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Nouvelles

Prise en charge dans le cadre de la PTME : Encore des efforts pour une accessibilité totale des femmes au dispositif

L’accessibilité des femmes au dispositif de la Prévention transmission mère-enfant (PTME) reste encore un défi. Les goulots d’étranglement liés à sa mise en œuvre attendent des actions plus soutenues.

Valérie et Estelle sont deux gestantes ayant fait du chemin avec le VIH/Sida. Après respectivement trois et quatre maternités en dépit de leur état sérologique, elles se disent à bout de souffle pour poursuivre le traitement. Ces deux séropositives qui sont suivies dans des centres de santé privés de Cotonou plaident pour la gratuité de certaines analyses qu’elles jugent au-dessus de leurs bourses. Bien qu’elles soient vulnérables au VIH, elles ont confié ne plus honorer les rendez-vous cliniques depuis un moment, compte tenu du manque de moyens. Si pour les précédentes maternités, elles ont usé de toutes leurs forces pour maintenir leur santé et épargner leurs bébés du virus en respectant régulièrement les rendez-vous cliniques, aujourd’hui, les réalités diffèrent. L’accessibilité au dispositif Prévention transmission mère-enfant (PTME) constitue un souci pour elles, faute de moyens.

L'accessibilité au dispositif PTME, un souci

«Je fais réaliser les examens dans la mesure du possible; il faut pouvoir finir de régler les questions liées à l’alimentation avant de penser à se rendre au centre de santé», déclare Valérie d’un air plutôt calme, disant s’en remettre à la providence.
Sur ce point, le chef service prévention au Programme national de lutte contre le Sida (PLNS), Jean Yaovi Daho, explique que les bilans demandés conformément au protocole Prévention de la Transmission mère-enfant (PTME) sont minimisés dans les centres de santé publics. En cas d’indisponibilité du système mis en place par le ministère de la Santé pour faciliter la gratuité de l’offre, certaines analyses sont payantes dans certains centres de santé privés, a-t-il souligné.
Les cas de Valérie et d’Estelle ne sont pas isolés. Beaucoup de gestantes séropositives se retrouvent malheureusement dans ce genre de situation, impuissantes.
Si l’on s’en tient aux dernières statistiques au plan national, une «femme enceinte séropositive sur cinq au Bénin (20%) vit à Cotonou, soit environ sept pour cent.
A côté de leur bonne volonté, les femmes les moins endurantes, faute de moyens suffisants abandonnent le suivi, se désole Baï Abatti, responsable de l’Association des femmes actives contre le Sida (AFAS horizon).
Suite à la discrimination, développe-t-elle, d’autres fuient également les centres dans lesquels elles ont été dépistées pour un centre de santé privé où elles passent incognito. Cette situation pose le problème de la faible implication des centres de santé privés dans la prise en charge des femmes gestantes séropositives dans le cadre de la PTME.
Pendant que le public est couvert à plus de 88%, le privé tourne autour de 62%, a expliqué le chef service prévention au Programme national de lutte contre le Sida (PLNS), Jean Yaovi Daho. Au regard de ces paramètres, l’accessibilité totale des femmes au dispositif PTME demeure une équation à résoudre.

Défaillance des équipements de travail

Les enquêtes démographiques renseignent en effet que la pandémie du VIH/SIDA se féminise. De ce fait, les femmes ont besoin d’être dépistées précocement, afin d’éviter la contamination des nouveau-nés. Mais il se fait parfois que les équipements de travail adaptés n’accompagnent pas toujours le travail des agents de santé, regrette encore la responsable d’"AFAS horizon"’.
Il est reconnu certes, qu’avec l’option B+ le bilan n’est plus une action primordiale à la mise sous ARV. Toutefois, les difficultés liées à la maintenance des équipements handicapent quelques fois la réalisation des bilans dans le cadre du dépistage et de la prise en charge.
L’hôpital de zone de Suru-Léré, un centre de référence en PTME, n’est pas épargné de ces difficultés. Si le taux d’acceptabilité du dépistage à la maternité dans cet hôpital est de l’ordre de 83%, les contraintes liées à la mise en œuvre efficace du processus ne manquent pas. Problème majeur dans ce centre, la maintenance des équipements. Ce qui bloque parfois la réalisation des examens, pendant que le besoin se fait sentir, déplore Elvire Hounsa, responsable du laboratoire du Centre d’information, de prospective et de conseils de l’Atlantique-Littoral (CIPEC).
Elle rassure de la disponibilité des réactifs, mais plaide pour un contrat de maintenance, en vue de réduire la défaillance de certains appareils.
«Tant que cette situation ne sera pas une réalité, nous risquons de disposer des réactifs périmés », a-t-elle lancé. Elle souhaite également que les centres de santé publics, privés ou confessionnels soient accrédités pour le dépistage régulier des femmes enceintes.
L’accessibilité des femmes au dispositif PTME passe également en amont par un travail de sensibilisation. Or l’information liée au VIH n’est pas assez disponible dans les communautés, alors que celles-ci veulent en savoir davantage sur le virus et ses manifestations sur les femmes, fait savoir Justine Hounzamè, présidente du Réseau des ONG et Associations des femmes contre la féminisation du VIH/Sida au Bénin (ROAFEM). «Dès que nous relâchons un peu, l’infection est galopante», a-t-elle précisé. Dans ces conditions, le message reste à être transmis au niveau communautaire en vue d’un impact soutenu de la PTME. Au-delà du travail à faire contre la stigmatisation et la discrimination, subsiste celui relatif à la mobilisation des ressources pour une riposte efficace contre la pandémie.
Selon les statistiques recueillies au niveau de cette ONG, une couverture de « 90% en prévention de la transmission de la mère à l’enfant permettra d’éviter environ 350 nouvelles infections d’ici à 2020».
De ce fait, l’amélioration de la PTME est tributaire de la couverture intégrale des centres de dépistage et de prise en charge. Il va falloir renforcer les acquis au niveau communautaire et accélérer la mise en œuvre de la PTME dans les départements qui sont encore à la traine, suggère-t-elle.

Favoriser l’accès efficace des femmes

Pour favoriser l’accès efficace des femmes au dispositif PTME, les acteurs intervenant dans la chaîne de lutte souhaitent l’accélération de la couverture géographique en impactant davantage les centres privés afin d’atteindre la couverture intégrale d’ici à fin 2015. Le renforcement de la communication s’avère également indispensable pour minimiser l’effet de la stigmatisation au sein de la société.
Pour le chef service Prévention au PLNS, Jean Yaovi Daho, il est nécessaire de renforcer les prestations en améliorant le suivi rapproché de l’offre de service en vue des services de qualité et intégrés dans les activités de routine des centres. Il suggère aussi, la mise en place des actions communautaires avec l’implication des réseaux associatifs pour renforcer le suivi du couple mère-enfant dans le cadre de la PTME. L’option B+ nécessite par ailleurs beaucoup de moyens en vue de l’opérationnalisation de ce principe établi par les Etats.

Quelques performances

En dépit des manquements, la PTME a enregistré quelques performances. Au lancement de son plan en 2012, le taux de transmission était de 14% au Bénin. Ce taux a pratiquement baissé du double en 2014 et tourne autour de 7,6% du taux de transmission, selon les données du ministère de la Santé. En 2012, 487 sites offraient les services de PTME contre 817 initialement prévus par le plan. 81% des formations sanitaires dénombrées en fin 2014 sont couvertes dans le cadre de la PTME. Toujours en 2014, les sites de PTME ont enregistré 74% des grossesses attendues dans le pays. Ces acquis demandent à être renforcés en vue d’une plus grande accessibilité des femmes.

Par Maryse ASSOGBADJO avec la collaboration de CeRADIS ONG

Santé 06 mai 2015


Lancement du grand Prix du président de la République : Pour encourager et accompagner les chercheurs

Le ministre d’Etat, François Abiola a procédé dans la matinée d’hier mardi 5 mai, à Cotonou, au lancement officiel du Grand prix du président de la République. C’était en présence d’un parterre de personnalités du monde scientifique et universitaire.

Dix millions de francs CFA et un accompagnement sur une période donnée ainsi que deux autres prix d’encouragement respectivement de 5 millions FCFA et 3 millions FCFA. C’est ce que propose le comité d’organisation aux lauréats du Grand prix du président de la République. La cérémonie de lancement officiel du Prix a été présidée dans la matinée d’hier à Cotonou, par le ministre d’Etat François Abiola.

Initiateur du projet, le ministre en charge de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a laissé entendre que ce prix est désormais le tournant décisif pour valoriser les efforts des concitoyens hommes et femmes qui font la fierté du pays de par leur intelligence et leur culture. «On ne peut bénéficier des fruits de la recherche sans reconnaitre aux chercheurs leurs mérites. Le pays regorge de beaucoup de chercheurs passionnés dans tous les domaines pour contribuer à son développement», a laissé entendre le ministre François Abiola qui se dit fier de procéder au lancement de la cérémonie. Il a saisi l’occasion pour exhorter chacun à postuler. «Ce prix est la preuve supplémentaire de la volonté du gouvernement d’encourager la recherche. Nous accompagnons un secteur de la recherche fort véritablement au service du développement» a conclu le ministre.
Avant François Abiola, la directrice nationale de la Recherche scientifique, le professeur Sylvie Hounzangbé Adoté a fait l’historique du Prix, le contenu de la cagnotte qui récompense ainsi que les conditions de participation. Puis, elle a ajouté qu’il s’agit d’un podium d’honneur érigé pour les chercheurs. De ses propos, on retient que les chercheurs béninois de tous âges peuvent postuler. Pourvu qu’il soit de nationalité béninoise. Il est également loisible au chercheur d’embrasser le domaine de son choix, de postuler seul ou en groupe.
Pour sa part, le directeur du Partenariat et de la promotion de la recherche scientifique et de l’innovation, le professeur Innocent Bokossa a salué l’initiative avant d’appuyer les propos de la directrice nationale de la Recherche scientifique. Pour lui, seule la recherche scientifique permettra au pays de sortir du sous-développement. «Nos chercheurs doivent être valorisés», ajoute-t-il.

Société 06 mai 2015


Les FCBE crient à la récupération politique avec déstabilisation du pouvoir

Au lendemain de la tentative d’arrestation du député Candide Azannaï, les déclarations des partis politiques se font de plus en plus persistantes. Les Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) ont, dans celle présentée hier mardi 5 mai à Cotonou, par leurs responsables, regretté les embouteillages et autres désagréments que cette situation fait subir aux populations depuis plus de 48 heures.

Suite à la tentative d’arrestation du député Candide Azannaï pour outrage au chef de l’Etat, la journée du lundi 4 mai dernier a été très difficile pour la majorité des populations de la ville de Cotonou et ses environs. Ne pouvant rester insensibles face à ce qui s’est passé, les FCBE à travers la coordination du Littoral ont, par la voix du conseiller municipal de Cotonou, Jacques Hounkpè, assisté du coordonnateur national, Eugène Azatassou, fait une déclaration hier mardi 5 mai à leur siège à Cotonou.
Expliquant l’origine des souffrances auxquelles les populations de Cotonou et de ses environs ont été soumises, surtout le lundi 4 mai dernier, Jacques Hounkpè a indiqué qu’il s’agit en réalité d’une simple remise de convocation et non d’une tentative d’arrestation encore moins d’un enlèvement du député Candide Azannaï. Selon lui, «ce n’est qu’une affaire de justice qui a été dramatisée avec une récupération politique dans le but d’en faire un moyen de déstabilisation du pouvoir d’Etat.» Aussi, a-t-il qualifié de suspect le fait que tous les leaders politiques se soient rapidement retrouvés au domicile du mis en cause. Pour le coordonnateur FCBE du Littoral, ils auraient fait œuvre utile à la nation, s’ils avaient appelé les populations au calme.
Pour Jacques Hounkpè, « dans un régime démocratique comme le Bénin, le principe de la séparation des pouvoirs continue d’être respecté». Et c’est dans ce contexte, explique-t-il, que la justice a décidé d’écouter le citoyen Candide Azannaï. En réalité, poursuit-il, il ne devrait pas avoir opposition assortie de soulèvements.
Face à cette situation, la coordination FCBE du Littoral a appelé le peuple à la sérénité, au calme et à la vigilance afin que la paix légendaire reconnue au Bénin, continue de régner pour le renforcement de sa démocratie et de son développement harmonieux. Il a, par ailleurs, remercié le chef de l’Etat pour son esprit d’apaisement et d’écoute de son peuple.

Candide Azannaï n’était plus au Parquet

Après le communiqué du gouvernement lu par son secrétaire général, Alassani Tigri, qui visait à expliquer les tenants et aboutissants du dossier à l’opinion publique, il y a eu tard dans la nuit, l’intervention du Procureur général, Gilles Sodonon. Il a annoncé la suspension de l’examen de la plainte portée par le président de la République contre Candide Azannaï. Par conséquent, il a annulé sa convocation pour hier mardi 5 mai dans l’après-midi pour être écouté. La preuve, le député ne s’est plus présenté au tribunal. M.G

Actualités 06 mai 2015


Mise en place du statut de l’Entreprenant au Bénin: Favoriser la migration de l’informel vers le formel

Initiative du ministère chargé de l’Evaluation des Politiques publiques, de la Promotion de la Bonne gouvernance et du Dialogue social, l’avènement du statut de l’entreprenant au Bénin a été soutenu par le Groupe de la Banque mondiale. Le lancement officiel de cette nouveauté, attendue pour mieux insérer certaines catégories d’acteurs économiques dans le circuit de création de la richesse, est intervenu hier mardi 5 mai au palais des Congrès de Cotonou.

Aux termes d’une présentation du directeur général de la Bonne gouvernance au ministère, Abdoulaye Gounou, il ressort que 98% des entreprises sont informelles, l’économie informelle représente 60 à 70% du PIB du Bénin, 90% de la population travaillent dans le secteur informel, plus de 50% des entreprises ont un capital inférieur à 2 millions FCFA. Or l’OHADA a créé, en 2010, le statut de l’Entreprenant pour offrir un statut simplifié aux micro et petites entreprises afin de faciliter la migration de l’informel vers le formel. C’est pourquoi il faut créer les conditions d’inversion de ces réalités, de réelles mesures d’incitation, pour amener les acteurs de l’informel à se formaliser pour que leurs efforts soient reconnus et mieux appréhendés. Dans ce cadre, une étude d’évaluation a été menée auprès de 3600 entreprises informelles de Cotonou pour mieux en saisir les réalités, et définir les stratégies idoines pour la simplification de la procédure de leur formalisation.

Ainsi que pour la mise en place d’une fiscalité adaptée à leur profil. Il s’agit de la Taxe professionnelle synthétique (TPS) payable une fois et variant de 1,25 à 2% du chiffre d’affaires, et qui entrera en vigueur pour compter de 2016. A ce propos, il est mis en place des Centres de Gestion agréés, véritables structures d’accueil et d’appui qui offrent aux entreprenants des informations, des conseils et un accompagnement pour la gestion et le développement de leurs entreprises. Et, à terme, il sera intégré la composante sécurité sociale et assurance maladie, en vue d’optimiser le statut de l’entreprenant. Mieux, auprès des partenaires bancaires l’ouverture et la tenue des comptes sont gratuites pour ces catégories d’acteurs, de même qu’elles leur offrent des facilités de découvert pour soutenir leurs activités. Toutes choses qui séduisent les cibles puisqu’à ce jour, déjà 424 personnes ont été formalisées, révèle Abdoulaye Gounou. Autant d’avantages confirmés et vantés par Josette Loupéda, comédienne et Sébastien Gnonhossou, couturier.
A cela, s’ajoute que l’entreprenant se veut être «un nouveau statut juridique simplifié ouvert à toute entreprise, personne physique, qui exerce une activité civile, commerciale, artisanale ou agricole et qui souhaite se déclarer au Registre du Commerce et du Crédit mobilier (RCCM)». Il se veut gratuit, simple, et offre le bénéfice des avantages de la formalisation : reconnaissance, accès aux services bancaires, formations (en gestion, comptabilité, fiscalité…) et accompagnement dans les relations avec les services des impôts. Il suffira, pour obtenir ce statut d’entreprenant, de se rendre au Guichet unique de formalisation des entreprises (GUFE), muni d’une pièce d’identité (carte d’identité nationale ou passeport), ou d’un extrait d’acte de naissance, puis d’une photo d’identité. Dès lors, en 8h seulement, promettent les promoteurs, le statut est validé et l’entreprenant obtient sa carte de l’entreprenant sur laquelle figurent son numéro RCCM et son identifiant fiscal unique (IFU). Bon à savoir aussi, ce statut simplifié est réservé aux entreprises dont le chiffre d’affaires est inférieur aux seuils de 30.000.000 FCFA (activités de négoce/commerce), de 20.000.000 FCFA (activités d’artisanat) et 10.000.000 FCFA (activités de services).

Le Bénin, pionnier de la mise en œuvre de la réforme

Olivier Fremont, représentant résident de la Banque mondiale au Bénin, dont l’institution soutient la démarche, salue sa pertinence. Il se réjouit des incidences positives qu’elle induira, tant pour les bénéficiaires que pour l’Etat.
Le statut de l’entreprenant vise à encourager la formalisation des entreprises dans les Etats membres de l’OHADA, souligne-t-il, vantant ses vertus et exhortant à mener diligemment le processus, qui a déjà connu la régularisation de 424 micro entreprenants dont les témoignages sont éloquents relativement au bien fondé de cette réforme. L’orateur fait particulièrement remarquer que depuis la révision des actes uniformes de l’OHADA consacrant l’avènement du statut de l’entreprenant, le Bénin est le tout premier pays à réaliser sa mise en œuvre concrète.
Ce dont se réjouit le secrétaire permanent de l’OHADA Dorothée Sossa, espérant que cela marquera définitivement l’envol de cette réforme et aidera à traquer la misère ; puis contribuer réellement à donner corps à la vocation de l’OHADA, de faire de l’Afrique un nouveau pôle de développement. Pour lui, les actes uniformes relatifs au droit commercial général et groupements d’intérêt économique auront montré leurs limites. D’où cette relecture des textes en 2010. Car, l’informel n’est pas seulement source de déperdition de ressources mais aussi d’insécurité pour les acteurs, qui ne bénéficient pas de certains avantages et protection liés pourtant à leur statut. De même que l’entrepreneur individuel et les membres de sa famille sont exclus du système de protection sociale et d’assurance maladie. En clair, si la plupart des acteurs économiques se nichent dans l’informel, il était utile de créer les conditions favorables d’une migration de l’informel vers le formel, explique Dorothée Sossa. Surtout que des conditions incitatives sont prévues pour accompagner les entreprenants, note-t-il, exhortant les Etats à s’engager résolument dans cette voie et envisager, pourquoi pas, une section spéciale pour les entreprenants au niveau du Guichet unique.

Pour une transformation structurelle de l’économie

Pour sa part, le ministre Antonin Dossou, s’est d’abord employé à remercier tous ceux qui, vaillamment et patiemment, ont travaillé à l’avènement de cette réforme, avant de saluer le leadership du professeur Dorothée Sossa à la tête du Secrétariat permanent de l’OHADA, en rendant plus souple les textes communautaires régissant le commerce général. Ce qui honore, se réjouit-il, le Bénin. En tant que tel, le droit OHADA apparaît comme un instrument efficace de politique économique, relève Antonin Dossou. Il plaide à son tour pour que la mise en œuvre du statut de l’entreprenant comporte de réels avantages pour le Bénin, en favorisant la transition douce de l’informel au formel ; l’informel n’étant pas en mesure d’assurer l’accumulation du capital pour induire une transformation structurelle de l’économie.
Au nom du chef de l’Etat, le professeur François Adébayo Abiola, ministre d’Etat chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, salue une réforme réussie dont la portée sera déterminante pour le Bénin, et soutenue par l’amélioration du climat des affaires. Insistant sur les performances du Guichet unique de formalisation des entreprises et la baisse des coûts de création des entreprises, de même que sur les réformes au port de Cotonou et la sécurité des installations, il soutient que l’environnement des affaires est forcément plus attrayant. Ce que devrait davantage renforcer le statut de l’entreprenant, en ce qu’il concerne la majorité des acteurs économiques, à travers le régime juridique simplifié qu’il promeut, pour aider à la transformation structurelle de l’économie béninoise ; et la garantie qu’il leur donne de contribuer effectivement à la création de la richesse nationale, autant que d’assurer leur propre sécurité sociale

Actualités 06 mai 2015


Allaitement maternel : Quels avantages pour l'enfant ?

Les spécialistes de la santé et même les institutions internationales comme l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) recommandent aux mamans de donner exclusivement le sein à leurs bébés pendant les 6 premiers mois révolus. Ensuite, lors de la diversification alimentaire, l'allaitement peut être poursuivi jusqu’à 2 ans voire au-delà.

Au cours d’une discussion entre amies, Rose Atinlamey, revendeuse des tickets de la Loterie nationale du Bénin a déclaré que le fait de nourrir son bébé exclusivement au lait est une manière de l’affamer. Il faut aussi, selon elle, lui donner de la bouillie diluée. C’est aussi le point de vue de Jocelyne Anagonou, une vendeuse de fruits, qui complète au lait maternel le lait cérélac. C’est avec ce lait, insiste-t-elle, qu’elle a toujours nourri ses deux premières filles pendant leur enfance. Aline Sossoukpè estime qu’on peut toujours donner de l’akassa ou de la pâte accompagnée de la sauce gluante aux enfants même s’ils sont âgés de moins de six mois. Pour ces mères, le complément de nourriture au lait maternel est indispensable. Comme elles, nombreuses sont les femmes qui pensent que le lait maternel ne suffit pas pour nourrir un nouveau-né. Ainsi, d’autres préfèrent le compléter avec de la tisane.
« La suprématie de l'allaitement maternel est communément admise mais sous-estimée car les fondements et l'ampleur de cette supériorité sont encore souvent méconnus», souligne l’OMS. Ainsi, l'allaitement maternel présente des avantages qui, à court et long termes, sont attribuables soit à la composition même du lait féminin, soit à la relation privilégiée qu’il instaure entre la mère et l'enfant, ces modes d'actions étant difficiles à discerner l'un de l'autre. L'inventaire des avantages de l'allaitement maternel comporte en miroir celui des risques de l'allaitement artificiel. En dépit des difficultés méthodologiques, de nombreuses études portent sur les effets de l'allaitement maternel. Deux facteurs semblent essentiels lors de leur analyse critique, c’est-à-dire, le caractère exclusif ou non de l'allaitement et sa durée.

Le lait maternel, nourriture de l'enfant

Selon l’OMS, le lait maternel nourrit l'enfant. Il est spécifique de l'espèce. Quantitativement, il existe une corrélation entre les nutriments et le temps pour accroître son poids de naissance. Il conviendrait de parler des laits plutôt que du lait. Le lait maternel est caractérisé par une teneur en protéines plus faible que celle des autres mammifères et plus riche en lactose qui est une source d'énergie nécessaire au développement du système nerveux. Le poids à la naissance de l'enfant est multiplié de 2 à 4 au cours des 5 mois. Qualitativement au niveau des protéines, on note l'absence dans le lait maternel de bêta lactoglobulines à l'origine des allergies. Les caséines diffèrent selon l'espèce en fonction de leur poids moléculaire et de leur composition en acides aminés. Le rapport protéines solubles sur caséine est élevé pour le lait féminin, donnant lieu à un coagulum plus fin et donc une digestion plus rapide et plus confortable. A noter l’absence de lactoferrine dans le lait de vache. Les laits ne sont pas interchangeables entre les espèces. Rappelons que les préparations pour nourrissons ne sont que du lait de vache plus ou moins modifié.

Le lait maternel adapté à l'enfant

« Le lait maternel est adapté aux besoins de l'enfant», conseille l’OMS. Il est admis que pendant les six mois et peut-être plus, l'allaitement exclusif assure une croissance parfaite en taille et en poids. Et que l'allaitement maternel doit être poursuivi et associé à une alimentation diversifiée et adaptée jusqu'à deux ans.
La croissance des bébés allaités et de ceux nourris au biberon sont subtilement différentes. Il existe un infléchissement du poids vers 4 à 5 mois alors que la taille et le périmètre crânien sont comparables. Les bébés allaités règlent spontanément leur consommation énergétique à un niveau énergétique plus faible. Ceux nourris au biberon reçoivent un excès de calories et de protéines, fabriquent plus de masse grasse, moins de masse maigre, moins de muscle. Le lait maternel est adapté à son développement sensoriel et cognitif. Des études à court et à long termes ont montré de meilleures performances à certains tests pour les enfants allaités. La composition du lait maternel est variable dans le temps en fonction des besoins du nourrisson selon l'âge. La concentration en protéines est plus élevée en cas de prématurité, mais le volume est plus faible, puis diminue dans le lait nature et au cours de la lactation.

Protection contre les infections et certaines maladies

« Les agents infectieux comme les bactéries, les virus, les parasites, pénètrent dans l'organisme par effraction. Le système immunitaire de la sous muqueuse qui s'oppose à cette pénétration est très peu développé chez le nouveau-né. A la naissance, les anticorps maternels sériques ont été transmis par le placenta à l'enfant, et disparaissent en quelques semaines ou mois. Le lait maternel complète cette action », expose l’OMS qui ajoute que l'allaitement maternel permet une croissance et un développement neurosensoriel et affectif optimal, protège contre certaines affections, ne coûte rien à la famille, permet une baisse des dépenses de santé à l'échelon collectif, comporte des avantages pour la santé maternelle et respecte l'environnement.
L'allaitement artificiel permet dans les pays industrialisés seulement une croissance et un développement neurosensoriel correct, est responsable d'une augmentation de la morbidité infantile, des coûts élevés pour la société et pour les familles. Elle nuit à l'environnement. Par rapport à l'allaitement maternel, son utilisation manque de recul. Des effets à long terme restent sans doute à découvrir.

Santé 06 mai 2015


Investiture des nouveaux députés: La balle dans le camp du doyen d’âge de la 7e législature

Après la proclamation des résultats des élections législatives du 26 avril dernier par la Cour constitutionnelle, sous réserve du contentieux électoral, les regards sont à présent tournés vers l’installation officielle des 83 nouveaux députés. Cette mission met au devant de la scène le doyen d’âge de cette législature qui doit jouer les premiers rôles jusqu’à la formation du bureau de l’Assemblée nationale, 7e législature.

Le mandat des députés de la sixième législature s’achève le 15 mai prochain. Il sera éteint définitivement pour céder la place à la septième législature dont les 83 députés membres sont connus depuis le dimanche 3 mai dernier avec les résultats des élections législatives du 26 avril dernier proclamés par la Cour constitutionnnelle. Et ceci sous réserve du contentieux électoral.

Rôle dévolu à la doyenne d'âge

La sixième législature conjuguée au passé, les regards sont maintenant tournés vers l’installation des députés de la septième législature. Celle-ci doit être effective le 16 mai prochain pour ne pas plonger l’institution parlementaire dans un vide juridique. Vu que le 16 mai prochain tombe sur un samedi, un jour non ouvrable, d’aucuns se demandent si cette date sera retenue pour la tenue de cette première plénière des nouveaux députés consacrant leur investiture. En cette matière, l’administration parlementaire est suspendue aux lèvres du doyen d’âge. C'est-à-dire le plus âgé des députés de la septième législature. C’est en effet à ce dernier assisté des deux plus jeunes députés que l’article 6 et suivants du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, a dévolu cette mission. C’est au bureau d’âge que la loi a confié la gestion des premiers rôles de cette nouvelle législature. Le choix de la date de cette plénière solennelle incombe au doyen d’âge qui pourrait être encore Rosine Vieyra Soglo âgée aujourd’hui de 81 ans.
Depuis la troisième législature (1999) jusqu’à la sixième législature du renouveau démocratique(2011), c’est celle que tout le monde appelle affectueusement "Maman" qui a toujours joué ce rôle parce que plus âgée que ses autres collègues. C’est en cette qualité que la dame de fer du parti La Renaissance du Bénin (RB) a présidé l’élection du bureau des quatre dernières législatures. Réélue député pour la sixième fois consécutive depuis 1995, Rosine Vieyra Soglo a toutes les chances d’être encore le plus âgé de la septième législature.
A cet effet, apprend-on de sources proches du Parlement, les dispositions administratives ont été déjà prises pour déterminer le doyen d’âge de la prochaine législature. C’est ainsi que l’administration parlementaire a écrit à la Commission électorale nationale autonome (CENA) lui demandant de mettre à sa disposition les âges des 83 nouveaux députés déclarés élus par la Cour constitutionnelle sous réserve du contentieux électoral. Elle attend toujours la réponse de l’institution qui a eu la gestion des élections législatives du 26 avril dernier.

Date du 16 mai retenue ?

L’administration parlementaire, une fois en possession des âges des députés, pourra former le bureau d’âge en tenant compte du plus âgé et des deux plus jeunes qui joueront le rôle de secrétaire. Ce n’est qu’après cette étape qu’elle se déplacera vers le doyen d’âge pour retenir la date de l’installation des députés de la septième législature. Selon des sources, l’administration parlementaire a retenu le samedi 16 mai prochain pour la continuité de l’Assemblée nationale vu que le mandat de la sixième mandature expire le vendredi 15 mai prochain à minuit. Il reste à savoir si cette date sera agréée par le doyen d’âge.
Les regards sont donc tournés vers la CENA et l’administration parlementaire pour la détermination des trois députés devant composer le bureau d’âge de la septième législature.
Il faut souligner que le bureau d’âge a une mission essentielle, celle de diriger l’élection du bureau de la nouvelle législature. L’article 7 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale précise d’ailleurs en cette matière qu’«à l’exception des questions urgentes d’intérêt immédiat et de celles relatives à l’élection du bureau, aux vacances, à l’admission et à l’invalidation des députés, aucun débat ne peut avoir lieu sous la présidence du doyen d’âge». Une autre attribution du doyen d’âge est qu’à l’ouverture de la première séance de la législature, il notifie à l’Assemblée nationale la communication des noms des personnes élues qui lui a été faite par l’autorité compétente. Il en ordonne l’affichage immédiat et la publication à la suite du compte rendu intégral de séance.

Actualités 06 mai 2015


« Conte au clair de lune » à Parakou: Une fête de la parole autour du récit, du slam et de l’humour

L’annexe de l’Institut français du Bénin à Parakou a servi de cadre, samedi 2 mai dernier, à l’événement « Conte au clair de lune » pour le compte du mois de mai. Cette soirée organisée par l’Association Iminrio de Koudoussou A. Laourou, a permis au maigre public qui a effectué le déplacement de vivre une fête autour de la parole avec le conte, la légende, le slam, la déclamation poétique, l’humour.

«Conte au clair de lune», à en croire l’initiateur, se veut un cadre mensuel de valorisation du récit et de l’expression orale. Dans une ambiance bon enfant, les artistes Ali Sankamao Tanourou, Odjou Africa, Sam, Le Papa et Zorgodé, Hariss, Ziki Sia et les autres ont fait rire le public à travers l’univers des animaux, de l’homme et de Dieu, tout en insistant sur les valeurs que véhiculent leurs récits à savoir le partage, le courage, l’obéissance des enfants aux parents, l’amitié, la prudence, etc. Aussi, dénoncent-ils la dépravation des mœurs, l’égoïsme, l’indiscipline, les tares du système éducatif actuel et autres maux qui minent la société d’aujourd’hui.

Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori

Culture 05 mai 2015


Résultats des législatives : Fortunes diverses pour les présidentiables déclarés

Ils étaient particulièrement suivis, les candidats aux législatives qui nourrissent aussi des ambitions avouées pour le fauteuil présidentiel. S’ils entendaient faire de ces législatives, une rampe de lancement de leur machine pour aller à la conquête du palais de la Marina, les uns devront changer de fusil d’épaule, quand les autres devront se montrer prudents…

Quelques candidats aux législatives faisaient, avec le scrutin, un test de popularité et de maîtrise de leur territoire. A l’arrivée, les réalités sont contrastées. Ainsi, l’Alliance Soleil était attendue au tournant de ces législatives. Pour avoir déjà donné le ton de la présidentielle en proclamant la fin de Boni Yayi, cette alliance qui ne cache pas que l’astre centre de sa galaxie est le général Robert Gbian se devait de faire une démonstration de force face aux FCBE, pour convaincre l’opinion qu’elle contrôle réellement le terrain ; surtout que le général en personne conduisait la liste dans la 7e circonscription. Mais à l’arrivée, le score est terne : 4 députés seulement. L’Alliance n’aura donc pas réussi à dominer les FCBE. Pis, dans sa bonne 7e circonscription, le général ne fait pas mieux que se tirer d’affaire lui-même, laissant aux FCBE 2 sièges sur 3. Ce qui amène à bémoliser son influence sur la région. L’autre grand nom de l’alliance, Sacca Lafia, ne fait pas mieux dans la 8e circonscription où les FCBE s’en sortent avec 3 sièges sur les 4 ; pas plus que Issa Salifou dans la 1ère circonscription ne réussit pas à prendre plus d’un siège, le sien propre, concédant les deux autres aux FCBE. Somme toute et en attendant d’avoir une idée des suffrages glanés par l’alliance sur tout le territoire national, il se dégage qu’elle ne contrôle pas encore ce qui devrait être considéré comme son fief naturel. Certes les réalités de la présidentielle ne sont pas forcément les mêmes que celles des législatives. Une dynamique autre peut toujours s’installer. Mais en attendant, ces législatives sont l’étalon à l’aune duquel on peut apprécier la force de frappe de cette alliance. Pour constater qu’il y a encore loin de la coupe aux lèvres et que ses acteurs devront encore remuer la terre électorale.

Elections test

Comme autre présidentiable, Léhady Soglo. Président de la RB revenu de ses amours infructueuses avec la mouvance présidentielle, il s’inscrit dans la logique de l’Opposition. Ces élections, pour lui aussi, étaient un test, notamment dans la ville de Cotonou, où le parti a si souvent dicté sa loi. En ne réussissant pas à tirer son épingle du jeu, «maman» Rosine Soglo étant la seule élue dans la 16e où le parti avait pris trois sièges sur cinq en 2011, Léhady Soglo se met en difficulté. Il devra justifier d’un entregent qui permette au parti de se requinquer assez vite, pour espérer aborder les échéances de 2016, s’il s’y présente effectivement, avec optimisme. Car, face à lui dans la même circonscription, un autre ambitieux, Joseph Djo-gbénou aligné par l’Union fait la Nation, s’en sortait avec brio, à l’ombre de Candide Azannaï. Le bémol, relativement à l’élection de l’universitaire, c’est qu’il est improbable, en l’état actuel des choses, de dire quel aura été son apport intrinsèque ou même celui de son parti Alternative Citoyenne, à la victoire de l’UN dans la circonscription. De sorte qu’il apparaît prématuré et curieux qu’au soir même des élections, assuré de son élection, l’entourage de l’homme ait publiquement fait état de ses ambitions pour 2016. Une erreur politique sans doute quand on sait qu’il est dans une alliance dont certains acteurs de première heure ne font pas mystère de leurs ambitions non plus. L’attitude de l’entourage de Joseph Djogbénou est de nature à rendre leur champion suspect aux yeux des autres, et à entretenir un climat de méfiance à son égard. Rien n’étant encore joué, il faut donc savoir se tenir dans cet environnement pour ne pas casser la dynamique qui naît à peine. Car, pour lui, chercher à transformer tout de suite l’essai que constituaient ces législatives, peut se révéler une mauvaise appréciation de la situation. De quoi compromettre ses chances pour plus tard.

Des alliances à conclure d’ici à 2016

Parlant d’ambitions au sein de l’UN, on pense justement à Eric Houndété qui, de plus en plus, arbore une posture de candidat à la candidature. Pour lui aussi, les législatives, dans la 5e circonscription notamment, constituaient un test de maîtrise du terrain. Certes il n’était pas à sa première expérience, mais il a fallu bien marquer son territoire dans une circonscription qu’il a en partage avec un autre présidentiable annoncé, Pascal Irénée Koupaki qui, lui, n’était pas engagé dans les législatives. Mais peut-être que des proches à lui y étaient. Positionnés dans l’Alliance nationale pour la démocratie et le développement comme cela se susurre dans certains milieux. De bon augure en tout cas, si cela s’avérait puisque dans cette circonscription, cette alliance dame le pion à Eric Houndété et à l’UN en enlevant deux sièges. Un avantage moral pour cette alliance sans doute. Mais en attendant de savoir quelles peuvent être, d’ici à l’échéance, les implications de ces chiffres, les dynamiques qui peuvent être mises en œuvre par les uns et les autres pour renforcer leur stature de présidentiable.
Comme eux, Abdoulaye Bio Tchané se verrait bien dans les starting-blocks en 2016 pour la course au fauteuil présidentiel. S’il n’était aligné pour les législatives, il parrainait la liste éponyme de non alliance. C’est donc à l’aune des performances de cette alliance que son implantation sur le terrain, dans le nord du pays notamment, peut être scrutée. Or, il apparaît qu’il ne réussit à glaner que deux sièges, particulièrement dans la Donga. Pas suffisant pour faire de ces législatives, une véritable rampe de lancement de la présidentielle.
On n’oubliera pas le président sortant de l’Assemblée nationale, Mathurin Coffi Nago qui, avec son alliance FDU, fait mieux qu’assurer sa propre réélection en s’adjugeant 4 sièges. Bon pour le moral, surtout qu’il affiche une certaine maîtrise de son Mono natal, mais pas encore suffisant pour partir en pole position, à l’assaut de la Marina.
Au total, aucun des aspirants déclarés ne réalise de grandes performances. Ce qui amène à considérer que dans la perspective de la présidentielle, les uns et les autres travailleront ardemment à constituer de grandes alliances.

Actualités 05 mai 2015


Face à l’épidémie de méningite aux portes du Nord Bénin : L’appel des diplomates accrédités au secours du gouvernement béninois

Dans la soirée d’hier lundi 4 mai, le ministre des Affaires étrangères Nassirou Bako Arifari et son collègue de la Santé, Dorothée Akoko Kindé Gazard ont rencontré les membres du corps diplomatique accrédités au Bénin. Ils étaient conviés à une séance d’échanges au ministère des Affaires étrangères sur une épidémie de méningite qui sévit déjà au Niger et qui plonge le Bénin en situation de pré-épidémie.

«Le cri, l’alerte du gouvernement béninois face à une épidémie de méningite qui sévit déjà au Niger et qui est aux portes des districts sanitaires des zones frontalières du Niger avec le Bénin ». Voilà l’information principale que le ministre des Affaires étrangères a portée à la connaissance des diplomates accrédités au Bénin qu’il a invités, hier dans la soirée. Pour lui, tout le monde connait le taux de létalité, et les victimes se comptent déjà par dizaines. «Le Bénin ne peut faire la politique de l’autruche. Les liens sont importants entre les deux pays et les canaux ne sont pas forcément contrôlables. Nous devons prendre les dispositions et c’est suite à cela que le président de la République nous a instruits afin d’évoquer avec vous la question et d’envisager comment organiser la riposte», a expliqué le ministre des Affaires étrangères aux diplomates, demandant à sa collègue de la Santé de donner les détails sur le sujet et de livrer les données techniques et expressions des besoins.
«La ceinture de méningite s’étend du Sénégal en Ethiopie et le Bénin est peu ou prou situé dans cette ceinture par les communes du Nord ; on y déplore déjà plus de 1000 cas avec environ 100 décès et précisément plus de 85 morts il y a plusieurs jours», a déploré Dorothée Akoko Kindé Gazard. Il faut s’inscrire dans la prévention, car le District de Gaya étant atteint, Karimama et Malanville regorgent des cas de méningite non contrôlés par rapport à la situation de pré épidémie dans laquelle sont plongées les villes ci-dessus, a fait remarquer le ministre de la Santé. Même si les 25 communes des deux Nord ont été vaccinées par la souche A du méningocoque, le Men afrivac, pour une immunité de 10 ans, la crainte du ministre de la Santé est que sur le plan bactériologique, malgré les vaccins de la souche A administrés, ce sont les souches C et W135 qui émergent et deviennent plus foudroyantes, a-t-elle expliqué. Ainsi, «Les ressources sont vraiment limitées et il faut non seulement les vaccins, mais également les antibiotiques et cela nécessite jusqu’à 10 milliards F CFA pour couvrir ces charges», a confié le ministre de la Santé.
Mais le ministre des Affaires étrangères, revient expliquer que ce n’est pas nécessairement des aides financières qu’il faut, mais que même des aides matérielles seraient les bienvenues.
Le phénomène sévit depuis janvier 2015 au Niger et les deux ministres appellent les diplomates à aider le Bénin à parer au plus pressé en le soutenant donc par des appuis financiers et ou matériels.
Actualité oblige, le ministre des Affaires étrangères avant d’entrer dans le vif du sujet a rappelé à ses hôtes, les résultats des élections législatives du dimanche 26 avril dernier qui ont été proclamés, dimanche 3 mai par la Cour constitutionnelle. Il a également profité de l’occasion pour présenter un exposé à ses hôtes sur la dématérialisation de l’ensemble des documents de pré-dédouanement fait par des responsables de la Société d’exploitation du guichet unique.

Actualités 05 mai 2015


Chambre de commerce et d’industrie du Bénin : Le bureau exécutif accueille 13 nouveaux élus consulaires

La salle VIP de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (CCIB) a abrité, jeudi 30 avril dernier, la cérémonie de présentation de 13 nouveaux élus consulaires de la mandature 2014-2019. Au cours de cette cérémonie présidée par Jean-Baptiste Satchivi, président de l’institution, les nouveaux élus ont reçu les attributs et les documents officiels.

Les élections consulaires complémentaires du 22 avril dernier ont livré leur verdict. A l’arrivée, 13 représentants d’opérateurs économiques ont été désignés pour siéger à l’Assemblée consulaire pour la mandature 2014-2019. Leur élection a réjoui Jean-Baptiste Satchivi, président de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (CCIB) même si tous les 15 représentants d’opérateurs économiques attendus n’ont pu être désignés lors des élections complémentaires. Selon lui, l’Assemblée consulaire devrait compter 99 membres. Mais lors des élections de 2014, a-t-il rappelé, c’était seulement 84 élus consulaires qui avaient pu être désignés. Ainsi, restaient vacants 15 sièges. Les textes de la CCIB étant muets sur une telle situation, a expliqué Jean-Baptiste Satchivi, l’institution a dû se référer au ministère en charge du Commerce pour savoir la conduite à tenir. En réponse, l’autorité ministérielle a demandé que soient organisées des élections complémentaires. C’est dans ce cadre que le scrutin du 22 mars dernier a été organisé. Au total, sur les 15, ce sont seulement 13 qui ont pu être désignés, a révélé le président de la CCIB. Ce qui signifie que les 99 postes ne sont toujours pas occupés pour la mandature 2014-2019. «Avec les nouveaux élus, nous sommes 97 à siéger à l’assemblée consulaire», a souligné Jean-Baptiste Satchivi avant d’annoncer qu’il «n’y aura plus d’élections complémentaires».
Appelés à siéger au sein de l’assemblée de la nation économique, les 13 élus consulaires ont reçu chacun les attributs de leur nouveau statut. Ainsi, des exemplaires des documents fondamentaux, les macarons leur ont été remis et après le port solennel de l’écharpe aux couleurs nationales. Désormais membres à part entière de l’Assemblée consulaire du Bénin, ils ont pour mission de défendre les opérateurs économiques et se battre pour le développement économique du pays. Pour réussir cette mission, a souligné le président Jean-Baptiste Satchivi, ils doivent travailler dans l’union.
Pour le président de la CCIB, la vision de la présente mandature est de faire de la CCIB à l’horizon 2019 le porte-étendard du Bénin sur le plan international. «Cette vision doit être notre boussole», a-t-il indiqué aux nouveaux élus. Sur le chantier des défis, il a mentionné le renforcement du dialogue secteur public-secteur privé, la valorisation des ressources humaines à l’interne, la consolidation du patrimoine de l’institution et sa rénovation, l’amélioration de l’offre de services aux entreprises sans oublier l’accompagnement des PME et PMI.

Actualités 05 mai 2015


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