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Nouvelles

Contre le phénomène de l’infanticide au Bénin : Le Cinéma numérique ambulant sensibilise les populations de huit localités

Le Cinéma numérique ambulant du Bénin (CNA Bénin) démarre ce jour dans les localités de huit localités du Nord, une tournée de projection de films.

Placée sous le thème « L’infanticide rituel au Bénin », elle se déroule du 27 avril au 4 mai prochain et entre dans le cadre d’un partenariat entre le CNA Bénin et AGAT Films et a bénéficié par ailleurs, de l’accompagnement financier de l’ambassade de France au Bénin.

«En voyage dans le Nord Bénin, Cécile croise le chemin d’une jeune mère africaine qui lui dépose, affolée, un bébé dans les bras…. Cécile va adopter cet enfant africain et Lancelot va grandir en France. L’année de ses 7 ans, elle repart avec lui vers le pays de ses origines et tente de percer le secret qui a entouré son abandon».
Ainsi se présente le synopsis du film. «Le secret de l’enfant fourmi». Une ode qui se veut également un cri de cœur contre le phénomène de l’infanticide rituel qui sévit encore dans les localités de Bonigourou, Doh dans la commune de Wassa Pehunco et de Sékégourou, Kabaré, Fotancé, Macrou, Boré, Gnèkèrèbansou dans la commune de Kouandé. Cette réalisation plonge le spectateur dans la dure réalité de ce phénomène. C’est dans l’optique d’une sensibilisation et d’une prise de conscience au besoin que le Cinéma numérique ambulant du Bénin et ses partenaires ont initié cette tournée de sensibilisation. «A travers cette tournée de projection, le CNA entend sensibiliser les populations sur les rituels révolus qui se pratiquent encore au Bénin, surtout dans le nord du pays en vue de les amener à prendre conscience sur les droits humains».
Toutes les projections seront suivies de débats grand public et des échanges avec les spectateurs en présence des personnes ressources tels que le Père Pierre Bio Sanou, Mathieu Orousema et les frères franciscains qui se sont imposés comme des acteurs de vieilles dates dans cette lutte. Il faut souligner que depuis 2002, le CNA Bénin compte deux équipes de projection (une à Cotonou et l’autre à Natitingou) qui s’exercent dans plusieurs autres contrées du pays avec des thématiques variées. C’est l’équipe de projection de Natitingou qui est chargée de réaliser la présente tournée.

Culture 27 avr. 2015


Soutenance de thèse en Sociologie du développement à l'UAC: Mention très honorable avec les félicitations du jury pour Pierre C. Mèliho

La Faculté des Lettres, Arts et Sciences humaines de l’Université d’Abomey-Calavi a enregistré, jeudi 3 juillet dernier, un nouveau docteur en Sociologie du développement. C’était à l’issue d’une présentation faite par Pierre Codjo Mèliho sur le thème "Construction sociale du risque de maladies liées à l’eau en milieu ayizo de Sèdjè-Hwégudo à Zè (Sud Bénin)". Au terme de la soutenance, le jury présidé par le professeur Michel Makoutodé de la Faculté des Sciences de la Santé (FSS) lui a décerné la mention très honorable avec les félicitations du jury.

Sujet pertinent et digne d’intérêt, démarche méthodologique appropriée. Telle est la substance des observations faites par le jury qui a jugé digne du grade de Docteur en Sociologie du développement de l’Université d’Abomey-Calavi, Pierre Codjo Mèliho, à la suite de sa présentation, jeudi 3 juillet dernier sur le thème "Construction sociale du risque de maladies liées à l’eau en milieu ayizo de Sèdjè-Hwégudo à Zè, (Sud Bénin)". Ladite présentation s’est articulée autour d’un plan comprenant : la problématique, l’approche méthodologique puis les résultats et discussions.
Pour Pierre Codjo Mèliho, il s’agissait d’inventorier les sources d’eau et leurs usages en milieu ayizo, de décrire la notion du risque et les risques liés à l’eau en rapport avec les normes en contexte ayizo et d’analyser l’articulation entre les représentations sociales de l’eau, ses usages et les risques en santé publique. «Le sujet développé par l’impétrant est original, important, transversal et transdisciplinaire», a apprécié le professeur Michel Makoutodé.
Cette appréciation du président du jury a été partagé par le professeur Albert Jovite Nouhouayi. Pour lui, l’assistance était en face d’un thème empirique qui avait besoin d’être bien développé. Il pense que les parties sont bien équilibrées. C’est un travail fouillé qui comporte une foule de données qu’on peut utiliser pour une autre thématique, fait-il observer.
A quelques observations près de différence, Dr Adolphe Kpa-tchavi ne dit pas le contraire.
En ce qui le concerne, Dr Folly Kokou Hetchili a salué la collaboration Sud-Sud entre universités. L’intégration, selon lui, est en marche. L’impétrant a fait une très bonne présentation orale, avec, apprécie-t-il, un style clair et agréable avec la maîtrise de la méthodologie de présentation de thèse. En somme, un travail d’une excellente qualité, qualifie-t-il.
Le professeur Albert Tingbé-Azalou est presque de même avis. A l'en croire, le sujet développé par l’impétrant, est pertinent et d’un intérêt scientifique certain.
La même évaluation a été faite par le professeur Christophe Houssou qui a retenu que l’eau de pluie est une eau sale impropre à la consommation.
Le jury qui a examiné la thèse était composé, outre le professeur Michel Makoutodé de la FSS, du professeur Albert Jovite Nouhouayi de la FLASH, dans le rôle de rapporteur, du professeur Christophe Houssou de la FLASH en tant qu’examinateur et des maîtres de conférence Dr Hetchili Kokou Folly, de la FLESH de l’Université de Lomé, de Dr Tingbé Azalou Albert de la FLASH/UAC et de Dr Adolphe Kpatchavi, tous examinateurs.

Société 27 avr. 2015


Scrutin pour les législatives: Des populations de Dangoussar bloquent le processus électoral

Exaspérées par les promesses non tenues des dirigeants du pays, les populations de Dangoussar dans l’arrondissement de Barei dans la commune de Djougou ont bloqué le démarrage du processus de vote. Elles ont organisé une marche de protestation hier dimanche 26 avril, pour exprimer leur mécontentement à force de voir leur village toujours plongé dans le noir en dépit des promesses de fournitures en énergie électrique qui leur a été faite.

Des populations surexcitées obstruant le passage aux usagers de l’axe Djougou-Ouaké. C’est à cette situation qu’ont fait face hier les forces de sécurité dépêchées dans le village de Dangoussar à 15 km de Djougou. Se refusant à laisser le processus électoral suivre son cours, les populations de la localité ont investi l’axe routier, après avoir tôt le matin contraint les agents de leur centre de vote à arrêter les opérations. Branchages et tambourins en main, elles ont manifesté leur amertume face au sort réservé à leur village. Ainsi que le mépris dont elles font l’objet. Pour les habitants de Dangoussar, il n’y aura plus d’élection dans leur localité tant qu’ils ne bénéficieront pas d’électricité comme les autres localités de la région. Tous les villages de l’axe Djougou-Ouaké ont été alimentés à l’exception de Dangoussar. «Nous sommes également des fils et filles de ce pays. A chaque élection, ils viennent nous promettre l’électricité. Trop c’est trop !», confie Séibou Karim, un des meneurs de la marche. S’ils s’accordent à dire que leur marche ne vise que le développement de leur village et qu’elle est pacifique, la réalité sur le terrain est tout autre. Benoît Dossou Mahuklo, président du centre de vote EPP Dangoussar où sont attendus 489 électeurs, avoue avoir été molesté par les manifestants en furie, arrivés en masse vers lui pour lui intimer l’ordre de surseoir à toute opération relative au processus électoral. Rudoyé, il ne doit la vie sauve qu’au contingent d’agents de sécurité portés aussitôt après l’alerte donnée. L’urne sera emportée par les manifestants. A Saoussar, dans un autre centre de vote, à quelques lieues de là, le même scénario s’est produit mais tôt les éléments de la compagnie de sécurité vont imposer leur loi et permettre au processus de reprendre. Par contre, à Dangoussar la mobilisation a été telle que l’impressionnant dispositif sécuritaire a été mis à rude épreuve. Les gendarmes ont préféré s’en remettre à la médiation des sages et notables du village, pour ne pas user de la force.
A la suite du conciliabule, les manifestants réclameront même avant tout retrait de la route et levée du siège du centre de vote, le repli des forces de l’ordre. Ce qui sera fait quelques minutes plus tard avec l’approbation du capitaine Dosso, commandant de compagnie. «Nous allons observer un repli tactique en diminuant notre effectif», annonce-t-il.
Aux dernières nouvelles, on apprendra que le vote a démarré par la suite à 12 heures.

Actualités 27 avr. 2015


Scrutin dans la 16e circonscription électorale: Boni Yayi appelle à un Parlement de qualité

Le président de la République a accompli, comme la plupart des Béninois, son vote pour les élections législatives d’hier 26 avril. Boni Yayi a saisi l’occasion pour appeler à un Parlement de qualité.

C’est dans le centre de vote de l’école maternelle de Cadjèhoun que le président de la République a accompli hier son devoir citoyen. Après les salutations d’usage aux agents du bureau de vote, aux délégués des partis et aux observateurs présents sur les lieux, Boni Yayi a procédé au vote avant de s’adresser à la presse massivement déployée pour la circonstance. «Nous sommes à la croisée des chemins. Il s’agit de mettre en place un nouveau Parlement. Il nous faut des institutions fortes dirigées par des hommes de qualité qui garantissent l’intérêt général », déclare-t-il, indiquant que son nom ne figurera plus sur aucun bulletin de vote à l’avenir. Son credo, poursuit-il, c’est de garantir un Bénin de paix, sécurisé et reconnu par sa stabilité légendaire. «La démocratie qui sert le peuple est celle qui tient compte de l’intérêt général. Cela suppose la mise en place des institutions qui travaillent en harmonie et non pas des institutions conflictuelles. La question de la paix est essentielle car sans la paix, nous ne parviendrons jamais à la prospérité », soutient-il.
Au regard des difficultés organisationnelles dans certaines régions du pays, le chef de l’Etat a appelé les populations à la sérénité, les rassurant de ce que tous les efforts sont déployés pour qu’elles puissent accomplir leur droit de vote.

Actualités 27 avr. 2015


Déroulement des législatives vu par certains observateurs, candidats et citoyens: Quelques incidents mais le vote s’est bien déroulé de façon globale

Dans le cadre des législatives d’hier 26 avril, plusieurs difficultés et problèmes se sont posés sur le terrain même si quelques observateurs nationaux et internationaux déployés sur le terrain ont globalement conclu à une bonne organisation dans l’ensemble.

«Le portail de l’Ecole primaire publique Les Cocotiers était fermé et nous avons dû sur ordre des autorités et de la police défoncer le portail. Ce qui a expliqué le retard», selon les explications de Pascal Cadja, superviseur de la CENA au centre de vote du Ceg l’Océan-EPP les Cocotiers. Sur le terrain, hier à l’EPP Cadjèhoun gare, la couleur de l’encre (bleu) a été changée (en rouge) sur instruction du président du bureau partie B, certains bulletins de vote ont été mal imprimés.

Par contre à Agla Akplomè, Prosper Tchibozo, président du poste n°2 dudit centre de vote a signalé le problème de cachet substitué ou envoyé par erreur qui ne leur a pas permis de l’utiliser.
Aux mêmes bureaux, si certains ont ouvert vers 8h (Ca-djèhoun), d’autres l’ont fait peu après 8h (Ceg l’Océan).
Sans émettre un avis très direct hier puisque nous étions encore à quelques heures du lancement du scrutin, Hans Jörg Neumann, ambassadeur de l’Allemagne près le Bénin, il a déclaré : «La communauté internationale veut avoir une impression personnelle du déroulement du scrutin».

Retard

En ce qui le concerne, Christian Houétchénou, président 2015 de la Jeune Chambre internationale Bénin a déclaré que tout s’est bien passé de façon générale, même si, déplore-t-il, il y a un seul agent de bureau à certains endroits et que des bureaux ont ouvert en retard, quand bien même cela n’entache pas la régularité du scrutin.
Mais les impressions de Léhady Vinagnon Soglo sont claires. «C’est un beau soleil éclatant et on ne saurait se plaindre. Nos compatriotes sont admirables. Ils sont allés accomplir leur devoir civique. Malheureusement, bien que notre démocratie ait pris son envol, il y a plus de 25 ans, il y a encore des ratés à Abomey-Calavi», a-t-il déploré. Le leader des Houézèhouè a lancé un appel afin que tous les compatriotes sortent pour aller voter et garder leur calme.
Claude Olory Togbé des Forces démocratiques unies (FDU) dans la 16e circonscription électorale a confié que le scrutin s’est bien déroulé. Elle a déclaré croire en ses chances et invité les indécis à se lever pour aller accomplir leur devoir civique.
Jean-Baptiste Elias, après avoir accompli son devoir en tant que citoyen a confié que ses impressions sont bonnes et que tout se passe dans le calme. Il s’est réjoui de la présence des représentants partis sur le terrain et que les bulletins soient tirés d’un carnet à souche. Cependant, il a déploré une fausse note relative à la non disponibilité des cartes pour certains citoyens qui se sont bel et bien inscrits, qui ne seront donc pas sur la liste des électeurs. Il regrette vivement la frustration dont feront montre ces derniers et a souhaité la correction d’une pareille situation. Il a, pour finir, mis en garde ceux qui ont des velléités de fraude à s’abstenir de s’y adonner, car prévient-il, les frustrations accumulées entraînent des détonations et nous avons un seul pays et une seule nation.

Constat de fraude par l’huissier Maxime Bankolé

Selon maître Maxime Bankolé, huissier de justice, qui a fait une déclaration hier dimanche pendant le déroulement du scrutin, il a été appelé à faire des constats sur le terrain. Pour lui, plusieurs votants ont été observés. Au cours de cette observation, ils passent d’abord chez un militant FCBE Gafarou Adéchokan, avant d'aller voter, puis après avoir accompli leur devoir, ils y retournent, a souligné Me Maxime Bankolé. Des échauffourées s’en sont suivies et il a fallu que la police intervienne pour calmer les ardeurs des défenseurs de chacun des camps. L’huissier a souligné que son déplacement visait à dresser le procès- verbal relatif à cette situation et à en rendre compte.

Actualités 27 avr. 2015


Elections législatives du 26 avril 2015: La candidate Sofiath Schanou menace de saisir la Cour constitutionnelle

Sofiath Schanou, candidate et tête de liste FCBE dans la 20e circonscription électorale (Porto-Novo, Aguégués, Adjarra et Sèmè-Podji) n’est pas contente de la manière dont le scrutin a été organisé hier dimanche 26 avril. Tout en saluant la sérénité qui l’a caractérisé pendant les neuf heures de scrutin, elle dénonce des irrégularités et des fraudes qui auraient émaillé ce vote notamment à Porto-Novo. La candidate de la mouvance présidentielle a fait cette dénonciation après avoir voté en fin de matinée d’hier au bureau de vote n°2 de l’Ecole primaire publique de Gbécon à Porto-Novo.

En effet, selon Sofiath Schanou, jusqu’à hier, les cartes d’électeur se distribuaient encore au niveau des arrondissements de Porto-Novo. Le hic, à l’en croire, est qu’au niveau du 2e arrondissement à Attaké, un individu a été retrouvé avec une dizaine de cartes d’électeur. Et dans tout le lot aucune des cartes ne porte son nom. Pour la candidate, cette opération de distribution de cartes d’électeur concomitamment avec le déroulement du scrutin est une ouverture à la fraude. Aussi, poursuit-elle, dans certains bureaux de vote de Tokpota, il a été constaté que l’encre indélébile n’a pas été mise sur le pouce de certains votants comme l’a prévu la loi. Ce qui offre à ces gens la possibilité d’aller voter plusieurs fois. «Ce sont là entre autres irrégularités qui montrent clairement que quelque chose se trame à Porto-Novo», dénonce Sofiath Schanou. Elle dit qu’elle ne restera pas sans réaction. La candidate FCBE menace de saisir la Cour constitutionnelle pour dénoncer toutes ces irrégularités qui ont émaillé le déroulement du vote à Porto-Novo.

Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

Actualités 27 avr. 2015


Le scrutin s’est déroulé dans un calme olympien dans l’Ouémé-Plateau: Elections législatives du 26 avril 2015

A l’instar des autres départements du Bénin, les électeurs de l’Ouémé-Plateau étaient aux urnes hier dimanche 26 avril pour élire les 83 députés de la 7e législature. Le scrutin s’est déroulé dans le calme et la discipline. Ce qui confirme une fois encore la maturité politique et démocratique du peuple béninois.

Les élections législatives du 26 avril sont désormais du passé. Elles ont été effectives hier sur toute l’étendue du territoire national. L’Ouémé-Plateau n’a pas été du reste de ce scrutin attendu pour renouveler les 83 députés devant siéger à l’Assemblée nationale, 7e législature. Le vote a lieu dans l’ensemble des quatre circonscriptions électorales (19e, 20e, 21e et 22e) que compte les deux départements. Les électeurs sont sortis dans la paix et la sérénité pour accomplir leur devoir citoyen. Cet engouement populaire a été constaté partout dans les bureaux de vote ouverts dans les départements. Que ce soit Porto-Novo, Adjohoun, Bonou, Ifangni, Sakété et Pobè, les électeurs ne se sont pas fait prier pour prendre d‘assaut les bureaux de vote. C’était la longue queue dans certains postes de vote déjà à l’ouverture du scrutin. Tout ceci sous la surveillance des forces de l’ordre qui se faisaient toutefois discrètes. Il y avait aussi une forte participation des observateurs nationaux et internationaux accrédités par la CENA. Les partis ou alliances politiques en lice se sont fait représenter dans certains bureaux de vote.
La seule fausse note est le retard. Lequel retard a été remarqué presque un peu partout dans l’Ouémé-Plateau. Les choses ont commencé avec quelques minutes voire une heure et même deux heures de retard. Cette situation serait due, selon des agents électoraux, au temps mis par les coordonnateurs d’arrondissement de la CENA pour leur servir le matériel électoral sensible comme non sensible.
En effet, une fois en possession du matériel électoral, les agents électoraux doivent les vérifier avant de les emmener. Ce qui prend un peu du temps. Ceci a été à la base du retard constaté sur le terrain à l’ouverture des bureaux de vote. Toutefois, il y a certains endroits qui ont ouvert à l’heure. C’est le cas de l’Ecole primaire d’Attaké à Porto-Novo. Les trois postes de vote installés dans cette école ont ouvert exactement à 7h 00 exigées par la loi. Quel a été le secret, la présidente du bureau de vote n°1 de cette école, Prisca Hounsou, confie que si les choses ont été ainsi c’est parce son équipe fait partie des tout premiers à être servis par le coordonnateur du 2e arrondissement de Porto-Novo, Arnaud Togbonon. Mais elle n’a pas manqué de saluer la célérité dont a fait montre ce coordonnateur dans la distribution du matériel électoral sur son territoire.

Autres couacs

Outre le retard dans l’heure de démarrage du scrutin, il y a d‘autres couacs notés sur le terrain. Il y avait l’insuffisance du matériel électoral notamment des cachets «A voté» dans certains bureaux de vote. Ceux-ci ont reçu deux isoloirs mais de deux cachets «A voté» il leur a été remis un seul cachet. Les électeurs et les agents électoraux ont dénoncé par ailleurs la qualité de l’encre indélébile qui ne salit pas correctement le pouce du votant. L’encre se laisse facilement effacer. Ce qui pouvait permettre à l’électeur mal intentionné de voter plusieurs fois. Ce sont là entre autres irrégularités relevées pèle-mêle sur le terrain dans l’Ouémé-Plateau.
Malgré ces insuffisances, les électeurs de l’Ouémé-Plateau ont voté dans la discipline et dans la paix. Aucun acte de violence n’a été constaté ou signalé dans les départements. C’est dans ce calme olympien que le premier citoyen du département, le préfet Moukaram Badarou est allé voter hier matin aux environs de 9h pour donner le bel exemple. Il a voté à la Préfecture de Porto-Novo où étaient installés deux postes de vote.
Le candidat de l’Union fait la Nation, Gaton Zossou a voté à l’Ecole primaire publique d’Akonabouè dans la municipalité de Porto-Novo. A quelques encablures de lui, c’est le candidat tête de liste PRD dans la 20e circonscription électorale, Michel Bahoun, maire de la commune d’Akpro-Missérété qui a fait le même geste. Il a voté à l’EPP Vakon-centre dans la commune d’Akpro-Missérété.
Quant à Séfou Fagbohoun, il a accompli son devoir civique à l’EPP Adja-Ouèrè III aux environs de 14 heures. Le ministre d’Etat, François Abiola, candidat tête de liste FCBE dans la 21e circonscription électorale, de son côté, a voté à la place publique d’Igbo Eyè à Sakété. Après leur vote, toutes ses personnalités ont salué le calme qui a caractérisé le scrutin législatif.
Le scrutin est du passé, les regards sont à présent tournés vers la Commission électorale nationale autonome (CENA) pour les grandes tendances et la Cour constitutionnelle pour la proclamation des résultats définitifs du scrutin. Ce verdict est attendu d’ici à la fin de cette semaine.

Actualités 27 avr. 2015


Déroulement des législatives vu par certains observateurs, candidats et citoyens: Abdoulaye Bio Tchané dénonce quelques irrégularités

Le président de l’Alliance pour un Bénin triomphant (ABT) s’est prononcé hier, dimanche 26 avril comme nombre d’acteurs politiques. Mais à la différence des autres qui se sont exprimés après avoir accompli leur vote, le leader de l’alliance ABT a fait connaître ses appréciations dans les locaux de la Commission électorale nationale autonome (CENA).

De passage dans l’après-midi d’hier, jour du vote dans les locaux de la Commission électorale nationale autonome (CENA), Abdoulaye Bio Tchané s’est prononcé sur l’organisation et le déroulement du vote dans certaines localités du pays. En réalité, il était venu, selon ses explications, solliciter une procuration en raison d’un voyage, pour permettre qu’un mandaté le fasse en ses lieux et place. Mais il en a profité pour se prononcer sur le déroulement des élections. «A l’heure où je vous parle ça commence par aller mieux. Ce matin ça a commencé de manière très chaotique. Déjà nous avions pas mal de problèmes sur la distribution des cartes d’électeur. Ensuite le matériel pour le vote est arrivé relativement tard et dans certains cas, partiellement. Par exemple à Djougou dans le premier arrondissement, les documents sont arrivés à moitié, je veux parler des bulletins. Pareil dans le troisième arrondissement où sur onze mille électeurs à peu près, on avait seulement cinq mille bulletins de vote. Mais je crois savoir que tout ceci est en train de se résorber et donc j’espère que d’ici la fin de la journée, tous ceux qui ont pu récupérer leurs cartes auront pu exercer leur droit le plus élémentaire…». C’est là, la déclaration faite par Abdoulaye Bio Tchané hier de passage dans les locaux de la CENA.
Mieux, celui-ci a demandé à ses militants de se montrer «extrêmement vigilants» et dénonce «quelques incidents» de la part «de gens qui pensaient qu’ils pouvaient déplacer le matériel électoral. Même s’ils sont ministres, ils n’ont pas ce droit, il y a une institution qui organise les élections dans ce pays», a déclaré Abdoulaye Bio Tchané.

Actualités 27 avr. 2015


Renforcement de la santé de la reproduction : Boni Yayi pose la première pierre de l’HOMEP

Le président de la République a procédé, samedi 25 avril dernier, à la pose de la première pierre de la construction de l’Hôpital de la mère et de l’enfant de Porto-Novo (HOMEP). Le projet inscrit à la Table ronde de Paris est sous financement qatari.

Il n’y aura plus désormais un seul hôpital dédié aux soins obstétricaux et pédiatriques au Bénin. A part Cotonou qui abrite depuis des décennies l’Hôpital de la mère et de l’enfant Lagune (HOMEL), Porto-Novo, la capitale aura aussi à Louho dans le cinquième arrondissement son HOMEP. « La construction de cet hôpital viendra surtout désengorger le centre hospitalier départemental de Porto-Novo, servira de cadre de formation pour les étudiants de la Faculté de médecine et va desservir les populations de la zone d’Adjarra, Misserété et de la Vallée qui n’ont pas encore un hôpital de zone », fait observer Moukaram Badarou, préfet des départements de l’Ouémé et du Plateau. La pose de la première pierre de l’ouvrage par le président de la République marque la concrétisation d’un partenariat entre le Bénin et l’Etat du Qatar dans le secteur de la santé. « Les populations du Bénin méritent une bonne vie. Cet hôpital viendra améliorer le secteur de la santé et nous allons achever les travaux dans les plus brefs délais », indique Mohamed Jaber Al-Kuwari, ambassadeur du Qatar près le Bénin qui rassure que l’édifice répondra aux normes internationales. Le montant global de ce projet inscrit à la Table ronde de Paris, est estimé à 15 milliards de francs CFA, entièrement financé par l’Emirat du Qatar. L’hôpital sera constitué de 150 lits dont 100 d’hospitalisation, avec un plateau technique moderne doté d’équipements de dernière génération.

Fulbert Gero Amoussouga, ministre en charge des OMD et des ODD souligne que le projet de construction de l’Hôpital de la mère et de l’enfant de Porto-Novo s’inscrit dans la dynamique de doter le Bénin des pôles d’excellence en matière de services de santé à moindre coût dans la perspective de la mise en œuvre du Régime d’assurance maladie universelle (RAMU). Dans le même temps, poursuit-il, il permet de rapprocher le pays des Objectifs du Millénaire pour le développement en matière d’amélioration de la santé humaine.
«C’est un nouveau départ, s’agissant de ce projet que vous avez voulu à Louho. Il s’agit d’une zone appropriée parce que les habitants ont besoin d’être renforcés en matière de sécurité humaine », déclare le président de la République. Boni Yayi indique que l’emplacement de l’ouvrage permet d’assurer la jonction avec les villages lacustres de la Vallée. Toujours en faveur de ce département, le chef de l’Etat annonce la négociation en cours avec la coopération chinoise pour la construction d’un hôpital de zone dédié aux communes d’Adjarra, d’Avrankou et d’Akpro-Misserété. Il n’occulte pas le projet de construction d’un hôpital de zone à Adjohoun sous financement turc. «Dans notre quête pour renforcer la sécurité de notre peuple, il nous faut des infrastructures sanitaires. Car, investir dans l’homme, c’est régler la question de développement une fois pour toute», conclut-il.

Actualités 27 avr. 2015


Législatives 2015 :Atlantique : vote dans le calme, émaillé de quelques incidents

Attendues pour tracer les nouveaux traits de la vie politique béninoise, du moins en esquisser l’allure en attendant les municipales de fin mai, et surtout la présidentielle de 2016, les législatives ont bien eu lieu hier dimanche 26 avril. Dans l’Atlantique, qui abrite les 5è et 6è circonscriptions, les populations sont sorties, plus ou moins nombreuses. Les opérations se sont déroulées dans le calme mais des incidents ont été relevés ici et là…

Abomey-Calavi, Sô-Ava et Zè (6è circonscription); Allada, Kpomassè, Ouidah, Toffo et Tori-Bossito (5è circonscription) n’ont donc pas échappé à la fièvre électorale.
Samedi 25 avril déjà, en parcourant de part en part ces différentes communes constituant les deux circonscriptions, l’on s’aperçoit du calme qui y règne. Des efforts ont été faits par les administrations locales pour dépouiller les communes des attributs de campagne électorale. Le sol est couvert de débris d’affiches électorales lacérées quoique résistant, sur des murs, de rares oasis d’affiches restées intactes, notamment à Houègbo, à Ouidah ou à Kpomassè… A Abomey-Calavi, les affiches qui n’ont pu être lacérées, ont été simplement maculées de noir pour les rendre inexpressives. Déjà samedi aussi, dans la plupart des communes, le matériel lourd (urnes, isoloirs…) était sur place, sous bonne garde dans des arrondissements ; comme à Tori-Bossito où, dans l’après-midi, dame Rufine Alé, la coordonnatrice d’arrondissement faisait une revue d’effectif avec les membres de bureaux de vote, pour s’assurer que tous ont assimilé les enseignements. «Tout doit être fin prêt pour demain», projette-t-elle.
Demain, c’était hier dimanche 26 avril. Le jour J. il était loisible de remarquer des attroupements devant des lieux devant abriter des postes de vote, ou du matériel électoral, isoloir notamment, transporté à moto pour rallier les centres de vote. Au siège de l’arrondissement de Tokpa-Domè dans la commune de Kpomassè, il est 7h50. Le coordonnateur Blaise Kissèzounon est en plein dispatching du matériel « livré tard dans la nuit » et il donne les dernières consignes aux membres de bureaux de vote. Quelques électeurs sont déjà là, mobilisés. Ils se disent « prêts » à aller à l’assaut des bulletins de vote dès que le centre de vote de l’école primaire publique de Tokpa-Domè ouvrira…

Fortunes diverses

Un peu plus loin, dans l’arrondissement de Kpomassè centre, les nouvelles sont meilleures. Au centre de vote de l’école primaire publique de Kpomassè-centre, village Gbèdjèwin Adjibamey, les opérations de vote ont commencé à 7h50 et, à 08h25 déjà, au poste de vote 1 où sont attendus 476 votants, une vingtaine avaient déjà accompli le geste civique. Quelques représentants de partis et alliances de partis sont présents, comme dans la plupart des bureaux de vote sillonnés, le constat étant fait que seuls les partis assez bien implantés dans les localités sont représentés dans les bureaux de vote. De même, des observateurs de la Société civile ou de l’Union Africaine sont aperçus de temps à autre.
Dans l’arrondissement de Sègbohouè, les nouvelles sont meilleures. Au centre de vote de Sègbohouè Assito, c’est à 7h20 que les opérations ont démarré. Davantage au complexe scolaire d’Agonkanmey qui abrite un poste de vote. Ici, c’est à 7h00 comme prévu que le vote a démarré.
A quelques encablures de là, Ouidah. Ecole primaire publique OKé Agbégbé. Les deux bureaux de vote ont respectivement ouvert à 8h11 et à 7h30. Des électeurs y sont déjà à l’œuvre. Juste en face, à l’école primaire publique Ganvè, les deux postes de vote ont ouvert à 7h58’. Raison de ce retard, leurs présidents ne se sont pas présentés et il a fallu procéder à leur remplacement. Plus loin dans la ville, à l’école primaire publique de Kpassè, il apparaît que les postes de vote 1, 2 et 3 ont bien ouvert à 7h tandis que le poste 4 commençait à 7h11. C’est dans ce centre et au poste 1 que le maire de la ville, Sévérin Adjovi, viendra voter à 9h50 ; Chantal Yayi, une autre attraction du scrutin dans cette cinquième circonscription et dans la même ville, était annoncée pour l’après-midi à son poste de vote. Ayant accompli son devoir civique, Sévérin Adjovi va souligner l’accalmie perceptible dans la ville, avant de déplorer que les bulletins ne soient pas estampillés comme prévu, par des votants choisis dans les rangs; de même qu’il se préoccupe pour ceux qui n’ont pas retrouvé leurs noms sur les listes, ou encore du fait que, par endroits, des listes entières ont disparu…
A Savi, dans la même commune, une faible affluence est observée à l’école primaire publique de Minantinkpon à 10h20. Peut-être que les électeurs sont d’abord partis honorer Dieu, suggère un membre du bureau…

Zè : retrouvailles Houdé-Kpogbémabou mais que d’incidents…

A Zè, la compétition se joue à fond, semble-t-il. A l’arrondissement de Dodji-Bata où les opérations ont démarré à 7h49 et où plus de 100 votants sur 160 attendus avaient déjà accompli leur devoir à 13h30 souligne Camille Kpogbémabou, directeur général de la SBEE. Il va à la rencontre du coordonnateur d’arrondissement Henri Fadonougbo, flanqué du chef d’arrondissement qu’il présente comme étant «FCBE aussi ». Il vient aux nouvelles au sujet d’un incident.
En effet, à l’entrée d’un centre de vote de l’arrondissement, il a été signalé que des partisans de sa famille politique se sont attroupés et donnaient des consignes de vote aux électeurs. Craignant que cette attitude dégénère en troubles, un président de poste de vote a alerté le coordonnateur, le chef d’arrondissement soutenant qu’il n’en est rien. Pour Camille Kpogbémabou, c’est une « mal compréhension paysanne » et il ne faut pas s’y attarder.
Dans l’arrondissement de Djan, au centre de vote de l’école primaire publique de Djan centre, ce sont des représentants FCBE qui se font expulser du poste de vote parce que leur accréditation est signée, non du président de la CENA, mais du coordonnateur national des FCBE. Camille Kpogbémabou joue encore au pompier de service. Après des échanges téléphoniques avec la CENA, la coordonnatrice reçoit l’autorisation de les admettre à nouveau …
C’est dans ce centre de vote que viendra voter Valentin Aditi Houdé, le député du coin, à 14h45. Sur place, il rencontre Camille Kpogbémabou. Les deux se chahutent joyeusement. Le premier demande au second pourquoi il porte autant de bagues (il en a à presque tous les doigts), le raille en le présentant comme un commerçant bien particulier qui cible ses clients pour leur vendre son produit, l’électricité, en fonction de leur coloration politique, insinue-t-il. L’autre s’en défend, et assure faire du développement puisqu’on ne vend pas l’électricité comme le maïs… Puis, il revendique son statut d’aîné. Rires gais et accolades, puis Valentin Houdé s’acquitte de son devoir. Dès lors, il peut féliciter tous les acteurs ayant contribué à la tenue du scrutin, projeter que son alliance, l’AND, s’en sortira à bon compte, mais il ne manque pas de déplorer les défaillances qui font que jusqu’en milieu de journée, certains bureaux de Calavi n’aient pu commencer, ou encore que des électeurs candidats qui plus est, n’aient pu avoir leurs cartes, ce qui les empêche d’exprimer leurs suffrages.
Comme à Zè, Toffo, en particulier Houègbo, où les opérations de vote ont généralement commencé après 7h, voire largement au-delà de 8h, a connu quelques incidents. De nombreux électeurs dénoncent une candidate dont les éléments ont été postés aux environs du marché de la gare et distribuaient de l’argent, mille francs CFA par tête. Interpellés par un sexagénaire, ils seront relâchés suite à l’intervention d’autres ressortissants de la commune au motif qu’ils risquent de se retrouver tous en prison; autant ceux qui distribuaient de l’argent que ceux qui en recevaient… Entre-temps, à Allada, il a été observé que les opérations se déroulaient dans la quiétude, notamment dans l’arrondissement d’Ahouannonzoun où, à 15h20, la plupart des électeurs attendus dans le centre de vote de l’arrondissement, étaient déjà passés.

Marchés et débits de boisson ouverts

En dépit de l’interdiction, certains marchés et débits de boisson ont ouvert hier, aux heures de vote. Ainsi, à Zè-plaque, hier dimanche était jour de marché. S’il y a moins d’affluence que d’ordinaire, la place du marché accueille tout de même du monde. Certaines de ces femmes ont voté avant de se porter là, et elles montrent bien leur pouce gauche marqué à l’encre indélébile pour nous convaincre. D’autres, par contre, n’ont pas eu le temps d’aller s’aligner dans les centres de vote. « Il faut chercher de l’argent pour vivre d’abord», lance l’une d’entre elles. Une autre, venue du quartier Agontinkon, a sur elle son récépissé mais n’ayant pu retirer sa carte en dépit de ses efforts, elle a décidé de ne pas sacrifier ce jour de marché. Et si elle garde sur elle ce récépissé, c’est pour le cas où on l’interpellerait…
A Houègbo aussi, le marché de la gare est bien animé. De l’avis général, la plupart des commerçantes se sont acquittées de leur devoir civique tôt dans la matinée avant de revenir s’occuper de leur commerce.
Comme les marchés, des débits de boisson ont ouvert, parfois de façon ostentatoire, mais souvent discrètement ; accueillant quelques habitués qui s’accommodaient bien de fraîches bouteilles…

Actualités 27 avr. 2015


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