La Nation Bénin...
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Le ministre de la Communication, des Technologies de l’Information et de la Communication, Etienne Kossi, a effectué, hier lundi 13 juillet, une descente à l’Agence Bénin Presse (ABP). C’était pour une visite qui lui a permis de prendre contact avec le Comité de direction de l’Agence élargi au syndicat.
« C’est dur mais il y a de l’espoir au bout quand on sait qu’on peut prendre des initiatives», a répondu le ministre Etienne Kossi en charge de la Communication et des Technologies de l’Information et de la Communication suite à ses échanges, hier lundi, avec le directeur général de l’Agence Bénin Presse, Mathias Léandre Atignon entouré des membres du Comité de direction de l’Agence élargi au secrétaire général du Syndicat du personnel de l’ABP (SYNPER-ABP), Etienne Dèdo.
En fait de physionomie, l’Agence compte 3 directions que sont la direction de l’Information, la direction de l’Exploitation technique et l’agence comptable. L’ABP dispose de 6 bureaux régionaux et de 7 bureaux locaux animés par 56 agents classés en agents permanents de l’Etat, agents contractuels de l’Etat et agents contractuels de l’agence.
Mathias Léandre Atignon en a profité pour présenter les problèmes de l’ABP qui ont nom, absence d’agent comptable et insuffisance de la subvention d’exploitation. En ce qui concerne les difficultés, le directeur général de l’ABP a expliqué que l’absence de prime de motivation aux agents, les chantiers abandonnés depuis 2008 et les problèmes financiers n’ont pas permis à l’Agence de faire face à ses obligations financières.
Ce qu’a confirmé Joseph D. Vodounon, directeur de l’Information pour qui accepter de travailler à l’Agence c’est accepter de souffrir. Pour lui, l’ABP a perdu du terrain parce qu’elle éprouve des difficultés à entretenir son réseau de collectes d’informations. Ce n’est pas facile de collecter des informations avec un budget de 57 millions de F CFA à travers 77 communes.
Etienne Dèdo, secrétaire général du Syndicat du personnel de l’ABP (SYNPER-ABP) et Pita Gandonou, délégué du personnel de la même Agence ont expliqué qu’il y a des problèmes au sein de leur structure et sollicitent une audience auprès du ministre de tutelle afin de les lui exposer en vue de leur aplanissement.
Laquelle audience le ministre a bien voulu leur accorder en demandant au secrétaire général et à la directrice adjointe de cabinet de l’arranger pour la semaine prochaine.
Pour Etienne Kossi, les problèmes soulevés peuvent être réglés. Il a demandé au directeur général d’identifier un agent, de faire les propositions afin que son cabinet s’occupe du reste. Il a également suggéré que l’Agence envisage d’identifier les services connexes qu’il peut offrir pour améliorer ses ressources. « Il faut transformer les situations défavorables en opportunités », a-t-il proposé. Il a également retenu d’envisager ce qui peut être fait pour que l’ABP prenne sa part dans la convergence numérique.

Encore quelques heures et les Béninois seront fixés sur les municipales, communales et locales. Plus de deux semaines après le scrutin du 28 juin dernier, la Commission électorale nationale autonome (CENA) vient d’achever le dépouillement des documents électoraux pour le compte des municipales et communales. La saisie des données est très avancée et on pourrait connaître les résultats des communales dès ce jour.
Après une longue attente des résultats des municipales, communales et locales, rythmée par des déclarations des partis et alliances de partis revendiquant la victoire chacun pour son camp, les regards sont désormais tournés vers la CENA pour la proclamation des résultats. Selon Basile Fassinou, porte-parole de la CENA, le dépouillement des documents électoraux des municipales, communales et locales est achevé. La saisie des données relatives aux conseils communaux, quant à elle, a dépassé les 75% depuis hier, lundi 13 juillet, et devrait déjà être achevée ce jour. Au niveau des élections locales, le dépouillement est effectué à 25% à peine. Il faudra donc entre 4 et 6 jours pour achever le dépouillement et saisir les données des 5290 conseils de villages et quartiers de ville.
Pour Basile Fassinou, la CENA procèdera à deux proclamations. D’abord celle des communales et municipales qui aura lieu probablement ce jour mardi 14 juillet, puisque le dépouillement est terminé. Ensuite, celle des locales qui aura lieu plus tard, de toute évidence, en fin de semaine ou la semaine prochaine.
Pour ce qui est de la crédibilité du scrutin, le porte-parole de la CENA a indiqué que la diversité des forces politiques en compétition est un atout majeur pour la transparence et le contrôle. Selon lui, il faudra, chacun à son niveau, travailler à ce que cette diversité des engagements demeure.
Si la CENA venait à publier les résultats ce jour, elle aurait tenu sa promesse. Emmanuel Tiando et ses collègues avaient, en effet, annoncé ces résultats pour au plus tard la fin de cette semaine au cours d’une conférence de presse organisée après le scrutin. A la même occasion, ils avaient fait le vœu d’examiner les documents électoraux de chacun des 13 274 postes de vote et de les confronter aux données compilées par les coordonnateurs des 546 arrondissements.

Une conférence de haut niveau prévue à Abidjan dans la première quinzaine du mois de septembre prochain se penchera sur le financement du Programme communautaire de développement dans la région Afrique de l’Ouest. Il s’agit d’une conférence qui sera le carrefour économique incontournable pour les investisseurs de la sous-région.
La tenue de la conférence de haut niveau, en prélude à la future Table ronde des bailleurs pour le financement du Programme communautaire de développement de la CEDEAO (PCD/CEDEAO), selon un communiqué de la CEDEAO est rendue possible par l’aboutissement heureux d’un processus participatif et inclusif de formulation du PCD.
En effet, la Commission de la CEDEAO, a conclu, le dimanche 14 juin dernier à Abidjan, une consultation avec ses partenaires, dont la Commission de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), les plate-formes régionales du secteur privé et la Société civile, la Banque d’Investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC), la Communauté économique de l’Afrique (CEA), la Banque ouest africaine de développement (BOAD), etc. Au cours de cette consultation, les actions de coordination à mener pour une bonne préparation de la conférence de haut niveau et la Table ronde des bailleurs ont été examiniées.
Selon le commissaire aux Politiques macro-économiques et à la Recherche économique de la CEDEAO, Ibrahim Bocar Bâ, qui a présidé la rencontre, précise le communiqué, l’idée de l’organisation d’une conférence de haut niveau avant la Table ronde des bailleurs vient satisfaire les exigences de la Communauté de développer et de faire fonctionner des leviers nouveaux de mobilisation de ressources internes et propres à la région en vue d’un financement autonome d’une partie non négligeable de ses investissements.
«Sans la mobilisation des ressources nécessaires à son financement et à sa mise en œuvre, le PCD/CEDEAO serait réduit à un simple vœu de la Communauté, sans rien apporter au bien-être des populations et à l’amélioration des performances de croissance et de développement de la région , a expliqué Ibrahim Bocar Bâ. Selon lui, un tel immobilisme se traduirait par un gaspillage de tous les efforts fournis dans la phase de formulation et une perte des opportunités d’investissements en faveur du développement et de l’intégration de la région.
Selon le communiqué, il a été élaboré un Document régional PCD/CEDEAO (DR-PCD) organisé en trois volumes couvrant des domaines prioritaires tels que l’intégration des peuples, la gouvernance et le développement humain, l’approfondissement de l’intégration économique, notamment le développement des infrastructures, la création de richesses, la coopération et le financement en Afrique de l’Ouest.
Supprimer les duplications
Le communiqué rappelle qu’au cours de sa 45è session, tenue en juillet 2014 à Accra, au Ghana, la Conférence des chefs d'Etat et de gouvernement de la CEDEAO a adopté ce document et a instruit la Commission de la CEDEAO de prendre les mesures nécessaires à la mobilisation des ressources pour le financement du PCD. La CEDEAO ambitionne ainsi de supprimer les duplications et le manque de synergies entre les projets et programmes en Afrique de l’Ouest.
Le coût du compact du PCD/CEDEAO, qui couvre à ce jour 242 projets et programmes intégrateurs, a été estimé à 28,440 milliards de dollars US, dont 7,009 milliards sont déjà acquis et 21,431 milliards à rechercher.
Après son adoption par la région, l’un des défis majeurs du PCD/CEDEAO est son financement en vue d’une mise en œuvre réussie. Le programme ambitionne de promouvoir une croissance économique forte, créatrice d’emplois, surtout celui des jeunes, et un développement durable au sein de l’espace CEDEAO.

En dépit d’une tendance favorable des récoltes de céréales au plan mondial, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) évoque des zones d’insécurité alimentaire, notamment sur le continent africain.
La récolte céréalière mondiale révèle une tendance favorable. Mais plusieurs pays africains sont menacés par l’insécurité alimentaire, rectifie l'Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). La nouvelle édition du rapport trimestriel ‘’Perspectives de récolte et situation alimentaire’’ publié la semaine dernière par l’agence onusienne, souligne que les tendances de prix et perspectives favorables de la production céréalière mondiale occultent des zones localisées d'insécurité alimentaire. Sur 34 pays concernés par cette situation critique, 28 se situent sur le continent africain, dont beaucoup hébergent des réfugiés en grands nombres ayant besoin d'une aide alimentaire extérieure. «Sur le continent africain, la production globale de 2015 s'annonce inférieure au résultat élevé de l'an dernier, l'ensemble des régions prévoyant des récoltes réduites, à l'exception de l'Afrique centrale et de l'Afrique du Nord», indique le rapport de la FAO. Plus préoccupant, la production globale de maïs qui représente l'essentiel de la production céréalière de la sous-région, est estimée à 20,6 millions de tonnes, soit une chute de 26% par rapport au résultat exceptionnel de 2014. «Les récoltes de maïs de la Zambie et du Malawi en 2015 devraient être respectivement inférieures de 21 et 26 pour cent à celles de 2014, et les déficits pluviométriques ont eu de graves répercussions sur la production de maïs des pays dépendant des importations – Lesotho, Namibie, Botswana et Swaziland, avec des baisses oscillant entre 13 et 43 pour cent», pointe le rapport.
21 millions de tonnes de productions en 2014
En Afrique de l'Ouest, les bonnes récoltes enregistrées l'an dernier au Sahel ne gomment pas les problèmes de sécurité alimentaire localisés. D'après les dernières estimations, la production céréalière totale de 2014 dans les neuf pays du Sahel serait de 21 millions de tonnes, soit environ 7 pour cent de plus que la moyenne sur cinq ans grâce aux bons résultats obtenus au Mali et dans d'autres pays côtiers. Le rapport pointe de vastes zones de la ceinture du Sahel ayant pâti d'une forte baisse de la production due aux mauvaises conditions météorologiques, notamment dans les pays situés à l'ouest de la sous-région. «Par rapport à la moyenne des cinq dernières années, la production céréalière de 2014 aurait dégringolé de 83% au Cap-Vert. Elle aurait également reculé de 28 pour cent en Gambie, de 33 pour cent en Guinée-Bissau et de 17 pour cent au Sénégal. De vastes zones de Mauritanie, du Niger et du Tchad sont également concernées», souligne-t-il.
Mais ces zones de turbulences ne pèsent pas lourd sur la tendance générale du marché des produits alimentaires. L’Indice des prix alimentaires a fléchi seulement de 0,9 % en juin par rapport au mois de mai. A 165,1 points, il est désormais inférieur de 21% à celui d'il y a un an et à son plus bas niveau depuis septembre 2009. Cette baisse, selon la FAO s'explique essentiellement par un recul de 6,6% du prix du sucre et de 4,1% des prix des produits laitiers, qui ont largement annulé le redressement des cours de l'huile de palme et du blé. La demande croissante à l'échelle mondiale d'aliments pour le bétail, en particulier au Brésil, en Chine et aux Etats-Unis, soutient les prix des céréales secondaires, notamment du maïs.

Inculpé de vol à main armée et coups et blessures volontaires, le nommé Olivier Ouhama Woba, cultivateur de nationalité burkinabé, 22 ans, a été reconnu coupable samedi 11 juillet dernier. Dix ans de réclusion criminelle, c’est la sentence qui a sanctionné le procès de cette 10e affaire inscrite au rôle de la première session ordinaire de la Cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou au titre de 2015.
Courant 2013, Bienvenu Sabi Tèyo, chauffeur et cultivateur à Banikoara, sollicite Olivier Ouhama Woba et Arouna (sans autres précisions) tous originaires du Burkina Faso, pour l’aider à travailler dans son champ à Ounet-Peulh. A la fin de la saison et des récoltes, il a rémunéré les manœuvres recrutés. Trois semaines plus tard et précisément le 10 décembre 2013, aux environs de 20 heures, Bienvenu Sabi Tèyo est allé chercher de l’eau à la pompe. De retour, il tombe dans une embuscade posée par le sieur Olivier Ouhama Woba. Lorsque Bienvenu Sabi Tèyo vient à passer, Olivier Ouhama Woba ouvre le feu à l’aide d’un pistolet de fabrication artisanale. Bienvenu Sabi Tèyo atteint à l’épaule, abandonne sa motocyclette. Olivier Ouhama Woba s’empare de celle-ci et prend la fuite. Il sera appréhendé plus tard et inculpé de vol à main armée et de coups et blessures volontaires ayant entraîné une incapacité de travail de plus de 20 jours.
Tels sont les faits qui ont motivé le renvoi du nommé Olivier Ouhama Woba devant la Cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou pour être jugé conformément à la loi.
L’audience pour son jugement est présidée par Ignace Edouard Gangny assisté de Maximilien C. Claude Olympio et Ferdinand M. Dégbèlo ; la Cour était également composée des jurés : Jean Yoro Sotima, Azaratou Guerra Bagri, Clarisse Mandopa P. Dogo et Mêmounatou Bio Tchané. Le greffier de l’audience est Me François Nougbodohoué.
Les débats
Comme à toutes les étapes de la procédure, l’accusé a reconnu encore les faits samedi dernier à l’audience. Il dit être fâché parce que le sieur Bienvenu Sabi Tèyo lui devrait la somme de 30 000 F CFA (à raison de 10 000 F CFA x 3) qu’il lui a prêtée pour soigner son enfant et sa femme, mais ne voulait pas le rembourser. «Même les 115 000 F CFA représentant les trois mois de manœuvre dans son champ, il n’a pas voulu payer. C’est sa mère qui a payé». «Quand je l’appelle sur son téléphone portable, il coupe. Ça m’a fâché. Comme il ne voulait pas me donner mon argent, j’ai décidé de lui prendre la moto... En tirant, j’ai visé l’épaule ; je ne voulais pas le tuer», laisse entendre Olivier Ouhama Woba à la barre. En ce qui concerne l’origine du pistolet de fabrication artisanale, le détenteur illégal d’arme dit l’avoir acheté à
40 000 F CFA chez son compatriote ledit Arouna avec qui il a fait le sarclage et la récolte dans le champ de coton de Bienvenu Sabi Tèyo.
Un témoin en la personne de Sabi Olivier Sabi Tèyo, jeune frère de la victime, a déposé à la barre. Il raconte comment il a appris l’agression de son grand-frère et s’est porté à son chevet dans une clinique où il a été admis en état d’inconscience par des Peulhs voisins du lieu du crime. Il souligne que la moto a été reconnue par chance par quelqu’un qui les a alertés au village. Un communiqué radio sur la description de la moto frauduleusement soustraite suite à un braquage est passé en son temps à la radio, rappelle-t-il. Le voleur avait passé la moto à quelqu’un chez qui il a logé. La clé de la moto est perdue et ils ne savaient pas comment ouvrir le réservoir pour y mettre de l’essence quand le carburant est fini, poursuit-il. Interpellé, Olivier Ouhama Woba a tenté de fuir mais il a été vite maîtrisé et ligoté, avant d’être conduit plus tard à la gendarmerie, ajoute-t-il.
La victime, elle-même, a répondu présent à l’audience. Bienvenu Sabi Tèyo raconte son calvaire de cette nuit où de retour du forage, il constate que la piste est barrée à l’aide d’un tronc d’arbre, s’arrête pour contourner l’obstacle quand il se voit surprendre de dos. La suite, il reçoit une décharge à l’épaule gauche et réussit à s’enfuir, en abandonnant la moto sans pour autant reconnaître son agresseur qui n’était autre que son ancien ouvrier masqué avec un turban sur la tête. Dans son exposé des faits, Bienvenu Sabi Tèyo rejette les allégations de son ex-employé et soutient qu’il ne lui doit rien. Il se constitue partie civile mais ne donne pas un montant à titre de dommages et intérêts.
Une peine proportionnelle à l’acte ?
Le représentant du ministère public, Jules Chabi Mouka, s’est évertué à démontrer que les éléments de vol à main armée et de coups et blessures volontaires sont constitués, lesquelles infractions sont prévues et punies respectivement par les articles 381 et 309 du Code pénal. L’avocat général n’en veut pour preuves que le port effectif de pistolet par l’accusé, le coup tiré par ce dernier à l’aide de l’arme, la soustraction frauduleuse de la moto de sa victime, les plaies faites à l’épaule gauche de cette dernière par l’impact de balle, l’intention criminelle manifeste à travers la volonté du sieur Olivier Ouhama Woba de s’approprier le bien dont Bienvenu Sabi Tèyo est légitime propriétaire. «Il a agi délibérément et sciemment», signale le ministère public. Se basant sur le certificat médical versé au dossier qui révèle la présence de plaies et de corps étranger au niveau de l’épaule de la victime, Jules Chabi Mouka fait observer que l’accusé a porté atteinte à l’intégrité corporelle de la victime qui a d’ailleurs du mal à se servir désormais de son bras gauche. Les coups et blessures volontaires sont la conséquence directe du vol à main armée perpétré, constate-t-il. Pour ces faits, il requiert 15 ans de réclusion criminelle contre Olivier Ouhama Woba, accessible à la sanction pénale parce que lucide au moment de l’action aux termes de l’article 64 du Code pénal selon le rapport d’examen psychiatrique et médico-psychologique.
Avocat-conseil de l’accusé, Me Macaire Adossou avoue d’entrée de sa plaidoirie, que c’est pour la première fois qu’il prend en main un dossier de cette ampleur. Il plaide d’emblée coupable car, dit-il, «On m’a appris qu’on ne plaide pas contre l’évidence». Il demande la clémence de la Cour pour que la sanction soit «douce» afin de récupérer ce jeune homme qui, estime-t-il, a encore des valeurs dont la société a besoin. Il n’a pas manqué d’attaquer l’enquête de moralité qui serait biaisée selon lui, au regard de la qualité des personnes interrogées: la victime, sa mère et le responsable des ressortissants du Burkina Faso à Banikoara. Ces personnes ne connaissent en réalité pas grand-choses de la vie de son client, mais se sont contentées de faire des allégations en déduction de l’acte qu’il a posé, regrette-t-il.
Au sortir du délibéré, la Cour rend un arrêt de condamnation en déclarant le nommé Olivier Ouhama Woba coupable de vol à main armée et de coups et blessures volontaires ayant entraîné une incapacité d’au moins 20 jours, en vertu des articles 379, 381 alinéa 1er et 309 alinéa 1er du Code pénal. Elle le condamne à 10 ans de réclusion criminelle et aux frais envers l’Etat, ordonne la confiscation et la destruction du pistolet dont l’accusé a fait usage pour commettre le crime, fixe la durée de la contrainte par corps à deux mois. Le mis en cause bénéficie d’un délai de trois mois pour s’en acquitter. La Cour avise également le condamné qu’il dispose de trois jours francs pour se pourvoir en cassation.
Pour les intérêts de la partie civile, la Cour après en avoir délibéré renvoie la cause à une prochaine session, réserve les dépens.

Inculpé de vol à main armée et coups et blessures volontaires, le nommé Olivier Ouhama Woba, cultivateur de nationalité burkinabé, 22 ans, a été reconnu coupable samedi 11 juillet dernier. Dix ans de réclusion criminelle, c’est la sentence qui a sanctionné le procès de cette 10e affaire inscrite au rôle de la première session ordinaire de la Cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou au titre de 2015.
Courant 2013, Bienvenu Sabi Tèyo, chauffeur et cultivateur à Banikoara, sollicite Olivier Ouhama Woba et Arouna (sans autres précisions) tous originaires du Burkina Faso, pour l’aider à travailler dans son champ à Ounet-Peulh. A la fin de la saison et des récoltes, il a rémunéré les manœuvres recrutés. Trois semaines plus tard et précisément le 10 décembre 2013, aux environs de 20 heures, Bienvenu Sabi Tèyo est allé chercher de l’eau à la pompe. De retour, il tombe dans une embuscade posée par le sieur Olivier Ouhama Woba. Lorsque Bienvenu Sabi Tèyo vient à passer, Olivier Ouhama Woba ouvre le feu à l’aide d’un pistolet de fabrication artisanale. Bienvenu Sabi Tèyo atteint à l’épaule, abandonne sa motocyclette. Olivier Ouhama Woba s’empare de celle-ci et prend la fuite. Il sera appréhendé plus tard et inculpé de vol à main armée et de coups et blessures volontaires ayant entraîné une incapacité de travail de plus de 20 jours.
Tels sont les faits qui ont motivé le renvoi du nommé Olivier Ouhama Woba devant la Cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou pour être jugé conformément à la loi.
L’audience pour son jugement est présidée par Ignace Edouard Gangny assisté de Maximilien C. Claude Olympio et Ferdinand M. Dégbèlo ; la Cour était également composée des jurés : Jean Yoro Sotima, Azaratou Guerra Bagri, Clarisse Mandopa P. Dogo et Mêmounatou Bio Tchané. Le greffier de l’audience est Me François Nougbodohoué.
Les débats
Comme à toutes les étapes de la procédure, l’accusé a reconnu encore les faits samedi dernier à l’audience. Il dit être fâché parce que le sieur Bienvenu Sabi Tèyo lui devrait la somme de 30 000 F CFA (à raison de 10 000 F CFA x 3) qu’il lui a prêtée pour soigner son enfant et sa femme, mais ne voulait pas le rembourser. «Même les 115 000 F CFA représentant les trois mois de manœuvre dans son champ, il n’a pas voulu payer. C’est sa mère qui a payé». «Quand je l’appelle sur son téléphone portable, il coupe. Ça m’a fâché. Comme il ne voulait pas me donner mon argent, j’ai décidé de lui prendre la moto... En tirant, j’ai visé l’épaule ; je ne voulais pas le tuer», laisse entendre Olivier Ouhama Woba à la barre. En ce qui concerne l’origine du pistolet de fabrication artisanale, le détenteur illégal d’arme dit l’avoir acheté à
40 000 F CFA chez son compatriote ledit Arouna avec qui il a fait le sarclage et la récolte dans le champ de coton de Bienvenu Sabi Tèyo.
Un témoin en la personne de Sabi Olivier Sabi Tèyo, jeune frère de la victime, a déposé à la barre. Il raconte comment il a appris l’agression de son grand-frère et s’est porté à son chevet dans une clinique où il a été admis en état d’inconscience par des Peulhs voisins du lieu du crime. Il souligne que la moto a été reconnue par chance par quelqu’un qui les a alertés au village. Un communiqué radio sur la description de la moto frauduleusement soustraite suite à un braquage est passé en son temps à la radio, rappelle-t-il. Le voleur avait passé la moto à quelqu’un chez qui il a logé. La clé de la moto est perdue et ils ne savaient pas comment ouvrir le réservoir pour y mettre de l’essence quand le carburant est fini, poursuit-il. Interpellé, Olivier Ouhama Woba a tenté de fuir mais il a été vite maîtrisé et ligoté, avant d’être conduit plus tard à la gendarmerie, ajoute-t-il.
La victime, elle-même, a répondu présent à l’audience. Bienvenu Sabi Tèyo raconte son calvaire de cette nuit où de retour du forage, il constate que la piste est barrée à l’aide d’un tronc d’arbre, s’arrête pour contourner l’obstacle quand il se voit surprendre de dos. La suite, il reçoit une décharge à l’épaule gauche et réussit à s’enfuir, en abandonnant la moto sans pour autant reconnaître son agresseur qui n’était autre que son ancien ouvrier masqué avec un turban sur la tête. Dans son exposé des faits, Bienvenu Sabi Tèyo rejette les allégations de son ex-employé et soutient qu’il ne lui doit rien. Il se constitue partie civile mais ne donne pas un montant à titre de dommages et intérêts.
Une peine proportionnelle à l’acte ?
Le représentant du ministère public, Jules Chabi Mouka, s’est évertué à démontrer que les éléments de vol à main armée et de coups et blessures volontaires sont constitués, lesquelles infractions sont prévues et punies respectivement par les articles 381 et 309 du Code pénal. L’avocat général n’en veut pour preuves que le port effectif de pistolet par l’accusé, le coup tiré par ce dernier à l’aide de l’arme, la soustraction frauduleuse de la moto de sa victime, les plaies faites à l’épaule gauche de cette dernière par l’impact de balle, l’intention criminelle manifeste à travers la volonté du sieur Olivier Ouhama Woba de s’approprier le bien dont Bienvenu Sabi Tèyo est légitime propriétaire. «Il a agi délibérément et sciemment», signale le ministère public. Se basant sur le certificat médical versé au dossier qui révèle la présence de plaies et de corps étranger au niveau de l’épaule de la victime, Jules Chabi Mouka fait observer que l’accusé a porté atteinte à l’intégrité corporelle de la victime qui a d’ailleurs du mal à se servir désormais de son bras gauche. Les coups et blessures volontaires sont la conséquence directe du vol à main armée perpétré, constate-t-il. Pour ces faits, il requiert 15 ans de réclusion criminelle contre Olivier Ouhama Woba, accessible à la sanction pénale parce que lucide au moment de l’action aux termes de l’article 64 du Code pénal selon le rapport d’examen psychiatrique et médico-psychologique.
Avocat-conseil de l’accusé, Me Macaire Adossou avoue d’entrée de sa plaidoirie, que c’est pour la première fois qu’il prend en main un dossier de cette ampleur. Il plaide d’emblée coupable car, dit-il, «On m’a appris qu’on ne plaide pas contre l’évidence». Il demande la clémence de la Cour pour que la sanction soit «douce» afin de récupérer ce jeune homme qui, estime-t-il, a encore des valeurs dont la société a besoin. Il n’a pas manqué d’attaquer l’enquête de moralité qui serait biaisée selon lui, au regard de la qualité des personnes interrogées: la victime, sa mère et le responsable des ressortissants du Burkina Faso à Banikoara. Ces personnes ne connaissent en réalité pas grand-choses de la vie de son client, mais se sont contentées de faire des allégations en déduction de l’acte qu’il a posé, regrette-t-il.
Au sortir du délibéré, la Cour rend un arrêt de condamnation en déclarant le nommé Olivier Ouhama Woba coupable de vol à main armée et de coups et blessures volontaires ayant entraîné une incapacité d’au moins 20 jours, en vertu des articles 379, 381 alinéa 1er et 309 alinéa 1er du Code pénal. Elle le condamne à 10 ans de réclusion criminelle et aux frais envers l’Etat, ordonne la confiscation et la destruction du pistolet dont l’accusé a fait usage pour commettre le crime, fixe la durée de la contrainte par corps à deux mois. Le mis en cause bénéficie d’un délai de trois mois pour s’en acquitter. La Cour avise également le condamné qu’il dispose de trois jours francs pour se pourvoir en cassation.
Pour les intérêts de la partie civile, la Cour après en avoir délibéré renvoie la cause à une prochaine session, réserve les dépens.

Annoncée depuis longtemps, la CCEI Bank Bénin s’installe enfin pour le bonheur de ses futurs usagers. L’agrément lui donnant le droit de s’implanter lui a été accordé par les autorités compétentes du Bénin, suite au projet piloté par Joseph Tindjou Djameni qui en est d’ailleurs le président du Conseil d’administration.
Cette nouvelle institution financière se propose d’ores et déjà de permettre aux populations béninoises, non seulement de bénéficier de son expertise en matière de banque mais et surtout d'offrir aux opérateurs économiques béninois plus de services et de facilités.
La CCEI Bank veut aller plus loin que ce qui est habituellement offert aux usagers par les banques traditionnelles. Selon des sources, cette banque serait une filiale du grand groupe AFRILAND FIRST BANK qui suivant le dernier classement Jeune Afrique est le deuxième groupe bancaire d’Afrique Centrale. Après 25 années d’existence, ce groupe bancaire dispose de 10 filiales en Afrique. Première au Cameroun et en Guinée Equatoriale, 2è à Sao Tome et 3è en Guinee Conakry après seulement trois années d’existence dans ce dernier pays.
Le groupe Afriland qui fut créé en 1987 par un groupe d’investisseurs africains conduit par le docteur Fokam K. Paul va ainsi ouvrir sa dixième filiale en Afrique en plus de ses bureaux de liaison en Chine et en France.
Pour réussir cette implantation au Bénin, les instances de la CCEI se sont appuyées sur la CCEI Bank Guinée Equatoriale dirigée par Joseph Tindjou Djameni. L’accord de l’agrément montre s’il le fallait que les instances du groupe Afriland ne se sont pas trompées dans le choix du pilote de leur projet. Le site du groupe nous renseigne que Afriland First group le holding bancaire du groupe est basé en Suisse. Il chapeaute et contrôle le réseau de banques dirigé par le Camerounais Dr Paul Kammogne Fokam et l’un des actionnaires majeurs est l’Organisme néerlandais de développement (FMO).
Après le rachat de Acces Bank Côte d Ivoire, l'ouverture imminente de la filiale du Bénin traduit la volonté de ce groupe de renforcer sa présence dans la zone de l’Union économique et monétaire Ouest-africain, (UEMOA).
L’arrivée prochaine du directeur général Augustin Diayo consacrera l’ouverture officielle et le lancement des activités de cette nouvelle banque. Le siège est situé dans la zone commerciale de Ganhi et de sources dignes de foi, il est prévu la mise en place dans un bref délai des agences dans plusieurs quartiers de Cotonou. Les autres villes importantes du Bénin telles que Porto-Novo, Parakou, etc. ne seront pas du reste.
Une nouvelle révolution s’annonce donc dans ce secteur d’activité. Révolution qui apportera un ballon d’oxygène aux opérateurs économiques présents sur le territoire national afin de donner un nouveau souffle et un nouveau dynamisme à leurs activités.
Par Herman LOBOTOE (Collaboration extérieure)
Actualités 13 juil. 2015

La situation qui prévaut au niveau de certains conseils communaux ayant enregistré des élus pour le compte de la 7e législature, n’est pas du goût du ministre en charge de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Véronique Brun Hachémè. A travers un message radio porté, elle vient d’instruire avec obligation de compte rendu les préfets des départements à l’effet de rappeler à l’ordre certains maires quant à la jouissance des avantages précédemment liés à leur fonction.
Les conseillers communaux qui ont choisi de siéger à l’Assemblée nationale à la suite des législatives du 26 avril dernier, devront définitivement abandonner les
«attributs et moyens des mairies». C’est du moins la volonté affichée par le ministre Véronique Brun Hachémè, à travers son message radio porté adressé aux préfets des départements. En fait, ces derniers, lit-on dans le message, ont été invités à prendre les «dispositions urgentes et nécessaires» pour que ne perdurent point les pratiques dénoncées. A en croire le ministre, il est question de réagir face aux renseignements faisant état de ce que des «élus députés issus des élections législatives du 26 avril dernier bien qu’ayant démissionné de leur fonction continuent d’utiliser les attributs et moyens des mairies ». Cette situation, estime le ministre est contraire aux dispositions contenues dans la loi n°97-029 du 15 janvier 1999 portant organisation des communes au Bénin notamment en ses articles 60, 61 et 62. Cette réaction musclée de Véronique Brun Hachémè qui astreint d’ailleurs les préfets à l’obligation de compte rendu par rapport aux diligences de conduire les maires démissionnaires à déménager de leur résidence de fonction et libérer tous autres moyens de travail précédemment mis à leur disposition.
Le Mono-Couffo fait partie des départements qui abritent des communes ayant enregistré la démission des maires. C’est le cas à Lokossa, et plus récemment à Bopa dont le maire Paul Hounkpè a été promu ministre dans le gouvernement. Du côté de la préfecture, des indiscrétions renseignent que les concernés sont déjà tenus informés des instructions venant du ministre en charge de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Véronique Brun Hachémè.

Le Premier ministre, Lionel Zinsou, a effectué samedi 11 juillet dernier, le déplacement de la ville d’Ota à Covenant University dans l’Etat d’Ogun au Nigeria. Il s’y déroule un important programme de formation des jeunes entrepreneurs dénommé "Tony Elumelu Foundation entrepreneurship Programme". Ce programme vise à faire valoir leur sens de créativité et d’innovation en faveur de la création d’emploi.
« Lorsque la Société civile se mobilise, elle peut faire de grandes choses à côté des Etats». Telle est l’impression et la conviction du Premier ministre Lionel Zinsou, après sa visite de quelques heures, samedi 11 juillet dernier à Covenant University, où se développe un impressionnant programme de formation en faveur des jeunes. Tony Elumelu Foundation entrepreneurship Programme a rassemblé des jeunes entrepreneurs, qui ont des projets ou qui ont déjà monté des entreprises. Ils viennent de 51 pays d’Afrique. Mille d’entre eux ont été dotés de bourses de formation de 12 semaines. « C’est la première promotion d’une bonne série de 10, soit 10.000 entrepreneurs au total, qui à eux tous, pourraient créer un million d’emplois, de façon à susciter une vraie dynamique d’innovations ; c’est une initiative nigériane qu’on devrait pouvoir répliquer ailleurs en Afrique », apprécie le premier ministre, Lionel Zinsou qui s’est exprimé pendant plus de 20mn dans la langue de Sheakspeare avec les récipiendaires.
Le Bénin a une dizaine de jeunes entrepreneurs sélectionnés pour la qualité de leurs projets, qui assure-t-il, seront encouragés. «Ils seront reçus à la Primature et on verra comment faciliter leurs projets dans l’agriculture innovante, le numérique, l’énergie et la santé comme leur mille camarades», relève Lionel Zinsou. Il pense que leur sélection est une initiative de générosité exceptionnelle qui démontre que la solidarité de la société civile envers la couche juvénile, est porteuse d’espoir pour les jeunes qui sont prêts à créer des entreprises.« Nous devons donner un élan à cela et je suis venu leur apporter pendant quelques heures mon soutien et leur signifier que je suis à leurs côtés; il faut mobiliser la Société civile et la soutenir dans ces genres d’initiatives », a insisté Lionel Zinsou. Il a indiqué que ce projet porte la griffe du richissime Tony Elumelu, grand financier du Nigeria, propriétaire de UBA, une banque nigériane et panafricaine qui offre 10 mille bourses sur 10 ans pour créer 1 000 000 d’emplois. « On doit pouvoir mobiliser des effectifs du genre dans toute notre sous-région», convient le premier ministre.
Critère de choix
«C’est un contenu en emploi et en innovation très fort qui a milité en faveur de leur sélection», a apprécié le Premier ministre, précisant les critères qui étaient à la base du choix de ses bénéficiaires. Comparé à des milliers de projets répertoriés sur le volet, il y a l’agro-industrie de transformation, la santé, l’énergie et tout ce qui reflète l’innovation et les nouvelles technologies de l’information et de la communication, le numérique et les télécoms, retient-il. Les médias, selon lui, pourraient également retenir l’attention.
Globalement, l’Afrique peut aider l’Afrique à résoudre ses problèmes, a conclu le Premier ministre.
Ce que confirment Gaspard Datondji et Vital Sounouvou, deux jeunes entrepreneurs béninois sélectionnés qui ont souligné que l’Afrique peut transformer l’Afrique.
Plusieurs personnalités dont entre autres, le bienfaiteur, le gouverneur de l’Etat d’Ogun et le vice-président du Nigeria ont effectué le déplacement samedi dernier.

Le Premier ministre, Lionel Zinsou, a effectué samedi 11 juillet dernier, le déplacement de la ville d’Ota à Covenant University dans l’Etat d’Ogun au Nigeria. Il s’y déroule un important programme de formation des jeunes entrepreneurs dénommé "Tony Elumelu Foundation entrepreneurship Programme". Ce programme vise à faire valoir leur sens de créativité et d’innovation en faveur de la création d’emploi.
« Lorsque la Société civile se mobilise, elle peut faire de grandes choses à côté des Etats». Telle est l’impression et la conviction du Premier ministre Lionel Zinsou, après sa visite de quelques heures, samedi 11 juillet dernier à Covenant University, où se développe un impressionnant programme de formation en faveur des jeunes. Tony Elumelu Foundation entrepreneurship Programme a rassemblé des jeunes entrepreneurs, qui ont des projets ou qui ont déjà monté des entreprises. Ils viennent de 51 pays d’Afrique. Mille d’entre eux ont été dotés de bourses de formation de 12 semaines. « C’est la première promotion d’une bonne série de 10, soit 10.000 entrepreneurs au total, qui à eux tous, pourraient créer un million d’emplois, de façon à susciter une vraie dynamique d’innovations ; c’est une initiative nigériane qu’on devrait pouvoir répliquer ailleurs en Afrique », apprécie le premier ministre, Lionel Zinsou qui s’est exprimé pendant plus de 20mn dans la langue de Sheakspeare avec les récipiendaires.
Le Bénin a une dizaine de jeunes entrepreneurs sélectionnés pour la qualité de leurs projets, qui assure-t-il, seront encouragés. «Ils seront reçus à la Primature et on verra comment faciliter leurs projets dans l’agriculture innovante, le numérique, l’énergie et la santé comme leur mille camarades», relève Lionel Zinsou. Il pense que leur sélection est une initiative de générosité exceptionnelle qui démontre que la solidarité de la société civile envers la couche juvénile, est porteuse d’espoir pour les jeunes qui sont prêts à créer des entreprises.« Nous devons donner un élan à cela et je suis venu leur apporter pendant quelques heures mon soutien et leur signifier que je suis à leurs côtés; il faut mobiliser la Société civile et la soutenir dans ces genres d’initiatives », a insisté Lionel Zinsou. Il a indiqué que ce projet porte la griffe du richissime Tony Elumelu, grand financier du Nigeria, propriétaire de UBA, une banque nigériane et panafricaine qui offre 10 mille bourses sur 10 ans pour créer 1 000 000 d’emplois. « On doit pouvoir mobiliser des effectifs du genre dans toute notre sous-région», convient le premier ministre.
Critère de choix
«C’est un contenu en emploi et en innovation très fort qui a milité en faveur de leur sélection», a apprécié le Premier ministre, précisant les critères qui étaient à la base du choix de ses bénéficiaires. Comparé à des milliers de projets répertoriés sur le volet, il y a l’agro-industrie de transformation, la santé, l’énergie et tout ce qui reflète l’innovation et les nouvelles technologies de l’information et de la communication, le numérique et les télécoms, retient-il. Les médias, selon lui, pourraient également retenir l’attention.
Globalement, l’Afrique peut aider l’Afrique à résoudre ses problèmes, a conclu le Premier ministre.
Ce que confirment Gaspard Datondji et Vital Sounouvou, deux jeunes entrepreneurs béninois sélectionnés qui ont souligné que l’Afrique peut transformer l’Afrique.
Plusieurs personnalités dont entre autres, le bienfaiteur, le gouverneur de l’Etat d’Ogun et le vice-président du Nigeria ont effectué le déplacement samedi dernier.