La Nation Bénin...



Résultat pour : 7 buy fc coins Besuche die Website Buyfc26coins.com. Kein Stress, super..9rsa

Nouvelles

Distribution des cartes d’électeur: Plus de 75% des cartes déjà retirées dans le Borgou

Plus de trois quarts des cartes d’électeur sont déjà retirées par les titulaires dans le Borgou, cinq jours après le démarrage de l’opération. C’est du moins le constat fait en parcourant, lundi et mardi derniers, les centres de vote des communes de ce département, et confirmé par un des coordonnateurs départementaux de l’opération dans le Borgou. « En quatre jours, on est à plus 75% de cartes distribuées », constate Karim Sanni Yorou, coordonnateur départemental du Centre national de traitement (CNT/LEPI) à Pèrèrè-Nikki-Kalalé-Sinendé.

En faisant le tour des centres de vote de Parakou à Kalalé en passant par Tchaourou, Pèrèrè, Nikki, N’dali, le constat paraît réjouissant. Au centre EPP Kpébié groupe A de Pèrèrè, sur 655 cartes reçues, 550 ont été déjà remises à leurs titulaires, fait savoir Séidou Bannourougui, responsable de la distribution à ce poste, à notre passage. Au centre de vote de l'EPP Kpébié B à quelques mètres de là, il ne restait que 23 cartes à remettre aux propriétaires sur les 317 reçues. A Bouca-Gando dans la commune de Kalalé, c’est le même constat : plus de 1100 cartes sont déjà parties sur les 1498 à distribuer. A Bembèrèkè, au centre de vote d’EPP Wanrarou Groupe A et B, 949 cartes sont déjà distribuées sur 1056 au total.
C’est dire que les citoyens ont montré un certain engouement en sortant massivement pour aller retirer le sésame qui leur permettra de voter dimanche prochain et plus tard. La journée dite de la citoyenneté du lundi 20 avril dernier déclarée chômée et payée, en est certainement pour quelque chose. Aussi, les chefs de quartier et de village et les chefs d’arrondissement jouent-ils à fond leur partition, en faisant appel aux crieurs publics dans la plupart des localités parcourues. Aussi, participent-ils directement à l’opération de distribution des cartes à travers leur présence effective aux postes. Et désormais, l’affluence des deux premiers jours a chuté drastiquement au point où certains agents restent oisifs des minutes durant sans servir le moindre demandeur.

Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori

Actualités 22 avr. 2015


Audiences à la présidence de la République: Un projet d’exploitation de 20 000 hectares de terre à Kétou

Plusieurs personnalités étaient hier, mardi 21 avril, au cabinet du chef de l’Etat. Entre autres sujets, il a été question du projet dénommé ‘’ Bénin vert’’ qui prévoit l’exploitation de 20 000 hectares de terre à Kétou.

L’expérience des grandes exploitations agricoles sera bientôt une réalité à Kétou dans le département du Plateau. Le projet dénommé ‘’Bénin Vert’’ est une initiative du Français François Dobbelaere qui envisage la mise en exploitation de 20 000 hectares de culture dans la commune. «Nous voulons développer la production agro-alimentaire avec l’apport des technologies nouvelles, et nous comptons multiplier par cinq le rendement de la culture du maïs et du riz», confie-t-il, au sortir d’une audience avec le président de la République. Le promoteur prévoit également la production des semences certifiées au profit des agriculteurs locaux ainsi qu’un espace de renforcement des capacités des jeunes étudiants en agronomie, sa ferme étant située non loin de l’Université d’Agriculture de Kétou.
Le coût total des investissements est estimé à 100 millions d’euros, soit plus de 65 milliards F CFA sur quatre ans. A travers son exploitation, François Dobbelaere planifie la création de 10 000 emplois directs et de milliers d’emplois indirects au travers de l’effet d’entraînement de la production de la zone. «Nous avons constaté un cadre propice à l’investissement agricole au Bénin, et nous avons des autorités disponibles à nous accompagner», souligne-t-il, projetant la mise en production d’une première tranche de 5000 hectares d’emblavures pour juin 2016.
Le président de la République s’est également entretenu avec le directeur général de Colas, Stéphane Knebel. Ce dernier a surtout fait avec lui le point du projet d’aménagement de la route Savalou-Tchetti-frontière du Togo dont l’entreprise Colas est adjudicataire.
Boni Yayi a également reçu, Henri Djombo, ministre congolais de l’Economie forestière et du Développement durable. L’émissaire du président congolais Denis Sassou Nguesso lui a fait part de l’organisation d’un sommet sur le développement de la flore et de la faune en Afrique.

Actualités 22 avr. 2015


Campagne dans les 7e et 8e circonscriptions électorales : Stratégies et fortunes diverses pour convaincre les électeurs

La fièvre électorale monte en intensité dans les 7e et 8e circonscriptions électorales, dans certaines communes du Borgou. Caravane sonorisée, meeting, rencontre de proximité, affichages divers, les candidats aux législatives du 26 avril prochain usent d’initiatives diverses et variées, en fonction de leurs moyens, pour rallier les potentiels électeurs à leurs listes.

L’Alliance Soleil marque son territoire et prône l’alternance

L’Alliance Soleil se montre très visible dans la 7e circonscription où la liste est portée par Robert Gbian. Après Fô-Bouré, Yara, Gorgori, Sèkèrè, Gnaro dans la commune de Sinendé mercredi et jeudi derniers, le général et sa suite ont fait une démonstration de force le week-end dernier dans la commune de Nikki, avec à chaque fois un cortège impressionnant de véhicules alignés sur plusieurs dizaines de mètres. Les candidats écument les différents villages un à un, exposent leur vision et exhortent les populations à voter utile en choisissant le logo du soleil brillant sur fond bleu.
Samedi dernier, après quelques remous, les ténors de l’Alliance ont pu tenir leur meeting à la place publique du Monument aux morts sise en face de la Recette-perception de Nikki. Ils appellent à sanctionner ceux qu’ils estiment «avoir trahi les espoirs du peuple» d’une part et «veulent réviser la Constitution» d’autre part. «Les populations adhèrent à notre message», se réjouit le député Djibril Mama Débourou, suppléant du général Robert Gbian sur la liste. Ce dernier explique les raisons qui motivent sa candidature aux législatives et à la présidentielle de 2016 avant d’appeler les populations à se mobiliser massivement autour des idéaux de l’Alliance Soleil pour des victoires écrasantes. Il faut signaler qu’en plus de Robert Gbian, les autres candidats titulaires de l’alliance dans la 7ecirconscription qui regroupe les communes de Nikki, Bembèrèkè, Sinendé et Kalalé ont noms : Fousséni Zakari, Massioudou Adam Soulé et Boubari Ali Zimé Kalalé.
Dans la 8e circonscription électorale (Parakou, N’dali, Pèrèrè, Tchaourou), l’Alliance n’est pas absente. En dehors des affiches géantes des titulaires accompagnés de Robert Gbian, de Charles Toko avec les candidats Samou Séidou Adambi et Amadou Issifou, il a été organisé jeudi dernier au quartier Alaga une rencontre avec les jeunes et les femmes pour prôner une alternance au pouvoir et éveiller les consciences des électeurs sur ce qu’ils qualifient de «mensonges politiques». Sacca Lafia, Samou Séidou Adambi, Gobi Gaston Yorou et Ousman Affo sont les titulaires dans la 8e circonscription.


FCBE ou l’appel à la reconnaissance au chef de l’Etat

Depuis le lancement tardif de leur campagne le 14 avril dernier à Parakou, soit cinq jours après le démarrage officiel, Les Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) ont décidé de ratisser large. L’objectif visé est clair : rafler les quatre sièges de la 8e circonscription, à en croire Rachidi Gbadamassi, le premier titulaire de la liste. «Le K.O sera répété», soutient partout celui qui qualifie ses adversaires «d’apprentis politiques». Après Parakou, le député et sa suite se sont rendus à Pèrèrè pour deux jours de campagne avant de descendre à N’dali où les FCBE viennent de pêcher un gros poisson, puis à l’Université de Parakou où des étudiants sont acquis à la cause.
En effet, après le maire de Pèrèrè, Issaou Inoussa Babio, qui a tourné casaque il y a quelques jours, c’est le deuxième adjoint au maire de N’dali, Bio Yarou Douarou, tous deux ex-militants de l’Alliance Soleil, qui rejoint la barque des «Cauris sur fond vert». «Je m’égarais. Je ne savais pas que c’était pour aller contre le chef de l’Etat...», justifie le nouveau transfuge. «L’équipe dans laquelle j’étais, pour être à l’aise, il faut savoir mentir, encourager l’intoxication, faire de la diffamation, cultiver la haine ; ce que je n’aime pas», dit le maire Issaou Inoussa Babio qui, faut-il le rappeler, a passé 25 ans dans l’Union pour la démocratie et la solidarité nationale (UDS), le parti de Sacca Lafia appartenant à l’Alliance Soleil.
« Bilan et perspectives», c’est le thème de campagne des FCBE dans la 8e circonscription. A ce propos, le député Rachidi Gbadamassi demande aux populations d’être reconnaissants envers le président de la République qui, selon lui, «a fait énormément pour ce pays ». «Nous allons continuer à faire de la diplomatie parlementaire agissante, une diplomatie au service du peuple et qui consiste à négocier auprès du gouvernement des actions de développement au profit des populations», fait-t-il savoir. «Le député ne construit pas les routes dit-on ; mais le député peut négocier à obtenir la construction des routes», laisse-t-il entendre. Rachidi Gbadamassi, Guera Bah Chabi, Adam Z. Bagoudou et Souradjou Nouhoum sont les titulaires sur la liste de la majorité présidentielle dans la 8e circonscription.
Dans la 7e circonscription, nous avons surpris samedi dernier sous des manguiers à Biro, un meeting de Kiaré Yarou Sinatoko, première adjointe au maire de Nikki et 3e titulaire sur la liste FCBE. «Nous allons remporter les quatre sièges de la 7e. Le terrain nous est très favorable ; il n’y a aucun problème. Je maîtrise bien ma population qui a confiance en moi», laisse entendre la candidate, toute confiante.
Signalons qu’à Nikki centre, la maison de la Gaani, haut lieu culturel, est transformée en siège de campagne des FCBE pour lesquelles en plus de Kiaré Yarou Sinatoko, le ministre Robert Yarou, le député Zimé Kora Gounou, et Jean Yarou Démon sont candidats titulaires.

D'autres alliances de partis sont également sur le terrain

En dehors de l'Alliance Soleil, du Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE), d'autres alliances de partis comme l'Alliance Eclaireur, la liste RB-RP, l'Union fait la Nation sont présentes sur le terrain

Alors que certains les sous-estiment à tort ou à raison, certaines listes peuvent créer la surprise au soir du 26 avril prochain dans les 7e et 8e circonscriptions électorales. L’Alliance pour un Bénin triomphant (ABT) bien visible à Parakou et sur quelques murs de Tchaourou à Bembèrèkè, en passant par Parakou, N’dali, Nikki, ne manque pas d’arguments pour charmer les électeurs. La liste de la coalition ABT bénéficie du charisme de son président, Abdoulaye Bio Tchané qui a décidé de « mouiller le maillot » pour ses poulains. A Parakou, la caravane de l’alliance est des plus remarquables. Sur la liste, on retrouve des noms de titulaires tels que celui du 1er adjoint au maire de Parakou, Mohamed Nonsou Alidou mis en deuxième position, et les autres : Amadou Imorou Salifou, Dafia Séro et Sanni Yérima dans la huitième circonscription électorale. Comme titulaires dans la 7e, on retrouve Kadidjatou Djegga Demmon, Boni Guessona Gobidiré, Adamou Abdoulaye Bamoi et Orou Baléré.
Dans ce même registre, on peut inscrire l’alliance Eclaireur peu présente à Parakou mais bien visible à travers les affiches dans certaines localités de N’dali et surtout de Nikki où Wahabou Alassane Soumanou et autres Issiaka Dantara, Zénabou Orou Sé et Ouzérou Salifou Arouna, titulaires dans la 7e circonscription électorale ont initié une caravane sonorisée et fait poser des affiches sur des murs. Dans la huitième circonscription électorale, Ayodélé Akilouyi, Ludovic Elie Akin Adéniran, Sopodou Saliou et Vincent Wesse et leurs suppléants ne sont pas encore très visibles comme bon nombre de leurs challengers des autres formations politiques en lice pour ces législatives. Peut-être qu’ils attendent les derniers jours !
Au niveau de l’alliance RB-RP pour laquelle le président Léhadi V. Soglo était attendu vendredi dernier à Parakou, l’heure n’est pas « au tapage», selon la tête de liste Koudoussou Abdoulaye. «On se fait sentir à travers des rencontres de proximité», confie-t-il. Yvette Assiba Ganhounhèdo, Aïchatou Saliou et Aubin Agbannon sont les autres titulaires sur la liste dans la 8e circonscription.
Du côté de l’Union fait la Nation (UN), c’est la même stratégie. «Nous sommes aux côtés de nos militants à la base tous les jours. Pas de stratégie de liesse, mais nous avons adopté une stratégie qui permet d’être en contact avec eux... Le meilleur choix aujourd’hui, le seul et le vrai, c’est l’Union fait la Nation pour qu’ensemble nous puissions reprendre ce pays et que nous ayons des députés dignes», selon le coordonnateur du parti dans le Borgou, Jacques Houétohossou. «Nous allons œuvrer à avoir de grandes associations politiques à l’instar des pays de grande, à avoir des lois pouvant faire en sorte que la formation des jeunes soit en adéquation avec les emplois, des textes pouvant donner plus de force aux députés pour contrôler véritablement les actions du gouvernement», promet-il au nom de l’UN. Grégoire Antoine Guèdègba, Wahabou Yarou, Yarou Zimé et Exupery Rodrigue Assogba sont les candidats titulaires de cette liste dans la 8e circonscription électorale.

Politique 21 avr. 2015


Campagne pour les législatives: Du renfort pour les candidats FCBE du Mono Couffo

Le vendredi 17 avril dernier, le président de la République était à Lokossa. C’était pour soutenir les candidats sur les listes de l’Alliance des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) en compétition dans les 17è et 18è circonscriptions et le Couffo.

En moins d’une heure d’horloge, Boni Yayi a, vendredi 17 avril dernier à Lokossa, présenté les candidats de la liste FCBE aux populations de Bopa, Lokossa et Houéyogbé. Rappelant quelques programmes phares de son mandat à la tête du Bénin, ainsi que ses perspectives, Boni Yayi a conclu que la liste FCBE est la meilleure qui mérite les suffrages des populations de la 18è circonscription électorale venues massivement à sa rencontre. Il compte d’ailleurs améliorer les conditions de vie des populations du Mono et du Couffo, si les électeurs lui donnent la majorité à la prochaine législature.
La commune de Lokossa n’était pas la seule localité où Boni Yayi est descendu vendredi dernier. Il s’était prêté à cet exercice dans l’arrondissement de Sè à Houéyogbé avant la commune de Lokossa, d’où il s’est rendu à Bopa.
Le lendemain samedi 18 avril, le ministre Raphaël Edou, candidat dans la 16è circonscription électorale, était dans le Couffo. En tant que militant de l’alliance FCBE, il était à la tête d’une caravane qui a sillonné Azovè, Djakotomey, Adjahonmey, Houndjè, Lokui-Gbéjamey et d’autres localités du Couffo, soutenant les candidats positionnés sur la liste FCBE. A Azovè, capitale économique du département, Raphaël Edou a affiché son envie de voir élire un bon nombre de députés favorables aux actions du gouvernement. Du commentaire de Raphaël Edou, le débat relatif à un troisième mandat pour Boni Yayi, relève d’une vaine querelle au regard des dispositions constitutionnelles. L’intérêt pour ceux qui en ont l’initiative, selon le ministre, réside dans la ruse à fuir le bilan de leur fortune politique en face de celui brandi par Boni Yayi.

Politique 21 avr. 2015


Drame à Akassato:Neuf morts dans un incendie d’essence de contrebande

L’essence de contrebande a fait de nouvelles victimes. Dans la nuit du mercredi au jeudi 16 avril dernier, aux environs d’une heure du matin, un incendie d’une rare violence a consumé une habitation et tous ses occupants dans la localité d’Akassato, commune d’Abomey-Calavi.

En effet, neuf membres d’une famille ont brûlé vifs dans cet incendie dû à l’essence de contrebande appelée communément «kpayô».
Selon les recoupements, il sonnait 00h30 quand un véhicule bâché a perdu le contrôle et a fini sa course dans une habitation dans laquelle, les membres de la famille victime qui dormaient, ont stocké des bidons d’essence de contrebande. Le choc a alors occasionné un incendie d’une rare violence qui a consumé tout sur son passage. Pendant plusieurs heures, les éléments des sapeurs pompiers, venus promptement n’ont pas pu maîtriser la furie des flammes qui ont en plus des personnes tuées, causé plusieurs dégâts matériels.

Jonas DETODJI (Stag)

Société 17 avr. 2015


Poursuivi pour meurtre (27e dossier):La cour condamne Achille Mèhoba à 8 ans de travaux forcés

Se penchant sur le 27e dossier inscrit à son rôle, la Cour d’assises de la Cour d’appel de Cotonou, a écouté, jeudi 9 avril dernier, Achille Mèhoba qui a poignardé son ami Prosper Koutodjo sur les mobiles de son geste criminel. La cour était présidée par Saturnin Avognon entouré de Malick Kossou et d’Euloge Akpo. Le ministère public était représenté par Badirou Lawani. Alain Kakpo avait tenu la plume de l’audience. Pour les jurés, Bernardin Narcisse Marcos, Jean Baptiste Danmado, Osséni Abiossè, Bouraïma Kotchégbé et Landry Akuesson ont siégé. Il y avait du côté de la défense Salomon K. Abou et Max d’Almeida.

«Ce jour-là, j’avais bu un peu d’alcool ; il m’a frappé plusieurs fois; j’ai pris un couteau mais je ne savais pas que cela allait le toucher à une partie vitale/mortelle». Voilà la réponse d’où sont parties toutes les autres questions et explications d’Achille Mèhoba sur les faits de meurtre dont il répondait devant la cour présidée par Saturnin Avognon.
La dispute entre lui et son ami Prosper Koutodjo s’est déroulée en deux phases, explique-t-il. La première à l’endroit où il lui a réclamé l’outil et où, ils prenaient la boisson et la deuxième non loin de là, explique Achille Mèhoba.
Cité pour éclairer la cour, le témoin Séraphin Sohoudji, technicien en électronique, un voisin du lieu où le drame est survenu, a déclaré être intervenu pour séparer deux personnes qui se bagarraient, faisant beaucoup de bruit. Il a confié qu’il ne les connaissait pas vraiment, mais que son attention avait été attirée par les bruits qui troublaient la quiétude des habitants du quartier. C’est lui qui portant assistance à la victime en sang, l’a transportée au CNHU avant que les médecins ne le déclarent déjà morte après le constat.
L’autre témoin, Mathias Koutodjo, grand frère de la victime a confié n’avoir pas assisté au drame, mais avoir été alerté suite au décès de son frère qui avait auparavant été poignardé.
Bernadette Agossou est la femme de la victime. Elle lui a fait un enfant, mais n’a pas non plus pu éclairer davantage la cour sur les circonstances du drame. C’est le résumé lu par le président Saturnin Avognon qui renseignera un peu plus sur les circonstances de survenance du crime.

Les faits

En effet, le nommé Achille Mèhoba est maçon de profession. Il a prêté, il y a environ quelques années, des instruments de travail à Prosper Koutodjo, un de ses collègues maçons qui les a gardés par devers lui. L’ayant perdu de vue pendant plusieurs années, il l’a rencontré fortuitement au quartier Sainte Cécile, le dimanche 4 février 2007. Achille Mèhoba lui a réclamé ses outils de travail, mais cela a entraîné une bagarre entre eux. Prosper Koutodjo aurait porté des coups de bâton à son ami Achille Mèhoba qui en retour, s’est saisi d’un couteau pour le poignarder au flanc gauche. Prosper est décédé sur le champ.
Achille Mèhoba, inculpé de meurtre, a reconnu les faits aussi bien à l’enquête préliminaire que devant le magistrat instructeur. L’enquête de moralité lui est favorable.
Le bulletin n°1 de son casier judiciaire ne porte mention d’aucune condamnation.

Aucun trouble mental

Le rapport d’expertise médico-psychologique et psychiatrique concernant Achille Mèhoba fait état de ce qu’au moment des faits, aucun trouble mental sans discernement des actes objectivables pouvant abolir le contrôle de ses actes, n’a été repéré. C’est donc la lecture de certaines pièces qui a permis d’en savoir davantage sur les circonstances du drame et d’ouvrir la voie pour le réquisitoire du ministère public.
Dans ses réquisitions, Badirou Lawani a souligné que juger un accusé est un attribut divin concédé aux humains. Rappelant les faits, il a déclaré qu’Achille Mèhoba et Prosper Koutodjo sont des amis, tous deux maçons à Cotonou. Le premier a prêté ses outils de travail au second qui ne les lui a pas retournés à temps. Leurs échanges, quand ils se sont revus, après un long moment ont dégénéré en une vive altercation, poursuit-il, qui a tourné au drame. Ainsi, pour lui, Achille Mèhoba a fait usage d’un couteau qui a occasionné une plaie hémorragique à la côte gauche qui a été fatal pour la victime. Des faits, selon lui, qui tombent sous le coup des articles 295 et 304 du Code pénal (élément légal). Ces faits sont-ils constitutifs de meurtre ?, s’interroge-t-il. Pour lui, l’homicide commis volontairement est qualifié de meurtre. C’est ce qu’on reproche à l’accusé, selon Badirou Lawani.

Quid de l’élément matériel ?

L’accusé a posé un acte bien déterminé, le geste criminel accompli sur la personne de Prosper Koutodjo. La commission d’un acte violent de nature à donner la mort ; l’acte d’homicide doit être matériel, a-t-il expliqué. Seuls des actes de violence physique sont à noter pour retenir l’existence de l’élément matériel ; il doit avoir ensuite le lien de causalité entre l’acte posé et la mort survenue. En l’espèce, relève Badirou Lawani, Achille Mèhoba s’est servi d’un couteau pour poignarder son ami. Le couteau n’a pas été retrouvé mais l’accusé a reconnu s’en être servi pour commettre l’homicide sur son ami.
Ses déclarations, poursuit le ministère public, ont été corroborées par Séraphin Sohoudji, l’un des témoins : le coup de poignard et le décès qui s’en est suivi. Prosper Koutodjo est décédé des suites des coups de poignard et l’accusé a parcouru plus de 200 m pour aller chercher le couteau.
L’élément intentionnel du meurtre suppose l’intention criminelle, expose Badirou Lawani. Et de poursuivre que l'accusé doit avoir eu la volonté de provoquer la mort de la victime. Ils ont été séparés, mais le fait d’avoir voulu aller chercher le couteau, suppose qu’il a fait l’option de la violence ; il avait bien conscience de son acte et l’a posé en toute connaissance de cause, retient-il. Le ministère public a confié que le couteau est un instrument dont on se sert pour couper ou perforer. Pour Badirou Lawani, il faut considérer aussi la partie qui a été choisie pour porter le coup. Il ne voulait nullement le blesser, mais il voulait le tuer, déduit-il. «Ils seront tentés d’invoquer à tort la légitime défense ou l’excuse de provocation, erreur ; c’est plutôt un acte bien réfléchi et bien mûri», relève-t-il.
Les enseignements recueillis sur l’accusé lui sont favorables et il n’était pas en état de démence au moment des faits, fait-il remarquer. Il est pénalement responsable et accessible à la sanction pénale, indique le ministère public.
La punition à lui infliger, selon Badirou Lawani, ne ramènera certes la victime à la vie. Le meurtre emportera la peine de mort aux termes de l’article 304 mais comme le Bénin a ratifié la Convention relative à l’abolition de ladite peine, il faut envisager une sanction plus douce.
Toutefois, retient Badirou Lawani, il peut bénéficier de circonstances atténuantes. «Je requiers de le reconnaître coupable de l’homicide volontaire commis sur la personne de Prosper Koutodjo et donc coupable de meurtre et le condamner à 15 ans de travaux forcés», clame-t-il. La défense ne l’entend pas de cette oreille.

Sublime humiliation

C’est Me Salomon K. Abou, qui a d’abord planché pour défendre Achille Mèhoba. « Il y a eu mort d’homme, je m’incline devant sa mémoire», expose-t-il avant de procéder à un bref rappel des faits. Selon sa relation, son client a prêté ses instruments de travail, se privant de l’opportunité de les utiliser pour gagner sa vie ; il est poursuivi pour meurtre. «Quand nous écoutons le ministère public, dès qu’il y a des coups portés et qu’il y a eu mort d’homme, c’est un meurtre ; mon client a porté des coups et la mort s’en est suivie», déclare Me Salomon K. Abou. Mais il précise que c’est un alcoolique. «Il a avoué qu’il avait déjà bu ; son raisonnement était altéré par l’effet de l’alcool», expose la défense avant de poursuivre que c’est une humiliation que de recevoir de l’alcool au visage devant une nouvelle conquête (une femme à côté). Il a porté des coups qui ont entraîné la mort sans intention de la donner, retient la défense.
Selon Me Salomon K. Abou, son client faisant le bon Samaritain est devant la cour aujourd’hui. Il n’a pas voulu donner la mort en portant les coups ; il a déjà passé 8 ans quelques mois, condamnez-le au temps déjà passé en détention préventive pour lui permettre de voir enfin le soleil.
Des observations ponctuées par Me Max d’Almeida, qui sont venues appuyer celles faites plus tôt par son confrère. Pour lui, il s’agit d’un malheureux accident pour lequel son client doit être condamné. Mais il relève que la victime aurait pu être Achille Mèhoba. Il a reçu une sublime humiliation devant sa femme (allusion à la boisson versée à la figure de l’accusé), relève la défense qui réitère que l’accusé n’avait aucune intention de donner la mort. «Je ne plaide ni la légitime défense encore moins l’excuse de provocation», a déclaré la défense qui reconnait qu’il y a eu de l’ingratitude de la part de son ami. C’est un garçon honnête, travailleur, souligne Me Max d’Almeida qui a demandé, pardon, clémence pour ce geste malheureux. «Que tous ceux qui sont ici apprennent à se maîtriser», enseigne-t-il à l’assistance.
La cour, après délibérations, l’a déclaré coupable d’avoir commis un homicide volontaire sur la personne de Prosper Koutodjo à l’aide d’une arme blanche. Une infraction prévue et punie par les articles 295 et 304 du Code pénal. Elle l’a donc condamné à la peine de 8 ans de travaux forcés et aux dépens et ordonne par la même occasion, la destruction des objets mis sous scellés.
Archille Méhoba rentre chez lui puisqu’il a déjà passé plus de huit ans en détention préventive.
Statuant sur les intérêts civils, la cour demande à Mathias Koutodjo, frère de la victime d’exprimer ses prétentions.
Pour le ministère public, il se pose un problème de représentation de la succession de Prosper Koutodjo.
La défense estime que le frère de la victime n’a pas juridiquement qualité pour venir représenter la succession.
Les parties civiles aviseront, selon le président, sur la base de l’arrêt de condamnation. Il y a des formalités à accomplir pour ensuite saisir la Cour d’assises pour éventuellement faire des demandes au nom du de cujus

Société 13 avr. 2015


Audience à la Cour constitutionnelle,Le litige domanial entre les populations de Ouidah abordé

Le président de la Cour constitutionnelle, Théodore Holo, a reçu en audience, vendredi 10 avril dernier, à son cabinet, plusieurs personnalités. En dehors des visites de courtoisie, le sujet relatif au litige domanial entre les populations de la commune de Ouidah et la collectivité Aho Glèlè René a été abordé.

L’ambassadeur de Turquie près le Bénin, Turgut Kural, le président du Cadre de concertation des Organisations de la société civile de la commune de Ouidah, Honorat Aguessy et le nouveau consul général du Bénin à Djeddah (Arabie Saoudite), Loya Mohamed Allassane, ont été reçus par le président de la Cour constitutionnelle dans la matinée du vendredi 10 avril dernier.
Des trois personnalités reçues, deux n’ont effectué que des visites de courtoisie : l’ambassadeur de la Turquie près le Bénin et le consul général du Bénin à Djeddah (Arabie Saoudite). Pour l’ambassadeur de la Turquie près le Bénin, Turgut Kural, il est tout à fait normal qu’il fasse une visite de courtoisie en début de son séjour d’ambassadeur afin de renforcer les liens qui existent entre les deux pays. Le nouveau consul général du Bénin à Djeddah, Loya Mohamed Allassane, est quant à lui, allé à la rencontre du président de la Cour constitutionnelle pour recevoir de lui des conseils qui pourraient l’aider à mener à bien sa mission. Il s’agit, entre autres, de l’organisation du Hadj, de la résolution des problèmes des Béninois vivant au quotidien en Arabie Saoudite.
La troisième personnalité reçue est le président du Cadre de concertation des organisations de la Société civile de la commune de Ouidah, le professeur Honorat Aguessy. Il a rencontré le président de la Cour constitutionnelle pour lui faire part de la situation traumatisante que vivent les populations de la commune de Ouidah. «Quand nous les responsables nous apprenons ce qui se passe en matière de terrain, nous ne pouvons pas laisser la situation se dégrader. Nous sommes donc venus traiter de cela avec le président de la Cour constitutionnelle pour qu’il nous aide à trouver des solutions et non qu’il tranche», a-t-il déclaré. Il a souhaité que l’aspect humain, prime sur les revendications sur le plan foncier où à l’en croire, il y a beaucoup de faux.

Actualités 13 avr. 2015


Pour tentative d’assassinat et incendie volontaire :Sossou Amessinko condamné à 10 ans de travaux forcés (26e dossier)

Les débats portant sur l’examen du 26e dossier inscrit au rôle de la Cour d’assises de la Cour d’appel de Cotonou se sont déroulés, mercredi 8 avril dernier. Ils ont été conduits par Michèle Odette Carrena-Adossou, présidente et dans le rôle d’assesseurs, Georges Toumatou et Célestine Bakpé. Les jurés titulaires avaient noms, Léopold Pascal Marcellin Bada, Dotou Désiré Gbedehessi, Mariette Ahouansou, Louise Olympiade Hounmènou et Léandre Alohou. Le ministère public était représenté par Honoré Alowakinnou et la mémoire de l’audience était tenue par Edouard Zavonon.

La jalousie et la vengeance ont largement plané sur les débats du 26e dossier de la Cour d’assises, mercredi dernier. Deux amis aiment la même femme et se la disputent au point où l’un d’eux en a voulu à l’autre et a incendié nuitamment la maison qui abritait son rival et son amante. Les faits se sont déroulés en 2008 à Agoué dans la commune de Grand-Popo.

Que s'est-il passé ?

En effet, Sossou Amessinko et Boni Amèkoudji vivant tous deux dans l’arrondissement d’Agoué (commune de Grand-Popo) courtisent la même femme, la nommée Adinsi Allowanou. Cette dernière a finalement porté son choix sur Boni Amèkoudji.
Mécontent et décidé à se venger des deux amoureux, Sossou Amessinko a, dans la nuit du 30 novembre au 1er décembre 2008, mis le feu à la case dans laquelle se trouvaient les deux fiancés et ceci à l’aide d’essence et d’allumettes qu’il a pris soin d’acheter à cette fin. Boni Amèkoudji et Adinsi Allowanou n’ont eu la vie sauve que grâce au secours porté par la population alertée.
Dans la même nuit, les amoureux Boni Amèkoudji et Adinsi Allowanou qui ont trouvé refuge dans une autre case, y ont été surpris une seconde fois par un incendie. Cette fois encore, la vigilance et la promptitude de la population ont permis de les sauver. Interpellé et inculpé de tentative d’assassinat et d’incendie volontaire, Sossou Amessinko reconnaît les faits même si à l’interrogatoire au fond, il nie être l’auteur du second incendie.
Le bulletin N°1 de son casier judiciaire ne porte mention d’aucune condamnation. L’enquête de moralité lui est plus ou moins favorable.

Sossou l'amoureux

A la barre, l’accusé Sossou Amessinko a reconnu les premiers faits d’incendie qui lui sont reprochés. Mais pour les 2es, il n’en reconnaît la responsabilité. Le feu aurait pu être propagé par le vent qui a soulevé la braise du foyer d’une vendeuse de pâte fermentée (communément appelée Konhoun) et l’a envoyé par mégarde sur ce toit. Pour lui, il était en amitié avec Adinsi Allowanou depuis environ deux mois et n’a nullement digéré que son amante qu’il déclare bien entretenir, s’accoquine avec son rival. Il a confié qu’il l’aime vraiment et qu’il pourvoit à tous ses besoins.
En ce qui le concerne, Boni Amèkoudji, l’amant de la femme, il ne se constitue pas partie civile. Pour lui, il y a eu deux semaines d’amitié entre la fille et lui. Il a confié que c’est lui qui rendait plutôt visite à Sossou Amessinko et non l’inverse. L’accusé ne le fréquentait pas.
La lecture des pièces du dossier a permis à la présidente de la cour, Michèle Odette Carrena-Adossou de donner la parole au ministère public pour ses réquisitions.

La vengeance, jalousie meurtrière

Pour Honoré Alowakinnou, citant André Malraux, «La vengeance est douce à tous les cœurs transis, il leur en faut une...». Sossou Amessinko, rappelle-t-il, a voulu se venger. Le voilà, a-t-il confié, devant votre cour. Tout est parti, selon lui, d’une aventure amoureuse qui a suscité une jalousie meurtrière. Pour lui, les deux rivaux vivaient à Ayiguinnou, arrondissement d'Agoué, commune de Grand-Popo. Le cœur d’Adinsi Allowanou battait beaucoup plus pour Boni Amèkoudji. Armé d’un bidon contenant de l’essence et d’une boîte d'allumettes, poursuit-il, il a mis le feu à leur demeure. Il reconnait vouloir leur faire du mal ; il dit vouloir leur occasionner des blessures. Lors de l’interrogatoire au fond, il a confirmé ses propos, rappelle le ministère public.
Pour le deuxième incendie, il déclare que le feu serait venu du foyer de la vendeuse de pâte fermentée (konhoun). L’accusé, selon Honoré Alowakinnou, a soigneusement préparé son crime. Il a choisi d’attenter à la vie de son ami et de celle de leur amante commune. Il y a eu des actes préparatoires, relève le ministère public. Il n’en veut pour preuve que l’essence et l’allumette soigneusement apprêtées, a souligné le ministère public. Il ne s’est pas arrêté là, reconnaît-il encore, car il est passé à l’acte en mettant le feu. Il savait que son rival était couché avec Adinsi Allowanou. Partant donc de ces éléments constants du dossier, Honoré Alowakinnou a déduit que le crime d’incendie est constitué. Et pour lui, l’accusé Sossou Amessinko savait que des gens étaient couchés et a décidé de commettre un homicide volontaire sur eux. Il y a donc tentative d’assassinat et l’infraction d’incendie est établie en tous ses éléments constitutifs.
Parce que le casier judiciaire de Sossou Amessinko est vierge et qu’il n’est pas en état de démence au moment des faits, le ministère public a retenu qu’il est bien accessible à la sanction pénale et a requis de le condamner à 15 ans de travaux forcés et aux dépens, et ce serait justice, a-t-il retenu.
Prenant le contre-pied des réquisitions, Me Magloire Yansunnou l’avocat de la défense a expliqué que son client est un homme ordinaire alors qu’on le décrit comme un monstre. Les hommes sont généralement très jaloux. Ainsi, tous les hommes nourrissent ce sentiment et il trouve que c’est normal. « Tous les hommes nourrissent cette haine ; les femmes ne savent pas », explique-t-il.
Comme tout homme normal qui aime, il ne supporte pas de voir son rival et celle qu'il aime, se coucher ensemble. Il a donc entrepris de faire ce qu’il a fait, justifie-t-il. A suivre Me Magloire Yansunnou, le feu se propage souvent vite dans ces milieux; c’est un endroit que je connais bien ; l’on ne peut pas partir du feu de la 2e case pour dire qu’il veut assassiner ; quand la case du voisin est en feu, vous avez intérêt à l’éteindre, rappelle-t-il. «On l’a battu, il a subi des sévices de sorte que lorsqu’il était libre, il a dit la vérité. Il n’y avait pas de préméditation ; il aurait pu empoisonner puisque celui-là était son ami ; il n’y a aucune préméditation», observe la défense pour qui le ministère public ne l’a pas démontré.
Par contre, il y a eu, selon lui, incendie volontaire, il y a eu passion; obnubilé et subjugué par la passion, il n’a pu se retenir. Il faut diminuer sa peine, suggère la défense. «C’est un homme ordinaire », relève Me Magloire Yansunnou. «Vous n’avez aucun intérêt à le maintenir en détention», fait-il observer avant d’ajouter qu’il a déjà fait 4 ans. «Un an en plus et ce serait bien pour la répression ; c’est un enfant unique, essayez de ne pas l’éloigner afin qu’il s’occupe de sa mère et ce serait justice», conseille l’avocat.
Après délibérations, la cour l’a reconnu coupable des infractions mises à sa charge et l’a condamné à 10 ans de travaux forcés. Il retourne donc en prison pour environ un peu plus de 4 ans.

Société 10 avr. 2015


Concours de recrutement de 1175 agents dans la Fonction publique:Délai de dépôt de candidature prorogé, le Mono-Couffo soulagé

Initialement prévue pour hier jeudi 9 avril, la clôture du dépôt des dossiers pour le compte du recrutement des 1175 agents permanents de l’Etat est reportée à ce jour vendredi 10 mars. Une situation qui soulage bien de postulants notamment ceux des départements du Mono et du Couffo.

Le délai du dépôt des dossiers pour le compte du concours de recrutement du 17 juin prochain dans la Fonction publique, est prolongé à ce jour vendredi 10 mars. Ainsi en a décidé le ministère du Travail et de la Fonction publique qui, ce faisant, offre une journée de plus aux candidats retardataires. C’est un report particulièrement salutaire pour les postulants des départements du Mono et du Couffo très intéressés par cette opportunité de servir l’Etat béninois. Aucun d’eux ne veut être du reste. Natifs de Dogbo, de Djakotomey, de Bopa ou des autres communes du Mono ou du Couffo, ils affluent de partout vers la direction départementale du Travail et de la Fonction publique sise à Lokossa. Jusqu’à hier jeudi 9 avril dans la soirée, la foule de porteurs de dossier grossissait sans cesse.

Cette affluence qui a commencé depuis mardi 7 avril dernier, a fini par déborder les capacités d’accueil du personnel de la direction départementale. La structure a dû faire appel aux agents de la police départementale qui sont encore sur les lieux, en vue de contenir des tentatives de trouble. A en croire la directrice départementale, Carine Kèkin Zannou, tous ses collaborateurs sont mobilisés et répartis dans sept postes en vue d’enregistrer les dossiers de candidature. « Ce dispositif fonctionne sans arrêt jusqu’aux environs de 21 heures avec le consentement spontané de mes collaborateurs depuis mardi », indique Carine Kèkin Zannou. L’engouement observé pour le compte du présent concours de recrutement est particulier selon la directrice départementale qui tente un bilan statistique à mi-chemin. Elle révèle que le gros lot des candidats est enregistré au niveau des catégories B et C, notamment pour les postes en lien avec les Douanes et les Impôts.

Société 10 avr. 2015


Tirage au sort des groupes de la CAN 2017:Le Bénin dans une situation ambiguë

En marge des travaux de sa 37è Assemblée générale ordinaire organisée à son siège au Caire en Egypte, le Comité exécutif de la Confédération africaine de football a procédé, hier mercredi 8 avril, au tirage au sort des poules pour les éliminatoires de la 31è édition de la CAN 2017. Ainsi, dans le groupe C, le Bénin devrait avoir comme adversaires le Mali, la Guinée Equatoriale et le Soudan du Sud. Une situation pour le moins ambigüe au regard de la décision prise, vendredi 27 mars dernier par le gouvernement de retirer l’agrément à la Fédération béninoise de football.

Le Bénin fait partie des pays dont la Confédération africaine de football (CAF) a procédé, hier mercredi 8 avril à son siège au Caire, au tirage dans les 13 groupes ouverts à l’occasion des éliminatoires de la prochaine CAN. Il devrait évoluer aux côtés du Mali, de la Guinée Equatoriale et du Soudan du Sud. Mais malheureusement, avec le retrait de l’agrément décidé par le ministère des Sports, il y a quelques jours, le Bénin ne dispose plus désormais d’une fédération de football. Laquelle, faisant partie de leurs associations nationales membres, demeure représentative devant la CAF et la FIFA. Du coup, les Ecureuils ne pourront plus participer à la compétition, si tant est que le ministère a fait cette option. Il devrait, comme c’est déjà le cas à Bassila avec les centres de formation et à Lokossa où a lieu les jeux universitaires, se contenter de jouer à la maison.
Avec ce retrait d’agrément à la fédération, le Bénin aura donc choisi de jeter le manche, sans avoir donné la cognée. Laissant le champ libre au Mali, à la Guinée Equatoriale et au Soudan du Sud de disputer la seule place qualificative ou restreignant dans une certaine mesure, leurs chances de prendre l’une des deux meilleures places de deuxième des 13 groupes qui seront en jeu.

Le tirage au sort complet :

Groupe A : Tunisie, Togo, Liberia, Djibouti
Groupe B : RD Congo, Angola, Centrafrique, Madagascar
Groupe C : Mali, Guinée Equatoriale, Bénin, Soudan du Sud
Groupe D : Burkina Faso, Ouganda, Botswana, Comores
Groupe E : Zambie, Congo, Kenya, Guinée Bissau
Groupe F : Cap Vert, Maroc, Libye, Sao Tomé
Groupe G : Nigeria, Egypte, Tanzanie, Tchad
Groupe H : Ghana, Mozambique, Rwanda, Île Maurice
Groupe I : Côte d’Ivoire, Soudan, Sierra Leone, Gabon
Groupe J : Algérie, Ethiopie, Lesotho, Seychelles
Groupe K : Senegal, Niger, Namibie, Burundi
Groupe L : Guinée, Malawi, Zimbabwe, Swaziland
Groupe M : Cameroun, Afrique du Sud, Gambie, Mauritanie

Sports 09 avr. 2015


215 - 220