La Nation Bénin...
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L’assignation par citation directe du Syndicat national des travailleurs du plan et de la statistique (SYNAPLASTA) par le ministre du Développement, de l’Analyse économique et de la Prospective Marcel de Souza n’est pas du goût de la Confédération générale des travailleurs du Bénin (CGTB). Par une lettre adressée au ministre du développement et dont ampliation est faite au chef de l’Etat, le secrétaire général de la CGTB Pascal Todjinou s’insurge contre cet acte du ministre qui porte les germes d’une nouvelle tension sociale.
Le secrétaire général de la Confédération générale des travailleurs du Bénin (CGTB) Pascal Todjinou ne comprend pas comment un ministre d’un gouvernement qui prône la lutte contre la corruption peut aller jusqu’à assigner un syndicat en justice pour avoir dénoncé des faits de mauvaise gestion. Par une lettre adressée au ministre du Développement, de l’Analyse économique et de la Prospective Marcel de Souza, la CGTB, confédération dont le Syndicat national des travailleurs du plan et de la statistique (SYNAPLASTA)est membre fondateur proteste vivement contre l’assignation du SYNAPLASTA de même que les affectations de ses militants de leur lieu de travail pour fait de dénonciation de malversation.
Cet acte, selon Pascal Todjinou, constitue une première dans ce ministère et entre en contradiction avec la vision du gouvernement. Il a rappelé que c’est le chef de l’Etat lui-même qui, lors d’une audience accordée aux organisations syndicales, quelques jours seulement après son arrivée au pouvoir, leur posait la question de savoir où ils étaient quand les anciens dirigeants du pays pillaient les ressources de l’Etat au point de ne rien laisser dans la caisse. Pour lui, la dénonciation de mauvaise gestion faite par le SYNAPLASTA s’inscrit dans cette vision de rompre avec la silence et l’inaction face à la mauvaise gestion des ressources publiques.
La CGTB trouve à travers cette assignation une manœuvre d’intimidation qui vise à étouffer la réalité des faits dans un ministère qui devrait être à l’avant-garde de la lutte contre le pillage de l’économie nationale. Aussi conseille-t-elle au ministre Marcel de Souza de retirer sa plainte afin d’éviter une nouvelle tension sociale qui ne pourrait que nuire aux intérêts du pays.

Candidat aux élections législatives du 26 avril prochain dans la 4ème circonscription électorale, Modeste Tihounté Kérékou s’est prononcé, hier dimanche 22 mars à Natitingou, sur la question de financement des partis politiques au Bénin. Plutôt amer face à l’attrait de l’argent dans la décision des électeurs, il s’en remet à une contribution de leur part pour favoriser un réel suffrage démocratique.
Pour un réquisitoire fait à l’Etat, c’en est un. A l’occasion de sa conférence de presse, Modeste Tihounté Kérékou, candidat aux élections législatives du 26 avril prochain dans la 4ème circonscription électorale comprenant les communes de Natitingou, Toucountouna, Kouandé, Péhunco et Kérou, n’est pas allé de main morte pour admonester l'absence de financement des partis politiques par l’Etat. S’il s’entend que l’Etat devrait financer les partis les plus représentatifs du pays sur la base de leurs résultats aux diverses joutes électorales, l’inexistence d’une loi y relative et le manque de volonté de l’Exécutif ont favorisé un laisser-aller. Le suffrage qui se veut universel, est devenu aux yeux de l’ancien député et ministre de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs, censitaire, puisque la course à un mandat électif n’est réservée qu’à ceux qui ont les moyens de faire face aux diverses charges indues. Ainsi s’invitent au débat politique des douaniers retraités, des transitaires nantis et autres hommes d’affaires.
«Il y a dans ce pays des gens qui ont de bonnes idées et sont prêts à les défendre pour le bien des populations mais par manque de moyens ils ne peuvent se prévaloir candidats à aucune élection», note-t-il. Pour exemple, il cite la caution de 100 000 F CFA à verser au Trésor public par chaque candidat titulaire aux législatives et ce que ça pourrait coûter pour un parti ou une alliance de partis en course avec les 83 candidats titulaires. Et ceci sans compter les frais de campagne prévus par la loi (une limite de 15 millions à ne pas dépasser par chaque candidat). Dans un pays où la campagne électorale est synonyme chez les populations, de kermesse où l’on s’attend à boire, à manger et à avoir de l’argent, Modeste Kérékou pense que les politiques ont biaisé le jeu électoral, transformant le suffrage universel en un vote censitaire. «Même dans certains partis politiques, il est fait obligation aux potentiels candidats de payer une certaine somme pour leur positionnement sur les listes de ladite formation politique », dénonce-t-il.
Fort de toutes ces considérations et dans le souci d’engager davantage ses électeurs dans sa campagne, le candidat entouré pour la circonstance de membres de l’Alliance Soleil à laquelle il appartient de même que son parti, l’UPR, a décidé d’innover en sollicitant le concours de ses militants et sympathisants ou autres amis de sa circonscription électorale. C’est ainsi qu’il a ouvert un compte bancaire pour permettre à tous ceux qui partagent ses idées de contribuer à sa campagne, d’une quelconque manière. «Ce compte a vocation à recevoir les dons et apports de tous militants, sympathisants et amis qui souhaiteraient contribuer au financement de ma campagne en guise d’adhésion et de soutien à ma candidature. Au-delà des généreuses contributions que je récolterai et dont je ne peux ici présager du montant, le but de cette initiative est d’innover en introduisant de nouvelles pratiques démocratiques dans notre système électoral caractérisé par des financements occultes ou à tout le moins opaques », défend-il.
Actualités 24 mars 2015

Le Conseil des ministres s’est réuni en séance extraordinaire le vendredi 13 mars 2015 sous la présidence du président de la République, chef de l’Etat, chef du gouvernement.
Au début de la séance, le chef de l’Etat a fait observer une minute de silence en la mémoire des feus :
Colette Fanahin Noudehou née Kygo, mère du lieutenant-colonel Robert Noudéhou, officier ingénieur des Eaux Forêts et Chasse, chef d’Inspection forestière de l’Atacora/Donga ;
Clément Amadji, précédemment coordonnateur national du Projet de facilitation du commerce et du transport sur le Corridor Abidjan-Lagos ;
Sa Majesté Sounon Nando, chef de terre de Parakou ;
Immaculée Agbamate Djitrinou Houédanou, mère de Monsieur Rynce Charlemagne Agassoussi, membre du Conseil d’administration de l’Agence nationale de transfusion sanguine (ANTS) ;
René Vogler, premier président du Conseil national de l’ordre des médecins du Bénin ;
Clément Dégbo, ingénieur des Services techniques des Travaux publics option Génie civil, chef du service des Infrastructures, des Equipements et de la Maintenance de la direction départementale de la Santé de l’Atlantique et du Littoral.
Au cours de la séance, le Conseil des ministres a adopté plusieurs projets de décrets notamment :
un projet de décret portant attributions, organisation et fonctionnement du médiateur de la République ;
un projet de décret portant nomination du président et des membres du Conseil d’administration de l’Agence nationale de la formation professionnelle de la reconversion et de l’insertion des jeunes (ANFPRIJ) ;
sept (07) projets de décret dans le domaine de l’eau portant sur :
la détermination de la redevance d’exploitation des ressources en eau en République du Bénin ;
les modalités de répartition des besoins en eau en cas de sécheresse, inondation ou autres cas exceptionnels ;
les procédures d’autorisation ou de déclaration des installations, ouvrages, travaux et activités relatifs à l’eau ;
la fixation des conditions d’exercice des activités d’exploitation des ouvrages d’eau potable au Bénin ;
la détermination de la nomenclature des installations, ouvrages, travaux et activités soumis à autorisation ou à déclaration dans le domaine de l’eau;
la détermination des bassins et sous bassins hydrographiques et fixation de leurs limites en République du Bénin ;
les modalités de répartition des amendes prévues dans la loi n° 2010-44 du 24 novembre 2010 portant gestion de l’eau en République du Bénin.
des projets de décrets portant approbation du budget, exercice 2015 :
de l’Agence nationale pour la vaccination et les soins de santé primaires ;
du Fonds de développement de la formation professionnelle continue et de l’apprentissage (FODEFCA) ;
du Centre national de sécurité routière (CNSR) ;
de l’Ensemble artistique national du Bénin ;
du Fonds d’aide à la culture (FAC) ;
du Centre de promotion de l’artisanat ;
du Fonds national de développement et de promotion touristiques (FNDPT).
un projet de décret portant prise en compte des amendements formulés par la Banque africaine de développement (BAD) dans le cadre des dossiers d’appel d’offres types nationaux pour la mise en œuvre du Projet d’appui aux infrastructures agricoles dans la Vallée de l’ouémé (PAIA-VO).
Le ministre de l’Agriculture a fait au Conseil des ministres, le point de la séance de travail à Parakou avec les acteurs à divers niveaux dans le domaine du coton au titre de la campagne 2014-2015.
En approuvant ce point, le Conseil des ministres a instruit le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, de prendre les dispositions aux fins des diligences nécessaires à l’accélération de l’égrenage d’une partie de la production cotonnière soit 40 000 tonnes dans les pays voisins pour éviter des mouilles en cette période où les pluies commencent à s’installer. Le Conseil des ministres rappelle avec insistance que cette mesure préventive est destinée uniquement à éviter d’hypothéquer la campagne cotonnière et à préserver les efforts importants consentis par les laborieuses populations.
Le ministre du Développement de l’Analyse économique et de la Prospection a rendu compte au Conseil des ministres, d’une communication conjointe avec les ministres de l’Agriculture et de l’Industrie et du Commerce relative à la signature de la Convention d’établissement de l’usine d’assemblage de tracteurs et autres équipements agricoles de Ouidah dénommée «Bénin-Tracteurs».
En approuvant cette communication, le Conseil des ministres a instruit les ministres en charge du Développement, des Finances, de l’Agriculture et des OMD-ODD de rendre compte au prochain Conseil des ministres d’une politique de cession des tracteurs aux producteurs agricoles.
Le ministre du Développement, de l’Analyse économique et de la Prospective a également rendu compte au Conseil des ministres, de la décision de la Banque islamique de développement d’un appui financier de vingt (20) millions de dollars dans le cadre de l’exécution du projet des petits périmètres irrigués dans l’Atacora-Donga, le Borgou-Alibori et Zou-Collines. Il englobe ainsi les communes de Boukoumbé, Matéri, Kouandé, Ouassa-Pehunco, Gogounou, Karimama, Sinende, Tchaourou, Savalou, Bantè, Zogbodomè et Djidja.
Le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Assainissement a rendu compte au Conseil des ministres du point d’exécution des projets d’assainissement notamment dans tous les chefs-lieux de communes du Bénin.
En prenant acte de ce compte rendu, le Conseil des ministres a instruit les ministres en charge des Finances, de l’Assainissement et des OMD-ODD en lien avec les principaux maîtres d’ouvrage délégués, notamment l’AGETIP, l’AGETUR et la SERHAU SA à l’effet :
de faire le point complet des projets en instance d’instruction ou d’exécution dans le portefeuille de ces maîtres d’ouvrage délégués notamment l’AGETIP, l’AGETUR et la SERHAU SA ;
d’une réflexion complémentaire pour accélérer les procédures devant conduire au démarrage et à l’exécution diligente des travaux de pavage et d’assainissement.
Le ministre à la présidence de la République en charge des ODD a rendu compte au Conseil des ministres du point hebdomadaire des diligences effectuées ou à faire dans le cadre de l’amélioration du climat des affaires au titre du Doing Business.
En prenant acte de ce compte rendu, le Conseil des ministres a instruit le ministre d’inviter pour le lundi 16 mars 2015 au palais de la présidence tous les acteurs impliqués dans ce compte rendu à une séance de travail sous la présidence du président de la République aux fins d’accélérer la mise en œuvre des réformes et diligences préconisées.
Le Conseil des ministres a approuvé plusieurs communications notamment :
une communication conjointe du ministre d’Etat chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et du ministre de l’Economie, des Finances et des Programmes de Dénationalisation relative à l’Offre de financement par le Groupe bureau national affairs (BNA) international SA de projets au profit des sous-secteurs de l’enseignement supérieur et de l’agriculture en République du Bénin ;
trois (03) communications du ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine, de la Francophonie et des Béninois de l’Extérieur relatives :
au point sur l’état d’avancement des travaux de construction de la Chancellerie de l’ambassade du Bénin à Abuja, au Nigéria ;
à un avenant à l’accord de siège de l’ONG «Jama’Atislamique Ahmadiyya Bénin» (JIAB) ;
à l’autorisation de l’Organisation internationale de secours islamique de l’Arabie Saoudite à exercer ses activités en République du Bénin ;
Une communication conjointe du ministre de l’Energie, des Recherches pétrolières et minières, de l’Eau et du Développement des Energies renouvelables et du ministre à la présidence de la République en charge des OMD-ODD relative à l’autorisation de signature de l’avenant n°3 au contrat de marché n°4830-60 du 24 août 2007 relative à l’acquisition de la Centrale turbine à gaz (TAG) 80 MW (Dual Fuel) de Maria-Gléta pour la réalisation des essais complémentaires au gaz naturel.
Il convient de noter, s’agissant de cette Centrale que les conclusions de la Commission mise en place pour examiner l’état d’avancement du projet sont claires et nettes, Maria-Gléta n’est pas un éléphant blanc et n’en sera pas un.
En effet, depuis sa mise en exploitation, le 04 décembre 2013, la Centrale a comblé le déficit d’énergie du réseau électrique en fournissant au JET A1 9500 MWh d’électricité. En juillet 2013, la Centrale a été mise en arrêt temporaire dès l’entrée en service des générateurs MRI et AGGREKO afin de réduire les coûts de production et de préparer les turbines au passage au combustible gaz naturel.
Aujourd’hui, la Centrale de Maria-Gléta rend disponible sur le réseau 15 MW d’électricité par l’exploitation du stock de 3 000m3 de combustible JET A1.
En accord avec la CAI fournisseur de la Centrale et les techniciens de la SBEE, un calendrier de mise en service définitive de la Centrale au gaz naturel a été arrêté et fera l’objet d’une exécution rigoureuse. Ainsi, le 29 mars 2015, la turbine unité 3 sera mise en service. Pendant les 20 jours suivants la livraison de la première unité (Unité 3) au gaz naturel, cinq autres unités seront prêtes pour l’utilisation de ce combustible.
En tout état de cause, à la fin du mois d’avril 2015, toutes les huit (08) turbines de la Centrale de Maria-Gléta seront prêtes à tourner au gaz naturel. De ce fait, Maria-Gléta contribuera de manière substantielle à la résorption du déficit électrique consacrant définitivement sa fonctionnalité ;
une communication de la secrétaire générale de la présidence de la République relative au suivi du projet d’implantation d’une usine de production de granulés d’engrais NPK à Sèmè par la société indienne SPRINGFIELD AGRO LTD ;
Le Conseil a, par ailleurs, examiné et approuvé plusieurs comptes-rendus de mission notamment un compte-rendu de la participation du Bénin à la conférence francophone ESRI 2014, qui a eu lieu à Versailles, en France, du 1er au 2 octobre 2014.
Le Conseil des ministres a autorisé :
l’acquisition de vingt (20) nouveaux bus pour le transport des étudiants des universités nationales du Bénin ;
la contribution de l’Etat béninois au financement de la chaîne d’éducation et de divertissement TiVi5 Monde ;
la rétrocession de l’ancien bâtiment central au ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine, de la Francophonie et des Béninois de l’Extérieur ;
l’inauguration du Centre maritime multinational de Coordination (CMMC) de la zone pilote «E», à Cotonou, le 13 mars 2015 ;
la nomination d’un Consul honoraire du Bénin en Rhénanie du Nord Westphalie et en Basse Saxe avec résidence à Cologne ;
une mission de contrôle des travaux de réfection des pistes cotonnières à l’intérieur du Bénin par le secrétariat général de la présidence de la République ;
l’organisation de la 13e édition des Journées de l’Association cotonnière africaine (ACA) à Cotonou du 12 au 14 mars 2015 ;
l’organisation de la Table ronde des «partenaires de la transfusion sanguine» à Cotonou au cours du 1er trimestre 2015 ;
la participation du Bénin à la 26e session ministérielle de la CONFEMEN à Abidjan du 9 au 12 juillet 2014 à titre de compte rendu ;
la participation d’une délégation béninoise à la Conférence de reconstruction des ressources du partenariat mondial pour l’éducation (PME) du 25 au 26 juin 2014 à Bruxelles en Belgique à titre de compte-rendu ;
la participation du Bénin aux réunions statutaires des secteurs de l’Energie, de l’Eau, des Mines et des Hydrocarbures, programmées pour 2015 ;
le programme des réunions statutaires de l’année 2015 du ministère de l’Economie, des Finances et des Programmes de Dénationalisation ;
le point des réunions statutaires du ministère de la Santé au titre de l’année 2015 ;
les manifestations principales du ministère de la Culture, de l’Alphabétisation, de l’Artisanat et du Tourisme au titre de l’année 2015 ;
les réunions statutaires du ministère de la Culture, de l’Alphabétisation, de l’Artisanat et du Tourisme au titre de l’année 2015.
Par ailleurs, le Conseil des ministres a autorisé les ministres qui n’avaient pas pu bénéficier de leur congé au titre de l’année 2014 à en jouir pour deux (02) semaines à partir du lundi 16 mars 2015.
Enfin les nominations suivantes ont été prononcées.
Au ministère d’Etat, chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ; sur proposition du ministre :
Secrétaire général adjoint du ministère : Monsieur David Azocli
Au ministère des Affaires étrangère, de l’Intégration africaine, de la Francophonie et des Béninois de l’Extérieur ; sur proposition du ministre :
Consul général du Bénin à New York : Monsieur Yves-Eric Ahoussougbemey.
Fait à Cotonou, le 13 mars 2015
Le secrétaire général
du gouvernement,
Alassani Tigri
Actualités 23 mars 2015

Les députés ferment demain mardi 24 mars à l’hémicycle, la première session extraordinaire de l’année 2015 ouverte mardi 10 mars dernier. Au cours des quinze jours de travaux, ils devraient se pencher sur quinze dossiers dont ceux portant sur le statut des magistrats de la Cour suprême et le projet de loi sur le barreau béninois. A l’allure où vont les choses, ces deux derniers dossiers d’importance, n’ont aucune chance d’être examinés avant la fin de cette session extraordinaire.
Les parlementaires poursuivent ce lundi 23 mars les travaux de leur première session extraordinaire de l’année 2015. Ils vont continuer avec la désignation de leurs représentants dans les 26 212 postes de vote devant gérer les élections législatives du 26 avril prochain. Un point qu’ils ont entamé depuis lundi dernier mais qu’ils peinent à boucler. Les députés auront donc encore à poursuivre ce dossier au cours de la plénière de ce lundi 23 mars.
Et ce n’est pas évident qu’il l’achève. Et pour cause, désigner 26 212 agents électoraux n’est pas une chose aisée. En témoignent d’ailleurs les difficultés que rencontrent les députés avec déjà trois séances plénières infructueuses à l’Assemblée nationale. Ces reports successifs ne manqueront pas de déteindre sur les autres points à l’ordre du jour en instance d’examen. Les deux dossiers victimes de cette donne sont ceux relatifs au statut des magistrats de la Cour suprême et au barreau béninois. Les députés ont inscrit ces deux dossiers au rang des priorités après les autorisations de ratification et la modification du Code électoral. Ces deux dossiers retiennent une grande attention des membres de ces deux corporations. L'importance du dossier sur le barreau est relevée.
Car il s’agit pour le Bénin de se mettre en phase avec les normes de l’UEMOA en matière d’exercice de cette profession. Ces normes sont entrées en vigueur depuis janvier 2015 dans les huit pays de l’Union. Le législateur béninois devra internaliser ces normes sous-régionales au plan national pour améliorer les conditions d’exercice de la profession d’avocat au Bénin. Le dossier devrait être examiné en janvier dernier en plénière. Mais certains députés du camp présidentiel n’en voulaient pas. Pour eux, ce dossier doit être programmé le même jour que celui sur le statut des magistrats de la Cour suprême cher au chef de l’Etat. Il est donc hors de question d’examiner ce dossier pour permettre à la présidente de la Commission en charge des Lois, Me Hélenne Kèkè Aholou de marquer des points auprès de ses collègues avocats, ont soutenu ces députés.
C’est ainsi que le dossier a été torpillé en janvier dernier. Il est à nouveau programmé à la faveur de la présente session extraordinaire. Mais avec le dossier des magistrats de la Cour suprême comme ont souhaité certains députés favorables aux actions du chef de l’Etat. Seulement à l’allure où évoluent les travaux, il est fort à parier que ces deux dossiers soient appelés avant la fin de cette session prévue pour demain mardi 23 mars. Car, le fameux dossier de désignation des agents électoraux occupera encore les députés aujourd’hui et peut-être demain. Dès lors, la session extraordinaire risque de s’achever sans ces deux dossiers pour lesquels les magistrats de la Cour suprême et les avocats béninois retiennent leur souffle depuis quelques jours. Les regards seront ainsi tournés vers les députés de la septième législature qui seront installés après les élections législatives de 26 avril prochain pour connaître de ces deux dossiers.
Actualités 23 mars 2015

La commission gouvernance du groupe les Jeunes leaders du Bénin a animé, vendredi 20 mars dernier à l’université d’Abomey-Calavi, un forum de discussion sur les droits et devoirs des citoyens en période électorale. Cette sortie qui s’inscrit dans le cadre du programme de formation de la jeunesse béninoise à l’esprit de citoyenneté, a connu la présence d’une délégation de la Fondation Friedrich Ebert conduite par son représentant résident, Constantin Blum.
Les débats au cours du forum organisé par les Jeunes leaders du Bénin (JLB) ont tourné autour de trois communications. La première, présentée par la journaliste Paloma Hounnou, était relative aux droits et devoirs des citoyens en période électorale. Il en ressort que si le vote est l’acte qui permet aux citoyens de déléguer leur pouvoir de décision à des mandataires, l’état des lieux montre qu’au Bénin, on vote souvent en fonction de l’ethnie, de l’appartenance familiale ou en fonction des libéralités reçues. Or, quand le vote est exprimé en fonction d’une vision et d’un programme d’action comme cela devrait l'être, il participe à l’enracinement de la démocratie et contribue au développement de la cité. Même s’il est vrai que le citoyen a des droits en période électorale, la communicatrice a plutôt insisté sur ses devoirs. Au nombre de ceux-ci, le devoir d’exprimer son vote, celui de s’abstenir de comportements violents, de tenir des propos injurieux à l’endroit des candidats, et le devoir d’aller à la quête de l’information.
La deuxième communication a porté sur «Comment décrypter le plan d’action d’un candidat». Pour le panéliste Gildas Ahouissoussi, membre du parti «Alternative citoyenne», il s’agit d’amener les citoyens à faire la différence entre les promesses mielleuses et les promesses qui peuvent être tenues. Il a invité l’auditoire à détecter dans le plan d’actions du candidat, sa vision, comment cette vision est déclinée et les stratégies que le candidat entend mettre en œuvre pour réaliser ses projets. Prenant l’exemple des prochaines législatives, il a souligné que la maîtrise du plan d’actions du candidat dépend de la connaissance du rôle du député qui se résume à l’initiative de lois et au contrôle de l’action gouvernementale.
Quant au secrétaire permanent du parti FRAP, Yllias Lawani, il a présenté une communication sur l’achat de conscience et la marchandisation du vote. Pour lui, cet acte qui se traduit par l’accord du vote à un candidat moyennant une faveur (argent, service ou des denrées alimentaires), a pour conséquence l’élection de certains candidats qui n’ont aucune vision et qui n’ont aucune idée des besoins des populations à la base.
Le groupe Jeunes leaders du Bénin est une initiative de jeunes béninois qui ont suivi six mois de formation sur l’entreprenariat et le leadership à la Fondation Friedrich Ebert. Ils se sont donnés pour mission d’offrir aux jeunes Béninois des cadres d’échanges et des opportunités de développement en leur enseignant la capacité d’être des artisans du progrès. Ainsi, ils espèrent contribuer à l’amélioration de la gouvernance publique et à œuvrer à la transformation du béninois en citoyen de la République.

La crise que traverse le football national, loin de connaître un dénouement heureux, ne fait que s’empirer. En témoigne les tiraillements entre certains membres de la Fédération béninoise de football (FBF) et surtout les passes d’armes entre l’autorité de tutelle qu’est le ministère en charge des sports et le Comité exécutif de cette fédération. Une situation qui a conduit la FIFA a en appeler au calme et à une bonne collaboration. Cette ambiance semble ne pas être du goût des supporters dont les associations sont montées au créneau. Dans cet entretien, le secrétaire général de l’Union nationale des associations des supporters (UNAS), Remy Tobossou, soutenu par son collègue Patrick Houssou de la Fédération béninoise des associations de supporters (FEBAS), explique la situation et apporte des précisions sur les actions futures à mener.
La Nation: Il y a quelques jours, vous étiez face à la presse sportive. Vous voudriez rappeler ici de quoi il était question ?
Remy Tobossou : Conjointement, l’Union nationale des associations des supporters (UNAS) et la Fédération béninoise des associations des supporters (FEBAS) se sont mises ensemble, pour donner une conférence de presse le 10 mars dernier par rapport à un sujet qui les préoccupe. Nous avons manifesté notre mécontement par rapport à la situation qui prévaut au sein du bureau exécutif de la FBF et comment le football national est géré aujourd’hui.
C’est connu de tout le monde que les équipes de catégorie d’âge ont été suspendues de toutes les compétitions régionales, continentales et internationales, pour faute administratives, dit-on. Ceci signifie que les jeunes béninois, aussi talentueux qu’ils peuvent être, ne pourront plus prendre part à une compétition pendant deux ans. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, l’équipe que le Bénin a éliminée sur le terrain avant d’être disqualifié, a remporté le trophée après.
L’autre fait que nous dénonçons est la division qui règne au sein de l’équipe dirigeante de la FBF. Pour preuve, certains membres influents du bureau exécutif ont écrit au ministre en charge des Sports pour le féliciter. Ils ont également félicité la sortie médiatique des supporters.
Les supporters ont rencontré le ministre des Sports tout récemment parce qu’ils avaient des choses à lui dire.
En effet, les supporters ne sont pas associés aux décisions du football. Je saisi l’occasion pour rendre hommage au ministre Modeste Kérékou qui avait accepté en son temps d’intégrer les supporters dans les délégations officielles lors des sorties des équipes nationales.Depuis son départ, plus personne ne pense à nous.
On entend dire au sein de l’opinion que votre sortie était commanditée...
Nous ne sommes en mission pour personne. Lorsqu’un nouveau ministre arrive, nous lui faisons toujours l’amitié de le rencontrer pour signifier que nous sommes-là. C’est ce que nous avons fait. Puis le ministre a accepté de nous rencontrer. A l’issue de nos discussions, nous avons compris que c’est quelqu’un qui est sur la même longueur d’onde que nous.
Le ministre a même souhaité qu’à l’issue de la rencontre, des gens soient dégagés en notre sein pour siéger au sein d’un comité qui étudiera, ensemble avec certains membres de son cabinet, toutes les propositions de sortie de crise du football avant qu’une communication soit introduite dans ce sens en Conseil de ministres.
Mais pourquoi avoir attendu tout ce temps pour réagir par rapport à la sanction de la CAF ?
Il n’est jamais trop tard pour bien faire, dit un adage populaire. A vrai dire nous avons attendu pour voir si le ministre de la Jeunesse, des Sports et Loisirs n’était pas complice de cette affaire de disqualification de nos équipes. Le ministre nous a dit la fois dernière, lors de notre rencontre, qu’il avait saisi par courrier la FBF par rapport à la situation, mais que jusque-là, il n’avait reçu aucune réponse à sa requête. Il a trouvé que ce n’est pas normal. Après tout c’est l’image du pays qui est en jeu. C’est le drapeau du pays qui est traîné dans la boue. J’avoue que c’est une situation qui n’honore personne. Car partout où vous passez, les gens n’ont de cesse de vous interpeller par rapport à cela. Face à la situation, nous souhaitons que le chef de l’Etat nous vienne au secours en acceptant d’intervenir en tant qu’autorité suprême du pays.
Que demandez-vous concrètement au chef de l’Etat ?
Nous avons souhaité que ceux par qui cette faute est survenue pour que le Bénin soit suspendu, soient sanctionnés. Nous avons même demandé que l’Etat retire l’agrément à la FBF.
Pensez-vous que le retrait de cet agrément soit la solution ?
Sous d’autres cieux, cela a été possible. Le Bénin a été suspendu, et il faut que le président de la structure qui gère son football en réponde ou qu’il démissionne. A défaut, l’agrément sera retiré, nous n’aurons plus rien à craindre le pays étant suspendu déjà. Ainsi, nous pouvons repartir sur de nouvelles bases.
Aujourd’hui il y a une vague de jeunes béninois au Brésil et qui va rentrer bientôt. Que deviendront-ils à leur retour ? Nous nous posons la question parce qu’il n’y a pas aujourd’hui chez nous, un championnat de bonne facture. Voulez-vous que ces jeunes reviennent évoluer dans cette mauvaise atmosphère ? Il vaut mieux qu’on arrête, le temps de permettre à tout le monde de revenir autour d’une table pour un nouveau départ. Et cette fois-ci, une fois pour de bon. Le Sénégal l’a fait, pourquoi ce serait impossible chez nous ?
N’est-ce pas aller trop vite en besogne que des supporters se lèvent pour exiger le retrait de l’agrément à une institution comme la FBF ?
Que vous le vouliez ou non, c’est notre position. Nous ne sommes manipulés par personne, contrairement à ce qui se dit. Voyez-vous, pour parler de ma modeste personne. Je fais partie des gens qui ont lu dans ce pays des motions lors des marches contre l’ancien bureau de la FBF que dirigeait Anjorin Moucharaf. Mais aujourd’hui, nous devons nous poser la question de savoir si le système est mieux qu’avant.
Après un an et demi de règne, la FBF a organisé deux fois le championnat national, le championnat féminin vient de prendre fin et il y a eu surtout une pelouse synthétique à Missérété. Tout cela est à l’actif du nouveau bureau de la FBF, n’est-ce pas ?
Excusez- moi. Je ne suis pas du même avis que vous. C’est de la poudre jetée aux yeux. Je vous donne un exemple. Il a suffit que les supporters sortent mardi dernier, pour qu’il y ait des agitations partout. Contrat de diffusion des matches du championnat à la télévision, annonce de l’annulation de la suspension du Bénin… Nous ne croyons pas du tout à cela. D’ailleurs les jours à venir nous allons passer à la vitesse supérieure.
Qu'entendez-vous faire?
Nous allons organiser très prochainement une marche pacifique pour exprimer notre colère et notre ras-le bol par rapport à la suspension des équipes de jeunes et contre la situation qui prévaut au niveau de l’équipe dirigeante du football au Bénin. Nous déplorons également les passes d’armes entre la FBF et le ministère de tutelle. Tout cela n’est pas de nature à rehausser l’image de notre pays.
Pour cela nous implorons une fois encore le chef de l’Etat à agir dans l’intérêt supérieur de la jeunesse.
Je demande aux supporters membres de nos associations de rester mobilisés. Dès que le top sera donné nous allons organiser une marche sur le ministère en charge des Sports, puis sur la présidence de la République pour demander qu’il soit mis fin à cette torture morale dont est victime la jeunesse béninoise et le football national.

La Fondation du réseau de téléphonie mobile MTN célèbre les Béninois qui ont marqué leur pays par des actions dans leurs domaines respectifs au plan national et international. Au cours d’une soirée dénommée « La soirée Hall of farme célébrons nos héros », la Fondation a récompensé 20 personnalités avec un trophée, un certificat et une toge, samedi 21 mars dernier à Bénin Marina hôtel en présence du directeur général de MTN Malik Melamu, d’une délégation gouvernementale conduite par le ministre d’Etat chargé de l’Enseignement supérieur François Abiola, ainsi que des parents et amis des récipiendaires.
Le Bénin a un trésor caché dans certaines personnalités qui sont des modèles non seulement pour la jeunesse béninoise mais également pour tout le continent africain et le monde. C’est la compréhension qu’il faut avoir de la première édition de la soirée «Fierté et Reconnaissance» dénommée « La soirée Hall of farme » organisée samedi dernier par la Fondation MTN pour célébrer 20 personnalités béninoises qui ont posé des actes qui marquent non seulement leur pays mais également l’Afrique et le monde.
Pour le président de la Fondation MTN, directeur du projet «Fierté et Reconnaissance», Nicolas Gomez, MTN est une entreprise qui doit réinvestir au Bénin sous plusieurs formes. C’est ainsi qu’en dehors des réalisations d’infrastructures communautaires, MTN a décidé d’honorer les personnalités béninoises qui ont marqué leur pays. Une initiative prise par le directeur général de MTN et qui a reçu l’assentiment non seulement de ses collaborateurs mais également de beaucoup de personnes.
Honorer les héros
«L’histoire d’un pays se résume à la force des actions de ses hommes», a souligné le directeur général de MTN Malik Melamu pour qui le Bénin a connu des héros, qui à un moment donné de l’histoire du pays ont rendu fiers tous les Béninois et les Africains. «Il nous revient de les honorer, de les célébrer, d’exprimer notre gratitude à ces hommes et ces femmes qui ont posé des actes exceptionnels dans leurs domaines respectifs et aussi participé à l’essor culturel, intellectuel et économique de notre chère maison MTN, en tant qu’institution africaine et donc fortement ancrée dans nos valeurs», a indiqué Malik Melamu qui souligne que c’est la raison fondamentale qui a amené l’entreprise qu’il dirige à prendre l’initiative de valoriser les talents béninois de leur vivant ou à titre posthume à travers une cérémonie de récompense.
Pour le directeur général de MTN, ce catalogue des 20 nominés non exhaustif se veut être une mémoire inoubliable pour la jeunesse. «Tresser la nouvelle corde au bout de l’ancienne, la raison principale qui motive la confection ce catalogue», ajoute-t-il. A son avis, l’Afrique en général et le Bénin en particulier a ses héros qu’il faut célébrer en faisant d’eux des modèles dont on peut s’inspirer.
Le ministre d’Etat chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique François Abiola s’est réjoui de l’initiative de la Fondation MTN qu’il remercie d’avoir associé le gouvernement à cette cérémonie. Pour lui, au-delà d’une récompense à des personnalités qui ont marqué leur pays, il s’agit de l’invite à la culture de l’excellence.
François Abiola estime que ceux qui étaient à l’honneur samedi dernier sont des gens qui ont travaillé et qui ont réussi dans leurs domaines respectifs. La reconnaissance des mérites de ces derniers, à son avis, n’est pas un hasard. C’est pourquoi, il a invité la jeunesse à s’inspirer de ces aînés qui constituent désormais des modèles pour le Bénin, l’Afrique et le monde entier. Il souhaite que cette initiative de MTN ne s’arrête pas à la première édition, invitant les responsables à divers niveaux de MTN à pérenniser l’initiative.
Riches expériences
En remerciant la direction générale de MTN de même que la Fondation MTN, Jean Pliya, le premier porte-parole des récipiendaires a dit que la liste des nominés retrace les riches expériences de chacun de ces derniers. «Il ne faut pas que l’on considère les nominés comme une catégorie de citoyens», fait remarquer Jean Pliya qui souligne qu’ils sont aussi des citoyens ordinaires mais qui ont cru à ce qu’ils ont entrepris. Il s’agit des gens qui, à son avis, ont émergé dans leurs domaines et qui ont développé leurs talents. Il s’agit des prêtres, des hommes de vision, de culture, des acteurs de cinéma, des musiciens qui ont fait danser avec des mélodies inoubliables, des sportifs de renom, des chercheurs, des écrivains dont les ouvrages sont inscrits dans des programmes dans les écoles au Bénin et dans la sous-région.
Les deux autres porte-parole des récipiendaires, Bernardine do Régo, diplomate à la retraite, et Jérôme Fagla Mèdégan sont revenus sur leurs propres expériences pour dire à la génération montante qu’il faut persévérer dans ce qu’on entreprend.

Le président de la République a reçu en audience, samedi 21 mars dernier, le ministre d'Etat congolais Aimé-Emmanuel Yoka. Il a été essentiellement question de la coopération bilatérale entre le Bénin et le Congo.
«Les relations d'amitié et de coopération entre le Bénin et le Congo sont très vieilles, mais toujours fraîches, de plus en plus portées par les liens fraternels qui unissent les présidents des deux pays», a indiqué , Aimé-Emmanuel Yoka, ministre d'Etat congolais Garde des Sceaux, chargé de la Justice et des Droits humains, «Nous avons fait un bref inventaire de ces relations sur tous les plans, et réfléchi sur les voies et moyens pour les promouvoir et les diversifier autant que faire se peut, d'autant qu'il y a une importante colonie congolaise au Bénin et vice-versa» affirme-t-il. Pour l'émissaire du président Denis Sassou Nguesso, il est de la responsabilité des dirigeants des deux pays de faire en sorte que ces communautés soient totalement intégrées et se sentent comme chez elles dans leur pays d'accueil respectif.
Le président de la République a également échangé avec son ministre en charge de l'Urbanisme, Christian Sossouhounto, en compagnie des responsables des agences de maîtrise d'ouvrage délégué que sont l'AGETUR, l'AGETIP, et la SERHAU. D’abord, il a été question de l'état d'avancement du Programme d'assainissement des 77 communes lancé depuis peu. A ce sujet, la situation des villes de Sakété, Pobè, Ouidah, Bohicon a été passée au peigne fin. Avec la dernière visite effectuée auprès des institutions partenaires, à savoir la Banque ouest africaine de développement (BOAD), la Banque d'investissement de la CEDEAO (BIDC), et la Banque africaine de développement (BAD), les derniers réglages ont été effectués et les travaux sont prévus pour démarrer dans la première quinzaine du mois d'avril, notamment à Pobé et Sakété.
S'agissant du Projet d'aménagement urbain d'appui à la décentralisation (PAURAD) financé par la Banque mondiale et qui prend en compte les villes de Kandi, Parakou, Sèmè-Podji, Cotonou, Porto-Novo, Lokossa, Abomey, Bohicon, les études sont bouclées et les travaux démarreront incessamment, assure le ministre. Quant au Programme d'urgence de gestion environnementale en milieu urbain (PUGEMU), les travaux avancent également avec satisfaction.
Certains chantiers ouverts au titre de ce projet sont déjà achevés, tel que le pont de Funai. Les autres, rassure Christian Sossouhounto, avancent à un rythme soutenu et augurent d'une livraison des travaux à bonne date.
Vendredi 20 mars, le président de la République a reçu, Mgr François Gnonhossou, nouvel évêque de Dassa-Zoumé, en compagnie de Mgr Antoine Ganyè, président de la Conférence épiscopale du Bénin.

Fierté du cinéma béninois, l’acteur et réalisateur Sylvestre Amoussou revient bientôt à l’écran avec son nouveau film dénommé «L’orage africain», son troisième long métrage après «Africa Paradis» et «Un pas en avant (Les dessous de la corruption)» qui ont connu du succès dans nombre de pays. Il nous parle ici de ce projet dont il ambitionne de faire «une œuvre artistiquement la plus aboutie».
La Nation : De quoi retourne «L’orage africain», votre 3e long métrage en préparation ?
Sylvestre Amoussou : C’est l’histoire du président de la République d’un pays africain imaginaire qui souffre de voir les richesses naturelles de son pays uniquement exploitées par des entreprises occidentales et qui décide de nationaliser tous les moyens de production installés sur son territoire par des étrangers : puits de pétrole, mines d’or, de diamants, etc. Évidemment, les Occidentaux apprécient peu et disent : «C’est nous qui avons foré ces puits, nous qui avons creusé ces mines» ! Les Africains répondent : «Exact, mais c’est notre sous-sol» ! Un combat féroce s’engage alors, où tous les coups sont permis. Surtout ceux qui sont interdits. Qui va gagner ? Cette histoire, bien sûr, c’est une fiction. Pour l’instant. Mais allez savoir…
Toujours des films sur les relations Occident-Afrique ! Pourquoi cela ?
Je me bats et je me battrai pour une certaine égalité, une certaine justice et une certaine africanité dans toutes mes œuvres. Mes films évoquent le panafricanisme, l’unité africaine et surtout une autre vision de l’Africain et de l’Afrique dans sa splendeur. Ça fait plus de 35 ans que je vis en France. Donc le fait de vivre en Europe et de voir la manière dont les Africains sont traités, ça m’intrigue. Nous avons un continent qui regorge de richesses, mais ces richesses sont pillées. C’est révoltant et ça, je le trouve inadmissible… Comme je le dis souvent, pour que le continent africain progresse, il faut que les mentalités changent, que les habitants prennent leur destin en mains en n’acceptant plus d’être des assistés ; et, surtout, il faut qu’ils aillent, peu à peu, vers la démocratie La réalité africaine n’en est pas encore là, bien sûr, mais c’est le chemin qu’il faut sans cesse indiquer pour que, chacun de nous, ait envie de s’y engager.
Quel est l’objectif visé ?
Le sujet abordé est un sujet actuel et qui touche les populations. L’œuvre cinématographique offrant, aujourd’hui, une énorme possibilité de divertissement autant que de réflexion, l’objectif premier de ce film est d’être, par son intrigue, destiné à un large public, mais, par le fond, d’amener chaque spectateur à réfléchir sur la part qu’il peut prendre lui-même dans l’évolution sociale, politique et humaine, de l’Afrique. Mon but est bien sûr de réaliser une œuvre artistiquement la plus aboutie possible mais, également, et ceci compte autant pour moi que cela d’être le partenaire actif du renouveau du cinéma africain. Je veux tenter grâce au 7e art d’apporter une pierre à l’édification de l’Afrique en montrant en images ce que je ressens profondément.
Quelle sera la particularité de ce film par rapport aux précédents ?
Dans «L’orage africain», il y aura bien sûr le message mais ce sera également un film de détente et d'action. Pour intéresser certains groupes cibles comme le grand public, le sujet seul ne suffit pas. En effet, pour intéresser aussi bien le public africain qu’occidental des sujets comme celui-ci doivent être traités de manière moderne, rythmée et attrayante.
Les comédiens qui serviront le film sont tous des professionnels qui ont plusieurs films à leur actif dont certains ont tenu des rôles principaux et étaient déjà dans «Africa Paradis» et «Un pas en avant». En effet, dans ce troisième long métrage nous pourrons retrouver des comédiens comme Sandra Adjaho, Sandrine Bulteau, Eriq Ebouaney, Philippe Caroit. La surprise sera la vedette de la chanson béninoise Zeynab Abib et d’autres comédiens béninois et togolais qui compléteront le casting. Mon but est donc également de créer des vedettes à l'écran pour que le public se déplace dans les salles et créer un engouement pour un cinéma "made in Afrique". La production de ce film doit contribuer au développement du cinéma en Afrique et de l’industrie cinématographique au Bénin, ce qui passe aussi par la formation des acteurs et des techniciens. Un travail déjà entamé sur «Un pas en avant (Les dessous de la corruption)».
Avez-vous déjà mobilisé le financement pour ce film ?
Non justement, je cherche toujours l'argent, d'où la grande complexité de ce genre de tournage. Il y a eu beaucoup de promesses non tenues par certaines personnalités politiques. Mais j'espère toujours un sursaut. En effet, il faut que nos hommes politiques comprennent l'importance et la place de la culture en général et du cinéma en particulier pour le rayonnement d'un pays. Choisir son image, l'image que nous voulons donner à notre peuple est essentiel. Ils peuvent toujours me contacter au 67 54 50 03 ou encore à sylvestreamoussou@gmail.com. Vous qui vous dîtes panafricain, c’est là l'occasion de le démontrer en soutenant ce genre de cinéma.
Quand est-ce que le film sera sur à l’écran ?
Terminons d'abord le tournage. Chaque chose en son temps.

Les agents du Commissariat central d’Abomey-Calavi, plus précisément ceux de la Brigade de recherche et d’intervention ont mis hors d’état de nuire trois délinquants, la semaine dernière. C’est l’information livrée, hier dimanche 22 mars à Abomey-Calavi par Samuel Atchou, commissaire central de la ville lors d’un point de presse.
«Résultat des échanges de tirs : deux malfrats neutralisés et un qui a réussi à prendre la clé des champs». Ainsi s’exprimait, hier dimanche 22 mars à Abomey-Calavi, Samuel Atchou, commissaire central de la ville d’Abomey-Calavi. C'était lors d’une intervention dans la nuit du 19 au 20 mars dernier où deux hors-la-loi ont été abattus, après avoir ouvert le feu lors d’un braquage.
En effet, face à la recrudescence des vols à main armée, des cambriolages et braquages, le commissaire Samuel Atchou a déclaré avoir activé ses services de renseignements aux fins de démanteler tous les réseaux de malfaiteurs. C’est ainsi que dans la nuit du 19 au 20 mars dernier, après renseignements et sur instructions, les éléments de la Brigade de recherche et d’intervention d’Abomey-Calavi (BRI) descendus sur le terrain, ont aperçu une moto abandonnée dans l’obscurité de la cour de l’Ecole primaire publique d'Aïtchédji-Yélognissè. Cela a attiré leur attention, confie-t-il. D’où ladite moto a-t-elle été placée en observation.
Quelques minutes plus tard, poursuit-il, un individu a crié "au voleur" de l’intérieur d’une maison située à côté de l’école d’où un coup de feu a aussitôt retenti. Les éléments de la BRI se sont dirigés vers la maison, précise Samuel Atchou, où le cambriolage s’opérait quand trois individus en ressortaient avec une moto de marque Wave Honda. Interpellés, ceux-ci, indique-t-il, ont ouvert le feu et la riposte ne s’est pas faite attendre. Echanges de tirs avec comme résultats, deux malfrats neutralisés et un en fuite. La perquisition de la maison cambriolée a permis aux policiers de constater que les malfrats ont fait usage d'armes à feu sur le propriétaire après l’avoir aspergé de gaz lacrymogène. Comme objets retrouvés sur les malfrats, indique le commissaire central, un pistolet automatique de fabrication artisanale cartouche calibre 12 mm, un tube de gaz lacrymogène et des armes blanches.
L’officier de police a déclaré avoir rendu compte à qui de droit qui a instruit d’ouvrir une enquête pour retrouver le fugitif.
Pour lui, cette prouesse de la BRI d’Abomey-Calavi a été possible grâce au coaching du directeur général de la Police nationale, Louis Philippe Houndégnon. Selon lui, il ne marchande pas ses efforts dans le cadre de l’appui nécessaire à toutes les composantes de la Police nationale pour les opérations du genre.
Les journalistes ont fait un détour à la morgue de l’hôpital de zone d’Abomey-Calavi où ils ont vu les corps des deux délinquants abattus.
Entre temps, ils ont pu voir en images la victime, Arnaud Aihadé, soudeur à l’arc, encore en soins d’urgence au CNHU, puisqu’il a recu une balle à l'abdomen tirée par les délinquants.