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Nouvelles

Installation du Conseil d’administration de Bénin Télécoms Services SA: Une priorité, la privatisation de l’entreprise

Récemment créée dans le cadre de la restructuration stratégique de Bénin Télécoms SA, la société Bénin Télécoms Services SA a été dotée de son Conseil d’administration depuis le 20 mars dernier. C’est le décret N° 2015-115 de la même date qui en nomme les membres ; lesquels ont été officiellement installés dans leurs fonctions hier mardi 14 juillet par le ministre de la Communication et des Technologies de l’Information et de la Communication, Etienne Kossi.

Pour le directeur général de Bénin Télécoms SA, président du Conseil d’administration de la nouvelle société, cette installation marque un nouveau départ pour la société qui s’inscrit dans la droite ligne de la mise en œuvre des réformes engagées à Bénin Télécoms SA, par le gouvernement. C’est en effet, rappelle-t-il, par décret N° 2012-299 du 28 août 2012 portant réforme juridique et organisationnelle de BTSA que le gouvernement a décidé de filialiser la branche mobile de Bénin Télécoms SA commercialisée sous la marque Libercom et a demandé au ministre de tutelle, de soumettre au Conseil des ministres un plan de réformes de Bénin Télécoms SA résiduel. Dès le 11 avril 2013, par décret N° 2013-187, la société Libercom SA a acquis la personnalité morale avec l’adoption de ses statuts. Puis, à l’occasion d’un forum tenu à Grand-Popo en novembre 2013, avec pour missions de poser le diagnostic des contre-performances de Bénin Télécoms SA et de proposer au gouvernement les nouvelles orientations stratégiques de Bénin Télécoms SA, il a été suggéré trois options de restructuration. Une d’entre elles a été approuvée par le Conseil des ministres le 26 février 2014. Elle prévoit le maintien et la modification de Bénin Télécoms SA et son repositionnement en tant qu’opérateur national d’infrastructures assurant la gestion du backbone, du réseau d’accès et la vente en gros de capacité, la séparation de la branche chargée de la vente des services (service Internet, service voix, vente en détail de capacité, téléphones fixes filaires et non filaires) par création de la nouvelle filiale Bénin Télécoms Services SA ; et l’ouverture du capital aussi bien de la société mère que de sa branche de vente de services.

Ainsi, l’objectif ultime de cette réforme de Bénin Télécoms SA, fait savoir Abdoul Djalil Assouma, c’est de permettre à l’Etat de se désengager au maximum du secteur des télécommunications et d’ouvrir dès lors la voie à des investissements qui permettront un transfert de compétence et un mieux-être du personnel. Déjà, indique-t-il, il faut savoir que la nouvelle société, Bénin Télécoms Services SA a pour objet, au-delà des activités citées supra, de prendre participation dans des sociétés à buts similaires, et de fournir assistance, expertise et formation. Puis, généralement, d’effectuer toutes opérations de recherche et de développement, toutes opérations commerciales, industrielles, financières, mobilières ou immobilières pouvant se rattacher directement ou indirectement à l’objet social, pouvant être utiles à l’objet social ou susceptibles d’en faciliter la réalisation. Toutes choses qui devraient induire plus d’efficacité. Perspective souhaitée, sachant que l’Etat, face à ses nombreuses et multiples obligations (construction des routes, des écoles, des hôpitaux…) ne peut plus répondre efficacement aux besoins de financement de certains secteurs qui, partout ailleurs, sont libéralisés. Aussi, encourageant les administrateurs à bien s’acquitter de leurs missions, Abdoul Djalil Assouma les rassure d’ores et déjà de son entière disponibilité et de sa franche collaboration pour conduire, aux côtés du directeur général, les destinées de la société telles que définies par le gouvernement pour le bien-être de son personnel, des clients et du pays.

Cap enfin sur la privatisation

Le ministre de la Communication, des Technologies de l’Information et de la Communication, Etienne Kossi, félicite le tout nouveau directeur général de Bénin Télécoms Services SA, pour sa nomination à un poste où les attentes sont nombreuses, et remercié le DG/BTSA pour les nombreuses actions positives engagées pour la restructuration de l’entreprise. Il félicite également le personnel de l’entreprise, mobilisé derrière son directeur général, et prie ceux qui passent du côté de la nouvelle structure créée, de se faire tout aussi disponibles. Mais il déplore que l’on ait mis autant de temps à privatiser cette petite entreprise, le processus courant depuis 1984. A son avis, l’enjeu immédiat, c’est la privatisation et tout de suite. Et, même si c’est une erreur, il faut y aller, quitte à aviser et à faire les corrections après, convaincu que l’histoire donnera raison à ceux qui auront conduit ce processus. Les pays qui se sont engagés dans ce sens dans les années 1990 et qui étaient raillés, n’en tirent-ils pas les dividendes aujourd’hui ? Etienne Kossi encourage, par conséquent, les administrateurs à aller dans le bon sens pour relever le défi ; lui-même disant connaître le temps qu’il lui reste à vivre comme ministre en charge du secteur. Sa satisfaction, laisse-t-il entendre, serait donc grande si le processus de privatisation aboutit comme souhaité.
Pour le mener à bon port, les administrateurs Côme Dossou, Athanase Toudonou, Janine Octavie Ahomadégbé, Machioud Batoko, Ernest Gbaguidi et Jules Dégila accompagneront leur président Abdoul Djalil Assouma.

Actualités 15 juil. 2015


Réhabilitation d’une place historique: La Place Goho d’Abomey fait sa toilette

Après plusieurs années d’abandon, les travaux de réhabilitation de la Place Goho, porte d’entrée de la cité historique d’Abomey ont démarré même s'ils semblent piétiner. Cette place tente donc de présenter désormais un nouveau visage.

Les acteurs du régime révolutionnaire dirigé par le président Mathieu Kérékou connaissent l’importance de la Place Goho d’Abomey. C’est bien elle qui a accueilli le dimanche 30 novembre 1975 la présentation par la junte militaire d’alors, du «Discours-programme de construction nationale» qui devait engager le pays sur la voie d’une politique nouvelle d’indépendance nationale. C’est dire que par le passé, c’est bien sur cette Place Goho que plusieurs décisions historiques engageant la vie de la nation y ont été proclamées.

Elle renaît difficilement de ses cendres

Depuis plus d’une décennie, la Place Goho a perdu de sa notoriété parce qu’abandonnée. S’en suivront des accusations sans fin de détournement des fonds prévus pour sa réhabilitation. Le Conseil communal d’Abomey et le ministère en charge de l’Urbanisme se jetaient mutuellement le tort jusqu’en janvier dernier, année de prise en main d’une bonne partie du chantier par le Fonds national de l’Environnement et de Climat (FNEC). Six mois après la reprise desdits travaux, la place historique de Goho présente aujourd’hui un nouvel aspect, un "new look" diront certains. Les populations d’Abomey peuvent bien s’enorgueillir et, ce serait pour le bien des visites touristiques dans la localité. Connue pour le rôle important qu’elle joue en tant que patrimoine touristique et historique, la place Goho située à l’entrée de la ville d’Abomey va ressurgir dans la mémoire collective. Les travaux de sa réhabilitation sont presqu’achevés. Et, fière de sa nouvelle toilette, elle veut à nouveau séduire.
D’un montant total de
304 351 091 de FCFA, cette place est appelée à devenir un espace éco-touristique, culturel et éducatif des plus modernes du pays. Prévu pour s’étendre sur une superficie de 3ha 91,80ca, le projet de réhabilitation concerne la construction d'une clôture autour de la place publique, l’aménagement des espaces verts et le réseau d’électrification du site, la réalisation d'un jet d’eau en cascade sur le site. Le mur de la clôture sera aussi estampillé à l’effigie des anciens rois du Bénin avec des bas-reliefs, la statue du roi Béhanzin rénovée et entourée des statues des différents présidents qu’a connus le Bénin. Les travaux visent également la construction d'un restaurant de grand standing dans un style de l’architecture traditionnelle, de trois boutiques en forme de bungalows, la construction des toilettes publiques modernes, la reprise des terrassements des plates- formes passantes, l'aménagement de la voie d’accès au site à partir du rond-point Goho, celui d'un parking à l’intérieur de la place et la reprise de l’aménagement du rond-point avec le symbole de la jarre trouée du roi Guézo.

Un rêve ambitieux

Pour venir au secours de la mairie d’Abomey, le FNEC a pris en charge 32,86% du budget global, soit environ cent millions de francs CFA. C’était donc conscient de l’enjeu que représentait ce chantier, que le directeur du FNEC, Bernardin Aligbonon avait, sous l’impulsion du président de la République, remis un chèque d’une somme
40 000 000 de FCFA pour relancer les travaux sur les 304 351 091 FCFA. Bernardin Daga, directeur des Services techniques (DST) à la mairie d’Abomey ne boude pas son plaisir de voir la transformation qui s’opère sur ce site. Il assure que les prochains jours seront décisifs pour ce chantier car, promet-il, «les pompes immergées qui alimenteront le jet d’eau de la Place Goho y seront installées». Cette installation des pompes immergées annonce pour les prochains jours la fin de la première partie des travaux et leur réception provisoire. Mais sur le chantier, lundi 13 juillet dernier, il n’y avait que quatre ouvriers peintres pour de petits travaux. Déjà, certains, sceptiques, attendent donc de voir si un jour ce chantier sera réellement achevé et livré.
La fin imminente de cette partie des travaux promet, par ailleurs, celle de l’insécurité dans la cité historique. Pendant longtemps, à la faveur de l’obscurité qui règne sur le site, ce sont les divorcés sociaux qui y ont pris leur quartier général.
«Ces voyous font la loi sur le site qui est devenu avec le temps un lieu craint par beaucoup à partir d'une certaine heure. Des actes d’insécurité perpétrés au nez et à la barbe de la statue du roi Béhanzin», se désole Jean-Vincent Tonoukouin, infirmier à la retraite et résident à Abomey. C’est donc un soulagement, non seulement, pour les acteurs politiques impliqués mais aussi et surtout, la population d’Abomey qui avait commencé déjà par regretter que la Place Goho soit devenue un repère de délinquants, parce qu’abandonnée. Beaucoup le perçoivent comme un sacrilège en ce sens que la Place Goho est non seulement auguste de par les grands évènements historiques qu’elle a eu à accueillir, mais abrite aussi la statue du roi Béhanzin, vénéré à Abomey.

Société 15 juil. 2015


Réhabilitation d’une place historique: La Place Goho d’Abomey fait sa toilette

Après plusieurs années d’abandon, les travaux de réhabilitation de la Place Goho, porte d’entrée de la cité historique d’Abomey ont démarré même s'ils semblent piétiner. Cette place tente donc de présenter désormais un nouveau visage.

Les acteurs du régime révolutionnaire dirigé par le président Mathieu Kérékou connaissent l’importance de la Place Goho d’Abomey. C’est bien elle qui a accueilli le dimanche 30 novembre 1975 la présentation par la junte militaire d’alors, du «Discours-programme de construction nationale» qui devait engager le pays sur la voie d’une politique nouvelle d’indépendance nationale. C’est dire que par le passé, c’est bien sur cette Place Goho que plusieurs décisions historiques engageant la vie de la nation y ont été proclamées.

Elle renaît difficilement de ses cendres

Depuis plus d’une décennie, la Place Goho a perdu de sa notoriété parce qu’abandonnée. S’en suivront des accusations sans fin de détournement des fonds prévus pour sa réhabilitation. Le Conseil communal d’Abomey et le ministère en charge de l’Urbanisme se jetaient mutuellement le tort jusqu’en janvier dernier, année de prise en main d’une bonne partie du chantier par le Fonds national de l’Environnement et de Climat (FNEC). Six mois après la reprise desdits travaux, la place historique de Goho présente aujourd’hui un nouvel aspect, un "new look" diront certains. Les populations d’Abomey peuvent bien s’enorgueillir et, ce serait pour le bien des visites touristiques dans la localité. Connue pour le rôle important qu’elle joue en tant que patrimoine touristique et historique, la place Goho située à l’entrée de la ville d’Abomey va ressurgir dans la mémoire collective. Les travaux de sa réhabilitation sont presqu’achevés. Et, fière de sa nouvelle toilette, elle veut à nouveau séduire.
D’un montant total de
304 351 091 de FCFA, cette place est appelée à devenir un espace éco-touristique, culturel et éducatif des plus modernes du pays. Prévu pour s’étendre sur une superficie de 3ha 91,80ca, le projet de réhabilitation concerne la construction d'une clôture autour de la place publique, l’aménagement des espaces verts et le réseau d’électrification du site, la réalisation d'un jet d’eau en cascade sur le site. Le mur de la clôture sera aussi estampillé à l’effigie des anciens rois du Bénin avec des bas-reliefs, la statue du roi Béhanzin rénovée et entourée des statues des différents présidents qu’a connus le Bénin. Les travaux visent également la construction d'un restaurant de grand standing dans un style de l’architecture traditionnelle, de trois boutiques en forme de bungalows, la construction des toilettes publiques modernes, la reprise des terrassements des plates- formes passantes, l'aménagement de la voie d’accès au site à partir du rond-point Goho, celui d'un parking à l’intérieur de la place et la reprise de l’aménagement du rond-point avec le symbole de la jarre trouée du roi Guézo.

Un rêve ambitieux

Pour venir au secours de la mairie d’Abomey, le FNEC a pris en charge 32,86% du budget global, soit environ cent millions de francs CFA. C’était donc conscient de l’enjeu que représentait ce chantier, que le directeur du FNEC, Bernardin Aligbonon avait, sous l’impulsion du président de la République, remis un chèque d’une somme
40 000 000 de FCFA pour relancer les travaux sur les 304 351 091 FCFA. Bernardin Daga, directeur des Services techniques (DST) à la mairie d’Abomey ne boude pas son plaisir de voir la transformation qui s’opère sur ce site. Il assure que les prochains jours seront décisifs pour ce chantier car, promet-il, «les pompes immergées qui alimenteront le jet d’eau de la Place Goho y seront installées». Cette installation des pompes immergées annonce pour les prochains jours la fin de la première partie des travaux et leur réception provisoire. Mais sur le chantier, lundi 13 juillet dernier, il n’y avait que quatre ouvriers peintres pour de petits travaux. Déjà, certains, sceptiques, attendent donc de voir si un jour ce chantier sera réellement achevé et livré.
La fin imminente de cette partie des travaux promet, par ailleurs, celle de l’insécurité dans la cité historique. Pendant longtemps, à la faveur de l’obscurité qui règne sur le site, ce sont les divorcés sociaux qui y ont pris leur quartier général.
«Ces voyous font la loi sur le site qui est devenu avec le temps un lieu craint par beaucoup à partir d'une certaine heure. Des actes d’insécurité perpétrés au nez et à la barbe de la statue du roi Béhanzin», se désole Jean-Vincent Tonoukouin, infirmier à la retraite et résident à Abomey. C’est donc un soulagement, non seulement, pour les acteurs politiques impliqués mais aussi et surtout, la population d’Abomey qui avait commencé déjà par regretter que la Place Goho soit devenue un repère de délinquants, parce qu’abandonnée. Beaucoup le perçoivent comme un sacrilège en ce sens que la Place Goho est non seulement auguste de par les grands évènements historiques qu’elle a eu à accueillir, mais abrite aussi la statue du roi Béhanzin, vénéré à Abomey.

Société 15 juil. 2015


Meurtre (11è dossier): Chabi Bio Banoukpé condamné à 10 ans de réclusion criminelle

Le sieur Chabi Bio Banoukpé, cultivateur, 31 ans, a comparu pour meurtre lundi 13 juillet dernier devant la Cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou. Déclaré coupable, il écope de 10 ans de réclusion criminelle. Telle est la sentence issue de l’examen de la 11è affaire inscrite au rôle de la session ordinaire de cette Cour au titre de l'année 2015.

«Le samedi 25 juillet 2009 vers 21 heures, le nommé Chabi Bio Banoukpé se rendait dans son champ situé à 2 km environ du village de Koubou, commune de Tchaourou, quand il rencontra Zakari Mohamed. Ce dernier avait chargé du bois de chauffe sur le siège arrière de sa motocyclette. Lorsque Zakari Mohamed interpella Chabi Bio Banoukpé sur sa destination à une pareille heure, la réponse donnée par ce dernier ne l’a pas convaincu et il dégaina son coupe-coupe. Mais Chabi Bio Banoukpé réussit à lui arracher la machette et à lui asséner plusieurs coups dont la victime mourut sur le champ». Ainsi ont été présentés lundi dernier les faits qui ont motivé le renvoi du sieur Chabi Bio Banoukpé devant la Cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou.

L’instance de jugement pour l’examen de ce dossier référencé n°006/PG-12 est composée à l’occasion du président Epiphane Yéyé, des assesseurs Séïbou Boni Kpégounou et Albert Pascal Agboton, et des jurés Sylvestre Sacca Lafia, Dossa Cyrille Dakin, Mêmounatou Bio Tchané et Alimatou Labouda. Le fauteuil du ministère public est occupé par Ignace Adigbli. Le greffier Me Ambroise Alassane a tenu la mémoire de la Cour pour l’audience. Me Safiatou Bassabi Issifou est le conseil de l’accusé.
Le rapport psychiatrique et médico-psychologique indique que l’accusé ne souffre d’aucune anomalie mentale pouvant abolir ses actes au moment de l’action. Le bulletin n°1 du casier judiciaire du prévenu ne porte mention d’aucune condamnation antérieure : il est à sa première incarcération.

Un meurtre de l’absurde !

Comme aux autres étapes de la procédure judiciaire, Chabi Bio Banoukpé, inculpé de meurtre, a reconnu les faits. C’est d’ailleurs sur sa seule version que le dossier a été monté, la victime étant décédée sur le champ et il n’y a pas un témoin de la scène, fera observer le représentant du ministère public. « C’est un meurtre de l’absurde, un crime commis sans raison...La vérité est certainement partie dans la tombe», estime Ignace Adigbli.
Dans sa version des faits, l’accusé Chabi Bio Banoukpé plaide coupable et implore la clémence de la Cour. «C’est le Satan. Je ne voulais pas le tuer. Il voulait me donner un coup de coupe-coupe mais j’ai réussi à le terrasser à trois reprises et à lui prendre la machette. Je lui ai donné un coup au pied, un autre au bras et deux autres à la tête», raconte-t-il. Le rapport de constat du décès indique que la victime est décédée des coups et blessures volontaires et mentionne entre autres, «plusieurs morceaux de cerveaux baignant dans du sang coagulé, plusieurs plaies traumatiques sur la tête fragmentée, plusieurs plaies traumatiques sur les membres inférieur et supérieur..., visage défiguré».
L’accusé dit n’avoir aucun antécédent avec le nommé Zakari Mohamed et qu’il ne le connaissait ni d’Adam ni d’Eve. «J’ai pris du sodabi (boisson locale alcoolisée) pour 50 F CFA», reconnaît néanmoins le mis en cause tout en précisant qu’il ne se saoule pas d’habitude et n’était pas ivre le jour du crime.
L’enquête de moralité est favorable à l’accusé. Chabi Bio Banoukpé n’a jamais eu de problème avec qui que ce soit dans le village et personne ne s’est jamais plaint d’un comportement déviant de sa part, témoignent les personnes interrogées dont le chef du village de Koubou, Pascal Bio Dokotoro qui a déposé hier à titre de sachant.
La partie civile a répondu présente à l’audience à travers les trois veuves et deux des dix enfants de la victime. Sakibou Mohamed, fils du défunt, a parlé en leur nom, et ne se constitue pas partie civile. Acte lui en a été donné par la Cour.

Intention criminelle ou légitime défense ?

L’avocat général Ignace Adigbli soutient d’emblée que l’infraction de meurtre, crime prévu et puni par les articles 295 et 304 du Code pénal, est établie dans ce dossier. Selon le ministère public, outre l’acte positif posé et reconnu par le prévenu lui-même à travers les nombreux coups donnés à la victime, «L’intention criminelle est nette et sans ambages», avance-t-il, en s’appuyant sur le certificat de constatation du décès. Au regard de ses observations, il requiert 15 ans de prison ferme contre le sieur Chabi Bio Banoukpé.
Me Safiatou Bassabi Issifou, commis d’office par l’Etat béninois pour défendre l’accusé, s’attaque à la démonstration du ministère public, notamment en ce qui concerne l’élément moral. «L’avocat général n’a pas pu démontrer l’intention meurtrière de l’accusé. Il se réfugie derrière un rapport du constat de décès qui ne reflète pas la réalité que je vois sur les photos du crime», souligne l’avocate. «Pour ma part, il n’y a pas intention criminelle», fait-elle savoir. «S’il ne s’est pas défendu, c’est certainement lui qui serait mort», poursuit-elle. Aussi, le conseil déplore-t-il que le ministère public ne s’est pas attardé sur les circonstances dans lesquelles le crime est survenu, lui qui doit requérir à charge et à décharge. Me Safiatou Bassabi Issifou plaide au principal la légitime défense. Elle fonde son argumentaire sur l’article 328 du Code pénal qui stipule «Il n’y a ni crime ni délit, lorsque l’homicide, les blessures et les coups étaient commandés par la nécessité actuelle de la légitime défense de soi-même ou d’autrui». La défense s’appuie également sur l’article 329 alinéa 1er dudit code qui souligne que l’homicide est compris dans les cas de nécessité actuelle de défense, si les blessures ont été faites, ou si les coups ont été portés en repoussant pendant la nuit....
Au subsidiaire, la défense implore la clémence de la Cour pour «une application douce de la loi » au profit de son client. Le casier judiciaire vierge, l’excuse de la provocation par la victime, l’enquête de moralité favorable sont autant d’éléments qui militent en sa faveur, estime-t-elle. De plus, l’accusé a fait preuve d’honnêteté en allant lui-même signaler au chef du village qu’il s’est bagarré avec un inconnu, ajoute-t-elle. Dans le jeu d’attaque-réplique entre le ministère public et le conseil au sujet de l’effectivité ou non de l’intention criminelle, les esprits se sont quelque peu échauffés, sur fond de manque de courtoisie noté déjà au cours des débats. Mais le calme est revenu peu avant la suspension pour la délibération.

Encore quatre ans de détention pour l’accusé

Au verdict, la Cour rend un arrêt de condamnation, déclare Chabi Bio Banoukpé coupable d’avoir commis volontairement un homicide sur la personne du nommé Zakari Mohamed, le condamne à 10 ans de réclusion criminelle et aux frais envers l’Etat. Mis sous mandat de dépôt le 27 juillet 2009, soit près de six ans en prison, Chabi Bio Banoukpé y retourne pour quatre ans et deux semaines afin de purger sa peine.
La Cour ordonne la confiscation et la destruction du coupe-coupe mis sous scellé et reconnu par l’accusé comme ayant servi à la commission du crime, fixe la durée de la contrainte par corps à deux mois ; le mis en cause bénéficie d’un délai de trois mois pour s’en acquitter. Par la même occasion, la Cour avise le condamné qu’il dispose de trois jours francs pour se pourvoir en cassation.
Hier mardi, la Cour a connu d’une affaire de coups mortels mettant aux prises le ministère public avec le sieur Safiou Adamou en détention depuis le 28 août 2014.

Société 15 juil. 2015


Meurtre (11è dossier): Chabi Bio Banoukpé condamné à 10 ans de réclusion criminelle

Le sieur Chabi Bio Banoukpé, cultivateur, 31 ans, a comparu pour meurtre lundi 13 juillet dernier devant la Cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou. Déclaré coupable, il écope de 10 ans de réclusion criminelle. Telle est la sentence issue de l’examen de la 11è affaire inscrite au rôle de la session ordinaire de cette Cour au titre de l'année 2015.

«Le samedi 25 juillet 2009 vers 21 heures, le nommé Chabi Bio Banoukpé se rendait dans son champ situé à 2 km environ du village de Koubou, commune de Tchaourou, quand il rencontra Zakari Mohamed. Ce dernier avait chargé du bois de chauffe sur le siège arrière de sa motocyclette. Lorsque Zakari Mohamed interpella Chabi Bio Banoukpé sur sa destination à une pareille heure, la réponse donnée par ce dernier ne l’a pas convaincu et il dégaina son coupe-coupe. Mais Chabi Bio Banoukpé réussit à lui arracher la machette et à lui asséner plusieurs coups dont la victime mourut sur le champ». Ainsi ont été présentés lundi dernier les faits qui ont motivé le renvoi du sieur Chabi Bio Banoukpé devant la Cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou.

L’instance de jugement pour l’examen de ce dossier référencé n°006/PG-12 est composée à l’occasion du président Epiphane Yéyé, des assesseurs Séïbou Boni Kpégounou et Albert Pascal Agboton, et des jurés Sylvestre Sacca Lafia, Dossa Cyrille Dakin, Mêmounatou Bio Tchané et Alimatou Labouda. Le fauteuil du ministère public est occupé par Ignace Adigbli. Le greffier Me Ambroise Alassane a tenu la mémoire de la Cour pour l’audience. Me Safiatou Bassabi Issifou est le conseil de l’accusé.
Le rapport psychiatrique et médico-psychologique indique que l’accusé ne souffre d’aucune anomalie mentale pouvant abolir ses actes au moment de l’action. Le bulletin n°1 du casier judiciaire du prévenu ne porte mention d’aucune condamnation antérieure : il est à sa première incarcération.

Un meurtre de l’absurde !

Comme aux autres étapes de la procédure judiciaire, Chabi Bio Banoukpé, inculpé de meurtre, a reconnu les faits. C’est d’ailleurs sur sa seule version que le dossier a été monté, la victime étant décédée sur le champ et il n’y a pas un témoin de la scène, fera observer le représentant du ministère public. « C’est un meurtre de l’absurde, un crime commis sans raison...La vérité est certainement partie dans la tombe», estime Ignace Adigbli.
Dans sa version des faits, l’accusé Chabi Bio Banoukpé plaide coupable et implore la clémence de la Cour. «C’est le Satan. Je ne voulais pas le tuer. Il voulait me donner un coup de coupe-coupe mais j’ai réussi à le terrasser à trois reprises et à lui prendre la machette. Je lui ai donné un coup au pied, un autre au bras et deux autres à la tête», raconte-t-il. Le rapport de constat du décès indique que la victime est décédée des coups et blessures volontaires et mentionne entre autres, «plusieurs morceaux de cerveaux baignant dans du sang coagulé, plusieurs plaies traumatiques sur la tête fragmentée, plusieurs plaies traumatiques sur les membres inférieur et supérieur..., visage défiguré».
L’accusé dit n’avoir aucun antécédent avec le nommé Zakari Mohamed et qu’il ne le connaissait ni d’Adam ni d’Eve. «J’ai pris du sodabi (boisson locale alcoolisée) pour 50 F CFA», reconnaît néanmoins le mis en cause tout en précisant qu’il ne se saoule pas d’habitude et n’était pas ivre le jour du crime.
L’enquête de moralité est favorable à l’accusé. Chabi Bio Banoukpé n’a jamais eu de problème avec qui que ce soit dans le village et personne ne s’est jamais plaint d’un comportement déviant de sa part, témoignent les personnes interrogées dont le chef du village de Koubou, Pascal Bio Dokotoro qui a déposé hier à titre de sachant.
La partie civile a répondu présente à l’audience à travers les trois veuves et deux des dix enfants de la victime. Sakibou Mohamed, fils du défunt, a parlé en leur nom, et ne se constitue pas partie civile. Acte lui en a été donné par la Cour.

Intention criminelle ou légitime défense ?

L’avocat général Ignace Adigbli soutient d’emblée que l’infraction de meurtre, crime prévu et puni par les articles 295 et 304 du Code pénal, est établie dans ce dossier. Selon le ministère public, outre l’acte positif posé et reconnu par le prévenu lui-même à travers les nombreux coups donnés à la victime, «L’intention criminelle est nette et sans ambages», avance-t-il, en s’appuyant sur le certificat de constatation du décès. Au regard de ses observations, il requiert 15 ans de prison ferme contre le sieur Chabi Bio Banoukpé.
Me Safiatou Bassabi Issifou, commis d’office par l’Etat béninois pour défendre l’accusé, s’attaque à la démonstration du ministère public, notamment en ce qui concerne l’élément moral. «L’avocat général n’a pas pu démontrer l’intention meurtrière de l’accusé. Il se réfugie derrière un rapport du constat de décès qui ne reflète pas la réalité que je vois sur les photos du crime», souligne l’avocate. «Pour ma part, il n’y a pas intention criminelle», fait-elle savoir. «S’il ne s’est pas défendu, c’est certainement lui qui serait mort», poursuit-elle. Aussi, le conseil déplore-t-il que le ministère public ne s’est pas attardé sur les circonstances dans lesquelles le crime est survenu, lui qui doit requérir à charge et à décharge. Me Safiatou Bassabi Issifou plaide au principal la légitime défense. Elle fonde son argumentaire sur l’article 328 du Code pénal qui stipule «Il n’y a ni crime ni délit, lorsque l’homicide, les blessures et les coups étaient commandés par la nécessité actuelle de la légitime défense de soi-même ou d’autrui». La défense s’appuie également sur l’article 329 alinéa 1er dudit code qui souligne que l’homicide est compris dans les cas de nécessité actuelle de défense, si les blessures ont été faites, ou si les coups ont été portés en repoussant pendant la nuit....
Au subsidiaire, la défense implore la clémence de la Cour pour «une application douce de la loi » au profit de son client. Le casier judiciaire vierge, l’excuse de la provocation par la victime, l’enquête de moralité favorable sont autant d’éléments qui militent en sa faveur, estime-t-elle. De plus, l’accusé a fait preuve d’honnêteté en allant lui-même signaler au chef du village qu’il s’est bagarré avec un inconnu, ajoute-t-elle. Dans le jeu d’attaque-réplique entre le ministère public et le conseil au sujet de l’effectivité ou non de l’intention criminelle, les esprits se sont quelque peu échauffés, sur fond de manque de courtoisie noté déjà au cours des débats. Mais le calme est revenu peu avant la suspension pour la délibération.

Encore quatre ans de détention pour l’accusé

Au verdict, la Cour rend un arrêt de condamnation, déclare Chabi Bio Banoukpé coupable d’avoir commis volontairement un homicide sur la personne du nommé Zakari Mohamed, le condamne à 10 ans de réclusion criminelle et aux frais envers l’Etat. Mis sous mandat de dépôt le 27 juillet 2009, soit près de six ans en prison, Chabi Bio Banoukpé y retourne pour quatre ans et deux semaines afin de purger sa peine.
La Cour ordonne la confiscation et la destruction du coupe-coupe mis sous scellé et reconnu par l’accusé comme ayant servi à la commission du crime, fixe la durée de la contrainte par corps à deux mois ; le mis en cause bénéficie d’un délai de trois mois pour s’en acquitter. Par la même occasion, la Cour avise le condamné qu’il dispose de trois jours francs pour se pourvoir en cassation.
Hier mardi, la Cour a connu d’une affaire de coups mortels mettant aux prises le ministère public avec le sieur Safiou Adamou en détention depuis le 28 août 2014.

Société 15 juil. 2015


Descente hier dans les locaux de la CNMAN et de l’ABSU-CEP: «La pression sera forte», dixit le ministre Etienne Kossi

Le ministre de la Communication, des Technologies de l’Information et de la Communication, Etienne Kossi a visité dans la soirée d’hier deux structures sous sa tutelle à savoir la Commission nationale de migration de l’analogique vers le numérique (CNMAN) et l’Agence béninoise du service universel, des communications électroniques et de la poste (ABSU-CEP). A chacune des étapes, il a réaffirmé sa volonté de voir les travailleurs et les responsables respectifs imprimer plus de célérité et de rigueur aux obligations qui sont les leurs.

La visite hier du ministre de la Communication, des Technologies de l’Information et de la Communication, Etienne Kossi dans les locaux du Secrétariat permanent de la Commission nationale de migration de l’analogique vers le numérique (CNMAN) et l’Agence béninoise du service universel, des communications électroniques et de la poste (ABSU-SEP) n’avait rien à voir avec les traditionnels descentes souvent organisées, pour, dit-on, venir écouter et recueillir les doléances de ceux qui y travaillent. En bon technicien et faisant preuve d’une maîtrise des secteurs placés sous son autorité à la faveur du dernier remaniement ministériel, Etienne Kossi y est allé pour faire savoir à ceux qui y travaillent que leurs problèmes sont connus, que le délai pour y trouver des solutions est très court et qu’à cet effet, chacun devrait retrousser ses manches et donner le meilleur de lui-même tout en ayant à cœur l’intérêt général et les résultats.

Au niveau du Secrétariat permanent de la CNMAN, première étape de cette visite, le ministre en charge de la Communication a d’abord écouté le mot introductif du maître des lieux, Christian de Souza. C’est d’abord la mission assignée à sa structure et les raisons qui ont obligé le gouvernement à lui donner naissance qu’il a rappelées, expliquant cet avènement par l’essoufflement de l’analogique et son incapacité à satisfaire la demande exponentielle de fréquences qui s’impose désormais et qui est devenue une obligation pour tous les pays. C’est ainsi, détaille-t-il, que le 22 octobre 2013, le Bénin s’est doté de l’instrument qui pourrait lui permettre d’y arriver. Depuis lors, il y a eu du chemin parcouru, soutient Christian de Souza qui fera ainsi savoir au ministre la structure pyramidale de la commission ainsi que les organes qui y sont logés. Il insistera par ailleurs sur la formation qui constitue l’un des piliers de la CNMAN, puisque, fait-il savoir, «la bataille du contenu sera le plus grand défi du numérique». Et même si elle ploie sous le poids de nombreuses difficultés, cette Commission s’applique à répondre de ses obligations et dispose par ailleurs de son schéma directeur de conquête du numérique, rassure son premier responsable qui annonce pour bientôt, un déploiement communicationnel.

Satisfaction, exhortations et mise en garde…

Visiblement séduit par l’exposé du secrétaire permanent de la CNMAN, le ministre Etienne Kossi n’y est pas allé du dos de la cuillère pour le féliciter lui et ses collaborateurs. «On n’a pas l’impression que vous êtes aussi avancés», dira-t-il par ailleurs. Mais cette satisfaction apparente était néanmoins teintée d’une note de déception relativement au premier rendez-vous raté pour l’effectivité du passage au numérique. Pour le ministre Etienne Kossi, ce n’est que partie remise et le Bénin se doit de tout mettre en œuvre pour être du second rendez-vous. Il faut y travailler, lance-t-il à l’endroit de Christian de Souza et de ses collaborateurs, le passage au numérique étant devenu selon lui, «une affaire d’Etat». Raison pour laquelle sans doute, le chef de l’Etat en personne, déclare-t-il, y tient et suit de près ce qui se fait à cet effet. « Sachez que le premier coche qui a été raté n’a pas plu au chef de l’Etat. Ce à quoi vous avez à faire est très sérieux…», leur a dit le ministre qui n’a pas non plus ignoré les difficultés actuelles et lointaines de ce projet.
Selon les explications du ministre, il y a eu des manquements depuis la conception du projet et cela se fait ressentir actuellement, mais ne devrait pas constituer une excuse, surtout au regard des délais très courts dont dispose le Bénin. Pour ce qui est des difficultés financières, épine majeure dans les bottes de la CNMAN, le ministre Etienne Kossi a proposé des solutions à court et à long termes. Lui qui semble si bien au parfum des choses, sans doute en raison de ses expériences passées et de son capital antérieur (toute chose qu’il a rappelée lui-même) a par ailleurs mis le doigt sur certaines réalités récurrentes de l’administration publique à laquelle la CNMAN n’échappe pas, si non dont elle est victime. Bien d’autres exhortations ont été faites par le ministre qui s’est voulu on ne peut plus clair sur le fait que «des cartons jaunes et rouges» pleuvront sur ceux qui se mettraient au travers des dispositions et des normes d’efficacité et de bon rendement.

« La pression sera forte… »

Déjà dans les locaux de la CNMAN, le ministre Etienne Kossi a indiqué plus d’une fois que «la pression sera forte» puisqu’elle émane du sommet et jaillira sur les autres niveaux d’exécution et de prise de décision.
Au cours du bref échange qu’il a eu avec le directeur de l’Agence béninoise du service universel, des communications électroniques et de la poste (ABSU-CEP), Emile Kougbadi dans son bureau, il y est largement revenu. Mais avant, il a suivi le mot introductif de son hôte et collaborateur. Lequel s’est évertué à lui faire le point des grandes actions entreprises par sa jeune direction qui exécute actuellement son premier budget propre.
Selon Emile Kougbadi, plusieurs projets de développement à titre pilote relatifs au e-santé, e-éducation…, des bibliothèques numériques, l’entreprenariat des jeunes notamment dans le domaines des TIC et bien d’autres actions ont été initiées et seront renforcées. L’expérience de certains pays qui s'y sont déjà essayés et qui ont même réussi devrait inspirer et guider l’ABSU-CEP, souligne-t-il par ailleurs.

Actualités 15 juil. 2015


Pour une meilleure insertion des personnes handicapées dans la société: Le Plan d’actions de la politique nationale de protection et d’intégration validé

Le Bénin sera désormais doté d’un Plan d’actions de la politique nationale de protection et d’intégration des personnes handicapées. L’atelier consacré à sa validation a démarré ses travaux, hier mardi 14 juillet à Cotonou, pour prendre fin ce jour. C’est sous l’égide du directeur de cabinet du ministre en charge de la Famille, des Affaires sociales, de la Solidarité, des Handicapés et des personnes du troisième âge, Oumarou Banni Guéné qu’a été placé l’ouverture des travaux.

Mettre en place une politique spécifique pour les actions en faveur des personnes handicapées a toujours été le souci du gouvernement qui a adhéré à plusieurs engagement au niveau régional et international.

Depuis hier mardi 14 juillet, diverses associations des personnes handicapées, des représentants des ministères sectoriels prennent part à un atelier. C'est pour d’une part, apprécier le contenu du projet de plan d’actions de la politique nationale de protection et d’intégration des personnes handicapées et d’autre part, faire des amendements et observations afin de la parfaire.
La mise en œuvre de la politique nationale de protection et d’intégration des personnes handicapées permettra de promouvoir les droits humains, l’équité et le genre sans discrimination en tenant compte des besoins spécifiques des personnes handicapées dans tous les secteurs de la vie sociale nationale. En d’autres termes, il s’agira d’améliorer l’environnement légal et social protégeant les personnes handicapées; de faciliter l’accès des enfants adolescents handicapés aux services sociaux de base; de promouvoir l’inclusion sociale et professionnelle des personnes handicapées; de promouvoir les mesures inclusives visant à assurer l’égalité de chance aux personnes handicapées dans les domaines de la culture et des sports ; d’assurer la documentation continue sur la situation des personnes handicapées.
«Je ne doute pas un seul instant de votre sens de responsabilité et de votre détermination à faire des propositions concrètes pour qu’enfin les personnes handicapées puissent voir leurs attentes comblées dans sa mise en œuvre, en vue d’une meilleure jouissance de leurs droits», relève le directeur de cabinet du ministre en charge de la Famille, Oumarou Banni Guéné qui procédait à l’ouverture des travaux. Il précise que la nécessité d’atteindre ces objectifs exige de l’Etat béninois, l’élaboration et l’adoption d’un plan d’actions subséquent qui permet de rendre opérationnel le document de politique nationale de protection et d’intégration des personnes handicapées. Pour lui, ce qui est fait au profit des personnes handicapées, n’est pas une faveur. C’est leur droit, car ce sont des citoyens à part entière capables d’apporter beaucoup à l’édification de la nation, a- t-il conclu.
Pour sa part, le représentant de l’Unicef à la cérémonie, Serge Akpaka a souhaité que les travaux débouchent sur un Plan d’actions efficace pour apprécier les problèmes des personnes handicapées du pays. Lesquelles personnes constituent une couche vulnérable. «Un plan d’actions qui englobe une véritable mise en œuvre avec des engagements tant du gouvernement que des partenaires», a-t-il indiqué.

Actualités 15 juil. 2015


Prise en charge sociale des grossesses précoces à Glazoué: Salomé 17 ans, et déjà confrontée aux souffrances maternelles

Les grossesses précoces chez les adolescentes restent encore une question d’actualité dans les villes et contrées du Bénin. A Glazoué, une commune du département des Collines, le phénomène se vit avec acuité. Dans le cadre de l’édition 2015 de la Journée mondiale de la population (JMP), un reportage a été réalisé sur le sujet par le Réseau des journalistes et communicateurs en population et développement avec l’appui du Fonds des Nations Unies pour la population (Unfpa), et du Fonds français Muskoka dans cette commune du Bénin. Les recherches d’informations ont révélé le cas de Salomé, une fille de 17 ans enceinte de sept mois et dont l’avenir semble hypothéqué.

Jeudi 10 juillet 2015. 11h35, Salomé franchit les portes du Centre de promotion sociale (Cps) de Glazoué. Les yeux larmoyants, la jeune fille se dirige vers le chef du centre (C/Cps), Aïssatou Sakou. Enceinte à 17 ans, Salomé est originaire du village de Sowoué dans l’arrondissement de Kpakpaza, localité située à environ 5 km de Glazoué centre. A cette période de la vie où le corps de la jeune fille est en pleine croissance, celle-ci doit déjà affronter les responsabilités liées à la maternité. Encore enfant elle-même, elle porte une grossesse de sept mois. Orpheline de père et fille d’une couturière, Salomé est prise en charge par une ONG de la place qui assure sa formation professionnelle. C’est d’ailleurs l’ONG qui a porté l’information de sa grossesse au niveau du C/Cps de ladite localité après l’avoir découvert. Salomé est apprenti tisserande. Presqu’à terme, l’adolescente se remet totalement au service de cette institution délocalisée du ministère en charge de la Famille.

Un destin récupéré par le Cps de Glazoué

A peine, a-t-elle connu son premier rapport sexuel qu'elle est tombée enceinte. «Je me suis retrouvée enceinte à la suite du premier rapport sexuel que j’ai eu avec mon copain, un élève de la classe de 4è. Ses parents ont interrompu ma formation professionnelle pendant un long moment. Ils m’ont obligée à habiter chez eux pendant que leur enfant continuait ses études. Mais grâce à la vigilance des responsables d'une ONG de la place et l’intervention des assistants sociaux de Glazoué, j’ai pu rejoindre mon atelier de formation. A l’étape actuelle de la situation, les parents de mon copain se sont engagés auprès du C/cps pour assumer les besoins de la grossesse. Ils ont été contraints à me déposer des vivres et de l’argent à la fin de chaque mois auprès du C/cps. C’est pour vous dire combien, les filles mères ont besoin des services du Cps». Ainsi donc se résume la mésaventure de Salomé qui dans deux mois sera mère.
Son témoignage peint la situation des grossesses précoces à Glazoué. Comme elle, beaucoup d’autres adolescentes subissent ce même chemin de croix pour faire assumer la responsabilité aux auteurs de leurs grossesses souvent non désirées.
Selon les propos de Aissatou Sakou, ce genre de situation est très fréquent en milieu scolaire à Glazoué.
En 2014, la localité a enregistré deux cent dix-neuf (219) cas de grossesses précoces dont soixante six élèves filles, révèle Françoise Montchéwa, sage-femme au centre hospitalier de Glazoué. L’hôpital dans lequel elle exerce a connu à lui seul, quatre-vingt-seize accouchements. Dans ce lot, trente-six étaient des élèves, a-t-elle déploré.
Si Salomé n’a pas souffert d’une quelconque résistance de ses «beaux-parents», tel n'est pas souvent le cas pour d’autres adolescentes qui se retrouvent dans la même situation. Selon les explications de la C/Cps Aissatou Sakou, le centre se trouve souvent confronté au refus de certains parents et auteurs des grossesses précoces. Ces personnes refusent de répondre aux convocations du Cps. Pour les y contraindre, le centre fait parfois recours aux compétences des forces de l’ordre. Ce qui peut conduire jusqu’à l’emprisonnement des auteurs.

Cps : une mission empreinte d’embûches

Depuis sa prise de fonction au Centre de promotion sociale de Glazoué en octobre 2014, Aïssatou Sakou confie qu’elle est confrontée à quelques difficultés dans l’accomplissement de sa mission. Lesquelles sont liées au manque cruel de ressources humaines pouvant répondre aux sollicitations des personnes vulnérables qui ont recours au centre. A cela s’ajoutent les difficultés liées aux moyens matériels et financiers. Elle confie également ne pas disposer d’une cagnotte financière suffisante pouvant lui permettre de répondre aux besoins liés au suivi des grossesses précoces dans les cas probants où les auteurs disparaissent. Les services offerts dans ce centre se limitent seulement à l’écoute et à l’orientation de ces filles dont la situation financière laisse à désirer.
Aïssatou Sakou lance un cri de cœur à l’endroit du ministère en charge de la Famille et des partenaires sensibles à la prise en charge sociale totale des grossesses précoces dans un milieu encore rural comme Glazoué.

Société 15 juil. 2015


Prise en charge sociale des grossesses précoces à Glazoué: Salomé 17 ans, et déjà confrontée aux souffrances maternelles

Les grossesses précoces chez les adolescentes restent encore une question d’actualité dans les villes et contrées du Bénin. A Glazoué, une commune du département des Collines, le phénomène se vit avec acuité. Dans le cadre de l’édition 2015 de la Journée mondiale de la population (JMP), un reportage a été réalisé sur le sujet par le Réseau des journalistes et communicateurs en population et développement avec l’appui du Fonds des Nations Unies pour la population (Unfpa), et du Fonds français Muskoka dans cette commune du Bénin. Les recherches d’informations ont révélé le cas de Salomé, une fille de 17 ans enceinte de sept mois et dont l’avenir semble hypothéqué.

Jeudi 10 juillet 2015. 11h35, Salomé franchit les portes du Centre de promotion sociale (Cps) de Glazoué. Les yeux larmoyants, la jeune fille se dirige vers le chef du centre (C/Cps), Aïssatou Sakou. Enceinte à 17 ans, Salomé est originaire du village de Sowoué dans l’arrondissement de Kpakpaza, localité située à environ 5 km de Glazoué centre. A cette période de la vie où le corps de la jeune fille est en pleine croissance, celle-ci doit déjà affronter les responsabilités liées à la maternité. Encore enfant elle-même, elle porte une grossesse de sept mois. Orpheline de père et fille d’une couturière, Salomé est prise en charge par une ONG de la place qui assure sa formation professionnelle. C’est d’ailleurs l’ONG qui a porté l’information de sa grossesse au niveau du C/Cps de ladite localité après l’avoir découvert. Salomé est apprenti tisserande. Presqu’à terme, l’adolescente se remet totalement au service de cette institution délocalisée du ministère en charge de la Famille.

Un destin récupéré par le Cps de Glazoué

A peine, a-t-elle connu son premier rapport sexuel qu'elle est tombée enceinte. «Je me suis retrouvée enceinte à la suite du premier rapport sexuel que j’ai eu avec mon copain, un élève de la classe de 4è. Ses parents ont interrompu ma formation professionnelle pendant un long moment. Ils m’ont obligée à habiter chez eux pendant que leur enfant continuait ses études. Mais grâce à la vigilance des responsables d'une ONG de la place et l’intervention des assistants sociaux de Glazoué, j’ai pu rejoindre mon atelier de formation. A l’étape actuelle de la situation, les parents de mon copain se sont engagés auprès du C/cps pour assumer les besoins de la grossesse. Ils ont été contraints à me déposer des vivres et de l’argent à la fin de chaque mois auprès du C/cps. C’est pour vous dire combien, les filles mères ont besoin des services du Cps». Ainsi donc se résume la mésaventure de Salomé qui dans deux mois sera mère.
Son témoignage peint la situation des grossesses précoces à Glazoué. Comme elle, beaucoup d’autres adolescentes subissent ce même chemin de croix pour faire assumer la responsabilité aux auteurs de leurs grossesses souvent non désirées.
Selon les propos de Aissatou Sakou, ce genre de situation est très fréquent en milieu scolaire à Glazoué.
En 2014, la localité a enregistré deux cent dix-neuf (219) cas de grossesses précoces dont soixante six élèves filles, révèle Françoise Montchéwa, sage-femme au centre hospitalier de Glazoué. L’hôpital dans lequel elle exerce a connu à lui seul, quatre-vingt-seize accouchements. Dans ce lot, trente-six étaient des élèves, a-t-elle déploré.
Si Salomé n’a pas souffert d’une quelconque résistance de ses «beaux-parents», tel n'est pas souvent le cas pour d’autres adolescentes qui se retrouvent dans la même situation. Selon les explications de la C/Cps Aissatou Sakou, le centre se trouve souvent confronté au refus de certains parents et auteurs des grossesses précoces. Ces personnes refusent de répondre aux convocations du Cps. Pour les y contraindre, le centre fait parfois recours aux compétences des forces de l’ordre. Ce qui peut conduire jusqu’à l’emprisonnement des auteurs.

Cps : une mission empreinte d’embûches

Depuis sa prise de fonction au Centre de promotion sociale de Glazoué en octobre 2014, Aïssatou Sakou confie qu’elle est confrontée à quelques difficultés dans l’accomplissement de sa mission. Lesquelles sont liées au manque cruel de ressources humaines pouvant répondre aux sollicitations des personnes vulnérables qui ont recours au centre. A cela s’ajoutent les difficultés liées aux moyens matériels et financiers. Elle confie également ne pas disposer d’une cagnotte financière suffisante pouvant lui permettre de répondre aux besoins liés au suivi des grossesses précoces dans les cas probants où les auteurs disparaissent. Les services offerts dans ce centre se limitent seulement à l’écoute et à l’orientation de ces filles dont la situation financière laisse à désirer.
Aïssatou Sakou lance un cri de cœur à l’endroit du ministère en charge de la Famille et des partenaires sensibles à la prise en charge sociale totale des grossesses précoces dans un milieu encore rural comme Glazoué.

Société 15 juil. 2015


Examen du Baccalauréat, session de Juin 2015: Les résultats annoncés pour la fin de cette semaine

Les candidats au Baccalauréat session de juin 2015 seront bientôt fixés sur leur sort. Tout est pratiquement fin prêt pour la délibération et l’annonce des résultats d’ici à jeudi ou vendredi prochain.

C’est bientôt la fin du suspens pour les candidats au Baccalauréat session de juin 2015. La correction des épreuves écrites de cet examen a définitivement pris fin hier, lundi 13 juillet. Au CEG Gbégamey à Cotonou, l’ambiance était très détendue dans la matinée d’hier. Des professeurs en petits groupes se concertaient. Cela s’observait surtout dans le rang des professeurs de philosophie, réunis dans l’une des salles du collège pour apprécier leur prestation en vue d’une amélioration les années à venir, informe le chef centre, Siméon Pépin.

Tout est fin prêt pour libérer bientôt les candidats du stress de l’attente des résultats. Et l’on pouvait le constater aisément dans ledit collège. Après environ une semaine de correction des feuilles de composition, les correcteurs ont désormais rangé stylos rouges et autres matériels y afférents.
Selon Siméon Pépin, « la correction a commencé le lundi 6 juillet dernier et a pris fin hier lundi 13 juillet ». A l’en croire, aucune discipline n’a souffert d’un quelconque retard.
Dans ce grand centre de correction de Cotonou, l’heure est aux derniers réglages. Le convoyage des feuilles de composition se faisait au fur et à mesure, et le chef centre veillait au grain. Celui-ci semble très préoccupé par le déroulement normal de l’opération. Il fait attention à tous les détails pouvant déteindre sur l’ambiance de travail.
«Aucun correcteur de moralité douteuse, aucun faussaire, aucune anomalie n’a été enregistré au cours de la phase de correction des feuilles de composition», se réjouit-il. Il indique que les professeurs commis à la tâche sont bien outillés. « Ce sont des professeurs certifiés, des conseillers pédagogiques pour la plupart. Nous avons également bénéficié de la prestation des professeurs d’université », a-t-il expliqué. Il souligne aussi que les correcteurs retenus pour l’appréciation des feuilles de composition de l’examen du BAC, session normale de juin 2015 n’ont pas été sélectionnés au hasard. « Ce sont des gens qui maîtrisent les programmes en vigueur et savent à quoi s’en tenir en cas d’anomalie », précise-t-il. Dans leurs rangs, il y avait en même temps des agents contrôleurs qui pouvaient apprécier l’authenticité de la correction. « C’est la qualité des ressources humaines mises à disposition pour la correction qui a rendu le travail aisé. Et nous pouvons nous réjouir de ce que la correction ait pris fin sur de bonnes notes », soutient-il.
Passée la phase de correction, place bientôt aux délibérations et à l’annonce des résultats. Le chef centre du CEG Gbégamey, Siméon Pépin, projette théoriquement cette étape ultime pour jeudi ou vendredi prochain.

Education 14 juil. 2015


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