La Nation Bénin...
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Cotonou a abrité les 6 et 7 mars derniers, un forum national sur la femme. La rencontre a accouché d’importantes décisions visant pour l’essentiel, l’amélioration de la situation des femmes au Bénin.
L’analphabétisme est un phénomène qui touche 70% de femmes au Bénin. A cela, s’ajoutent des violences d’ordres physiques, morales, sexuelles, psychologiques.... Selon une étude du ministère en charge de la Famille, «69% de femmes ont subi de violence au moins une fois dans leur vie».
Pour juguler les obstacles à la promotion de la femme, le Bénin a adhéré, au plan international aux différentes conventions visant spécifiquement l’amélioration de son statut juridique. Au nombre de ces textes et lois protégeant non seulement la femme, mais aussi la fille, la plate-forme d’actions de Beijing adoptée en 1995, les Objectifs du Millénaire pour le développement en 2000, la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies au cours de la même année 2000, le Protocole de la CEDEAO de 2001 sur la démocratie et la bonne gouvernance, additionnel au Protocole relatif au mécanisme de prévention, de gestion, de règlement des conflits, de maintien de la paix et de la sécurité, le Protocole à la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples relatif aux droits de la Femme en Afrique adopté en 2003, la Déclaration solennelle des chefs d’Etat sur l’égalité entre les hommes et les femmes en 2004, la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance de 2007. Les sommets et grandes conférences tenus, il y a deux décennies (Vienne 1993, Caire 1994) ont mis l’accent sur la promotion des droits de l’Homme et de la dignité des femmes et des filles puis leur pleine et égale participation à la vie de la société. La revue des vingt années de mise en œuvre des conclusions et recommandations de ces conférences a mis en relief les résultats obtenus et les défis à relever. La liste des instruments légaux que le Bénin a ratifiés n’est pas exhaustive.
Cependant, l’ensemble de ces dispositions n’ont pas infléchi de façon significative, la situation de la femme telle qu’elle se présentait avant la Conférence de Beijing, surtout dans le domaine de la prise de décisions au niveau familial et communautaire en général et dans les fonctions nominatives et électives en particulier.
Représentation des femmes
Aujourd’hui encore, « une frange non moins importante des femmes ne prend pas part ou ne participe pas à la prise de décisions par rapport à leur santé, à l’avenir de leurs enfants encore moins à la définition des politiques et programmes de développement de leur communauté », a fait remarquer le ministre en charge de la Famille, Naomie Azaria, au cours de la Journée internationale de la femme, dimanche 8 mars dernier. Au Bénin aujourd’hui, la représentation des femmes est de 15,38% dans le gouvernement. Dans les autres sphères de prise de décisions au niveau national, elles sont en dessous de 10 % de représentativité, très loin de la parité prônée ou à défaut du minimum de 33% que requièrent les systèmes de quota en vigueur, a-t-elle encore révélé. Le diagnostic scientifique du statut de la femme montre également que sa participation au gouvernement peine à atteindre la barre de 30% et elle a toujours été inférieure à 10% au niveau de la représentation nationale.
Dans le domaine politique, les engagements pris sont loin d’être respectés tant par les pouvoirs publics que par les partis politiques toute tendance confondue. Au niveau des institutions de l’Etat, la présence des femmes oscille entre zéro et 28%. La situation est encore plus critique au niveau de l’administration locale où on note la présence d’une seule femme maire sur les 77 élus, tandis que les conseillères communales et municipales représentent moins de 5% des élus.
Dénonciation
Les participants au «Forum sur la femme» ont également dénoncé le traitement réservé aux femmes dans le cadre des positionnements sur les listes pour les prochaines élections législatives d’avril 2015.
Au regard de ces paramètres, le creuset, après avoir fait un diagnostic scientifique de la situation de la femme béninoise, a identifié les mesures appropriées pour sa participation au développement. Cadre d’évaluation des stratégies et actions de promotion de la femme, le forum a été en même temps un tremplin pour son autonomisation effective au Bénin. Il s’est présenté comme une opportunité pour inventorier les nouvelles stratégies pour le renforcement de l’égalité des sexes et la mobilisation des ressources, une mobilisation politique, sociale et populaire pour l’égalité des sexes.
«Il nous semble opportun que le forum prenne en compte l’universalité de certaines conclusions et recommandations des grandes conférences des années 1990 comme l’universalité des droits humains et leur indivisibilité, l’égalité entre pays et entre individus pour l’accès aux opportunités, peu importe leur sexe, leur race, leur religion, leur croyance», a souligné le représentant résident de l’UNFPA, Koudaogo Ouédraogo, à l’ouverture des assises.
Des actions fortes en faveur des femmes
Pour corriger les inégalités liées au genre, le forum a retenu certaines actions fortes en faveur de l’amélioration de la situation de la femme. Au nombre des actions à mener, le forum recommande au gouvernement d’intensifier la lutte contre les violences faites aux femmes à travers le partenariat et l’appui aux structures tant publiques que non gouvernementales qui s’investissent dans la vulgarisation des lois et la prise en charge des victimes. Il s’agira également pour l’Exécutif de mettre en place une stratégie holistique de revalorisation des travaux de soins non rémunérés des femmes, de veiller à ce que l’octroi de microcrédit permette à la femme de sortir de la pauvreté…. Il faudra déjà que pour les prochaines élections locales, communales et municipales, que les femmes soient fortement représentées aux côtés des hommes sur les listes de candidatures des partis politiques qui prétendent soutenir les actions du gouvernement.
En direction de l’Assemblée nationale, le forum recommande de faire le suivi de la mise en application par le gouvernement des textes de loi adoptés et promulgués dans le cadre de l’amélioration du statut juridique de la femme et d’organiser un séminaire parlementaire sur les différents engagements internationaux sur la promotion de la femme et du genre.
En ce qui concerne les partis politiques, il sera question, entre autres, de tenir compte des contraintes familiales et sociales de la femme dans la structuration et l’organisation interne des organes de direction et de décision ; de faire un positionnement alterné des deux sexes sur les listes de candidatures notamment pour les prochaines élections locales, communales et municipales. La question de la parité a été également discutée au cours de ces assises.
Aux femmes militantes dans les partis politiques, le forum recommande d’oser s’engager activement dans les mouvements associatifs et les partis politiques en cultivant l’esprit de tolérance, de travail en groupe, du respect du droit à la différence et de combattivité. Elles sont également appelées à œuvrer pour un renforcement continu des capacités d’actions et de leadership.
En ce qui concerne les citoyens, les assises leur ont suggéré de veiller à une éducation égalitaire des enfants sans distinction de sexe, de développer le dialogue intergénérationnel au sein des communautés et d’œuvrer pour l’autonomisation sociale.
Les Partenaires techniques et financiers doivent en ce qui les concerne, renforcer les partenariats avec les Organisations de la société civile et les chefs religieux pour la sensibilisation et la conscientisation de la population sur la question des inégalités entre homme et femme.
Synergie d’actions pour un appui solide aux femmes
Les médias aussi ont un rôle majeur à jouer dans la lutte en faveur de la situation des femmes. Ils sont appelés à un traitement égalitaire, objectif et professionnel des informations relatives aux hommes et aux femmes. Aussi, doivent-ils relayer le 8 mars comme une journée de célébration des acquis obtenus après de longues luttes par les femmes, d’identification de nouveaux défis avec des stratégies pour y faire face et non de festins inutiles.
Les droits de l’homme seront la pierre angulaire des stratégies, programmes et politiques en matière de population et de développement. Dans ce contexte, il semble nécessaire d’indiquer que tous les acteurs impliqués dans la promotion du genre, doivent travailler en synergie afin de fournir un appui solide pour les droits des femmes et des filles, l’égalité des sexes et la jouissance des droits à la santé sexuelle et reproductive.
« Le futur que nous voulons, est un monde où chaque femme et chaque fille peuvent vivre libre de toute discrimination et libérée de la peur de la violence, et peut jouir de leurs droits humains et de la dignité humaine», a insisté, le ministre en charge de la Famille, Naomie Azaria.
La mise en œuvre diligente et efficace des différentes recommandations aidera le Bénin à atteindre les objectifs qu’il s’est fixé, en matière de l’épanouissement et de l’autonomisation des femmes.

Les écoles maternelles et primaires publiques du Borgou-Alibori fonctionnent à crédit depuis plusieurs mois. Exaspérés par cette situation, les responsables ont menacé hier mardi 10 mars de fermer les portes des établissements dont ils ont la charge, s’ils ne disposent pas dans un bref délai des subventions de l’Etat.
Des directeurs et directrices des écoles maternelles et primaires publiques des départements du Borgou et de l’Alibori menacent de fermer les écoles dont ils ont la charge, si rien n’est fait par le gouvernement pour mettre rapidement à leur disposition les subventions scolaires. «Nous déclinons toute responsabilité dans la fermeture très prochaine des écoles à nous confiées», ont-ils laissé entendre dans la déclaration faite hier mardi 10 mars à l’EPP OCBN à Parakou, déclaration à travers laquelle ils interpellent le ministre des Enseignements maternel et primaire et le président de la République. «Veuillez donner des instructions aux structures compétentes afin que toutes les écoles du Bénin soient dotées dans un bref délai de la totalité des subventions pour le bien de l’école béninoise», exhortent-ils à travers leur porte-parole, Albert Sagbo.
«Depuis six mois que l’année scolaire a repris, nous sommes sans moyen pour faire fonctionner les écoles dont nous avons la charge et nous ne savons à quel saint nous vouer... Nous n’en pouvons plus», crie-t-il.
Le Collectif des directeurs et directrices des écoles maternelles et primaires publiques des départements du Borgou et de l’Alibori qui est monté au créneau hier, fait savoir que ce retard devenu récurrent, ralentit ou bloque les activités pédagogiques et administratives dans les écoles. « Les fournisseurs de nos écoles sont essoufflés et sont de plus en plus dans l’impossibilité de continuer leurs différentes prestations », a laissé entendre Albert Sagbo.
A titre illustratif, signale-t-il, certaines écoles ont vu leurs compteurs d’eau et d’électricité arrachés respectivement par la SONEB et la SBEE pour non paiement des factures. Aussi, les salaires des gardiens de ces écoles sont-ils restés impayés depuis plusieurs mois.
Depuis l’avènement de la « gratuité de l’école » décrétée par le gouvernement, les subventions scolaires constituent pratiquement les seules ressources financières mises à disposition des établissements par l’intermédiaire des circonscriptions scolaires qui les reçoivent directement des recettes-perceptions.
Loin d’une intimidation, la menace des chefs d’établissement de fermer les écoles affole certains parents d’élèves ; mais du côté des autorités, il n’y aurait pas péril en la demeure.

La journée d’hier lundi 9 mars a été consacrée au palais des Congrès à un colloque sur le thème «Démocratie et bonne gouvernance en période électorale». Dans le cadre de sa semaine nationale, la Commission nationale de gouvernance du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (CNG-MAEP) a invité des acteurs intervenant à divers niveaux de la société à se joindre aux gouvernants pour des réflexions autour de cette thématique qui, comme le peut le constater, rime bien avec l’actualité.
Deux panels, le premier autour du thème «Transparence et reddition des comptes: responsabilité des gouvernants et citoyens» et le second portant sur «Le dialogue politique en période électorale: rôle et responsabilités des différents acteurs» forment l’ossature des travaux du colloque sur «Démocratie et bonne gouvernance en période électorale» organisé hier dans le cadre de la semaine nationale de la Commission nationale de gouvernance du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (CNG-MAEP). Autour du premier panel, il y avait la représentante résidente du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) au Bénin, Rosine Sori Coulibaly, Emmanuel David-Gnanhoui, chargé de mission du ministre chargé de l’Evaluation des Politiques publiques, Maxime Akakpo, président de la Chambre des comptes de la Cour suprême, Franck Kpotchémè, président de l’Union des professionnels des médias du Bénin (UPMB) et Dieudonné Houinsou, du réseau Social watch Bénin.
Le second panel a été assuré par le ministre chargé des Relations avec les Institutions, Gustave Dépo Sonon, le professeur Albert Tévoèdjrè, ancien médiateur de République, Benjamin Dako, secrétaire exécutif du Haut commissariat à la Gouvernance concertée, Expédit Ologou, doctorant en Sciences politiques, Franck Aridja de la Fondation Haans Seidel et Julien Houssou du Wanep-Bénin. Ces deux panels ont donné l’occasion, aussi bien aux personnes ressources charges de les animer qu’aux acteurs politiques, économiques et sociaux présents de conduire des réflexions visant à améliorer la gouvernance au Bénin. La période électorale étant à la fois sensible et faite de soubresauts, des propositions et suggestions ont été également faites en vue de son amélioration. A vrai dire, c’était tout l’objectif de ce colloque initié par la CNG-MAEP pour répondre à l’une de ses missions essentielles, celle du renforcement à la base de la gouvernance politique. Objectif atteint, pourrait-on donc dire à l’issue de ce colloque qui devrait augurer de comportements citoyens et responsables en période électorale.
Impacter davantage les populations
Le thème choisi par la CNG-MAEP aussi bien pour ses panels que pour le colloque lui-même en général a retenu l’attention de plus d’un. Dans son intervention à l’ouverture des travaux, la représentante résidente du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), Rosine Sori Coulibaly a particulièrement insisté sur son utilité pour la période que traverse actuellement le Bénin, c'est-à-dire celle électorale. Et si pour elle, l’initiative vise d’abord à accroître la visibilité de la CNG-MAEP, il y a lieu d’y voir également une volonté d’impacter de plus en plus la vie des populations. On pourrait également améliorer la pratique et pour ce faire, Rosine Sori Coulibaly suggère que les capacités des acteurs soient renforcées afin d’intégrer davantage la bonne gouvernance dans les pratiques. La CNG-MAEP y songe en tout cas, et dans son mot de bienvenue, son président Gilbert Mèdjè n’a pas manqué de le souligner. Celui-ci avait d’ailleurs insisté sur les actions de l’instance dont il a la charge.
Une instance que le gouvernement béninois vénère, a semblé dire le ministre Fulbert Géro Amoussouga, porteur du message du chef de l’Etat qui s’est fait vainement attendre à l’ouverture des travaux. Déjà bon élève en matière de gouvernance, le Bénin, souligne-t-il, s’est bien illustré aux yeux de la communauté africaine, en adoptant le Mécanisme africain d’évaluation par les pairs, et surtout en présentant régulièrement ses rapports d’étape, quatre au total sur les six . Pour ceux restés en attente, Fulbert Géro Amoussouga, au nom du président de la République, a promis qu’ils seront faits. Premier pays francophone signataire de l’acte de naissance du MAEP, le Bénin, selon lui, devrait également à partir du colloque organisé hier, trouver des ingrédients pour faire face aux défis de la double organisation en cette année des élections législatives et communales. Sans perdre de vue les comportements vertueux à avoir et garder à l’esprit, les éléments de transparence. Ce jour, la semaine nationale de la CNG-MAEP se poursuivra à travers d’autres activités, notamment à l’Université d’Abomey-Calavi.

L’Office central de protection des mineurs (OCPM) a célébré, dimanche 8 mars dernier, la Journée internationale de la femme, par la mise en œuvre des procédures opérationnelles standards dans le cadre de la lutte contre les violences basées sur le genre. En présence du représentant résidant de l’UNFPA Dr Koudaogo Ouédraogo, d'une représentante de l’UNICEF et du directeur de cabinet de la ministre de la Famille Oumarou Banni Guéné, la directrice de l’OCPM Ghislaine Bocovo a présenté une simulation sur la prise en charge des femmes et filles victimes de violences.
A l’Office central de protection des mineurs (OCPM), la Journée internationale de la femme (JIF) ne rime pas avec fête. Elle a été plutôt l’occasion pour les partenaires de l’Office, à savoir le Fonds des nations unies pour la population (UNFPA) et l’Unicef, de voir l’effectivité de la mise en œuvre des procédures opérationnelles standards élaborées et validées suite à l’adoption de la loi N°2011-26 du 09 janvier 2012 portant prévention et répression des violences faites aux femmes et aux filles en République du Bénin.
En tant que bras opérationnel de la police nationale et seule structure spécialisée dans la protection des enfants, des familles et dans la sauvegarde de la vie humaine contre tout abus, l’OCPM est chargé de la formation des acteurs clefs qui interviennent dans la chaine d’intervention de la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles pour une utilisation optimale de cet outil ainsi que l’expérimentation des centres intégrés de prise en charge des victimes.
Par cette cérémonie, les responsables de l’OCPM ont voulu rappeler aux acteurs du domaine notamment les unités de police et de gendarmerie comment mettre en application ces procédures et montrer aux victimes les réflexes à cultiver en cas de survenance de faits répréhensibles.
L’activité a commencé par une simulation dont le but est de montrer aux partenaires les étapes et processus de prise en charge d’un cas de violence basée sur le genre. Cette simulation les a conduits de la salle de plainte à l’infirmerie en passant par le bureau de la directrice de l’OCPM qui reçoit la victime avant et après les soins.
Après cet exercice, le représentant résident de l’UNFPA Koudaogo Ouédraogo a déploré le manque de moyens matériels dont souffre l’Office pour faire face au phénomène de violences faites aux femmes et aux filles.
Une situation à laquelle il convient, selon lui, de remédier au plus vite si tant est qu’on veut faire disparaître les violences basées sur le genre.
La directrice de l’OCPM a abondé dans le même sens tout en regrettant que les propositions d’amélioration concernant l’extension et le renforcement des services de l’Office soient restées lettres mortes jusqu’à ce jour. Ce qui fait, selon elle que les services offerts par l’OCPM se limitent aux populations de Cotonou et environs pour un Office d’envergure nationale.
La représentante de l’UNICEF à la cérémonie, Marie Consolée Mukangendo a félicité la directrice de l’OCPM pour le travail qui est fait pour la protection des mineurs malgré les maigres moyens dont elle dispose.
Elle a promis de continuer de travailler ensemble avec l’OCPM et l’UNFPA pour que les enfants du Bénin se sentent plus protégés.
Quant au directeur de cabinet du ministre de la famille Oumarou Banni Guéné, il a souligné que les préoccupations des femmes sont transversales et multisectorielles. Pour cela, il a souhaité qu’il faille munir les procédures de tout l’arsenal qu’il faut pour qu’elles soient efficaces et rapides.

Le premier dossier inscrit au rôle de la Cour d’assises de la Cour d’appel de Cotonou, a été examiné, hier lundi 9 mars. Dans le box des accusés, Roger Lokossouvè, poursuivi pour coups mortels. Il a été défendu par le bâtonnier, Me Cyrille Djikui. La Cour était présidée par Félix Dossa.
Les faits tels que résumés et relatés par le président Félix Dossa remontent au 26 juillet 2006. Ainsi, en raison des différends ayant opposé le nommé Roger Lokossouvè et son épouse Sonon Kpokpovi, celle-ci le quitte.
Roger Lokossouvè commence à soupçonner le nommé Didier Adondékpo de profiter de cette séparation pour entretenir des relations adultérines avec elle, et ce avec l’aide de son cousin Dénakpo Lokossouvè, qu’il aurait surpris en compagnie de son épouse. S’ensuit alors une dispute.
Présent sur les lieux, Didier Adondékpo est intervenu pour mettre fin à la bagarre.
Retour sur les lieux
Roger Lokossouvè serait retourné s’armer de coupe-coupe puis serait revenu pour assener un coup à Didier Adondékpo qu’il considère comme son rival. Le coup ainsi porté ampute l’index de la main gauche de la victime qui succombe des suites du choc hémorragique à l’hôpital de zone de Ouidah. Interpellé et inculpé de coups mortels, Roger Lokossouvè reconnait les faits à toutes les étapes de la procédure mais prétend avoir agi en légitime défense contre Didier Adondékpo qui aurait été le premier à vouloir lui porter un coup de coupe-coupe.
L’examen médical effectué par le chirurgien chef alors en service à l’hôpital de zone de Ouidah atteste que Didier Adondékpo est décédé des suites du choc hémorragique. Le bulletin n°1 du casier judiciaire de l’accusé ne porte trace d’aucune condamnation. Roger Lokossouvè n’était pas non plus en état de démence au moment des faits.
Les faits ainsi résumés, le président a demandé à l’accusé d’expliquer les circonstances dans lesquelles le drame est survenu. Et Roger Lokossouvè d’expliquer qu’il s’est querellé avec la victime et que c’est lorsque chacun d’eux se débattait que le coupe coupe lui aurait coupé le doigt. «Je voulais l’effrayer mais je n’avais pas l’intention de le tuer», a expliqué l’accusé.
Mais avant les réquisitions du ministère public, le bâtonnier, Me Cyrille Djikui a fustigé la manière dont les débats et surtout le dossier a été conduit pour être enrôlé. « Si le ministère public a fait venir le témoin mal entendant, il doit fournir les moyens pour l’écouter. Ils ont leur langage ; la surdité n’est pas un obstacle à l’audition ; je suis prêt à coopérer mais qu’on ne prenne pas les avocats pour des figurants dans le procès », s’est insurgé le bâtonnier, insistant pour qu’on l’entende, car il constitue une pièce maîtresse du dossier. Il fallait, a-t-il insisté, conduire les débats ainsi qu’il a été procédé au cours des actes d’instruction.
Après la lecture du rapport d’expertise et la présentation du certificat médical, le ministère public a présenté ses réquisitions.
Sur la base du rappel des faits, Gilles Sodonon a expliqué que Roger Lokossouvè a coutume d’infliger des châtiments corporels à sa femme au motif qu’elle est infidèle. C’est la jalousie débordante qui l’a conduit à porter des coups et blessures volontaires à la victime, des coups qui ont occasionné la mort des suites d’un choc traumatique, car la victime a été vidée de son sang. Il a ajouté que Didier Adondékpo n’était porteur d’aucune arme. Dès lors, a retenu le ministère public, la légitime défense ne saurait prospérer, car il s’agit là d’un simple moyen de défense.
Dix ans de réclusion criminelle
Pour Gilles Sodonon, l’accusé dépeint comme un être violent, habitué à des actes de sauvagerie extrême s’est rendu coupable de coups mortels commis hors toute légitime défense, toute excuse légale. Il tombe sous le coup de l’article 309 alinéa 4. Il a donc requis de le condamner à 10 ans de réclusion criminelle.
«Le devoir est plus fort que le sentiment qui m’anime ; j’aurais dû ne pas plaider ; nous avons dénoncé l’impréparation qui entoure les dossiers d’assises ; je me battrai pour aller contre la mascarade, la parodie de justice», a déploré la défense représentée par le bâtonnier. Où est l’arme ?, s’est encore interrogé Me Cyrille Djikui exigeant qu’on fasse les diligences pour écouter la femme, un témoin mal entendant. Poursuivant, il a déploré que le dossier ait été instruit à charge pendant qu’il a été refusé à son client de faire usage des pièces qui pourraient le tirer d’affaire. «Les faits n’obéissent pas à la qualification qu’on vous propose», relève-t-il. Car, les coups portés et les blessures faites ne sont pas de nature à donner la mort. Selon la défense, il n’y a pas eu de garrot ; et la victime ne serait pas morte si les diligences avaient été accomplies ; le certificat médical n’indique pas clairement ce qui a occasionné la mort. «C’est une instruction bâclée, au forceps. Ceux qui doivent témoigner à décharge ont été écartés», a-t-il fait remarquer. Analysant les faits, Me Cyrille Djikui en déduit qu’il s’agit plutôt de coups et blessures volontaires ayant entraîné une incapacité, une mutilation. Il s’agit alors, selon lui, d’un délit ayant entrainé une infirmité. «Je vous prie de le condamner au temps déjà passé en prison soit 8 ans 8 mois», a retenu la défense.
Douleur et déception
Des observations confirmées par sa jeune consœur Me Clarisse Hounzali, qui a déclaré avoir été marquée par la douleur et la déception qui caractérisent le dossier. Pour elle, le dossier n’est pas en état ; il ne comporte pas tous les éléments. Elle a relevé que l’ignorance et la négligence qui ont entouré l’amputation ne sauraient expliquer les circonstances réelles de la survenance de la mort. Il manque au dossier médical des éléments pour entrer en condamnation. Raison pour laquelle elle a demandé de faire droit aux demandes de la défense. Donc d’appliquer plutôt l’article 309 alinéa 3.
La réplique du ministère public réitère qu’il s’agit plutôt de coups mortels et d’appliquer les 10 ans de réclusion requis.
La contre-réplique du bâtonnier ne s’est pas fait attendre. Me Cyrille Djikui a précisé que devant ses étudiants, il s’évertuerait à faire la nuance entre les coups et blessures volontaires et les coups mortels. Ce n’est pas ici un dossier de coups mortels, car on n’est pas sûr de ce qui a entrainé la mort. «Le ministère public peut-il avancer avec certitude ce qui a entrainé la mort ?», s’interroge-t-il.
La cour se retire et après délibérations a reconnu l'accusé coupable de coups mortels, et l’a condamné à 8 ans de travaux forcés.
Il retourne donc chez lui
Société 10 mars 2015

Dans le cadre des manifestations de la Journée internationale de la femme édition 2015, l’Amicale des femmes du ministère de la Communication et des Technologies de l’Information et de la Communication (AFMCTIC), réunissant le personnel féminin du cabinet et des services sous tutelle, a occupé le devant de la scène à commencer par la cérémonie des couleurs. C’était hier lundi 9 mars à l’annexe dudit ministère, en présence du maître des lieux, Jean Gbéto Dansou.
Cela n’arrive pas tous les jours. Hier lundi 9 mars, la cérémonie des couleurs au ministère de la Communication et des Technologies de l’Information et de la Communication (MCTIC) a été officiée par les femmes habillées en tee-shirt estampillé AFMCTIC. C’est leur manière de marquer la Journée internationale de la femme au titre de 2015 célébrée officiellement le 8 mars, et pour ce faire, elles se sont partagé les rôles. Sous la présidence du ministre Jean Gbéto Dansou, Hermione Houmba donne les ordres à Laure Todédjrapou pour hisser le drapeau et Mireille Tchocona entonne l’hymne national. Après ce rituel, Piérine Dossou-Yovo, présidente de l'AFMCTIC, a indiqué que la cérémonie des couleurs est la première des activités prévues pour cette célébration qui court jusqu’au vendredi 13 mars.
Pour le compte de la journée d’hier, il y avait une causerie suivie de débats sur la participation des femmes du MCTIC dans les instances de prise de décisions. Ce jour, il y aura une séance de dépistage du cancer du sein et demain mercredi, se déroulera une opération de don de sang dans l'enceinte du ministère. Jeudi prochain, a-t-elle poursuivi, les femmes devront se présenter au centre médical pour faire le rappel de l’hépatite B et la semaine sera bouclée vendredi avec une grande journée de réflexion à laquelle elle convie toutes les femmes des services sous tutelle du MCTIC.
Appréciant la teneur du programme présenté, Jean Gbéto Dansou, a félicité les femmes de son ministère et des services sous tutelle.
Profitant de l’occasion, il les a sensibilisées sur la nécessité de comprendre que leur destin se trouve dans leurs mains. Selon lui, pour être promues, les femmes doivent le mériter comme les hommes. Pour un bon déroulement des activités, il a invité tout le personnel féminin à y prendre une part et a pour finir, souhaité que les hommes soient associés à l’opération du don de sang.

Le Conseil des ministres s’est réuni en séance ordinaire le mercredi 4 mars 2015 sous la présidence du président de la République, chef de l’Etat, chef du gouvernement.
Au début de la séance, le chef de l’Etat a fait observer une minute de silence en la mémoire des feus :
Gbétohounyo Yonlonfoun, épouse Gbèdan, belle-mère de Monsieur Isidore Gnonlonfoun, ministre de la Décentralisation, de la Gouvernance locale, de l’Administration et de l’Aménagement du Territoire ;
Marc Aimé Djivo, précédemment directeur de l’Ecole primaire publique Odanyogoun, groupe A de Sakété, frère de Monsieur Yves Patrick Djivo, député de la 2e et 3e législatures ;
Veuve Bidohounsi Tossou épouse Zannou, mère de Monsieur Jérome Zannou, élu consulaire et vice-président de la Chambre interdépartementale de métiers des départements du Borgou et de l’Alibori ;
Rigobert Fadeï, père de Monsieur Séraphin Fadeï, vice-président de l’Union des Chambres interdépartementales de métiers du Bénin (UCIMB).
Au cours de la séance, le Conseil des ministres a adopté plusieurs projets de décrets notamment un projet de décret portant prise en compte des amendements formulés par la Banque africaine de Développement dans le cadre des dossiers d’appel d’offres, types nationaux, pour la mise en œuvre du projet d’appui aux infrastructures agricoles dans la vallée de l’Ouémé (PAIA-VO).
Le ministre chargé des Relations avec les Institutions et le ministre de l’Economie, des Finances et des Programmes de Dénationalisation ont rendu compte au Conseil des ministres, chacun en ce qui le concerne du niveau d’évolution du processus devant conduire aux différentes élections de 2015 au niveau national et communal.
Du compte rendu du ministre chargé des Relations avec les Institutions, il ressort que le président du COS-LEPI a, par lettre en date du 3 mars 2015, rendu compte au président de la République de l’achèvement de la correction de la LEPI.Le COS-LEPI devrait procéder le mercredi 4 mars 2015 en présence des membres du gouvernement à la restitution des travaux du COS-LEPI à la Commission électorale nationale autonome (CENA) dont la remise officielle de la Liste électorale permanente informatisée (LEPI).
Le ministre en charge de l’Economie et des Finances a rendu compte des dispositions prises pour le financement du processus électoral. De ce compte rendu, le budget de la CENA pour les élections législatives et communales d’avril et mai 2015 se chiffre à titre de rappel à 13 628 millions dont :
trois milliards six cent vingt-huit millions (3 628 000 000) déjà décaissés ;
cinq (5) milliards de francs CFA à la mi-mars et
le solde soit cinq (5) milliards à la mi-avril 2015.
Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche a rendu compte au Conseil des ministres de la situation de l’égrenage du coton graine au titre de la campagne 2014-2015.
Il ressort de ce compte rendu que :
la production cotonnière attendue est de trois cent cinquante-neuf mille (359 000) à quatre cent mille (400 000) tonnes ;
la quantité de coton graine commercialisé est de deux cent soixante-quinze mille (275 000) tonnes ;
la quantité de coton graine égrené est de cent soixante mille (160 000) tonnes ;
la quantité restante à égrener est de deux cent quarante mille (240 000) tonnes pour une capacité d’égrenage réel par jour de 3 000 tonnes.
A la lumière des pluies qui s’installent, le risque de mouille est de soixante-cinq mille (65 000) à soixante-dix mille (70 000) tonnes si des dispositions ne sont pas prises pour terminer l’égrenage dans les plus courts délais possibles.
En prenant acte de cette communication, le Conseil des ministres a instruit le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche en vue de l’exécution diligente des décisions du Conseil relatives à l’option de faire égrener à l’extérieur du territoire national cinquante-trois mille (53 000) tonnes et de procéder au stockage sous hangar de dix-sept mille (17 000) tonnes.
Le ministre des Travaux publics et des Transports a rendu compte au Conseil des ministres des projets des réalisations des infrastructures routières en cours dans le pays notamment, la route Savalou-Tchetti, Biro-Pèrèrè ; Bonou, Parakou-Kabo.
Le ministre de la Communication et des Technologies de l’Information et de la Communication a rendu compte au Conseil des ministres du projet « Tivi5MONDE » que la chaîne TV5MONDE envisage lancer en Afrique. Dans ce cadre le Bénin figure parmi les dix (10) pays africains qui pourraient parrainer le projet.
En approuvant ce compte rendu, le Conseil des ministres a instruit le ministre de l’Information et de la Communication en vue du suivi diligent du projet.
Le ministre de la Communication et des Technologies de l’Information et de la Communication a également présenté au Conseil des ministres dans le cadre du développement du numérique au Bénin, le projet dénommé « ALLO SERVICE PUBLIC » que souhaite mettre en place l’entreprise MEDIA CONTACT BENIN pour le gouvernement.
L’objectif du projet qui devrait générer entre 1 000 et 4 500 emplois jeunes, est de contribuer à l’amélioration des services offerts aux usagers de l’administration publique par la réduction des procédures de recherche de l’information et des charges de fonctionnement de l’Etat.
En prenant acte de ce compte rendu le Conseil des ministres a décidé de la mise en place d’un comité présidé par le ministre en charge de l’Economie et des Finances à l’effet de l’examen de l’opérationnalisation sans délai du projet ainsi que des mécanismes de financement et d’en rendre compte dans les soixante-douze heures au ministre d’Etat chargé de l’Enseignement supérieur aux fins de décisions conséquentes à faire prendre par le Conseil des ministres. Ce comité comprend le ministre chargé de la Microfinance, de l’Emploi et de l’Entrepreneuriat des Jeunes et des Femmes, le ministre en charge des Technologies de l’Information et de la Communication et le conseiller technique du président de la République chargé de l’Economie numérique et le directeur général de MEDIA CONTACT.
Le ministre à la présidence de la République en charge des OMD et ODD a rendu compte au Conseil des ministres du point hebdomadaire sur le suivi des réformes «DOING BUSINESS» en cours sur l’amélioration du climat des affaires au Bénin.
Le ministre de l’Energie, des Recherches pétrolières et minières, de l’Eau et du Développement des Energies renouvelables a fait état au Conseil des ministres des difficultés d’approvisionnement en gas-oil des groupes MRI et AGGREKO loués pour pallier au délestage et à l’insuffisance de l’énergie électrique dans nos grandes agglomérations.
En examinant ce compte rendu, le Conseil des ministres a instruit le secrétaire général du gouvernement d’inviter les responsables du groupe MRI et AGGREKO à une séance de travail présidée par le ministre d’Etat chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique avec le ministres en charge de l’Energie, des OMD-ODD en vue de convenir avec la SBEE et la SONACOP des conditions d’approvisionnement régulier en produits pétroliers des groupes électrogènes.
Le ministre de l’Energie, des Recherches pétrolières et minières, de l’Eau et du Développement des Energies renouvelables a également fait au Conseil des ministres, le point du niveau d’évolution du projet de barrage hydroélectrique d’Adjaralla ainsi que de l’approvisionnement du gaz devant permettre de faire fonctionner les turbines de Maria Glétta. En prenant acte des comptes rendus, le Conseil des ministres a instruit le ministre de l’Energie, des Recherches pétrolières et minières, de l’Eau et du développement des Energies renouvelables de rendre compte au prochain Conseil des ministres de tous ceux qui ont travaillé sur le dossier de construction de la turbine à gaz de Maria Gletta.
Le ministre en charge de l’Energie a enfin rendu compte du projet d’approvisionnement en eau potable de la ville de Parakou, le «projet ORIO» initié par les Pays Bas.
Ce projet d’un coût de près de 15 milliards de francs CFA, financé par les Pays Bas à hauteur de 6 milliards de francs CFA, la Banque Ouest africaine de Développement (BOAD) pour huit (8) milliards et la SONEB sur fond propre de 1,4 milliard de francs CFA vise comme impact à faire passer le taux actuel de desserte de 70% à 90% ; ce qui concernera deux cent dix mille (210 000) personnes supplémentaires qui vont s’ajouter aux deux cent quatre-vingt mille (280 000) qui ont déjà accès à l’eau potable à Parakou. Le projet impactera jusqu’en 2025 près de cinq cent mille (500 000) bénéficiaires des prestations de service de la SONEB qui a toujours fourni de l’eau de qualité, respectant rigoureusement les normes de l’Organisation mondiale de la Santé.
Le ministre des Enseignements maternel et primaire et le ministre de l'Enseignement secondaire, de la Formation technique et professionnelle, de la Reconversion et de l’Insertion des Jeunes ont rendu compte au Conseil des ministres des réalisations d’infrastructures scolaires au titre de l’année 2014 et des prévisions de l’année 2015.
Du point statistique établi, il ressort que :
Au niveau de l’Enseignement maternel et primaire ;
le nombre de salles construites et réceptionnées en 2014 est de 992 et il est prévu 789 pour 2015 ;
le nombre de circonscriptions scolaires construites et équipées est de 48 en 2014 et il est prévu 1 en 2015.
le nombre de tables et bancs acquis et distribués en 2014 est de 46 925 et il est prévu 20 302 pour 2015 ;
le nombre d’enseignants recrutés est de 4 087 en 2014 et il est prévu 875 supplémentaires pour 2015.
Au niveau de l’Enseignement secondaire, de la Formation technique et professionnelle, de la Reconversion et de l’Insertion des Jeunes ;
dans l’enseignement secondaire général le nombre de salles réalisées est de 1 600 en 2014 et il est prévu quatre cent soixante-douze (472) salles de classe en 2015 et 1052 en 2016 ;
dans l’enseignement secondaire technique et professionnel, en 2014
le nombre de modules de quatre (4) salles de classe est de 30 soit cent vingt (120) salles de classe ;
vingt (20) dortoirs; vingt-trois (23) blocs administratifs ; dix (10) réfectoires et vingt (ateliers) ont été construits ;
la construction de six (6) lycées techniques et un centre de formation professionnelle va se poursuivre en 2015 ;
il est prévu la construction en 2016 de quatre (4) nouveaux centres de formation professionnelle.
Le ministre de la Santé a rendu compte des conditions de démarrages des nouveaux hôpitaux de zone dont la construction est achevée notamment dans les communes de Djidja, Covè et Pobè.
En outre, le Conseil des ministres a instruit le ministre de la Santé de faire réaliser un centre de santé d’arrondissement à Akogbato dans le 12e arrondissement de Cotonou, lequel connaîtra dans les prochains jours l’ouverture d’un commissariat d’arrondissement à Yémicodji.
Par ailleurs, dans le cadre de la réalisation des infrastructures sociales, il a été donné au gouvernement de constater que des entrepreneurs indélicats abandonnent les chantiers après avoir perçu les sommes pour effectuer les travaux.
Le Conseil des ministres saisit cette occasion pour prendre à témoin l’opinion publique de ce que l’Etat ne saurait tolérer davantage cette situation ; aussi sera-t-il désormais intransigeant et prendra ses responsabilités pour poursuivre sans répit tous ces entrepreneurs afin qu’ils s’acquittent de leurs obligations. A cet égard, tous les moyens à la disposition de l’Etat seront mis à contribution pour sanctionner et éliminer tous ces comportements inacceptables qui freinent le développement de notre pays. Des dispositions seront mises en œuvre pour exclure du bénéfice des marchés publics tous les entrepreneurs indélicats.
Le Conseil des ministres a approuvé plusieurs communications notamment :
une communication de la secrétaire générale à la présidence de la République relative au suivi du projet de construction d’autoroute (Carrefour Sèmè-Podji) et pont de Porto-Novo par le groupe EIFFAGE ;
une communication du ministre des Travaux publics et des Transports, des travaux d’aménagement de la piste Tovê-Hêtin Sota et de la piste Hêtin Sota Gléhoué dans la commune de Dangbo.
Le Conseil a, par ailleurs, examiné et approuvé plusieurs comptes rendus de mission notamment :
un compte-rendu du ministre de l’Energie, des Recherches pétrolières et minières des négociations avec la Société GASOL PLC en vue de la signature de la convention de concession pour l’installation au Port autonome de Cotonou de l’unité flottante de stockage et de regazéification dont le gaz sera réinjecté dans le gazoduc de l’Afrique de l’Ouest.
Le Conseil des ministres a autorisé :
la participation du Bénin au 14e Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la Commission du Bassin du Lac Tchad dans la première quinzaine du mois de mars 2015 à Niamey ;
la régularisation de la situation administrative des 1 045 agents contractuels locaux recrutés en 2012 au ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche et reconvertis en agents contractuels de l’Etat ;
l’organisation à Cotonou du 11 au 13 mars 2015 de la 15e réunion du Conseil des ministres des pays membres du Centre international de recherche-développement sur l’élevage en zone subhumide (CIRDES) ;
l’organisation du symposium international du Centre intégré de lutte contre le paludisme à Cotonou du 12 au 14 mars 2015.
Enfin, les nominations et remises à disposition suivantes ont été prononcées
A la présidence de la République
Sur proposition du président de la République :
Conseiller technique à la Jeunesse : Monsieur Fred Adriano Houénou ;
Au Ministère du Développement, de l’Analyse economique et de la Prospective
Sur proposition du ministre :
Chargée de Mission : Madame Mamata Bako Djaouga ;
Conseiller technique juridique : Monsieur Bonaventure Dossou-Yovo ;
Directeur général du Centre de promotion des investissements : Monsieur Victorin Yaovi Ede ;
Directeur de l’Office de gestion des projets du Programme alimentaire mondial au Bénin : Monsieur Godonou Gnonlonfin ;
Coordonnateur de l’Observateur du Changement social : Monsieur Antoine Luc Djoto Sèhizoun ;
Directeur départemental de la Prospective et du Développement Atacora-Donga : Monsieur Abdou Rassidou Zibrila ;
Directeur départemental de la Prospective et du Développement Borgou-Alibori : Monsieur Boni Sounon Bouko.
Au Ministère de l’Enseignement secondaire, de la Formation technique et professionnelle, de la Reconversion et de l’Insertion des Jeunes
Sur proposition du ministre :
Secrétaire général du ministère : Monsieur Sani Souraka ;
Directeur de la Programmation et de la Prospective : Monsieur Charaf Gado ;
Directeur adjoint de la Programmation et de la Prospective : Monsieur Assane Tenaka ;
Directeur départemental de l’Enseignement secondaire, de la Formation technique et professionnelle, de la Reconversion et de l’Insertion des Jeunes (DDESFTPRIJ) Borgou Alibori : Monsieur Aboulaye Mohamed.
Au Ministère de l’Economie maritime et des Infrastructures portuaires,
Sur proposition du ministre :
Conseiller technique à l’Economie maritime : Monsieur Cossi Togbé Dominique Adda.
Fait à Cotonou, le 04 mars 2015
Le secrétaire général du gouvernement,
Alassani Tigri
Actualités 10 mars 2015

A l’occasion de la Journée internationale de la femme, l’association PEBCo-BETHESDA a récompensé, hier lundi 9 mars, plusieurs clientes et clients. Dans une salle polyvalente du Centre de promotion de l’artisanat archicomble, des groupements féminins, des leaders de groupements de femmes et des clients venus des quatre coins du Bénin ont été distingués. A l’aune de 23 années d’expérience dans la micro-finance participative, PEBCo-BETHESDA affirme se positionner comme un système financier décentralisé qui œuvre pour l’autonomisation de la femme à travers ses activités.
Ils étaient venus de tous des départements du Bénin. Dix groupements féminins, vingt clients leaders de groupements féminins et six clients individuels identifiés comme exemplaires ont été distingués hier, par l’association PEBCo BETHESDA. Ceci dans le cadre de la commémoration de l’édition 2015 de la Journée internationale de la femme. Distingués pour leur ancienneté, le nombre de crédits à leur actif, le nombre de remboursements à bonne date effectués et pour le montant de leur crédit, ces clients ont reçu un tableau d’honneur, une lettre de félicitation et un kit de cadeau composé d’un pagne Vlisco.
Selon le directeur général de PEBCo-BETHESDA, Pascal Tamègnon, sa structure contribue à la sécurisation des fonds de la population et lui permet de faire face à des dépenses futures et imprévues. Pour lui, la facilité d’accès aux opérations de crédits assurés par PEBCo-BETHESDA a augmenté sans appel, le pouvoir d’achat de la femme en milieu rural pour ce qui concerne sa participation financière aux charges du ménage. Aussi ajoutera t-il que la vision de PEBCo-BETHESDA cadre parfaitement avec la vision d’autonomisation de la femme libellée dans le thème retenu cette année par l’ONU, à savoir : «Autonomisation des femmes-autonomisation de l’humanité».
Le recours privilégié
A en croire Pascal Tamègnon, PEBCo-BETHESDA ne se contente pas d’accorder du crédit à la femme mais lui garantit des appuis conseils en vue de renforcer sa capacité en matière d’entreprenariat et de gestion financière. Toutes choses qui, selon lui, fait de ce système financier décentralisé, le recours privilégié des populations à faibles revenus. «Globalement, nos activités ont un impact positif sur la vie de nos populations notamment la gent féminine estimée à plus de 70% de notre clientèle», a-t-il martelé. Face à cela, il prend l’engagement d’ici les 08 mars prochains, d’accroître notamment la proportion des femmes bénéficiaires de crédits, de faciliter davantage l’accès des femmes aux services financiers, renforcer le programme de l’alphabétisation fonctionnelle et enfin assurer la performance sociale.
Le vice-président du conseil d’administration, Albéric Ahoyo n’en dira pas moins lorsqu’il évoquera le sens de la célébration de la femme par PEBCo-BETHESDA. «Sans la femme, il n’y a pas de développement et cela, PEBCo l’a compris depuis 23 ans», «Plus de 40% de notre personnel sont des femmes et en plus nos activités sont orientées vers l’autonomisation de la femme». Il a ensuite insisté sur la bravoure féminine et le sens de responsabilité élevé de la femme.
Invitant d’autres groupements féminins à faire confiance à PEBCo-BETHESDA, Albéric Ahoyo a tout de même appelé les clients et clientes à respecter les échéances des remboursements, clé de voûte du système de crédits. Au cours de la cérémonie, le premier client de PEBCO-BETHESDA, Kévin Attinkpo a été récompensé pour sa fidélité qui remonte à 1996. Il a reçu à cet effet, une lettre de félicitation, un tableau d’honneur et un pagne Vlisco. Celui-ci n’a pas caché sa satisfaction même s’il a invité les responsables de PEBCo-BETHESDA à assouplir certaines conditions de prêts pour les clients les plus fidèles.
Démarré en 1996 avec une agence, l’association PEBCo-BETHESDA compte aujourd’hui 90.000 clients repartis dans 29 agences disséminées sur toute l’étendue du territoire national avec une large proportion en milieu rural (75%). D’obédience religieuse, PEBCo-BETHESDA est un système financier décentralisé mis en place par un ensemble d’églises nationales, membres de l’Organisation chrétienne pour le développement communautaire et du Conseil des églises protestantes et évangéliques du Bénin. Il est créé pour développer une solidarité communautaire à travers la collecte de l’épargne locale et sa redistribution sous forme de crédits, accès aux prêts. Il prône l’esprit chrétien, l’obligation de respect du client.

Le procureur général près la Cour d’appel de Cotonou, Gilles Sodonon a animé, hier lundi 9 mars, un point de presse. C’était pour informer l’opinion publique sur le nombre de dossiers inscrits au rôle pour la première session de la Cour d’assises de la Cour d’appel de Cotonou et les inculpations sur la base desquelles les accusés sont poursuivis.
Vingt-huit dossiers sont inscrits au rôle de la première session de la Cour d’assises de la Cour d’appel de Cotonou. Au titre de ceux-ci, des dossiers portant, entre autres, sur des affaires de coups mortels, d’assassinat, de complicité d’assassinat, de séquestration, de pratique de charlatanisme, d’empoisonnement et de détournement de deniers publics.
Pour le procureur général, les audiences sont publiques et dureront un mois, c’est-à-dire du 9 mars au 10 avril. Les populations, a-t-il indiqué, sont invitées à les suivre afin d’en tirer tous les enseignements nécessaires pour mieux se comporter dans la société.
Mais pour les dossiers de viols sur mineures, la Cour ordonnera le huis clos lorsque le besoin se fera sentir.
Selon Gilles Sodonon, les acteurs conviés à la session s’attelleront, chacun à jouer sa partition afin que les dossiers aboutissent pour fixer les accusés sur leur sort. L’intérêt de l’organisation de cette session est que chacun des prévenus voit son cas examiné et sache au bout du rouleau à quoi s’en tenir.
Les 54 accusés seront défendus soit par des avocats commis d’office, soit par ceux qui ont voulu recourir à leurs services.
Le premier dossier portant sur des coups mortels a été immédiatement pris, hier, juste après le point de presse.

Le chef de l’Etat a présidé, hier dimanche 8 mars, la célébration de la Journée internationale de la femme à Cotonou. De nouveaux engagements ont été pris en faveur de l’autonomisation de la femme.
La question de l’autonomisation revient encore au cœur de la réflexion de la JIF. L’édition 2015 de cette journée consacrée à la gent féminine mobilise la communauté internationale autour de la dialectique de la défense de la cause de la femme et de l’humanité. «Autonomisation de la femme, autonomisation de l’humanité ?». Tel est le questionnement que les Nations Unies ont voulu adresser à la conscience collective pour un changement de paradigme dans l’appréciation de la place et du rôle de la femme dans la société. « C’est une journée qui permet de fêter les victoires et les acquis. Elle permet surtout aux femmes de faire entendre leur voix afin d’améliorer leur situation.
Elle sera toujours d’actualité tant que l’égalité entre les hommes et les femmes ne sera pas une réalité », affirme Koudaogo Ouédraogo, représentant résident du Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP). Cette édition, dira-t-il, vient commémorer les 20 ans du Plan d’actions de Beijing qui avait marqué le point de départ d’engagements forts de l’ensemble des pays du monde en faveur du progrès économique et social de la femme. 2015, poursuit Koudaogo Ouédraogo, est aussi une année charnière d’autant qu’elle consacre la fin des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) et le début des Objectifs du développement durable (ODD).
Son souhait est que les ODD prennent en compte cette problématique. « Il semble essentiel pour le Bénin de se positionner et de faire en sorte que les cibles en rapport avec la femme, notamment l’élimination de toutes formes de violences, la fin des mariages d’enfants, les droits égaux à ceux des hommes sur l’acquisition et l’héritage des biens, l’élimination de la discrimination dans les sphères politique économique et sociale, la nécessité de doter chaque femme et chaque fille des documents légaux», plaide-t-il, invitant le gouvernement à une budgétisation sensible au genre afin de réduire la disparité homme-femme.
Libérer la capacité des femmes !
«Lorsque nous libérons la capacité économique des femmes, nous libérons l’économie de notre pays, de notre continent et du monde ». Naomie Azaria Houn-houi, ministre en charge de la Famille, emprunte cette citation d’Hillary Clinton pour exposer les actes du Forum national de la femme organisé, en prélude à la JIF 2015. Elle indique que les participants à cette réflexion ont posé un diagnostic participatif conçu autour du postulat selon lequel, l’autonomisation de la femme signifie sa participation effective aux affaires politique, économique et sociale. En dépit des efforts déployés par le gouvernement, les indices de parité sont encore largement en défaveur des femmes, déplore-t-elle.
Le forum recommande tant à l’endroit de l’Exécutif, du Législatif, des partenaires techniques que des organisations de promotion de la femme des actions fortes pour faire passer l’autonomisation de la femme d’une vue d’esprit à une réalité concrète dans la société béninoise. Les recommandations concernent surtout l’organisation d’un séminaire gouvernemental sur le genre et la croissance économique, l’intensification de la lutte contre les violences faites aux femmes, le respect du taux d’au moins 30% des femmes dans les postes nominatifs, l’adoption de la loi sur la parité, l’optimisation du programme de microcrédit en faveur des femmes, ainsi qu’un positionnement conséquent des femmes sur les listes des élections communales et locales.
« Nous voulons d’un autre monde qui prenne en compte les aspirations de la femme. Il s’agit pour nous de travailler aux pouvoirs politique, économique et social car nous ne pouvons aller à aucun développement en dehors de la femme », déclare le président de la République. Boni Yayi a pris acte des résolutions du forum et s’est engagé à mettre en œuvre l’ensemble des recommandations. «Nous ferons en sorte que ces journées ne soient pas des journées perdues. Je lance un appel pressant à la nation tout entière pour qu’elle fasse preuve de détermination, d’engagement et de disponibilité pour la mise en œuvre des recommandations», poursuit-il, rassurant les partenaires techniques et financiers de sa disponibilité à exercer le leadership pour la prise en compte du genre dans le processus des Objectifs du développement durable.