La Nation Bénin...
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Le président de la République a reçu en audience, samedi 21 mars dernier, le ministre d'Etat congolais Aimé-Emmanuel Yoka. Il a été essentiellement question de la coopération bilatérale entre le Bénin et le Congo.
«Les relations d'amitié et de coopération entre le Bénin et le Congo sont très vieilles, mais toujours fraîches, de plus en plus portées par les liens fraternels qui unissent les présidents des deux pays», a indiqué , Aimé-Emmanuel Yoka, ministre d'Etat congolais Garde des Sceaux, chargé de la Justice et des Droits humains, «Nous avons fait un bref inventaire de ces relations sur tous les plans, et réfléchi sur les voies et moyens pour les promouvoir et les diversifier autant que faire se peut, d'autant qu'il y a une importante colonie congolaise au Bénin et vice-versa» affirme-t-il. Pour l'émissaire du président Denis Sassou Nguesso, il est de la responsabilité des dirigeants des deux pays de faire en sorte que ces communautés soient totalement intégrées et se sentent comme chez elles dans leur pays d'accueil respectif.
Le président de la République a également échangé avec son ministre en charge de l'Urbanisme, Christian Sossouhounto, en compagnie des responsables des agences de maîtrise d'ouvrage délégué que sont l'AGETUR, l'AGETIP, et la SERHAU. D’abord, il a été question de l'état d'avancement du Programme d'assainissement des 77 communes lancé depuis peu. A ce sujet, la situation des villes de Sakété, Pobè, Ouidah, Bohicon a été passée au peigne fin. Avec la dernière visite effectuée auprès des institutions partenaires, à savoir la Banque ouest africaine de développement (BOAD), la Banque d'investissement de la CEDEAO (BIDC), et la Banque africaine de développement (BAD), les derniers réglages ont été effectués et les travaux sont prévus pour démarrer dans la première quinzaine du mois d'avril, notamment à Pobé et Sakété.
S'agissant du Projet d'aménagement urbain d'appui à la décentralisation (PAURAD) financé par la Banque mondiale et qui prend en compte les villes de Kandi, Parakou, Sèmè-Podji, Cotonou, Porto-Novo, Lokossa, Abomey, Bohicon, les études sont bouclées et les travaux démarreront incessamment, assure le ministre. Quant au Programme d'urgence de gestion environnementale en milieu urbain (PUGEMU), les travaux avancent également avec satisfaction.
Certains chantiers ouverts au titre de ce projet sont déjà achevés, tel que le pont de Funai. Les autres, rassure Christian Sossouhounto, avancent à un rythme soutenu et augurent d'une livraison des travaux à bonne date.
Vendredi 20 mars, le président de la République a reçu, Mgr François Gnonhossou, nouvel évêque de Dassa-Zoumé, en compagnie de Mgr Antoine Ganyè, président de la Conférence épiscopale du Bénin.

C’est d’une affaire de tentative d’assassinat que la cour de céans a connue, hier mardi 17 mars. Les jurés Bouraïma Kochégbé, Bernardin Narcisse Marcos, Kuessi Antoine Hossou, Jean-Baptiste Damado et Firmin Gankpa (suppléant) siégeaient aux côtés de Nicolas Pierre Biao (président), Marie Adjouavi Soudé-Godonou et Wilfried Araba (assesseurs). Bienvenu Prosper Djossou officiait comme avocat général et Julien Tiamou tenait la mémoire de l’audience.
Témoins et partie civile absents à l’ouverture du procès, la religion de la cour allait-elle se faire sur la base des seules déclarations de l’accusé et des informations des pièces du dossier ? Pour Max d’Almeida, conseil de l’accusé, il ne conviendrait pas de vider une affaire aussi cruciale que la tentative d’assassinat en l’absence de la victime et des témoins ; leur présence devant permettre de confronter les versions pour en tirer la vérité des faits, soutient l’avocat. Pour qui la caractéristique essentielle de la Cour d’assises, c’est l’oralité. La cour de céans fait observer que ce n’est pas la première fois que des parties au procès, dûment convoquées, manquent à l’appel… mais qu’elles pourraient venir d’un moment à l’autre. Ce qui se vérifia puisque Marie-Claire Sacha (la jeune sœur de l’accusé) et Epiphane Gbègbé, le chef village Glo-centre, feront bien leur entrée dans le prétoire.
Quelle affaire !
Frédéric Sacha, tradi-thérapeute de son Etat, c’est l’accusé du jour. A l’évocation de son nom par le président de la cour de céans, cet ancien militaire répond présent, assis sur le banc des accusés, l’index droit rigoureusement pointé vers le ciel. La cinquantaine, il se porte à la barre, soutenu par deux béquilles. C’est qu’il est amputé de la jambe droite. La cour l’autorise à s’asseoir sur une chaise. Quand le président lui demande s’il sait pourquoi il comparaît, il répond par l’affirmative, soutient que c’est l’œuvre du diable. Mais aussi la volonté de Dieu, autrement rien ne serait arrivé, pas même l’accident qui lui a coûté sa jambe droite.
Les faits qui fondent son renvoi devant la Cour d’assises, renseignent qu’il est un tradi-thérapeute ayant offert de prodiguer des soins à l’enfant de dame Gabrielle Edith Mèhinto. Mais au cours du traitement, il fut victime d’un accident de la circulation ayant occasionné l’amputation de l’une de ses jambes. Pour continuer à prodiguer les soins à la malade, il proposa que l’enfant malade vienne habiter chez lui. Edith, avec la permission de son mari, alla s’installer au domicile de Frédéric pour être au chevet de sa fille. Mais sept mois après, la fille décéda et malgré toutes les tentatives d’Edith pour rejoindre son domicile conjugal, Frédéric s’y opposa, allant des fois jusqu’à proférer des menaces de mort et à user d’intimidation pour la contraindre à rester avec lui. Edith devint ainsi la concubine de Frédéric qui s’opposait formellement à tout contact entre elle et son ancien mari. Il soupçonnait celle-ci de continuer à voir secrètement son ancien mari à qui, selon lui, elle envoyait souvent à manger. Ils en étaient là, Edith supportant tant bien que mal les scènes quotidiennes de jalousie de Frédéric, quand dans la nuit du 24 au 25 juin 2012, Frédéric se saisit de son arme à feu de fabrication artisanale et tira sur Edith. Celle-ci reçut les projectiles au niveau des jambes et sur les parties génitales. Il rechargeait son arme pour tirer à nouveau sur sa victime lorsque Francis Akotohoto Alapini, le fils de la victime, réussit à le désarmer. Edith fut transportée d’urgence à l’hôpital de zone d’Abomey-Calavi pour les premiers soins. A l’enquête préliminaire comme devant le magistrat instructeur, Frédéric a reconnu les faits mis à sa charge mais avec beaucoup de variations. Le bulletin N°1 de son casier judiciaire ne porte mention d’aucune condamnation mais l’enquête de moralité lui est très défavorable. L’expertise médico-psychologique et psychiatrique suggère qu’au moment des faits, aucune lésion mentale objectivable pouvant abolir le contrôle de ses actes n’a été repéré.
Que de bizarreries !
Lui, soutient qu’il connaissait dame Edith Mèhinto avant son accident et avait son contact, et que rentré de son village, il l’a appelée. C’est en le voyant dans son état post accident qu’elle le prend en pitié, lui fait savoir qu’elle envisageait déjà de divorcer de son mari et qu’elle entendait désormais s’établir avec lui, afin d’en prendre soin. Les questions de la cour finissent par incliner celui qui disait avoir connu cette dame alors qu’il était conducteur de taxi-moto (zémidjan), à reconnaître qu’il officiait comme guérisseur traditionnel, qualité qui lui a permis d’avoir à soigner Prisca, la fille de dame Edith Mèhinto au domicile de ses géniteurs, laquelle proposera plus tard, n’ayant plus d’argent pour supporter les frais, que sa fille vienne s’installer chez lui pour y recevoir les soins. Pourtant, reconnaît-il, il la savait mariée. Finalement, Prisca décédera et son père, informé, passera chercher son corps le lendemain, l’implorant de l’aider à enterrer la dépouille chez lui, car elle est le troisième enfant que sa tante lui tuait par des pratiques occultes. Lui aurait donc enterré le cadavre dans sa propre chambre… Soit, admet la cour. Mais pourquoi, après ce drame, dame Edith Mèhinto n’est-elle pas retournée auprès de son mari ? Au regard des souffrances qu’elle a endurées, elle aurait décidé de s’établir avec lui, attendant qu’il touche sa prime d’assurance pour l’accident subi, et qu’ils puissent refaire leur vie… Cet argent, Frédéric dit qu’il s’en est servi pour améliorer son logis, construisant en dur, et remettant un reliquat de 800 000 FCFA à Edith pour son commerce.
S’agissant de la nuit du drame, Frédéric martèle que c’est un accident. Qu’ayant reçu préalablement la visite de trois voleurs, il pensa à eux cette nuit-là en entendant, en pleine nuit, les grognements de ses cochons, et en croyant apercevoir deux silhouettes dans la porcherie, alors que c’est sa femme Edith qui était là. Il s’en rendra compte à son cri de détresse, suite à l’impact de la balle sur son corps. C’est alors que, soutient Frédéric, il a réveillé les enfants et envoyé l’un d’entre eux appeler un zémidjan pour la transporter à l’hôpital… A l’enquête préliminaire, il déclarait avoir eu des rapports sexuels avec sa femme deux fois cette nuit-là avant de s’endormir profondément à ses côtés au salon. Et la cour de lui demander, si à son réveil après 1h du matin et suite au bruit insolite venant de dehors, comme il le prétend, il s’est préoccupé de savoir où était la femme. Il admet alors qu’il aurait dû vérifier dans les chambres avant de s’emparer de son fusil, qu’il fait poser à côté de sa couche toutes les nuits. Cette femme, qu’il considère comme son seul espoir, il réprouve son penchant pour l’eau de vie locale (sodabi) et le lui interdit. Ce qu’elle ne semblait pas disposée à comprendre. Il ressort pourtant du dossier que lui-même en est amateur, autant que de cigarettes ou d’opium. Il assure avoir arrêté depuis.
Faux, faux, faux !
Les pièces du dossier indiquent aussi, lui signale le président, qu’il lui reprochait de continuer à faire à manger à son ex mari. Faux ! assène-t-il, autant que s’agissant d’un prêt qu’il aurait contracté auprès d’elle et qu’il n’a pas cru devoir rembourser quoiqu’ayant perçu ses primes d’assurance. Mais n’a-t-il pas confié au fils aîné d’Edith, les autres enfants de cette dernière ainsi que leur père ayant entre-temps rejoint son domicile, qu’il finirait par tuer sa mère avant de se donner lui-même la mort ? Nenni, oppose-t-il. Cette femme, il l’aimait parce qu’elle lui a redonné vie en prenant soin de lui dans sa détresse. Trop de bizarreries apparaissent à la cour dans cette affaire. Elle ne comprend pas pourquoi, ni comment il accepte qu’on enterre le cadavre de Prisca chez lui, ni comment, comme il le soutient, l’ex mari de sa concubine est venu s’installer chez lui. Que s’il doit y dormir, lui Frédéric lui cède le lit conjugal pour aller dormir auprès de ses fétiches, alors que ce même homme lui aurait laissé la femme sous prétexte d’adultère et parce qu’elle ne pouvait plus retourner chez lui… Tout ceci se faisait-il naturellement ou mettait-il à contribution lesdits fétiches ? Il assure ne pas pouvoir dire, si dans la situation qui était la sienne, les fétiches étaient à l’œuvre. Tout comme il nie à la barre être militaire contrairement à ses affirmations à l’enquête préliminaire ; mais reconnaît s’être déjà servi du fusil de son oncle pour chasser, notamment au Nigeria. Des réponses faites sur un ton qui a eu l’art d’arracher des rires réguliers à l’assistance. Habitué au maniement du fusil, il n’aura aucune gêne à montrer à la cour, le fusil placé sous scellés lui étant remis, comment il s’est positionné pour viser la cible. Mais, rassure-t-il, croyant avoir à faire à un voleur, il visait la jambe afin de l’immobiliser pour le remettre ensuite aux forces de l’ordre. Version qui ne convainc pas la cour. Elle lui rappelle qu’il a déclaré, devant le juge d’instruction, savoir que c’était bien son épouse qui sortait discrètement de la chambre. Et que la soupçonnant d’infidélité, il n’a pas pu se retenir de lui tirer dans les jambes. Frédéric ne s’y reconnaît pas. Pas plus que dans les propos selon lesquels il aurait dit à Edith qu’il lui a tiré dans les jambes parce qu’il ne voulait pas lui donner la mort, et pour qu’elle le sût afin de ne plus recommencer. Encore moins dans une quelconque tentative de tir sur sa propre mère.
La déposition de Marie-Claire Sacha renseigne la cour que Frédéric est quelqu’un de sévère, qui s’énerve parfois comme s’il ne possédait pas toutes ses facultés. Mais elle se dit surprise qu’il ait tiré sur sa femme. Pourtant, reconnaît-elle, cette dernière était allée se plaindre à elle de la menace de son frère, qui lui promettait de lui tirer dessus. En guise de conseil, elle lui avait alors répondu qu’il en est capable car il ne se possède pas.
Quant à celle d’Epiphane Gbègbé, il fait savoir que l’accusé disait reprocher plein de choses à sa femme, notamment qu’elle sortait sans son autorisation. Et que sa petite enquête autour de la personne de l’accusé lui a permis de savoir qu’il avait l’habitude de vouloir régler ses différends au fusil… D’où il déduit qu’en prétextant tirer sur un voleur, Frédéric ment, surtout qu’il ne s’est jamais plaint du moindre cas de vol, et qu’il n’élève aucunement des cochons, contrairement à ses allégations. D’ailleurs, la déclaration de la victime à l’enquête préliminaire, lue à l’audience incline à croire que c’est à l’intérieur du bâtiment que l’accusé a tiré sur elle, après lui avoir dit qu’il la tuerait avant de se suicider ensuite, et alors qu’elle tentait de s’enfuir. Mais renseigne aussi que Frédéric ne lui a jamais fait de reproche sur le fait qu’elle fréquente d’autres hommes…
Faut-il le croire ?
Frédéric a-t-il vraiment voulu assassiner Edith ? C’est la conviction de l’avocat général. Qui relève que l’accusé soupçonnait régulièrement sa concubine d’adultère. Que, s’il n’a pas réussi à tuer Edith cette nuit-là, à 1h du matin alors que tout le monde dort, ce n’est point parce qu’il ne l’a pas voulu mais parce que son dessein n’a pas prospéré car il a minutieusement préparé son acte, et s’est bien résolu à en finir avec elle. Pour Julien Tiamou, c’est le fils de la victime qui a réussi à arracher l’arme à Frédéric. Lequel, a reconnu à l’enquête préliminaire qu’il n’a pu se retenir, s’est rétracté à la barre, insinuant que ses déclarations lui ont été extorquées. Trouvant une similitude entre les versions de l’enfant et du chef village, Julien Tiamou conclut que l’accusé n’a même pas manifesté la volonté d’aider sa victime blessée, signe de sa détermination à en finir, ce que ne saurait effacer la dénégation systématique qu’il a affichée à la barre. Au contraire, le fait que l’arme du crime trône tout le temps à ses côtés est perçu comme un indice de sa volonté d’attenter à la vie de la victime, relève l’avocat général. Ainsi l’accusé a certainement agi par jalousie, en visant notamment le sexe de sa victime comme pour tout gâter, elle qui d’après lui sort trop sans son autorisation, retient Julien Tiamou. Tout ceci prouvant à suffire qu’il connaît le maniement des armes, même s’il soutient finalement, contrairement à des déclarations antérieures, qu’il n’est pas un ancien militaire.
Au total, l’avocat général est convaincu de la culpabilité de l’accusé. Il bat en brèche, par avance, les thèses de légitime défense, de tentative de coups mortels, et requiert que la cour condamne Frédéric à la peine de 15 ans de travaux forcés.
Avis contraire de Me Max d’Almeida. Pour l’avocat de l’accusé, la justice n’est pas la vengeance. Mettant l’accent sur la fragilité de l’accusé, consécutivement à son accident, il met en doute qu’il ait planifié d’attenter à la vie de sa compagne Edith. Relevant que Frédéric a, d’après les constances du dossier, toujours son arme à côté, qu’il a été chasseur, Max d’Almeida retient que le plan ourdi avec froideur, soutenu par l’avocat général, n’est qu’imaginaire. Il est par contre d’avis avec le ministère public que la jalousie est bien en cause dans ce dossier, son client ne supportant certainement pas sa nouvelle condition et supportant encore moins que l’ex, le rival, vienne toujours roder. Dans un tel état, l’homme peut basculer rapidement, soutient-il, insistant pour convaincre la cour que Frédéric n’est pas ce criminel que l’on a dépeint. Mieux, s’il a bien tiré, il n’a pas visé les parties vitales mais les jambes…En clair, en présence de passion, de colère, il faut écarter la préméditation conseille Max d’Almeida, convaincu cependant que son client mérite punition. Mais pour coups et blessures volontaires plutôt. Aussi plaide-t-il la disqualification du chef d’accusation de tentative d’assassinat en coups et blessures volontaires, et implore-t-il le pardon de la cour. Pardon que lui a sans doute déjà accordé Edith, qui l’aime beaucoup et qui est allée le voir plusieurs fois en prison. Pardon pour cet homme qui, craintif, s’emmure dans un système de dénégation, pas par souci d’échapper à la punition, mais plus par peur. C’est pourquoi Max d’Almeida en appelle à une extrême clémence de la cour à l’égard de son client. Lequel, appelé à se prononcer en dernier, y va de sa demande de pardon aussi. Seront-ils entendus ?
La cour, dans le secret de son délibéré, a retenu que Frédéric Sacha est plutôt coupable de tentative de meurtre, les faits ayant été disqualifiés, et l’a condamné à la peine de 7 ans de travaux forcés ainsi qu’aux frais de justice, la durée de la contrainte par corps étant fixée à trois mois.
Mis sous mandat de dépôt depuis le 27 juin 2012, il retourne donc en prison pour un peu plus de cinq ans encore
Société 18 mars 2015

Un grand dépôt d’essence de contrebande communément appelée « kpayo » a pris feu dans l’après-midi du samedi 14 mars dernier au quartier Ganou dans le 1er arrondissement de Parakou.
Grâce à la détermination des sapeurs-pompiers qui sont venus à bout des flammes au bout de quatre heures d’horloge, l’on ne déplore, fort heureusement, aucune perte en vie humaine mais les dégâts matériels sont considérables. Des centaines de bidons d’essence de 25 litres sont partis dans les explosions laissant apercevoir des flammes intenses et une épaisse couche de fumée dans le ciel. Il y avait au total 932 bidons dont 58 bidons d’huile à moteur et plus de 240 bidons vides, à en croire Abdoulaye Gado, gérant du dépôt. L’incendie s’est déclenché, raconte-t-il, alors qu’un client sans bidon vidait l’essence pour défaut de «garanti».
Actualités 16 mars 2015

L’honorable Bida Nouhoum, porte-parole des FCBE, a rencontré, samedi 14 mars dernier, au Chant d’oiseau à Cotonou, les étudiants et ressortissants de la Donga. Au cours de la conférence publique qu’il a dirigée aux côtés de son collègue Christophe Houssou, l’occasion lui a permis d’échanger avec eux sur les questions de l’actualité nationale. Le développement économique du pays, les supposées démissions en cascade enregistrées dans les rangs des FCBE à la veille des élections, ainsi que le projet de révision de la Constitution.
Les questions liées au développement et à l’avenir de la nation doivent préoccuper tous les citoyens sans exception. Ce qui, d’une manière ou d’une autre, leur permettrait de mieux se positionner au cours des débats publics. Tel est le souci des honorables Bida Nouhoum et Christophe Houssou qui, en tant que représentant du peuple ayant le devoir constitutionnel de porter les informations nécessaires et utiles aux populations, ont tenu à échanger, samedi 14 mars dernier, avec les étudiants et ressortissants de la Donga résidents à Cotonou.
Le premier point abordé au cours de leur conférence publique a été le développement économique du pays.
Il a consisté à faire le bilan des réalisations du président de la République, Boni Yayi, depuis son avènement au pouvoir en 2006 et sa réélection, il y a 4 ans, par rapport aux engagements pris auprès des populations et aux promesses qui leur avaient été faites.
Par rapport aux démissions en cascade annoncées au sein des FCBE, le député a laissé entendre que c’est de la désinformation et de la pure intoxication. «Que ce soit au niveau de la Coordination nationale des FCBE, que ce soit au niveau du délégataire que je suis, ayant eu l’honneur de déposer la liste de cette force politique, nous n’avons pas enregistré de démissions. C’est tout une imagination pour destabiliser les FCBE, et créer de la psychose.
En dehors des deux cas enregistrés au départ avec des personnes qui n’étaient pas d’accord avec leur positionnement, il n’y a pas eu de démissions en cascade. Contrairement à ce qui a été rapporté, nous avons plutôt enregistré l’arrivée des militants d’autres alliances politiques. Le maire Patrice Houssou-Guèdè d’Abomey-Calavi dont on avance le cas, n’est pas un élu FCBE, nous l’avons plutôt aidé à occuper son poste», a expliqué Bida Nouhoum. Avec des députés élus dans presque toutes les 24 circonscriptions électorales, plus de 900 conseillers locaux élus et six élections déjà remportées sous le règne de leur chef, les FCBE demeurent et resteront, selon lui, la première force politique dans l’histoire du Bénin.
Abordant le dernier point de cette conférence publique, Bida Nouhoum a d’abord fait la genèse de l’amendement du projet de révision de la Constitution initié par le président Boni Yayi depuis 2008. «La décision DCC 14 du 20 novembre 2014 de la Cour constitutionnelle a indiqué que le projet de révision qui est actuellement sur la table de l’Assemblée nationale, ne permet pas une nouvelle République. Par conséquent, un 3è mandat pour le président Boni Yayi n’est pas possible. Si les intentions de ceux qui se servent de cette question comme thème de campagne ne sont pas ailleurs, le débat est donc clos. Mieux, Yayi Boni a souhaité que sans consensus au Parlement, cette révision n’ait pas lieu.
Qu’on cesse d’abuser de l’analphabétisme des populations», ont tranché Bida Nouhoum et Christophe Houssou. Tout en conviant les détracteurs des FCBE à un débat contradictoire, Nouhoum Bida leur demande de lui apporter la preuve que le projet d’amendement de la Constitution a touché à l’âge et à la limitation de mandat.
Politique 16 mars 2015

L’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique près le Bénin, Michaël Raynor, a procédé hier jeudi 12 mars, au lancement de la campagne de traitement de masse contre la schistosomiase (bilharziose) et les vers intestinaux en milieu scolaire à l’Ecole primaire publique Kotchi à Malanville. Au total, 662 967 enfants de 5 à 14 ans dont 50 392 à Malanville sont visés par le déparasitage contre la maladie.
Réduire les impacts des schistosomiases chez les enfants de 5 à 14 ans en général et les écoliers et élèves en particulier afin qu’ils poursuivent normalement les cours et accroissent leur rendement en classe. Tel est l’objectif visé à travers la campagne nationale de traitement de masse contre la schistosomiase et les vers intestinaux en milieu scolaire dont l’édition 2015 a été lancée hier à Malanville.
C’est l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique près le Bénin, Michael Raynor, qui a procédé à l’administration des comprimés de Praziquantel au premier enfant de l’école primaire publique de Kotchi à Malanville, donnant ainsi le top de cette campagne qui concerne plus de 50.000 apprenants de 69 écoles primaires publiques et privées ainsi que des collégiens et des non scolarisés de la commune situés dans la tranche d’âge.
Le directeur de l’EPP Kotchi, Hector Sabi Mékiré s’est réjoui du choix porté sur son école pour abriter le lancement de la campagne. La manifestation a eu lieu en présence du maire de Malanville, El Hadj Issiaka I. Bako, le conseiller technique pour RTI International au Bénin, Dr Jean-Jacques Tougoue, le conseiller-résident de RTI International au Bénin, Dr Aboudou Daré, le représentant du directeur départemental de la Santé Borgou-Alibori, Jacques Dagba, le médecin coordonnateur de la zone sanitaire Karimama-Malanville, Dr Mahoussi Hounkanrin.
Organisée par le Programme national de lutte contre les maladies transmissibles (PNLMT) avec l’appui technique et financier de RTI/ENVISION/USAID et la collaboration du ministère des Enseignements maternel et primaire (MEMP), la campagne concerne 28 communes pour 662 967 enfants au total dans les départements du Borgou-Alibori, de l’Atacora-Donga, du Zou-Collines et du Mono-Couffo, précise le docteur Wilfrid Batcho, coordonnateur du PNLMT. Pour le Borgou-Alibori, 909.700 comprimés de praziquantel sont mis à disposition pour déparasiter 316.602 enfants au total contre la schistosomiase.
La bilharziose, une maladie parasitaire, se transmet à l’homme par l’intermédiaire de petits escargots qui vivent dans les rivières, ce qui lui confère l’appellation de maladie des eaux souillées par les selles, indique Dr Wilfrid Batcho. Le parasite infecte les humains par pénétration de la peau dans l'eau douce et provoque des lésions au niveau des organes hôtes par l'accumulation des œufs des parasites dans les tissus des appareils urinaire, digestif, génital, etc. pendant des années, poursuit-il.
La maladie expose les enfants à une morbidité grave et les populations contaminées à d’importantes répercussions sanitaires et socio-économiques sur leurs activités productives. En effet, elle peut entraîner la stérilité, le cancer de la vessie et même la mort. Il faut souligner que la plupart des 77 communes du Bénin sont endémiques à cette maladie qui constitue, en termes de ravages, la deuxième affection liée à l’eau après le paludisme.
Santé 13 mars 2015

A l’unanimité des députés présents et représentés, l’Assemblée nationale a autorisé, au cours de sa séance plénière d’hier jeudi 12 mars à l’hémicycle, le gouvernement à ratifier quatre accords de financement. L’ensemble de ces accords est évalué à plus de 100 milliards FCFA destinés à la réalisation de projets dans les domaines de la fourniture d’énergie électrique, du pavage et de l’assainissement des rues dans des communes, de la construction de marchés et de la lutte contre l’érosion côtière à Cotonou.
Les députés étaient en séance plénière hier à l’Assemblée nationale. Ils ont favorablement examiné quatre dossiers d’autorisation de ratification par le gouvernement de projets d’accords de financement au profit du développement du Bénin. Le premier dossier concerne le protocole d’accord de prêt signé à Cotonou le 17 décembre 2014 entre le Bénin et la Banque ouest africaine de développement (BOAD), dans le cadre du financement partiel du projet de pavage de rue et d’assainissement dans les villes de Bembérèkè, Bonou, Bopa, Dogbo, Ifangni, Kalalé, Karimama, Tanguiéta, Zakpota et Zè. Le montant de l’accord est de 15 milliards FCFA.
Le second projet de loi porte sur l’autorisation de ratification des accords de prêt signés à Washington, le 10 octobre 2014 entre la République du Bénin et la Banque arabe de développement économique en Afrique (BADEA), le Fonds kowéitien pour le développement économique (FKDEA) et le fonds de l’OPEP pour le développement international (OFID) dans le cadre du financement additionnel du projet de protection de la côte à l’est de la ville de Cotonou. Le coût global des trois accords de ce projet est de 7,5 milliards FCFA.
La troisième autorisation de ratification accordée par les députés est relative à l’accord de prêt signé entre la République du Bénin et la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC), dans le cadre du financement partiel du projet de réalisation des marchés de Savalou et de Glazoué. Le montant de cet accord est de 800 millions FCFA.
Le dernier dossier examiné par la Représentation nationale est le projet de loi portant autorisation de ratification du crédit-bail signé à Djeddah, le 10 décembre 2014 entre la République du Bénin et la Banque islamique de Développement dans le cadre du financement partiel du projet de construction d’une réalisation d’une centrale thermique de 120 MW à Maria Gléta (Phase 1) en République du Bénin. Ce prêt est estimé à 78,452 457 200 FCFA milliards FCFA. Ce qui porte, pour tout calcul fait, l’ensemble des quatre accords de financement à près de 101, 8 milliards FCFA.
Le délestage en débats !
Selon la Commission des Finances et des Echanges qui a préparé le rapport, la réalisation du projet de construction de la centrale électrique de 120 MW à Maria Gléta, dans la commune d’Abomey-Calavi est d’importance capitale pour le développement du Bénin. Il contribuera à l’amélioration des conditions de vie des populations à travers la résorption du déficit de l’offre d’électricité et la satisfaction d’une demande croissante, à la réduction de la dépendance énergétique du Bénin vis-à-vis des pays de la sous-région, notamment le Ghana, le Nigeria et la Côte d’Ivoire d’une part et la perte d’énergie relativement élevée sur le réseau électrique national d’autre part et l’accroissement des performances techniques et financières des entreprises du secteur (CEB, SBEE) par la réduction des coupures d’électricité.
Le coût total du projet de construction de la centrale électrique est évalué à 106 461 821 100 francs CFA dont 78.452 457 200 FCFA pris en charge par la BID sous forme de crédit-bail. Le reste du financement devra être libéré par la BOAD et l’Etat béninois. Actualité oblige, ce dernier accord de crédit a surtout retenu l’attention des députés qui ont saisi l’occasion pour demander des explications au gouvernement par rapport au délestage sauvage que le pays vit actuellement. Plusieurs députés ont voulu savoir ce qu’est devenue la centrale électrique de 80 Mw construite toujours à Maria Gléta à 45 milliards FCFA et dont on ne voit pas l’impact sur le terrain. Ils ont demandé au gouvernement de tirer leçon des errements de ce vaste projet pour que la centrale électrique de Maria Gléta 2 ne soit pas comme celle de Maria Gléta 1 décriée par tous. Là-dessus, le ministre chargé des Relations avec les Institutions, Gustave Dépo Sonon, a rassuré les députés des mesures prises par le gouvernement pour que la nouvelle centrale électrique en projet soit profitable au développement du Bénin.
Actualités 13 mars 2015

La Cour d’assises de la Cour d’appel de Cotonou a connu de son 2e dossier, hier mardi 10 mars. Au menu, le viol et la séquestration opérés par Séraphin Levimè Ahouangnito sur la fillette x, âgée de 7 ans environ à l’époque des faits. Compte tenu de la sensibilité du dossier, la présidente de la Cour, Célestine Bakpé, a ordonné le huis clos.
Né en 1945 à Abomey, l’accusé du 2e dossier de la Cour d’assises de 2015 à la Cour d’appel de Cotonou Séraphin Levinmè Ahouangnito a aujourd’hui 70 ans. Il en avait 66 au moment des faits. Il est soupçonné d’avoir entretenu des relations sexuelles avec "sa petite fille". C’est la présidente de la Cour, Célestine Bakpé qui a expliqué les circonstances dans lesquelles l’infraction a été commise. Pour elle, dans la matinée du lundi 5 janvier 2011, dame Colette Nassara, voisine de la mère de la fillette x, âgée de 7 ans environ, envoie cette dernière lui acheter du gombo. Sur le chemin de retour, rapporte-t-elle, la petite est interpellée par le nommé Séraphin Levimè Ahouangnito qui l'a conduite dans sa chambre, où il lui aurait imposé des relations sexuelles.
Ayant mis du temps à revenir à la maison, ses parents inquiets se sont mis à la rechercher. Ce n’est qu’aux environs de 15h qu’elle est retournée à la maison et a pu raconter ce qui lui est arrivé.
Interpellée, Séraphin Levinmè Ahouangnito n’a pas reconnu les faits de viol et de séquestration mis à sa charge. Cependant, le certificat médical fait état de l’hymen traumatisé et d’une absence de virginité.
L’expertise psychologique et psychique de l’accusé ne révèle aucune anomalie.
Les débats doivent avoir été laborieux, le délinquant n’ayant pas reconnu les faits.
Le représentant du ministère public, Mardochée Kilanyossi a requis 7 ans de travaux forcés. Après examen et délibérations, la cour l’a condamné à 7 ans de prison ferme.
Mis sous mandat de dépôt le 11 janvier 2011, il vient de purger 4 ans de peine et devra retourner encore en prison pour 3 ans.
La cour qui a connu du dossier a été présidée par Célestine Bakpé. Elle était assistée de Romaric Azalou et Marie Soudé Godonou.

Le Collectif des syndicats des Enseignements maternel et primaire a déclenché, depuis hier mardi 3 mars, un mouvement de grève de 72 heures. Cette grève devrait être suivie d’une marche de protestation sur le ministère des Enseignements maternel et primaire à Porto-Novo. Réuni à Porto-Novo, le Collectif a décidé de l’avorter pour donner une chance aux différentes négociations en cours avec le gouvernement. Toutefois, il maintient son mouvement de débrayage renouvelable par tacite reconduction jusqu’à la satisfaction de ses revendications.
Six points sont contenus dans la plateforme revendicative du Collectif des syndicats des enseignements maternel et primaire en grève de 72 heures depuis hier mardi 3 mars à 00heure. Les enseignants grévistes exigent du gouvernement le retour de l’allocation d’incitation à la fonction enseignante reconnue par le président de la République lui-même en 2012, 2013 et 2014, le rétablissement des primes spécifiques et de rendement aux enseignants en poste sédentaire, le règlement de la situation administrative et financière des éducatrices et éducateurs restés sans salaire depuis 2008 et la reconnaissance du BEPC et du CEAP pour ceux qui en sont titulaires.
A ces points, le Collectif ajoute le règlement des problèmes administratifs et financiers des enseignants et non enseignants de la maternelle et du primaire, l’adoption en Conseil des ministres sans délai du projet de décret portant modalités d’application de la coordination instituée entre la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et le Fonds national de retraite du Bénin (FNRB) et la relance immédiate des travaux de la Commission chargée de la relecture du statut particulier des personnels enseignant et non enseignant de la maternelle et du primaire.
Tels sont les différentes revendications pour lesquelles le Collectif a décidé de déclencher un mouvement de débrayage renouvelable par tacite reconduction. Le Collectif n’a pas voulu s’arrêter seulement à l’étape de grève. Il avait prévu d’organiser hier une marche de protestation sur le ministère des Enseignements maternel et primaire suivie de sit-in. Et ceci pour mieux se faire entendre et surtout fustiger le mutisme du gouvernement par rapport à ses revendications. La marche devrait partir de la Bibliothèque nationale à Ouando pour échouer au ministère des Enseignements maternel et primaire.
Le gouvernement préoccupé
Mais avant, les responsables du Collectif ont tenu à faire le point des différentes négociations qu’ils ont eues avec le gouvernement. Selon Maxime Agossou-Vè, deuxième vice-président du Collectif, suite à la motion de grève, le ministre en charge de la Fonction publique, Aboubacar Yaya et son collègue des Enseignements maternel et primaire, Eric Kouagou N’da, les ont invités pour une séance de travail dans la matinée du lundi 2 mars dernier afin de tenter une négociation par rapport aux points de revendication. Les deux ministres ont fait des promesses fermes pour satisfaire les différents points de revendication du Collectif. Cette séance de travail sera suivie dans l’après-midi toujours de ce lundi, d’une session extraordinaire des négociations gouvernement-confédérations syndicales ouverte à l’Infosec de Cotonou et à laquelle ont pris part les représentants du Collectif.
A l’occasion, informe Agossou-Vè, certains des points de revendications du Collectif des syndicats des enseignements maternel et primaire ont été abordés. Selon lui, le gouvernement a décidé d’accorder 10 000 FCFA par enseignant comme prime d’incitation à la fonction enseignante, première revendication du Collectif. Cette mesure prendra effet, selon le gouvernement, à partir du 1er septembre prochain. Une date que les syndicats trouvent trop éloignée. Ils comptent se battre pour la rapprocher. Les deux parties devront se revoir mardi 10 mars prochain pour finaliser les négociations relatives à ce point de revendication.
Le deuxième vice-président a fait ce compte rendu complet des différentes rencontres des responsables du Collectif avec le gouvernement.
Ne voulant pas être un va-t-en guerre, les enseignants membres du Collectif ont jugé utile que la marche initialement programmée soit avortée. Ceci, en attendant les conclusions des négociations gouvernement-confédérations syndicales. Maxime Agossou-Vè compte revenir à la charge dès que le gouvernement n’accorderait pas une oreille attentive à ces six points de revendications. C’est d’ailleurs pour cela que le Collectif maintient la pression sur le gouvernement. Il poursuit le mouvement de grève jusqu’à satisfaction totale de l’ensemble des points de revendication, conclut Maxime Agossou-Vè.

Le nombre d’électeurs définitivement retenus pour les différentes élections de 2015 est de 4 470 591 répartis dans 7908 centres de votes et éclatés dans 13 106 postes de vote. Le Fichier électoral national des béninoises et béninois âgés de 12 ans et plus est de 5 129 485. Ledit fichier est exploitable jusqu’en 2020 avec une progression annuelle moyenne de nouveaux majeurs (citoyens en âge de voter) de 151 700 personnes.
Ce sont des précisions apportées hier lundi 2 mars par le vice-président du Conseil d'orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (COS-LEPI) Augustin Ahouanvoébla dans une déclaration rendue publique au siège du conseil à Agblangandan dans la commune de Sèmè-Podji.
Le mercredi 25 février dernier par la voix de son président, le COS-LEPI a rendu publique la Liste électorale permanente informatisée (LEPI). Il a aussi au cours de cette sortie, annoncé la consultation en ligne par les citoyens en âge de voter qui le désirent de la LEPI. Mais malgré cette séance de publication, le COS-LEPI a donné des instructions fermes pour engager la procédure de radiation de la liste, des personnes décédées conformément aux dispositions légales.
Pour Augustin Ahouanvoébla, radier un citoyen béninois décédé de la liste électorale n’est pas chose aisée. Car, les formalités administratives en la matière sont soumises à beaucoup d’exigences. Mais une fois ces procédures achevées, précise-t-il, elles permettent d’apurer la liste.
C’est ce qui explique, à son avis, qu’après avoir soustrait les personnes décédées et administrativement justifiées par les différentes familles et non prises en compte avant
la 25 février 2015, date de la publication de la LEPI, le nombre de citoyens en âge de voter puisse baisser.
Pour illustrer sa démonstration, le vice-président du COS-LEPI a pris l'exemple de son frère aîné Médard Ahouanvoébla décédé le 24 janvier 2015 mais dont le nom figure toujours sur la liste parce que les formalités administratives le concernant n’ont pas encore abouti.
Lors de la distribution des cartes d’électeurs, indique-t-il, sa carte sera retenue et retournée à la CENA. C'est pourquoi, il a invité par la même occasion tous les citoyens à notifier aux agents distributeurs leurs parents décédés mais figurant encore sur la liste.
Demain mercredi 4 mars, le COS-LEPI, selon son vice-président, transmettra officiellement tous les documents électoraux (sur support papier) et la liste générale de tous les électeurs (sur support électronique) à la Commission électorale nationale autonome (CENA).
Augustin Ahouanvoébla a ajouté que les Béninoises et Béninois de la Diaspora qui ne participent pas aux élections législatives, municipales, communales et locales seront pris en compte dès juillet 2015. Il n’a pas oublié de lancer un appel aux compatriotes qui ont servi le Bénin à l’étranger et de retour au pays pendant que certaines phases des opérations de corrections étaient terminées. La prochaine plénière du COS-LEPI, rassure-t-il, se penchera sur leur cas en harmonie avec la CENA.

Le rideau est tombé sur le championnat national senior masculin de rugby à 7, saison 2014, organisé le samedi 28 février et le dimanche 1er mars derniers au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo. A l’arrivée, c’est Dinosaure de la capitale administrative du Bénin qui l’a emporté.
C’est dans l’apothéose que le championnat national de rugby a pris fin dimanche 1er mars dernier au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo. En finale, Dinosaure a battu le club111 par le score de 35-05, s’adjugeant ainsi le titre de nouveau champion du Bénin, version rugby.
En effet, la formation de la capitale n’a laissé aucune chance à son adversaire, lui dictant sa loi. Elle a été sans pitié, en témoigne le score.
D’entrée, les joueurs de Dinosaure ont réussi à imposer leur jeu. Ce qui leur a permis de transformer les trois premiers essais avant que le club 111 ne parvienne à réussir son premier et seul essai de la partie. Dans son élan et sa maîtrise du jeu, Dinosaure réussira d’ailleurs à corser l’addition par 4 autres essais transformés. Ce qui fait un total de 35 à 05, vu qu’un essai donne droit à 5 points.
Selon le président de la Fédération béninoise de rugby (Fébérugby), Léopold Olory-Togbé, «c’est un signe que le rugby a repris droit de cité» au Bénin. Il a alors invité tous les amoureux de la balle ovale à la rendre encore populaire sur toute l’étendue du territoire national. Il n’a pas manqué de remercier tous ceux qui ont cru au comité de normalisation et en son sens de l’organisation et qui lui viennent en soutien depuis sa mise en place à la tête de la Fébérugby.
Sylvain Zohoun, le président du club 111 s’est dit fier et heureux de la prestation des deux équipes. «Nous avons aujourd’hui l’assurance que nous n’investissons pas dans le vide », a-t-il déclaré avant de promettre qu’il va continuer à mettre plus de moyens à la disposition de son club et du rugby béninois. Aussi, a-t-il souhaité que les responsables fédéraux rendent pérenne ce championnat afin qu’il draine du monde.
A rappeler que ce championnat est la première activité de l'équipe dirigeante de la Fédération présidée par Me Olory Togbé. Il a annoncé le début d'une série d’activités inscrites au programme pour le compte de cette année.
Le classement général
1er Dinosaure
2è club 111
3è Hirondelle
4è Najas
5è Margouillats percuteurs
6è Alligator
7è Dauphin
8è Bulldozer