La Nation Bénin...
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L’Association nationale des semi-grossistes de boissons (ANASEBO) a organisé, hier mardi 20 janvier, une marche dans la ville de Cotonou pour protester contre le projet de suppression des mini-dépôts de la Société béninoise de brasserie (SOBEBRA). A travers cette marche qui a échoué au ministère de l’Industrie, du Commerce, et des Petites et moyennes Entreprises (MICPME), les semi-grossistes demandent le soutien de l’autorité de tutelle afin de sauver des milliers d’emplois.
De la Place Lénine à Akpakpa, jusqu’au MICPME, les semi-grossistes de boissons, bandeaux rouges noués à la tête, ont battu le macadam pour revendiquer la sauvegarde et l’existence des mini-dépôts. Ils dénoncent notamment la tentative d’un grossiste à monopoliser le marché de distribution des produits de la SOBEBRA. Au point de chute de la marche, au ministère en charge du Commerce, c’est le porte-parole de l’ANASEBO, Laurent Smith Assogba qui a lu la motion de protestation.
Selon ses explications, le grossiste en question s’est, juste après sa création, introduit dans l’administration de la SOBEBRA. Ce qui, poursuit-il, lui confère une bonne emprise sur la filière, ainsi qu’une parfaite influence sur ses pairs qui se trouvent ainsi brimés.
En effet, les participants à la marche craignent surtout de perdre leur travail. «Nous ne voulons pas retourner au chômage», lit-on sur l’une des pancartes qu’ils brandissaient pour la circonstance. Ils rappellent que les mini-dépôts dont ils sont les animateurs, ont toujours existé en tant qu’intermédiaires entre les grossistes et les détaillants. A les en croire, ce sont les «abus» des grossistes qui entraînent la hausse des prix des produits de la SOBEBRA au préjudice des consommateurs.
«Vouloir supprimer les mini-dépôts n’est rien d’autre qu’une anarchie, une volonté machiavélique de mettre des milliers de personnes au chômage impunément», a laissé entendre le porte-parole.
Il fustige, par la même occasion, le mutisme de la SOBEBRA face à cette situation.
L’ANASEBO exige, par ailleurs, l’implication des représentants des mini-dépôts au niveau de toutes les instances de prise de décisions les concernant.
La démarche des semi-grossistes a reçu le soutien de la Coordination des comités d’action des usagers des marchés du Bénin (COCUMAB).
En l’absence du ministre en charge du Commerce, c’est son directeur de cabinet, Adam Ahantchédé qui a reçu la motion de l’Association. Tout en promettant de rendre compte à l’autorité, il a fait savoir qu’après avoir reçu une correspondance de l’Association quelques jours plus tôt, des démarches sont en cours pour inviter les uns et les autres à la table de négociation.
«Lorsque l’emploi est menacé, le gouvernement s’en préoccupe», a déclaré le représentant du ministre.
Il précise aussi que le MICPME est là pour sauver le commerce et les emplois dans le pays. Ce qui a été salué par les applaudissements des participants à la marche.

La commune de Djougou suscite l’intérêt de l’ONG canadienne ECOLOODI en ce qui concerne le secteur de l’eau. Une délégation de cette organisation est allée à la rencontre des élus locaux, jeudi 15 janvier dernier, pour débattre des problèmes d’accès à l’eau potable et de gestion des eaux usées.
En dépit des efforts de son Conseil communal et du gouvernement, les problèmes d’accès à l’eau potable et de gestion des eaux usées demeurent préoccupants à Djougou. Et c’est fort de cela que l’ONG canadienne ECOLOODI conduite par Dr Ludiwine Clouzot, sa responsable, a échangé jeudi 15 janvier dernier à la mairie de la commune, avec les différents élus locaux pour explorer avec eux les éventuelles solutions et appuis à leur apporter.
«Cette rencontre est d’une grande importance car elle touche un secteur sensible de la vie de notre commune», a confié le secrétaire général de la mairie de Djougou, Issaka Moussa Yaya.
La séance d’échanges qui a nourri divers débats autour de la problématique de l’eau a permis à la délégation de l’ONG-ECOLOODI de s’imprégner des réalités de la commune. Ainsi, convient-il de noter que la Société nationale des Eaux du Bénin (SONEB) n’arrive pas à desservir tous les quartiers de la ville de Djougou en eau potable. La gestion des eaux usées demeure aussi un véritable casse-tête pour les autorités communales d’autant plus que de nombreux ménages ne disposent guère de puisards.
Un état des lieux peu reluisant au regard du plan d’hygiène et d’assainissement de la commune. Au terme des échanges, Dr Ludwine Clouzot a admis que son ONG interviendra prioritairement dans les écoles avec la mise à disposition de supports pédagogiques sur l’eau afin de permettre aux enfants qui constituent la relève de la commune de changer de comportement vis-à-vis de la gestion rationnelle de l’eau potable et des eaux usées. Tous les appuis à apporter par ailleurs par l’ONG à la commune dans le secteur de l’eau le seront en tenant compte du plan d’hygiène et d’assainissement de la commune.
L’ONG ECOLOODI affiche également son ambition à intervenir dans le secteur de l’eau à Cotonou et Pobè.

Les populations de Cotonou et environs sont invitées du 19 janvier au 23 février à prendre part à une grande campagne de salubrité. Il s’agit d’une opération visant à leur permettre de se débarrasser de leurs déchets électriques et électroniques. Le lancement officiel de ladite campagne a eu lieu le lundi 19 janvier dernier sur l’esplanade du stade de l’Amitié.
Eu égard à leur dangerosité du fait de certains de leurs composants, les déchets électriques et électroniques encore appelés e-déchets ont besoin d’être traités avec soins et précautions. Mais ce n’est pas toujours le cas avec certaines populations et ouvriers qui les stockent sur une longue durée, et surtout sans se soucier des mesures à prendre à cet effet. Or, ces déchets électroniques peuvent contenir des matières toxiques comme le mercure ou le plomb, selon les explications données à l’occasion du lancement de la campagne de collecte desdits déchets. Sont concernés par cette opération, les vieux téléphones portables et même filaires, les chargeurs, les radios, les ordinateurs, les télévisions, les batteries, les fours à micro-ondes… qui sont hors service ou non utilisés. A vrai dire, il s’agit de toute matière fonctionnant sur la base d’une pile ou d’un fil électrique.
Ainsi, du 19 janvier au 23 février, un conteneur de 20 pieds a été ouvert au stade de l’amitié de Cotonou pour accueillir les populations et recevoir d’eux ces déchets qui suivront ensuite un processus de recyclage conformément aux exigences environnementales. Mais l’opération se déroule également au niveau des agences de la société de téléphonie mobile MTN Bénin sur toute l’étendue du territoire national.
A la fin de la campagne, les e-déchets collectés seront convoyés vers le Ghana puis vers l’Afrique du Sud pour le recyclage et au besoin la réutilisation des matières comme l’aluminium, le cuivre, l’or, l’argent, les plastiques et les métaux. Cette initiative qui émane de la société Ericsson a été surtout saluée par la vice-présidente de l’Autorité de Régulation des Communications électroniques et de la Poste (ARCEP), Sofiath Onifadé. Pour elle en effet, le risque présenté par les e-déchets est tel que les autorités en charge du secteur de la télécommunication s’y penchent sérieusement. La campagne de collecte qui vient de débuter n’est donc pour elle qu’un prélude à ce qui se fera plus tard et entre en droite ligne avec les objectifs de l’ARCEP, soutient-elle. Pour rappel, le volume des e-déchets, selon certaines estimations, a atteint «49,9 millions en 2012 et on prévoit une hausse de 33% d’ici 2017».

La direction générale de la Société nationale des Eaux du Bénin (SONEB) a tenu, hier mardi 20 janvier, une importante session de concertation avec ses partenaires techniques et financiers, dans le cadre du lancement des études de la phase III du projet de renforcement du système d’alimentation en eau potable de la ville de Cotonou et ses agglomérations. Elle a été ouverte à Cotonou par le directeur général de la société David Babalola, en présence des autorités politico-administratives des localités concernées et de Marcos Béros de la Banque européenne d’investissement.
«L’eau potable constitue la base essentielle de toute dynamique de développement économique et social», conçoit le directeur général de la SONEB, David Babalola. Mais comme elle n’est pas encore une richesse garantie pour tous, le gouvernement par le biais de la SONEB s’associe aux partenaires techniques et financiers pour l’assurer. Pour David Babalola, le défi le plus grand à relever aujourd’hui est d’apporter de l’eau de qualité et en quantité suffisante à toutes les populations urbaines et péri-urbaines en peu de temps. Pour atteindre cet objectif, il est persuadé qu’il faut améliorer la gouvernance de l’eau, comme mode de gestion dans un contexte de solidarité. Il affirme que cette solidarité pour l’eau et l’assainissement n’a pas seulement pour but d’assister les plus démunis, mais aussi et surtout de leur procurer les moyens matériels et intellectuels grâce au concours des partenaires techniques et financiers et l’élaboration de stratégies. Les efforts faits ces dernières années par la SONEB avec l’accompagnement des PTF ont permis d’atteindre des résultats probants dont, entre autres, l’élaboration et la mise en place de la stratégie de l’alimentation en eau potable et assainissement en milieu urbain et péri-urbain, l’accroissement du taux de desserte passant de 48% en 2006 à plus de 72% aujourd’hui avec les perspectives que ce score sera bientôt encore amélioré pour atteindre les 75% prévus par les ODD, l’accroissement des financements, la réalisation des projets et la participation aux investissements sur fonds propres.
La SONEB, selon son directeur général, en tant qu’opérateur public, doit fournir de l’eau aux populations des zones urbaines et péri-urbaines dans un cadre de tarification et de péréquation adéquate. Mais elle ne doit pas perdre de vue les attentes de l’Etat, des consommateurs et des PTF. «L’eau est notre richesse. Chers PTF, plongeons, nageons ensemble pour atteindre l’autre rive, celle de la solidarité pour l’eau et l’assainissement», a-t-il vivement appelé, témoignant sa gratitude à tous ceux qui ont appuyé la SONEB et continuent de le faire.
Un appel auquel a répondu Marcos Béros, représentant la Banque européenne d’investissement. «C’est la croissance continue de la demande en eau de Cotonou et des agglomérations voisines qui justifie la présence des PTF», a reconnu Marcos Béros, louant le sens du partenariat qui a prévalu entre l’Union Européenne, les Pays Bas, la Banque africaine de développement, la Banque mondiale, l’Agence française de développement et la Banque bilatérale allemande et la KfW. Et au représentant de la BEI de poursuivre que l’augmentation sensible du volume des ventes, l’amélioration des indicateurs de performance, la couverture à plus de 105% des charges d’exploitation et la croissance exponentielle du nombre d’abonnés, rassurent les PTF que la SONEB peut mener à bien des projets d’investissement d’envergure. Raison pour laquelle, poursuit-il, la BEI a accepté de continuer à le soutenir tout en profitant de l'occasion pour appeler d’autres PTF à se joindre à eux pour le lancement des études de la phase III, cette année même
Environnement 21 janv. 2015

Les cours ont repris hier mardi 20 janvier dans les collèges et lycée de N’dali après une journée de grève. Des enseignants permanents et vacataires du secondaire de la commune ont déclenché lundi dernier un mouvement de boycott des cours pour protester contre la misère que leur ferait le receveur percepteur de ladite commune à chaque paiement des salaires.
«Le paiement des salaires est souvent retardé; ceux des mois d’octobre et de novembre n’ont pu être payés qu’après un soulèvement qui voulait nous conduire à une marche», confie Didier Assaï, enseignant et coordonnateur de la Confédération des organisations syndicales indépendantes (COSI-Bénin) dans cette commune. A l’en croire, cette situation prévaut depuis trois ans. Avant, le receveur percepteur avait réclamé les contrats alors que depuis six ans l’Etat refuse de signer des contrats avec les vacataires pour se mettre à l’abri d’éventuels soulèvements en vue du reversement des agents dans la Fonction publique, a-t-il rappelé. Puis, il a exigé les diplômes avant tout paiement; ce qui n’est pas du goût des enseignants qui ont envoyé la semaine dernière une lettre ouverte au receveur des finances, aux associations des parents d’élèves, au directeur départemental de l’Enseignement secondaire du Borgou-Alibori.
Hier, les responsables des enseignants mécontents ont pris langue avec les autorités communales, le receveur percepteur, les parents d’élèves et les directeurs; ainsi la grève a-t-elle été finalement désamorcée. Le receveur percepteur a évoqué, entre autres, le dépôt tardif des états de paiement par les directeurs d’établissement. Désormais, à la date 5 du mois au plus, les enseignants concernés pourront percevoir leur salaire, a-t-on appris à l’issue des différentes rencontres.
Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori

Le chef de l’Etat, Boni Yayi en sa qualité de président en exercice de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) a présidé, hier lundi 19 janvier, le 18e sommet de l’Union à Cotonou. L’Union salue ses acquis économiques qu’elle entend consolider !
La grand’messe des chefs d’Etat de l’UEMOA a dégagé une certitude : l’espace se nourrit d’une vitalité économique sans précédent. La preuve en est le regain de croissance qui s’est consolidée l’année écoulée, avec un taux moyen de 6,8%. Les bonnes performances ont été obtenues dans un environnement sociopolitique apaisé, conforté par l’adoption de l’acte additionnel relatif à la paix et la sécurité qui a permis de contenir rapidement la crise politique qui s’est déclenchée au Burkina-Faso », se réjouit Gilles Baillet, ministre en charge des Finances du Niger, président du Conseil des ministres de l’UEMOA. Cette spirale positive qui se propage dans l’espace, affirme-t-il, s’est accompagnée de mesures de politiques monétaires, économiques et sociales bénéfiques pour l’ensemble des huit Etats membres de l’Union. «Dans un contexte de faible inflation, la BCEAO a mené une politique monétaire accommodante en maintenant ses taux directeurs à leur plus bas niveau historique et en accroissant ses refinancements aux banques », souligne-t-il. Pour améliorer la sécurité alimentaire, poursuit-il, des actions sont engagées à travers notamment la mise en œuvre des projets et programmes qui concourent au renforcement de la résilience des populations, la poursuite du programme d’hydraulique villageoise, avec la prise en compte des volets agricoles, pastoraux et sociaux par des aménagements multi-usages. Un vaste chantier s’est aussi ouvert en matière de promotion du secteur privé.
Gilles Ballet informe que la commission de l’UEMOA et la Chambre consulaire régionale ont réalisé une étude portant sur le programme régional d’amélioration du climat des affaires. «Ce programme se traduira par l’adoption d’un ensemble de réformes importantes, en matière de réglementation des activités entrepreneuriales et de formalités administratives dans notre espace communautaire», assure-t-il. La quête additionnelle pour le financement du Programme économique régional (PER) a conduit les Etats de l’Union à initier, en septembre 2014 à Dubaï aux Emirats arabes unis, une Conférence internationale des investisseurs. Le jeu en valait la chandelle. Sur les 17 projets présentés dans le riche Etat du Golfe, 16 ont obtenu de financement pour un montant de 19 milliards de dollars.
Construire dans la stabilité !
L’embellie économique devra se poursuivre, rassure Gilles Baillet, qui indique que l’Union table sur une croissance de 7,2% en 2015. Les performances économiques constituent néanmoins l’arbre qui cache la forêt. Il reconnait que des défis importants restent à relever, notamment dans le domaine des infrastructures, de l’accès des populations à l’eau, à l’électricité, aux services sociaux de base ainsi que l’emploi des jeunes et leur accès à une formation de qualité.
« Les performances sont appréciables en dépit de la fragilité de la reprise de l’économie mondiale », renchérit le président de la République Boni Yayi, président en exercice de la Conférence des chefs d’Etat de l’UEMOA. La revue des réformes, politiques, programmes et projets initiée par l’Union constitue, selon lui, un exercice pertinent d’impulsion politique permettant d’assurer la crédibilité du processus d’intégration et l’adhésion des populations. Cette évaluation a révélé des performances moyennes sur l’ensemble des huit Etats de l’Union, avec un taux de transposition des directives établi à 59% et un taux d’application des textes communautaires de l’ordre de 50%. « Le chemin est encore long avant de parvenir à une harmonisation des textes. La mise en œuvre des recommandations de la revue permettra d’accélérer la dynamique du développement durable dans la région », assure-t-il.
Si la situation sécuritaire s’est améliorée durant l’année écoulée, Boni Yayi estime que de vives préoccupations demeurent face au péril terroriste dans la sous-région. De même, il prévient que la stabilité de la région sera mise à rude épreuve du fait de l’organisation des élections législatives et présidentielles dans la plupart de ses Etats membres en 2015. «Nous devons donc nous attacher à maintenir et à renforcer les actions déjà en cours en faveur d’une meilleure gouvernance afin de sécuriser durablement notre espace communautaire», préconise le président de la République.
Le chef de l’Etat évoque également d’autres défis que les Etats membres doivent impérativement relever. Il s’agit notamment de la libre circulation des biens, de l’énergie, de la sécuritaire alimentaire, du financement de l’économie, et les formations technique et professionnelle. «La prise en charge efficace de ces défis passe par la mise en œuvre effective des réformes, des programmes et des projets adoptés en vue d’apporter des réponses collectives à l’approfondissement de l’intégration des Etats membres de l’Union», soutient-il, les invitant à être proactifs pour faire face aux perpétuelles mutations que connaît le monde aujourd’hui.

L’Assemblée nationale a entamé hier lundi 19 janvier, le projet de loi portant Code l’information et de la Communication en République du Bénin transmis par le gouvernement par décret du 18 avril 2014. L’examen de ce dossier important pour l’avenir des médias au Bénin, se déroule sous l’œil vigilant du gouvernement représenté par le ministre de la Communication, des Technologies de l’information et de la Communication (MCTIC), Jean Gbéto Dansou.
Composé de 375 articles répartis en six titres et vingt trois chapitres, le projet de loi portant Code de l’information et de la communication en République du Bénin vient combler un vide. Il contribuera à renforcer et moderniser l’environnement juridique, économique et institutionnel dans lequel évoluent les hommes des médias pour leur permettre de jouer sereinement et pleinement le rôle qui est le leur dans l’édification d'une démocratie transparente et apaisée. L’étude de cette loi a démarré hier. Les députés ont suspendu les travaux sur le titre premier. L’examen se poursuit encore ce mardi 20 janvier à l’hémicycle.
L’avènement de cette loi est devenu une nécessité avec l’évolution technologique, précise le rapport de la Commission en charge de la Culture qui a apprêté le dossier. Il était donc important d’adapter le cadre juridique du secteur des médias aux nouvelles réalités de l’information et de la communication. D’où la nécessité de cette loi qui redéfinit avec précision les conditions rigoureuses à remplir pour avoir la qualité de journalistes ou assimilés à travers la mise en place d’une réglementation unifiée et harmonisée par rapport aux nouveaux concepts et principes universellement admis. Cette loi apporte des précisions aux dispositions répressives qui prêtent à équivoque en matière de la diffamation et en affichant la position du Bénin sur le débat international relatif à la dépénalisation des infractions qualifiées de délits de presse.
Le projet de loi vise également à organiser l’accès des journalistes et assimilés aux sources d’information leur facilitant ainsi l’exercice de leur fonction, réglementer rigoureusement l’accès à la presse du service public du président de la République, des partis politiques, des associations et des citoyens de même que le droit de réponse et de réplique.
Innovations
Le projet de loi en examen comporte plusieurs innovations. Elle met la HAAC totalement au cœur de la gestion de l’espace médiatique. Il tente de trouver une solution au conflit de compétences entre la HAAC et le ministère en charge de la Communication en matière d’attribution des fréquences aux promoteurs d’organes audiovisuels privés. Il est créé dans cette loi une structure dénommée «Fonds d’appui au développement des médias» qui est l’organe de gestion de l’aide de l’Etat à la presse et aux médias communautaires. La loi innove par ailleurs en créant un bureau de vérification de la publicité chargé de faire appliquer les dispositions légales en matière de publicité et de parrainage des émissions.
Par ailleurs, des dispositions pénales sont revues en vue de la répression des infractions commises en matière d’information et de communication audiovisuelle. Des mesures ont été prises pour garantir et promouvoir à travers les médias, l’Etat de droit. Des critères d'accès au diplôme, à la formation ou statut de journaliste sont fixés par la nouvelle loi.
Toujours comme innovations, la loi entend également lutter contre la corruption dans le milieu des médias, notamment dans la corporation des journalistes. Le droit à l’image est ici consacré et les règles relatives à la publicité ont été mises en exergue. Il en est de même de la protection de la vie privée et de la présomption d’innocence. La typologie des radios et télévisions commerciales et non commerciales, les radios et télévisions communautaires ou confessionnelles ou thématique ou de la presse en ligne, est définie de même que le taux des redevances à payer par les radios et télévisions, souligne le rapport de la Commission en charge de la Culture.
L’accès aux sources d’information sera désormais réglementé et l’accès du président de la République, des institutions de la République, des partis politiques, des associations et des citoyens aux médias du service public. Il est accordé un délai de six (6) mois aux entreprises créées avant la promulgation de la présente loi pour se conformer à la nouvelle règlementation.
L’innovation la plus importante concerne les peines privatives de liberté. En lieu et place de celles-ci, il est prévu des peines d'amendes en ce qui concerne les délits d’opinion et les délits contre les personnes. Elles sont, par contre, maintenues pour la provocation aux crimes et les délits contre la chose publique. Toutes ces innovations seront examinées dans la poursuite de ce dossier au cours de la plénière de ce mardi 20 janvier. Certaines dispositions de la loi pourraient connaître des amendements de la part des députés qui ont montré, lors du débat général, leurs intérêts pour l’examen de ce projet de loi.
La dépénalisation en question
Grégoire Laourou a salué l’initiative du gouvernement visant à doter le Bénin d’un Code de l’information et de la communication. Ce faisant, selon lui, le Parlement aurait permis de faire une avancée notable dans le renforcement de la démocratie. La presse contribue dans la formation du citoyen dans un pays démocratique, souligne-t-il avant de trouver surprenant que le Bénin n’ait pas son code. Il a plaidé pour la dépénalisation des délits de presse afin de permettre aux journalistes d’exercer leurs activités sans craintes. Pour son collègue Valère Tchobo, il s’est préoccupé de la disposition de l’article 21 du code qui traite de la qualité de journalisme devant être certifié par la détention de la carte de presse délivrée par la HAAC. Il a plaidé aussi pour la dépénalisation des délits de la presse comme au Niger et la nécessité de prendre en compte dans le code la question du traitement salarial des professionnels des médias par les patrons de presse.
Rosine Vieyra Soglo a insisté sur la nécessité de former les journalistes. Car, n’est pas journaliste qui veut. La liberté de la presse implique le respect des droits de l’autre, a-t-elle insisté. «Liberté de la presse d’accord, mais il faut des journalistes professionnels qui vont aux sources et qui n’inventent pas l’information», insiste Rosine Vieyra Soglo.
Quant à Boniface Yèhouétomè, l’examen de ce code doit être une occasion pour faciliter l’accès des forces politiques notamment de l’Opposition aux médias de service public. Il souhaite une clarification des compétences de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) et du ministère de la Communication, des Technologies de l’Information et de la Communication. Boniface Yéhouétomé souhaite qu’on ne vote pas un code qui piétine les droits des citoyens et des professionnels des médias.
Pour Candide Azannai, la presse est le socle de la démocratie. Il fera ensuite le procès de l’Office de radiodiffusion et de télévision du Bénin (ORTB) et de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC). Il a évoqué le cas de la situation du journal «Béninois libéré» suspendu par la HAAC qu’il plaide avec insistance la reprise des activités. «La dépénalisation des délits de presse dont on parle n’est pas un cadeau aux journalistes. Elle est la suite logique des conclusions des travaux de la Conférence nationale», martèle Candide Azannaï.
Soulé Sabi Moussa se dit embarrassé par rapport à cette question de la dépénalisation des délits de presse. Car, la meilleure manière de faire la promotion d’un journaliste, c’est de l’envoyer en prison. Mais fixer des amendes à un journaliste c’est l’encourager dans la dérive, fait-il observer avant d’inviter la plénière à trouver le juste milieu dans l’intérêt de la profession du journalisme d’une part et des citoyens souvent victimes des écrits des journalistes d’autre part. Et à André Okounlola de dire que la démocratie n’est pas l’anarchie. Il accuse les politiciens de manipuler les hommes des médias avec des billets de banque.
Les travaux se poursuivent encore ce matin toujours avec le titre premier du projet de loi.

La sixième édition de la fête de retrouvailles des filles et fils de la vallée de l’Ouémé n’a pas tenu la promesse de l’union instaurée autour de cette célébration durant les cinq précédentes éditions. Même si la fête a été belle, dimanche 18 janvier dernier, force est de reconnaître que l’édition 2015 de Wémexwé s’est faite dans la division sur deux différents sites.
Dimanche 18 janvier 2015. Voilà une date qui restera pour les filles et fils de la vallée de l’Ouémé, notamment les ressortissants des communes de Dangbo, Bonou, Adjohoun et Aguégués, une grande date. D’abord, elle marque le clou des célébrations de la sixième édition de leur fête de retrouvailles Wémèxwé et en même temps, le point départ de la discorde autour de cette fête.
En effet, c’est pour la toute première fois dans l’histoire de cette fête que les manifestations ont été organisées sur deux différents sites, sur fond de mécontentement et de colère. Mais cela n’aura rien ôté à la beauté, à la diversité et à la bonne ambiance qui a toujours prévalu en cette occasion. Ainsi, sur le site de Djigbé dans la commune de Dangbo, la messe catholique a été dite par l’administrateur apostolique du diocèse de Porto-Novo, Monseigneur Jean Benoît Gnambodè en présence d’une foule immense de Wémènou, cadres et personnalités politiques. Parlant des personnalités, il y a lieu de mentionner la présence aux côtés du ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes, natif de la localité, Simplice Dossou Codjo, du président de l’Assemblée nationale Mathurin Nago, du ministre d’Etat François Abiola, des ministres de la Justice, de l’Urbanisme, de la Décentralisation, de l’ancien premier ministre, Pascal Irené Koupaki, des députés, d’anciens ministres, de responsables de société, de collaborateurs du chef de l’Etat…. Autant dire qu’un important déploiement d’acteurs politiques et de l’appareil étatique s’est observé aux côtés des natifs de la vallée de l’Ouémé.
Grande exhortation
«Wémènou, ta vallée est riche. Exploite-là». C’est la grande exhortation faite aux filles et fils de la vallée pour le compte de cette fête. Laquelle exhortation passe par l’union et l’entente. Et c’est surtout là, le message fort à retenir de l’exhortation faite par l’administrateur apostolique du diocèse de Porto-Novo, Benoît Gnambodè durant le culte. Il assimile l’occasion de cette fête à «un point de méditations important» et là-dessus, il a invité les Wémènou à faire de ce rendez-vous important, un moment de prise de conscience. La fraternité avait également une place de choix dans l’enseignement fait par le célébrant qui s’est également appuyé sur le message du pape François pour que la fraternité qui n’est rien d’autre que l’expression de la différence dans la compréhension, soit la chose la mieux partagée autour de cette fête. Le bilan des précédentes éditions de Wémexwé l’a aussi intéressé et il a interpellé tous les natifs de la vallée à ce sujet.
En lieu et place de la réponse à cette préoccupation, le coordonateur général, Antoine Bonou a choisi plutôt d’exprimer sa gratitude aux siens et de faire des clarifications. Pour lui, cette fête est essentiellement un moment de retrouvailles qui ne fait pas place à la politique. C’est donc un temps de communion. Dans cette logique, des milliers de Wémènou venus d’un peu partout pour cette célébration ont engagé le traditionnel pique-nique qui clôture les festivités à la suite des autres activités comme les concerts, les animations folkloriques, la foire, la caravane…
Ambiance et ferveur à Avagbodji
«Aguégué 2015». Cette indication qui se laisse lire sur le tissu de la fête Wémexwé et sur tous les articles, gadgets, documents et autres attributs des retrouvailles des filles et fils de la vallée de l’Ouémé n’a pas été respectée. La maldonne serait venue du Comité d’organisation, ou du moins de certains de ses membres qui auraient, dit-on, décidé de tordre le cou à l’histoire en décidant de la célébration de la fête sur un autre site. Une situation qui, visiblement, n’a pas plu à certains natifs de la vallée, notamment ceux de la commune hôte.
Du coup, la fête s’est dédoublée. Alors que Djigbé dans la commune de Dangbo est devenu le point de convergence des personnalités politiques, d’autres ont rallié massivement le premier site, celui de Avagbodji pour y faire leur fête. Sur cet autre site, la mobilisation était si impressionnante qu’on aurait dit qu’il n’y a jamais eu un appel pour célébrer Wémexwé ailleurs. En réalité, «nous sommes les mêmes, tous des frères et sœurs et il ne saurait y avoir division entre nous», soutient Isaac Aïvodji qui lui, a préféré rallier la commune de Aguégués pour assister au culte méthodiste suivi d’un géant pique-nique sur place. Malgré cette ambiance de fête et la ferveur observée sur les lieux, la déception et la frustration se lisaient par endroits, en raison de l’existence d’un autre lieu de fête, ce qui n’a jamais été le cas au cours des précédentes éditions. Mais le maire de la commune des Aguégués prend les choses du bon côté. James Dègbo estime lui que l’ambiance qui prévaut dans sa localité est simplement celle du Wémexwé et que tout le monde est là pour la fête. A vrai dire, sur ce second site, on ne parle que fraternité, union et entente et c’est aussi là la synthèse du message délivré par le collège de pasteurs venus célébrer le culte méthodiste à Avagbodji. Lequel culte a aussi laissé place à un géant pique-nique.

A la suite du Groupe parlementaire Union fait la Nation, vendredi dernier, qui plaide pour un dialogue politique franc et sincère au sein de l’hémicycle afin de débloquer la crise électorale, les députés FCBE soutenant le chef de l’Etat n’ont pas tardé aussi à réagir. Ils ont fait une déclaration à la tribune de l’hémicycle par la voix du député Grégoire Akofodji.
Dans son adresse, celui-ci a tenté de démonter les arguments de ses collègues UN de l’Opposition accusant le camp présidentiel d’être responsable de l’impasse électorale que traverse le Bénin depuis 2013. Pour Grégoire Akofodji, l’Opposition joue à de l’autovictimisation. Car, la non organisation des élections à ce jour est due à l’indisponibilité de la Liste électorale permanente informatisée (LEPI). Les difficultés liées à la réalisation de cette liste relève des contradictions internes au Conseil d’orientation et de supervision de la LEPI (COS-LEPI).
«Rien ne concerne le gouvernement encore moins le chef de l’Etat», martèle le député FCBE qui s’oppose à l’examen et l’adoption des différentes propositions de lois dérogatoires au Code électoral. Selon lui, celles-ci se heurtent au protocole de la CEDEAO sur les élections qui interdit la révision des lois électorales à six mois des élections sauf en cas de consensus de la classe politique.
Il est contre également la proposition de loi visant à suspendre le mandat des maires actuels élus en 2008. Grégoire Akofodji a déploré, par ailleurs, l’échec du dialogue politique suite à la désertion de l’Opposition de la table de discussion en proposant des préalables. Le député FCBE salue la décision de la Cour constitutionnelle fixant les dates des élections législatives puis municipales, communales et locales respectivement pour le 26 avril et 31 mai 2015. Il invite la haute juridiction, institution régulateur du bon fonctionnement des institutions de la République, à rester ferme dans sa décision. Il appelle le peuple à se mobiliser pour aller aux urnes à ces deux dates. Et ceci avec une liste électorale exhaustive, inclusive et fiable pour laquelle le député FCBE appelant le COS/LEPI à accélérer ses travaux de correction.

Renforcer la défense de l’intégrité territoriale et la sécurisation des espaces frontaliers, c’est l’objectif que vise le gouvernement du Bénin en construisant des infrastructures de sécurité. Au nombre de ces dernières, la gendarmerie de la commune de Djakotomey dont l’inauguration a été faite, vendredi 16 janvier dernier, par Simplice Dossou Codjo, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes assisté de ses collègues de la Défense et de l’Environnement.
D’un coût de plus de 71 millions de F CFA, le nouveau bâtiment abritant les bureaux de la gendarmerie de Djakotomey vient corriger les mauvaises conditions de travail dans l'ancien bâtiment qui ne répond plus aux besoins des gendarmes en poste dans la commune.
C’est du moins ce que reconnaît le maire de la commune, Pascal Danha, en soulignant que cette infrastructure offrira de meilleures conditions de travail aux agents et d’accueil aux populations. Ce joyau est l’aboutissement du projet lancé, il y a quelques années, après le constat de la vétusté et de l’exiguïté des locaux de l’ancienne brigade, fait observer le maire. Ainsi, dès aujourd’hui, la brigade de Djakotomey dispose «des conditions optimales pour s’acquitter avec efficacité des missions qui lui sont dévolues». La commune est divisée en 10 arrondissements, compte 134.704 habitants et couvre une superficie de 235 km², précise-t-il, avant d’ajouter qu’elle est soumise à une forte pression démographique. Mais il reste confiant quant à la capacité d’intervention des gendarmes, pour répondre aux défis de sécurité et s’adapter aux normes de l’évolution sociale. Notamment, le maire mentionne les problèmes d’insécurité, de délinquance et de petites incivilités qui pourrissent la vie à ses administrés. Profitant de l’occasion, il plaide pour la clôture du nouveau site abritant la gendarmerie, la création de poste avancé dans une autre localité, le renforcement de l’effectif des gendarmes dans la commune, l’appui aux comités locaux de sécurité et surtout la construction de dos d’âne sur la voie bitumée pour réduire les cas d’accidents dont sont victimes les populations à cause de l’excès de vitesse des conducteurs de véhicules.
La sécurité importante pour le gouvernement
De même, le lieutenant colonel Emile Elomon, directeur général de la Gendarmerie nationale, se réjouit de cette nouvelle infrastructure qui intervient après plusieurs autres gestes en faveur de la Gendarmerie nationale. Toutes choses qui, selon lui témoignent de la place qu’occupe la sécurité dans la politique du gouvernement. Pour Henri Comlan Sèzro, secrétaire général de la préfecture de Lokossa, le nouveau bâtiment est révélateur de l’approche de solutions du gouvernement au problème d’insécurité dans le département du Mono-Couffo en général et de la commune de Djakotomey en particulier.
Evoquant le coût de l’infrastructure, Marcel Baglo, directeur général de l’Agence béninoise de Gestion intégrée des Espaces frontaliers (ABeGIEF), initiateur du projet, précise que les travaux ont coûté exactement 71 162 508 F CFA. Le bâtiment couvre une superficie de 330 m² et comprend un bureau pour le chef de brigade, un autre pour son adjoint, trois bureaux pour les services de la brigade, une salle de repos, un secrétariat, une salle radio, un hall d’attente, une armurerie, deux locaux de sûreté, six toilettes, un dégagement et une grande terrasse. Tous ces détails émerveillent Théophile Yarou, ministre de la Défense, qui invite les populations à jouer leur partition en collaborant avec les forces de l’ordre. Car, soutient-il, c’est sur la base des informations reçues que les gendarmes pourront réagir à temps pour empêcher les hors-la-loi d’opérer.
Revenant à son tour sur la genèse du projet, Simplice Dossou Codjo, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes, rappelle que la construction de cette brigade s’inscrit dans le cadre du renforcement de la défense de l’intégrité territoriale et de la sécurisation des espaces frontaliers. Cette inauguration, souligne-t-il, témoigne de cette volonté affichée par le gouvernement. L’infrastructure inaugurée est entièrement équipée en mobiliers, électrifiée et dispose de l’eau courante. Rappelant d’autres efforts consentis par le gouvernement, le ministre de l’Intérieur dira que c'est pour permettre aux Forces de défense et de sécurité de jouer pleinement leur rôle, qu’elles ont été dotées récemment de motos dans certaines localités.