pour accueillir tous les membres du gouvernement; réhabilitation des stades, construction des logements même si ce n’est pas dans le cadre des manifestations, badigeonnage et réfection des bureaux des préfectures qui étaient dans un état de délabrement total; éclairage public mis au point, etc. Dans tous les cas, toutes les villes n’ont pas été logées à la même enseigne. Les réalisations ont été faites selon les besoins de chaque ville. Même si aujourd’hui ces infrastructures ne sont plus en bon état.

Un petit bilan

En faisant un petit bilan, on se rend compte que la ville d’Abomey qui a servi de cobaye à cette fête tournante n’avait pas eu grand-chose. A part, la réhabilitation de la villa présidentielle, de la tribune officielle du stade municipal de Goho, des chaussées allant de la Place Goho à la préfecture, plus rien d’autres. Huit ans environ après cette célébration, les filles et fils de cette ville historique se demandent si réellement ils ont bénéficié des infrastructures.
Quant à la ville de Lokossa dans le département du Mono, elle semble être logée à la même enseigne qu’Abomey. Elle a bénéficié du traitement similaire. La salle du Conseil des ministres, la Place de l’Etoile rouge badigeonnée, la rue ayant servi à faire le défilé réfectionnée, de la terre rouge sur le stade, puis le démarrage de la construction des logements sociaux qui n’a jamais été achevée.
Ces deux villes n’ont pas été logées à la même enseigne que Parakou, Porto-Novo et Natitingou qui ont apparemment bénéficié de plus d’infrastructures même si ces dernières n’ont jamais été achevées. Dans ces villes, le gouvernement a plus investi surtout à Porto-Novo où il s’agissait du cinquantenaire.
Après les anciens chefs-lieux de départements, l’initiative est apparemment mise entre parenthèses. Or, après ces anciens chefs-lieux de départements, il était prévu que les villes secondaires comme Ouidah, Abomey-Calavi, Bohicon, Kandi,… commencent à accueillir ces manifestations. C’est ainsi que la ville d’Abomey-Calavi a été prévue pour abriter les manifestations de cette année. Mais au dernier moment, le Conseil des ministres a délocalisé lesdites manifestations pour Cotonou. Et quelles étaient les raisons de ce revirement ? Seul le gouvernement peut donner d’amples explications.
Dans tous les cas, la célébration de la fête de l’indépendance dans une ville serait une occasion pour faire des réalisations dans cette ville. Une initiative qui devrait régler le problème du développement équilibré des différentes régions du pays. Certains diront que l’Etat n’a pas les moyens pour faire de gros investissements chaque année dans les communes pour les manifestations de la fête de l’indépendance.

Régler la question des disparités régionales

Le gouvernement peut par cette politique régler la question de la réduction des disparités régionales qui représentent aujourd’hui un défi pour le Bénin.
En effet, le développement équilibré et durable de l’espace national constitue l’un des cinq axes prioritaires de la Stratégie de croissance pour la réduction de la pauvreté (SCRP) en cours. La réduction de l’enclavement des zones de production, notamment agricoles, constitue un objectif important du Programme d’investissements structurants (PIS). Les autorités pour achever leur politique d’inclusion spatiale, doivent promouvoir davantage les pôles d’activités régionaux et l’emploi dans les zones rurales, améliorer la gestion du rythme de l’urbanisation et travailler à la maîtrise de la croissance démographique.
Pour réussir cette politique, le gouvernement devrait saisir comme boussole les différents Programmes qui ont été signés avec les partenaires techniques et financiers dans le cadre du développement des villes secondaires. Des programmes qui prennent en compte la majorité des villes secondaires qui devraient accueillir les manifestations de la fête du 1er août si l’option de la célébration tournante était toujours en vigueur.

Actualités 30 juil. 2015


Manifestations de la Fête du 1er Août: Parakou aux couleurs de l’indépendance

En attendant demain samedi pour les manifestations officielles qui seront marquées par un défilé militaire et civil à la place Bio Guéra, la ville de Parakou s’emballe peu à peu dans la fièvre de la fête du 1er août.

Carrefours principaux et abords des artères nettoyés et badigeonnés par endroits, fleurs taillées, la ville de Parakou a fait une certaine toilette pour vibrer aux rythmes de la fête du 1er août. Le carrefour Bio Guéra où aura lieu le défilé civil et militaire demain, est pavoisé; des bâches y sont déjà entreposées pour accueillir les invités. Sous la direction du commandant du 2è bataillon interarmes (BIA), Faïzou Gomina, les derniers exercices de cohésion en vue du défilé de demain ont eu lieu.

En prélude à la célébration, les Forces armées de la ville ont donné rendez-vous au public hier jeudi 30 juillet à la salle des fêtes de la mairie de Parakou pour une soirée musicale riche en couleurs. Ce concert de musique militaire qui est à sa deuxième édition, est assuré par le 25è escadron de musique du 2è BIA de Parakou.
De même, l’ensemble des artistes et autres acteurs culturels réunis au sein du Creuset de promotion des valeurs culturelles et patriotiques entend marquer d’un cachet spécial cette commémoration de l’accession du Bénin à la souveraineté internationale. «Parakou aux Couleurs de l'Indépendance», c’est la dénomination de l’événement initié par le creuset et dont les activités se déroulent à l’annexe de l’Institut français du Bénin à Parakou. Cette initiative qui est à sa première édition, est née pour non seulement festoyer mais aussi et surtout « exprimer et manifester l’amour pour le Bénin et faire le bilan pour la prise de nouvelles résolutions pour l’avenir », selon Hamidou Ali Orou, président de creuset. « Cette mobilisation est axée sur le principe fédérateur suivant lequel chaque structure apporte sa pierre à l’édifice qui favorisera l’Unité nationale et aiguisera notre sensibilité à la sauvegarde de notre patrimoine culturel», ajoute-t-il. Ainsi, au nombre des activités prévues, une projection de film « Raconte-moi l’indépendance» a eu lieu hier soir.
Ce vendredi matin, une conférence-débat sur le thème: « La question de l’indépendance et la place de la jeunesse: bilan organisationnel dans les communes» sera animée par Alexis S. Affouda. La phase finale d’une compétition de scrabble initiée à cet effet, aura également lieu. La nuit de l’indépendance sera marquée à partir de 21 heures par des spectacles de contes, de théâtre, de slam, de danses, de défilé de mode et un concert live.
Demain samedi 1er août aura lieu dans la soirée, une autre conférence-débat sur le thème: «Les acquis démocratiques de la conférence nationale de 1990 à nos jours» animée par Me Robert Dossou.

Actualités 30 juil. 2015


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