La Nation Bénin...
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L’antenne béninoise du Réseau ouest-africain pour l’édification de la paix WANEP-Bénin a organisé, vendredi 19 juin dernier à Bohicon, un atelier départemental d’échanges avec les acteurs locaux sur le droit d’accès à l’information publique au Bénin. Cette rencontre était destinée aux responsables d’ONG, aux responsables municipaux et autres acteurs des médias.
Au Bénin, le droit d'accès à l'information publique, bien qu'il soit consacré par la Constitution, peine à être effectif. Face à ce constat, une coalition nationale du droit d'accès à l'information composée de personnalités de la Société civile, d'hommes des médias et d'acteurs politiques, toutes tendances confondues, œuvre pour l'effectivité du droit d'accès à l'information publique. Au plan législatif, une proposition de loi portant droit d'accès aux informations publiques a été déposée au Parlement, depuis décembre 2014. Elle complète et améliore les quelques dispositions y relatives contenues dans le Code de l'information et de la communication voté en janvier dernier par le Parlement et promulgué en mars.
C’est donc pour contribuer au plaidoyer en faveur d'une loi spécifique sur le droit d'accès à l'information publique que WANEP-Bénin a initié début juin un atelier "d'échange sur le droit d'accès à l'information publique au Bénin". A l'issue de cet atelier national de Cotonou, les participants ont formulé la recommandation de sa réédition à l’intérieur du pays au niveau départemental. Ledit atelier vise à échanger avec les acteurs à la base, sur le droit d'accès à l'information publique au Bénin
Il s'agissait d'une journée d'échanges avec les acteurs de la Société civile, les autorités concernées et les médias autour des objectifs que sont, entre autres, informer les citoyens, les acteurs sociaux politiques et les médias communautaires à travers une clarification conceptuelle assortie des fondements juridiques et de l'utilité du droit d'accès à l'information publique au Bénin. Et, de faire un état des lieux après l'avènement du Code de l'information et de la communication pour ressortir les grands défis. Puis, de définir des stratégies locales et de mobiliser les participants en vue d'un plaidoyer pour l'effectivité du droit d'accès à l'information.
A l’ouverture des travaux de cet atelier, le secrétaire général de WANEP-Bénin, Parfait Hankan, en plantant le décor, a fait observer que le droit à l'information, à l'instar de la plupart des notions juridiques renvoyant à des valeurs fondamentales, est susceptible d'une pluralité de sens. Ainsi donc, l'une des plus importantes mises en œuvre du droit à l'information est la mise en place de lois garantissant l'accès aux documents des organismes publics. L'information étant l'oxygène de la démocratie, elle est la clé du savoir, la clé du progrès, la clé de la réussite quand c’est la bonne information. Laquelle permet de prendre les bonnes décisions, précise Parfait Hankan, avant de conclure que "la libération de l'information et notamment de l'information publique s'impose de plus en plus aux pays en quête de progrès durable car, elle contribuera à l'avènement de la bonne gouvernance des affaires publiques et en conséquence à mieux-être pour la société".

L’antenne béninoise du Réseau ouest-africain pour l’édification de la paix WANEP-Bénin a organisé, vendredi 19 juin dernier à Bohicon, un atelier départemental d’échanges avec les acteurs locaux sur le droit d’accès à l’information publique au Bénin. Cette rencontre était destinée aux responsables d’ONG, aux responsables municipaux et autres acteurs des médias.
Au Bénin, le droit d'accès à l'information publique, bien qu'il soit consacré par la Constitution, peine à être effectif. Face à ce constat, une coalition nationale du droit d'accès à l'information composée de personnalités de la Société civile, d'hommes des médias et d'acteurs politiques, toutes tendances confondues, œuvre pour l'effectivité du droit d'accès à l'information publique. Au plan législatif, une proposition de loi portant droit d'accès aux informations publiques a été déposée au Parlement, depuis décembre 2014. Elle complète et améliore les quelques dispositions y relatives contenues dans le Code de l'information et de la communication voté en janvier dernier par le Parlement et promulgué en mars.
C’est donc pour contribuer au plaidoyer en faveur d'une loi spécifique sur le droit d'accès à l'information publique que WANEP-Bénin a initié début juin un atelier "d'échange sur le droit d'accès à l'information publique au Bénin". A l'issue de cet atelier national de Cotonou, les participants ont formulé la recommandation de sa réédition à l’intérieur du pays au niveau départemental. Ledit atelier vise à échanger avec les acteurs à la base, sur le droit d'accès à l'information publique au Bénin
Il s'agissait d'une journée d'échanges avec les acteurs de la Société civile, les autorités concernées et les médias autour des objectifs que sont, entre autres, informer les citoyens, les acteurs sociaux politiques et les médias communautaires à travers une clarification conceptuelle assortie des fondements juridiques et de l'utilité du droit d'accès à l'information publique au Bénin. Et, de faire un état des lieux après l'avènement du Code de l'information et de la communication pour ressortir les grands défis. Puis, de définir des stratégies locales et de mobiliser les participants en vue d'un plaidoyer pour l'effectivité du droit d'accès à l'information.
A l’ouverture des travaux de cet atelier, le secrétaire général de WANEP-Bénin, Parfait Hankan, en plantant le décor, a fait observer que le droit à l'information, à l'instar de la plupart des notions juridiques renvoyant à des valeurs fondamentales, est susceptible d'une pluralité de sens. Ainsi donc, l'une des plus importantes mises en œuvre du droit à l'information est la mise en place de lois garantissant l'accès aux documents des organismes publics. L'information étant l'oxygène de la démocratie, elle est la clé du savoir, la clé du progrès, la clé de la réussite quand c’est la bonne information. Laquelle permet de prendre les bonnes décisions, précise Parfait Hankan, avant de conclure que "la libération de l'information et notamment de l'information publique s'impose de plus en plus aux pays en quête de progrès durable car, elle contribuera à l'avènement de la bonne gouvernance des affaires publiques et en conséquence à mieux-être pour la société".

Dès ce matin, 6 568 candidats affrontent dans 12 centres, les épreuves écrites de l’examen du Brevet de technicien supérieur session de 2015 dans 24 filières. A cette occasion, le vice-premier ministre chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, François Adébayo Abiola a lancé, vendredi 19 juin dernier, un appel aux candidats, à leurs parents et à leurs enseignants.
L’examen du Brevet de technicien supérieur session de 2015 démarre à partir de 8 heures ce matin. 6 568 candidats composent dans 12 centres sur toute l’étendue du territoire national dans 24 filières. Les candidats des filières ‘’Maintenance automobile’’ et ‘’Maintenance d’engins des travaux publics et de manutention’’ vont composer pour la première fois cette année.
Pour le professeur Fançois Adébayo Abiola, cette diversité de filières, est le fruit des efforts du gouvernement afin que les offres de formation répondent aux besoins du monde du travail et aux attentes professionnelles des jeunes. Il a rassuré les candidats et les a invités à la sérénité. «Vous n’êtes pas à votre première expérience en matière d’examen. Vos deux années de formation vous ont préparés aux différentes épreuves qui vous sont présentées. Lisez-les attentivement et produisez d’excellentes copies. La réussite est au bout de l’effort », a lancé le professeur Abiola aux candidats. Compte tenu des fortes pluies qui s’abattent sur le Bénin et les inondations qui ont cours un peu partout sur tout le territoire national, le vice-premier ministre chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a demandé aux 6 568 candidats au Brevet de technicien supérieur 2015 de rester vigilants. «Prenez les dispositions utiles contre les intempéries en cette saison de pluies qui s’est installée», a-t-il conseillé.
Il a profité de l’occasion pour dire ses remerciements aux enseignants pour l'année académique 2015 apaisée qui s'achève. «Soyez à la hauteur de la tâche attendue de vous. Ne laissez aucune occasion aux tricheurs qui vont tenter de vous endormir par toutes les méthodes qu’ils mettront en œuvre pour tester votre vigilance», a-t-il dit aux enseignants.
Il n’a pas manqué d’inviter les parents à soutenir moralement et physiquement leurs enfants. «Accompagnez vos enfants par votre soutien. Evitez-leur les veillées tardives pouvant occasionner des retards dans les centres de composition», leur a-t-il dit.
L’examen du Brevet de technicien supérieur session de 2015 sera lancé ce jour, lundi 22 juin au Collège catholique Père Aupiais de Cotonou.

Les candidats de la liste du Parti du renouveau démocratique dans la municipalité de Porto-Novo semblent avoir une longueur d’avance sur leurs challengers. Ils sont les seuls actuellement sur le terrain à battre campagne de façon sérieuse et déterminante. Les cinq autres listes en lice dans la commune se font désirer.
Après leur conférence de presse de lancement officiel de campagne électorale jeudi 18 juin dernier, les candidats de la liste du Parti du renouveau démocratique (PRD) sont sur le terrain. Ils ont quadrillé les cinq arrondissements de la municipalité de Porto-Novo où au total 33 sièges en jeu. Les candidats PRD sont pratiquement les seuls visibles, du moins pour l’instant, sur le terrain depuis le démarrage officiel le 17 juin dernier de la campagne électorale en vue des élections communales, municipales et locales. C’est comme s'ils règnent en terrain conquis devançant de très loin les cinq autres listes dont les FCBE, l’UN, FDU, Résoato et l’ANG. Par exemple dans le 4è arrondissement de Porto-Novo avec huit sièges à pourvoir, les candidats de la liste PRD conduits par le docteur François Ahlonsou ont bravé la grande pluie du samedi dernier pour aller à l’assaut des électeurs. Ils ont parcouru plusieurs quartiers de l’arrondissement dont Gbodjè et Gbédjromédé pour passer leur message aux électeurs qui sont aussi sortis massivement les écouter malgré la pluie qui s’abattait sur la ville. Et le message de l’équipe de campagne à chacune de ses étapes était clair: le visage de Porto-Novo doit changer, la ville doit mériter dignement son statut de Capitale du Bénin. Les candidats de la liste PRD ont dévoilé aux populations des localités sillonnées la vision de leur parti pour les cinq prochaines années pour la ville de Porto-Novo. Une vision qu’ils ont retracée dans leur document qu’ils ont dénommé « Mon livret de campagne».
Le docteur François Ahlonsou et sa suite ont invité les électeurs à voter massivement pour leur liste afin de permettre au PRD d’asseoir son programme de société pour l’amorce d’un réel développement de Porto-Novo. Mieux, les candidats PRD trouvent que c’est un défi pour les populations de Porto-Novo de porter davantage en triomphe le parti de Me Adrien Houngbédji. Avec l’élection de ce dernier comme président de l’Assemblée nationale, cette victoire relance le PRD sur l’échiquier politique national. Le parti a le vent en poupe pour gagner le pouvoir d’Etat, a souligné aux électeurs le docteur François Ahlonsou. Lui et sa suite n’ont pas manqué de sensibiliser les électeurs sur le double vote du dimanche 28 juin prochain. Il y aura dans chaque bureau de vote deux urnes, l’une pour les élections communales et l’autre pour les locales. Ils ont invité les électeurs à sécuriser leur vote. Il faut qu’ils veillent à cet effet sur leurs urnes depuis le bureau de vote jusqu’à leur acheminement au siège de la Commission électorale nationale autonome (CENA) pour éviter leur substitution par des fraudeurs tapis dans l’ombre, alerte l’équipe de campagne.
Politique 21 juin 2015

Du 24 au 27 juin prochain, l’Académie Darboux de Cotonou abritera pour une seconde fois successivement, la 18è édition du tournoi de l’Espoir. C’est une initiative de la Fédération béninoise de tennis.
Plus d’une soixantaine de jeunes tennismen sont attendus dans quelques jours à l’Académie Darboux pour prendre part au tournoi de l’espoir. Il est destiné, selon les organisateurs, aux jeunes de douze ans et moins et à ceux de la catégorie des dix-huit ans et moins.
Selon le secrétaire général de la Fédération béninoise de tennis, Bernadin Codjo, la prochaine édition sera la première d’une série de tournois et compétitions que la Fédération entend organiser dans le but de permettre à la fine fleur du tennis béninois de s’aguerrir aux fins de mieux aborder le circuit junior des 18 ans et moins de l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Une compétition dont la première étape aura lieu à Cotonou du 1er au 6 septembre prochain et la seconde étape à Lomé au Togo, du 8 au 13 septembre.
S’agissant du tournoi de l’Espoir, le tenant du titre chez les 18 ans et moins a pour nom, Stanislas Ekèmon. Au niveau des 12 ans et moins chez les garçons, c’est Sodick Noudogbessi qui détient le titre. Dans la même catégorie et chez les filles, la détentrice a nom Frida Houngbo.
Sabin LOUMEDJINON
Sports 21 juin 2015

Le président de la République s’est rendu, vendredi 19 juin dernier, au siège de la Caisse autonome d’amortissement à Cotonou. Le fonctionnement de la structure révèle que le Bénin reste un bon élève en matière de remboursement de la dette extérieure.
S’il y a un domaine où le Bénin excelle depuis des années, c’est la gestion prudente de sa dette publique. Le président de la République en a encore fait le constat vendredi dernier lors de sa visite à la Caisse autonome d’amortissement (CAA). «L’encours de la dette publique du Bénin se situe à 35% du Produit intérieur brut (PIB) contre 50% dans l’UEMOA. C’est suffisamment faible pour lui donner les marges de manœuvre pour financer les infrastructures. Si vous comparez avec les pays de la zone Euro qui sont autour de 100%, il faut savoir que la marge est substantielle», a indiqué Mohamed Gado, directeur général de la CAA. L’encours total de la dette publique du pays est estimé à 1632 milliards francs CFA. La dette intérieure fait 557 milliards CFA environ et la dette extérieure 1065 milliards de F CFA.
Le plafond d’endettement requis, selon les critères de convergence de l’UEMOA, est de 70% du PIB. Le Bénin dispose donc suffisamment de marge pour lever des fonds pour financer son développement. Si d’ailleurs le pays est passé d’un taux d’endettement de 25 à 35%, estime le directeur général de la CAA, cela s’explique par les fonds mobilisés récemment par le gouvernement pour financer certains projets tels que l’achat des lampadaires pour l’éclairage public, le bitumage de certains axes routiers comme Djérègbé-Dja-Owodé, Savalou-Tchetti-frontière du Togo, Parakou-Djougou ou encore Comé-Lokossa. «La situation de notre endettement public est sous contrôle. Nous avons fait avec le chef de l’Etat une revue de portefeuille de tous les partenaires techniques et financiers et il est ressorti que partout où les goulots ont été identifiés que des diligences devront être mises en œuvre pour les lever immédiatement», souligne Mohamed Gado.
Darius Sacca Zimé, chef Service Amortissement de la dette publique renchérit que la CAA rembourse à bonne date les échéances. «A ce jour, le Bénin n’enregistre aucun arriéré de paiement. Au 31 mai dernier, le total des remboursements est de plus de 19 milliards de francs CFA, dont 17 milliards F CFA pour la dette extérieure et 2 milliards pour la dette intérieure gérée par la CAA », informe-t-il.
Accélérer les projets de la Table ronde !
Un an après la tenue de la Table ronde de Paris sur le développement du Bénin, le chef de l’Etat a voulu faire le point des engagements souscrits par les partenaires. Le total de ces engagements était estimé à 12 milliards de dollars, soit 6000 milliards de francs CFA. Actuellement, environ 2000 milliards de francs CFA sont confirmés, informe-t-il. Cependant, le décaissement de ces ressources traine du fait de la lourdeur administrative, la lenteur dans le traitement des dossiers de ratification soumis au Parlement, des avis juridiques de la Cour suprême ainsi que la procédure parfois complexe des partenaires financiers. «Notre administration doit changer de comportement afin que ces ressources soient vite mobilisées. Nous devons faire en sorte que l’écart entre les engagements et les décaissements se réduise », plaide Boni Yayi qui espère que la nomination au poste de Premier ministre de Lionel Zinsou, l’un des acteurs clé de la Table ronde, va donner une nouvelle impulsion aux divers projets défendus en juin 2014 sur les bords de la Seine. G.A

Le nouveau gouvernement du président de la République a tenu, samedi 20 juin dernier, son tout nouveau Conseil des ministres. Il ressort de cette réunion des annonces fortes dont celle de la dissolution de l’Inspection générale d’Etat.
Il s’agit d’une décision forte du tout nouveau gouvernement du président de la République. Boni Yayi en personne a annoncé, lors du Conseil des ministres inaugural samedi dernier, la dissolution de l’Inspection générale d’Etat (IGE). «Cet organe sera remplacé par un autre qui disposera d’une autonomie financière, d’une indépendance pour la réalisation de sa mission. C’est une seconde génération d’IGE que nous voulons lancer», souligne le chef de l’Etat en Conseil. Boni Yayi annonce également la réalisation d’un audit des activités de tous les délégués de contrôle financier et des comptables publics. Il exhorte aussi l’ensemble du secteur de la justice à se joindre au gouvernement pour mener une lutte implacable contre l’impunité «Il nous faut une justice totalement neutre et républicaine. Nous devons ajuster les choses. Il vaut mieux prendre des mesures douloureuses aujourd’hui et qui consolide l’unité nationale demain», martèle-t-il.
Ces décisions plantent en réalité le décor de la nouvelle orientation des actions du gouvernement qui, aux dires du chef de l’Etat, seront centrées sur la lutte contre la corruption. «Chacun doit donner le bon exemple et nous devons revoir nos mentalités. Nous devons affiner la lutte contre la corruption, sans laquelle il ne peut jamais avoir de réduction de la pauvreté», souligne-t-il.
Le président de la République se dit particulièrement préoccupé par le scandale du PPEA au sujet duquel il rassure les partenaires hollandais que les auteurs et complices de détournement seront traduits devant la justice, dès que l’audit commandité par le gouvernement va rendre son rapport.
Le chef de l’Etat est revenu sur d’autres défis que son gouvernement entend relever, en l’occurrence la question des infrastructures, de l’emploi des jeunes et l’amélioration du climat des affaires. S’agissant de l’environnement des affaires, il indique que le gouvernement fera le nécessaire afin que le projet de loi sur le partenariat public-privé comme mode de financement des infrastructures soit adopté par le Parlement.
Déclaration des biens !
La lecture de la charte et la signature de la charte de fonctionnement du gouvernement constituent souvent l’un des temps forts du Conseil des ministres. Cette charte établie depuis 2006 instruit l’ensemble du gouvernement à respecter scrupuleusement les dix prescriptions qui la gouvernent. Il s’agit de la primauté de l’intérêt général, la responsabilité, l’intégrité, l’équité, la solidarité, la transparence, l’ouverture d’esprit, la civilité et la reddition des comptes.
En faisant son commentaire sur ce document, Boni Yayi a demandé à ses ministres de faire, dans les délais prescrits par la Constitution, leur déclaration de biens. «Nous devons d’ailleurs demander à l’autorité de lutte contre la corruption de rendre publique la liste des ministres sortants qui n’ont pas fait de déclaration de bien à leur sortie du gouvernement », affirme-t-il, insistant que l’exemple de bonne gouvernance doit d’abord venir des gouvernants eux-mêmes.
Le Premier ministre, Lionel Zinsou a exprimé sa gratitude et celle de ses collègues pour la confiance que le chef de l’Etat a placée en eux. Les propos de Boni Yayi, souligne-t-il, véhiculent des messages forts touchant l’action gouvernementale, ses principes républicains, la lutte contre la corruption, la qualité de la gouvernance, la transparence et la reddition des comptes. « Nous agirons avec l’idée que la bonne manière de servir nos compatriotes et la mère patrie, c’est d’être fidèle à ses institutions, à la Constitution, aux orientations que vous donnez en tant que président de la République. Nous sommes à l’écoute de la population, des problèmes les plus quotidiens des Béninois », soutient-t-il. Et de conclure: «Un atout fondamental de notre pays pour réussir en matière économique, sociale, pour régler les problèmes d’emploi et de vie quotidienne, c’est d’être une République. Vous avez insisté sur la République qui respecte ses principes fondamentaux et les principes généraux du droit. C’est un message que nous écoutons tous avec humilité devant vous et devant nos compatriotes pour les servir ».

L’Alliance Soleil va à la conquête de la mairie de Parakou. A la faveur d’une rencontre avec la presse au lancement de la campagne pour les élections communales, municipales et locales, le candidat tête de liste de cette formation dans le 3e arrondissement de Parakou, Charles Toko, a dévoilé ses ambitions pour la cité de Kobourou.
«Je suis né ici. J’ai étudié ici. Je ne connais qu’ici...Je ne connais pas une autre ville. Par conséquent, je suis qualifié pour participer à cette course», a d’abord souligné le journaliste et homme d’affaires pour justifier sa candidature dans la ville de Parakou. Il estime même avoir plus que tous ses challengers le profil idéal. «Je défie tous ceux qui se disent candidats...On va commencer par le CV (curriculum vitae) pour voir qui est qualifié. Chacun va dire ce qu’il a fait dans sa vie», argue Charles Toko. Il ne cache pas ses ambitions de briguer le principal fauteuil de l’hôtel de ville. Pour convaincre les potentiels électeurs, il s’attaque notamment au bilan de l’équipe municipale sortante. « Parakou a assez souffert ces dix dernières années...C’est triste. Parakou est la seule commune qui n’a pratiquement rien profité des 10 ans du gouvernement en place, à part les logements sociaux que personne ne veut habiter ; même pas un étudiant», s’indigne-t-il. Entre autres communes ayant fait un bond qualitatif, le conférencier cite Ouinhi, Natitingou et surtout Bohicon. «Bohicon qui ne fait pas la moitié de Parakou, le maire a transformé en 10 ans la ville sur tous les plans, et avant que Parakou ne rattrape Bohicon, il faut compter 20 ans. Nous serons obligés d’imiter Bohicon et même ainsi, nous serons en retard parce qu’un singe qui imite un autre est toujours en retard d’un geste », ajoute Charles Toko.
Mais avant d’accéder à la mairie, il devra batailler dur pour être d’abord élu conseiller tout en espérant que sa formation politique, l’Alliance Soleil, obtienne le maximum de conseillers sur les 25 postes à pourvoir, dans un contexte où les Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE), l’Alliance pour un Bénin triomphant (ABT), l’Alliance pour une nouvelle gouvernance (ANG) de Parakou, la Renaissance du Bénin et les autres formations politiques en lice, s’avèrent des concurrents de taille.
Le jeûne et le Bac plombent la campagne électorale
Après deux jours de campagne en vue des élections communales, municipales et locales prévues pour le 28 juin prochain, la fièvre électorale n’a pas encore emballé les Parakois. Pas de grandes affiches ni de banderoles aux grands carrefours ou dans les espaces autorisés en dehors de quelques rares affichettes collées par endroits ou des inscriptions indiquant les sièges des formations en lice. Pas de meetings géants non plus pour le moment, encore moins de panneaux géants à l’effigie des partis ou alliances et des candidats. Les quartiers généraux de la dizaine de formations politiques en compétition à Parakou connaissent peu d’affluence, s’ils ne sont pas carrément fermés. En fait, le lancement de la campagne électorale coïncide avec les compositions des épreuves écrites du Baccalauréat et le démarrage du jeûne ramadan. Ce sont ces deux événements qui visiblement plombent les opérations de charme envers les potentiels électeurs, si l’on sait que les élèves constituent une frange importante de l’électorat et que Parakou a une forte implémentation islamique. La campagne se résume essentiellement pour le moment à quelques sorties médiatiques pour la présentation des candidats pour certaines listes, l’enregistrement et la diffusion de messages radio et des débats entre challengers sur la mobilisation des ressources, l’accès aux services sociaux de base et autres questions de développement local. L’on espère que l’ambiance morose laissera place à une effervescence dès ce week-end avec des caravanes sonorisées, des meetings et des affichages divers comme on en a l’habitude.
Politique 20 juin 2015

Commencée depuis samedi 30 mai dernier en Nouvelle-Zélande, la 20è édition de la Coupe du monde U-20 de la FIFA connaîtra son épilogue demain, samedi 20 juin, avec la finale qui mettra aux prises le Brésil et la Serbie au North Harbour stadium d’Auckland. A cette occasion, le Bénin, sans avoir participé à la compétition, sera également honoré à travers un de ses fils.
Alors que son football est en proie à des balbutiements parce que le président de la Fédération, Augustin Ahouanvoébla, à la tête d’un Comité exécutif complètement en lambeau, n’a pas su gérer l’héritage à lui laissé, le Bénin s’apprête à rentrer une nouvelle fois dans l’histoire demain samedi. Ce sera à la faveur de la finale de la 20è édition de la Coupe du monde de la FIFA, Nouvelle-Zélande 2015, qui opposera le Brésil à la Serbie.
En effet, c’est sur la personne du président Moucharafou Anjorin, membre du Comité exécutif de la CAF et membre de la commission des compétitions de catégories d’âges au niveau de la FIFA, que le choix a été porté pour être le commissaire de ce match qui permettra de connaître le grand vainqueur de l’épreuve. Plus qu’une première, c’est tout à l’honneur de tout le continent africain et surtout du Bénin qui, bien que sa sélection nationale soit absente à cette compétition, est d’ores et déjà assuré d’une médaille toute en or. Que l’administration d’une rencontre à ce niveau d’une compétition telle la Coupe du Monde U-20, soit confiée à un Béninois, ce n’était pas évident. Le président Moucharafou Anjorin tient certainement sa désignation de la maîtrise dont il a fait montre jusque-là, en tant que commissaire au match au cours de la compétition. Il était déjà sur le match des huitièmes de finale entre la Seleçàozinha du Brésil et l’Uruguay le 11 juin dernier au Yarrow stadium à New Plymouth.
La Serbie, une des équipes surprises
Il y a lieu d’espérer que Moucharafou Anjorin saura, une nouvelle fois, se montrer à la hauteur de la mission qui lui a été confiée.
Participant au Mondial des 20 ans pour la première fois depuis 1987, la Serbie, une des équipes surprises de Nouvelle-Zélande 2015, se retrouve en finale, après avoir éliminé les Aiglons du Mali au stade des demi-finales (2-1) au cours des prolongations. Les poulains de Veljko Paunovic affrontent le quintuple lauréat de l’épreuve, le Brésil qui, pour se qualifier à cette finale, a fait exploser le Sénégal (5-0). Déjà titré à cinq reprises à ce tournoi de la Coupe du Monde U-20, le Brésil entraîné aujourd’hui par Mario Rogério Reis Micale, cherche une sixième couronne pour rejoindre l'Argentine au palmarès.
Outre son commissaire au match qui sera le Béninois Moucharafou Anjorin, cette finale aura pour arbitre, Fahad Al Mirdasi de l’Arabie Saoudite, comme 1er arbitre assistant, Abdulah Alshalwai, toujours de l’Arabie Saoudite, 2è arbitre assistant, Al Amri Abu Bakar de l’Oman et 4è arbitre, Matt Conger de la Nouvelle-Zélande.
La petite finale ou le match pour la 3è place opposera un peu plus tôt, toujours sur les mêmes installations d’Auckland, les Aiglons du Mali aux Lionceaux du Sénégal. Certes, ces deux sélections africaines ont échoué aux portes de l’exploit, mais peuvent être fières du parcours qu’elles ont réalisé.

Deux jours après le lancement de la campagne électorale pour le compte des élections municipales, communales et locales du 28 juin prochain la ville de Cotonou ne prend pas encore le pli de l’opération de séduction à l’endroit de l’électorat. Lesdites opérations se déroulent pour l’heure sans tambour ni trompette.
C'est parti depuis mercredi 17 juin dernier pour la campagne électorale entrant dans le cadre des élections municipales, communales et locales du 28 juin prochain. C’est le début d’une effervescence politique pour les quatorze partis ou alliances de partis en lice pour le compte de cette compétition électorale à Cotonou. Mais pour l’heure, les différentes formations politiques sont quasiment absentes sur le terrain pour des opérations de charme à l’endroit des populations. Aucun rassemblement politique, aucune caravane, aucune forme de démarchage des voix n’est visible. Tout est fade et désert. Au niveau des états- majors des partis ou alliances de partis tels que, l’Union fait la Nation (UN), le Parti du Renouveau démocratique (PRD), Réseau Atao (RESOATAO), les Forces Cauris pour un Bénin émergent (FCBE), l’ambiance contraste bien avec l’évènement. Aucun dispositif n’est mis en place pour annoncer le scrutin. Les quartiers généraux des partis ou alliances de partis sont également difficiles à identifier.
A part les affiches qui renseignent sur l’imminence du scrutin, c’est le calme plat au niveau des états-majors. Hier, jeudi 18 juin, aux 1er, 4è, 8è et 12è arrondissements de Cotonou, aucun mouvement n’est encore visible sur le terrain. Toutefois, Cotonou s’approprie un nouveau look, grâce aux affiches posées aux grands carrefours et aux places publiques de la ville. Au deuxième jour, après le lancement de la campagne, la capitale économique a changé de décor au coin de ses principales artères. Les affichettes et autres panneaux ne passent également pas inaperçus dans les rues. Les affiches des partis ‘’Parti républicain pour une alternative démocratique (PRAD) et RB-RP se disputent les places à côté des FCBE, du PRD, de l’UN et du RESOATAO. Les signes distinctifs des autres partis ne s’observent pas. C’est une grande discrétion qui se joue sur le terrain, mais les messages des candidats gardent leur teneur.
Pendant que RB-RP prônent la solidarité, une nouvelle dynamique et la modernité pour Cotonou, le PRD veut travailler pour le respect des lois sur la décentralisation et la reconstruction d’une nouvelle Nation. Dans le même temps, le PRAD se veut être l’espoir de toute une jeunesse et le RESOATAO veut agir pour le développement de la ville de Cotonou. L’UN avec en tête Candide Azannaï semble s’attaquer à ces challengers et se propose de passer Cotonou enfin dans une nouvelle classe avec son message ‘’passons maintenant au CP : Cotonou Propre’’. La gent féminine semble avoir plus de chance avec les FCBE qui promettent de s’engager pour leur autonomisation et émancipation.
Dans l’ensemble, les actions de terrain se jouent notamment avec les affiches, affichettes et autres panneaux. La discrétion et la proximité semblent être les critères de choix pour convaincre l’électorat. Mais les différents colistiers ont encore une semaine pour se décider. On espère une ambiance électorale plus forte dans les tout prochains jours.
