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Nouvelles

Partenariat entre la FAO et la PNOPPA Bénin:Ensemble pour rendre l’agriculture béninoise performante et rentable

Explorer les possibilités de coopération entre l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) et la Plate-forme nationale des Organisations paysannes et de Producteurs agricoles du Bénin (PNOPPA Bénin), afin d’aboutir à la signature d’un mémorandum d’entente dans le but ultime de rendre l’agriculture béninoise performante et rémunératrice pour ses acteurs. C’est l’objectif de l’atelier organisé vendredi 20 février dernier dans les locaux de la FAO à Cotonou.

La PNOPPA Bénin, créée en 2006 sous l’impulsion du Réseau des Organisations paysannes et de Producteurs agricoles de l’Afrique de l’Ouest (ROPPA), est constituée des organisations paysannes et professionnelles agricoles du Bénin. Elle est un cadre d’échanges, d’actions et de partage d’expériences entre organisations paysannes agricoles, en vue de la promotion du monde rural. En cela, elle intéresse la FAO dont la vision est de créer un monde libéré de la faim et de la malnutrition sous toutes ses formes.

Et qui, au Bénin, se focalise sur les domaines dans lesquels elle dispose d’avantages comparatifs avérés, notamment la coopération technique, le transfert de connaissances, les conseils en politiques et stratégies agricoles et leur évaluation, le renforcement de capacités institutionnelles et organisationnelles, le développement de partenariats, les interventions d’urgence et, plus généralement, l’appui à la mobilisation de ressources financières. C’est donc en raison de leur intérêt commun pour le bien-être du monde agricole que ces deux organisations (FAO et PNOPPA) ont décidé de conjuguer leurs efforts dans le cadre du partenariat qu’elles entendent sceller. Préalablement, elles auront appris à mieux se connaître, chacune devant présenter à l’autre ce qu’elle fait, pour faciliter la définition des bases d’un partenariat durable au profit du monde agricole. Il s’agissait précisément pour la PNOPPA de décliner sa vision, sa mission, ses services aux organisations membres, ses partenaires et perspectives. Ce qui permettra d’inventorier les opportunités de partenariat entre elle et la FAO.

La PNOPPA, une expérience certaine

Justifiant d’ailleurs l’intérêt de son organisation pour la PNOPPA, le Représentant-résident de la FAO, Tiémoko Yo, fait observer qu’elle regroupe en son sein de nombreuses organisations agricoles nationales et constitue, de ce fait, une organisation importante et crédible avec laquelle la FAO doit absolument collaborer si elle veut que son travail ait plus d’impact.

Ce d’autant que, se persuade-t-il, la PNOPPA est mieux placée pour traduire et transmettre les besoins des producteurs agricoles, en jouant particulièrement le rôle d’inspirateurs et de prescripteurs des actions et des projets de développement agricole, du fait de la légitimité que lui procure son expérience dans le domaine. Mieux, Tiémoko Yo relève que la PNOPPA est une organisation bien structurée, qui dispose de capacités de mobilisation et d’exécution et qui, par conséquent, pourrait être bien utile à la FAO dans la mise en œuvre de ses projets.

D’ores et déjà, il suggère que le partenariat à définir permette aux deux organisations non seulement de travailler davantage ensemble, mais aussi de joindre leurs voix pour le plaidoyer en faveur d’un investissement accru dans l’agriculture. Ayant décidé d’être proche des populations pour mieux les servir, la FAO a décidé de placer l’approche participative au centre de ses méthodes et du partenariat à nouer, signale Tiémoko Yo, confiant en l’expérience appréciable de la PNOPPA dont l’initiative des Universités paysannes en association avec le ROPPA, en est une illustration éloquente.
Tant de compliments ne laissent pas indifférent Léopold Lokossou, président de la PNOPPA, qui salue le soutien traditionnel de la FAO aux organisations paysannes.

La libéralisation croissante des marchés dans les pays du Sud avec l’abandon des politiques de soutien à l’agriculture, aggravée par les subventions aux agriculteurs capitalistes du Nord, nuisent aux agricultures paysannes du fait d’une concurrence exagérée ; ce qui rend plus vulnérables les familles paysannes du Sud, et affecte le droit des pays à assurer leur souveraineté alimentaire.

Aussi, dans un tel contexte, l’organisation des producteurs apparaît-il comme le seul moyen d'implication des paysans dans les filières agricoles et agroalimentaires, croit Léopold Lokossou. Et la création de la PNOPPA répond à la logique de mettre en place une organisation représentative des paysans, assure-t-il, déterminée à mettre le partenariat à venir au service de l’agriculture et des producteurs, et précisément des exploitations familiales qui, à son avis, ont la capacité de nourrir le peuple béninois.

Elle se veut, en tout cas, un outil de représentativité du monde paysan et de défense de ses intérêts, par la négociation de politiques plus favorables aux exploitations familiales agricoles et à la sécurité alimentaire et nutritionnelle, promet-il.

Société 23 févr. 2015


Soirée politique à la Fondation Friedrich Ebert:Des attentes exprimées en direction de la 7e législature

Les panélistes de la sixième soirée politique organisée par la Fondation Friedrich Ebert (FES) à son siège, vendredi 20 février dernier, se sont évertués à retracer le profil du député modèle, gage d’un Parlement au service du peuple béninois. Même si les arguments s’entrechoquaient, le souci de préservation des acquis démocratiques est resté constant dans les propos des débateurs et de la brochette d’invités composés de constitutionnalistes, politologues, universitaires et bien d’autres.

«Quel Parlement pour préserver les acquis démocratiques au Bénin », c’est le thème de la soirée politique organisée, vendredi dernier, par la Fondation Friedrich Ebert à son siège. La sixième du genre, cette séance a mis au prise Amissétou Affo Djobo de l’Opposition, le député Nouhoum Bida de la Mouvance, le journaliste et analyste politique, Wilfried Léandre Houngbédji et Elfried Dossavi-Messy de la Société civile.
Avant d’ouvrir le débat, le Représentant résident au Bénin de la FES, Constantin Grund a fait constater que la 6e législature qui s’achève a été marquée par deux temps forts : une période où tout observateur avait du mal à établir une démarcation nette entre l’Exécutif et le Législatif et une autre caractérisée par une recomposition des forces politiques au sein du Parlement.

«Ce qui a renforcé le Parlement dans son rôle de contrôle de l’action gouvernementale», a souligné Constantin Grund, pour qui, en cette veille d’élection, il est important d’aspirer à une 7e législature au service du peuple.
Au sujet des prestations du Parlement actuel comparativement à la première législature, trois panélistes pensent que la qualité s’est liquéfiée quoique la première législature ait bénéficié de l’aura de nouveauté dans un Bénin nouvellement démocratique. La disparition des symboles de la démocratie en est une autre cause, selon les débateurs. L’honorable Nouhoum Bida apporte une nuance pour soutenir qu’on peut avoir de mauvais députés mais un bon Parlement. Il argumente sa position sur la base du nombre d’accords de ratifications et de lois votés par la 6e législature à laquelle il appartient. Mieux, il soulignera que le député a un cabinet qui l’aide à accomplir sa mission.

Et pour cela, il ne saurait faillir aussi grossièrement. Toute chose récusée par les autres panélistes qui croient savoir que la pertinence des lois et l’opportunité des accords de ratification doivent être de mise dans le rôle du législateur. L’ancienne député, Amissétou Affo Djobo révèlera que la forme actuelle du cabinet d’un député béninois ne saurait lui permettre de mieux travailler. Prenant exemple sur d’autres parlements qu’elle a visités, elle préconise que le député béninois ait un assistant reconnu par la loi. Invité dans le débat, Me Robert Dossou, constitutionnaliste se dit convaincu qu’il y a encore de l’espoir pour faire asseoir les règles républicaines.

«On ne construit pas une République en 25, 50 ans», a-t-il argumenté en se basant sur le modèle français. Pour lui, il convient de laisser libre cours au multipartisme et l’avenir va régler la problématique de la multitude de partis.
Prenant le contre-pied du constitutionnaliste, Wilfried Léandre Houngbédji dénonce l’architecture institutionnelle calquée sur le modèle occidental. Aussi, invitera-t-il les députés de la 7e législature à relever un défi majeur en évitant le ‘’piège’’ de la révision de la Constitution du 11 décembre 1990.
En réponse Bida Nouhoun a déploré que tout le monde soit braqué lorsque le régime actuel envisage des réformes pour l’émergence du Bénin et que toutes les dispositions juridiques sont prises afin que la révision de la Constitution soit consensuelle.
En somme, panélistes et invités ont recommandé l’éducation du peuple, la sensibilisation de l’électorat sur la pratique électorale actuelle et ont invité, non seulement les Organisations de la Société civile et partis politiques à former la jeunesse au militantisme mais en même temps, freiner l’influence de l’argent sur les populations en garantissant le minimum social à la base.
En termes de réformes politiques, d’autres sont allés plus loin pour proposer que les députés soient élus sur la base d’un programme de société. A défaut d’exclure des analphabètes du Parlement, Amissétou Affo Djobo recommande l’instauration de la traduction des débats à l'hémicycle.

Actualités 23 févr. 2015


Pour fluidifier la circulation:Un projet de deux échangeurs à Cotonou

Le président de la République envisage la construction de deux nouveaux échangeurs pour fluidifier la circulation dans la ville de Cotonou. Il était, hier jeudi 19 février, sur les sites pour examiner avec des partenaires la faisabilité du projet.

Le chef de l’Etat est en discussion avec des partenaires pour la mise en place de deux nouveaux passages supérieurs pour fluidifier la circulation à l’intérieur de la ville de Cotonou. Les deux ouvrages devront être construits respectivement au Carrefour Akossombo à Vèdoko et à celui de la SOBEBRA à l’entrée de l’autoroute Cotonou-Porto-Novo. Hier, le chef de l’Etat s’est rendu sur le terrain en compagnie des partenaires afin de s’enquérir de l’état de la circulation et d’examiner la faisabilité du projet. «Le projet est réalisable avec un coût raisonnable pour réduire les bouchons et la pollution dans la ville de Cotonou.

Il s’agit d’un sujet important pour cette ville», confie Gérard Senac, PDG Eiffage Sénégal, qui indique que les ouvrages pourraient avoir la configuration d’un pont métallique ou mixte. Selon Etienne Thibaut, directeur général adjoint du Projet de l’Autoroute Dakar-Aéroport international, et Blaise Diagne, également membre de la délégation des partenaires, le projet sera conçu de manière à préserver le chemin de fer qui traverse le rond point de la SOBEBRA. Les partenaires comptent soumettre les maquettes incessamment afin que la construction des ouvrages démarre dans les meilleurs délais.
Pour rappel, ces mêmes partenaires se sont positionnés sur la reconstruction de la route Carrefour Sèmè-Porto-Novo, y compris le pont d’entrée dans la capitale.

Savalou-Tchetti en préparation !

Le président de la République s’est entretenu avec les responsables du groupement GIC/SETEM Bénin et BNETD, respectivement chargés de la réalisation des études sur les tronçons Savalou-Tchetti-frontière du Togo et Savalou-Djougou. Pour le premier axe, Jean-Eudes Okoundé, chef de la Mission de contrôle indique que les études sont terminées.

L’entreprise Colas Afrique retenue pour l’exécution du marché est actuellement à la phase de levé topographique afin de sortir dans les meilleurs délais, le projet d’exécution. Quant à la route Savalou-Djougou, l’avant-projet détaillé sera disponible à fin février 2015 au plus tard afin que les travaux soient lancés, confie Léopoldine Nian Vom Amon, directrice de la succursale de BNETD Bénin.
Le chef de l’Etat a également reçu à son cabinet l’ambassadeur du Nigeria près le Bénin, avec qui il a échangé sur les questions d’actualité dans son pays.

Actualités 20 févr. 2015


National de Ligue 2 de Football-Saison 2014-2015:Les hostilités démarrent avec les matches de la 2è journée

Quelques semaines après le championnat national de football de Ligue 1 et le championnat national de football féminin, c’est au tour du championnat national de Ligue 2 de connaître son coup d’envoi. Ce sera à partir de demain samedi 21 février.

Sa première journée ayant été reportée à une date ultérieure, c’est par les matches de la deuxième que le championnat national de Ligue 2 pour le compte de la saison 2014-2015 va démarrer demain samedi 21 février. A l’occasion, six matches sont programmés. On suivra avec attention le déplacement de l’AS Cotonou du côté de Comé, où elle sera l’hôte de Hodio Fc de la localité. Il en sera de même de la confrontation qui opposera au stade de l’Amitié à Kouhounou, les étudiants de l’UAC aux Cavaliers de Nikki qui signent leur grand retour en compétition après plusieurs années d’absence.

Sur la ligne de départ de cette compétition qui se jouera en 22 journées, on retrouve douze équipes. Elles livreront 122 matches aux termes desquels les deux premiers au classement, monteront en Ligue 1, la saison prochaine. Parmi les formations en lice, l’As Cotonou, Onze créateurs, l’AS Tado de Dogbo, la Jeunesse Sportive de Pobè, Entente FC et l’UAC feront une nouvelle fois figurent de sérieux prétendants au titre. Au même moment les Cavaliers de Nikki, Hodio Fc de Comè, AVO Fc d’Adjohoun, Esp de Savalou feront leur baptême de feu.


Programme des matches :

EPS/SAV # JSO à 16h à Savalou
Hodio # AS Cotonou à 16h à Comé
JSP # AS Tado à 16h à Pobè
11 Créateurs # Avo FC à 14h à Cotonou 2
UAC # Cavaliers FC à 14h à Kouhounou
UPIB ONM # Entente à 16h à Cotonou 2

Sports 20 févr. 2015


Législatives 2015 :Les enjeux d’un scrutin de haute portée politique

Le Bénin se prépare à vivre le dimanche 26 avril prochain, les élections législatives devant consacrer le choix des députés de la septième législature de l’ère du renouveau démocratique. Au-delà du renouvellement, ces élections présentent des enjeux politiques particuliers pour le Bénin. 2015 ne sera pas comme 2011.

Les élections se succèdent mais ne se ressemblent pas. Les élections législatives du 26 avril prochain au Bénin ne dérogeront pas à la réalité selon laquelle, à chaque scrutin ses enjeux. Les six dernières élections législatives organisées par le Bénin sous l’ère du renouveau démocratique n’ont pas fait exception à la règle. Les élections de 2015 s’annoncent dans un climat particulier, au regard des enjeux en perspective.
D’abord, ces élections représentent pour les partisans du chef de l’Etat, l’occasion de poser des jalons pour assurer leurs arrières après 2016, dans le sens qu’une nouvelle équipe dirigeante politique prendra les rênes du pouvoir à partir du 6 avril 2016. En témoigne d’ailleurs la guerre de positionnement sur les listes de candidature FCBE.

Ministres, députés sortants, directeurs généraux de société d’Etat, opérateurs économiques de la famille FCBE, tous veulent s’engager dans le cadre de ces élections législatives. Toutes choses qui rendent les tractations et conciliabules difficiles. Personne ne veut faire de cadeau à l’autre. Il faut assurer à tout prix ses arrières. L’après Boni Yayi étant pour bientôt.
Ensuite, il y a l’ambition personnelle du chef de l’Etat. Celle de disposer d’une majorité qualifiée de députés FCBE à l’Assemblée nationale. Ce qui lui permettra de faire passer comme une lettre à la poste ses réformes et autres projets de développement nécessitant l’approbation du Parlement. Le projet phare reste et demeure l’amendement de la Constitution du 11 décembre 1990.
La Majorité présidentielle veut faire du dossier de révision constitutionnelle la priorité des priorités. Ce défi a été l’une des résolutions qui a sanctionné les travaux du dernier Congrès extraordinaire de l’alliance FCBE tenu les 14 et 15 février derniers à Cotonou.


Les FCBE avec comme nouvelle vision «Le Nouvel élan pour un Bénin nouveau» entendent faire aboutir à tout prix le dossier toujours en examen sur la table de la Commission des Lois, de l’Administration et des Droits de l’Homme. Ce qui passe forcément par une majorité confortable à l’Assemblée nationale et le contrôle de la présidence de l’institution parlementaire.
Face à ces enjeux politiques, c’est à bon droit que le chef de l’Etat, chef de file de la Mouvance présidentielle, a décidé de prendre les choses en mains. C’est lui qui a arbitré la confection des listes de candidature. Il n’est pas exclu de le voir s’impliquer à fond dans la campagne électorale en vue des joutes législatives du dimanche 26 avril prochain.

Vaincre ou périr politiquement !

Dans ce combat, les anciennes grandes formations politiques constituées des partis de l’Opposition à travers l’Union fait la Nation de Bruno Amoussou, le PRD de Me Adrien Houngbédji et désormais la Renaissance du Bénin (RB) de Léhady Soglo, ne resteront pas aussi les bras croisés. Ils feront feu de tout bois pour contrer les velléités politiques sur fond de révision de la Constitution du chef de l’Etat et de ses partisans. L’Opposition cherchera aussi certainement avec d’autres alliances politiques du Parlement à conquérir la prochaine mandature de l’Assemblée nationale par l’obtention d’une majorité absolue de députés. Elle veut d’ailleurs axer son thème de campagne électorale sur la nécessité pour les électeurs de sanctionner les listes FCBE aux prochaines élections législatives afin d’empêcher la Mouvance présidentielle d’atteindre ces objectifs politiques.
L’Opposition est certainement consciente de cet état de choses. Ce qui pourrait expliquer le come-back en politique de Me Adrien Houngbédji. Lui qui s’était retiré de la course depuis les législatives de 2011, certainement pour se taper une retraite politique, a décidé de ne pas rester en marge des élections du 26 avril prochain. Il conduit en personne la liste PRD dans la 19è circonscription électorale regroupant la municipalité de Porto-Novo et les communes d’Adjarra, de Sémè-Podji et des Aguégués.

Le retour du leader charismatique du PRD au Parlement aux côtés du baron de l’Union fait la Nation, Bruno Amoussou, de la dame de fer de la RB, Vieyra Soglo et bien d’autres figures de proue de l’Opposition politique annonce des équations difficiles à résoudre pour les partisans du chef de l’Etat. Ceci dit, les élections législatives prochaines peuvent se résumer en ces mots : « Vaincre ou périr ».
Le virage de 2016 avec la fin du second et dernier mandat du président de la République, Boni Yayi, se négocie déjà dans les urnes le 26 avril prochain. Ainsi, 2015 ne sera pas comme 2011 qui a abouti à l’élection des députés de la sixième législature dont le mandat expire le 15 mai prochain. Vivement que les choses se passent bien pour le rayonnement de la démocratie et de l’Etat de droit au Bénin !

Actualités 20 févr. 2015


Positionnement des femmes pour les législatives :L’INPF échange avec les partis politiques

En cette veille d’échéances électorales, l’Institut national pour la promotion de la femme (INPF) a initié, hier jeudi 19 février à Cotonou, une rencontre d’échanges sur la question de positionnement des femmes sur les listes électorales. Plusieurs partis et groupes politiques, partenaires techniques et financiers et des Organisations de la Société civile ont pris part à ces assises au terme desquelles, des engagements fermes ont été pris par les chefs de partis politiques pour mieux positionner des femmes capables sur les listes aux législatives.

L’Institut national pour la promotion de la femme (INPF) en collaboration avec Osiwa, a échangé, hier jeudi 19 février à Cotonou, avec des représentants de partis et alliances politiques, des partenaires techniques et financiers ainsi que des partenaires institutionnels, sur les possibilités de positionnement des femmes sur les listes électorales. Ceci, pour rappeler aux chefs de partis politiques, leurs engagements à mieux positionner les femmes sur ces listes. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de sa mission de promouvoir la participation et la contribution de la femme béninoise à la vie publique et politique. Après un décryptage du contexte politique béninois qui rejette toute idée de féminisme aveugle, les participants ont dit leur intention de miser sur des femmes capables qui ont du potentiel à mettre à la disposition de leurs listes.

Participants et communicateurs en concluent alors, qu’il s’agit d’une question de justice et d'un enjeu de développement. Se faisant, ils ont identifié les facteurs de blocage de la participation de la gent féminine aux instances de prise de décisions.
Selon Vicentia Boco, présidente de l’INPF, l’enquête diligentée par sa structure a prouvé que le manque d’éducation, le manque d’engagement politique et la violence du milieu politique sont entres autres, facteurs de blocage de la femme sur les terrains politique et public.

Mais forte de son engagement à renverser la tendance, elle invite à entretenir un dialogue permanent avec les partis politiques en vue du changement de comportements. « C’est une affaire d’éducation de la société à tous les niveaux », a-t-elle souligné avec force et conviction. A en croire Vicentia Boco, depuis deux ans, des potentielles candidates identifiées par les formations politiques sont formées et aguerries au leadership.

Face à cela, elle affirme qu’il revient maintenant aux partis politiques de respecter les engagements qu’ils ont pris. Ainsi, l’INPF après avoir recueilli les propositions d’engagement, va maintenir la veille permanente pour évaluer le respect des engagements pris par les partis politiques et analyser l’éligibilité des femmes positionnées. Hier, des intervenants ont aussi souhaité que les formations politiques apportent leur soutien financier aux femmes candidates.

Soutenue par Gilles Badet, Rachel-Claire Okani et William Comlan, Vicentia Boco a exprimé le vœux qu’au moins 10% de femmes capables, puissent être élues aux prochaines élections législatives et encore mieux aux municipales communales, et locales. «Peut-on choisir de ne marcher que sur une seule jambe alors qu’on en a deux», s'est interrogée Vicentia Boco, avant de soutenir que la femme est prédisposée à potentialiser les ressources afin d’élever le niveau de l’économie.

Actualités 20 févr. 2015


Lancement du rapport 2014 sur la nutrition mondiale:Que faire pour améliorer les indicateurs ?

Intégrer la nutrition dans les stratégies de lutte contre la pauvreté et dans la promotion du développement durable. C’est l’une des raisons fondamentales de l’organisation de la Table ronde sur le rapport 2014 relatif à la nutrition mondiale. Outre les experts régionaux en nutrition, la rencontre a réuni hier, jeudi 19 février, à Cotonou, les membres du Conseil national de la nutrition et de l’alimentation (CAN), des représentants d’ONGs, des chercheurs, des universitaires....

Le constat est frappant. Les statistiques et données en matière de nutrition dans le monde ne sont pas reluisantes. Sur la question, la position du Bénin est loin d’être enviable. Le pays fait partie des mauvais élèves dans le classement mondial sur le plan nutritionnel.
45% des décès des enfants de moins de 5 ans sont liés à la sous-nutrition. Dans dix sept pays, on compte 468 millions d’enfants de moins de 5 ans souffrant de retard de croissance, émaciation et surcharge pondérale.
Le Bénin n’est pas absent de ces listes. Dans 21 pays, on compte 2025 millions de personnes qui ne bénéficient pas de supplémentation en fer et en acide folique.
Au-delà de ces chiffres, la représentante de l’UNICEF au Bénin, Anne Vincent, fera également l’amer constat que le Bénin n’atteindra aucun objectif sur les six retenus mondialement et fixés par l’organisation mondiale de la Santé. Lesquels objectifs s’articulent entre autres autour de la « réduction de 40% du nombre d’enfants de moins de cinq ans souffrant de retard de croissance», «la réduction de 50% de l’anémie chez les femmes en âge de procréer», «la réduction de 30% de l’insuffisance pondérale à la naissance», et «l’augmentation du taux d’allaitement exclusif pour atteindre au moins 50%».
Mais les conséquences de la malnutrition ne se limitent pas à ces domaines.
Selon le ministre en charge du Développement, Marcel de Souza, la malnutrition entraîne une perte de 11% du PIB résultant des pertes humaines, de mauvais rendements à l’école, d’une diminution des revenus au travail et d’absentéisme pour cause de maladies. Mieux, les mères sous-alimentées sont plus susceptibles de donner naissance à des bébés sous-alimentés, perpétuant ainsi une transmission intergénérationnelle de la pauvreté.

Replacer la nutrition au cœur du développement
Même si, relève le chef de file des partenaires techniques et financiers, Anne Vincent, la prévalence de la malnutrition chronique est passée de 37% en 2008 à 32% en 2011, soit une diminution de 5% selon l’EMICOV, « le Bénin fait partie des pays les moins bien placés dans la réalisation de progrès en matière de nutrition ».

Pour elle, cette diminution est insuffisante et il urge de développer de nouvelles stratégies pour inverser la tendance. Les mesures qu’elle propose intègrent la prise en compte des atouts naturels dont dispose le Bénin, mais qui sont faiblement exploités. Elle cite en exemple les potentialités agricoles, qui pourraient servir dans la lutte contre la sous-nutrition.
«La nutrition ne doit pas être considérée comme une simple question d’accès à une quantité de nourriture suffisante, mais plutôt comme un accès aux nutriments adéquats, au moment opportun dans un environnement sain ainsi qu’un renforcement des soins de santé et de protection sociale, en particulier les 1000 premiers jours de vie», a-t-elle indiqué.
En effet, l’échéance des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), arrive à terme sous peu. Mais les pays peuvent encore se rattraper.
C’est dans ce sens que le rapport 2014 sur la nutrition mondiale «apporte un soutien intrinsèque tout au long du cycle de vie et à travers les générations, favorise la résilience individuelle face aux chocs et aux incertitudes engendrés par le changement climatique et les fluctuations extrêmes des prix ».

Il souligne « les progrès réalisés à l’échelle mondiale par les 193 Etats membres des Nations Unies en vue d’améliorer leur état nutritionnel ». Le document met également en lumière les possibilités d’intervention et contribue à renforcer la redevabilité en matière de nutrition à l’échelle nationale et mondiale. En un mot, il se propose de replacer la nutrition au cœur des questions de développement.

Santé 20 févr. 2015


Forum international Afrique Développement :A la recherche des solutions d’investissements privés

Les 19 et 20 février 2015, les opérateurs économiques d’Afrique prennent part au Forum International Afrique Développement à Casablanca, au Maroc. Co-organisée par le Groupe Attijariwafa bank et le Centre marocain de promotion des exportations (Maroc Export), la rencontre qui porte sur le thème «Le temps d’investir», vise à permettre aux participants d’échanger sur les opportunités d’investissement privé en Afrique.

Pour la troisième fois, le groupe Attijariwafa bank réédite l’exploit de la tenue du Forum International Afrique Développement. En partenariat avec le Centre marocain de promotion des Exportations (Maroc Export), il réunit à Casablanca les acteurs économiques d’Afrique et d’ailleurs pour identifier la formule pouvant permettre de promouvoir l’investissement privé sur le continent afin d’opérer son émergence économique.
A la cérémonie d’ouverture du Forum International Afrique Développement, Mohamed El Kettani, président directeur général du groupe Attijariwafa bank, souligne que «l’Afrique doit faire confiance à l’Afrique».

Cette conviction vient, selon lui, du constat fait par son groupe dans plusieurs pays d’Afrique où il est représenté. Pour Mohamed El Kettani, l’Afrique ne doit plus perdre de temps. Se référant à quelques exemples de performances sur le continent et à certains efforts de développement relevés çà et là, il estime qu’ils constituent des motifs sinon des signes qui obligent à vite opérer des choix de priorités. A ce sujet, il prend à son compte l’orientation du Roi du Maroc, Mohammed VI, selon qui, «l’Afrique a moins besoin d’assistance que de partenariat dynamique».

Il s’agit de ce qu’il appelera le partenariat Sud-Sud rénové qui, à l’en croire, sera porteur d’espoir et de progrès pour les entreprises et les peuples d’Afrique. Ce partenariat, précise Mohamed El Kettani, a pour objectif de contribuer à construire une solution africaine susceptible de répondre aux besoins des acteurs économiques en matière d’investissements. «C’est par les investissements que nous pourrons créer le changement tant attendu», insiste-t-il avant d’ajouter qu’il faut investir dans le développement des réseaux de proximité pour une meilleure bancarisation des populations, dans la réalisation des projets, dans le capital humain pour une jeunesse émancipée et entreprenante. Son groupe fort de plus de 16000 collaborateurs s’investit déjà dans cette entreprise dans 1300 agences pour satisfaire la demande de la clientèle. Selon lui, la thématique «Le temps d’investir» indique que l’heure a sonné pour que «les investisseurs africains se concertent et se mobilisent davantage pour investir en Afrique».

Des partenariats dynamiques

Pour sa part, Zahra Maafiri, directrice générale de Maroc Export, souligne la grandeur du continent africain. Le forum, relève-t-elle, fédère et rassemble divers acteurs tels que gouvernants, communautés d’affaires, investisseurs, institutions financières et hommes des médias. Parlant des atouts de l’Afrique, elle dira qu’elle jouit d’une stabilité politique et d’un environnement des affaires en constante amélioration et marqué par des réformes engagées par les gouvernements en vue de faciliter les échanges commerciaux, la création d’entreprises.

Dès lors, elle réaffirme la volonté du patronat et de la Chambre de commerce marocains à sceller des partenariats dynamiques avec l’Afrique en mouvement.
Au nom du gouvernement marocain, Moutay Hafid Elalamy, ministre du Commerce et de l’Industrie, qui a ouvert le forum, a indiqué qu’il est temps pour l’Afrique non pas seulement d’investir, mais aussi de s’investir dans des projets d’intégration économique. Selon lui, le Maroc est le deuxième investisseur d’Afrique après l’Afrique du Sud.

A ce titre, il rappelle que plusieurs entreprises marocaines se sont déployées sur le contient et il faut y ajouter le chaînon manquant qu’est le partenariat Sud-Sud. Il a reconnu que, par le passé, des groupes ont eu des initiatives dans ce sens. Mais au constat, il retient que les Africains sont encore bien loin de leurs capacités de réalisation. Pour ce faire, il propose quatre pistes pour enrichir les réflexions. Il s’agit de rechercher les gisements de complémentarité, d’accélérer l’intégration économique, de continuer à faire émerger le secteur privé et d’améliorer l’environnement des affaires. «Cherchons les modèles qui ont fonctionné et qui permettent une croissance rapide. Il y a un réel besoin de complémentarité et d’intégration économique et de partage d’expériences », suggère-t-il pour soutenir que ce forum offre l’opportunité de réfléchir sérieusement sur le devenir du continent. Mais il n’a pas manqué de mettre le doigt sur une plaie qui gangrène l’Afrique, à savoir que chaque pays conserve ses prérogatives. «Nous avons besoin de complémentarité pour profiter de nos particularités», insiste-t-il avant d’assurer que le gouvernement marocain est disposé à jouer sa partition.

Le Bénin présent au forum

Pour ne pas se faire conter l’événement, le Bénin a eu l’opportunité, grâce à la succursale du groupe Attijariwafa bank basée à Cotonou, de prendre part aux assises de Casablanca. Au nombre des 1700 investisseurs et acteurs économiques de 23 pays dont 17 Africains discutant affaires, on compte près d’une vingtaine de Béninois. Conduits par Abas Haïdara, directeur Afrique du groupe Attijariwafa bank, les opérateurs économiques du Bénin ne sont pas venus en spectateurs. Ils ont pris part à ce rendez-vous avec la volonté de vendre les atouts du pays en matière de potentialités, de réformes et de création d’entreprises. Entre autres, on note la présence de Régis Facia, vice-président du patronat du Bénin, Jean-Baptiste Satchivi, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin, sans oublier Robert Akindé, directeur général de l’Agence béninoise pour la promotion des échanges commerciaux (ABePEC). Mieux, le Bénin dispose à cet effet d’un stand pour faire la promotion et donner de la visibilité aux atouts dont tout investisseur pourrait bénéficier en s’installant dans ce pays de 10 millions d’habitants.
Il faut noter qu’au cours du forum, il est prévu la signature des contrats de partenariat, des rendez-vous d’affaires et autres accords. Des panels sont aussi programmés sur des thématiques telles que la diversification des sources d’énergie et sécurité énergétique, la valorisation des ressources agricoles et sécurité alimentaire, les infrastructures : enjeux, mode de partenariat et de financement.

Par Alain ALLABI Envoyé spécial à Casablanca

International 20 févr. 2015


Lancement officiel de SeeAfrika, le premier bouquet panafricain:Une offre panafricaine par les Africains pour l’épanouissement des Africains

L’ambassadeur du Niger près le Bénin, Saadi Abdou, a officiellement lancé, hier jeudi 19 février, au nom du président de la République du Niger, parrain de l’événement, le bouquet panafricain dénommé SeeAfrika. C’était en présence du promoteur, Issa Salifou, du ministre de la Communication Jean Gbéto Dansou et de plusieurs personnalités du monde des médias.

Canal Holding en partenariat avec Eutelsat et Strong, annoncent le démarrage officiel de SeeAfrika, le premier bouquet panafricain pour créer et entretenir les liens entre les Africains du continent et ceux de la diaspora.
Un démarrage que confirme Jean Jacques Silberstein, directeur général adjoint de Canal 3 Monde qui indique que cela correspond à l’aboutissement de deux ans de travail en France, au Bénin, aux Etats-Unis et au Niger. Pour lui, la philosophie qui sous-tend une telle initiative est de porter un bouquet satellitaire à destination de l’Afrique à partir de l’Afrique.

«Ce sont des difficultés insurmontables que nous sommes en train de surmonter : un vrai challenge par une offre diversifiée, familiale et complète», a indiqué le directeur général adjoint de Canal 3 Monde. Pour lui, le bouquet a été conçu pour offrir un contenu attractif, complet et riche à l’ensemble de la famille africaine où la qualité et le beau priment.
Selon Jean Jacques Silberstein, mis à part le football international, parent pauvre des affiches de SeeAfrika et qui n’est pas une fin en soi, les programmes démarreront vraiment d’ici à la mi-mars simultanément au Bénin, au Niger et au Burkina Faso.
En attendant, la responsable commerciale, Amandine Agonsanou, a fait part du matériel et des différentes offres que SeeAfrika met à la disposition du public. Pour elle, il faut disposer d’une parabole Strong ou Eutelsat de 60 ou 80 cm et souscrire à un abonnement disponible pour deux offres : le bouquet standard avec 10 chaines plus 50 chaines gratuites pour 2500 FCFA par mois et le bouquet intégral qui offre 16 chaines internationales et 50 chaines gratuites pour 9500 FCFA par mois. Pour s'abonner, selon elle, il suffit de se rendre dans un showroom SeeAfrika, d’acheter une carte et se conformer aux conditions et possibilités qui s’offrent au client.
Des conditions et possibilités qui riment bien avec la satisfaction des préoccupations chères au Réseau des instances africaines de régulation de la communication (RIARC) dont le président du Conseil d’administration, Abdourahamane Ousmane, est fier d’assister au démarrage des activités lancées hier jeudi 19 février. Ainsi, entre autres, l’insuffisance des contenus audiovisuels authentiques produits par les Africains pour les Africains, le faible niveau d’échange de contenus africains, la très faible disponibilité de programmes africains, le développement et la consolidation des entreprises médiatiques africaines seront bientôt satisfaites. Sur la base des intérêts mutuellement partagés entre le RIARC et SeeAfrika, la signature d’accord cadre ouvrira la voie à un partenariat fructueux entre le bouquet et les télévisions des pays membres du réseau.

Engagement pour le développement et la réduction de la pauvreté

Le partenariat autour de SeeAfrika réjouit Saadi Abdou, ambassadeur du Niger près le Bénin représentant Mahamadou Issifou, le président de la République nigérienne, parrain de l’événement. Pour elle, l’intérêt du président de la République nigérienne se justifie par son engagement pour le développement et la réduction de la pauvreté. SeeAfrika tient compte des réalités africaines et permet de connecter l’Afrique avec sa diaspora.
C’est une offre panafricaine qui vise non seulement l’épanouissement de chacun, mais souhaite qu’entre l’Afrique et sa diaspora fleurisse un contact permanent. SeeAfrika emprunte les autoroutes de l’information pour offrir un bouquet panafricain accessible dans le monde entier.

Pour la première fois, une offre planétaire de chaines de télévisions pensée par des Africains et pour des Africains pour une formule améliorée du paysage audiovisuel sera disponible.
SeeAfrika est accessible sous la marque Viewafrika par OTT en France et plus largement en Europe et partout dans le monde. Le bouquet sera visible sur toutes les tablettes numériques Smartphone ainsi que sur les téléviseurs pourvus d’Internet.
Présent au lancement, le ministre de la Communication, Jean Gbéto Dansou, a de très bonnes impressions et pense que SeeAfrika offre la possibilité de suivre les informations sous toutes les formes et qu’il s’agit là d’un bond en avant pour le pays.
Chantal Ahyi, présidente directrice générale de SeeAfrika a offert des paraboles aux officiels qui ont réhaussé la manifestation de leur présence.

Actualités 20 févr. 2015


Partenariat Parakou-Orléans / Santé:Bientôt, un appui matériel pour le CHUD-Borgou

Le Centre hospitalier universitaire départemental (CHUD-Borgou) bénéficiera bientôt d’un appui du Centre hospitalier régional d’Orléans (CHRO) pour pallier quelque peu la déficience du plateau technique de cet hôpital de référence. La signature de la convention tripartite qui s’inscrit dans le cadre de la coopération décentralisée Parakou-Orléans, a eu lieu mercredi 18 février dernier à l’hôtel de ville de Parakou.

Le CHRO entend fournir des équipements médicaux provenant d’anciens hôpitaux, lesquels seront convoyés à Parakou par Horizons Sahel avec le financement d’Inner Wheel. Le maire de Parakou, Soulé Alagbé et la directrice du CHUD-Borgou, Adjaratou Baboni-Soulé, se réjouissent des opportunités qu’offre ce partenariat en termes de formation des cadres de ce centre de santé de référence et surtout de la mise à niveau de son plateau technique avec du matériel et des consommables médicaux. Cette dernière a témoigné sa gratitude aux autorités municipales de Parakou et d’Orléans qui ont œuvré à l’avènement de ce partenariat.

Dr Mohamadou Niang, membre de la délégation orléanaise, se félicite de la concrétisation de ce projet qui, rappelle-t-il, a déjà fait objet d’une signature de convention à Orléans.
«Nous avons visité l’ensemble des bâtiments et des services, on a trouvé plein de choses à modifier, à renouveler, à réorienter et à réorganiser», signale pour sa part, Daniel Millière, président d’Horizons Sahel. Le plus important, souligne-t-il, c’est l’énergie électrique. «Sans électricité conforme et sans faille, nos projets n’auront aucun succès. Donc il faut déjà mettre en place les installations nécessaires et un groupe électrogène de 400 KVA pour protéger l’ensemble du matériel», indique Daniel Millière. Aussi, souhaite-t-il que les travaux de construction de nouveaux bâtiments et d’aménagement de la centrale d’oxygène et autres en cours au CHUD-Borgou soient achevés le plus vite possible.

Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori

Santé 20 févr. 2015


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