La Nation Bénin...
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La CENA aurait opposé une fin de non recevoir à la démission de Christine Ouinsavi de la liste FCBE dans la 22e circonscription électorale et à sa demande de retrait de son dossier de candidature. Elle n’a pas accepté son débarquement de la tête de liste au profit de Jean-Michel Abimbola qu’elle devra suppléer dorénavant. Par contre Moussou Monhossou, un autre démissionnaire de la liste FCBE pour les mêmes raisons de mauvais positionnement que Christine Ouinsavi, a vu la CENA accéder à sa doléance.
La liste Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) continue d’enregistrer des démissions. Vendredi 27 février dernier, elle a connu la démission de la candidate Christine Ouinsavi. Celle-ci a signifié par exploit d’huissier au président de la Commission électorale nationale autonome (CENA), son retrait de la liste FCBE dans la 22è circonscription électorale qui regroupe les communes de Kétou et de Pobè. L’ancienne ministre du Commerce du président Boni Yayi dit avoir pris cette décision, suite à son constat que la liste FCBE préalablement déposée à la CENA a été modifiée. Sur cette première liste, elle aurait été positionnée comme tête de liste conformément aux échanges qu’elle a eus au téléphone avec le chef de l’Etat qui l’aurait contrainte avec insistance, à abandonner sa formation politique pour aller à ces élections sous la bannière FCBE. Grande a été la stupéfaction de Christine Ouinsavi de constater que cette première liste déposée à la CENA par les FCBE le mardi 24 février, a subi des modifications.
Lesquelles n’ont pas épargné la 22è circonscription électorale. Positionnée tête de liste, elle dit avoir été débarquée au profit de l’actuel ministre de la Culture, Jean Michel Abimbola qu’elle supplée. Christine Ouinsavi dénonce une stigmatisation de la gent féminine par le chef de l’Etat qui a toujours chanté la promotion de la femme comme son cheval de bataille. Elle refuse de croire que le chef de l’Etat ait cédé aux menaces de certains militants FCBE de la 22è circonscription électorale qui, à travers une marche à Kétou le jeudi 26 février dernier, ont protesté contre son positionnement comme tête de liste. "C'est le chef de l’État qui a insisté pour me mettre sur la liste FCBE alors que j'allais partir aux élections avec ma formation politique. J'ai accepté malgré moi. Je constate qu'on veut m'empêcher d'être candidate", a-t-elle déclaré toute horrifiée à la presse.
Très froissée, Christine Ouinsavi s’était rendue samedi dernier à la CENA pour retirer son dossier de candidature et se positionner sur une autre liste. Mais l’institution en charge de la gestion des élections législatives lui a opposé une fin de non recevoir. La CENA a refusé de lui remettre le dossier de candidature. Le représentant des FCBE qui a déposé ladite liste, l’honorable Bida Nouhoum Youssoufou aurait demandé au président de la CENA de ne pas lui remettre le dossier. Par contre le candidat Monhossou Moussou n’a pas connu les mêmes déboires que Christine Ouinsavi. Positionné troisième sur la liste FCBE dans la 12è circonscription électorale, il a vu sa démission validée par la CENA. Et n'a pas tardé à se trouver un nouveau point de chute : la liste Union pour le Bénin (UB) sur laquelle il a réussi à se faire positionner tête de liste.
Ce que prévoit le Code électoral
Par rapport au contentieux entre Christine Ouinsavi et la CENA, le Code électoral est clair. En son article 383 alinéa 1, il prévoit qu’aucun retrait de candidature n’est admis après la délivrance du récépissé définitif par le président de la CENA. Laquelle délivrance intervient après versement du cautionnement de 8, 3 millions FCFA à raison de 100 000 FCFA par candidat titulaire et par liste en lice. Ce qui appelle à une question. Est-ce que la CENA a déjà délivré le récépissé définitif au représentant de la liste FCBE ? Toutes nos tentatives pour joindre à cet effet le président de la CENA, Emmanuel Tiando et l’honorable Bida Nouhoum Youssoufou qui a déposé la liste FCBE à la CENA, ont été infructueuses. Sinon à l’aune de la loi électorale, si ce récépissé définitif n’a pas encore été délivré, le président de la CENA n’a aucun droit de refuser le retrait de la candidate Christine Ouinsavi de la liste aux élections législatives d’avril prochain. L’ancienne ministre a la possibilité de saisir la Cour constitutionnelle pour entendre raison. Juge du contentieux des élections législatives, la Haute juridiction pourra clarifier les choses et trancher ce litige.
Th. C. N.

La mairie de Zogbodomey a un contentieux avec la société chinoise chargée de l’exécution des travaux de la route Akassato-Bohicon.
En effet, à la page 22 du contrat que l’entreprise chinoise a signé, il est mentionné en français et en chinois que « …les redevances d’exploitation de carrières aux communes et de passage sur les postes de péage pesage seront payées par l’exécutant…. ». En clair, ce dernier doit payer des frais par camion sur l’exploitation des carrières de sable. Mais aujourd’hui, l’entreprise chinoise en question ne semble pas avoir cette compréhension de cette partie du contrat.
Après l’échec d’une rencontre avec le préfet des départements du Zou et des Collines qui avait intimé l’ordre au maire David Zinsou Towèdjè d’arrêter de percevoir ces taxes qui avoisineraient aujourd’hui 58 millions F CFA, c’est le ministre en charge de la Décentralisation qui menace à son tour de suspendre le FADeC à la Commune de Zogbodomey si le maire ne fermait pas les yeux sur cette clause du contrat pour laisser travailler l’entreprise chinoise.
Confus, le maire David Zinsou Towèdjè se demande comment est-ce que sa commune va refaire ses pistes après les travaux sans ces taxes de développement local.
Or, dans des communes sœurs, ces taxes sont bel et bien perçues à raison de 7000 F CFA par camion.
Un tour à Zogbodomey et on constate avec stupéfaction que toutes les pistes rurales sont aujourd’hui dégradées du fait des camions en mouvement permanent vers les carrières.
Accident de l’ancien ministre Benoît Dègla : les conclusions de l’enquête !
L’enquête sur l'accident du véhicule 4X4 de l’ancien ministre de l’Intérieur, Benoît Assouan Dègla intervenu samedi 31 janvier dernier à Dan, sur l’axe routier Bohicon-Dassa est désormais bouclée. De sources proches de la commission d’enquête, on apprend que l’accident serait dû à un dépassement défectueux en troisième position de la part du nommé Honoré Détongnon, conducteur du véhicule Toyota Iforce immatriculé AX 6145 RB à bord duquel se trouvait aussi Benoît Dègla. Puis, par manque de maîtrise aussi de la part conducteur du camion citerne bouille immatriculé E 91239 RB.
Selon les enquêteurs, l’accident est survenu quand le conducteur du véhicule Toyota qui a quitté Cotonou en direction de Savè à vive allure, s'est heurté au camion à la hauteur du village Agbohoutogon.
A ce niveau, la montée ne favorisant pas une vue lointaine, il a tenté de négocier un dépassement en troisième position mais a été surpris par le camion citerne venant en sens inverse aussi à une vive allure. Toutes les tentatives pour éviter le choc frontal ont été vaines. Et le drame arriva, bilan: un mort et deux blessés graves. L’autre occupant du véhicule qui a eu plus de chance que les trois autres, c'est dame Thérèse Adandé âgée de 35 ans et conseiller technique à la Promotion emploi-Femmes au ministère en charge de l’Emploi, des Jeunes et des femmes. Cette dernière n'aurait souffert que de douleurs lombaires.
En ce qui concerne les dégâts matériels, outre les deux véhicules calcinés, deux armes de guerre ont été consumées. Il s'agit d’un AKM plus un chargeur garni de trente cartouches calibre 7,62 mm et un pistolet automatique appelé PA Glock 19 et un chargeur garni de dix cartouches calibre 9 mm.

Les lauréats des différents concours organisés dans le cadre de l’édition 2015 du festival du printemps chinois, le «happy chinese new year» ont reçu samedi dernier, suite à la délibération faite par les membres du jury, des attestations de participation, des enveloppes financières ainsi que des prix, suivant les efforts fournis par chacun d’eux au cours des compétitions.
«J’aime le style chinois». C’est le thème proposé cette année aux impétrants dans les différentes catégories en compétition pour les concours du Happy chinese new year 2015. En dessin, collage, illustration, peinture, compositions en langue française et chinoise…
les élèves des établissements d’enseignement secondaire de la ville de Cotonou et de ses environs y sont allés de leur génie, pour soumettre aux membres du jury présidé par Leatitia Faladé, diverses œuvres et réalisations. Très inspirés par le style chinois, ils ont produit des œuvres qui laissent admiratif. Entre découverte, fascination et appréciation, le public qui a effectué le déplacement au centre culturel chinois dans la soirée du samedi dernier pour être témoin de la soirée de délibération s’est rendu à l’évidence que l’invasion chinoise, du moins l’attrait chinois continue de faire parler de lui.
Le bon quotidien, j’aime le style vestimentaire chinois, j’aime la beauté chinoise, l’opéra des opéras, les arts martiaux chinois… Ce sont là, quelques titres des œuvres primées, lesquelles rendent clairement compte d’ailleurs de l’attrait des compétiteurs pour la culture de ce pays que certains parmi eux seront invités à visiter sous peu.
Aux termes des délibérations, dans la catégorie Illustration, c’est Ambroise Camekpo qui s’est imposé avec 18 points pour son œuvre «vivre à la chinoise», suivi de Névias Codjia, 16 points. Les prix d’encouragement dans cette catégorie sont allés à Boris Lokossou et Badja Nouhoum.
Dans la catégorie peinture, Marie Whilelmine Hounfodji a pris le dessus sur les autres candidats, il est suivi de Guy Typamm et de Honorine Hounga. Marius Gandaho et Geoffroy Agbodja ont eu des lots d’encouragement dans cette catégorie. Au niveau de la composition en langue française, Kévine Houéssou s’est imposée suivi de Odilon Dangbénon et Nadia Gnaho. Au niveau du collage, Arold Ahéhéhinnou est le meilleur et en phonétique, Saturnin Assogba s’est imposé. Chacun des lauréats, en plus de l’attestation de participation a eu droit, suivant sa catégorie, à une médaille (or, argent, bronze). Des enveloppes financières sont allées aux meilleurs et les lauréats n’ont pas caché leur joie de se voir ainsi distingués. Joie également du côté du représentant du ministre en charge de la culture, Jules Agani pour qui le Bénin est fier d’avoir les chinois comme partenaire.
Culture 02 mars 2015

«L’amour pour tous, la haine pour personne», tel est le message que la communauté Jama’at islamique Ahmadiyya entend passer à travers une exposition du saint-coran traduit en 60 langues et des ouvrages divers sur la religion musulmane, qui se tient à Parakou. Le vernissage a lieu samedi 28 février dernier à la place Bio Guéra.
Le Coran en français, anglais, russe, espagnol, perse, dioula, japonais, igbo, grec, tchèque…, des livrets de prières quotidiennes et occasionnelles, de versets coraniques, des ouvrages sur «La vie du prophète Muhammad», «Les dix conditions de la Bai’ah et les responsabilités d’Ahmadi», «La véritable histoire de Jésus», «La philosophie des enseignements de l’islam», «Le gouvernement britannique et le djihad», etc. Ce sont quelques documents disponibles sur les stands de l’exposition «Saint Coran en 60 langues et littérature islamique» qui se tient du 28 février au 4 mars prochain à Parakou.
Le but visé, à en croire le président de la Jama'at islamique Ahmadiyya du Bénin, Ahmad Rana Farooq, est d’aider les musulmans à approfondir leurs connaissances sur l’islam afin de mieux le pratiquer et les non musulmans à découvrir les valeurs prônées à travers cette religion que sont : la paix, l’amour, la soumission à la volonté de Dieu, la tolérance interreligieuse. Il sera appuyé par le président de la Jama’at islamique Ahmadiyya de Parakou, El hadj Ibrahim Hamza Ognibo qui indique que l’exposition parle de la grandeur de Dieu et de la nécessité de sa crainte par les hommes en vue du salut. Elle se tient dans un contexte où l’islam traverse une turbulence née de la mauvaise compréhension de certaines personnes, souligne-t-il, allusion faite à la secte Boko Haram qui sévit dans le Nord du Nigeria et du Cameroun et au Sud du Niger.
Les hommes passent mais les paroles de Dieu contenues dans les documents resteront, insiste-t-il.
Le préfet du Borgou-Alibori, Salamatou Kora Ponou, se réjouit de cette vulgarisation du saint-coran en cette période pré-électorale où les uns et les autres doivent cultiver davantage l’amour du prochain, l’amour de la patrie et l’amour du travail bien fait. «L’islam, c’est l’amour, c’est la paix, c’est le développement», affirme la musulmane pratiquante, en invitant le public de Parakou et de ses environs à effectuer le déplacement de la place Bio Guera pour mieux s’informer sur cette religion et ses valeurs. Malheureusement, aucun des livres exposés n’est écrit dans les langues locales.

La communauté vénézuélienne résidant au Bénin s’est retrouvée vendredi 27 février dernier autour de l’ambassadeur de la République bolivarienne du Venezuela près le Bénin, Aléjandro Correa, pour célébrer la Journée internationale de la solidarité avec leur pays.
Il y a quelques mois, la République bolivarienne du Venezuéla a connu des mouvements de protestation.
Depuis 2014, le président de ce pays avait dénoncé une conspiration de la droite vénézuélienne et des agents étrangers pour renverser le gouvernement démocratiquement constitué.
Au cours de la célébration de la Journée internationale de solidarité organisée vendredi dernier, les hôtes des diplomates vénézuéliens en poste à Cotonou ont eu droit à la diffusion d’un message dans lequel le président vénézuélien, Nicolas Maduro, affirme que les attaques violentes contre son pays proviennent des secteurs de l’extrême droite avec pour objectif de déstabiliser la démocratie pour imposer leur point de vue à la volonté populaire.
Aussi, a-t-il indiqué qu’un plan dénommé « La sortie » a été élaboré et appelait à des manifestations prétendument pacifiques.
Ce plan de déstabilisation appuyé par des secteurs de la droite vénézuélienne, vise, selon Nicolas Maduro, à conduire à des actions violentes et dévastatrices déclenchées le 12 février 2014. Le bilan de l’action a été de quarante-trois morts et des centaines de blessés et des dégâts incalculables du patrimoine public du pays.
Le gouvernement vénézuélien a estimé que les évènements violents provoqués par ces secteurs de l’Opposition ont été déformés par le biais des médias nationaux et internationaux qui les comparaient à des manifestations pacifiques réprimées.
Dans un document distribué aux hôtes de l’ambassadeur du Venezuela près le Bénin, les Etats-Unis ont été accusés de discréditer publiquement les politiques mis en place par l’Etat vénézuélien pour affronter la crise engendrée par le secteur de l’extrême droite.
Dans cette épreuve, le Venezuela a reçu le soutien de la communauté des Etats d’Amérique latine et des Caraïbes qui, dans un communiqué sur les actions unilatérales contre le Venezuela ont réitéré leur rejet à l’application des mesures coercitives unilatérales qui ne sont pas conformes au droit international. Ils ont également réaffirmé leur préoccupation pour l’adoption d’une loi par le gouvernement des Etats-Unis qui font appliquer des sanctions unilatérales contre les représentants du gouvernement du Venezuela.
Les peuples et les gouvernements de l’Alliance bolivarienne pour les peuples de l’Amérique- Traité de commerce du peuple (Alba-TCP) ont eux aussi apporté leur soutien au peuple vénézuélien.
L’ambassadeur de la République bolivarienne du Venezuela près le Bénin, Alejandro Correa, a rappelé que son pays connaît l’importance de l’Afrique et souhaite que les pays africains continuent de soutenir son pays. Il a affirmé que les œuvres entreprises par le gouvernement de son pays dans le cadre du renforcement de la coopération avec le Bénin seront renforcées.

Le Syndicat libre des travailleurs de la Société du développement du Coton (SYLTRA-SODECO) est monté au créneau, vendredi 27 février dernier, pour dénoncer la gestion faite par le gouvernement des usines de cette société. Au détour d’une conférence de presse à la Bourse du travail, le secrétaire général dudit syndicat, Idrissou Bouraïma, a dressé une liste d’actes posés par le gouvernement et qui, à terme, risque de faire disparaître la société. Il avait à ses côtés le secrétaire général de la Confédération des syndicats autonomes du Bénin (CSA-Bénin) Dieudonné Lokossou.
La réquisition des usines de la SODECO et de son personnel suivie de la nomination par le gouvernement d’un coordonnateur en la personne du directeur général de la Société nationale pour la promotion agricole (SONAPRA) Idrissou Bako ne finit pas de faire des vagues dans le rang des travailleurs. Cette situation, selon le SYLTRA-SODECO est à la base du fait qu’une partie du personnel se retrouve sous-employée et privée de ressources financières. Au nombre des griefs portés à l’encontre de la SONAPRA et donc du gouvernement, la réquisition de ses usines et de son personnel, le point des dépenses d’exploitation des usines conformément aux dispositions contenues dans le décret N°2014-003 du 10 janvier 2014, le remboursement des dettes depuis la campagne 2012-2013 à ce jour, la décision de faire égrener le coton béninois dans les pays de la sous-région. Pour le secrétaire régional zone sud Vladimir Guèdègbé, cette décision va engendrer de graves conséquences sur l’économie nationale mais également sur la situation des travailleurs des sociétés d’égrenage de coton en général et de la SODECO en particulier.
Par cette sortie médiatique, le SYLTRA-SODECO voudrait rappeler au chef de l’Etat que 90% des travailleurs risquent de perdre leur emploi du fait de la réquisition et du non-paiement à temps des frais de prestation d’égrenage. Aussi, voudraient-ils prendre l’opinion nationale et internationale à témoin des situations dommageables créées à la SODECO et à ses travailleurs par le directeur général de la SONAPRA, Idrissou Bako.
Dans cette lutte, le SYLTRA-SODECO a reçu le soutien du secrétaire général de la CSA-Bénin Dieudonné Lokossou qui, au regard de la dégradation de la situation sociale de la SODECO depuis la réquisition de ses usines par le gouvernement, interpelle le chef de l’Etat afin que cette anomalie soit corrigée. Pour lui, la réquisition n’est pas éternelle. Elle prendra fin tôt ou tard. Pour cela, il invite le chef de l’Etat à demander des comptes au DG/SONAPRA. Il menace d’entrer dans la danse si Idrissou Bako ne clarifie pas la situation.
Deux poids, deux mesures
Créée le 15 octobre 2008, la SODECO est une société anonyme avec un Conseil d’administration au capital de 34 milliards de francs CFA. Elle est une société d’économie mixte née de la privatisation de l’outil industriel de la SONAPRA. Ayant pour objet l’égrenage et la commercialisation du coton, elle dispose de 10 usines réparties sur l’ensemble du territoire. Mais au cours de la campagne 2013-2014, le gouvernement par les décrets N°2014-003 et N°2014-004 du 10 janvier 2014, a pris la décision de réquisitionner l’ensemble des usines de la SODECO et de son personnel et la nomination du DG/SONAPRA comme coordonnateur desdites usines.
Cette situation a entraîné, selon le SYLTRA-SODECO, une scission de la société dans la mesure où le personnel des usines réquisitionnées se retrouve sous la coupole du coordonnateur désigné par le gouvernement, pendant que le personnel de la direction générale devient sous employé et privé de ressources financières. Par ailleurs, l’article 4 du décret N°2014-003 stipule que la SONAPRA doit verser une somme de soixante mille francs (60 000f) CFA par tonne de coton égrené. Ce qui selon le SYLTRA-SODECO n’a jamais été fait.
Société 02 mars 2015

L’organisation non gouvernementale «Bradley Education and Health» a lancé vendredi 27 février dernier au palais des Congrès de Cotonou, un système d’accompagnement, de suivi et de contrôle de tout apprenant via les Nouvelles technologies de l’information et de la communication désormais appelé TIC Scolaire. C’était devant des parents d’élèves, des promoteurs et responsables d’établissements scolaires et secondaires de même que les partenaires qui accompagnent le projet.
Les parents d’élèves n’ont plus de souci à se faire pour le suivi, le contrôle et l’accompagnement de leurs enfants dans les établissements scolaires. L’ONG Bradley Education and Health met désormais à leur disposition un système à cet effet. TIC Scolaire véhicule toutes les informations à l'endroit de leurs enfants partout et en temps réel à partir de leur téléphone portable.
En effet, pour participer à la bonne formation des citoyens de demain et permettre au Bénin de répondre positivement et efficacement aux défis de développement, l’ONG Bradley a créé «TIC Scolaire». A la cérémonie de lancement de ce nouveau concept, vendredi dernier, le président de cette ONG Ruffino Akli, a expliqué qu’il s’agit d’une initiative qui s’appuie sur les Technologies de l’information et de la communication pour accompagner les apprenants, les parents et les promoteurs d’établissements d’enseignements, le long, périlleux et difficile processus d’éducation. Et chaque acteur de cette chaîne, selon lui, y occupe une place de choix.
Pour Ruffino Akli, c’est l’engagement de chacun à contribuer efficacement à la production du matériau humain dont a besoin le Bénin pour sa construction et son développement qui fera concrétiser l’ambition de l’ONG Bradley Education and Health qu’il souhaite fortement partager avec tous.
Les avantages
Avec le programme TIC Scolaire, la souscription d’un apprenant lui garantit une couverture sanitaire intra et extra école sur une période d’un an par une assurance scolaire spéciale conçue dans un partenariat par l’Africaine des assurances, a rassuré le représentant de cette compagnie, Raoul Montéiro. Ainsi, chaque bénéficiaire disposera aussi d’une carte scolaire moderne qui contiendra en plus de son identité et de sa photo, toutes ses informations sanitaires.
TIC Scolaire, ajoute le président de Bradley, c’est aussi des bourses d’études octroyées aux bacheliers à des conditions préférentielles pour étudier dans des universités prestigieuses d’ici et d’ailleurs. A ces avantages s’ajoutent avant et surtout des primes scolaires pour motiver les apprenants méritants à plusieurs niveaux du cursus scolaire.
Pour réussir sa mission, en amont, l’ONG Bradley promet dans le cadre du projet de doter chaque institution scolaire membre du réseau, d’un kit composé d’un micro ordinateur, d’une webcam, d’une connexion internet illimitée, de deux téléphones avec Sim Moov et de crédits SMS. Les deux téléphones serviront au plan national à mettre en synergie les promoteurs d’établissements scolaires et universitaires, la Fédération nationale des Associations de parents d’élèves et étudiants du Bénin par corporate afin de leur faciliter la communication.
Pour offrir toutes les chances de réussite aux apprenants, l’ONG propose également sur la base d’une pratique sportive saine, de les conditionner à disposer d’un esprit sain dans un corps sain. C’est pourquoi les responsables de l’ONG se sont appropriés le «Kids Athlétics» qui est un concept créé et mis en place par les experts de la Fédération internationale des Associations d’Athlétisme (IAAF). Avec ce concept, c’est le volet Health de l’ONG qui est développé. Dans ce cadre Ruffino Akli et ses collaborateurs promettent de doter chaque établissement d’enseignement de leur réseau d’un kit composé d’équipements indispensables à la pratique d’un sport sain et non dangereux pour l’enfant.
Cette initiative de l’ONG Bradley a été saluée par les différents partenaires dont en tête le parrain de l’événement Lambert Gbossa, directeur général de Eurafrik, le Patronat des promoteurs d'établissements privés du Bénin, Moov Bénin, l’Africaine des assurances et la Direction nationale de l’enseignement catholique qui ont promis de l’accompagner pour sa réussite et sa pérennisation.

Les membres de la Commission électorale nationale autonome (CENA) se sont entretenus hier jeudi 26 février, avec les partenaires techniques et financiers pour solliciter leur accompagnement dans l’organisation des élections législatives et municipales. La rencontre qui a connu la présence effective des principaux bailleurs de fonds du Bénin a eu pour cadre la salle de conférence de la CENA.
Le président de la CENA, Emmanuel Tiando fait le point des préparatifs des élections législatives, municipales, communales et locales aux partenaires techniques et financiers du Bénin. Au cours d’une rencontre tenue avec eux hier, il leur a aussi fait part des défis et contraintes majeures qui s’imposent à l’institution dans sa mission. A la sortie de ladite séance qui a eu lieu à huis clos, les partenaires techniques et financiers ont fait observer que la démarche est à saluer mais qu’elle intervient un peu tardivement par rapport à la date des opérations de vote.
A en croire la vice-présidente de la CENA, Geneviève Boco Nadjo, la séance de travail s’inscrit dans la démarche inclusive de l'institution. Soulignant la nécessité que les partenaires techniques et financiers accompagnent la CENA, elle a rappelé que l’institution a besoin d’appuis de plusieurs ordres.
Premièrement pour renforcer les capacités des spécialistes des systèmes électoraux, de la logistique et de l’approvisionnement. Outre cet appui, elle a ajouté le besoin en expertise en matière technologique et le besoin en matériels et équipements ainsi que la sensibilisation, l’éducation civique et la mobilisation des électeurs afin d’organiser dans les conditions requises les deux échéances électorales de l’année 2015.
Aux partenaires techniques et financiers, les commissaires de la CENA ont expliqué que les deux élections sont à organiser dans un intervalle très serré et l’expérimentation pour la première fois du code électoral comportant d’importantes innovations introduites dans le système électoral font de la mission de la CENA une mission cruciale pour la paix et la stabilité du Bénin.
En dépit des observations faites par les partenaires, les commissaires de la CENA, par la voix de Geneviève Boco Nadjo gardent espoir en attendant des réactions favorables pour les accompagner dans l’organisation des élections législatives et municipales, communales et locales.
Créée en novembre 2013, la CENA est l’organe permanent dont les membres sont désignés pour sept ans. L’institution prépare, organise, assure le suivi du déroulement des opérations de vote et centralise des résultats et publie les grandes tendances des résultats provisoires. La CENA a aussi pour rôle d’informer les citoyens sur le contenu du code électoral.
Actualités 27 févr. 2015

Le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun s’est entretenu avec une délégation de quatre ambassadeurs béninois nouvellement promus et en partance pour rejoindre leurs postes respectifs à l’étranger. C’était hier jeudi 26 février, au siège de l’institution à Porto-Novo.
Récemment nommés en Conseil des ministres, Bio Toro Orou Guiwa, ambassadeur du Bénin près le Maroc, Mèmouna Kora Zaki Léadi, ambassadeur du Bénin près le Niger, Eusèbe Agbangla, ambassadeur du Bénin près le Royaume du Danemark et Chabi Imorou Azizou, ambassadeur du Bénin près l’Iran, s’envolent bientôt pour rejoindre leurs postes respectifs. Comme il est de tradition, ils font le tour des présidents d’institutions de la République pour recevoir leurs conseils pour la réussite de la mission à eux assignée par le gouvernement.
Les quatre ambassadeurs étaient hier jeudi 26 février en audience chez médiateur de la République. Ils sont allés partager avec Joseph Gnonlonfoun, leurs priorités respectives, une fois à leurs nouveaux postes à l’étranger et recevoir de lui ses conseils avisés.
Selon le porte-parole de la délégation au terme de l’audience, Mèmouna Kora Zaki Léadi, l’entretien leur a été très bénéfique. La délégation a pu bénéficier du médiateur de la République, par ailleurs, ancien ministre de la Justice et ancien membre de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), de ses expériences et conseils d’aîné. Lesquels ils comptent mettre en pratique pour pouvoir relever les défis qui attendent chacun d’eux en poste. Joseph Gnonlonfoun leur a conseillé de créer des cellules pour travailler en synergie.
Mèmouna Kora Zaki Léadi dit avoir, par ailleurs, échangé avec leur hôte sur les problèmes de bonne gouvernance.
A ce sujet, le porte-parole confie que le médiateur de la République leur a demandé de faire preuve de bonne gestion tout au long de leur mission diplomatique. Toutes choses qui ne feront que rayonner l’image de marque du Bénin auprès de ces pays respectifs. Principalement au Niger, Mèmouna Kora Zaki Léadi inscrit comme priorité des priorités le renforcement des relations économiques, culturelles que le Bénin entretient avec ce pays voisin. Elle compte initier dans ce cadre des foires bénino-nigériennes pour vanter les richesses économiques et culturelles des deux pays. Un peu comme ce qui se fait déjà avec l’Iran où une foire commerciale est organisée chaque année au Bénin, soutient l’ambassadeur du Bénin près le Niger et porte-parole de la délégation de diplomates.
Mèmouna Kora Zaki Léadi dit avoir été principalement instruite par Joseph Gnonlonfoun pour aller rencontrer le médiateur de la République du Niger pour fouetter les relations d’amitié et de travail entre leurs deux institutions.

Les militants de l’alliance Force cauris pour un Bénin émergent (FCBE) des communes de Pobè et de Kétou sont fâchés. Ils étaient dans la rue hier jeudi 26 février à Kétou. Ils ont marché contre le positionnement de l’ancien ministre Christine Ouinsavi comme tête de liste FCBE dans la 22e circonscription électorale regroupant les deux communes. La marche est partie de la Place Centenaire jusqu’au Palais royal de Kétou où les manifestants par la voix de leur porte-parole, Blaise Olofindji ont lu leur motion de protestation.
Ils réclament le positionnement du ministre en charge de la Culture, Jean Michel Abimbola pour conduire la liste FCBE dans cette circonscription électorale comme c’était le cas en 2011. Ils refusent de subir l’humiliation qu’on veut leur faire en positionnant sur la liste FCBE Jean Michel Abimbola, suppléant de Christine Ouinsavi. «Tout sauf ça », dénonce les militants FCBE qui exigent la correction de la liste avant qu’il ne soit trop tard. Sinon, ils menacent de basculer dans l’Opposition.
Recevant leur motion, le roi de Kétou a calmé les manifestants. Il dit avoir pris bonne note de leurs récriminations. Le roi de Kétou a promis d’échanger avec qui de droit pour voir si quelque chose peut être fait pour que le tir soit corrigé.
Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau