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Nouvelles

Audience à la présidence de la République Le point des préparatifs des élections discuté

La convocation du corps électoral pour les élections législatives est imminente. C’est ce qui ressort de l’audience que le chef de l’Etat a accordée, hier mercredi 11 février, au président de la CENA.

La Commission électorale nationale autonome (CENA) met les bouchées doubles afin que les élections législatives se tiennent dans les délais prescrits par la Cour constitutionnelle. Hier, son président, Emmanuel Tiando, a fait part au chef de l’Etat du niveau d’avancement des préparatifs et exposé les difficultés auxquelles l’institution est actuellement confrontée. «L’article 68 du Code électoral stipule que c’est le président de la République qui convoque le corps électoral. Nous sommes venus faire le point avec le président de la République et le rassurer que les conditions sont en train d’être réunies et sur cette base, il peut convoquer le corps électoral», confie-t-il.

Au sujet des préparatifs, Emmanuel Tiando informe que la CENA a déjà lancé le processus de recrutement des agents électoraux, validé le calendrier électoral et invité les candidats aux législatives à venir déposer leurs dossiers à partir du 20 février prochain.

Actualités 12 févr. 2015


Signature de conventions et d’avenants à la HAAC:Situation régularisée pour Golfe TV et Carrefour TV, iTélé devient Eden TV

Le président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), Adam Boni Tessi a procédé, hier au siège de l’institution, à la signature de deux conventions et de deux avenants. Une cérémonie doublée de la publication de deux actes concernant les journaux qui ont une existence légale et la réglementation des activités des médias en période de pré-campagne électorale.

La signature de convention entre la HAAC et les promoteurs de Golfe Télévision, Ismaël Soumanou et de Carrefour Télévision Christophe Davakan, consacre la levée définitive de l’épée de Damoclès qui planait sur ces deux organes. En effet, après expiration de leurs licences d’exploitation de fréquence le 15 juillet 2014 et vu que leurs promoteurs n’avaient introduit aucune demande de renouvellement, la HAAC avait temporairement mis leurs équipements hors tension. Suite aux interventions des associations professionnelles et aux engagements pris par les promoteurs, cette mesure avait été partiellement levée.

Par cette cérémonie de signature de convention qui régularise la situation de ces deux organes de télévision privée, leurs promoteurs viennent donc de respecter les engagements pris envers l’autorité de régulation. Avec le promoteur de Diaspora FM et de Eden TV Samuel Dossou Aworet, représenté par son avocat le bâtonnier Cyrille Djikui, il était question de la signature de deux avenants qui consacrent le changement de la fréquence 103.3 auparavant attribuée à la radio Diaspora FM et le changement de la dénomination de la télévision commerciale iTélé qui devient désormais Eden TV.
Dans son propos liminaire, le président Adam Boni Tessi a félicité les promoteurs de Golfe TV et de Carrefour TV pour leurs diligences dans la préparation des différents dossiers. Un acte qui, selon lui, va inspirer les autres promoteurs afin que la HAAC ne soit plus dans la situation de suspendre des organes de presse.

Le porte-parole des promoteurs Christophe Davakan a, quant à lui, plaidé pour un véritable partenariat entre l’institution de régulation et les organes de presse. Pour lui, un tel partenariat devrait permettre à la HAAC d’accompagner les promoteurs d'organes de presse et de soulager les difficultés que rencontrent les médias, surtout en cette veille du passage de l’analogique au numérique. «C’est un grand challenge et nous comptons sur la HAAC pour porter nos soucis qui sont nombreux dans ce cadre», a-t-il exprimé.
La signature des conventions et avenants terminée, le 1er rapporteur de la HAAC, Lambert Dogo, a rendu publiques deux décisions.

Il s’agit de la décision N°15-006/HAAC du 03 février 2015 portant publication des journaux et écrits périodiques ayant une existence légale en République du Bénin et la décision N°15-009/HAAC du 10 février 2015 portant réglementation des activités des médias de service public et du secteur privé pendant la période du 10 février à la veille de l’ouverture de la campagne officielle pour les élections législatives et municipales ou communales et locales de l’année 2015.

Actualités 12 févr. 2015


24è Journée mondiale des malades :L’aumônerie du CHD/Ouémé-Plateau célèbre l’événement

La communauté internationale a célébré, hier mercredi 11 février, la 24è journée mondiale des malades. L’aumônerie de la pastorale de la santé des hôpitaux du diocèse de Porto-Novo basée au Centre hospitalier départemental de l’Ouémé-Plateau, n’est pas restée en marge de cet évènement qui est à sa 10è édition au Bénin. Comme chaque année, elle a organisé une série d’activités pour partager un instant de joie avec les malades de cet hôpital.

C’est par une messe que l’aumônerie de la pastorale de la santé des hôpitaux du diocèse de Porto-Novo dont le siège se trouve au Centre hospitalier départemental de l’Ouémé-Plateau a marqué la célébration, hier 11 février, de la 24è Journée mondiale des malades. Une commémoration instaurée, faut-il le rappeler, par le pape Jean Paul II pour qu’une attention soit accordée aux personnes malades du monde entier. L’évènement est à sa 10è édition au Bénin.
Le culte célébré à cet effet, a regroupé des malades du plus grand hôpital du département de l’Ouémé-Plateau, le personnel soignant et des autorités communales de la ville de Porto-Novo. Tous sont venus partager quelques instants de solidarité et de joie avec les malades du CHD-OP.
L’eucharistie a été concélébrée par Jules Dosseh, vicaire général du diocèse de Porto-Novo et trois autres pères dont Grégoire Toglobessé, aumônier de la pastorale de la santé des hôpitaux du diocèse de Porto-Novo. Dans son homélie, le célébrant principal a commenté le thème retenu cette année par le pape François à savoir: «J’étais les yeux de l’aveugle, les pieds des boiteux».

Ce thème est tiré du livre de Job, chapitre 29 et verset 15. S’inspirant du message du pape à l’occasion de la présente célébration, Jules Dosseh a invité les fidèles à célébrer la vierge Marie, la dame de Lourdes qui donne la guérison à travers les professionnels de la santé. Si l’église est le plus grand hôpital qui donne la guérison, la vierge Marie en est le plus grand médecin. Le père célébrant a aussi invité les fidèles à témoigner chaque fois leur amour et leur solidarité aux malades qui ont besoin de leurs aides pour se laver, s’habiller, se nourrir…bref à être les yeux des aveugles et les pieds des boiteux.

Car, tous les hommes sont des malades qui s’ignorent. «Il faut que tout le monde soit sensible à la souffrance des malades», souligne le vicaire Jules Dosseh avant d’implorer Jésus-Christ de guérir le cœur de l’homme, de l’autre maladie qu’est la méchanceté qui l’habite.
Le clou de la messe a été la bénédiction des malades du CHD-OP. Le père célébrant a imposé ses mains sur la tête de chacun des malades participants au culte. Les autres prêtres concélébrants ont été répartis dans les autres salles, notamment l’hospitalisation, la néonatologie, la chirurgie, la réanimation et l’Orl pour le même geste aux patients qui ne peuvent pas se déplacer.
Donnant le bel exemple, l’aumônerie de la pastorale de la santé des hôpitaux du diocèse de Porto-Novo a offert un repas de fête à chaque malade du centre. Des vivres crus collectés de part et d’autre ont été distribués aux personnes vraiment démunies du CHD-OP pour leur donner un instant de joie.
Une quête spéciale communément appelée «Zindo» a mis fin à la messe. Un montant de 465 415FCFA a été mobilisé sur place. Cette somme, selon l’aumônier Grégoire Toglobessé servira à construire les bureaux de l’aumônerie du centre pour permettre aux prêtres d’être permanents au CHD-OP pour plus d’efficacité dans leurs actions. Car, pendant que le médecin s’occupe du corps, il est important que le prêtre, lui se préoccupe de l’âme du malade, conclut-il.

Santé 12 févr. 2015


Alliance mondiale contre les changements climatiques:Préparer les pays en développement à faire face au défi

L'Union européenne (UE) a mis en place une alliance mondiale avec les pays en développement les plus exposés aux changements climatiques, afin de les aider à se préparer à faire face à ce défi. Dénommée Alliance mondiale contre les changements climatiques, elle offre un dialogue structuré ainsi qu'une coopération concrète sur des actions financées par la politique de développement de l'UE. L’Alliance a apporté une contribution substantielle à un projet lancé la semaine dernière qui comporte des retombées bénéfiques pour l’environnement et le développement.

Aider les pays en développement à faire face au défi des changements climatiques. Voilà la tâche à laquelle s’attelle l’Union européenne à travers le Projet d’appui à la préservation et au développement des forêts galeries et production de cartographies de base numérique (PAPDFGC), financé par l’Alliance mondiale contre les changements climatiques (AMCC). Le vol inaugural a été lancé le vendredi 6 février dernier.
En se focalisant sur les pays les moins avancés et les petits États insulaires en développement, cette alliance offre un dialogue structuré ainsi qu’une coopération concrète sur des actions financées par la politique de développement de l’UE.
Les pays en développement sont les plus affectés par les changements climatiques, notamment les pays les moins avancés (PMA) et les petits États insulaires en développement (PEID), qui n'ont pas de ressources suffisantes pour se préparer et s'adapter aux changements en cours.
Selon le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), l'Afrique est particulièrement vulnérable face à ce défi.

Cela l'expose notamment à des difficultés d'approvisionnement en eau, à des phénomènes climatiques très violents et à l'insécurité alimentaire liée à la sécheresse et à la désertification.
L'Alliance mondiale contre le changement climatique (AMCC) vise à soutenir les pays les plus pauvres et les plus vulnérables dans leur capacité d'adaptation aux effets des mutations du climat. Elle fournit une plateforme de dialogue et d'échange réguliers entre l'UE et ces pays visant à intégrer le changement climatique dans les stratégies de développement national et dans la coopération au développement d'une part.

Les domaines prioritaires

Ce dialogue est également conduit au niveau régional, par exemple avec le groupe des pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP), l'Union africaine (UA), les PEID ainsi qu'au sein du sommet Asie-Europe (ASEM). L'AMCC fournit un soutien technique et financier à des mesures d'adaptation et à l'intégration du changement climatique dans les stratégies de développement d'autre part.
Cet échange d'opinions et d'expériences en dehors du contexte des négociations permet d'appuyer le processus en cours au sein de la Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique (CCNUCC), de contribuer à la convergence des points de vue entre l'Europe et les pays en développement et d'alimenter l'élaboration d'un accord sur le changement climatique pour la période postérieure à 2012.
La Commission propose cinq domaines prioritaires d'action, dans le cadre du dialogue au sein de l'AMCC, à savoir:
- la mise en œuvre de mesures d'adaptation au changement climatique, en soutenant l'élaboration de plans nationaux d'adaptation pour les pays vulnérables autres que les PMA ainsi que la mise en œuvre de ces plans dans les PMA et les PEID qui les ont finalisés.

D'autres mesures proposées incluent le financement de projets d'adaptation pilotes ainsi que le soutien à la recherche sur l'impact du changement climatique dans les pays en développement. L'élaboration de solutions d'adaptation novatrices, notamment dans le cadre du 7e programme-cadre pour la recherche de l'UE et du programme thématique pour la sécurité alimentaire, est également proposée ;
- la réduction des émissions dues à la déforestation dans les pays en développement, moyennant le renforcement des capacités nationales dans le domaine du contrôle de la déforestation et de l'élaboration de stratégies nationales de lutte contre ce phénomène.

De plus, l'UE propose d'introduire des mesures d'incitation économique ainsi que d'étendre l'initiative «Application des réglementations forestières, gouvernance et échanges commerciaux» (FLEGT);
- l'appui à la participation au mécanisme de développement propre (MDP), grâce au renforcement des capacités et au soutien technique pour l'élaboration de projets rémunérateurs, ainsi qu'à la valorisation des projets mieux adaptés aux conditions spécifiques des PMA et des PEID;
- la promotion de la réduction du risque de catastrophe (RRC), à travers l'amélioration des systèmes de prévision et d'information sur le climat, et l'utilisation des données recueillies pour mettre en œuvre des mesures de préparation efficaces. De plus, la Commission propose de soutenir le renforcement des capacités régionales pour faire face au risque de catastrophe lié au climat ainsi que l'élaboration de mesures visant à aider les pays en développement à mettre en œuvre le cadre d'action de Hyogo.
· L'intégration du changement climatique dans les stratégies et programmes de réduction de la pauvreté. Cela implique l'incitation, à l'inclusion des plans d'adaptation dans les stratégies de développement d'une part et, d'autre part, au renforcement de la capacité institutionnelle des PMA et des PEID pour qu'ils prennent en considération le changement climatique dans leurs politiques. En outre, la Commission propose une analyse des impacts sur l'environnement des projets et programmes de développement financés par l'UE.

L'apport de tous

En particulier, la Commission entend traiter systématiquement la question du changement climatique lors de la révision à mi-parcours des documents de stratégie nationaux et régionaux.
L'AMCC est financée principalement au moyen du programme thématique «Environnement et gestion durable des ressources naturelles, y compris l'énergie», pour lequel 50 millions d'euros supplémentaires ont été alloués pour la période 2008-2010. À cela s'ajoutent les ressources mobilisées au titre du 10e Fonds européen de développement (FED), à savoir les enveloppes nationales et régionales qui peuvent contribuer à l'AMCC ainsi qu'un montant d'environ 200 millions d'euros au titre du programme intra-ACP dans les domaines du changement climatique, de l'environnement et de la prévention des risques de catastrophe.
En outre, la Commission appelle les États membres à contribuer au financement de l'AMCC, notamment en y consacrant une partie de l'augmentation de l'aide publique au développement qu'ils se sont engagés à atteindre avant 2010. Un mécanisme de financement conjoint de l'AMCC géré par la Commission est envisagé.

Soutien aux mesures d'adaptation

Le rapport étroit entre changement climatique et pauvreté a déjà été souligné par l'UE en 2003. L'idée d'instaurer une Alliance mondiale pour faire face aux changements climatiques a été proposée en juin 2007 par le Livre vert sur l'adaptation au changement climatique en Europe qui contient un pilier visant à intégrer cette adaptation dans les actions extérieures de l'UE. En effet, faisant suite aux conclusions du Conseil européen de mars 2007, le Livre vert avait appelé à un dialogue et à une coopération renforcés entre l'UE et les pays en développement dans ce domaine.
Le PAPDFGC tel que conçu entre bien dans la logique de développement. Dans la mesure où il permettra de rendre disponibles les cartes de base pour la réalisation de cartes thématiques et la délimitation des limites et des unités topographiques.

De même, les photographies aériennes alimenteront une base de données géographiques actualisées, des cartes topographiques et un géo portail informatif sur Internet. Des éléments nécessaires pour l’établissement de cartes topographiques détaillées de grande précision, la gestion des ressources naturelles, la lutte contre les inondations, les effets néfastes des changements climatiques, la gestion des catastrophes naturelles, l’agriculture, la planification urbaine, l’aménagement du territoire et bien d’autres utilités.

Environnement 12 févr. 2015


Coopération Bénin-Japon:La JICA présente ses activités dans le secteur de la santé

L’Agence japonaise de la coopération internationale (JICA), a organisé, hier mercredi 11 février à Cotonou, une séance de présentation de ses activités dans le secteur de la santé au Bénin. C’était en collaboration avec le ministère de la Santé.

Organisée pour la deuxième fois depuis que l’Agence s’est installée au Bénin en 2005, la séance de présentation des activités est un exercice qui permet de faire le point des actions menées pour une meilleure compréhension par le ministère de la Santé.
L’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) a la responsabilité de l’exécution de l’aide publique au développement du Japon, afin de renforcer les capacités des habitants des pays en développement et leur permettre de résoudre leur problème et de soutenir leur développement.
Le représentant résident de la JICA au Bénin, Torou Twaga, a rappelé que la JICA intervient dans trois domaines au Bénin, à savoir l’éducation, la santé et l’agriculture.
Il a aussi précisé que le ministère de la Santé est l’un des partenaires privilégiés avec lequel la JICA a commencé par travailler depuis 1979 avec la fourniture d’équipements médicaux puis, par des formations au Japon, l’envoi des experts et des volontaires, la réhabilitation de l’Hôpital de la mère et de l’enfant, (HOMEL) de Cotonou.
Aussi, a-t-il affirmé qu’à ce jour, trois experts ont déjà été affectés au Bénin dans le domaine de la santé de la mère et de l’enfant et que soixante-sept volontaires ont été répartis dans les structures relevant du ministère de la Santé sur un total de deux cents quatorze mis à la disposition du Bénin.
Des formations au Japon et en pays tiers, se poursuivent également dans le domaine de l’amélioration de la santé maternelle et infantile et de la maintenance des équipements médicaux, indique-t-il.
Pour mener ses actions, la JICA envoie des volontaires japonais désireux de mettre leurs compétences techniques et leurs expériences pratiques au service des pays.
Dans le domaine de la santé au Bénin, les volontaires japonais, professionnels de la santé sont présents depuis novembre 2005 dans les hôpitaux et centres de santé et travaillent à améliorer la qualité des soins par la mise en place de système de gestion.

Au sein de la communauté, ils mènent des actions de promotion de la santé et de prévention des maladies telles que le paludisme, le VIH-Sida, les maladies diarrhéiques, des actions d’amélioration de la santé maternelle et infantile, des consultations pré et post natales et la nutrition.
Depuis 2005, ce sont deux cents seize volontaires japonais qui ont servi au Bénin.
Le directeur adjoint de cabinet du ministre de la Santé, Dr Moufalilou Aboubakar, a rappelé qu’au-delà d’une simple tradition, la séance est un creuset d’échanges pour améliorer le dialogue entre la coopération japonaise et le Bénin.

Santé 12 févr. 2015


Sur les opportunités qu’offre le gouvernement en matière d’emploi et d’entreprenariat:Les populations de Zê et d’Allada sensibilisées

Mardi 10 février dernier, le ministre en charge de la Micro finance, de l’Emploi et de l’Entreprenariat des jeunes et des femmes, Marie Laurence Sranon était dans la commune d’Allada. Elle y a rencontré les jeunes et les a entretenus sur les opportunités qu’offre le gouvernement en matière d’emploi et d’entreprenariat.

La maison de jeunes de la commune d’Allada avait refusé du monde dans l’après- midi du mardi 10 février dernier. Preuve que la question de l’emploi des jeunes préoccupe la jeunesse de cette localité. Pendant plus de 90 minutes, Marie Laurence Sranon Sossou, ministre en charge de l’Emploi et de l’entreprenariat des jeunes, s’est évertuée à expliquer à l’assistance le nouveau plan de promotion de l’emploi 2014-2016. Elle a beaucoup insisté sur les nouvelles mesures prises par le gouvernement dans ce sens.
Adopté en Conseil des ministres en mai 2014, ledit plan vise, selon le ministre, deux objectifs : le soutien à l’entreprenariat des jeunes pour 66,6 milliards francs Cfa qui va générer 152.556 emplois directs et indirects, la stimulation de l’emploi salarié pour 80 milliards qui vont générer 51 978 emplois indirects et directs.
Pour ce qui est des nouvelles mesures, le ministre a expliqué qu’il y en a trente-trois qui permettront d’atteindre des objectifs dont, entre autres, le développement de la culture entrepreneuriale chez les jeunes, accompagner le secteur informel pour le passage vers le secteur formel, l’accès des jeunes ruraux au marché du travail et diversifier les activités économiques en milieu rural ; faciliter le développement de centres de formations dans le secteur de l’agro-industrie, faciliter l’installation des jeunes artisans formés…
Par ailleurs, le ministre a rappelé que « Pour résorber le chômage et promouvoir l’auto-emploi, le gouvernement a décidé d’accompagner la jeunesse. Ainsi tous les jeunes volontaires ayant fini leur stage dans l’administration publique et qui se retrouvent à la maison, doivent rependre le chemin de leur lieu de travail dès le lundi 16 février prochain», a laissé entendre le ministre sous l’ovation nourrie de l’assistance.

Elle a exhorté les jeunes à se rendre massivement dans les différents centres ouverts à cet effet par l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi (ANPE). «Tous les jeunes qui ont des problèmes d’emplois en occurrence ceux qui veulent créer leurs propres emplois n’ont qu’à se rapprocher des points focaux installés pour aller recueillir des conseils», a dit le ministre
A la suite du ministre, de nombreux directeurs techniques de son ministère ont défilé au podium pour apporter d’amples explications aux jeunes sur le sujet.
C’est alors que certains jeunes ont salué l’initiative du ministre. «Nous n’avions pas l’information. Nous vous remercions pour la démarche et les diligences futures que vous allez prendre pour que tout ce que nous avons entendu soit une réalité» ont-ils indiqué.

Pour l’autonomisation des femmes

Au cours de la même cérémonie, le ministre Marie Laurence Sranon, a rencontré des femmes des localités d’Allada, Zè et Toffo. Les échanges ont porté sur l’autonomisation de la femme béninoise. Les diverses mesures prises par le gouvernement pour soulager les peines de la femme dans nos villes et campagnes ont été également évoquées. Le ministre a rappelé que c’est pour sortir la femme du joug de la pauvreté que le chef de l’Etat a augmenté le montant des microcrédits à elles alloués. Mais nombreuses ont été les femmes qui ont rappelé à l’autorité qu’elles n’ont jamais rien reçu. Marie Laurence Sranon les a rassurées et a promis de corriger les imperfections qui découlent de l'effectivité de cette activité.
Elle a ensuite fait don de matériels à trois groupements de femmes. Il s’agit des groupements Mivodjo de Tori, Zégaga de Toffo et Nonvignon d’Allada qui ont reçu, chacun, une presseuse d’ananas, des râteaux, des pèles, des bottes, des coupe-coupe, et des houes. Des matériels devant les accompagner dans leur autonomisation. Un geste salué par leur porte-parole, Rosaline Hounhoui qui promet, au nom des bénéficiaires, d'en faire bon usage
Un peu plus tôt, en fin de matinée, à Hêkanmè, dans la commune de Zê, c’est un jeune fermier, Jérôme Sotodonou qui a reçu du ministère en charge de l’Emploi et de l’Entreprenariat des jeunes une presseuse de noix de palme. Un accompagnement pour l’aider à accroitre sa productivité. Un geste qui va droit au cœur de l’heureux bénéficiaire qui a dit toute sa gratitude au gouvernement.

Actualités 12 févr. 2015


Deux questions à Emmanuelle Mitte:«Il y a dix millions d’apatrides dans le monde, dont un million en Afrique de l’Ouest»

L’apatridie induit que les personnes concernées n’existent pas formellement. Elles vivent sans exister. Elles sont juridiquement invisibles. En attendant de revenir plus tard sur des aspects concrets du phénomène, qui se manifeste aussi au Bénin, nous avons demandé à une spécialiste, Emmanuelle Mitte qui travaille au Bureau régional du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés à Dakar, spécifiquement sur les questions d’apatridie, de nous en parler.

La Nation : Dites-nous, madame, c’est qui l’apatride et combien de personnes sont concernées par ce phénomène ?

Emmanuelle Mitte : Une personne apatridie, c’est quelqu’un qui n’a pas de nationalité, quel que soit le pays où elle se trouve. Cela concerne différentes personnes généralement pour les mêmes raisons à savoir, l’impossibilité, en raison des carences législatives, d’obtenir une nationalité. Un enfant par exemple, ne pourra pas devenir national du pays dans lequel il est né et ne pourra pas non plus devenir ressortissant du pays de ses parents. Donc cet enfant naît apatride. Et sur les dix millions de personnes apatrides dans le monde, 60% sont des enfants. En Afrique de l’Ouest, on dénombre un million d’apatrides parmi lesquels 600.000 enfants.

Pouvez-vous nous citer quelques conséquences d’un tel phénomène ?

Les conséquences se mesurent principalement sur le plan des droits de l’homme. La nationalité permet aux personnes de jouir des droits les plus fondamentaux. Pour un enfant, ce sera le droit d’aller à l’école par exemple, d’accéder aux services sociaux comme la santé gratuite ou autre. Pour l’adulte, les conséquences sont tout aussi désastreuses. La personne apatride, adulte comme enfant, n’a pas de documents. Une telle personne ne pourra passer aucun contrat, n’existera pas au regard de l’administration donc ne pourra pas obtenir la protection de l’Etat.

Aussi est-il important que l’opinion publique prenne conscience de ce phénomène, que les décideurs politiques en prennent conscience puisqu’ils ont entre les mains le pouvoir de faire changer les choses ; en modifiant leurs législations et leurs pratiques administratives. L’apatridie est un problème désastreux pour ceux qui en souffrent, mais c’est un problème facile à résoudre.

Généralement, les apatrides font face à des situations humanitaires graves, l’absence de nationalité étant un obstacle à la jouissance des droits prévus par la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples par exemple, ainsi qu’à l’accès à la santé, à l’éducation et à la protection sociale, sans oublier d’autres services sociaux de base.
Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés, qui a mandat pour s’occuper de cette question, est à pied d’œuvre. Des progrès sont accomplis mais il reste du chemin à parcourir.

Droits et Devoirs 12 févr. 2015


Affaire délit d’initié au COS/LEPI:Le dossier bientôt transmis au Procureur de la République

Le 27 janvier dernier, le député Léon Comlan Ahossi, dans une lettre ouverte adressée au président de la République, a fait des révélations mettant en cause son collègue Karimou Chabi Sika dans une affaire de délit d’initié au sein du COS/LEPI. Depuis lors, cette affaire a évolué en épisodes et le dernier en date, c’est la lettre de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (ANLC).

Lettre à travers laquelle, l’instance rend compte des diligences faites par elle dans cette affaire. Ledit courrier précisait notamment que « eu égard à l’article de la loi 2011-20 du 12 octobre 2011 portant lutte contre la corruption et autres infractions connexes en République du Bénin, l’Assemblée plénière de l’ANLC a décidé de saisir le procureur de la République du Tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo, en vue de l’ouverture d’une enquête approfondie à faire par un magistrat du siège, en l’occurrence le juge d’instruction, dans le souci de démêler les écheveaux…»

L’ANLC a aussi adressé une correspondance accompagnée d’un mémoire au chef de l’Etat « pour le remercier non seulement pour sa ferme volonté de transparence dans ce dossier, mais aussi pour les diligences qu’il fera prendre par le Garde des Sceaux ». Par courrier en date du 9 février dernier, le secrétaire général du gouvernement a adressé un courrier au président de l’ANLC pour justement l’informer que tenant compte de sa recommandation, « le dossier en rubrique est transmis au Garde des Sceaux ».

Lire ci-dessous, l’intégralité de la lettre !

REPUBLIQUE DU BENIN
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Fraternité – Justice - Travail
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PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE
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SECRETARIAT GENERAL
DU GOUVERNEMENT
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N°/PR/SGG/SP/C

Cotonou, le 09 février 2015 2015

Le Secrétaire Général du Gouvernement

/-)u

Président de l’Autorité Nationale de Lutte contre la Corruption.
Cotonou.

Objet :AS/ Diligences relatives aux dénonciations mettant en cause deux députés du COS-LEPI.

Monsieur le Président,

Le Président de la République a reçu votre courrier n° 134/ANLC/PT/SPe/SA/2015 du 06 février par lequel vous l’informiez de l’appréciation du dossier en objet. IL remercie votre Institution et vous même pour la diligence observée dans l’étude du dossier et prend acte des conclusions et suggestions faites.
Le Président de la République apprécie hautement la promptitude de votre réaction. Elle vient renforcer sa conviction de la nécessité de réunir toutes les synergies pour assurer la lutte contre la corruption. En effet, au regard de sa complexité, la lutte contre la corruption ne saurait prospérer si elle est perçue comme l’œuvre d’une seule personne, le Président de la République. Le Président de la République qui n’est ni omniscient, omnipotent ni omniprésent ne peut à lui seul venir à bout de ce combat national. Il requiert l’engagement de toutes les Institutions, de tous les citoyens. Chacun à son niveau comme vous venez de le démontrer,a sa partition à jouer.
Je sais pouvoir compter sur votre Institution pour continuer à vous saisir de tout dossier de corruption et à poursuivre la sensibilisation de nos concitoyens pour leur nécessaire implication dans ce combat dont l’enjeu en dernière analyser este l’élimination de la pauvreté dans notre pays.
Tenant compte de votre recommandation, le dossier en rubrique est transmis au Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, ce jour par courrier numéro 085/PR/SGG/SP en vue de sa transmission au Procureur de la République.
En vous félicitant pour votre contribution renouvelée à la lutte contre la corruption et son socle et corolaire l’impunité, je vous prie de recevoir, Monsieur le Présidentl’expression de mes sentiments distingués.
Alassani TIGRI

Copie : PR à titre de compte rendu.

Actualités 11 févr. 2015


Accident mortel à Ouèssè:Deux décès et un gendarme menacé… !

Ce sont deux victimes, un homme et une femme qui ont été tuées dans la soirée du lundi 9 février dernier à Djègbé dans la commune de Ouèssè. Il s’agit d’un accident provoqué par un gendarme en service à la Brigade territoriale de la localité située dans le département des Collines.

Le gendarme en poste à la Brigade de Ouèssè, avait pris en chasse un groupe de motards en provenance du Togo et qui ralliaient le Nigeria via Ouèssè. Ils n'avaient pas voulu s’arrêter au poste de contrôle. Alors, l’agent qui y était faction, n’a pas eu d’autres choix que de donner un coup de pied à l'une des motos qui roulaient à vive allure. Du coup, l'engin s’est renversé avec ses quatre passagers.

Deux personnes, un homme et une femme ont perdu la vie. L'homme qui conduisait la moto serait mort sur le champ, alors que la femme aurait eu le front fracassé et, a succombé des suites de ses blessures au Centre hospitalier départemental de Parakou où elle avait été évacuée.
Les autres blessés graves dans cet accident sont admis aux soins d'urgences à l'hôpital de Ouèssè.
Un peu comme pour venger leurs amis décédés, les autres passagers en transit sur ce tronçon, se sont mis aux trousses du gendarme en cause. L'homme en uniforme a disparu des lieux certainement pour échapper à la vindicte populaire. Il a dû traverser des kilomètres de pour sauver sa vie, à en croire certains témoins du drame.

Sa moto a été brûlée par ceux qui lui donnaient la chasse. Pendant quelques heures, la situation a tourné à la confusion et la circulation était impossible. L’ambiance était à la révolte dans la localité.
Au Centre de santé de Ouèssè, le médecin chef Brice Mègninou rassure en confiant aux proches des accidentés que l'état de santé des blessés admis est stable, et que leur vie serait hors de danger.
Par contre, à la Brigade territoriale de gendarmerie de Ouèssè, toutes les tentatives pour avoir la version des faits auprès du commandant de Brigade, Etienne Vigan, ont été vaines.

Actualités 11 févr. 2015


Mutilations génitales féminines:Des pratiques dangereuses pour la santé des filles et des femmes

La Journée internationale contre les Mutilations génitales féminines (MGF) est célébrée le 6 février de chaque année. Elle constitue une occasion pour prendre conscience des menaces de ces pratiques sur la santé des femmes. Le Bénin fait partie des pays qui s’inscrivent dans la lutte contre le phénomène.

A l’instar de la communauté internationale, le Bénin a commémoré vendredi 6 février dernier, la Journée internationale de la tolérance zéro aux Mutilations génitales féminines (MGF/Excision). Selon le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), les mutilations génitales féminines recouvrent toutes les interventions incluant l'ablation partielle ou totale des organes génitaux externes de la femme ou toute autre lésion desdits organes qui sont pratiquées pour des raisons non médicales.
Il s’agit d’une pratique «traditionnelle et rituelle qui a des conséquences néfastes sur la santé de la jeune fille et de la femme en général, et sur son appareil reproducteur en particulier», indique la déclaration conjointe de l’UNICEF, de l’UNFPA et de la Confédération internationale des sages-femmes et la Fédération internationale de gynécologie et d’obstétrique, rendue publique dans le cadre de la commémoration de cet évènement.
Considérées comme une violation des droits des jeunes filles et des femmes, les MGF/Excision sont le reflet d'une inégalité profondément enracinée entre les sexes et constituent une forme extrême de discrimination à l'égard des femmes, renseigne la même source.

De graves conséquences

Les MGF/Excision sont dangereuses pour la santé des filles et des femmes qui les subissent. Ces pratiques violent les droits à la santé, à la sécurité et à l'intégrité physique, le droit d'être à l'abri de la torture et des traitements cruels, inhumains ou dégradants, ainsi que le droit à la vie lorsqu'elles ont des conséquences mortelles. En l’absence de toute nécessité médicale, elles exposent les victimes à de graves conséquences sur leur vie et leur bien-être.
Les mutilations sexuelles féminines peuvent provoquer de graves hémorragies et des problèmes urinaires, et par la suite des kystes, des infections, la stérilité, des complications lors de l'accouchement, et accroître le risque de décès du nouveau-né, relève le ministre en charge de la Famille, Naomie Azaria. En plus des traumatismes psychologiques que cela entraîne, la mutilation est souvent pratiquée à l’aide d’instruments rudimentaires et sans anesthésie. Il peut engendrer chez les femmes des complications telles que des douleurs, un état de choc, la stérilité, des difficultés pendant les règles et l'accouchement et même la mort.
L’OMS estime qu’il survient «entre un et deux décès périnatals supplémentaires pour 100 accouchements chez les enfants nés de femmes ayant subi ces pratiques».
Pour le Fonds des Nations Unies pour la population, l’éradication des MGF fait partie intégrante du combat contre les violences basées sur le genre. Ces pratiques violent également le droit à la protection face aux pratiques traditionnelles dangereuses et le droit des femmes à décider de leur propre reproduction. D’où l’engagement renouvelé de l’UNFPA, de l’UNICEF et du gouvernement béninois à poursuivre leur partenariat avec les autres acteurs pour relever le défi de la « tolérance Zéro » en cette année 2015.

Quelques approches au Bénin

Depuis quelques années, à l’occasion de la Journée internationale contre les Mutilations génitales féminines, l’Organisation des Nations Unies (ONU) et les organisations militantes dénoncent le phénomène, dont environ 125 millions de femmes à travers le monde porteraient les séquelles aujourd’hui.
Compte tenu de ses graves conséquences, le Bénin en prenant la loi 2003-03 du 03 mars 2003, portant répression de la pratique des Mutilations génitales féminines, s’inscrit dans la lutte mondiale marquée par la Résolution du 20 décembre 2012 relative à l’«intensification de l’action mondiale visant à éliminer les Mutilations génitales féminines». Cette loi prévoit des peines d'emprisonnement de six mois à trois ans pour les personnes pratiquant les MGF, ainsi que des amendes pouvant atteindre deux millions de F CFA.
Pour porter assistance aux victimes, le gouvernement du Bénin se propose également de mettre en place une stratégie nationale de lutte contre les violences basées sur le genre qui prend en compte la prévention, la protection, le relèvement des victimes et la réinsertion des auteurs en vue d’une réduction de ce phénomène.
Aussi, le Bénin a-t-il ratifié la plupart des Conventions et Traités internationaux contre la discrimination des femmes et pour la protection des enfants. Cependant, certaines contradictions subsistent par rapport au droit coutumier, en particulier en ce qui concerne les pratiques traditionnelles préjudiciables à la santé des filles, relève l’UNFPA.
Les organismes internationaux recommandent au gouvernement d’adopter une politique nationale sans équivoque et de prendre des mesures concrètes en vue de l’abolition des MGF au Bénin. Ces mesures devraient inclure des campagnes d’éducation et des programmes de sensibilisation pour les praticiennes et le public en général afin de parvenir à un changement d’attitude et de comportement favorable à l’abandon des MGF.
Le ministère en charge de la Famille soutient déjà la section nationale des ONGs dans leurs campagnes d’information en ce qui concerne les effets des MGF sur la santé. Il est aussi actif sur le terrain à travers les Centres de promotion sociale qui mettent progressivement en place des sentinelles de dénonciation.
Par ailleurs, l’OMS aussi est très engagée pour l’élimination des mutilations génitales féminines. L’organisation a d'ailleurs lancé une vaste campagne de sensibilisation auprès des professionnels de la santé des pays où ce phénomène a cours. Car, indique-t-elle, si les mutilations étaient traditionnellement effectuées de façon "artisanale", il y a une tendance vers une pratique de plus en plus "professionnelle".
Même si, renseigne la même source, la sensibilisation sur les dangers des MGF a provoqué une certaine prise de conscience au cours de ces dernières années, la tradition demeure fortement ancrée par endroits et plutôt que d'éliminer la pratique, on tente parfois de la "sécuriser" en se tournant vers des professionnels.
C’est pour cette raison que vendredi dernier, les représentations de l’UNFPA et de l’UNICEF au Bénin ont lancé un appel à la mobilisation des travailleurs sanitaires du monde entier contre les MGF. Pour ces organismes onusiens, le soutien des travailleurs sanitaires à l’effort universel pour mettre fin à la MGF est d’importance capitale ; car étant de première ligne, ils ont une connaissance intime de la dynamique sociale des communautés qu’ils servent et des normes sociales qui perpétuent la MGF. Par conséquent, ils peuvent accélérer le déclin rapide de l’appui accordé à cette pratique et faire l’objet de pressions très insistantes pour lutter contre les MGF.

Réduire les MGF

L’un des meilleurs moyens pour réduire la pratique des mutilations génitales féminines est de combiner la sensibilisation à des moyens législatifs. Cela implique le vote et l'application des lois pour interdire de telles interventions, tout en prévoyant des sanctions pour les personnes qui continuent à les pratiquer.
Les normes sociales, notamment dans les communautés fermées peuvent soumettre à une effroyable contrainte des vies individuelles. Mais elles peuvent aussi changer quand les individus font usage de leur pouvoir…
Pour le bien-être de la femme africaine en général et de la femme béninoise en particulier, pour la préservation de l’intégrité physique et morale des filles et des femmes, pour le bonheur des ménages qui rêvent d’avoir des enfants en bonne santé, il est temps pour les travailleurs sanitaires, les dirigeants, les experts, les filles et les familles de s’engager dans la tolérance zéro à la Mutilation génitale féminine.

Beaucoup de victimes

Le phénomène touche plusieurs millions de filles chaque année. Pour l’UNICEF, la mutilation génitale féminine viole les droits humains et ruine la santé et le bien-être d’environ trois millions de filles chaque année. Plus de 130 millions de filles et de femmes en Afrique et au Moyen-Orient ont subi une forme quelconque de MGF et son impact sur leurs vies est énorme.
Bien que de nombreux pays aient interdit cette pratique, l’ablation des organes génitaux persiste à certains endroits où elle représente un rituel ancien lié à des facteurs culturels, religieux et sociaux en vigueur au sein des familles et des communautés.
Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), quatre-vingt-six millions de jeunes filles à travers le monde risquent de subir des mutilations sexuelles d'ici à 2030.
Le Bénin n’en est pas épargné. Les départements du Borgou/Alibori et de l’Atacora/Donga constituent les zones où cette pratique sévit le plus. Il existe également des zones de prévalence où les victimes des MGF dépassent la moitié de la population. Or, commente le ministre en charge de la Famille, Naomie Azaria, cette pratique n’est basée sur aucun fondement scientifique ou religieux.
Il existe en effet différents types de MGF classés par l’OMS. Le type I est une excision du prépuce avec ou sans excision partielle ou totale du clitoris. La seconde forme est une excision du clitoris avec excision partielle ou totale des petites lèvres et la troisième est une excision partielle ou totale des organes génitaux externes et suture/rétrécissement de l’orifice vaginal (infibulation). La forme la plus courante de MGF pratiquée au Bénin est le deuxième type.

Santé 11 févr. 2015


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