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Nouvelles

Audience à la présidence de la République: Lilianne Ploumen reçue par Boni Yayi

Le président de la République s’est entretenu, hier jeudi 9 juillet, avec Lilianne Ploumen, ministre néerlandaise du Commerce extérieur et de la Coopération au développement. Cette dernière effectue depuis le 8 juillet dernier, une visite de travail au Bénin.

L’audience de la ministre néerlandaise du Commerce extérieur et de la Coopération au développement avec le président de la République, a pris l’allure d’une séance de travail. Sans doute que l’affaire de détournement des fonds relatifs au Programme pluriannuel Eau et Assainissement (PPEA) s’est invitée au débat. Mais la coopération entre le Bénin et les Pays-Bas ne se limite pas seulement au programme d’hydraulique. Les deux personnalités ont aussi fait un tour d’horizon du partenariat qui lie les deux pays.

La revue conjointe de la coopération bilatérale tenue en octobre 2013, a permis aux Néerlandais de revoir à la hausse leurs engagements pour le programme pluriannuel de coopération 2014-2017. D’un montant total de 139 millions d’euros, soit 91 milliards de francs CFA, ce financement est orienté vers les secteurs Eau/ assainissement, sécurité alimentaire, santé repr oductive/droits sexuels et développement du secteur privé. Le royaume des Pays-Bas assure également le rôle de chef de file des Partenaires techniques et financiers dans le domaine du développement du secteur privé. Ce partenariat se déploie à travers plusieurs instruments dont notamment ORIO (appui aux PME), CBI (renforcement de la compétitivité des entreprises béninoises), MMF (création des joint-ventures d’entreprises béninoises et néerlandaises), PSI (appui aux projets d’investissements innovants), et PUM (Programme d’assistance technique des experts séniors néerlandais). L’arrivée de Lilianne Ploumen va donner au gouvernement l’occasion de rassurer les partenaires néerlandais par rapport aux mesures engagées pour assurer une meilleure gouvernance des programmes.

Actualités 10 juil. 2015


Arts et culture au Bénin: La CBAAC, pour une dynamique unitaire

Tout porte à croire que dans les semaines et mois à venir, si ce n’est déjà le cas, les acteurs des arts et de la culture au Bénin, parleront d’une seule et même voix. Moins divisés que par le passé, ils le seront désormais. Ceci, du fait de la naissance de la Confédération béninoise des acteurs des arts et de la culture (CBAAC), nouveau creuset au sein duquel ces acteurs comptent s’épanouir, défendre leurs droits et promouvoir la culture béninoise.

Le 30 décembre 2014 aurait pu être considéré comme une date historique pour le monde des arts et de la culture au Bénin, si les géniteurs de la Confédération béninoise des acteurs des arts et de la culture (CBAAC) n’avaient pas décidé à ce moment-là, de ne pas faire de la propagande et de la communication autour de leur organisation, quoique des actions d’envergure se menaient déjà en son nom. Ils ont donc attendu le 8 juillet dernier pour la première sortie officielle de ce nouveau cadre de concertation qui mobilise en son sein, l’essentiel des acteurs des arts et de la culture au Bénin. La mise sur pied de cette confédération qui rassemble 14 des 17 fédérations d’acteurs des arts et de la culture du Bénin. Et c’est en fait là, tout le mérite de cette confédération qui s’affiche comme le détonateur des rassemblements d’envergure au niveau des acteurs qui la composent. Mercredi dernier, c’est donc avec fierté que le président de la CBAAC, Victorien Philippe Abayi et ses vice-présidents Pascal Wanou et Florent Eustache Hessou, aux côtés de nombreux autres responsables et membres ont dévoilé l’ossature de leur nouveau creuset. Lequel se propose de sonner le glas de la division, des luttes intestines et individuelles et des combats fratricides qui ne nuisent qu’à l’envol de leurs secteurs.

L’heure était donc à l’union retrouvée et c’est avec fierté que le président de la CBAAC a exposé à la face de tous, combien les acteurs culturels sont fiers de cette confédération à laquelle, sans frémir, ils confient dorénavant leur destin. Mais la parturition n’a pas été des plus aisées. Pour en arriver là, il a fallu quatre bonnes années d’échanges, de concertations, de concessions, de renoncement, de sacrifice et d’humilité, reconnait le premier vice-président chargé de la mobilisation, du développement du réseau et des relations extérieures, et porte-parole, Pascal Wanou. Il donnait ainsi l’occasion au président Victorien Philippe Abayi de soutenir que cette union était devenue l’une des conditions sine qua non pour l’épanouissement des artistes et acteurs culturels. Eux aussi l’ont sans doute compris et c’est pourquoi, qu’ils soient de la musique moderne ou traditionnelle, des arts plastiques, du théâtre, des autres arts de la scène, du cinéma… ils ont tous accepté de se retrouver dans ce creuset de la CBAAC.

« Nous avons plus intérêt à être ensemble… »

Travailler ensemble, combattre l’individualisme, travailler au renforcement des capacités, fusionner les efforts… Ce sont là les actions majeures que compte mener la Confédération béninoise des acteurs des arts et de la culture (CBAAC). «Nous avons plus intérêt à être ensemble… », dira alors son 2è vice-président, Florent Eustache Hessou. A en croire les témoignages de certains acteurs culturels, la CBAAC ne pouvait pas mieux tomber. Elle semble avoir vu le jour au moment opportun, surtout par ces temps où le secteur des arts et de la culture est en proie à de nombreux défis et difficultés et que ses acteurs manquent d’union.
Quid alors des quatre fédérations qui peinent à rallier les rangs et demeurent sur la berge, pendant que les autres ont pris le départ à une vitesse de croisière ? Elles y sont toujours attendues, soutiennent les responsables de la confédération qui rassurent que les portes de l’union leur sont grandement ouvertes. Jean Pierre Hounti Kiki, président de l’une des fédérations en question le confirmera. En dépit de la non-appartenance de son groupe à la confédération, celui-ci n’a pas hésité à effectuer le déplacement du lancement officiel des activités de la CBAAC. Et à qui voudrait comprendre les raisons de sa présence, il fait savoir qu’en tant qu’acteur culturel, il n’est point tolérable de manquer un rendez-vous comme celui-là, surtout que l’appel à l’union en leur sein ne date pas d’avant-hier.
Alors, rejoindra-t-il ou non la CBAAC avec les siens ? Plutôt amusant sur cette seconde préoccupation, Jean Pierre Hounti Kiki argue que la Sainte bible fixe le même salaire pour tous les ouvriers, quelque soit leur heure d’arrivée, pour ainsi dire que tôt ou tard, sa fédération, celle des associations des musiciens traditionnels du Bénin ralliera la cause de la confédération, consciente qu’elle n’y sera pas lésée, encore moins traitée en dernier-venu.

Culture 10 juil. 2015


Vol à main armée (7e dossier): Cinq ans de réclusion criminelle pour Abdou K. Mouhamadou

Coupable de vol à main armée, crime prévu et puni par l’article 381 du Code pénal, le nommé Abdou Karim Mouhamadou, Nigérien, cultivateur, 31 ans, a été condamné mercredi 8 juillet dernier à cinq ans de réclusion criminelle. L’audience de son jugement présidée par Aboudou Ramanou Ali s’inscrit dans le cadre de l’examen de la 7è affaire inscrite au rôle de la première session de la Cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou au titre de l’année 2015.

A deux, ils s’en prennent à un taxi-moto dont ils ont sollicité les services un jour du marché de Tsamiga (Ségbana), pour lui arracher sa motocyclette sous la menace d’un coupe-coupe. Bien mal leur en a pris : les braqueurs sont rattrapés dans une course-poursuite par les populations alertées, puis conduits à la gendarmerie. Inculpés pour le chef d’accusation de vol à main armée, crime prévu et puni par l’article 381 du Code pénal paragraphe 1, les sieurs Abdou Karim Mouhamadou et Amidou Aboudou, tous deux Nigériens, sont traduits devant la justice. Le cas d’Amidou Aboudou, mineur au moment des faits, a été disjoint ; le garçon a été jugé par le tribunal pour enfant statuant en matière correctionnelle et relaxé purement et simplement l’année dernière.
C’est ainsi qu’Abdou Karim Mouhamadou s’est retrouvé seul hier dans le box des accusés. Ses intérêts sont défendus par Me Jean de Dieu Houssou face au ministère public représenté par Delphin Chibozo. La Cour qui a examiné le dossier est composée du président par Aboudou Ramanou Ali, des assesseurs Aleyya Gouda Baco et Mathieu Assogba Kakpo et des jurés Justin Franck Kanchémey, Azaratou Guerra Bagri, Poulo Amadou Sambo et Clarisse Madopa Dogo. Me Ambroise Alassane a tenu le secrétariat de l’audience pour le greffe.
A la barre, l’accusé n’a pas nié les faits. «C’est moi qui ai eu l’idée d’arracher une moto et l’a partagée avec mon ami que je connaissais depuis le Niger. Mon ami a dit que si nous pouvons réussir, ce serait bien. Nous ne faisons pas partie d’un groupe », confie l’accusé. Il dit avoir sur lui un coupe-coupe ce 19 avril 2012 où les faits se sont déroulés, mais n’en a pas fait usage. Devant le magistrat instructeur, lui et son jeune compagnon avaient nié être armés de coupe-coupe. Hier, il a reconnu formellement ladite machette mise sous scellé.
En plus du coupe-coupe, il dit avoir sur lui un litre d’essence qu’il allait mettre dans la moto au cas où l’opération réussirait et qu’en chemin le carburant finissait. «Je suis cultivateur. Je souffre. Je n’ai rien. Je suis marié à deux femmes et père de quatre enfants. C’est pour ça l’idée m’est venue», avance-t-il pour justifier son forfait. C’est la première fois que j’ai fait ça et ça n’a pas réussi. S’il plaît à Dieu, ce serait la dernière fois», promet le braqueur qui implore la clémence de la Cour.

Cinq ans de réclusion criminelle

Dans ses réquisitions, l’avocat général démontre que les éléments matériel, légal et intentionnel relatifs à l’infraction de vol à main armée sont constitués. Car, non seulement, les deux individus reconnaissent avoir frauduleusement soustrait la motocyclette du sieur Sanoussi Noma qu’ils ont sollicité pour les amener de Tsamiga à Ségbana, mais aussi avec la circonstance que l’un deux, Abdou Karim Mouhamadou en l’occurrence, portait sur lui une arme : un coupe-coupe et en a fait même usage. Le ministère public fait observer que l’enquête de moralité réalisée auprès de ses codétenus n’est pas favorable à l’accusé. En effet, le prévenu est décrit comme agressif, impulsif, bagarreur en prison. Il signale que le bulletin n°1 de son casier judiciaire ne porte mention d’aucune condamnation antérieure. Le rapport d’expertise psychiatrique et médico-psychologique réalisé par le médecin psychiatre Francis Tchégnonsi Tognon montre qu’il possédait toutes ses facultés au moment des faits. Etant lucide au moment de l’action, le mis en cause est accessible à la sanction pénale, en déduit Delphin Chibozo qui requiert sept ans de travaux forcés contre lui.
Son avocat, Me Jean de Dieu Houssou, soutient dans sa plaidoirie qu’Abdou Karim Mouhamadou n’a pas fait usage du coupe-coupe parce que rien ne le prouve dans le dossier et la victime n’a eu aucune blessure. Pour cela, il suggère la disqualification des faits de vol à main armée et une requalification en vol simple pour une correction exemplaire à son client. Il demande à la Cour de lui accorder le pardon par ces temps de carême musulman, afin de ne pas créer d’autres délinquants à travers les quatre enfants abandonnés à la charge de leur mère par l’accusé en détention depuis le 20 avril 2012. La réplique du ministère public ne s’est pas fait attendre. Delphin Chibozo insiste qu’il y a eu bel et bien usage de l’arme puisqu’elle a servi à faire peur à la victime qui s’est enfuie pour abandonner la moto aux ravisseurs.
Après en avoir délibéré conformément à la loi, la Cour déclare le sieur Abdou Karim Mouhamadou coupable de crime de vol qualifié, le condamne à cinq ans de réclusion criminelle et aux frais envers l’Etat, ordonne la confiscation et la destruction du coupe-coupe sous scellé. Elle avise qu’il dispose de trois jours francs pour pourvoir en cassation. Abdou Karim Mouhamadou est donc retourné en prison pour y passer encore un an neuf mois et quelques jours.

Société 10 juil. 2015


Vol à main armée (7e dossier): Cinq ans de réclusion criminelle pour Abdou K. Mouhamadou

Coupable de vol à main armée, crime prévu et puni par l’article 381 du Code pénal, le nommé Abdou Karim Mouhamadou, Nigérien, cultivateur, 31 ans, a été condamné mercredi 8 juillet dernier à cinq ans de réclusion criminelle. L’audience de son jugement présidée par Aboudou Ramanou Ali s’inscrit dans le cadre de l’examen de la 7è affaire inscrite au rôle de la première session de la Cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou au titre de l’année 2015.

A deux, ils s’en prennent à un taxi-moto dont ils ont sollicité les services un jour du marché de Tsamiga (Ségbana), pour lui arracher sa motocyclette sous la menace d’un coupe-coupe. Bien mal leur en a pris : les braqueurs sont rattrapés dans une course-poursuite par les populations alertées, puis conduits à la gendarmerie. Inculpés pour le chef d’accusation de vol à main armée, crime prévu et puni par l’article 381 du Code pénal paragraphe 1, les sieurs Abdou Karim Mouhamadou et Amidou Aboudou, tous deux Nigériens, sont traduits devant la justice. Le cas d’Amidou Aboudou, mineur au moment des faits, a été disjoint ; le garçon a été jugé par le tribunal pour enfant statuant en matière correctionnelle et relaxé purement et simplement l’année dernière.
C’est ainsi qu’Abdou Karim Mouhamadou s’est retrouvé seul hier dans le box des accusés. Ses intérêts sont défendus par Me Jean de Dieu Houssou face au ministère public représenté par Delphin Chibozo. La Cour qui a examiné le dossier est composée du président par Aboudou Ramanou Ali, des assesseurs Aleyya Gouda Baco et Mathieu Assogba Kakpo et des jurés Justin Franck Kanchémey, Azaratou Guerra Bagri, Poulo Amadou Sambo et Clarisse Madopa Dogo. Me Ambroise Alassane a tenu le secrétariat de l’audience pour le greffe.
A la barre, l’accusé n’a pas nié les faits. «C’est moi qui ai eu l’idée d’arracher une moto et l’a partagée avec mon ami que je connaissais depuis le Niger. Mon ami a dit que si nous pouvons réussir, ce serait bien. Nous ne faisons pas partie d’un groupe », confie l’accusé. Il dit avoir sur lui un coupe-coupe ce 19 avril 2012 où les faits se sont déroulés, mais n’en a pas fait usage. Devant le magistrat instructeur, lui et son jeune compagnon avaient nié être armés de coupe-coupe. Hier, il a reconnu formellement ladite machette mise sous scellé.
En plus du coupe-coupe, il dit avoir sur lui un litre d’essence qu’il allait mettre dans la moto au cas où l’opération réussirait et qu’en chemin le carburant finissait. «Je suis cultivateur. Je souffre. Je n’ai rien. Je suis marié à deux femmes et père de quatre enfants. C’est pour ça l’idée m’est venue», avance-t-il pour justifier son forfait. C’est la première fois que j’ai fait ça et ça n’a pas réussi. S’il plaît à Dieu, ce serait la dernière fois», promet le braqueur qui implore la clémence de la Cour.

Cinq ans de réclusion criminelle

Dans ses réquisitions, l’avocat général démontre que les éléments matériel, légal et intentionnel relatifs à l’infraction de vol à main armée sont constitués. Car, non seulement, les deux individus reconnaissent avoir frauduleusement soustrait la motocyclette du sieur Sanoussi Noma qu’ils ont sollicité pour les amener de Tsamiga à Ségbana, mais aussi avec la circonstance que l’un deux, Abdou Karim Mouhamadou en l’occurrence, portait sur lui une arme : un coupe-coupe et en a fait même usage. Le ministère public fait observer que l’enquête de moralité réalisée auprès de ses codétenus n’est pas favorable à l’accusé. En effet, le prévenu est décrit comme agressif, impulsif, bagarreur en prison. Il signale que le bulletin n°1 de son casier judiciaire ne porte mention d’aucune condamnation antérieure. Le rapport d’expertise psychiatrique et médico-psychologique réalisé par le médecin psychiatre Francis Tchégnonsi Tognon montre qu’il possédait toutes ses facultés au moment des faits. Etant lucide au moment de l’action, le mis en cause est accessible à la sanction pénale, en déduit Delphin Chibozo qui requiert sept ans de travaux forcés contre lui.
Son avocat, Me Jean de Dieu Houssou, soutient dans sa plaidoirie qu’Abdou Karim Mouhamadou n’a pas fait usage du coupe-coupe parce que rien ne le prouve dans le dossier et la victime n’a eu aucune blessure. Pour cela, il suggère la disqualification des faits de vol à main armée et une requalification en vol simple pour une correction exemplaire à son client. Il demande à la Cour de lui accorder le pardon par ces temps de carême musulman, afin de ne pas créer d’autres délinquants à travers les quatre enfants abandonnés à la charge de leur mère par l’accusé en détention depuis le 20 avril 2012. La réplique du ministère public ne s’est pas fait attendre. Delphin Chibozo insiste qu’il y a eu bel et bien usage de l’arme puisqu’elle a servi à faire peur à la victime qui s’est enfuie pour abandonner la moto aux ravisseurs.
Après en avoir délibéré conformément à la loi, la Cour déclare le sieur Abdou Karim Mouhamadou coupable de crime de vol qualifié, le condamne à cinq ans de réclusion criminelle et aux frais envers l’Etat, ordonne la confiscation et la destruction du coupe-coupe sous scellé. Elle avise qu’il dispose de trois jours francs pour pourvoir en cassation. Abdou Karim Mouhamadou est donc retourné en prison pour y passer encore un an neuf mois et quelques jours.

Société 10 juil. 2015


Forum national sur le dialogue social: Premiers, petits et précieux pas vers la décrispation de la tension sociale

A la fois outil de renforcement de la démocratie et instrument pour un climat social apaisé, le dialogue social est devenu ces dernières années, dans la plupart des Etats modernes, très prisé pour échanger avec les partenaires sociaux. Au Bénin, il a été adopté et même institutionnalisé sans pour autant se rendre utile. Le soigner et le recadrer permettrait pourtant de gagner le pari du développement. Et c’est à cela que travaille la Primature et le Haut Commissariat à la Gouvernance concertée (HCGC). Du 7 au 9 juillet dernier, un forum national de trois jours a été organisé à cet effet et il y est attendu, la mise en place de balises qui conduisent le dialogue social sur les rails du développement.

«Nous sommes réunis ce jour pour chercher et trouver ensemble la solution à un problème qui constitue un frein au développement harmonieux de notre pays. Il s’agit de l’incompréhension et du manque de confiance qui caractérisent les relations entre le monde des employeurs et celui des employés, par exemple entre l’Etat et les syndicats des travailleurs». C’est par ces mots que le haut commissaire à la gouvernance concertée, Moïse Mensah a introduit son adresse à l’occasion du forum national organisé par son institution en collaboration avec la Primature sur le thème «Vers un dialogue social de développement». Une rencontre dictée par le souci des organisateurs de gagner le pari d’un dialogue social sans anicroche et qui trouve sa justification dans le fait que le dialogue social, disons plutôt le dialogue social professionnel, tel qu’il est pratiqué actuellement ne permet pas d’atteindre les objectifs qui lui ont été fixés.

En réalité, «on se parle, mais on ne s’entend pas parce qu’on ne s’écoute pas… Le dialogue est un art qui s’apprend…», estime Moïse Mensah qui sera d’ailleurs repris par le Premier ministre Lionel Zinsou. Et tenant à redresser la pente, celui-ci, en sa qualité de nouveau dépositaire du portefeuille du dialogue social s’est voulu sans ambages, quant à sa volonté de créer l’écoute et la compréhension entre les parties prenantes au dialogue social.
Lionel Zinsou promet de rencontrer individuellement les responsables des Confédérations syndicales qu'il promet entendre sur leurs préoccupations essentielles.
On pourrait même dire que les secrétaires généraux confédéraux eux-mêmes avaient soif d’une telle aubaine. A l’ouverture des travaux du forum national de ces trois jours qui a d’ailleurs pris fin hier, ils ont effectué le déplacement aux côtés de certains de leurs collaborateurs et militants. Un geste que Moïse Mensah qualifiera d’«humilité» et les remerciera à ce propos.

Dorénavant, un dialogue multipartite !

Jusque-là bipartite et incluant l’Etat et les partenaires sociaux, la nouvelle version du dialogue social que propose Moïse Mensah se veut tripartite avec la présence d’un troisième maillon : les employeurs du secteur privé. Avis que partage le Premier ministre qui lui, soutient qu’on pourrait aussi y adjoindre les usagers et clients de l’administration qui sont en réalité les premières victimes de la mauvaise qualité du dialogue social et de ses corolaires.
En amont à ce forum, des concertations sectorielles ont été également faites, souligne le haut commissaire à la gouvernance concertée qui justifie cette option par le fait que les concernés soient en proie à de constantes menaces et mouvement de grève qui, au finish, plombent le développement du pays. Il s’agit des secteurs de la santé, de l’éducation, des finances, de la justice et du secteur privé dont les problèmes sont peu connus.
Au terme des trois jours de travaux de ce forum clôturé en fin de matinée hier, un bond qualitatif a été fait, même si la signature de la Charte nationale du dialogue social qui aurait pu être l’apothéose n’a pas eu lieu. On se félicite ainsi d’avoir contribué à l’instauration d’un dialogue plurisectoriel en remplacement du dialogue social mono sectoriel actuellement en cours. Aussi, estime-t-on avoir donné un coup de pouce à la décrispation durable du climat social en vue d’un développement véritablement inclusif, durable et concerté.

Actualités 10 juil. 2015


Célébration des 25 ans de La Nation: Sous le signe de la maturité

La Nation, le quotidien de service public, a célébré, hier jeudi 9 juillet, ses noces d’argent, après 25 ans de parution sans discontinuer. Le lancement officiel des festivités a été effectué par Etienne Kossi, ministre de la Communication et des Technologies de l’Information et de la Communication, en présence du vice- président de la HAAC, Souleymane Ashanti et de nombreux invités.

De son premier numéro paru le 2 mai 1990 à ce jour, le quotidien La Nation a fait du chemin. L’âge de 25 ans, c’est la maturité, a reconnu Edgard Couao-Zotti, directeur de publication et président du Comité d’organisation. Le directeur de publication du quotidien La Nation a confié espérer toujours bénéficier du même appui de son l’équipe et de l’accompagnement des autorités et des annonceurs pour que dans 25 ans, le journal puisse célébrer ses noces d’or. Mais en attendant, il a promis pour le 1er août prochain, des innovations avec de nouvelles rubriques, notamment "Grand invité, "Réponses à vos questions" et bien d’autres dont il réserve la primeur à ceux qui vont acquérir le journal dès le 1er août prochain.

Dans la même dynamique d’innovation et dans une ambiance de solennité, la directrice générale par intérim, Reine Azifan Sagbo a rendu hommage aux devanciers qui, alors que l’horizon semblait bouché, et même irrémédiablement compromis, ont fait le pari de faire revivre non seulement le journal mais tout l’Office. «C’est le même esprit d’engagement, cette foi en l’avenir que je voudrais nous voir développer pour prolonger le rêve avant de passer la main à ceux qui viennent après nous», a indiqué Reine Azifan Sagbo. Elle a profité de l’occasion pour faire part de l’extension et des réformes entreprises dans l’Office dont le but est de permettre au journal La Nation de jouer mieux que par le passé, son rôle de quotidien national et d’offrir ainsi aux populations, les services à travers les 2 entités de l’Office.
L’organe de service public, a souligné la directrice, a conscience qu’il doit être le condensé de tout le pays, en reflétant autant que possible, les différentes sensibilités, les différentes opinions, tout en veillant à l’équilibre de l’information et en faisant preuve de professionnalisme. «Les défis sont plus grands et désormais engagés dans la démarche qualité, cela nécessite de notre part, plus de disponibilité et d’efficacité», reconnait-elle, faisant appel au soutien du ministère de tutelle et de l’Etat.
En attendant, c’est le secrétaire général du Conseil national du patronat de la presse et de l’audiovisuel, Gérard Agognon qui a félicité et salué l’ONIP et le quotidien La Nation pour le travail abattu lors des dernières élections, sans occulter le professionnalisme, la déontologie et l’éthique dont toute l’équipe et le staff ont fait montre. Il a plaidé pour que le soutien de l’Etat ne lui fasse pas défaut. A ce sujet, son ardent désir est que l’Etat veuille bien mettre en application les recommandations des conclusions issues des états généraux de la presse.
S’appesantissant sur le professionnalisme étalé par l’équipe, le vice-président de la HAAC, Souléymane Ashanti a porté le message de félicitations du président de l’institution de régulation. «Tous les événements majeurs ont été toujours couverts avec beaucoup de professionnalisme et un scrupuleux respect de la déontologie», a-t-il reconnu avant d’inviter l’Etat à avoir un œil bienveillant à l’égard des organes de service public, qu’il doit soutenir.
Même sentiment de satisfaction de la part du ministre de la Communication et des Technologies de l’Information et de la Communication. «La Nation tient son rang et honore sa réputation puisque depuis mai 1990, il paraît sans discontinuer», rappelle-t-il, avant d’encourager l’équipe à poursuivre les efforts engagés pour que les lecteurs soient informés en temps utile.
Etienne Kossi a exhorté les agents qui y travaillent à maintenir le flambeau allumé, afin que dans quelques années, toute l’équipe puisse être fière de célébrer les 50 ans avec le même faste.
La célébration des noces d’argent du quotidien de service public La Nation s’est déroulée dans une ambiance de gaieté, joyeusement entretenue par la vedette Sessimè.

Actualités 09 juil. 2015


« Basketball week-end d’Isabelle Yacoubou »: Des matches d’exhibition pour plus d’engouement autour de la balle au panier

La basketteuse professionnelle française d’origine béninoise, Isabelle Yacoubou, organise ce week-end, deux matches d’exhibition opposant des sélections de filles et de garçons de la ville de Cotonou contre celle de Porto-Novo. Une initiative voulue par elle, pour donner aux adeptes de la balle au panier, des chances de voir éclore leurs talents, puisqu’ayant connu elle aussi le même sort.

Les jeunes basketteurs et basketteuses qui s’affrontent ce week-end à Porto-Novo dans le cadre des matchs d’exhibition dénommés le « Basketball week-end d’Isabelle Yacoubou», ne peuvent pas rêver mieux. L’initiative vient un peu comme pour leur donner un coup de pouce et par la même occasion, leur permettre de se révéler au public et de soumettre leurs talents à la face du monde. Elle vise par ailleurs, à encourager la pratique de ce sport auprès du jeune public et, enfin, servira de déclic à une campagne de sensibilisation sur la mortalité maternelle et néonatale tout en servant de soubassement à une Fondation future. C’est beaucoup plus les objectifs du «Basketball week-end d’Isabelle Yacoubou» qui intéressent les amateurs de la balle au panier qui seront au rendez-vous à Porto-Novo. Ce sera aussi sans doute une occasion pour prendre langue avec la plus coté des basketteuses et l’une des rares de sa génération à pouvoir se vanter du palmarès qui est actuellement le sien.

Doit-on, en effet, rappeler que Isabelle Yacoubou évolue avec la sélection nationale françaises, les Bleues Basketteuses et a été récemment avec elles, vice-championne de l'Euro basket-ball. Elle souhaite aussi se qualifier par la même pour les Jeux Olympiques qui se tiendront à Rio en 2016. Son palmarès tout aussi élogieux l’a déjà conduit dans plusieurs grands clubs et à 29 ans, elle est considérée comme «l’une des meilleures joueuses au monde à son poste».

Sports 09 juil. 2015


Badminton/ Internationaux classic de Lagos: Les badistes béninois affûtent leurs armes

Après avoir organisé, il y a quelques jours, l’édition 2015 de l’Open de badminton de Cotonou, le Bénin s’apprête à participer aux internationaux classic de Lagos aux côtés de 35 autres pays. Ce sera du 15 au 18 juillet 2015.

La ville de Lagos au Nigeria accueille du 15 au 18 juillet prochain les Internationaux classic de badminton. Plusieurs pays sont attendus à cette compétition. Parmi eux, figure le Bénin.

Conscient, qu’aux côtés de ceux du Nigeria, de la France, de l’Italie, des Pays-Bas, de l’Allemagne, de l’Irlande, de l’Inde, de la Pologne, de l’Afrique du Sud, de l’Egypte, du Ghana, de l’Ouganda, de la Russie et bien d’autres pays, ses badistes n’auront pas la tâche facile, la Fédération béninoise de badminton et son président Aubin Assogba, se sont déjà mis à l’œuvre. Ainsi, ont-ils déjà fait démarrer au Hall des Arts Loisirs et Sports de Cotonou, la phase préparatoire de cette compétition qui, au vue de ses participants, s’annonce d’envergure internationale. Déjà, quatre badistes dont les deux finalistes en simple Hommes et les deux finalistes en simple Femmes de l’édition 2015 de l’Open de Cotonou, ont été convoqués depuis quelques jours, pour une mise au vert. Il s’agit de Sébastiano Dégbé, de Rojuel Assogba, de Pascaline Vitou et de Xéna Arisa.
Après une préparation assidue, les représentants béninois devraient rallier Lagos mardi 14 juillet prochain. Sans pour autant être soumis à une obligation de résultat, le plus important pour eux sera de participer à cette compétition qui entre surtout en ligne de compte pour leur préparation aux Internationaux du Bénin qu’auront lieu à Cotonou en 2016 et qui connaitront la participation de plus de 36 nations. Leur souci sera de ne pas effectuer le voyage pour une piètre prestation, mais de venir jauger leur niveau par rapport à celui des représentants d’autres pays.
Au moins 30 pays en provenance de tous les continents avec les meilleurs badistes au classement seront du rendez-vous. Ils y viennent pour chercher des points. Ce qui leur permettra d’améliorer leur rang dans le classement en vue de décrocher leur billet qualificatif pour les Jeux Olympiques prévus en 2016 à Rio de Janeiro au Brésil.

Sports 09 juil. 2015


Amélioration de la gouvernance locale: Bientôt, deux bréviaires de reddition de comptes pour les communes

Un atelier régional de collecte d’information sur la reddition de comptes dans les communes s’est ouvert hier à Parakou. Pendant deux jours, les participants se penchent sur l’état des lieux et les projets de guide et de charte en cours d’élaboration en la matière, pour une meilleure gouvernance locale.

Le Bénin disposera bientôt d’un guide et d’une charte nationale en vue d’une amélioration de la gouvernance au niveau des collectivités locales. C’est dans ce cadre que se déroule à travers le pays des ateliers régionaux pour faire l’état des lieux et collecter des informations nécessaires à l’amélioration des projets de documents en cours d’élaboration. Après Porto-Novo les 2 et 3 juillet derniers et Natitingou en début de cette semaine, des acteurs de la Société civile et du développement à la base du Borgou-Alibori échangent depuis hier et ce, pendant deux jours, à Parakou.

Cet atelier régional est le troisième d’une série de cinq qui aboutira à une rencontre nationale de synthèse, de consolidation et d’harmonisation des amendements suggérés dans les régions, indique Armand Vignon, directeur de la Maison de la Société civile commise par la Cellule FED (Fonds européen de développement) pour ces activités. Ces rencontres, précise-t-il, visent à non seulement à présenter la structuration et les points saillants des versions provisoires desdits documents, d’approfondir la collecte d’informations relatives à la reddition de comptes au niveau des collectivités locales dans les 77 communes, mais aussi d’informer les participants sur la mission et la démarche du cadre intégrateur et d’identifier les besoins en renforcement de capacités des acteurs du développement local.
La tenue de l’atelier s’inscrit dans le cadre d’une mission conjointement conduite par la Maison de la Société civile et l’Association nationale des communes du Bénin (ANCB) sur le Programme d’appui au développement locale (PADL) en cours d’exécution avec l’appui de la Coopération Bénin-Union européenne. «Cette mission, qui se trouve bien en adéquation avec les objectifs de la Politique nationale de décentralisation et de déconcentration (PONADEC) vise à appuyer la mise en place du cadre intégrateur dans les 12 communes puis à élaborer un plan d’accompagnement au profit des autorités locales et des acteurs non étatiques », souligne Mahamadou Imorou, secrétaire général des départements du Borgou et de l’Alibori. En effet, fait-il constater, bien que les lois sur la décentralisation prescrivent l’obligation pour les élus de communiquer sur la gestion de la collectivité, notamment la nécessité pour le Conseil communal d’afficher à la mairie à un endroit destiné les relevés des décisions afin d’informer la population, il n’existe pas un cadre formel qui régit le processus de reddition de comptes.
Les travaux de l’atelier de Parakou prennent fin cet après-midi. Les étapes du Zou-Collines et du Mono-Couffo auront lieu respectivement à Bohicon et Azovè la semaine prochaine.

Société 09 juil. 2015


Amélioration de la gouvernance locale: Bientôt, deux bréviaires de reddition de comptes pour les communes

Un atelier régional de collecte d’information sur la reddition de comptes dans les communes s’est ouvert hier à Parakou. Pendant deux jours, les participants se penchent sur l’état des lieux et les projets de guide et de charte en cours d’élaboration en la matière, pour une meilleure gouvernance locale.

Le Bénin disposera bientôt d’un guide et d’une charte nationale en vue d’une amélioration de la gouvernance au niveau des collectivités locales. C’est dans ce cadre que se déroule à travers le pays des ateliers régionaux pour faire l’état des lieux et collecter des informations nécessaires à l’amélioration des projets de documents en cours d’élaboration. Après Porto-Novo les 2 et 3 juillet derniers et Natitingou en début de cette semaine, des acteurs de la Société civile et du développement à la base du Borgou-Alibori échangent depuis hier et ce, pendant deux jours, à Parakou.

Cet atelier régional est le troisième d’une série de cinq qui aboutira à une rencontre nationale de synthèse, de consolidation et d’harmonisation des amendements suggérés dans les régions, indique Armand Vignon, directeur de la Maison de la Société civile commise par la Cellule FED (Fonds européen de développement) pour ces activités. Ces rencontres, précise-t-il, visent à non seulement à présenter la structuration et les points saillants des versions provisoires desdits documents, d’approfondir la collecte d’informations relatives à la reddition de comptes au niveau des collectivités locales dans les 77 communes, mais aussi d’informer les participants sur la mission et la démarche du cadre intégrateur et d’identifier les besoins en renforcement de capacités des acteurs du développement local.
La tenue de l’atelier s’inscrit dans le cadre d’une mission conjointement conduite par la Maison de la Société civile et l’Association nationale des communes du Bénin (ANCB) sur le Programme d’appui au développement locale (PADL) en cours d’exécution avec l’appui de la Coopération Bénin-Union européenne. «Cette mission, qui se trouve bien en adéquation avec les objectifs de la Politique nationale de décentralisation et de déconcentration (PONADEC) vise à appuyer la mise en place du cadre intégrateur dans les 12 communes puis à élaborer un plan d’accompagnement au profit des autorités locales et des acteurs non étatiques », souligne Mahamadou Imorou, secrétaire général des départements du Borgou et de l’Alibori. En effet, fait-il constater, bien que les lois sur la décentralisation prescrivent l’obligation pour les élus de communiquer sur la gestion de la collectivité, notamment la nécessité pour le Conseil communal d’afficher à la mairie à un endroit destiné les relevés des décisions afin d’informer la population, il n’existe pas un cadre formel qui régit le processus de reddition de comptes.
Les travaux de l’atelier de Parakou prennent fin cet après-midi. Les étapes du Zou-Collines et du Mono-Couffo auront lieu respectivement à Bohicon et Azovè la semaine prochaine.

Société 09 juil. 2015


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