La Nation Bénin...
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Le centre d’appel, Media Contact, a reçu, hier lundi 2 mars, la visite du président de la République. Boni Yayi s’est enquis des difficultés de cette entreprise dont la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) a financé l’installation.
C’est avec beaucoup d’émotion que Claude Padonou, PDG de Media Contact, a accueilli hier le président de la République dans son entreprise. Pour cause, c’est sous son mandat de président de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) qu’il a obtenu en 2005, un prêt de 800 millions de francs CFA pour la création du premier centre d’appel au Bénin. Près de 10 ans après, beaucoup d’eau a coulé sous le pont, drainant des difficultés de toutes sortes qui ont failli l’obliger à mettre la clé sous le paillasson. Mais s’il tient encore le coup, Claude Padonou souligne que c’est aussi grâce à l’accompagnement du gouvernement qui en 2009 a pris un décret accordant des facilités à son entreprise afin qu’elle soit compétitive.
La compétitivité, Média Contact en avait réellement besoin dans un secteur où les Sénégalais prospèrent grâce à un environnement plus attractif. «Au Sénégal, il existe aujourd’hui 68 centres d’appel qui ont créé 32 000 emplois alors qu’au Bénin, nous sommes à environ 500 emplois.
Le métier de la relation client est pourvoyeur d’emplois. C’est une activité qui crée la culture du résultat avec des jeunes qui savent qu’ils doivent vivre de leur travail», affirme-t-il. S’il se réjouit d’avoir dans son portefeuille un client comme MTN Bénin qui a fait 150 milliards de chiffres d’affaires en 2014, Claude Padonou estime que son entreprise peut davantage accompagner l’Etat dans sa politique de promotion de l’emploi s’il bénéficie d’un coup de pouce. Du coup, il propose la création d’un centre administratif d’informations capable d’embaucher environ 1000 personnes. «Nous pouvons accompagner l’administration pour lui permettre d’être compétitive», soutient-il.
Le président de la République regrette avoir mis du temps pour venir connaître des difficultés de cette entreprise. Boni Yayi a tenu à encourager le promoteur du centre d’appel qui, en dépit des péripéties qu’il a traversées, s’est battu pour sauver son entreprise et préserver les emplois.
«Nous avons mis en place des diligences mais nous n’avons pas réussi à les mettre en œuvre. Nous allons faire le point pour faire en sorte que ce bébé que nous avons enfanté grandisse», précise le chef de l’Etat pour qui sa visite devra sceller un nouveau départ pour Media Contact. Le projet de centre administratif d’informations engage, selon lui, l’avenir de l’administration. «Le centre d’appel est un instrument qui peut nous permettre d’améliorer le climat des affaires. Nous ne devons pas être le Bénin quartier numérique par les lèvres, nous devons l’être par les actes», indique-t-il, soutenant la nécessité pour l’administration de tirer profit des opportunités qu’offrent les TIC.
Actualités 03 mars 2015

Le nombre d’électeurs définitivement retenus pour les différentes élections de 2015 est de 4 470 591 répartis dans 7908 centres de votes et éclatés dans 13 106 postes de vote. Le Fichier électoral national des béninoises et béninois âgés de 12 ans et plus est de 5 129 485. Ledit fichier est exploitable jusqu’en 2020 avec une progression annuelle moyenne de nouveaux majeurs (citoyens en âge de voter) de 151 700 personnes.
Ce sont des précisions apportées hier lundi 2 mars par le vice-président du Conseil d'orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (COS-LEPI) Augustin Ahouanvoébla dans une déclaration rendue publique au siège du conseil à Agblangandan dans la commune de Sèmè-Podji.
Le mercredi 25 février dernier par la voix de son président, le COS-LEPI a rendu publique la Liste électorale permanente informatisée (LEPI). Il a aussi au cours de cette sortie, annoncé la consultation en ligne par les citoyens en âge de voter qui le désirent de la LEPI. Mais malgré cette séance de publication, le COS-LEPI a donné des instructions fermes pour engager la procédure de radiation de la liste, des personnes décédées conformément aux dispositions légales.
Pour Augustin Ahouanvoébla, radier un citoyen béninois décédé de la liste électorale n’est pas chose aisée. Car, les formalités administratives en la matière sont soumises à beaucoup d’exigences. Mais une fois ces procédures achevées, précise-t-il, elles permettent d’apurer la liste.
C’est ce qui explique, à son avis, qu’après avoir soustrait les personnes décédées et administrativement justifiées par les différentes familles et non prises en compte avant
la 25 février 2015, date de la publication de la LEPI, le nombre de citoyens en âge de voter puisse baisser.
Pour illustrer sa démonstration, le vice-président du COS-LEPI a pris l'exemple de son frère aîné Médard Ahouanvoébla décédé le 24 janvier 2015 mais dont le nom figure toujours sur la liste parce que les formalités administratives le concernant n’ont pas encore abouti.
Lors de la distribution des cartes d’électeurs, indique-t-il, sa carte sera retenue et retournée à la CENA. C'est pourquoi, il a invité par la même occasion tous les citoyens à notifier aux agents distributeurs leurs parents décédés mais figurant encore sur la liste.
Demain mercredi 4 mars, le COS-LEPI, selon son vice-président, transmettra officiellement tous les documents électoraux (sur support papier) et la liste générale de tous les électeurs (sur support électronique) à la Commission électorale nationale autonome (CENA).
Augustin Ahouanvoébla a ajouté que les Béninoises et Béninois de la Diaspora qui ne participent pas aux élections législatives, municipales, communales et locales seront pris en compte dès juillet 2015. Il n’a pas oublié de lancer un appel aux compatriotes qui ont servi le Bénin à l’étranger et de retour au pays pendant que certaines phases des opérations de corrections étaient terminées. La prochaine plénière du COS-LEPI, rassure-t-il, se penchera sur leur cas en harmonie avec la CENA.

Le président de la République a lancé, dimanche 1er mars dernier à Hêtin-Sota dans la commune de Dan-gbo, la phase opérationnelle du Projet d’appui aux infrastructures agricoles dans la Vallée de l’Ouémé. Boni Yayi a réaffirmé son engagement pour garantir la sécurité alimentaire des Béninois.
«Nous avons décidé de nous retrouver ici pour la phase active. Mon souhait est que ce projet puisse contribuer à la réduction de la pauvreté dans notre pays». Le président de la République ne cache pas sa détermination à mettre en valeur toute la richesse de la Vallée de l’Ouémé. Et pour lui, le projet d’appui aux infrastructures agricoles dans la Vallée de l’Ouémé (PAIA-VO) offre plus qu’une opportunité. «Nous n’allons pas laisser cette richesse que Dieu nous a donnée. Il faut aller vite. Nous ferons tout pour accélérer les travaux afin que vous puissiez profiter des retombées du projet pour améliorer vos revenus», assure-t-il.
D’un montant total de près de 38 milliards de francs CFA financé par la Banque africaine de développement (BAD), avec une contribution nationale de 3 milliards de francs CFA, le PAIA-VO vise à sécuriser et diversifier les productions agricoles dans la Vallée de l’Ouémé et améliorer l’état nutritionnel des populations bénéficiaires. «C’est un projet transformateur qui contribuera par le biais des infrastructures agricoles structurantes et du développement des chaînes de valeur, à améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle, à créer de la richesse partagée et de l’emploi, concourant ainsi à la croissance économique forte, inclusive et durable», indique Xavier Boulanger, chef de mission de la BAD.
Quatre piliers essentiels
Le PAIA-VO repose en réalité sur quatre piliers essentiels, à savoir l’augmentation des superficies cultivées à travers des systèmes fiables de maitrise d’eau, l’amélioration des infrastructures rurales et commerciales pour faciliter l’accès au marché, l’accroissement des approvisionnements alimentaires et la réduction de la faim ainsi que la recherche agricole et la diffusion de technologies. Il retient la promotion de trois filières prioritaires : le riz, le maïs et le maraîchage.
Sa zone d’intervention s’étend sur une superficie de 4770 km2, abrite plus de 1,4 millions d’habitants et couvre 14 communes sur trois départements : Ouémé, Zou, Atlantique. Le PAIA-VO prévoit l’aménagement d’environ 5000 hectares de périmètres gravitaires à maîtrise de l’eau dont notamment 11 anciens périmètres gravitaires encadrés par la Soniah dans les communes de Dangbo et Adjohoun, la construction des infrastructures de stockage et de commercialisation, la réhabilitation de 200 km de pistes agricoles, et aussi l’aménagement du périmètre irrigué de Sowé à Glazoué sous l’égide de l’Institut national de recherches agricoles du Bénin (INRAB).
Il fournira une production additionnelle vivrière estimée à 12.650 tonnes et maraîchère à 14.500 tonnes. Mieux, plus de 9000 exploitations agricoles seront impactées, avec une attention particulière pour les femmes et les jeunes. Les retombées du projet bénéficieront directement à 63 000 personnes et indirectement à une population rurale estimée à plus de 250.000 personnes. Il est attendu une production additionnelle de 21 000 tonnes de produits vivriers. «10 000 femmes seront actrices d’activités spécifiques génératrices de revenus et 2500 jeunes seront formés par les centres nationaux Songhaï, et seront installés sur des terres dotées de moyens modernes d’exploitation», ajoute Xavier Boulanger.
En dehors de cet appui de la BAD, le chef de l’Etat annonce pour les semaines à venir des interventions de l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et du Fonds international pour le développement agricole (FIDA) en faveur de la Vallée de l’Ouémé.

Le 1er tour des 20ès Journées nationales de vaccination contre la poliomyélite (JNV Polio) des enfants de 6 mois à 5 ans qui s’est déroulé les 27, 28 février et 1er mars derniers, a pris fin sur une note de satisfaction globale des différents acteurs dans le Borgou-Alibori.
« Toutes les communes ont atteint l’objectif des 95% de couverture vaccinale fixé au départ, à l’exception de Sinendé (93%). Et cela peut s’expliquer par le déplacement des camps peulhs », se réjouit Dr Achille Batonon, chef service départemental de la Santé publique Borgou-Alibori. Cependant, l’opération a connu des réticences, notamment dans la commune de Pèrèrè où un village entier n’a pas été vacciné, malgré les plaidoyers et la mobilisation sociale observés depuis plusieurs années. Il s’agit d’Ogamoin, une localité frontalière du Nigeria et disputée pendant plusieurs années entre le Bénin et le voisin de l’Est.
« Les enfants d’Ogamoin n’ont pas été vaccinés parce que le chef traditionnel de ce village-là s’est opposé à la vaccination et a mis en place tout un dispositif pour inviter ses administrés à ne pas accepter les agents vaccinateurs. Nous avons tenté plusieurs fois d’entrer en contact avec lui mais il était devenu injoignable », se désole Dr Achille Batonon, chef service départemental de la Santé publique Borgou-Alibori.
« Nous avons saisi les autorités départementales et je pense qu’avant le deuxième passage, un terrain d’entente sera trouvé afin que ces enfants béninois du village d’Ogamoin soient vaccinés contre la polio», espère-t-il. Aussi quelques cas de «refus fantaisistes» ont été notés dans certaines localités mais très tôt jugulés par les équipes de superviseurs dépêchées sur le terrain, signale Achille Batonon.
Par ailleurs, les parents dont les enfants seraient oubliés par les agents vaccinateurs peuvent les référer aux centres de santé pour les faire vacciner avant la fin de la semaine.
Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori
Santé 03 mars 2015

La Fondation Konrad Adenauer appuie l’organisation à Cotonou du 2 au 4 mars d’un séminaire sur l’analyse de la sécurité régionale. Ledit séminaire vise à donner des "clés" de lecture des enjeux de sécurité régionale aux élèves-diplomates de l’Ecole nationale d’administration et aux élèves officiers de l’Ecole nationale d’officiers de Toffo.
Renforcer les connaissances et la capacité de décryptage des enjeux de sécurité régionale des participants en croisant les approches par milieux, les types d’actions transversaux et en confrontant les différentes expériences d’une part et en apprenant aux participants à travailler ensemble avec leurs propres spécificités, exigences et méthodes d’autre part. Tels sont les objectifs assignés au séminaire qui réunit les élèves-diplomates en formation à l’Ecole nationale d’administration (ENAM) et leurs homologues officiers de l’Ecole nationale des officiers (ENO) de Toffo.
A la Fondation Konrad Adenauer (FKA), a expliqué son chargé de programme, Yaya Bio Bawa, la constitution d’un espace régional plus rayonnant et davantage ancré dans les valeurs de la paix fait partie des préoccupations. Des préoccupations qui nécessitent des approches plus modernes de politique de sécurité et de collaboration active entre les acteurs.
Même si traditionnellement, le moyen d’action de l’Armée (la force militaire) s’oppose d’une certaine façon à celui de la diplomatie (la force de la persuasion), explique Yaya Bio Bawa, il n’en demeure pas moins qu’il n’existe pas de situation uniquement propice soit à l’usage de la force, soit à l’usage de moyens diplomatiques. Dans tous les contextes de paix et de guerre, les deux moyens interagissent et concourent à réaliser le but politique ultime visé par une nation.
Le séminaire aurait pu s’adresser, par ailleurs, a indiqué le chargé de programme de la FKA, aux diplomates et officiers en fonction, mais ils ont déjà des espaces de rencontre, même s’ils ne s’inscrivent pas dans un cadre structurel et voué à la prise de décision. Bien plus, il est difficile de changer des habitudes, des façons de travailler qui sont complètement intégrées à une mécanique. C’est donc, avoue-t-il, sur les plus jeunes qu’il importe d’agir pour abattre dès la formation initiale, les cloisons qui peuvent s’ériger dans leurs esprits dans "le monde de l’armée" et "le monde de la diplomatie".
Formant des professionnels opérationnels sur le terrain, des diplomates à l’ENAM, Nicaise Mèdé, le directeur de ladite école a loué l’initiative de la formation en ce sens que la mise en relation des professionnels de la paix et de ceux de la sécurité est une bonne chose, car le développement nécessite un environnement de paix.
Ce que n’a pas démenti Zacharie Richard Akplogan, conseiller au cabinet du ministre des Affaires étrangères.
Pour lui, les défis sécuritaires auxquels est confronté le continent sont multiples et multiformes, tant la circulation des armes légères et les attaques de Boko Haram posent des problèmes auxquels il faut trouver solutions.
«La sécurité régionale est un enjeu et sa réussite dépend des contributions des acteurs», a encore relevé le conseiller du ministre.
C’est l’un des soucis du chef d’état-major général adjoint, Laurent Amoussou et du doyen du corps diplomatique, le diplomate allemand Hans Jörg Neumann. Pour ce dernier, autant les militaires ont besoin des ambassadeurs, autant les ambassadeurs ont besoin des militaires.

Les cadres techniques des ministères clés impliqués dans la mise en œuvre du plan d’actions de l’Initiative 1000 jours pour la réalisation des Objectifs du millénaire pour le Développement (OMD) au Bénin sont en atelier à Porto-Novo depuis hier lundi 2 mars. Les assises qui prennent fin demain sont organisées par la direction de la Coordination et du Suivi des Politiques des OMD du ministère à la présidence de la République chargé de la coordination des Politiques de mise en œuvre des Objectifs du millénaire pour le Développement et des Objectifs de développement durable.
Procéder à la validation des informations fournies dans les applications de suivi renseignées au titre du 4e trimestre de l’année 2014 et proposer des mesures à prendre pour accélérer la réalisation des activités prévues dans l’Initiative 1000 jours au titre de l’année 2015. C’est l’objectif de l’atelier qu’organise depuis hier lundi 2 mars au centre Songhaï à Porto-Novo, le ministère à la présidence de la République chargé de la coordination des Politiques de mise en œuvre des Objectifs du millénaire pour le Développement et des Objectifs de développement durable à travers la direction de la coordination et du suivi des Politiques des OMD (DCSP-OMD).
Le séminaire mobilise des cadres des directions de la Programmation et de la Prospective (DPP), des directions des Ressources financières et du matériel (DRFM) des ministères clés, notamment de la Santé, de l’Eau et de l’Energie, des Enseignements maternel et primaire, de l’Environnement impliqués dans la mise en œuvre du plan d’actions de l’Initiative 1000 jours pour la réalisation des Objectifs du millénaire pour le Développement (OMD) au Bénin. Ces cadres techniques des ministères auront au terme des trois jours de travaux, à valider les applications de suivi des interventions OMD au titre du dernier trimestre de 2014.Ils auront en amont, à vérifier la qualité des informations renseignées, vérifier le taux de renseignement de l’application, vérifier la cohérence des informations entrées dans l’application, obtenir des ministères sectoriels les explications spécifiques justifiant les niveaux d’exécutions financière et physique de leurs interventions ainsi que de leur niveau de performance global au titre de l’année 2014. Les participants auront ensuite à faire la programmation des mesures et tâches pour la poursuite des activités de l’Initiative 1000 jours au titre de l’année 2015.
Importance de l'atelier
Le directeur de la coordination et du suivi des Politiques des OMD (DCSP-OMD), Alastaire Alinsato, soulignera dans son mot de bienvenue, toute l’importance de cet atelier initié par sa direction. Selon lui, il permettra de faire le point de la mise en œuvre du plan d’actions notamment le taux d’exécution des réalisations, les scores de performances et surtout d’analyser les goulots d’étranglement rencontrés afin de voir les mesures à prendre, puis d’envisager les perspectives pour accélérer les OMD en 2015.
Avant de procéder à l’ouverture des travaux, le secrétaire général du ministère à la présidence de la République chargé de la coordination des Politiques de mise en œuvre des OMD et des ODD, Philippe Gantin a rappelé que le plan d’action de l’Initiative 1000 jours pour la réalisation des OMD au Bénin est le cadre fédérateur de toutes les interventions en faveur de l’accélération des OMD au Bénin sur la biennale 2014-2015. Ce qui ne saurait être possible sans un suivi rigoureux du processus.
C’est ce qu’a compris le gouvernement en mettant en relation avec le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), un mécanisme de suivi renforcé de l’Initiative 1000 jours pour la réalisation des OMD, précise Philippe Gantin. Ce mécanisme renforcé permettra de suivre et d’apprécier à l’aide d’outils statistiques et d’une application spécifique les performances des ministères clés afin de partager les bonnes pratiques, d’identifier les contraintes et goulots d’étranglement et de leur apporter des solutions appropriées dans un cadre concerté, renseigne le secrétaire général du ministère en charge des OMD
Actualités 03 mars 2015

Le président de la République s’est rendu samedi 28 février dernier sur les chantiers de construction du Poste de contrôle juxtaposé (PCJ) de Sèmè-Kraké et du nouveau siège de l'Assemblée nationale à Porto-Novo. Boni Yayi tient à l’exécution des travaux dans les délais contractuels.
Deux chantiers de construction d’édifices publics ont eu droit samedi dernier à une visite surprise du chef de l’Etat: le Poste de contrôle Juxtaposé de Sèmè-Kraké et le nouveau siège du Parlement béninois à Porto-Novo.
Sur le premier site, l'entrepreneur a fait à Boni Yayi le point d'exécution des travaux, dans ses différents segments, rassurant sur les dispositions prises pour un bon achèvement. Le président de la République n'a pas caché son impatience de voir les travaux finir, au plus tard dans le délai contractuel d'août 2015. «Vous devez tout faire pour respecter le délai contractuel. De jour comme de nuit, vous devez travailler. Nous avons trop attendu» déplore le chef de l'Etat tout en soulignant l'intérêt de cette infrastructure pour le Bénin.
La position géographique par rapport au grand voisin Nigeria, souligne-t-il, exige la mise en place d'infrastructures à caractère intégrateur afin de tirer le meilleur profit de ce voisin qui est aujourd'hui la première économie du continent. «Nous ne pouvons pas blaguer avec ces projets intégrateurs. C'est la voie de l'avenir,» conclut-il.
Au siège de l'Assemblée nationale en construction, Boni Yayi a vu des ouvriers à l'œuvre à l'intérieur du chantier. Plusieurs travaux s'exécutent à l'intérieur, contrastant avec le calme apparent observé sur le chantier. «La première phase, qui prend en compte le bloc administratif, l'hémicycle, la restauration, sera achevée en novembre prochain, promet l'entrepreneur. La deuxième phase, à savoir les bureaux des députés et des questeurs, suivra aussitôt,» poursuit-il.
De son côté, le colonel Bonaventure Vigan-Medji, directeur du génie militaire, rassure le chef de l’Etat des dispositions prises pour le renforcement de l'équipe dès la semaine prochaine en vue d'accélérer les travaux. Si le chantier a connu un léger retard dans sa reprise, explique-t-il, c'est en raison des nouveaux équipements techniques mis en place sur le chantier et qui nécessitent la formation des techniciens locaux.
Boni Yayi se réjouit du redémarrage de chantier qui a connu plusieurs péripéties. Selon le chef de l'Etat, il était nécessaire de prendre toutes les dispositions pour s'assurer de la qualité des travaux et du respect des engagements par l'entrepreneur. «L'essentiel, c'est que nous avons repris. Notre capitale doit être à l'image de notre pays et de l'émergence que nous appelons de tous nos vœux. Nous voulons changer complètement la physionomie de Porto-Novo, notre capitale,» promet le chef de l'Etat qui rappelle dans cette dynamique, les projets de construction de l'autoroute Sèmè-Podji - Porto-Novo, la construction d'un nouveau pont à l'entrée de la ville, la construction de la Rocade, de l'autoroute Porto-Novo-Sakété-Pobé-Kétou-Illara.

La mairie de Zogbodomey a un contentieux avec la société chinoise chargée de l’exécution des travaux de la route Akassato-Bohicon.
En effet, à la page 22 du contrat que l’entreprise chinoise a signé, il est mentionné en français et en chinois que « …les redevances d’exploitation de carrières aux communes et de passage sur les postes de péage pesage seront payées par l’exécutant…. ». En clair, ce dernier doit payer des frais par camion sur l’exploitation des carrières de sable. Mais aujourd’hui, l’entreprise chinoise en question ne semble pas avoir cette compréhension de cette partie du contrat.
Après l’échec d’une rencontre avec le préfet des départements du Zou et des Collines qui avait intimé l’ordre au maire David Zinsou Towèdjè d’arrêter de percevoir ces taxes qui avoisineraient aujourd’hui 58 millions F CFA, c’est le ministre en charge de la Décentralisation qui menace à son tour de suspendre le FADeC à la Commune de Zogbodomey si le maire ne fermait pas les yeux sur cette clause du contrat pour laisser travailler l’entreprise chinoise.
Confus, le maire David Zinsou Towèdjè se demande comment est-ce que sa commune va refaire ses pistes après les travaux sans ces taxes de développement local.
Or, dans des communes sœurs, ces taxes sont bel et bien perçues à raison de 7000 F CFA par camion.
Un tour à Zogbodomey et on constate avec stupéfaction que toutes les pistes rurales sont aujourd’hui dégradées du fait des camions en mouvement permanent vers les carrières.
Accident de l’ancien ministre Benoît Dègla : les conclusions de l’enquête !
L’enquête sur l'accident du véhicule 4X4 de l’ancien ministre de l’Intérieur, Benoît Assouan Dègla intervenu samedi 31 janvier dernier à Dan, sur l’axe routier Bohicon-Dassa est désormais bouclée. De sources proches de la commission d’enquête, on apprend que l’accident serait dû à un dépassement défectueux en troisième position de la part du nommé Honoré Détongnon, conducteur du véhicule Toyota Iforce immatriculé AX 6145 RB à bord duquel se trouvait aussi Benoît Dègla. Puis, par manque de maîtrise aussi de la part conducteur du camion citerne bouille immatriculé E 91239 RB.
Selon les enquêteurs, l’accident est survenu quand le conducteur du véhicule Toyota qui a quitté Cotonou en direction de Savè à vive allure, s'est heurté au camion à la hauteur du village Agbohoutogon. A ce niveau, la montée ne favorisant pas une vue lointaine, il a tenté de négocier un dépassement en troisième position mais a été surpris par le camion citerne venant en sens inverse aussi à une vive allure. Toutes les tentatives pour éviter le choc frontal ont été vaines. Et le drame arriva, bilan: un mort et deux blessés graves. L’autre occupant du véhicule qui a eu plus de chance que les trois autres, c'est dame Thérèse Adandé âgée de 35 ans et conseiller technique à la Promotion emploi-Femmes au ministère en charge de l’Emploi, des Jeunes et des femmes. Cette dernière n'aurait souffert que de douleurs lombaires.
En ce qui concerne les dégâts matériels, outre les deux véhicules calcinés, deux armes de guerre ont été consumées. Il s'agit d’un AKM plus un chargeur garni de trente cartouches calibre 7,62 mm et un pistolet automatique appelé PA Glock 19 et un chargeur garni de dix cartouches calibre 9 mm.

La 17e assemblée générale de l’Association africaine des centrales d’achat des médicaments essentiels (ACAME) tenue les 25, 26 et 27 février derniers à Cotonou, s’est achevée vendredi dernier au palais des Congrès de Cotonou. Avant de se séparer, les participants ont fait des recommandations, pris de nombreuses résolutions et confié au Bénin, par le truchement du directeur général de la CAME, la présidence de l’association pour l’exercice 2015.
Le Bénin préside depuis vendredi 27 février dernier, l’Association africaine des centrales d’achat des médicaments essentiels (ACAME). A l’issue de la 17e assemblée de ladite association tenue à Cotonou, c’est le directeur général de la Centrale d’achat des médicaments essentiels (CAME) du Bénin qui s’est vu confier les rênes de cette instance. Une lourde charge que porte désormais le Dr Kokou Afogbé et pour laquelle, il s’est dit prêt. Mais l’appui et l’accompagnement de ses confrères lui seront d’un grand soutien, a fait savoir le nouveau président de l’ACAME. «Je m’emploierai à être digne», s’est-il engagé, par ailleurs. Mais avant d’en arriver là, la présidente sortante de l’ACAME, le Dr Assih Mamessilé a transmis le drapeau de l’instance au directeur général de la CAME du Bénin, son successeur en guise de passation de charge.
Heureux de prendre en main le commandement de cette association forte de 22 membres et répartis un peu partout sur le continent, le Dr Kokou Afogbé n’a pas caché sa volonté d'honorer la confiance placée en lui et d’accomplir au mieux ses nouvelles charges. Durant son mandat, la présidence béninoise sera appuyée par la Tunisie au poste de vice-président. C’est d’ailleurs ce pays, suivant les résolutions prises par les participants au cours des travaux de Cotonou, qui accueillera la 18e assemblée générale de l’ACAME et qui succédera sans doute au Bénin.
Au cours des travaux tenus au palais des Congrès de Cotonou autour du thème central «les Centrales d’achat d’Afrique face aux défis de l’assurance qualité des produits médicaux», les participants ont, à travers des séances restreintes, des sessions publiques et des communications, échangé et discuté sur des préoccupations relatives à la vie de leur association et sur le secteur des médicaments et de la santé en général.
Plusieurs résolutions et recommandations
L’assemblée générale des 25, 26 et 27 février derniers organisée à Cotonou a pris plusieurs résolutions et fait également des recommandations. Selon le secrétaire permanent de l’ACAME, Jean Chrysostome Kadeba, les directeurs généraux des structures membres ont adopté le rapport d’activités de l’association, ainsi que le rapport financier de l’exercice 2014 sous réserve de certaines observations. Ils ont ensuite décidé de la mise en place d’un manuel de procédures administrative, financière et comptable de l’ACAME, ainsi que l’organisation en Tunisie, au cours de la deuxième quinzaine du mois de février 2016, de la 18é session de leur association.
L’assemblée générale a recommandé aux centrales d’achat membres de l’ACAME «de mettre en place une présélection commune des fournisseurs des produits pharmaceutiques pour la prise en charge de certaines pathologies spécifiques» et a encouragé lesdites centrales, à contribuer à l’alimentation d’une base de données relatives aux produits, fournisseurs et prix. Au secrétaire permanent, il a été demandé de travailler à formaliser avec l’appui de l’Organisation mondiale de la Santé, le cadre de concertation des ministres de la santé sur la problématique des systèmes nationaux d’approvisionnement et les instances membres ont été par ailleurs encouragées à utiliser les outils de modernisation.

Sous l’œil vigilant de Mgr Antoine Ganyé, archevêque de Cotonou, l’Aumônerie nationale des cadres et personnalités politiques, le Centre de recherches, d’études et de créativité des Jésuites, le Centre Notre Dame de l’inculturation et l’Institut des artisans de justice et de paix/ le Chant d’oiseau ont organisé, samedi 28 février dernier au PLM Alédjo, une conférence-débat. Le clergé et les structures co-organisatrices ont invité pour la circonstance, plusieurs personnalités à suivre un exposé qui a été animé par Me Jacques Migan, ancien bâtonnier de l’Ordre des avocats du Bénin.
« L’esprit de la Conférence nationale : implication pour le contexte socio-politique actuel». Tel est le thème de la conférence-débat qu’a animée samedi dernier par Me Jacques Migan.
Après avoir fait l’historique des circonstances dans lesquelles la Conférence est intervenue, il y a 25 ans, Me Jacques Migan a loué les qualités du prélat, Mgr Isidore de Souza et celles de l’ancien président de la République, Mathieu Kérékou.
Après un quart de siècle, avec lucidité et recul, loin de l’apologie et des discours enflammés, «Avons-nous su valoriser cet atout envié par d’autres pays, cet acquis historique; avons-nous su le consolider? En termes clairs, de 1990 à 2015, les avancées socio-économique et politique ont-elles permis d’améliorer les conditions de vie des Béninois?», s’est interrogé le conférencier. La réponse est positive, car il ne faut pas oublier la situation socio-économique et politique du Bénin des années 1990 caractérisée par un marasme économique généralisé, la faillite des entreprises publiques, du système bancaire et les difficultés de trésorerie de l’Etat.
Et de poursuivre en s’interrogeant toujours : « Après 25 ans d’expérience démocratique et de libéralisme, la situation socio-économique et politique a-t-elle vraiment changé? La situation socio-politique actuelle permet-elle d’envisager cette époque comme un souvenir ? Sans être péremptoire et avec quelques réserves, nous pouvons répondre non.», a-t-il expliqué, indiquant procéder par une analyse socio-économique d’une part et politique d’autre part.
Au niveau socio-économique, la population a doublé, rappelle Me Jacques Migan, selon qui, l’économie béninoise a tout autant besoin d’enseignants, de médecins, de juristes, d’économistes, d’agronomes que d’ingénieurs et de techniciens. Le décrochage scolaire, le manque de protection sociale et des infrastructures routières, constituent, entre autres, des freins au développement.
Esprit de tolérance
Sur le plan politique, il convient de noter, a poursuivi le conférencier, que ce qui a permis un dénouement heureux de la Conférence des Forces vives de février 1990 réside dans l’esprit de tolérance, d’acceptation de l’autre, du respect de la différence, de la transcendance des considérations régionales, ethniques et tribales. «Mais aujourd’hui, les apports de la Conférence nationale au niveau politique semblent être remis en cause par la montée du régionalisme sur fond de clientélisme politique, par les atteintes diversifiées aux libertés d’expression et de manifestation. », a souligné Me Jacques Migan qui a précisé que face à la grande fragmentation du paysage politique, qu'on assiste à un appauvrissement aigu de la liberté d’expression.
De plus, dans l’arène politique, la qualité du débat politique a fortement baissé, a fait remarquer l’avocat, concluant que les libertés de manifestation, symboles de vitalité de la démocratie ont pris de sérieux coups entamant ainsi sérieusement la bonne santé du "bébé" qui a vu le jour en février 1990.
Par rapport au respect du calendrier électoral, «N’eût été la récente décision de la Cour constitutionnelle, nous ne serions pas plus avancés sur l’organisation des élections. Or le non respect des délais constitutionnels prévus pour l’organisation d’une élection est un frein au développement de la pensée politique et ouvre la voie à la dictature », déduit-il.
Pour Me Jacques Migan, face à toutes ces dérives qui menacent à terme les acquis de notre jeune démocratie, il faut une réelle volonté politique tendant à mettre en œuvre le cadre institutionnel et législatif moderne dont nous disposons.
Une analyse à laquelle adhèrent l’abbé Efoé-Julien Penoukou, l’aumônier national et Mgr Antoine Ganyé, archevêque de Cotonou.
Pour l’abbé, tous les citoyens doivent travailler pour que l’esprit de la Conférence nationale, un don de Dieu prévale quoi qu’il en soit.
Mgr Antoine Ganyé a quant à lui, souhaité que tout le monde ne soit pas pessimiste, car il y a eu un certain éveil de conscience sur le plan politique. «Il faut qu’il y ait plus de dialogue et que la démocratie nous apporte plus d’oxygène sous le leadership des dirigeants d’aujourd’hui et de demain », exhorte-t-il
Actualités 02 mars 2015