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Nouvelles

Pour la défense des intérêts des travailleurs de la Justice:L’UNOJAB portée sur les fonts baptismaux

La maison Justice dispose désormais d’un nouveau syndicat : l’Union nationale des officiers de justice et assimilés du Bénin (UNOJAB). Ce syndicat est porté sur les fonts baptismaux hier mercredi 18 mars, au cours d’un congrès dont la cérémonie d’ouverture a été rehaussée par la présence de nombreuses autorités judiciaires.

L’Union nationale des officiers de justice et assimilés du Bénin (UNOJAB), c’est le nom du tout nouveau syndicat créé par un groupe de travailleurs de la maison Justice. Il vise, selon ses créateurs, à développer la solidarité entre ses membres, donner ou fournir des informations, intervenir en tant que porte-parole, soumettre des désidérata et suggestions aux instances et institutions publiques concernant les aspects de contenu et fonctionnels propres aux corps des officiers de justice et aux fonctions de greffiers en chef.
Entre autres objectifs, l’UNOJAB veut défendre des droits ainsi que des intérêts matériels et moraux collectifs et individuels de ses membres; respecter scrupuleusement des textes et lutter contre la préservation des avantages liés au corps des officiers de justice et aux fonctions de greffiers en chef ; la promotion de ses membres dans les institutions nationales, régionales et internationales, vulgariser aux plans national et international le rôle et la place des officiers de justice dans l’administration publique ; l’étude et la proposition aux autorités compétentes de toutes mesures ou réformes tendant à assurer un meilleur fonctionnement des juridictions...
Dans son mot de bienvenue, le greffier en chef du Tribunal de première instance de Cotonou, Seidou Abou, a dit sa satisfaction de voir ses camarades venir aussi nombreux pour être les témoins privilégiés de cet évènement. Il a insisté sur la mission du nouveau syndicat pour la défense des droits et acquis des travailleurs dans un esprit de dialogue, l’amélioration de leur vie professionnelle au quotidien. Il prône le dialogue comme crédo afin que la maison justice soit et demeure un modèle… pour que le justiciable se retrouve dans sa justice. Loin d’être un syndicat de plus, l’UNOJAB est l’expression du pluralisme et elle souhaite travailler pour le triomphe de la démocratie béninoise, a conclu le greffier en chef.
A sa suite le président du Tribunal de Cotonou, Euloge Akpo a salué l’initiative et souhaité qu’à travers le nouveau-né, les travailleurs puissent retrouver leurs comptes et voient leurs droits défendus. Il a également exhorté les membres du nouveau syndicat à la clairvoyance et à l’esprit d’ouverture afin que la maison justice ne soit pas paralysée pour le bonheur des justiciables. «Avant de juger les autres, il faut être au-dessus d’eux. Il faut être soi-même un modèle, et j’espère que les militants de l’UNOJAB le seront», a indiqué le président du Tribunal de Cotonou.
Tour à tour, les représentants des Confédérations et Centrales syndicales, Georges Azomahou de la Confédération des organisations syndicales indépendantes (COSI), Anselme Amoussou de la Confédération des syndicats autonomes (CSA-Bénin) et Taofick Adam de la Confédération générale des travailleurs du Bénin (CGTB) ont tous salué le courage de ceux qui ont initié la naissance de ce syndicat. «C’est un défi, mais vous devez être patients, et rester vigilants», ont-ils conseillé aux membres du nouveau syndicat. Ils ont également insisté sur la nécessité d’avoir le dialogue comme arme de combat. «Car l’image du syndicalisme bouillant qui ne fait que revendiquer pour revendiquer est révolue».
Pour sa part, le représentant du syndicat national des travailleurs de la justice, Béssé Cakpo, a salué le courage de ses camarades qui ont osé se mettre ensemble pour défendre les intérêts de leurs collègues dans le contexte actuel. Il s’est dit prêt à ne pas leur marchander sa collaboration afin que «la justice béninoise sorte des sentiers battus».
Quant au représentant du ministre en charge de la Justice, Sagbo Denis Ogoubiyi, il dit ne trouver aucun mal dans la multiplicité des syndicats. Puis, il a rassuré de la disponibilité du cabinet du ministre à travailler avec tous les syndicats.
Il y a nécessité de s’asseoir autour d'une même table et discuter, a conseillé le représentant du MJLDH qui a, pour finir, souhaité que le nouveau-né soit ouvert, disponible et perspicace.

Actualités 19 mars 2015


Racolage sur les gares routières:Un métier à risques pour joindre les deux bouts

Longtemps exercé par un petit nombre au sein des gares routières du Bénin, le métier de racoleur s’est, de nos jours, étendu à un plus grand nombre de sans emplois et hors des murs des espaces dédiés. Et ce, malgré les risques liés à ce métier.

Les risques du métier de racoleur ne repoussent pas ceux qui le pratiquent. Ils sont généralement aux abords des rues conduisant aux gares routières et travaillent sans se soucier des intempéries, du matin au soir. Souvent exposés aussi aux accidents. Sur les parcs automobiles de la ville de Cotonou, les racoleurs sont les premiers acteurs en matière de transport en commun et sont aussi des fournisseurs de clients aux conducteurs de taxi.
La gare routière de l’Etoile rouge est l’un des sites bien organisés en matière de transport en commun au Bénin. Ici comme sur beaucoup d’autres parcs, le racolage bat son plein.

Courir dans tous les sens

Le racoleur n’est pas un travailleur de l’ombre. Avant de trouver un taxi pour un déplacement aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, les voyageurs doivent traiter avec les racoleurs, surtout lorsqu’ils sont pressés. Pour aider leurs clients à vite trouver un taxi, les racoleurs proposent divers services et déploient généralement beaucoup d’énergie. Ils doivent courir dans tous les sens, effectuer des allers-retours, en vue de convaincre un client à prendre place à bord d’un véhicule. Avec ou sans le consentement, les racoleurs conduisent certains voyageurs jusque dans la voiture en se saisissant de leurs bagages qu’ils déposent dans la malle arrière des automobiles en position. Une manière pour eux de ne pas les voir être détournés par d’autres conducteurs, et au risque de perdre leur commission.
Les racoleurs sont au premier rang de la chaîne de transport. Déjà à 5 heures du matin, ils investissent les gares routières et leur journée se termine souvent aux environs de 19 heures, a expliqué Jacques Lokossou, racoleur sur le site de l’Etoile rouge.
Leur rôle est d’aider les conducteurs de taxi auto à faire le plein de leur véhicule, de conduire les clients vers les véhicules en attente de faire le plein et d’orienter les véhicules pour leur bon stationnement sur le parc.
Luc Todan et Florent Allagnon, tous deux conducteurs de véhicules sur le parc de l’Etoile rouge, expliquent que les racoleurs sont souvent payés sur la base du nombre de clients qu’ils ramènent journellement. Ils sont également payés sur la base de la distance à parcourir par le conducteur de taxi. En réalité, précisent-ils, le tarif initial retenu dans le cadre de ce travail est de 200CFA par client. Par exemple, la commission d’un racoleur qui ramène en moyenne six clients à un conducteur de taxi qui doit aller à Bohicon, est d’au moins 1000F CFA.
Ce que réfutent la plupart de ceux qui s’adonnent à cette activité au niveau de la gare de l’Etoile rouge. Cette somme, selon les explications de Jacques Lokossou et de Géoffroy Guindjihoundé, tous deux racoleurs, représentent la rémunération journalière du racoleur. Mais il arrive que des conducteurs aillent au-delà en leur payant le double ou le triple. Sauf que dans ce dernier cas de figure, tout se passe selon la générosité ou le tempérament du conducteur. Rares sont les conducteurs qui excèdent la barre des 2000F CFA ou 2500 FCFA, ont expliqué les deux hommes.

Un métier à risque

Dans la plupart des cas, les racoleurs sont détenteurs du permis de conduire catégorie B. A en croire certains responsables de la gare routière de l’Etoile rouge, ce métier provient de jeunes conducteurs au chômage dans l’attente d’une nouvelle offre d’embauche par un propriétaire de véhicule. C’est pour ne pas rester les bras croisés qu’ils ont commencé par aider leurs patrons ou les conducteurs ayant la chance d’avoir un taxi-auto à vite trouver des passagers moyennant une rémunération à la fin de la journée. Leur commission varie souvent entre 100 et 200 FCFA pour un véhicule à six places chargé. Si les passagers sont nombreux, le calcul est fait en conséquence. Mais il arrive parfois que les conducteurs et les racoleurs ne s’entendent pas sur un prix. Cette situation est souvent à la base des disputes sur le parc.
Comme tout métier, le racolage a aussi ses risques. Mais à ce niveau, ce n’est pas le racoleur seul qui perd. Il peut mal négocier le prix du voyage avec le conducteur en l’absence du client et à destination, ce dernier refuse de payer le montant. Il en est de même pour le passager à qui on peut communiquer un prix et à destination, le conducteur en réclame plus.
En plus de ces difficultés, ils arrivent parfois que les chauffeurs refusent de leur payer ce qui leur revient comme commission. Cela entraîne des disputes ou des insultes ou des pertes de temps.
En plus de cette misère, les racoleurs sont aussi exposés aux risques d’accident de la circulation et à la toxicomanie. Aux alentours de la gare routière de l’Etoile rouge, se dresse une ‘’cabane fréquentée par des gens de moralité douteuse’’. Ceux-ci s’adonnent à la consommation du tabac, du chanvre indien et de l’alcool. Les racoleurs et autres tenanciers de ce site doivent les côtoyer tous les jours.
A la recherche de leur pitance, les racoleurs s’exposent également aux intempéries, car n’ayant pas d’abri fixe sur le parc pour se décontracter après la journée de travail. Au nombre des difficultés, ils doivent également faire face aux exigences de certains clients qui souhaitent des conditions plus confortables dans les véhicules qui leur sont proposés.

Un métier qui nourrit son homme

Au-delà des difficultés qu’il pourrait générer, le racolage nourrit son homme. Bien qu’il soit un métier à risque, beaucoup de jeunes s’y adonnent. Chômage oblige ! Sur le parc de la gare routière de l’Etoile rouge, ils sont nombreux à l’exercer. «Nous n’avons appris que la conduite comme métier. A défaut d’attendre un sauveur providentiel, nous faisons le racolage pour joindre les deux bouts », confie Jacques Lokossou. Pour lui, il est difficile d’abandonner un métier qui génère des revenus. C’est pour cette raison que, dit-il, il conseille souvent à ses collègues de se contenter de ce qu’ils gagnent.
D’ailleurs, le métier nourrit son homme au point qu’il a décidé de s’y accrocher. « C’est parce que nous y trouvons notre compte que nous sommes toujours présents au poste », souligne-t-il. Une partie de son revenu sert à nourrir sa famille et à subvenir à ses multiples besoins.

Un métier bien organisé

A la gare routière de l’Etoile rouge, toute une organisation est mise en place pour le transport en commun. En plus des conducteurs de véhicules et des racoleurs, on rencontre plusieurs syndicats et collectifs qui travaillent pour faire régner la discipline sur les lieux. Ceux-ci sont chargés de mettre l’ordre sur le parc, gérer les malentendus entre conducteurs, racoleurs et clients. Ils gèrent également d’autres problèmes pouvant créer des dysfonctionnements au niveau du parc. « Quand il y a un problème, c’est nous qui sommes interpellés d’abord », explique le trésorier adjoint de l’Union des transporteurs du Bénin (UTB), Paul Avohou. « Lorsque leur résolution dépasse nos compétences, nous nous dirigeons parfois vers les voix plus autorisées ou les commissariats de police », poursuit-il.

A côté de l’UTB, d’autres associations telles que l’Union nationale des conducteurs du Bénin (UNACOB), l’Union des conducteurs de taxi du Bénin (UCTB)…, s’investissent pour réguler le transport urbain et interurbain. Les racoleurs qui travaillent avec les conducteurs de taxi, se distinguent à travers un uniforme frappé au logo de leur syndicat. Un groupe de quatre racoleurs est commis par syndicat. La gare routière compte au total cinq associations et un collectif. Hormis les racoleurs reconnus par les syndicats, d’autres se positionnent aux aguets des carrefours pour démarcher aussi des clients. Sur le site, le travail se fait de façon rotative avec les racoleurs de la gare. Seuls ceux détenteurs du permis de conduire catégorie B, ceux ayant l’expérience et font partie du corps des racoleurs, explique Géoffroy Guindjihoundé. Les conducteurs qui enfreignent les dispositions sont frappés d’une amende. Laquelle varie entre 3200 et 9000FCFA.
Mais jusque-là, le métier de racoleur demeure quelque peu avilissant. Le souhait de ces travailleurs est que les pouvoirs publics pensent à sa réglementation, afin qu’ils bénéficient de plus de respect et de considération de la part de la population.

Société 19 mars 2015


Journée internationale de la Francophonie (JIF) édition 2015:Une quinzaine pour célébrer la langue française au Bénin

A quelques heures des manifestations de la Journée internationale de la Francophonie(JIF) édition 2015, Adolphe Codjo Kpatchavi, secrétaire général de la Commission nationale permanente de la Francophonie(CNPF) évoque le sens de la célébration et ses objectifs avant de préciser les spécificités de la présente édition ainsi que les activités retenues au programme qui s’étend du 20 mars au 4 avril prochain au Bénin.

La communauté des pays ayant en partage l’usage de la langue française sera en fête demain vendredi 20 mars 2015 comme chaque année. Ces pays vont célébrer la Journée internationale de la Francophonie qui prend au Bénin la forme d’une quinzaine.
Sur le sens de la célébration, Adolphe Codjo Kpatchavi, secrétaire général de la Commission nationale permanente de la Francophonie(CNPF), indique qu’elle marque la commémoration de la signature en 1970 du traité portant création de l’Agence de coopération culturelle et technique (ACCT) devenue depuis 2005 Organisation internationale de la Francophonie(OIF), après avoir été en 1997 Agence de la Francophonie et en 1999 Agence intergouvernementale de la Francophonie.

C’était à Niamey, au Niger. Instituée depuis 1988, la Journée internationale de la Francophonie célébrée le 20 mars de chaque année est devenue une activité statutaire de la Commission nationale permanente de la Francophonie(CNPF). Au Bénin, la célébration s’étend sur deux semaines et porte le nom de «Quinzaine de la Francophonie», soit du 20 mars au 4 avril prochain.
Quant aux objectifs de la célébration en général, Adolphe Codjo Kpatchavi fait savoir que cette activité statutaire vise aussi bien à célébrer la Francophonie qu’à faire avec les partenaires le point du chemin parcouru depuis la dernière édition et à mesurer les défis restant à relever.

Diverses activités prévues

Cette année, la célébration porte sur le thème « Jeunes : environnement et climat ». A en croire le secrétaire général de la CNPF, à travers ce thème, l’OIF met les jeunes des pays francophones au cœur des enjeux et des défis environnementaux et climatiques. En d’autres termes, insiste Adolphe Codjo Kpatchavi, l’OIF entend exhorter les jeunes à mieux saisir et à s’approprier leur rôle, leur mission et même leur devoir dans les débats, les réflexions, les actions et initiatives relatifs à la protection de l’environnement et de la lutte contre le réchauffement climatique.
Soulignant la pertinence de la thématique, Adolphe Codjo Kpatchavi fera observer que les jeunes constituent 61% de la population mondiale. Ainsi, l’OIF cherche à sensibiliser la jeunesse en les amenant à orienter leurs talents et leur créativité vers des actions innovantes sur la protection et la préservation de l’environnement pour donner un contenu réel au développement humain durable. Articulant ce thème avec la politique béninoise sur la lutte contre la désertification, il dira qu’il rejoint le projet « 10 millions d’âmes, 10 millions d’arbres » du gouvernement.
Au niveau du Bénin, plusieurs activités sont prévues.

Il s’agit des activités à caractère scientifique telles que les conférences et les débats, des activités de promotion de la langue française.
Cette année, le Bénin est encore retenu pour accueillir la phase internationale du jeu-concours Promotion de la langue française dont il est l’initiateur grâce à un professeur de français. C’est devenu une activité internationale. Sont attendus pour la compétition, près de 56 élèves de talent du Niger, du Togo, du Burkina Faso, et du Bénin, du 21 au 26 mars. Plusieurs localités sont retenues pour accueillir les manifestations. A ce propos, il mentionne les villes de Cotonou, de Natitingou, Klouékanmè, Akpro-Missérété, Porto-Novo, Abomey-Calavi, Grand-Popo.
Par ailleurs, Adolphe Codjo Kpatchavi ajoute qu’au programme des activités sur la jeunesse et l’environnement, ainsi que des activités ludiques, sportives et sur le genre sont prévues.
La langue française est parlée, selon lui, par 274 millions de personnes dont 61% sont des jeunes. Cette population francophone est répartie dans 80 pays sur les cinq continents. Au Bénin, un pays de 10 millions d’habitants, 35% parlent le français.

Actualités 19 mars 2015


Réglementation des activités des médias en période électorale:La HAAC sensibilise sur les bonnes conduites à tenir

Les professionnels des médias exerçant dans la ville de Parakou ont eu droit hier mercredi 18 mars à une séance d’échanges avec une délégation de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) sur les dispositions à observer pendant la période préélectorale qui bat déjà son plein sur le terrain. La rencontre qui s’est déroulée à la salle de conférences de l’ORTB-Parakou, a porté essentiellement sur le contenu des 17 articles de la décision n° 15-009/HAAC portant réglementation des activités des médias de service public et du secteur privé pendant la période du 10 février 2015 à la veille de l’ouverture de la campagne officielle pour les élections législatives et municipales ou communales et locales de l’année 2015.

Lambert Dogo, rapporteur, président de la Commission des médias du secteur privé et chef de la délégation de la HAAC, a insisté sur l’obligation pour les organes de presse d’observer une grande rigueur dans la collecte, le traitement, la programmation et la diffusion de l’information. A cet effet, la couverture factuelle de l’actualité relative aux élections est à privilégier, et la diffusion d’informations ou de supports qui mettrait en péril la cohésion nationale, est proscrite.

Les journalistes, les animateurs, les producteurs, les techniciens et tous autres communicateurs des organes de presse sont astreints à faire preuve d’objectivité, d’un grand sens de professionnalisme et de responsabilité en cette période sensible, a ajouté Lambert Dogo.
Si les émissions interactives ne sont pas interdites pendant la période électorale, elles devront faire néanmoins l’objet d’un pré-enregistrement dans les formes et conditions professionnelles requises avant toute diffusion, a souligné Marius Janvier Dossou-Yovo, directeur des affaires juridiques, de la déontologie et du contentieux à la HAAC.

«Tout dérapage en la matière dûment constaté peut entrainer la suspension ou l’interdiction de l’émission ou de l’organe à titre de mesure conservatoire par le président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication , selon l’article 7 de la décision n° 15-009/HAAC portant. Outre l’accès équitable à tous les courants politiques, il faut signaler que les organes de presse ont aussi l’obligation de respecter l’usage du droit de réponse conformément aux textes en vigueur au cours de la période préélectorale.
Après Parakou, la délégation de la HAAC sera ce jeudi à Kandi pour entretenir les autres professionnels des médias du Borgou-Alibori sur les dispositions de la même décision.

Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori

Actualités 19 mars 2015


Infractions se rapportant à la période électorale:Quelles sont les actions et omissions punies par la loi ?

Certains crimes et infractions sont spécifiques à la période électorale et sont traités avec une diligence bien particulière. Le magistrat et conseiller à la Cour d’appel de Cotonou, Michel Romaric Azalou les a recensés et propose d’aller à leur découverte, grâce à sa plaquette intitulée « Actions et omissions punies par la loi en période électorale». Parue en février dernier seulement, cette plaquette comporte un total de 75 infractions qu’il sied de connaître, tant par les acteurs politiques, agents électoraux, que par les citoyens…

A travers la loi n°2013-06 du 25 novembre 2013 portant Code électoral en République du Bénin, Michel Romaric Azalou, l’auteur de «Actions et incivisme punies par la loi en période électorale» fait constater que le législateur a érigé un certain nombre d’actions, d’omissions en infractions. Il tient à rappeler, que l’infraction est tout fait, geste, action, omission ou parole que la loi interdit sous peine de sanction. C’est pour éviter aux uns et aux autres de tomber sous le coup de la loi par ignorance qu’il a répertorié les infractions visées par le code, par ordre alphabétique, «pour permettre à tous citoyens en général et aux personnes impliquées ou intéressées à divers niveaux par les élections de mieux les connaître». Il a signalé que «d’autres comportements non clairement spécifiés (dans la loi) peuvent, en raison de leur caractère frauduleux, déloyal ou amoral, donner lieu à des poursuites et être sévèrement punis».
Et appelle à bien considérer l’article 317 du code qui dispose : «Toute autre violation des présentes dispositions non spécifiées par ailleurs sera punie d’un emprisonnement allant d’un an à cinq ans et d’une peine d’amende allant de un million (1 000 000) de F CFA à cinq millions (5 000 000) de F CFA.»

Une disposition générale donc qui, relève-t-il, s’appliquera toutes les fois que la violation d’une disposition du code électoral ne sera pas expressément sanctionnée par une peine. Pour certifier sa volonté d’être implacable face aux infractions au code électoral, le législateur a prévu, à leur propos, un mode poursuite et un régime de poursuite dérogatoires au droit commun, relève Michel Romaric Azalou. En effet, retient-il, «De façon générale, le procureur de la République reçoit les plaintes et les dénonciations et apprécie les suites à y donner (article 38 du code de procédure pénale). Il a le choix entre divers modes de poursuites (citation directe, ouverture d’information, flagrant délit…). Mais dans le cadre des élections, lorsqu’à la suite d’une enquête, il décide d’engager des poursuites, il ne peut le faire que par procédure de flagrant délit ou de crime flagrant».

C’est l’article 140 du code qui l’y oblige en disposant sans équivoque que «… Ce dernier (le procureur de la République) est tenu d’engager à l’encontre des auteurs des faits, les poursuites judiciaires suivant la procédure de flagrant délit». Conséquence, enseigne le magistrat, «aucune immunité ne pourra faire obstacle aux poursuites».
Par ailleurs, si en droit pénal la prescription est le principe selon lequel l’écoulement d’un certain délai rend la poursuite des infractions impossible, ce délai étant de trois ans pour les délits et dix ans pour les crimes, l’auteur note qu’il en va autrement s’agissant des infractions commises dans le cadre des élections. En effet, qu’il s’agisse de crime ou de délit, le code électoral a prévu qu’elles se prescriront par un an à compter du jour de la proclamation des résultats pour les élections concernées (article 146 alinéa 2). Mais quelles sont les infractions prévues par le code électoral ?

Des infractions à éviter par les candidats et les électeurs

Le magistrat tient à rappeler que pour apprécier la compétence des tribunaux chargés de juger les infractions commises, la précision sur le lieu de commission est nécessaire. De même que pour se situer relativement à la prescription, la date précise ou approximative de la commission des faits est nécessaire. Au nombre des 75 infractions recensées par l’auteur, signalons l’abus de patrimoine électoral, délit prévu et puni par les articles 114 et 127 alinéa 1 du code, qui le punit de 1 à 2 ans d’emprisonnement et d’une amende de 10 000 000 F CFA à 25 000 000 F CFA. La campagne électorale aux heures de service, qui vise à sanctionner les agents publics qui, aux heures de services, auront porté ou arboré des emblèmes ou des signes distinctifs de candidats. Ce délit est prévu et puni par les articles 142 et 144 alinéa 1 du code électoral d’un an à deux ans d’emprisonnement et d’une amende de 500 000 F CFA à 1 000 000 F CFA, puis d’une inéligibilité de 1 an à 5 ans. Le code vise aussi la campagne électorale faite avec des moyens illicites.

Il s’agit notamment de l’utilisation des attributs, biens ou moyens de l’Etat (d’une personne morale, d’institution, d’organismes publics, société, office, projet d’Etat ou d’institutions internationales) à des fins de propagande pour influencer ou tenter d’influencer le vote. Prévu et puni par les articles 142 et 144 alinéa 1 du code électoral, ce délit est puni d’un an à deux ans d’emprisonnement et d’une amende de 500 000 F CFA à 1 000 000 F CFA, et d’une inéligibilité de 1 an à 5 ans. Un autre délit, particulièrement observable ces temps-ci, c’est la corruption active au vote et sa tentative. Se définissant par le fait d’influencer ou de tenter d’influencer directement ou par l’entremise d’un tiers, par des dons, libéralités en argent ou en nature, promesses de libéralités, de faveurs, d’emplois publics ou privés ou autres avantages, le vote d’un ou de plusieurs électeurs, ce délit est prévu par l’article 139 du code. Il est puni d’un emprisonnement de 1 à 5 ans et d’une amende de 2 000 000 F CFA à 5 000 000 F CFA ; puis d’une déchéance civile de 3 à 5 ans. S’il concerne surtout les candidats ou leurs agents, il est voisin d’un autre délit, la corruption passive au vote, qui vise directement les électeurs. En effet, ce délit (article 139 du code) est défini comme le fait d’agréer ou de solliciter des dons, libéralités en argent ou en nature, des faveurs d’emplois publics ou privés ou autres avantages afin d’accorder son suffrage au candidat… ou pour s’abstenir de voter. Comme sanction, le législateur a prévu un emprisonnement de 1 à 5 ans et une amende de 2 000 000
F CFA à 5 000 000 FCFA ; et une déchéance de 3 à 5 ans.
Par ailleurs, le magistrat rappelle qu’il est interdit, dans les six mois qui précèdent une élection, d’offrir ou de distribuer des tee-shirts, des stylos, des porte-clefs, des calendriers et autres objets utilitaires à l’effigie de candidats, ou comportant le symbole de partis, à des fins de propagande pour influencer ou tenter d’influencer le vote lors des élections. Ou de faire des dons, libéralités, faveurs administratives à la commune, à une collectivité quelconque de citoyens, à des fins de propagande pour influencer ou tenter d’influencer le vote lors des élections, dans les six mois avant lesdites élections. Le siège de ces délits étant les articles 62 et 144 alinéa 1 du code électoral, ils sont punis d’un an à deux ans d’emprisonnement et d’une amende de 500 000FCFA à 1 000 000FCFA.
A contrario, le fait d’empêcher un candidat ou un parti de faire campagne, notamment par des intimidations, est puni d’un an à cinq ans d’emprisonnement et d’une amende de 2 000 000 F CFA à 5 000 000 F CFA (articles 57 alinéa 3 et 139 du code)…
Signalons aussi l’omission d’arrêter ou de faire arrêter l’utilisation, à son profit, des moyens, biens de l’Etat ou des sociétés, offices et institutions d’Etat à des fins de propagande pendant la période interdite. Il s’agit d’utilisation desdits moyens à des fins de propagande pour influencer ou tenter d’influencer le vote lors des élections, et ceci moins de six mois avant lesdites élections ou avant le terme du scrutin. Ce délit est prévu et puni par les articles 63, 142 et 144 alinéa 2 du code, et fait encourir à ses auteurs, un emprisonnement d’un an à deux ans et une amende de 500.000 FCFA à 1 000 000 F CFA.

Des infractions contre le matériel et le processus électoral

Certaines infractions prévues se rapportent essentiellement au matériel électoral ou même au déroulement de l’élection proprement dite. Ainsi, est puni d’un an à deux ans d’emprisonnement, et d’une amende de 10 000 000 F CFA à 25 000 000 F CFA, le fait de faire un usage excessif ou illégal du patrimoine électoral. De même, la délivrance ou la tentative de délivrance, par un agent de poste de vote, de procès-verbaux de dépouillement du scrutin, et/ou de feuilles de dépouillement non conformes aux résultats du scrutin est réprimée ; ou le fait pour tout représentant de candidat, de parti politique, d’alliance de partis politiques, d’organisation non gouvernementale légalement reconnue, de faire délivrer des procès-verbaux de déroulement du scrutin et/ou des feuilles de dépouillement non conformes aux résultats réellement sortis des urnes, est passible d’un an à deux ans d’emprisonnement et d’une amende de 1 000 000 F CFA à 2 000 000 F CFA (article 101 et 138 alinéa 2 du code).
Il en va de même du fait d’enlever ou de détruire une urne. En effet, le code électoral érige le fait d’enlever frauduleusement ou de détruire l’urne contenant les suffrages émis dans un bureau de vote en délit (article 137 alinéa 1 du code) et en crime le même acte, avec la circonstance qu’il a été effectué en réunion et avec violences (article 137, alinéa 1 et 2 du code). Dans le premier cas, la sanction encourue est un emprisonnement de 1 à 5 ans et une amende de 2 000 000 FCFA à 5 000 000 F CFA. Dans le second, c’est carrément la réclusion et/ou l’inéligibilité de 5 ans à 10 ans.
Par ailleurs, le fait, étant chargé dans un scrutin de recevoir, dépouiller ou de compter les bulletins exprimant les suffrages des citoyens, d’altérer, de soustraire ou d’ajouter des bulletins ou une indication autre que celle inscrite, est un délit prévu et puni par l’article 131 du code. Avec comme sanction, 1 à 5 ans d’emprisonnement et une amende de 500 000 F CFA à 1 000 000 F CFA et/ou une peine d’inéligibilité de 3 ans à 5 ans.
On peut retenir également, dans cette catégorie, la non dénonciation de transmission tardive de cantines des résultats de scrutin par le président de la CENA. Ici, obligation est faite à ce dernier d’avoir, dans les 72 heures qui suivent la transmission tardive des cantines des résultats du scrutin, omis de dénoncer aux procureurs de la République compétents, ces faits de transmission tardive dont il a connaissance. Faute de le faire, le président de la CENA encourt un emprisonnement d’un an à deux ans et une amende de
500 000 F CFA à 1 000 000 F CFA (délit prévu et puni par les articles 103 et 144 alinéa 2 du code électoral). Par suite, sont visés pour répondre de la transmission tardive de cantines des résultats de scrutin à la CENA, tout coordonnateur d’arrondissement, tout membre de poste de vote, tout transporteur ou tout responsable de la transmission tardive, soit plus de 24h après la fin du vote, des cantines contenant les procès-verbaux de centralisation ainsi que les procès-verbaux de compilation du scrutin. Comme sanction, 1 an à 2 ans d’emprisonnement et une amende de 500 000 F CFA à 1 000 000 F CFA (articles 103 et 144 alinéa 2 du code). Sanctionnée aussi, l’omission, par un membre de bureau de vote, en rendant publics par affichage les résultats issus du scrutin à ce poste, de mentionner le caractère provisoire et de cette mention porter au procès-verbal de déroulement du scrutin (article 99 et 144 alinéa 2 du code) ; la sanction étant un emprisonnement d’un an à deux ans et une amende de
500 000 F CFA à 1 000 000 F CFA. Ou encore l’omission de réception des réclamations par le président de poste de vote (1 an à 2 ans d’emprisonnement et une amende de
1 000 000 F CFA à 2 000 000 F CFA) ; l’omission de retrait des objets de propagande dans les délais légaux avant le vote. La charge du retrait incombe à la CENA et aux autorités communales et locales, qui doivent retirer un jour franc avant le début du scrutin, les affiches et autres moyens de propagande, sous peine d’un emprisonnement de 1 an à 2 ans et d’une amende de 500 000 F CFA à 1 000 000 F CFA. Sans oublier le retard dans le démarrage du scrutin par les membres de la CENA ou les membres de poste de vote. Qui s’analyse en le fait pour eux d’avoir été, par négligence, inattention, inobservation des textes en vigueur ou toute autre cause, responsables du démarrage tardif (c’est-à-dire après 7h) des opérations de scrutin ; et qui est sanctionné d’un emprisonnement de 1 an à 2 ans et d’une amende de 1 000 000 F CFA à 2 000 000 F CFA. Est aussi visé ici, quiconque aura par voies de fait ou menaces exercées contre les membres du poste de vote, retardé ou empêché les opérations électorales. La sanction est de 6 mois à 1 an d’emprisonnement et d’une amende de 500 000 F CFA à 1 000 000 F CFA. Mais lorsque le scrutin aura été violé, cette peine est portée à un emprisonnement de 3 ans à 5 ans et à une amende de 500 000 FCFA à 1 000 000 F CFA, assortie d’une éligibilité de 3 ans à 5 ans.

Autres délits et crimes électoraux

L’auteur de la plaquette met également en évidence, le défaut de dépôt de compte prévisionnel de campagne et le défaut de dépôt de compte de campagne, délits pour lesquels la loi sanctionne les candidats ou partis politiques régulièrement inscrits pour prendre part aux élections, d’avoir omis d’établir et de déposer, à la Chambre des Comptes de la Cour suprême dans les 40 jours précédant lesdites élections, ou dans les 60 jours les suivant, un compte prévisionnel de campagne précisant l’ensemble des ressources et des dépenses à effectuer par eux-mêmes et/ou pour leur compte en vue des opérations électorales, ou un compte de campagne accompagné des pièces justificatives des dépenses effectuées pour la campagne électorale (articles 141 et 112 alinéa 3 du code). Comme sanction, les fautifs risquent une amende de
5 000 000 F CFA à 50 000 000 F CFA et/ou une inéligibilité de 1 an à 5 ans.
Certains délits sont spécifiquement relatifs à la réalisation du Recensement électoral national approfondi ou à la Liste électorale permanente informatisée (réalisation ou actualisation). Il s’agit, entre autres, de l’enlèvement ou de la destruction de matériels ou équipements y servant, d’enregistrement de données frauduleuses ou de personnes fictives, de fabrication ou de tentative de fabrication de carte d’électeur, de falsification de données de la LEPI ou du fichier électoral national, d’inscription frauduleuse ou multiple…
Ces infractions et bien d’autres non énumérées ici mais recensées dans la plaquette méritent d’être connues par ceux qui sont exposées aux sanctions, et qui doivent soit les éviter, soit les dénoncer ou les faire constater… Michel Romaric Azalou espère que son œuvre y contribuera sérieusement.

Droits et Devoirs 19 mars 2015


Marie Aguéwé :L’amazone de la Donga

Dégaine de battante, Marie Aguéwé fait partie de ces femmes dont la voix porte dans la Donga. Dans une société encore sous l’emprise de pesanteurs qui mettent la femme en second plan, elle mène un combat contre l’ignorance pour un plein épanouissement de la gent féminine.

Cheveux à ras, ton mesuré, Marie Aguéwé, 47 ans, met le cœur à la tâche et passe pour un modèle à Ouaké, sa localité. Aux côtés des femmes, elle se bat pour briser les chaînes de l’ignorance et œuvre à leur autonomisation. A l’opposé de ceux qui choisissent la voie de la défiance pour parvenir à leurs fins, la secrétaire nationale de l’Association des femmes agricultrices du Bénin (ANAF Bénin) préfère s’en tenir à l’abnégation de ses pairs pour redonner à la femme l’estime qui lui est due. L’histoire de Marie Aguéwé épouse Alia Mahuton est loin d’être un conte de fée. Issue d’une famille modeste, la quadragénaire a tôt pris son destin en main.

Après un échec au Brevet d’études du premier cycle (BEPC) et un cursus auquel elle mettra délibérément fin en classe de 1ère, elle se lance dans la vie active malgré l’opposition de son géniteur qui ne voyait son avenir qu’à l’école. «J’ai sollicité l’appui de mon père pour faire du commerce mais il n’en a pas voulu, tenant coûte que coûte à mes études», se rappelle-t-elle. Affectée, elle s’en remet au soutien moral de son petit ami devenu aujourd’hui son mari. Quoique de leur union naît une fille, la seule qu’elle a d’ailleurs dans sa vie, cette idylle entre les deux amants ne résistera pas à l’hostilité des parents. Le père n’arrivant pas à accepter que sa fille bien-aimée s’éprit d’un "étranger" (natif de Savalou et enseignant à Ouaké). Face au destin, elle s’arme de courage et prend le chemin des ateliers pour apprendre le métier de tissage, sa petite fille de trois mois au dos, le 9 juillet 1990. Dix-huit mois plus tard, elle s’installe à son propre compte et s’investit dans la formation des femmes avec l’appui de la Banque Mondiale.

Pour elle, il n’est pas question de voir les femmes végéter dans l’oisiveté et le dénuement. Convaincue qu’elle était que la femme pourrait s’autonomiser par le métier de tissage. Alors naît chez elle, cette appétence à défendre les intérêts de la gent féminine. Un combat qui lui ouvre la voie royale aux postes de responsabilité au sein de l’Union sous-préfectorale des producteurs qui regroupait des tisserands. Elle entre dans le radar du sérail. Un cercle qui peine à enrôler dans ses rangs le sexe dit faible. Marie Aguéwé doit, en effet, une fière chandelle à sa capacité de rassembleuse et son influence sur ses pairs. Elle se destine pour l'épanouissement de la gent féminine. Pendant douze ans, elle affine son leadership en occupant successivement le poste de trésorière générale et de responsable chargée des Affaires féminines de l’Atacora-Donga.

Vers sa destinée

Celle qui préside depuis dix ans aux destinées de l’Association des femmes leaders de Ouaké est un touche-à-tout. Et son endurance est sans limite. Outre son métier de tissage, elle s’est investie dans la petite agriculture en tenant en appoint un magasin de distribution de produits céréaliers dénommé "Ouaké Grains". Dans une société où la femme n’hérite pas de la terre, elle s’est battue pour disposer de lopins de terre pour la culture du soja, de l’arachide et du haricot. Mais ceci ne se fera pas sans amertume. «Dès que les rendements sont encourageants, les propriétaires vous arrachent la terre et l’octroient à leurs proches. Vous êtes obligés de tout reprendre à zéro», confie-t-elle, sans pour le moins baisser la garde. Ses productions montent en flèche au fil des années et l’installent au rang des meilleurs producteurs.

Des performances qui lui valent la reconnaissance du chef de l’Etat en 2008. A la 12e édition de la fête de l’agriculture, Marie Aguéwé sera consacrée meilleure agricultrice du Bénin. Une distinction qui décuplera ses efforts pour une valorisation de ses potentialités. Elle se lance concomitamment dans la promotion de l’énergie domestique avec la fabrication des foyers améliorés et recrute du monde pour transmettre son savoir-faire. A Ouagadougou, à Bobo-Dioulasso et à Réo au Burkina Faso ainsi qu’au Sénégal, cette femme assez cosmopolite maîtrisant outre le lokpa, sa langue, le fon, le mahi et le dendi, a su partager son expérience. Surnommée "Super marmite", nom éponyme du restaurant qu’elle tenait, elle s’est imposée dans sa commune comme l’une de ces restauratrices promotrices de la gastronomie lokpa.

"Super marmite" était l’escale rêvée pour tout gourmet en transit. Aussi bien à Ouaké qu’un peu partout dans la Donga, elle dispense aux femmes les clés de leur autonomisation sans pour autant sonner leur révolte contre les pesanteurs sociologiques qui asservissent certaines d’entre elles. «Son dynamique fait d’elle un modèle à Ouaké. Aussi bien dans les organisations de femmes que dans le monde rural, Marie Aguéwé est arrivée à imposer des changements en douceur, en prenant soin de ne heurter aucune sensibilité», précise Elise Biaou, transformatrice des produits agricoles.

Contribuer à l'épanouissement

Attachée aux valeurs morales, elle appelle au respect de la tradition et au dialogue pour faire comprendre aux hommes, la nécessité pour leurs conjointes de contribuer également de par leur labeur à l’épanouissement de la société. Si nombre de femmes retiennent d’elle l’image d’une battante, elles n’occultent guère sa rigueur caractérielle et son intransigeance par rapport à certains principes de vie. Ne vous hasardez surtout pas, jeunes filles, à prendre par le seuil de son habitation si vous n’êtes pas décemment vêtues. Sa réplique est parfois cinglante. «Une femme ne doit pas exposer son corps à la vue des hommes comme une vulgaire marchandise. Il faut se montrer digne pour mériter plus tard le respect des autres», aime-t-elle servir aux imprudentes, fouet à la main. Elevée dans la foi chrétienne, elle a su, aux yeux de ses pairs, se distinguer par son engagement et son comportement exemplaire au sein de la société. Mais ces qualités sont loin de faire d’elle une personne introvertie. «C’est une femme qui sait se défendre quand elle se sent brimée et quel que soit votre rang social, elle n’hésite pas à vous remettre à votre place», témoigne Mohamed Arouna, chef d’arrondissement de Ouaké-Centre.

Pour ce dernier, la côte de popularité de cette femme n’a cessé de monter et rares sont les femmes de la commune à ne pas bénéficier de ses services. Aussi bien à travers les groupements féminins que dans le monde paysan, Marie Aguéwé s’est dédiée à la cause des autres. Ce qui n’est pas sans conséquence sur ses propres activités. En dépit de son niveau intellectuel et de sa qualité de femme battante, elle peine aujourd’hui à faire prospérer ses affaires. «Le temps qu’elle passe au service de la communauté notamment de la gent féminine ne lui permet pas de s’occuper de ses propres activités. Elle est trop sociable et sait mettre au profit des autres tout ce qu’elle entreprend personnellement», note Ludovic Boulé, natif de Ouaké travaillant à Bornefonden.

Fierté pour les femmes

Conciliante et travailleuse, Marie Aguéwé reste une fierté pour les femmes. Son activisme, son discours clair et esprit méthodique séduisent en haut lieu.
Assez volontaire, elle écume les différents hameaux et faubourgs de Ouaké pour un plein épanouissement de ses congénères, avec pour moyen de transport, une moto dame. Nostalgique de l'époque de la Révolution béninoise, elle condamne l’échec des dirigeants et la mauvaise interprétation du concept de la démocratie. «Au nom des libertés, tout est sens dessus dessous dans le pays. Chacun court pour sa survie à tel point que l’humain qui doit être au cœur de tout projet de développement se retrouve un objet de marchandisation dans les débats», balaie-t-elle du revers de main en clamant sa foi à un changement positif et qualitatif si les femmes se retrouvent au devant de la scène politique.

«Les femmes ont assez fait pour les hommes. Nous ne voulons plus servir d’échelle mais monter nous-mêmes dans le grenier et être au cœur de sa gestion», lance-t-elle comme défi pour les prochaines communales. Le positionnement des femmes sur les listes est l’autre bataille qu’elle entend mener après avoir fait l’expérience en tant que suppléante sur la liste de l’alliance G13 lors des précédentes joutes électorales. Déplorant toutefois le rejet aujourd’hui des candidatures indépendantes.
Songeant à son retrait des organisations pour se lancer corps et âme dans la politique, elle caresse le vœu de voir d’autres assurer la relève pour sortir les femmes rurales de l’ignorance et de l’ornière. Mais sa décision butte contre le refus catégorique de ses admiratrices qui voient toujours en elle, ce souffle de vie fédérateur de toutes les énergies de la commune de Ouaké.

Société 19 mars 2015


Modification du Code électoral:Le processus électoral non ébranlé à la CENA

Les retouches de certaines dispositions du Code électoral n’ébranlent visiblement pas le processus électoral à la Commission électorale nationale autonome (CENA). Les modifications intervenues sur l’article 28 de ladite loi devrait perturber la poursuite du recrutement des coordonnateurs d’arrondissements et leurs assistants. Mais il n’en est rien à la CENA.

Les modifications introduites par les députés de la 6è législature sur certains articles du Code électoral n’auront visiblement pas d’effets directs sur le processus électoral en cours à la Commission électorale nationale autonome (CENA).
En effet, le recrutement des coordonnateurs d’arrondissement et leurs assistants qui devrait en prendre un coup ne souffre nullement. L’article 28 nouveau du Code électoral qui a été adopté lundi dernier, par 60 députés, fait obligation à la CENA de donner priorité absolue aux magistrats dans le recrutement des coordonnateurs d’arrondissement et leurs assistants. « Pour une élection libre et transparente, les magistrats, les avocats, les greffiers en chef, les greffiers, les administrateurs civils ainsi que les cadres de la catégorie A ou équivalent tel qu’indiqué ci-dessus doivent être d’office et obligatoirement réquisitionnés par la Commission électorale nationale autonome.

En cas de doute ou de vérification nécessaire, seuls le ministre en charge de la Justice, le Bâtonnier de l’ordre des avocats et le ministre en charge de la Fonction publique apportent la preuve de leur inscription dans les différents corps», dixit la nouvelle disposition légale. A la lecture de la nouvelle touche parlementaire, l’on peut en déduire que la loi ainsi modifiée fait obligation et sans restriction aux officiers et auxiliaires de justice de conduire les coordinations d’arrondissement. Mais cette loi n’ayant pas encore subi toutes les autres étapes prévues pour rendre exécutoire la loi (contrôle de constitutionnalité, promulgation et publication) reste sans effet. Il résulte de cette situation que le processus de recrutement de ces agents chargés de superviser à la base, toutes les actions relatives à l’organisation et au déroulement du vote ne souffre encore d'aucune modification.

De sources proches de la CENA, les délibérations de recrutement des coordonnateurs d’arrondissement seraient déjà bouclées. Et la Décision de la CENA portant nomination des 546 coordonnateurs d’arrondissement sera rendue publique sous peu, puisque les délibérations concernant leurs assistants se poursuivaient jusque dans la soirée d’hier. Les mêmes sources ont confié que les dispositions sont prises pour leur formation, une fois les listes officialisées. Notons que les coordonnateurs d’arrondissement sont personnellement responsables du contenu des procès-verbaux de résultats établis au niveau de chaque arrondissement.

Le Code électoral en son article 31 alinéa 2 prévoit même une peine d’emprisonnement allant d'un un (1) an à cinq ans et d'une amende d’un million F CFA au moins contre tout coordonnateur d’arrondissement qui se serait rendu coupable de la modification des résultats obtenus après compilation au niveau du chef d’arrondissement. Ils sont déployés sur le terrain sept jours avant le scrutin. Et leur mission s’achève également sept jours après les élections.

Actualités 18 mars 2015


Salon mondial de l’alimentation et de la boisson FOODEX Japan 2015:Le Bénin ouvre les portes d’exportation de ses produits au Japon

Le Salon mondial de l’alimentation et de la boisson FOODEX Japan 2015 a connu la participation du Bénin, du 3 au 6 mars dernier à Makuhari Messe dans la ville de Tokyo au Japon. A ce rendez-vous des producteurs/exportateurs, des importateurs et acheteurs institutionnels du monde entier, les produits béninois ont été présentés par Label Bénin et deux industriels béninois notamment Kaké 5 et Promo Fruit Bénin accompagnés et encadrés par le Bureau de restructuration et de mise à niveau.

La participation du Bénin au Salon mondial de l’alimentation et de la boisson au Japon «FOODEX Japan 2015» va bientôt ouvrir des portes à ses produits sur le Japon, la Corée du Sud et les USA. C’est la conclusion qu’on peut tirer, au terme de cette participation qui a permis de vendre au Japon les produits «made in Bénin» qui ont fait l’objet d’exposition au cours de ce salon du 3 au 6 mars dernier.
Au cours d’une séance de restitution faite à Cotonou en fin de semaine dernière, après le retour du Japon, le directeur général de Label Bénin Bruno Gnidéhoué a fait savoir qu’en participant à ce salon, ils avaient trois objectifs. Il s’agit de consolider les acquis de la participation du Bénin à African Fair dans le cadre de la TICAD en 2013 ; s’inspirer de ce que les autres font et comment ils le font ; puis ouvrir des fenêtres à certains des produits béninois sur certains marchés réputés solvables. Au-delà de ces objectifs, la délégation béninoise envisage de mettre en connexion avec les importateurs étrangers, les entreprises industrielles qui l’accompagnaient pour le développement de leurs affaires.
«On ne commence pas à exporter du jour au lendemain.

C’est tout un processus avec un esprit de suite. Cela requiert de la stratégie, de la méthode et de l’apprentissage », souligne Bruno Gnidéhoué qui rappelle que cela fait plusieurs années que le Bénin a l’agrément de l’African Growth Opportunity Act (AGOA) des Etats-Unis. Il regrette que le Bénin n’en tire rien encore aujourd’hui, pendant que des pays qui ne bénéficient pas de ce privilège d’exporter sans droits de douanes, exportent tous les jours en milliards de dollars vers ce pays.
A travers les différents échanges, réunions et concertations avec les acheteurs institutionnels et conseillers (importateurs, chaines de supermarchés, chaines de restaurants, conseillers en commerce international et en introduction de produits, etc.), il ressort, selon le directeur général de Label Bénin, que le Bénin à de bons atouts pour l’exportation. Des produits dont la nature et la qualité sont estimés uniques par les interlocuteurs.
En effet, que ce soit Dominique Sounlin, directeur général de la société industrielle Kaké 5, producteur d’amande de cajou ou Dieudonné Alladjodjo, directeur général de la société Promo Fruit Bénin, producteur des jus de fruits IRA, chacun d’eux, selon Bruno Gnidéhoué appuyé par lui et Airy Lucius Tonato, directeur général du Bureau de restructuration de mise à niveau (BRMN), a su convaincre par la spécificité et la particularité de l’offre du Bénin dans son domaine. En retour, ils ont été sensibilisés sur les démarches et les efforts à faire pour atteindre le but visé.
Le directeur général de Label Bénin a précisé que le clou des manifestations a été l’organisation de la Journée du Bénin au Japon. Cette manifestation, à son initiative, a été appuyée par le BRMN et l’ambassade du Bénin au Japon et a constitué, le samedi 7 mars, après la FOODEX en une rencontre de promotion des opportunités touristiques, culturelles et commerciales du Bénin. Elle a connu la participation de nombreux hommes et femmes d’affaires japonais venus de tout le Japon. A cette occasion, les invités et participants ont eu droit à des films, présentation et conférences sur les opportunités du Bénin sans oublier la dégustation des produits béninois exposés.

Economie 18 mars 2015


Sabotage des installations de la SONEB à Akpakpa:A qui profite le crime ?

Dans la journée d’hier mardi 17 mars, des anomalies sensibles de niveau de pression notées sur le réseau d’eau potable alimentant les quartiers d’Akpakpa ont alerté les responsables de la Société nationale des Eaux du Bénin (SONEB). Très vite, l’équipe de la Direction départementale de l'Atlantique et du Littoral de la SONEB a entrepris des prospections et des vérifications sur le réseau, ce qui a permis au cours de la matinée, de constater que des actes d’incivisme et de vandalisme ont été lâchement perpétrés sur les installations de la société productrice et distributrice d’eau.

En effet, à la suite des examens effectués sur le terrain par les responsables de la SONEB, il s’est avéré que des individus mal intentionnés sont allés délibérément fermer une importante vanne d’arrivée d’eau potable sur la conduite d’eau principale qui alimente les quartiers d’Akpakpa et située sous le pont Martin Luther King. Les conséquences d’un tel acte ont été d’une part, la destruction des infrastructures de la SONEB et d’autre part, des perturbations sensibles dans la fourniture de l’eau potable dans les différents quartiers d’Akpakpa.
Selon les explications du directeur départemental Atlantique-Littoral, Lucien Avohouémé, l’acte de sabotage dénote une bonne connaissance de l’activité liée à la distribution de l’eau potable. Les installations vandalisées, a-t-il indiqué, étaient bien sécurisées et inviolables pour celui qui n’a pas une bonne connaissance du métier et des équipements d’eau potable.

D’après ses explications, en fermant la vanne de la conduite d’eau principale qui alimente tout Akpakpa, les auteurs de ce forfait ont créé une surpression dans les canalisations d’eau de la SONEB. Ce qui a entraîné, à la faveur de la force de l’eau, des destructions des installations en plus de priver les populations d’eau potable. Le directeur général de la SONEB, David Babalola a condamné avec vigueur de tels agissements qui anéantissent les importants investissements du gouvernement et les efforts de la société pour l’accès de tous à l’eau potable. Il a promis que force restera à la loi pour trouver et punir les auteurs car les dispositions sont prises à cette fin. Enfin le Dg David Babalola a appelé les populations à la collaboration, pour décourager ce qu’il a qualifié d’actes criminels antipatriotiques.

Cellule de communication de la SONEB

Société 18 mars 2015


Pénurie d’eau potable à Boukombé:Les populations dans la rue, la SONEB se défend

C’est la rage au cœur que les populations de la commune de Boukombé ont battu le macadam, samedi 14 mars dernier, pour protester contre la pénurie d’eau potable dans leurs diverses localités. Si la Société nationale des Eaux du Bénin (SONEB) semble être le responsable désigné de ces désagréments, la direction régionale s’en défend en montrant tous les efforts qu’elle consent pour assurer un approvisionnement en eau des ménages.

Des récipients vides pour montrer à quel point leur calvaire est grand pour disposer de cette denrée vitale pour leur existence. Et pour corroborer le tout, des pancartes aux messages les plus critiques envers les dirigeants et la Société nationale des Eaux du Bénin (SONEB). Le manque d’eau potable a fait sortir les populations de la commune de Boukombé dans la rue. Sous l’égide de l’Association des jeunes patriotes pour la réconciliation et la paix au Bénin (AJPRPB) et de l’Association des consommateurs d’eau potable de Boukombé (ACEPOB), elles ont exprimé leur ras-le-bol face à l’injustice qu’elles vivent avec cette situation depuis bien longtemps, en dépit des promesses à leur faites par les dirigeants en 2011. 250 points d’eau leur ayant été annoncés pour mettre fin à leur mauvaise fortune.
Parties de la place publique de Zongo, elles ont sillonné les principales artères de l’arrondissement central avant d’échouer à la mairie de la ville pour réclamer que justice soit faite tout en notant au passage que leur marche de protestation n’a aucun relent politique à la veille des élections législatives. C’est par la voix de leur porte-parole, Jacob Banita Ghanaba que les manifestants ont fait part de leur motion à William Agoungnon, représentant du maire ainsi qu’à Rock Ahouandjinou, chef division SONEB de Boukombé dans les bureaux de la société.
Considérant que l’eau est source de vie et que son manque est préjudiciable à l’être humain et tenant compte des divers désagréments qui leur sont causés, les manifestants ont dénoncé, «la mort dans l’âme et au comble du désespoir», la marginalisation de leur commune en matière d’approvisionnement d’eau courante. Ils estiment qu’il s’agit d’une injustice sociale à leurs yeux.
Aussi réclament-ils non seulement l’extension du réseau d’eau et son approvisionnement automatique mais aussi celui de l’électricité de même que le forage comme dans les autres localités, de plusieurs points d’eau potable à motricité humaine.
Relevant l’ampleur de la situation qu’ils vivent et le peu de changements opérés pour mettre fin à leur calvaire, Jacob Banita Ghanaba a souligné que le réseau de distribution d’eau d’une longueur de 7,21 km, implanté depuis 1982 n’a augmenté d’aucun centimètre malgré le passage au triple de la population de l’arrondissement central. Aussi note-t-il que « des 240 compteurs installés, moins de 50 sont fonctionnels avec un débit d’eau à la gouttière des larmes de chiens, que 58 ont été résiliés pour non paiement de factures d’entretien; les robinets restants sont la proie des toiles d’araignées et attendent leur prochaine anormale résiliation au motif de non paiement de factures d’entretien ou de création d’un montant impayé ».

Des réalisations en cours

Approchée, la direction régionale Atacora-Donga de la SONEB reconnaît les dysfonctionnements enregistrés dans l’approvisionnement de l’eau potable dans la commune de Boukombé. «Nous n’avons pas assez de forages puisque des trois exploités deux sont hors d’usage et le seul qui nous reste n’est exploité que la nuit. D’un débit variant entre 44 et 45 m3/heure, il est alimenté dans la journée et n’est exploité que la nuit au risque de s’assécher», note Clément Ayémonna. Mais loin de pénaliser les populations dont les besoins sont croissants, des efforts ont été consentis pour mettre à leur disposition de l’eau potable. Ainsi il est à souligner que sept nouveaux forages sont programmés pour être réalisés. Et deux l’ont déjà été mais il reste à les raccorder au réseau de Boukombé. Le premier d’un débit de 25m3/heure et le second de 45 m3/heure. Un financement est recherché pour réaliser les canalisations et la disponibilité de l’énergie électrique pour faciliter le raccordement et l’approvisionnement des ménages en eau potable. En attendant, le chemin de croix des populations se poursuit.

Société 18 mars 2015


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