La Nation Bénin...
Nouvelles

Les députés de la 6e législature lancent les travaux de la première session ordinaire de l’année 2015 demain jeudi 2 avril au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. C’est leur toute dernière session qui risque de ne connaître l’examen d'aucun dossier avant l’installation des députés de la prochaine législature.
Terminus, les députés de la 6e législature descendent ! Ils amorcent le dernier virage de leur mandat constitutionnel de quatre ans qui a démarré le 16 mai 2011. Ce sera à la faveur de l’ouverture des travaux de la première session ordinaire de l’année 2015 qui s’ouvre demain jeudi 2 avril au Parlement. Cette ouverture est une exigence de la Constitution béninoise qui stipule en son article 87 que «L’Assemblée se réunit de plein droit en deux sessions ordinaires par an. La première session s’ouvre dans le cours de la première quinzaine du mois d’avril. La deuxième session s’ouvre dans le cours de la seconde quinzaine du mois d’octobre. Chacune des sessions ne peut excéder trois mois». Cette disposition constitutionnelle a été reprise in extenso par l’article 4 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale.
C’est donc en application de ces dispositions que les députés ouvrent solennellement demain les travaux de la première session ordinaire de cette année. Cette ouverture solennelle se fait en présence des présidents des institutions de la République, des membres du gouvernement, des membres du corps diplomatique accrédité au Bénin, des autorités religieuses et des têtes couronnées du pays. Comme par le passé, le président de l’Assemblée nationale, Mathurin Nago aura à prononcer un discours. Un discours dans lequel il se prononce sur la situation sociopolitique et économique du Bénin, de la sous-région et du monde. Son discours est très attendu. En ce sens que Mathurin Nago ne ratera certainement pas l’occasion de se prononcer sur l'actualité politique. Surtout que c’est peut-être la toute dernière fois qu’il aura l'opportunité de s'adresser à ses mandants depuis le perchoir en tant que président de l’Assemblée nationale.
Il ne manquera pas non plus de faire le bilan global de la présente législature dont il évoquera sans doute les forces et faiblesses. Ensuite, il aura à dire au-revoir à ses collègues députés avec qui il est resté à l'hémicycle certains, depuis huit ans et d’autres quatre ans. Ils vont se dire au-revoir et se souhaiter bonne chance surtout ceux d’entre eux qui sont candidats aux législatives du 26 avril prochain.
Après cette ouverture, les députés vont se quitter pour descendre sur le terrain. Ils n’auront plus la tête à examiner les dossiers avant l’ouverture de la campagne électorale. Les nombreux dossiers en instance dans leurs tiroirs et placards seront alors reversés à la prochaine législature, la 7è de l’ère du renouveau démocratique qui prendra le relais à partir du 16 mai prochain. C’est donc la session des adieux de la 6e législature qui s’ouvre demain à l’hémicycle.

Sortir le monde des artistes béninois des sentiers battus. C’est la nouvelle trouvaille de la compagnie internationale de transport aérien Air France-KLM. A l’initiative du délégué d’Air France-KLM Bénin, il a été organisé le week-end dernier un cocktail suivi d'une exposition-vente des produits des artistes Dina et Sébastien Boko. L’évènement qui a eu lieu dans les locaux de la compagnie à Cotonou, a reçu un écho favorable auprès des représentants de la clientèle ayant effectué le déplacement.
Créateurs d’œuvres de l’esprit, les artistes constituent des symboles de l’histoire vivante. C’est alors à dessein que sous la houlette du délégué Bénin d’Air France-KLM, l’institution a choisi de valoriser les chef-d’œuvres des artistes béninois. Et pour un coup d’essai, ce fut un coup de maitre. Ayant répondu nombreux à l’invitation de l’équipe de M. Eric Michel, plusieurs clients de la compagnie mondiale ont extraordinairement donné leur quitus à l’initiative. Insidieusement dénommé l’envol, la nouvelle vision qui allie l’art, le monde de la culture au tourisme se propose d’égayer la clientèle de la compagnie Air France-KLM à travers la découverte du génie des artistes béninois. Ainsi, à l’honneur vendredi dernier dans les locaux de la compagnie à Cotonou, Dina et Sébastien Boko ont séduit par la qualité de leurs chef-d’œuvres. Dans son adresse de circonstance, le délégué Bénin de Air France-KLM, M. Eric Michel a rappelé que la vocation première d’une compagnie aérienne est de permettre aux hommes et femmes de voyager, de se rencontrer, de se rapprocher au-delà des villes, des pays et des mers. Mais si ces voyages favorisent la paix, tout comme l’art dira M. Eric Michel, ils permettent également à l’esprit de s’ouvrir. Une mission qui va de pair avec l’activité commerciale d’Air France-KLM qui est une entreprise citoyenne qui favorise de nombreux projets culturels, aide à l’enfance et autres initiatives s’inscrivant dans le développement durable.
Un boulevard aux artistes…
Toujours aux dires du délégué Bénin d’Air France-KLM, si l’ambition à Cotonou reste modeste, l’un des challenges est et demeure que sur des cycles trimestriels l’on permette à la clientèle de venir s’abreuver à la rencontre des artistes béninois. Le Bénin, révèlera-t-il par ailleurs, est riche par sa culture, par son histoire. Alors, il est tout aussi important que ce pays devienne à nouveau le quartier latin de l’Afrique. La promotion de l’art au Bénin martèle M. Eric Michel est très importante car elle favorisera le tourisme et la notoriété mondiale du pays pour en faire une destination de choix. Signalons que plusieurs œuvres d’arts proposées par les deux artistes suscités, ont été enlevées par la clientèle présente.
Source : Air France
Société 01 avr. 2015

Le Bénin dispose depuis hier d’un outil de référence pour la gestion des activités culturelles, pour la promotion des acteurs culturels et pour la visibilité du secteur culturel. L’agenda culturel 2015, véritable innovation a été officiellement lancé hier, mardi 31 mars, au grand bonheur des acteurs culturels.
La liste des fédérations d’artistes agréés par le ministère en charge de la Culture, la liste des promoteurs culturels, la liste des associations d’artistes agréés, la liste des festivals et des journées mondiales et surtout l’intégralité de l’agenda culturel de l’année 2015. C’est la charpente que présente l’agenda culturel lancé hier par le ministère en charge de la culture. Une innovation qui vient un peu comme pour calmer la tempête de la pagaille et le tsunami de la navigation à vue et de l’affairisme qui gangrènent depuis fort longtemps la gestion du secteur culturel au Bénin. Ceci, grâce à cet outil que le ministre de la Culture, de l’Artisanat, de l’Alphabétisation et du Tourisme, Jean Michel Abimbola identifie comme «un maillon supplémentaire qui vient renforcer les efforts du gouvernement afin de dynamiser le secteur culturel».
Mais bien plus qu’un «simple outil d’information», écrit-il dans son mot introductif, cet agenda culturel constitue «un guide d’orientation, un document de référence, et un outil de travail pour les promoteurs et acteurs culturels. Lesquels l’entrevoient bien au-delà de ces considérations. Claude Balogoun, au nom des acteurs culturels dira alors à l’occasion de la cérémonie de lancement que cet agenda culturel permettra de mieux évaluer l’impact du secteur culturel sur le développement du pays. Il permettra aussi de déblayer le paysage pour savoir désormais qui fait quoi, embraye Patrick Idohou, directeur de la Promotion artistique et culturelle.
Représentant le ministre hier à la cérémonie de lancement, le secrétaire général du ministère de la Culture, Aristide Djibodou a insisté pour sa part sur le caractère utilitaire de l’agenda qui est, selon lui, un outil de planification, de suivi et évaluation. Et s’inscrivant en ligne directe avec les réformes engagées au niveau du ministère, il soutiendra pour finir que l’avènement de cet agenda induira des réformes dans la gestion du secteur culturel et au niveau du fonctionnement des acteurs culturels en général.

Le point des programmes mis en oeuvre
Le Conseil des ministres s’est réuni en séance extraordinaire le lundi 30 mars 2015 sous la présidence du président de la République, chef de l’Etat, chef du gouvernement.
Le Conseil s’est exclusivement penché sur le point de la mise en œuvre des programmes destinés à l’amélioration des conditions de vie et de travail des populations notamment dans les domaines des infrastructures routières, de l’énergie, des télécommunications, de l’emploi des jeunes et de l’amélioration du climat des affaires.
Dans le domaine des Infrastructures
Le ministre en charge des Travaux publics a rendu compte au Conseil des projets de construction des routes en cours d’instruction dans son portefeuille. Il s’agit en l’occurrence des routes Houègbo-Toffo, Akassato, Zinvié et Zê. Le Conseil a autorisé la cérémonie de lancement de la construction de la route Houè-gbo-Toffo, le 30 mars 2015. Le Conseil des ministres a instruit les ministres en charge des Travaux publics, de l’Economie et des Finances d’identifier dans un bref délai les nouvelles infrastructures routières dont le financement sera assuré par le recours au secteur privé dans certains départements dont le Couffo où l’axe Adjahomè-Klouékamè-Toviklin-Lalo sera construit.
Le Conseil des ministres a aussi autorisé la signature, ce lundi 30 mars 2015, d’un mémorandum d’entente avec le Groupe EIFFAGE relatif à la construction du dédoublement de la route carrefour «Sèmè-Porto-Novo et du pont de Porto-Novo» et aux aménagements notamment des ponts de passage à niveau des carrefours Toyota et la Béninoise afin d’améliorer la circulation dans la ville de Cotonou et entre Cotonou et Porto-Novo. La cérémonie de la pose de 1ère pierre du projet de construction de l’autoroute «Carrefour Sèmè-Porto-Novo et le pont de Porto-Novo sera lancée le mardi 31 mars 2015.
Dans le domaine de l’Energie
Le ministre en charge de l’Energie a fait le point de l’électrification en milieu rural et urbain. Il s’agit en effet, du niveau de réalisation des programmes devant permettre l’accès des ménages à l’électricité. Dans ce cadre, il sera lancé, pour compter de ce lundi 30 mars 2015, la semaine nationale de distribution des compteurs. Ainsi, le Conseil a autorisé la SBEE, dans le cadre du «Programme Facilité Energie» à recourir aux services de ses prestataires (20 sociétés) pour exécuter les travaux de branchement du projet d’électrification rurale par raccordement au réseau SBEE, soit au total
7 083 branchements.
Au niveau de l’ABERME, le projet «58+08» localités sur financement de la BIDC, permettra la pose de 4 370 compteurs dans les localités les plus démunies de notre pays. Dans le même registre, sur fonds propre, l’ABERME procédera au financement de la pose de
1 100 compteurs dans 45 localités.
Afin d’assurer l’éclairage de nos villes et campagnes, le Conseil des ministres a instruit le Comité mis en place pour la réception et la gestion des lampadaires solaires des programmes
UEMOA, américains et algériens, de réceptionner les lampadaires arrivés en ce moment au Port de Cotonou et de proposer au Conseil des ministres leur répartition en tenant compte du souci d’un développement équilibré et harmonieux de notre pays.
Cette politique active de distribution de l’énergie, en permettant aux populations de bénéficier véritablement de l’électricité dans leurs maisons aussi bien en milieu urbain que rural, contribuera à améliorer les conditions de vie de nos compatriotes.
Dans le domaine des Télécommunications
Le ministre en charge des Télécommunications a rendu compte des mesures en cours pour assurer l’accès des populations aux Technologies de l’information et de la communication (TIC). Ainsi, le Conseil des ministres a approuvé le programme de déploiement de la technologie 4G au profit des populations. Cette technologie qui est une avancée certaine en matière de technologie sans fils, permettra d’offrir aux populations des vitesses de connexion plus rapide. A cet effet, le Conseil des ministres a autorisé le directeur général de Bénin Télécom SA de préparer la cérémonie de déploiement de la technologie 4G.
Dans le domaine de l’emploi des jeunes
Le Conseil des ministres a autorisé le lancement, le mercredi 8 avril 2015, par le chef de l’Etat du projet «Allo Service» qui, faut-il le rappeler, permettra le recrutement chaque année de 1 000 jeunes par ‘’Média Bénin Contact’’, avec le concours de l’Etat béninois.
Toujours au profit de la jeunesse, le ministre en charge de l’Economie procédera, ce 30 mars 2015, à la signature de la convention de financement avec la BADEA de la phase 2 de l’Université de mathématiques de Dangbo.
Par ailleurs, le Conseil des ministres a instruit le ministre de la Jeunesse et des Sports d’expliquer davantage aux populations, notamment aux jeunes, les tenants et aboutissants de la disqualification de l’équipe nationale de football des moins de 17 ans et la suspension du Bénin de toutes les compétitions des catégories d’âge de la Confédération africaine de football (CAF). Le Conseil des ministres tient à souligner que le retrait de l’agrément à la Fédération béninoise de football est de nature à corriger la mauvaise gouvernance avérée dans la gestion du football national et à créer les conditions pour un nouveau départ du football dans notre pays. Il s’agit donc de permettre, dans un bref délai, à notre jeunesse de renouer avec les compétitions internationales et cette décision ne procède d’aucune considération politique.
Dans le domaine de l’amélioration du climat des affaires
Le ministre en charge des ODD a rendu compte du suivi des décisions prises le 16 mars 2015 relatives à la création d’entreprises, au payement des taxes et impôts, à la dématérialisation des procédures de pré-dédouanement, à l’exécution des contrats et la facilitation de l’accès aux crédits. En prenant acte du compte rendu, le Conseil a instruit les différents ministres concernés de présenter au Conseil des ministres du mercredi 1er avril 2015, le point d’exécution des tâches qui leur ont été assignées.
Par ailleurs, le ministre en charge de la Décentralisation a introduit le maire d’Abomey-Calavi qui a présenté au Conseil des ministres le projet de célébration des festivités du 1er août 2015 à Abomey-Calavi. En prenant acte du projet, le Conseil des ministres a décidé d’envoyer à Abomey-Calavi une mission composée des ministres en charge des Finances, de l’Intérieur, de la Défense, de la Décentralisation et le Génie militaire pour jauger l’état des lieux et mieux appréhender la pertinence du projet.
Enfin, le ministre en charge de l’Environnement a présenté au Conseil des ministres, le compte rendu des séances de clarification sur la situation de la cogestion dans le Parc national de la Pendjari. En approuvant le compte rendu, le Conseil des ministres a recommandé au ministre de :
- Prendre les dispositions, en concertation avec les Partenaires techniques et financiers, pour commettre une mission de médiation ou de consultation en vue de trouver des solutions durables à la crise et de prévenir les conflits institutionnels qui pourraient compromettre la cogestion dans les réserves de faune ;
- Poursuivre les négociations avec les parties prenantes et tous les acteurs de la cogestion des réserves de faune en vue de sortie de crise.
Le Conseil a également recommandé au ministre de la Défense nationale de mettre en place un dispositif rapproché d’urgence permettant d’appuyer, la sécurisation des parcs nationaux en prévision des menaces de recrudescences du grand braconnage du fait de la situation de crise.
Fait à Cotonou, 30 mars 2015
Le secrétaire général
du gouvernement,
Alassani Tigri
Actualités 01 avr. 2015

Les travaux de construction du parc d’attraction de Dowa dans le 5è arrondissement de Porto-Novo ont été lancés, dimanche 29 mars dernier, par le président de la République. L’ouvrage portera à deux le nombre de jardins publics pour cette seule ville.
C’était un engagement pris par le chef de l’Etat pour gérer une controverse qui divisait le Conseil municipal de Porto-Novo, au sujet du site de construction du parc d’attraction sous financement de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD). Ainsi, après Adjina qui a connu l’inauguration de son parc, le 7 mars dernier, Boni Yayi a lancé les travaux de celui de Dowa, à la grande satisfaction des habitants de la Cité des Aïnonvis. « La construction de cet ouvrage vient taire les polémiques sur lesquelles il n’est point besoin de revenir. L’enjeu, aujourd’hui, c’est le développement de la ville de Porto-Novo », affirme Moukaram Oceni, maire de la ville de Porto-Novo qui annonce d’autres réalisations que le gouvernement se prépare à faire dans la ville-capitale. Il évoque surtout la construction de la rocade Ouando-Dowa-Louho-Djassin-Beaurivage, la construction de l’autoroute Carrefour Sèmè-Kpodji-Porto-Novo avec un nouveau pont à l’entrée de Porto-Novo, le collecteur à ciel ouvert de Tokpota ainsi qu’un hôpital de la mère et de l’enfant à Louho.
Selon Christian Sossouhounto, ministre en charge de l’Habitat et de l’Urbanisme, l’ouvrage à construire comprend une aire de jeu pour les enfants, un terrain multi-sports, une paillote bar, des toilettes, une fontaine d’eau, des bancs publics, un parking, des lampadaires solaires et des espaces verts. Les travaux entièrement financés sur le budget national devront durer trois mois. «Ce parc va transformer le visage de Dowa et de Porto-Novo qui bénéficiera également de nombreux travaux de pavage de rues », souligne-t-il.
Pour le président de la République, la mise en place de cette infrastructure symbolise la vision qu’il a pour la ville de Porto-Novo. « Nous voulons aller plus loin dans la réhabilitation de notre capitale afin qu’elle retrouve tous ses attributs», soutient-il, affirmant que dans cette œuvre, aucun acteur politique ne sera de trop. Boni Yayi poursuit que Porto-Novo mérite d’être rénovée et entend mobiliser les partenaires privés pour y réaliser des investissements d’envergure. «Il y a un réel travail à faire en matière d’assainissement. Nous allons nous y atteler pour embellir notre capitale », insiste-t-il.
Le chef de l’Etat a saisi l’occasion pour inviter la classe politique à plus de responsabilité. Il a appelé les Béninois à repenser la démocratie. « La bonne gestion du pays dépend aussi de notre attachement à la démocratie. Il nous faut une démocratie forte, crédible, dirigée par des hommes de qualité et soutenue par une administration de développement », conclut-il.

A quelques jours des élections législatives comme communales, les positionnements des différents candidats sur les listes provoquent des grincements de dents. C’est le cas hier lundi 30 mars à Abomey où plusieurs conseillers de la Renaissance du Bénin (RB) avec à leur tête le maire d’Abomey qui ont officiellement claqué la porte de leur famille politique.
La rumeur qui a fortement circulé depuis plusieurs jours pour annoncer le départ des conseillers RB d’Abomey de leur parti est devenue une réalité hier. Ils ont rendu publique leur démission. Ils sont environ une vingtaine, conseillers et militants, à démissionner. Une rébellion conduite par le maire Alain Fortuné Nouhatin.
Dans leur déclaration lue par Gabin Djimassè, les démissionnaires se disent marginalisés. Entre autres considérations, ils estiment que «la division au sein du parti à Abomey sans aucune tentative de réconciliation et d’unification de la part du chef du parti a créé comme conséquence la naissance d’un monstre à trois têtes», avec «toutes les tentatives des populations à attirer l’attention du chef du parti sur cette situation qui risque d’être dommageable lors des joutes électorales ; tentatives auxquelles le président est resté sourd». Ils abandonnent le navire RB pour rejoindre l’alliance Union fait la Nation. Ce faisant, ils refusent leur inscription sur la liste RB et acceptent leur «cooptation par l’alliance Union fait la Nation (UN) pour les élections communales de 2015».
En réalité, la goutte d’eau qui a fait déborder le vase est le positionnement de l’ancien ministre Blaise Ahanhanzo-Glèlè comme deuxième titulaire dans la 23e circonscription électorale pour les prochaines législatives et aussi pour les communales. Les démissionnaires dénoncent alors «la promotion exclusive d’un seul individu de 2003 à ce jour». Ils estiment que «la boulimie de la même personne à être candidat aux élections législatives et communales de 2015» ne peut donc que provoquer des défections.

Le président de la République a procédé, hier lundi 30 mars, à la mise en service des adductions d’eau construites dans huit localités de Toffo. Des réalisations sont annoncées au profit de cette commune enclavée du département de l’Atlantique.
De l’eau potable coule désormais à flot dans huit villages de la commune de Toffo. Cette localité a bénéficié du programme d’urgence d’alimentation en eau potable, mis en place par le gouvernement pour répondre au défi de sécurité humaine des populations. « En deux semaines, nous avons pu réaliser 8,5 kilomètres de canalisation, selon les instructions du président de la République », fait observer David Babalola, directeur général de la Société nationale des Eaux du Bénin (SONEB), hier lors de la mise en service du réseau. Ce raccordement, souligne-t-il, va desservir environ 5100 personnes, et permet surtout d’augmenter de plus de 35% le taux de desserte en eau potable dans la commune de Toffo.
« C’est une nouvelle ère qui s’ouvre pour la commune de Toffo. Je suis venu vous rassurer que la République ne vous a pas oubliés », déclare le président de la République aux populations. Pour Boni Yayi, les travaux de bitumage du tronçon Ouègbo-Toffo, qu’il a lancés hier même, viendra désenclaver l’un des greniers du département de l’Atlantique qui, selon lui, a également besoin d’être mieux pourvue en énergie électrique. « Nous allons démultiplier les adductions d’eau villageoises, renforcer l’électrification afin de permettre à la jeunesse et aux femmes de mener des activités génératrices de revenus », insiste-t-il, annonçant aux habitants de Toffo, sa décision de leur offrir des branchements au réseau de la SONEB à un taux forfaitaire de 50 000 francs CFA, remboursable en plusieurs tranches.
Le chef de l’Etat a également promis des travaux de pavage et d’assainissement dans l’arrondissement de Toffo ainsi que la pose des lampadaires solaires pour assurer l’éclairage public.

Le Conseil municipal de Parakou a tenu hier lundi 30 mars, sa première session ordinaire au titre de l’année 2015 qui est en fait la dernière de l’équipe en place depuis 2008.
Six points étaient à l’ordre du jour de la première session ordinaire du Conseil municipal de Parakou au titre de l’année 2015, tenue hier. Cette rencontre statutaire délocalisée pour la première fois au siège du 2e arrondissement de la ville a connu la participation de 17 conseillers sur les 25 que compte ledit conseil. Deux de ces points ont été rejetés par les conseillers pour complément d’informations et avis défavorable, après des débats parfois houleux, celui relatif au point de la gestion à mi-parcours du parking pour gros porteurs de Kikparé et l’achat de l’immeuble R+1 abritant les bureaux annexes de la mairie de Parakou. Mais le Conseil a décidé de l’accélération de la construction d’une nouvelle mairie dont le plan architectural a été déjà élaboré et adopté, confie le maire Soulé Alagbé au terme de la séance.
Au cours des travaux, quatre quartiers : Boundarou, Tourou III, Koroborou et Ganou ont été retenus à titre complémentaire pour bénéficier de l’appui du Projet des services décentralisés conduits par les communautés (PSDCC) au titre de l’année 2015 en vue d’améliorer l’accès des populations concernées aux services sociaux de base dans le cadre.
Par ailleurs, le Conseil municipal a donné son accord favorable, après étude, à l’affectation d’une partie des Fonds d’appui au développement des communes (FADEC) non affectés - exercice 2015 pour des réalisations pour le compte du partenariat Parakou-Orléans. A en croire le maire Soulé Alagbé, c’est un partenariat de coopération décentralisée très exemplaire qui a permis aux deux villes de toucher tous les axes d’un développement intégré afin d’améliorer les conditions de vie des populations.
A noter que la séance a été consacrée également à l’étude d’une signature de convention entre l’Association de développement des communes du Borgou (ADECOB) et la mairie de Parakou.
La présente mandature du Conseil municipal en place qui a été spéciale en raison de sa durée, tire inexorablement vers sa fin. « Pour ceux d’entre nous qui nourrissent l’ambition de revenir pour continuer cette noble, exaltante mais combien délicate expérience, je souhaite beaucoup de chance et de courage », formule le maire Soulé Alagbé à l’entame de la session. « Ceux qui par contre, pour une raison ou une autre, vont devoir arrêter l’expérience, je souhaite beaucoup de chance et de réussite dans leurs futurs secteurs d’activités respectifs pour d’autres expériences exaltantes. A ceux qui n’en ont pas, vivement que des horizons d'opportunités s’ouvrent à eux», ajoute-t-il.

Une quarantaine de journalistes exerçant dans les organes de presse écrite aussi bien de service public que privé suivent, depuis hier lundi 30 mars, une formation sur la couverture médiatique responsable des élections législatives du 26 avril prochain.
Considérée comme le chien de garde de la démocratie, la presse protège l’un des droits les plus précieux de l’homme qu’est la liberté de communication des pensées et des opinions.
Comment faire pour que cette liberté n’entrave pas celle des autres en cette période sensible des élections ? C’est ce qui justifie la formation de deux jours qu’organise l’Union des professionnels des médias du Bénin (UPMB) en collaboration avec la Fondation Friedrich Ebert à l’intention des journalistes.
Dans son mot de bienvenue, le président de l’UPMB, Franck Kpotchémè a expliqué que c’est le souci de voir les professionnels des médias remplir efficacement leur mission, et de les aider à s’acquitter convenablement de leur rôle qui justifie l’organisation de cette formation par son institution. Puis, il a salué la Fondation Friedrich Ebert qui a compris l’enjeu et a accepté de l’accompagner.
Il dit avoir espoir que la collaboration va durer et que la presse saura jouer sa partition au cours de ces scrutins qui détermineront l’avenir de la démocratie au Bénin.
Pour sa part le représentant résident de la Fondation, Constantin Grund, a salué les efforts de la presse pour accompagner ce que le Bénin fait de mieux depuis l’historique Conférence nationale : l’organisation des élections.
Il a rappelé à l’attention des participants, tout le travail fait par sa structure avec les institutions du pays. Il a exhorté la presse à «remplir convenablement sa mission sacrée d’informer le peuple».
Au cours de la journée d’hier, les journalistes ont eu droit à une série de communications relatives aux médias face aux exigences de la nouvelle loi portant Code électoral au Bénin ; les exigences déontologiques de la couverture médiatique des élections, les sources de l’information en période électorale ; puis la gestion des rumeurs en période électorale. Des communications qui ont été assurées par des journalistes et des juges au tribunal de Cotonou.
La même formation aura lieu très prochainement à Bohicon et à Parakou pour les confrères du centre et du septentrion du pays.

La disponibilité des cartes d’électeurs sera une réalité dans une semaine. Si l’on s’en tient aux déclarations du président du COS-LEPI, Sacca Lafia, les 4 470 591 cartes d'électeurs sont déjà imprimées et en train d’être plastifiées. Sauf cas de force majeure, sa distribution devra débuter, mercredi 8 avril prochain sur toute l’étendue du territoire national.
L’impression des cartes d’électeurs est déjà faite et sa distribution sera effective sur le terrain le mercredi 8 avril prochain au plus tard. C’est ce qu’a révélé, hier lundi 29 mars, le président du COS-LEPI, Sacca Lafia. Considéré comme la dernière phase de la correction de la LEPI, l’établissement des 4 470 591 cartes d’électeurs suit son cours normal. Une horde de jeunes à l’œuvre sur les sites du COS-LEPI et du Centre national de traitement (CNT) à Agblangandan donne à espérer. Affairés, qui autour des tables bondées de cartes d’électeurs, qui, devant des appareils de plastification qui tournent à plein régime. Soit 20 cartes laminées la minute par 390 appareils fonctionnels sur les 500 du CNT.
Selon les explications du président du COS-LEPI, après cette étape de plastification, suivra la distribution des cartes aux électeurs. A l’en croire, le retard accusé pour la disponibilité du document électoral s’explique par les difficultés matérielles causées par des pannes fréquentes sur les appareils d’impression, les longues procédures administratives de passation des marchés publics et la procédure de décaissement des fonds parfois difficiles au ministère de l’Economie et des Finances. Saisissant donc l’occasion, Sacca Lafia annonce d’ores et déjà, un dépassement budgétaire qui a amené son institution à saisir le ministère en charge des Finances pour un complément de fonds. «Car, il faut payer les agents distributeurs, assurer le contrôle et la supervision des opérations de distribution des cartes d’électeurs», explique-t-il.
A la question de savoir si le temps pourrait suffire à satisfaire tous les électeurs, Sacca Lafia pense que la fièvre de la campagne électorale aidant, les objectifs pourraient être atteints même dix jours après le démarrage. Il a également rassuré les populations béninoises de la bonne marche du processus électoral en cours. «Tout le monde aura sa carte d’électeur avant le scrutin», a-t-il rassuré.
Aux citoyens, Sacca Lafia annonce par ailleurs, que lesdites cartes ont été imprimées en blanc et noir compte-tenu de la disponibilité financière. Toutefois, il a réitéré à l’endroit des uns et des autres que les données biométriques sont disponibles et pourraient être imprimées en couleur au cas où les décideurs choisiraient de le faire. Il a invité tous les électeurs à se rendre massivement dans tous les lieux où ils s’étaient faits enregistrer pour retirer leur carte d’électeur.
Les étapes d’établissement de la carte d’électeur
Lundi 30 mars, la fin de la matinée se veut laborieuse sur les sites du COS-LEPI et du CNT à Agblangandan, dans les villas CEN-SAD. Des centaines de jeunes tâcherons regroupés en équipes de plastification et de contrôle sont à la tâche. Les 390 appareils de plastification tournent à plein régime. Les agents travaillent 24 heures sur 24 par vacation de trois équipes. A la chaîne, des équipes supervisées par des techniciens se chargent, au prime abord, de la plastification, du contrôle et de faire les colis selon les postes de vote. Après quoi, un contrôle est effectué dans une salle par d’autres agents pour vérifier d’une part le nombre de cartes emballées, leur appartenance effective au poste de vote et retirer les rebus (les cartes froissées). Ces rebus sont corrigées dans une salle de correction. Au bout de ce processus, les cartes d’électeurs sont enveloppées et scellées pour être mises dans des cantines qui seront envoyées sur le terrain.
Notons qu’avant cette phase de plastification qui bat son plein, l’impression des cartes s’est faite avec trois robots d’impression qui livrent au moins 8500 copies par heure. Quatre sous-sections constituées essentiellement d’agents d’impression, de contrôle, de mise en colis et logistique ainsi que des manutentionnaires ont assuré la tâche.
En tant que pièce maîtresse du processus électoral, la carte d’électeur est établie pour chaque électeur. Il s’agit d’une carte revêtue de la photo numérique de l’électeur. Elle porte l’empreinte de son pouce gauche ainsi que les codes permettant d’insérer d’autres données biométriques. La personne qui porte un handicap au niveau d’un ou plusieurs doigts, bénéficie d’une carte d’électeur spéciale revêtue de sa photo numérique.