La Nation Bénin...
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Fidèle à sa tradition chaque année, la communauté musulmane Ahmadiyya du Bénin était hier mercredi 15 juillet, aux côtés des malades du Centre hospitalier départemental de l’Ouémé-Plateau (CHD/O-P). Elle leur a fait don de vivres et de divers produits de première nécessité pour non seulement les soulager tant soit peu mais leur permettre de fêter demain dans la joie le Ramadan.
Du riz, des pâtes alimentaires, du savon, du sucre, et autres produits de première nécessité. C’est le don fait hier aux malades du Centre hospitalier départemental de l’Ouémé-Plateau par la communauté musulmane Ahmadiyya du Bénin. Chaque patient de cet hôpital a reçu son kit alimentaire. La distribution a été symboliquement faite par les membres de la délégation conduite en personne par le président de cette communauté au Bénin, Ahmad Farooq. Ils ont sillonné certaines salles d'hospitalisation pour remettre à chaque patient son emballage. Un acte de générosité très apprécié par les bénéficiaires qui n’ont pas manqué de prier pour cette communauté islamique et implorer Dieu pour la prospérité de leurs affaires.
Au nom des autorités du CHD/O-P, le surveillant général Géraud Hounkpatin n'a pas aussi tari de mots pour remercier Ahmad Farooq et sa suite pour leur geste de chaque année. Il se réjouit de ce don qui permettra aux malades de l’hôpital de bien fêter aussi demain le Ramadan. Ceux d’entre eux qui n’avaient pas déjà de quoi célébrer cette fête, sont désormais soulagés. Il a prié Dieu d’accorder à la communauté musulmane Ahmadiyya le centuple des fonds dépensés pour l’achat de ces vivres et produits.
Le président Ahmad Farooq a précisé qu’à travers ce don, son association entend assister les patients à l’occasion de la fête de Ramadan prévue pour demain vendredi 17 juillet. Le but est de leur permettre aussi de fêter dans la joie à l’instar des autres populations. Car, disposant aussi de plusieurs hôpitaux au Bénin, le président de la communauté islamique Ahmadiyya dit savoir les souffrances des malades en matière de nourriture. Leur geste vise donc à soulager tant soit peu les patients du plus grand hôpital de l’Ouémé-Plateau. Selon lui, un montant de 22 millions F CFA a été mobilisée par sa communauté pour acheter ces vivres et produits qui seront distribués sur l’ensemble du territoire national. Ainsi, après l’Ouémé-Plateau, tous les autres départements du Bénin sont aussi prévus pour recevoir leurs lots de vivres, a précisé Ahmad Farooq. Avant l’étape du CHD-O/P, la délégation était toujours dans la matinée d’hier à la préfecture de l’Ouémé-Plateau, à la prison civile de Porto-Novo et à l’orphelinat Notre-Dame d’Adjarra, pour le même exercice de remise de don aux populations démunies.

La Cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou a connu mardi 14 juillet dernier de la 12è affaire inscrite au rôle de sa première session ordinaire 2015, relative à un crime de coups mortels imputé au sieur Safiou Adam. A l’issue du procès, la Cour a condamné l’accusé à dix ans de réclusion criminelle.
Des coups et blessures volontaires l’ont amené en tôle pour 12 mois. Au lieu qu’il se repentît au cours de son séjour carcéral, il récidive et cette fois-ci mort s’en est suivie. Lui, c’est Safiou Adam, inculpé de coups mortels, qui a comparu mardi dernier devant la Cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou dans le cadre du dossier n°054/PG-15. Il est reconnu coupable et condamné à 10 ans de réclusion criminelle.
La juridiction qui a connu du dossier est composée du président Saturnin D. Afaton, des assesseurs Essowé Batamoussi et David Marie Kuassi Anani et des jurés Clarisse Mandopa P. Dogo, Kénou Troukassa Orou, Dossa Cyrille Dakin et François K. Gbaguidi. Pour défendre les intérêts de la société, Jacques Fiacre Azalou a occupé le fauteuil du ministère public. Me Macaire Adossou est le conseil de l’accusé. Le greffier audiencier s’appelle Me Cosme Dègla.
«Depuis le 31 octobre 2013, le nommé Safiou Adam était détenu à la prison civile de Kandi où il purgeait une peine de 12 mois d’emprisonnement ferme pour coups et blessures volontaires. Le mercredi 20 août 2014, dans la grande cour de cette maison d’arrêt aux environs de 16 heures, Safiou Adam préparait un repas en vue de compléter la ration journalière, ensemble avec trois autres détenus : Wassirou Yessifou, Ibrahim Aboubakari dit Dankoni et Fadaïrou Moussa. Pendant ce temps, Hassane Djanari et deux autres codétenus peuhls jouaient aux courses qui les faisaient passer à proximité du foyer érigé par Safiou Adam et ses amis. Redoutant les désagréments de ce jeu qui pourrait faire renverser l’eau chaude sur l’un quelconque d’entre eux ou le repas qui cuisait, Safiou Adam prit au collet Hassane Djanari et lui administra des coups de poings et de genoux dans les côtes. Celui-ci s’effondra. Transporté d’urgence à l’infirmerie de ce centre pénitentiaire puis à l’hôpital de zone de Kandi, Hassane Djanari rendit l’âme le même jour à 22 h 30 ». Ainsi sont présentés, à l’entame du procès hier, les faits reprochés à Safiou Adam.
Appréhendé et poursuivi pour coups mortels, selon la procédure de crime flagrant, Safiou Adam a reconnu les faits à toutes les étapes de la procédure, mais il a tenu à la barre à apporter des nuances.
A l’audience...
L’accusé affirme qu’il ne s’est pas bagarré personnellement le jour des faits, mais que c’est en séparant des détenus qui s’échangeaient des coups de poing, qu’il a donné par mégarde un coup de coude à la victime et qu’eux tous sont tombés. Il réfute les coups de genoux qu’il aurait administrés à la victime. «Je savais ce qui m’a amené en prison et je ne voulais plus me mêler à des histoires de bagarre. Je ne savais pas qu’il était derrière moi et c’est en tirant quelqu’un que le coup de coude est parti», laisse entendre l’accusé. Il tente de lier la mort de la victime à l’épilepsie dont elle souffrirait et pour laquelle elle aurait été chaque fois admise à l’infirmerie de la prison civile suite à des crises répétées.
Les témoignages de ses codétenus qui auraient été témoins de la scène, vont à l’encontre de ses déclarations. Tous indiquent clairement que le sieur Safiou Adam en est arrivé aux mains avec le défunt Hassane Djanari.
Dans la même veine, l’enquête de moralité est défavorable au prévenu. Ses codétenus le décrivent, unanimement, comme un bagarreur, un homme violent qui a déjà brutalisé à maintes reprises des pensionnaires du centre pénitentiaire. Il torture les nouveaux détenus, occasionne régulièrement des bagarres, fait usage de produits psychotropes et narcotiques, allèguent les personnes interrogées. Aucune autorité pénitentiaire n’a confirmé ni infirmé ces déclarations rejetées en bloc par l’accusé. Les témoignages de son propre père lus à l’audience, ne sont guère en sa faveur ; celui-ci implore la clémence de la justice.
Au terme du rapport de l’examen psychiatrique et médico-psychologique réalisé sur l’accusé par le Dr Anselme Djidonou, il n’était pas en état de démence au moment des faits aux termes de l’article 64 du Code pénal.
L’extrait du casier judiciaire de Safiou Adam fait état de ce qu’il s’est rendu coupable de coups et blessures volontaires et a été condamné à un an de prison ferme, à une amende ainsi qu’aux frais de réparation pour les préjudices causés à celui à qui il avait fracturé le bras au cours d’une bagarre.
Récidive sanctionnée ?
Dans ses réquisitions, le ministère public représenté par Jacques Fiacre Azalou s’est attelé à démontrer que l’infraction de coups mortels est établie, en ce sens que le prévenu a effectivement porté des coups et fait des blessures à la victime, lesquels ont entraîné par la suite la mort de cette dernière. Il s’appuie sur les déclarations de l’accusé, de ses codétenus ainsi que sur le certificat de décès qui signale, entre autres, que la mort de Hassane Djanari est survenue suite à un «choc hypovolémique» qui a entraîné l’arrêt cardiorespiratoire. En termes de circonstances atténuantes, l’avocat général dit n’en trouver aucune. Il souligne que le tempérament violent de l’accusé ne plaide pas en sa faveur, faisant remarquer que c’est un récidiviste, un coutumier des faits. Fort de ce développement, il requiert qu’il plaise à la Cour de déclarer Safiou Adam coupable de coups mortels, crime prévu et puni par l’article 309 alinéa 4 du Code pénal, et de le condamner à 15 ans de réclusion criminelle.
Pour l’avocat-conseil Me Macaire Adossou, l’élément intentionnel fait défaut dans ce dossier et ainsi, l’infraction n’est pas constituée. «Ici, il n’y a pas de coups volontairement portés ; et surtout, il n’y a pas de mobile pour donner des coups. C’est un incident (Akoba en langue fongbé)», soutient la défense. «Il y a le risque pour la Cour de sanctionner le caractère de l’individu et non les faits qui lui sont reprochés, si l’on s’en tient au développement du ministère public», relève-t-il, avant de conclure que la Cour ne peut entrer en condamnation de son client.
Au délibéré, la Cour déclare Safiou Adam coupable d’avoir porté volontairement des coups au sieur Hassane Djanari, avec cette circonstance que les coups portés sans l’intention de donner la mort à la victime, l’ont pourtant occasionnée. Elle condamne le prévenu à dix ans de réclusion criminelle et aux frais envers l’Etat. Mis sous mandat de dépôt le 28 août 2014, Safiou Adam retourne en prison où il passera encore neuf ans, un mois et deux semaines, pour purger sa peine.

La Cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou a connu mardi 14 juillet dernier de la 12è affaire inscrite au rôle de sa première session ordinaire 2015, relative à un crime de coups mortels imputé au sieur Safiou Adam. A l’issue du procès, la Cour a condamné l’accusé à dix ans de réclusion criminelle.
Des coups et blessures volontaires l’ont amené en tôle pour 12 mois. Au lieu qu’il se repentît au cours de son séjour carcéral, il récidive et cette fois-ci mort s’en est suivie. Lui, c’est Safiou Adam, inculpé de coups mortels, qui a comparu mardi dernier devant la Cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou dans le cadre du dossier n°054/PG-15. Il est reconnu coupable et condamné à 10 ans de réclusion criminelle.
La juridiction qui a connu du dossier est composée du président Saturnin D. Afaton, des assesseurs Essowé Batamoussi et David Marie Kuassi Anani et des jurés Clarisse Mandopa P. Dogo, Kénou Troukassa Orou, Dossa Cyrille Dakin et François K. Gbaguidi. Pour défendre les intérêts de la société, Jacques Fiacre Azalou a occupé le fauteuil du ministère public. Me Macaire Adossou est le conseil de l’accusé. Le greffier audiencier s’appelle Me Cosme Dègla.
«Depuis le 31 octobre 2013, le nommé Safiou Adam était détenu à la prison civile de Kandi où il purgeait une peine de 12 mois d’emprisonnement ferme pour coups et blessures volontaires. Le mercredi 20 août 2014, dans la grande cour de cette maison d’arrêt aux environs de 16 heures, Safiou Adam préparait un repas en vue de compléter la ration journalière, ensemble avec trois autres détenus : Wassirou Yessifou, Ibrahim Aboubakari dit Dankoni et Fadaïrou Moussa. Pendant ce temps, Hassane Djanari et deux autres codétenus peuhls jouaient aux courses qui les faisaient passer à proximité du foyer érigé par Safiou Adam et ses amis. Redoutant les désagréments de ce jeu qui pourrait faire renverser l’eau chaude sur l’un quelconque d’entre eux ou le repas qui cuisait, Safiou Adam prit au collet Hassane Djanari et lui administra des coups de poings et de genoux dans les côtes. Celui-ci s’effondra. Transporté d’urgence à l’infirmerie de ce centre pénitentiaire puis à l’hôpital de zone de Kandi, Hassane Djanari rendit l’âme le même jour à 22 h 30 ». Ainsi sont présentés, à l’entame du procès hier, les faits reprochés à Safiou Adam.
Appréhendé et poursuivi pour coups mortels, selon la procédure de crime flagrant, Safiou Adam a reconnu les faits à toutes les étapes de la procédure, mais il a tenu à la barre à apporter des nuances.
A l’audience...
L’accusé affirme qu’il ne s’est pas bagarré personnellement le jour des faits, mais que c’est en séparant des détenus qui s’échangeaient des coups de poing, qu’il a donné par mégarde un coup de coude à la victime et qu’eux tous sont tombés. Il réfute les coups de genoux qu’il aurait administrés à la victime. «Je savais ce qui m’a amené en prison et je ne voulais plus me mêler à des histoires de bagarre. Je ne savais pas qu’il était derrière moi et c’est en tirant quelqu’un que le coup de coude est parti», laisse entendre l’accusé. Il tente de lier la mort de la victime à l’épilepsie dont elle souffrirait et pour laquelle elle aurait été chaque fois admise à l’infirmerie de la prison civile suite à des crises répétées.
Les témoignages de ses codétenus qui auraient été témoins de la scène, vont à l’encontre de ses déclarations. Tous indiquent clairement que le sieur Safiou Adam en est arrivé aux mains avec le défunt Hassane Djanari.
Dans la même veine, l’enquête de moralité est défavorable au prévenu. Ses codétenus le décrivent, unanimement, comme un bagarreur, un homme violent qui a déjà brutalisé à maintes reprises des pensionnaires du centre pénitentiaire. Il torture les nouveaux détenus, occasionne régulièrement des bagarres, fait usage de produits psychotropes et narcotiques, allèguent les personnes interrogées. Aucune autorité pénitentiaire n’a confirmé ni infirmé ces déclarations rejetées en bloc par l’accusé. Les témoignages de son propre père lus à l’audience, ne sont guère en sa faveur ; celui-ci implore la clémence de la justice.
Au terme du rapport de l’examen psychiatrique et médico-psychologique réalisé sur l’accusé par le Dr Anselme Djidonou, il n’était pas en état de démence au moment des faits aux termes de l’article 64 du Code pénal.
L’extrait du casier judiciaire de Safiou Adam fait état de ce qu’il s’est rendu coupable de coups et blessures volontaires et a été condamné à un an de prison ferme, à une amende ainsi qu’aux frais de réparation pour les préjudices causés à celui à qui il avait fracturé le bras au cours d’une bagarre.
Récidive sanctionnée ?
Dans ses réquisitions, le ministère public représenté par Jacques Fiacre Azalou s’est attelé à démontrer que l’infraction de coups mortels est établie, en ce sens que le prévenu a effectivement porté des coups et fait des blessures à la victime, lesquels ont entraîné par la suite la mort de cette dernière. Il s’appuie sur les déclarations de l’accusé, de ses codétenus ainsi que sur le certificat de décès qui signale, entre autres, que la mort de Hassane Djanari est survenue suite à un «choc hypovolémique» qui a entraîné l’arrêt cardiorespiratoire. En termes de circonstances atténuantes, l’avocat général dit n’en trouver aucune. Il souligne que le tempérament violent de l’accusé ne plaide pas en sa faveur, faisant remarquer que c’est un récidiviste, un coutumier des faits. Fort de ce développement, il requiert qu’il plaise à la Cour de déclarer Safiou Adam coupable de coups mortels, crime prévu et puni par l’article 309 alinéa 4 du Code pénal, et de le condamner à 15 ans de réclusion criminelle.
Pour l’avocat-conseil Me Macaire Adossou, l’élément intentionnel fait défaut dans ce dossier et ainsi, l’infraction n’est pas constituée. «Ici, il n’y a pas de coups volontairement portés ; et surtout, il n’y a pas de mobile pour donner des coups. C’est un incident (Akoba en langue fongbé)», soutient la défense. «Il y a le risque pour la Cour de sanctionner le caractère de l’individu et non les faits qui lui sont reprochés, si l’on s’en tient au développement du ministère public», relève-t-il, avant de conclure que la Cour ne peut entrer en condamnation de son client.
Au délibéré, la Cour déclare Safiou Adam coupable d’avoir porté volontairement des coups au sieur Hassane Djanari, avec cette circonstance que les coups portés sans l’intention de donner la mort à la victime, l’ont pourtant occasionnée. Elle condamne le prévenu à dix ans de réclusion criminelle et aux frais envers l’Etat. Mis sous mandat de dépôt le 28 août 2014, Safiou Adam retourne en prison où il passera encore neuf ans, un mois et deux semaines, pour purger sa peine.

L’Union nationale des syndicats des travailleurs du Bénin (UNSTB) a organisé hier, mercredi 15 juillet à la Bourse du Travail de Cotonou, une conférence sur le thème «L’école et la vie des enseignants». C’est pour s’insurger contre le traitement qui est réservé aux éducateurs, éducatrices, communautaires et autres agents contractuels de l’Etat, puis les mobiliser pour réclamer leurs droits au cours des deux prochains mois.
Malgré une année scolaire apaisée, les résultats des différents examens sont loin d’avoir été encourageants. Pour le secrétaire général adjoint de l’UNSTB, Désiré Sèmèvo, le ver est dans le fruit. «Il est donc utile de se demander comment nos enfants sont formés depuis plus de 8 ans, si des éducateurs et éducatrices de la maternelle communautaires sont sans salaire, et que des agents contractuels de l’Etat des écoles maternelles et primaires sont sans situation administrative », a-t-il indiqué, en situant le cadre de la rencontre comme premier acte d’une série d’actions que l’UNSTB promet d'organiser pour dénoncer l’injustice qui est faite à ces travailleurs. Selon lui, les écoles maternelles et primaires publiques se meurent dans un silence assourdissant avec certains de leurs enseignants qui végètent dans une précarité et une misère indescriptible et d’autres, dans une situation administrative ambigüe depuis 2014.
Présentant la situation de disette à laquelle ils ont été condamnés, le secrétaire général du Syndicat national des écoles maternelles du Bénin (SYNAEM), Hector B. Fanou a indiqué que les éducateurs, éducatrices et communautaires ont été recrutés par la communauté selon leur diplôme et sont rémunérés sur la base des souscriptions. Leur recensement, a-t-il poursuivi, a été fait en janvier 2007 et en juillet 2009, suite à la mesure de gratuité décidée par le gouvernement de Boni Yayi en d’octobre 2006. Il a souhaité que justice leur soit faite parce que ces agents recrutés avec le niveau BEPC bouclent 8 ans de travail sans statut et sans salaire. A sa suite, le secrétaire général du Syndicat national des instituteurs acteurs du développement pour une éducation de qualité (SYNIADEQ), Arnaud Agbohounka, a également fustigé le cas des agents contractuels de l’Etat recrutés en 2014 pour le compte du ministère de l’Enseignement maternel et primaire et dont la situation administrative reste aberrante.
Des mouvements programmés
L’UNSTB, sensible au sort réservé à ces enseignements et éducateurs, estimera que l’heure est grave. Elle a, à travers son secrétaire général, décidé de prendre ses responsabilités devant l’histoire. Le secrétaire général de l’UNSTB Emmanuel Zounon les a alors appelés à se mettre en ordre de bataille. «Votre supplice a assez duré et il est temps que le poing soit levé pour le combat final. Quel péché avez-vous commis pour être traités ainsi? Pour être le souffre douleur du monde de l’enseignement », s’est-il insurgé. Pour mener le combat à leurs côtés, jusqu’à la satisfaction de leurs revendications, l’UNSTB exige la reprise des travaux de la commission de reversement, la reconnaissance du BEPC à tous les éducateurs et éducatrices en situation de classe au moment du recensement en 2009, la prise en compte dans le reversement en ACE de tous ceux d’entre eux qui détiennent encore des cartes blanches, la reconnaissance du CEAP à ceux admis à l’écrit de cet examen en 2010, 2011 et 2012, la mise à la disposition du public par le ministre en charge du Travail, de la liste établie par l’ex IGE dans le cadre des reversements. Enfin, elle demande que le gouvernement ordonne la reprise sans délai des travaux de la Commission de reversement et d’étude de dossier des ACE 2014.
Pour montrer sa bonne foi d’apôtre du dialogue et mû par ses 40 ans de vie, l’UNSTB, a assuré son secrétaire général, Emmanuel Zounon, signera la Charte nationale du dialogue social. « Mais en retour, si comme à l’accoutumée, le gouvernement applique la politique de la sourde oreille et du dilatoire face aux revendications ci-dessus énumérées, elle se réserve le droit de mener avec force et détermination, des actions de protestation», a averti Emmanuel Zounon.
Au nombre de ces actions, un sit-in de protestation est prévu pour le 5 août prochain au ministère de la Fonction publique. Suivra un autre, le 19 août à la Primature. Il y aura par ailleurs une géante marche de colère le 9 septembre, avant une grève d’avertissement de 48 h annonciatrice d’une très longue série de mouvements de débrayage, à la rentrée.

Demain vendredi 17 juillet, est la Journée dédiée à la Justice internationale par la communauté internationale. Consistant à bannir l’impunité et à surtout sanctionner les abominations et autres crimes contre les droits humains, la justice internationale ne fait pas toujours l’unanimité, au sein des dirigeants africains notamment. Un de ses représentants majeurs au Bénin, Clément Capo-Chichi, ancien directeur exécutif d’Amnesty International Bénin, aujourd’hui coordinateur régional pour l’Afrique de la Coalition pour la Cour pénale internationale (CCPI) et expert du Groupe de travail sur la peine de mort, les exécutions sommaires et extrajudiciaires de la Commission africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) nous en explique les fondements et la pertinence.
La Nation : Quels sont les enjeux de la célébration de la journée du 17 juillet ?
Clément Capo-Chichi : Le 17 juillet 1998, 120 Etats ont adopté à Rome le statut instituant la Cour pénale internationale (CPI). Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, des Etats affirmant que les plus graves crimes qui touchent l’ensemble de la communauté internationale ne sauraient rester impunis et que leur répression doit être effectivement assurée par des mesures prises dans le cadre national et par le renforcement de la coopération internationale, ont décidé d’accepter la compétence d’une Cour pénale internationale permanente, chargée de poursuivre les crimes les plus graves commis sur leur territoire ou par leurs ressortissants, à compter de l’entrée en vigueur du Statut de Rome le 1er juillet 2002. Treize années se sont écoulées depuis et ce 17 juillet 2015, nous voulons rappeler aux gouvernements qu'«Il est temps pour eux de rendre la justice internationale effective».
Mais le Statut de Rome est aujourd’hui décrié par ces mêmes Etats. Comment expliquez-vous cela ?
Heureusement tous les Etats ne contestent pas aujourd’hui le Statut de Rome. Ils auraient tort de le faire tout simplement parce que le texte ne fait que rappeler qu’il est du devoir de chaque Etat de soumettre à sa juridiction nationale criminelle les responsables des crimes internationaux. Certes quelques-uns le décrient et menacent de se retirer du Statut. Mais tel que le précise l’article 127 dudit Statut, « son retrait ne dégage pas l’Etat des obligations mises à sa charge … alors qu’il y était partie… et n’affecte pas non plus la coopération établie avec la Cour à l’occasion des enquêtes et procédures pénales à l’égard desquelles l’Etat avait le devoir de coopérer et qui ont été commencées avant la date à laquelle le retrait a pris effet ; le retrait n’affecte en rien la poursuite de l’examen des affaires que la Cour avait déjà commencé à examiner avant la date à laquelle il a pris effet.»
Insinuez-vous par là que les menaces de retrait de l’Union Africaine, du Kenya malgré l’abandon des charges contre le président Uhuru Kenyatta, celui de l’Afrique du Sud suite à la non arrestation sur son sol du président soudanais Omar El Béchir, seront sans effet ? Et que dites-vous aussi de la position récente adoptée par le président ivoirien Alassane Ouattara par rapport à la CPI ?
Je rappelle juste aux Etats parties leur obligation découlant du Statut de Rome.
Trente-quatre (34) Etats africains sont parties au Statut de Rome, et 19 sont réticents à y adhérer. Le Soudan n’est pas partie au Statut de Rome mais à la suite d’un renvoi en 2005 par le Conseil de sécurité des Nations Unies de la situation au Darfour, la CPI a délivré deux mandats d'arrêt contre le président Omar el-Béchir en 2009 et 2010 pour plusieurs chefs de crimes contre l'humanité, génocide et crimes de guerre, qu’il aurait commis au Darfour à partir de 2003.
L’Afrique du Sud est un Etat partie au Statut de Rome et l’a intégré dans son droit national à travers la loi N° 22 de 2002 portant mise en œuvre du Statut de Rome de la CPI. Cette loi prévoit l’arrestation des personnes accusées d’avoir commis le crime de génocide, des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre et leur remise à la CPI. En tant qu’Etat partie et en vertu de son droit national, le gouvernement sud-africain avait l’obligation légale d’arrêter le président soudanais dès son arrivée dans ce pays, ce qu’il n’a pas fait.
Dans le cas du Kenya les juges ont constaté que le gouvernement kényan n'avait pas pris de mesures significatives pour exiger la production des documents demandés par le Procureur de la CPI. Selon eux, le manquement du gouvernement kényan a affecté la capacité de la Cour à s'acquitter de ses fonctions et pouvoirs, et en particulier, de la fonction attribuée à la Chambre en vue de la recherche de la vérité. Le vendredi 5 décembre le Procureur de la CPI a annoncé qu’elle a déposé une notification aux fins du retrait des charges contre Uhuru Muigai Kenyatta et qu’elle le fait sans préjudice de la possibilité de présenter une nouvelle affaire si de nouveaux éléments de preuve étaient portés à sa connaissance.
Pour sa part, l'Etat ivoirien a fait une demande soulevant une exception d’irrecevabilité dans l’affaire concernant Simone Gbagbo devant la Cour. La chambre préliminaire I de la Cour a rejeté l’exception d’irrecevabilité aux motifs que les autorités nationales de la Côte d’Ivoire ne prenaient pas de mesures tangibles, concrètes et progressives pour déterminer si Simone Gbagbo était pénalement responsable du même comportement que celui allégué dans le cadre de l’affaire portée devant la Cour. La Chambre a conclu que les mesures d’enquête concernant Gbagbo étaient rares, manquaient en progression, et étaient disparates dans leur nature et leurs propos...Par conséquent, en tant qu’Etat partie au Statut de Rome, la Côte d’Ivoire a l’obligation de coopérer pleinement avec la cour.
J’en conclus avec une certaine opinion déjà émise que le risque que courent les peuples africains aujourd’hui ne réside pas dans le fait que les gouvernements interviennent abusivement pour empêcher les atrocités et nous protéger mais au contraire dans le fait qu’ils n’agissent même pas.
Dans ces différentes situations évoquées,vous rappelez sans cesse l'obligation de coopération qui incombe aux Etats. Mais alors, pourquoi cette opposition de la part de nos dirigeants?
La Cour ne dispose pas de territoire encore moins de Police. L’article 86 énonce pour les Etats parties, une obligation générale de coopérer pleinement avec la Cour dans le cadre des ses enquêtes et des poursuites pour les crimes relevant du Statut. Mieux le Statut de Rome rappelle que chaque Etat a le devoir d’exercer sa compétence pénale vis-à-vis des responsables de crimes internationaux.
La finalité première de la Cour est donc d’aider à mettre un terme à l’impunité des auteurs des crimes les plus graves touchant l’ensemble de la communauté internationale, et de contribuer ainsi à leur prévention.
En revenant sur ces notions de coopération effective et de complémentarité je veux rappeler la responsabilité de protéger qui incombe aux Etats et surtout la nécessité enfin pour eux d'exercer la complémentarité au niveau des juridictions nationales.
Nos Etats africains, au regard de leur système judiciaire, ont-ils cette capacité aujourd'hui de juger? Nous parlons de crimes de guerre, crimes contre l'humanité, génocide, crimes d'agression…
Votre question est pertinente mais nous parlons d'Etats souverains. Et la mise en œuvre de cette souveraineté est reconnue voire souhaitée dans le Statut de Rome. Vous savez la CPI ne se substitue pas aux systèmes nationaux de justice pénale. Elle en est le complément. Elle ne peut enquêter et lorsque cela se justifie, poursuivre et juger des personnes, que si l’Etat concerné n’a pas ouvert d’enquêtes, se trouve réellement dans l’incapacité de le faire ou n’a pas l’intention d’agir en ce sens. Il s’agit du principe de complémentarité qui vise à donner la priorité aux systèmes nationaux.
ll est du devoir des dirigeants d’un Etat souverain de donner les moyens a sa justice de poursuivre et de juger les crimes. Et le cas de la Guinée Conakry est un exemple à encourager car il y a eu une avancée majeure dans le dossier du 28 septembre 2009 avec l’inculpation de Moussa Dadis Camara, ce qui constitue un pas décisif vers la tenue d’un procès crédible et déjà nous nous félicitons que la justice guinéenne ait pu accomplir son travail en toute indépendance.
Peut-on alors dire que nos Etats ont souvent manqué à leur responsabilité de protéger?
Absolument ! Les dirigeants du monde entier ont reconnu en septembre 2005 qu’ils n’avaient pas su répondre de manière adaptée aux crimes les plus haineux qui soient et se sont engagés à protéger les populations du génocide, des crimes de guerre, du nettoyage ethnique et des crimes contre l’humanité. La responsabilité de protéger est un engagement pour prévenir et interrompre les atrocités de masse.
Un reproche fait à la CPI par l'Union Africaine est sa promptitude à se saisir des situations africaines. Dites-nous comment saisit-on cette Cour ?
Je dois rappeler que c’est l’Union Africaine (UA) qui, la première, a souligné dans son document fondateur, l’Acte constitutif de l’UA, l’importance de disposer d’un organe collectif qui interviendrait en cas de génocide, de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.
L'intérêt de la CPI pour l'Afrique tient d'une part du fait que les victimes sont avant tout africaines et c’est mon opinion, mais surtout du mode de saisine de la Cour tel que prévu par le Statut de Rome.
En effet, aux termes des articles 13 et 14 du Statut de Rome, tout État partie peut demander au Procureur d’ouvrir une enquête. Un État qui n’est pas partie au Statut peut aussi accepter la compétence de la Cour pour des crimes commis sur son territoire ou par l’un de ses ressortissants et demander au Procureur de mener une enquête. Le Conseil de sécurité des Nations Unies peut également renvoyer une situation devant la Cour.
Mais ce qui est surtout intéressant à souligner est que l’article 14 énonce clairement la possibilité de renvoi d’une situation par un Etat partie en précisant : «Tout Etat partie peut déférer au procureur une situation dans laquelle un ou plusieurs des crimes relevant de la compétence de la Cour paraissent avoir été commis, et prier le Procureur d’enquêter sur cette situation en vue de déterminer si une ou plusieurs personnes identifiées devraient être accusées de ces crimes».
L’adoption récente des statuts établissant une chambre criminelle au sein de la Cour africaine ne défie-t-il pas le système pénal international du point de vue de l’immunité accordée aux chefs d’Etat en exercice et aux hauts responsables ?
Nul doute que l’action des systèmes de justice pénale en Afrique s’avère primordiale. Mais je rappelle une fois encore que la CPI ne se substitue pas aux systèmes nationaux ou régionaux de justice pénale ; elle en est le complément.
Dès lors, demandons-nous aujourd’hui quels sont les défis de la création d’une Cour africaine de justice et des droits de l’Homme. Il s’agit aussi de nous interroger sur l’efficacité et l’indépendance des systèmes africains de justice pénale afin qu’ils puissent s’acquitter effectivement et toujours de leur devoir de réprimer les crimes odieux dont nous parlons.
Ceci d’autant que, quand on considère le Protocole de Malabo, qui amende le protocole de Ouagadougou portant création de la Cour africaine de justice et des droits de l’Homme, adopté en juillet 2014, il énonce en son article 46A bis portant sur les Immunités : «Aucune procédure pénale n’est engagée ni poursuivie contre un chef d’État ou de gouvernement de l’UA en fonction, ou toute personne agissant ou habilitée à agir en cette qualité ou tout autre haut responsable public en raison de ses fonctions».
En conséquence, je crois qu’en décidant de s’octroyer des privilèges et immunités et en agissant ainsi, les dirigeants africains se mettent du mauvais côté de l’histoire.
Pensez-vous qu’avec la nomination d’un Africain à la présidence de l’Assemblée des Etats parties au Statut de Rome, les relations entre l’Afrique et la CPI vont s’améliorer ?
La désignation officielle le 1er octobre 2014 de S.E. M. Sidiki Kaba, ministre sénégalais de la justice, à la présidence de l’Assemblée des États parties, est un acte important et nous espérons que son mandat triennal sera véritablement un succès. Il a d’ailleurs rappelé dans sa profession de foi que son premier défi est celui de développer un nouveau partenariat entre la Cour et toutes les régions du monde y compris l’Afrique. Il a surtout reprécisé que l’Afrique n’est pas contre la Cour et a suggéré que la Cour doit étendre ses investigations et poursuivre tous les crimes partout dans le monde et non seulement en Afrique.
Nous travaillons déjà à ses côtés en tant que coalition à l’amélioration des relations entre l’Afrique et la Cour pénale internationale.
Une Conférence internationale sous sa présidence se tient d’ailleurs à Dakar le 20 et le 21 juillet dans le cadre de la commémoration du 17 juillet, Journée de la justice internationale, sous sa présidence sur le thème très évocateur «Souveraineté des Etats et Justice pénale internationale». Qu’en attendre ?
Cette conférence qui réunit les ministres de la Justice de la CEDEAO, les officiels de la CPI ainsi que des experts de haut niveau et les Organisations de la Société civile, nous offrira l’occasion de discuter de la question de la lutte contre l’impunité ainsi que des relations entre l’Afrique et la CPI.
Pour ramener le débat au niveau national, que retenir de la coopération du Bénin avec la CPI ?
La ratification par le Bénin le 22 Janvier 2002 du Statut de Rome a fait de ce pays le 49è Etat partie. C’est la preuve de l’engagement de nos gouvernants à nous protéger des atrocités de masse. Le Bénin a supporté la CPI depuis sa création et il reste engagé à maintenir son support en soulignant à chaque occasion l’importance de la justice et la lutte contre l’impunité à travers le monde.
Nous saluons d’ailleurs l’existence d’un cadre de coopération à travers l’adoption du Code de procédure pénale en 2013 qui y consacre tout un Titre (Titre 14, art 771-789), même si depuis 2006, nous sommes toujours dans l’attente de l’adoption d'une loi de mise en conformité et de sa mise en œuvre effective.
Le chef de l’Etat, le président Yayi Boni a montré sa détermination et sa bonne foi en envoyant une demande d’avis motivé et l’avant projet de loi à la Cour suprême depuis le 11 septembre 2006. Neuf ans après et à neuf mois de la fin de son mandat, le président du Bénin a encore l’opportunité de jouer un rôle crucial dans l’amélioration de l’efficacité du Statut de Rome en amenant le Parlement à adopter enfin une loi qui donnera à notre Etat la primauté des jugements des crimes relevant de la compétence de la Cour pénale internationale. Et nous comptons sur l’actuelle mandature de l’Assemblée nationale pour jouer sa pleine partition. Le Bénin pourra ainsi servir encore une fois d’exemple et ainsi favoriser l’intégrité des poursuites en offrant une opportunité de justice pour les victimes sur son territoire.
A ce propos, vous avez d’ailleurs suivi la prompte réaction des autorités béninoises relativement au cas récent d’un agent des Forces armées béninoises ayant fait subir des traitements inhumains à de jeunes femmes, au motif qu’elles auraient volé son amie. Cela est encourageant et appelle à espérer.

Les besoins socio-sanitaires de la commune de Glazoué où a eu lieu le 11 juillet dernier la Journée mondiale de la population sont patents et appellent à plus d’interventions.
La célébration de la Journée mondiale de la population le 11 juillet de chaque année est l’occasion privilégiée pour mettre en exergue un aspect des défis auxquels le capital humain est confronté de par le monde. Susciter la réflexion et les actions y afférentes. Dans cette dynamique, le Bénin, en fonction du thème choisi, fait focus, depuis quelques années, sur une de ses régions pour marquer la célébration en raison du profil que celle-ci présente de pertinent en lien avec le thème retenu.
“Les populations vulnérables dans les situations d’urgence”, tel est le thème retenu par la communauté internationale cette année. La commune de Glazoué a été choisie pour marquer la cérémonie officielle cette année, parce qu’elle est notamment sujette à l’inondation. Mais en raison aussi de ce qu’avec une densité plus élevée que celles de toutes les communes du département des Collines, soit 124 431 habitants, la 3è commune plus peuplée des Collines avec 71 habitants par km2, selon le dénombrement du dernier Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH4) fait en 2013, Glazoué abrite de nombreuses populations, pour ainsi dire, ordinairement vulnérables. En l’occurrence, il s’agit des adolescents, des jeunes et femmes adultes.
Selon les projections de l’INSAE, la proportion des populations vulnérables par rapport à la population totale de Glazoué en 2015 est de 18% pour la petite enfance (entre 0-4 ans), 28,5% pour ce qui concerne l’enfance (5-14 ans), 11% d’adolescents (15-19 ans), 9,6% de jeunes (20-24 ans), et 19,9% de femmes adultes (20-59 ans). Ces différentes couches de la population, réputées vulnérables, sont l’objet de l’attention soutenue de la plupart des agences onusiennes, de nombreux partenaires internationaux et sont au cœur des mesures et actions accrues de développement ces 20 dernières années, des Objectifs de développement aux Objectifs de Développement durable (ODD), des stratégies de lutte contre la pauvreté aux initiatives sectorielles au niveau du gouvernement.
Le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) notamment considère comme une priorité de préserver le bien-être des jeunes et les aide à opérer avec succès la transition à l’âge adulte.
Agir
Les différentes interventions de l'UNFPA s’inscrivent, entre autres, dans les dynamiques de réduction de la mortalité maternelle, de la mortalité infanto-juvénile, à travers le renforcement des systèmes de santé pour un meilleur accès aux soins de santé de reproduction, y compris la sécurisation des produits de planification familiale, etc.
Le Programme d’action du Caire depuis 1994 a réaffirmé que le droit à la santé sexuelle et procréative et le droit de vivre à l’abri de la violence sexuelle et des autres formes de violence s’appliquent à toutes les personnes et en tout temps, y compris aux populations affectées par des situations d’urgence ou s’en relevant.
A ce sujet, on note que 10,8% seulement des femmes (15-49 ans) dans le département des Collines utilisent des produits contraceptifs; elles y sont 31,7% à avoir des besoins non satisfaits en la matière contre 43,6% au niveau national. Autre défi est le faible taux de couverture en personnels qualifiés (sages-femmes diplômées d’Etat, médecins, infirmiers et infirmières) qui est de 10,1%. Le nombre de ce genre de personnels requis est estimé à 591 et il n’en existe que 60 dans la zone sanitaire Dassa-Glazoué, qui a toutefois une meilleure couverture en infrastructures sanitaires (avec un taux de 95%) que dans les autres zones sanitaires des Collines et même au niveau national (93,1%). La lutte contre les décès des mères et des nouveau-nés passent par une bonne administration des soins prénatals assurés par du personnel qualifié et formé. Les prestations en cette matière recensent dans le département des Collines des taux de 89,9% et 90,7% indiquant les proportions de femmes de 15-49 ans ayant reçu des soins prénatals d’un personnel de santé qualifié. Elles sont 97,2% soit 9 femmes sur 10 à se faire accoucher par un personnel de même nature contre 80,9% au plan national. Cette statistique relativement optimiste change de physionomie dans le département quand il s’agit des soins postnatals assurés par du personnel qualifié soit 64,0% contre un taux national il est vrai plus faible de 47,0%. 3 femmes sur 10 ayant accouché au niveau du département n’y reçoivent pas en effet de soins dans les deux jours suivant l’accouchement comme le recommandent les normes. Pis, en matière d’accès aux soins de santé en général, 6 femmes des Collines sur 10 sont confrontées à des difficultés sociales ou économiques. 66,5% au moins du fait de problème d’accès; 58,5% d’entre elles souffrent du manque d’argent; 29,9% doivent obtenir la permission d’un tiers, en général le conjoint; 33,9% de ces femmes étant dissuadées par la distance. En termes de vulnérabilité, il ne faut pas non plus occulter la situation de choc que représente le risque d’insécurité alimentaire à laquelle est sujette près d’un quart (24%) des ménages de Glazoué dont 15% en situation réelle d’insécurité.

Les besoins socio-sanitaires de la commune de Glazoué où a eu lieu le 11 juillet dernier la Journée mondiale de la population sont patents et appellent à plus d’interventions.
La célébration de la Journée mondiale de la population le 11 juillet de chaque année est l’occasion privilégiée pour mettre en exergue un aspect des défis auxquels le capital humain est confronté de par le monde. Susciter la réflexion et les actions y afférentes. Dans cette dynamique, le Bénin, en fonction du thème choisi, fait focus, depuis quelques années, sur une de ses régions pour marquer la célébration en raison du profil que celle-ci présente de pertinent en lien avec le thème retenu.
“Les populations vulnérables dans les situations d’urgence”, tel est le thème retenu par la communauté internationale cette année. La commune de Glazoué a été choisie pour marquer la cérémonie officielle cette année, parce qu’elle est notamment sujette à l’inondation. Mais en raison aussi de ce qu’avec une densité plus élevée que celles de toutes les communes du département des Collines, soit 124 431 habitants, la 3è commune plus peuplée des Collines avec 71 habitants par km2, selon le dénombrement du dernier Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH4) fait en 2013, Glazoué abrite de nombreuses populations, pour ainsi dire, ordinairement vulnérables. En l’occurrence, il s’agit des adolescents, des jeunes et femmes adultes.
Selon les projections de l’INSAE, la proportion des populations vulnérables par rapport à la population totale de Glazoué en 2015 est de 18% pour la petite enfance (entre 0-4 ans), 28,5% pour ce qui concerne l’enfance (5-14 ans), 11% d’adolescents (15-19 ans), 9,6% de jeunes (20-24 ans), et 19,9% de femmes adultes (20-59 ans). Ces différentes couches de la population, réputées vulnérables, sont l’objet de l’attention soutenue de la plupart des agences onusiennes, de nombreux partenaires internationaux et sont au cœur des mesures et actions accrues de développement ces 20 dernières années, des Objectifs de développement aux Objectifs de Développement durable (ODD), des stratégies de lutte contre la pauvreté aux initiatives sectorielles au niveau du gouvernement.
Le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) notamment considère comme une priorité de préserver le bien-être des jeunes et les aide à opérer avec succès la transition à l’âge adulte.
Agir
Les différentes interventions de l'UNFPA s’inscrivent, entre autres, dans les dynamiques de réduction de la mortalité maternelle, de la mortalité infanto-juvénile, à travers le renforcement des systèmes de santé pour un meilleur accès aux soins de santé de reproduction, y compris la sécurisation des produits de planification familiale, etc.
Le Programme d’action du Caire depuis 1994 a réaffirmé que le droit à la santé sexuelle et procréative et le droit de vivre à l’abri de la violence sexuelle et des autres formes de violence s’appliquent à toutes les personnes et en tout temps, y compris aux populations affectées par des situations d’urgence ou s’en relevant.
A ce sujet, on note que 10,8% seulement des femmes (15-49 ans) dans le département des Collines utilisent des produits contraceptifs; elles y sont 31,7% à avoir des besoins non satisfaits en la matière contre 43,6% au niveau national. Autre défi est le faible taux de couverture en personnels qualifiés (sages-femmes diplômées d’Etat, médecins, infirmiers et infirmières) qui est de 10,1%. Le nombre de ce genre de personnels requis est estimé à 591 et il n’en existe que 60 dans la zone sanitaire Dassa-Glazoué, qui a toutefois une meilleure couverture en infrastructures sanitaires (avec un taux de 95%) que dans les autres zones sanitaires des Collines et même au niveau national (93,1%). La lutte contre les décès des mères et des nouveau-nés passent par une bonne administration des soins prénatals assurés par du personnel qualifié et formé. Les prestations en cette matière recensent dans le département des Collines des taux de 89,9% et 90,7% indiquant les proportions de femmes de 15-49 ans ayant reçu des soins prénatals d’un personnel de santé qualifié. Elles sont 97,2% soit 9 femmes sur 10 à se faire accoucher par un personnel de même nature contre 80,9% au plan national. Cette statistique relativement optimiste change de physionomie dans le département quand il s’agit des soins postnatals assurés par du personnel qualifié soit 64,0% contre un taux national il est vrai plus faible de 47,0%. 3 femmes sur 10 ayant accouché au niveau du département n’y reçoivent pas en effet de soins dans les deux jours suivant l’accouchement comme le recommandent les normes. Pis, en matière d’accès aux soins de santé en général, 6 femmes des Collines sur 10 sont confrontées à des difficultés sociales ou économiques. 66,5% au moins du fait de problème d’accès; 58,5% d’entre elles souffrent du manque d’argent; 29,9% doivent obtenir la permission d’un tiers, en général le conjoint; 33,9% de ces femmes étant dissuadées par la distance. En termes de vulnérabilité, il ne faut pas non plus occulter la situation de choc que représente le risque d’insécurité alimentaire à laquelle est sujette près d’un quart (24%) des ménages de Glazoué dont 15% en situation réelle d’insécurité.

Le directeur général du Port autonome de Cotonou Samuel Batcho a procédé, hier mardi 14 juillet, au lancement des activités du Comité opérationnel de suivi et de l’amélioration continue de la productivité du Port (COSAP). Ce think tank constitué d’acteurs portuaires de premier plan doit produire des indicateurs pour mesurer les performances du port de Cotonou.
L’autorité portuaire de Cotonou a sans doute compris l’adage selon lequel qui a l’information détient le pouvoir. Le besoin de compétitivité qu’elle ressent dans un environnement régional de plus en plus concurrentiel l’a donc incitée à mettre en place le Comité opérationnel du suivi et de l’amélioration continue de la productivité du port (COSAP). «Ce comité a pour rôle d’identifier, d’analyser et d’anticiper les difficultés rencontrées par les manutentionnaires et les autres acteurs portuaires, difficultés qui entravent l’attractivité du port de Cotonou », souligne Samuel Batcho, directeur général du Port autonome de Cotonou (PAC), au lancement des activités de ce groupe de travail. Sa mission, c’est de contribuer à la collecte et l’analyse de l’évolution des indicateurs de rendements portuaires afin de permettre à l’autorité portuaire de connaître les performances réelles du port de Cotonou, nécessaires pour des prises de décision.
Le comité ne remplace pas les services officiels chargés de productivité des statistiques portuaires. Mais sa mise en place répond à une dynamique de gestion participative dans laquelle s’est inscrite la direction générale du Port autonome de Cotonou.
«Le Port attend de vous chaque semaine et chaque mois, un état sur l’ensemble des navires qui accostent sur sa plate-forme, les difficultés qui affectent le trafic portuaire et les approches de solutions que vous préconisez », insiste Samuel Batcho. Connaissant les velléités de récupération qui polluent souvent les initiatives portuaires, il a tenu à mettre en garde contre toute tentative de corporatisme au sein du comité. «Vous devez éviter de vous comporter comme dans une corporation car les attitudes corporatistes ne garantissent pas la productivité.
Nous attendons de vous des analyses objectives qui permettront à l’autorité portuaire de prendre des décisions », soutient-il. Pour lui, le comité doit se constituer en une véritable force de propositions. Déjà, il leur confie la tâche de faire un diagnostic rigoureux des difficultés de manutentionnaires, de proposer des solutions pour la garde et la célérité dans les opérations d’enlèvement des marchandises, une esquisse de nouvelles normes de productivité ainsi que des cibles à atteindre au cours de l’année en cours. In fine, conclut le directeur général du PAC, il s’agit de rendre disponible des statistiques fiables devant aider à l’amélioration de la compétitivité du port de Cotonou.
Créé par note circulaire N° 163/PAC/DG/DGA/SG/BEP/SP du 2 avril 2015, le COSAP est composé de divers acteurs opérant sur la plate-forme portuaire. Il est présidé par le directeur de l’exploitation portuaire. Le directeur de la Capitainerie, commandant du Port de Cotonou en assure la vice-présidence.

Récemment créée dans le cadre de la restructuration stratégique de Bénin Télécoms SA, la société Bénin Télécoms Services SA a été dotée de son Conseil d’administration depuis le 20 mars dernier. C’est le décret N° 2015-115 de la même date qui en nomme les membres ; lesquels ont été officiellement installés dans leurs fonctions hier mardi 14 juillet par le ministre de la Communication et des Technologies de l’Information et de la Communication, Etienne Kossi.
Pour le directeur général de Bénin Télécoms SA, président du Conseil d’administration de la nouvelle société, cette installation marque un nouveau départ pour la société qui s’inscrit dans la droite ligne de la mise en œuvre des réformes engagées à Bénin Télécoms SA, par le gouvernement. C’est en effet, rappelle-t-il, par décret N° 2012-299 du 28 août 2012 portant réforme juridique et organisationnelle de BTSA que le gouvernement a décidé de filialiser la branche mobile de Bénin Télécoms SA commercialisée sous la marque Libercom et a demandé au ministre de tutelle, de soumettre au Conseil des ministres un plan de réformes de Bénin Télécoms SA résiduel. Dès le 11 avril 2013, par décret N° 2013-187, la société Libercom SA a acquis la personnalité morale avec l’adoption de ses statuts. Puis, à l’occasion d’un forum tenu à Grand-Popo en novembre 2013, avec pour missions de poser le diagnostic des contre-performances de Bénin Télécoms SA et de proposer au gouvernement les nouvelles orientations stratégiques de Bénin Télécoms SA, il a été suggéré trois options de restructuration. Une d’entre elles a été approuvée par le Conseil des ministres le 26 février 2014. Elle prévoit le maintien et la modification de Bénin Télécoms SA et son repositionnement en tant qu’opérateur national d’infrastructures assurant la gestion du backbone, du réseau d’accès et la vente en gros de capacité, la séparation de la branche chargée de la vente des services (service Internet, service voix, vente en détail de capacité, téléphones fixes filaires et non filaires) par création de la nouvelle filiale Bénin Télécoms Services SA ; et l’ouverture du capital aussi bien de la société mère que de sa branche de vente de services.
Ainsi, l’objectif ultime de cette réforme de Bénin Télécoms SA, fait savoir Abdoul Djalil Assouma, c’est de permettre à l’Etat de se désengager au maximum du secteur des télécommunications et d’ouvrir dès lors la voie à des investissements qui permettront un transfert de compétence et un mieux-être du personnel. Déjà, indique-t-il, il faut savoir que la nouvelle société, Bénin Télécoms Services SA a pour objet, au-delà des activités citées supra, de prendre participation dans des sociétés à buts similaires, et de fournir assistance, expertise et formation. Puis, généralement, d’effectuer toutes opérations de recherche et de développement, toutes opérations commerciales, industrielles, financières, mobilières ou immobilières pouvant se rattacher directement ou indirectement à l’objet social, pouvant être utiles à l’objet social ou susceptibles d’en faciliter la réalisation. Toutes choses qui devraient induire plus d’efficacité. Perspective souhaitée, sachant que l’Etat, face à ses nombreuses et multiples obligations (construction des routes, des écoles, des hôpitaux…) ne peut plus répondre efficacement aux besoins de financement de certains secteurs qui, partout ailleurs, sont libéralisés. Aussi, encourageant les administrateurs à bien s’acquitter de leurs missions, Abdoul Djalil Assouma les rassure d’ores et déjà de son entière disponibilité et de sa franche collaboration pour conduire, aux côtés du directeur général, les destinées de la société telles que définies par le gouvernement pour le bien-être de son personnel, des clients et du pays.
Cap enfin sur la privatisation
Le ministre de la Communication, des Technologies de l’Information et de la Communication, Etienne Kossi, félicite le tout nouveau directeur général de Bénin Télécoms Services SA, pour sa nomination à un poste où les attentes sont nombreuses, et remercié le DG/BTSA pour les nombreuses actions positives engagées pour la restructuration de l’entreprise. Il félicite également le personnel de l’entreprise, mobilisé derrière son directeur général, et prie ceux qui passent du côté de la nouvelle structure créée, de se faire tout aussi disponibles. Mais il déplore que l’on ait mis autant de temps à privatiser cette petite entreprise, le processus courant depuis 1984. A son avis, l’enjeu immédiat, c’est la privatisation et tout de suite. Et, même si c’est une erreur, il faut y aller, quitte à aviser et à faire les corrections après, convaincu que l’histoire donnera raison à ceux qui auront conduit ce processus. Les pays qui se sont engagés dans ce sens dans les années 1990 et qui étaient raillés, n’en tirent-ils pas les dividendes aujourd’hui ? Etienne Kossi encourage, par conséquent, les administrateurs à aller dans le bon sens pour relever le défi ; lui-même disant connaître le temps qu’il lui reste à vivre comme ministre en charge du secteur. Sa satisfaction, laisse-t-il entendre, serait donc grande si le processus de privatisation aboutit comme souhaité.
Pour le mener à bon port, les administrateurs Côme Dossou, Athanase Toudonou, Janine Octavie Ahomadégbé, Machioud Batoko, Ernest Gbaguidi et Jules Dégila accompagneront leur président Abdoul Djalil Assouma.

Après plusieurs années d’abandon, les travaux de réhabilitation de la Place Goho, porte d’entrée de la cité historique d’Abomey ont démarré même s'ils semblent piétiner. Cette place tente donc de présenter désormais un nouveau visage.
Les acteurs du régime révolutionnaire dirigé par le président Mathieu Kérékou connaissent l’importance de la Place Goho d’Abomey. C’est bien elle qui a accueilli le dimanche 30 novembre 1975 la présentation par la junte militaire d’alors, du «Discours-programme de construction nationale» qui devait engager le pays sur la voie d’une politique nouvelle d’indépendance nationale. C’est dire que par le passé, c’est bien sur cette Place Goho que plusieurs décisions historiques engageant la vie de la nation y ont été proclamées.
Elle renaît difficilement de ses cendres
Depuis plus d’une décennie, la Place Goho a perdu de sa notoriété parce qu’abandonnée. S’en suivront des accusations sans fin de détournement des fonds prévus pour sa réhabilitation. Le Conseil communal d’Abomey et le ministère en charge de l’Urbanisme se jetaient mutuellement le tort jusqu’en janvier dernier, année de prise en main d’une bonne partie du chantier par le Fonds national de l’Environnement et de Climat (FNEC). Six mois après la reprise desdits travaux, la place historique de Goho présente aujourd’hui un nouvel aspect, un "new look" diront certains. Les populations d’Abomey peuvent bien s’enorgueillir et, ce serait pour le bien des visites touristiques dans la localité. Connue pour le rôle important qu’elle joue en tant que patrimoine touristique et historique, la place Goho située à l’entrée de la ville d’Abomey va ressurgir dans la mémoire collective. Les travaux de sa réhabilitation sont presqu’achevés. Et, fière de sa nouvelle toilette, elle veut à nouveau séduire.
D’un montant total de
304 351 091 de FCFA, cette place est appelée à devenir un espace éco-touristique, culturel et éducatif des plus modernes du pays. Prévu pour s’étendre sur une superficie de 3ha 91,80ca, le projet de réhabilitation concerne la construction d'une clôture autour de la place publique, l’aménagement des espaces verts et le réseau d’électrification du site, la réalisation d'un jet d’eau en cascade sur le site. Le mur de la clôture sera aussi estampillé à l’effigie des anciens rois du Bénin avec des bas-reliefs, la statue du roi Béhanzin rénovée et entourée des statues des différents présidents qu’a connus le Bénin. Les travaux visent également la construction d'un restaurant de grand standing dans un style de l’architecture traditionnelle, de trois boutiques en forme de bungalows, la construction des toilettes publiques modernes, la reprise des terrassements des plates- formes passantes, l'aménagement de la voie d’accès au site à partir du rond-point Goho, celui d'un parking à l’intérieur de la place et la reprise de l’aménagement du rond-point avec le symbole de la jarre trouée du roi Guézo.
Un rêve ambitieux
Pour venir au secours de la mairie d’Abomey, le FNEC a pris en charge 32,86% du budget global, soit environ cent millions de francs CFA. C’était donc conscient de l’enjeu que représentait ce chantier, que le directeur du FNEC, Bernardin Aligbonon avait, sous l’impulsion du président de la République, remis un chèque d’une somme
40 000 000 de FCFA pour relancer les travaux sur les 304 351 091 FCFA. Bernardin Daga, directeur des Services techniques (DST) à la mairie d’Abomey ne boude pas son plaisir de voir la transformation qui s’opère sur ce site. Il assure que les prochains jours seront décisifs pour ce chantier car, promet-il, «les pompes immergées qui alimenteront le jet d’eau de la Place Goho y seront installées». Cette installation des pompes immergées annonce pour les prochains jours la fin de la première partie des travaux et leur réception provisoire. Mais sur le chantier, lundi 13 juillet dernier, il n’y avait que quatre ouvriers peintres pour de petits travaux. Déjà, certains, sceptiques, attendent donc de voir si un jour ce chantier sera réellement achevé et livré.
La fin imminente de cette partie des travaux promet, par ailleurs, celle de l’insécurité dans la cité historique. Pendant longtemps, à la faveur de l’obscurité qui règne sur le site, ce sont les divorcés sociaux qui y ont pris leur quartier général.
«Ces voyous font la loi sur le site qui est devenu avec le temps un lieu craint par beaucoup à partir d'une certaine heure. Des actes d’insécurité perpétrés au nez et à la barbe de la statue du roi Béhanzin», se désole Jean-Vincent Tonoukouin, infirmier à la retraite et résident à Abomey. C’est donc un soulagement, non seulement, pour les acteurs politiques impliqués mais aussi et surtout, la population d’Abomey qui avait commencé déjà par regretter que la Place Goho soit devenue un repère de délinquants, parce qu’abandonnée. Beaucoup le perçoivent comme un sacrilège en ce sens que la Place Goho est non seulement auguste de par les grands évènements historiques qu’elle a eu à accueillir, mais abrite aussi la statue du roi Béhanzin, vénéré à Abomey.